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dimanche 1 avril 2018

Dimanche de Pâques 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Nous ne sommes pas de ce monde !


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C’est le moment de sortir du sommeil !
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1. NOUS N’AVONS PAS À PASSER POUR DES GENS NORMAUX SELON LE MONDE !
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"Pour que les Églises survivent au nouvel Âge sombre, elles doivent cesser d’être « normales ». Elles devront approfondir leur cheminement vers le Christ. Ce faisant, elles paraîtront déconcertantes aux yeux des contemporains. En redécouvrant notre passé, en renouant avec la liturgie et l’ascèse, en recentrant notre existence quotidienne sur notre communauté, et nous astreignant à la discipline de la pratique, nous pourrons redevenir, avec l’aide de Dieu, ces personnes étranges que nous n’aurions jamais dû cesser d’être. En insistant sur notre formation, nous deviendrons de meilleurs chrétiens, le sel de ce monde, prêts pour une nouvelle évangélisation."
In
Rod DREHER. Ouvrage cité. (Page 156).
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2. CONTREPOINT EN FORME DE DÉSINFORMATION.
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"[…]. Fin mars, ce sont 118 évêques de France qui ont signé un appel intitulé «Fin de vie : oui à l’urgence de la fraternité», dans lequel ils s’engagent fortement contre l’euthanasie et le suicide assisté. Une démarche offensive qui entendait répondre à la pétition de 156 députés mais aussi à celle de près de 300 000 citoyens qui demandaient une ouverture de la loi sur la fin de vie.
Preuve encore de cette mobilisation soutenue, mardi, dans les locaux de Sciences-Po Paris, un débat très attendu a eu lieu autour de la gestation pour autrui. L’amphi était archirempli. Etaient présents, entre autres, Jean Leonetti (l’un des auteurs de la loi sur la fin de vie) mais aussi le professeur René Frydman, spécialiste de la PMA. Les opposants à la GPA et à l’ouverture de la PMA aux couples lesbiens et aux célibataires se sont montrés très efficaces. Monopolisant la parole, empêchant tout dialogue, ils ont été les seuls à intervenir dans la salle."
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3. COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Libération monte au créneau ! Plus que les cathos !
Il ne signale pas, par exemple, que le Pr FRYDMAN est résolument contre l’instrumentalisation de la PMA (dont il est l’un des pères) et contre la GPA…
Libération ne signale pas que c’est l’attitude inqualifiable des représentants du mouvement LGBT qui a conduit, si mes informations sont exactes, à en expulser certains de l’amphithéâtre de Sciences Po.
Libération ment, Libération a vendu son âme (à supposer que ce journal en ait vraiment une) aux promoteurs du grand marché humain.

Je tiens à honneur d’être traité par les journalistes de Libération pour un conservateur rétrograde, contempteur de qu’il appelle « progrès ».
Je considère que l’exemple de Jésus, Fils de Dieu, venu en une chair d’homme, né d’une femme, et ressuscité dans sa chair – ce que nous célébrons dans la joie aujourd’hui – montre assez le respect que l’on doit à notre corps. Et il n’est du reste pas innocent que les lectures de la veillée pascales commencent par le récit de la Création où Dieu crée l’homme à son image, à sa ressemblance le crée, homme et femme il LES fit.

Nous ne demandons pas aux journalistes de Libération de partager notre foi. Nous leur demandons soit de se taire et de nous ignorer, soit de nous respecter.
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4. LIENS UTILES.
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A lire, en ce matin de Pâques, tout lire !
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Et à écouter !






Michel-ange-pieta1

jeudi 9 novembre 2017

09 novembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Sur les habitants du sombre pays, une lumière resplendira


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Cher Léon, j’ai eu la gorge serrée en lisant quelques pages des livres dont je donne les références. Vous pouvez le télécharger du site BNF Gallica, en utilisant les liens que je donne.
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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle, c’est de la faire aimer.
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1. LES CITATIONS DU JOUR.
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"Que pensez-vous de ce qui se passe à l’heure actuelle, et que vous semble de la grandissante lâcheté de nos catholiques ? Ne trouvez-vous pas que quelque chose a l’air de se préparer enfin, de se précipiter plutôt, quelque chose que j’ai prévu il y a beaucoup plus de vingt et furieusement annoncé ? […]. Ce qu’on veut absolument et partout, c’est la fin de l’Église, laquelle ne peut finir. Seulement, c’est un point de théologie que, ne restât-il qu’un seul catholique, l’Église vivrait en lui avec tous ses mystères, tous ses miracles, toute sa puissance, toute sa fécondité. Je pense alors, encore une foi, que nous sommes au prologue d’un Drame inouï, tel qu’on n’aura jamais rien vu depuis vingt siècles et je vous confie à un certain degré de recueillement."

"Léon Bloy, qu’espères-tu ? J’espère ce qu’il est raisonnable d’espérer, à savoir que Dieu ressuscitera la France qui est le Royaume de sa Mère et dont il a besoin, mais après une mort affreuse qu’elle ne peut plus éviter."
In
Léon BLOY.
Quatre ans de captivité à Cochons-sur-Marne. I. 1900-1902. 7e édition.
Mercure de France, Paris, 1935. (Passim)
Téléchargeable depuis.
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2. COMMENTAIRES.
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Comme toujours, BLOY est prophétique. Il est d’une extrême lucidité, il voit loin. Et il est certainement un génie littéraire.
Ces lignes datent de 1901. Le gouvernement vient de chasser les congrégations hors de France. On prépare dans l’ombre, celle des rats et des égouts, la loi de Séparation. BLOY voit tout cela, et il se désespère de la lâcheté des catholiques dont beaucoup, hélas, appartiennent à cette bourgeoisie qui ne pense pas. Dans le tome II de Quatre ans de captivité à Cochons-sur-Marne, il parle de cette conférence qu’il a faite devant des ouvriers chrétiens et il s’émerveille de leur simplicité et de leur intelligence spirituelle que, sans le dire explicitement, il oppose à la vacuité de la pensée bourgeoise (Cf. Dédicace de L'exégèse des lieux communs.)
Voilà ! Le décor est planté. Et c’est peu de dire que depuis cette époque où Dieu fut expulsé du Royaume de sa mère, la France n’en finit pas de décliner. Nous avons commencé à payer notre apostasie, et nous n’avons pas fini de rembourser notre dette. Comme le disait en 1920 un algérien au futur chanoine CUTAJAR : « Puisque vous n’avez pas voulu nous convertir, nous vous rejetterons à la mer. » C'est fait. Et maintenant, ils la traversent.
Si nous savons voir l’intervention de la Providence dans l’histoire des hommes, nous pouvons sans hésitation conclure que notre chère patrie est à un tournant terrible. Les compromissions des hommes politiques, les aveuglements de la Justice, les ordres donnés à la police de fermer les yeux sur les incivilités commises dans les banlieues dites « sensibles » et qui sont en réalité des ghettos salafistes nous conduisent à la catastrophe.
L’accueil inconditionnel des « migrants » est une folie. J’ai toujours dit que nous devions être généreux dans l’accueil, mais généreux ne veut pas dire idiot.
Oui, il se prépare un Drame, prélude à la renaissance du Royaume de la mère de Dieu. Cette renaissance je la vois avec stupéfaction se dessiner dans les projets d’une jeunesse ardente, une jeunesse chrétienne, donnée, exigeante pour elle-même. J’en suis le témoin émerveillé. Mais il lui faudra auparavant traverser le feu du Drame qui se profile de plus en plus nettement et qu’aucune loi, aucun Jupiter, aucun politicien ne pourra éviter.
« Ils viennent de la Grande épreuve. Ils ont lavé leur tunique dans le sang de l’Agneau ». Cette parole de l’Apocalypse résonne dans mon cœur, et je me trouve bien lâche, bien limité, quand je vois l’extrême flamme de ces jeunes briller dans les ténèbres contemporaines.
Oui, sur les habitants du sombre pays, une lumière resplendira. Cette prophétie d'Isaïe se réalisera de nouveau chez nous. Comme l'avait dit Marthe ROBIN en son temps.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE ET AUTRES INFORMATIONS.
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À l’attention des deux crétins de la libre pensée de Ploërmel.

"Question. Pourquoi un homme ne peut-il pas dire sans ridicule : je suis un penseur, alors qu’il inspire du respect et même de l’admiration en disant : Je suis un libre penseur."
De Léon BLOY, tome II de Quatre ans de captivité à Cochons-sur-Marne.
(Page 12 de l’ouvrage sus-mentionné !). Il s’agit du Tome II.
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Je crains que ce ne soit vrai !


Vacuité de la pensée bourgeoise !
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Ô admirable signe de contradiction, je te vénère !

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Une prophétie concernant la Russie serait-elle en train de se réaliser ?

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Les Bretons de Ploërmel veulent garder leur croix.


Et surtout, ne manquez pas l’intervention de ce membre de la Libre Pensée pour qui l’érection de la Croix témoignerait de la volonté de restaurer le christianisme comme religion d’état. Quand on est c… (sauf votre respect), c’est pour la vie entière. 
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Anouchka la bobote est dans le pétrin.


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Sur mes deux auteurs préférés.








dimanche 29 octobre 2017

29 octobre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Désigner l'ennemi, est-ce trop difficile ?

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Nous achevons aujourd’hui la lecture de Roberto de MATTEI.
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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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[L’Église des catacombes] accepte la situation d’infériorité des catholiques comme un fait établi, sans remonter aux causes qui l’ont déterminée. On ne peut pas oublier, au moins à partir de la Révolution française, que les catholiques décidés à être réellement tels ont été persécutés. On ne peut pas ignorer que si les catholiques aujourd’hui sont la minorité, c’est parce qu’ils ont perdu une bataille ; ils l’ont perdue parce qu’ils ne se sont pas battus ; ils ne se sont pas battus parce qu’ils n’ont pas compris la nature de l’ennemi qui était en face d’eux ; parce qu’ils ont supprimé l’idée même d’«ennemi», en tournant le dos à la conception augustinienne des deux cités, qui est la seule capable de nous offrir une explication de ce qui se passe et de ce qui s’est passé. Si on refuse cette conception militante de l’histoire, on accepte le principe de l’irréversibilité du processus historique et on passe inévitablement des catacombes au progressisme et au modernisme. […]"
In
Roberto de MATTEI.
La dictature du relativisme. (Collection "Riposte catholique")
Muller édition, Asnières-sur-Seine, 2011. (Page 106)
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2. COMMENTAIRES.
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Premièrement, il convient de souligner l’importance de la première remarque. Ceux des catholiques qui ont voulu suivre le Maître ont été persécutés. Et parfois, au sein même de l’Église, et donc pas seulement par le monde politique, économique ou médiatique.
Oui, nous avons affaire à un ennemi qu’il convient de nommer tout comme il convient de nommer ceux qui l’honorent. Cet ennemi a un nom : c’est l’Esprit du mal, c’est le grand Diviseur, c’est l’Accusateur des frères. C’est tout simplement celui qui porte le nom de Satan et qui a décidé dans sa liberté de dire à son Créateur : non serviam ! Je ne servirai pas. Il est escorté par une foule d’hommes à l’esprit faux ou faussés qui, avec son aide ont pris en main la destinée du monde. Les chrétiens ont beaucoup de mal encore à faire la différence entre le for externe et le for interne. Nos évêques, hormis quelques rares exceptions, se sont tu, ou ont mollement parlé quand monsieur HOLLANDE et madame TAUBIRA ont fait voter la loi sur le « mariage » homosexuel. Il fallait s’y opposer fortement et sur un mode public et donc forcément politique et dénoncer cette atteinte à la loi naturelle, en se plaçant du point de vue du for externe. S’ils ne l’on pas fait, c’est que nourri du subjectivisme contemporain, ils ont pensé qu’ils offensaient ou condamnaient les homosexuels au for interne.
Quelles armes utiliser, puisque ennemi il y a ?
Saint Paul, qui s’y connaît en matière de combat, au chapitre 6 de son épître aux Éphésiens, versets 6 à 18 nous donne quelques pistes : il s’agit de prendre les armes de Dieu pour tenir ferme après avoir tout surmonté. Avoir à nos reins la VÉRITÉ pour ceinture, porter la cuirasse de la JUSTICE, avoir pour chaussure le ZÈLE de l’Évangile de la Paix, se protéger par le bouclier de la FOI, avec lequel nous pourrons éteindre tous les traits enflammés du Malin. Il nous faut prendre le casque du SALUT, et l’épée de l’ESPRIT.

PS : je prie mes lecteurs d'excuser les quelques fautes d'accord que je viens juste de corriger !
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Propagande d’un crétin.


Moi, j’invite mes lecteurs à boycotter monsieur BARTHÈS qui est le prototype du crétin prétentieux, irresponsable et méprisant. Il paraît en effet que demander leur avis aux Français c’est faire du populisme et que monsieur DUPONT-AIGNANT n’ayant pas d’idées va à leur pêche dans la tête de ses concitoyens. Cela suppose donc que pour faire de la politique, il faut tout avoir dans la tête, un monde, un grouillement, une bibliothèque d’idées à proposer, et nullement à se faire une idée des attentes et des volontés des électeurs. Il faut toujours se poser en expert, selon monsieur BARTHÈS, avoir des solutions à tous les problèmes, et non pas les co-invententer tous ensemble. Monsieur BARTHÈS est l’antipolitique par excellence. ARISTOTE lui donnerait une mauvaise note et ne l’eût certainement pas admis à s’approcher de Philippe de MACÉDOINE.
Bien entendu, il y aura une armée d’imbéciles pour suivre le roi des imbéciles et casser comme le dit ce dernier l’intérêt du questionnaire.
Et dire que le commentateur du Figaro, dans un article très ambigu du reste, trouve une touche d’humour aux réponses que le clown donne à quelques-unes des 300 questions.
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Excellente analyse de l’affaire de la croix de Ploermel.

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Bien vu !

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Monsieur le Préfet parle de nécessité. Voilà qui demande des éclaircissements.


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Tout finit par se savoir !

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Affaire à suivre.

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Notre Drame de Paris les accumule et cumule !

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Illustration de mon billet d’hier !

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L’esprit souffle où il veut !

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Je redonne ce lien.



mardi 29 novembre 2016

29 novembre 2016. Nouvelles de la Résistance. La prétendue impartialité des journalistes !

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Les dirigeants socialistes ne sont pas les seuls à porter le discours de la « société mixte et ouverte ». Le monde de la presse, en moyenne très prescripteur sur le sujet, est aussi très décevant. La corporation est majoritairement acquise aux idéaux de la gauche socialiste (au premier tour de l’élection présidentielle 39 % des journalistes déclarent avoir voté pour François HOLLANDE, 19 % pour Jean-Luc MÉLANCHON et 18 % pour Nicolas SARKOZY. Au second tour, 74 % choisiront François HOLLANDE. Seuls 3 % disent avoir voté Marine LE PEN [Sondage Harris Interactive pour le magazine Médias. Atlantico, 15 juin 2012]. Une tendance durable, puisque les sondages dans les écoles de journalisme donnaient 40 % des voix à HOLLANDE et 25 % des voix à Jean-Luc MÉLANCHON [Sondage réalisé dans deux écoles de journalisme (CFJ et Celsa). Atlantico, 16 avril 2012]. Le CSA a dénoncé « l’absence de diversité dans le secteur du journalisme ». Les rédactions de la grande presse, mais aussi les écoles de journalisme restent désespérément homogènes, bourgeoises et/ou blanches. Une situation qui risque d’ailleurs de s’accentuer dans les années à venir avec la crise de la presse qui conduit mécaniquement les classes supérieures à renforcer l’entre-soi et la cooptation."
In
Christophe GUILLUY.
Le crépuscule de la France d’en haut.
Flammarion, Paris, 2016, pp. 60 et 61.
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2. COMMENTAIRES.
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GUILLUY, dont le livre est, de mon point de vue, remarquable et révélateur de la crise que traverse notre patrie, démontre, chiffre, cartes, enquêtes à l’appui, que ce sont les bobos qui ont relégué les classes populaires dans l’enfer de la France périphérique. Il rejoint, très curieusement, les analyses de Marc WEINSTEIN qui, par d’autres méthodes, démontrent que le savoir objectif (économique, politique et technoscientifique) confisqué par les classes supérieures ignore le savoir subjectif des classes populaires et leur éthos politique. Les bobos sont socialistes parce qu’ils sont les profiteurs de la mondialisation et de la prétendue ouverture sur le monde. Les journalistes sont à gauche par c'est dans le vent et qu'ils s'accrochent comme ils peuvent à leur pitance et non point à la vérité.
Attendez vous, très chers lecteurs, à une série d’attaques basses, dépourvues de tous fondements, dirigées contre monsieur FILLON. Il va lui falloir du courage pour résister aux flèches d’un JOFFRIN (un imbécile patenté), auxquelles se mêleront les voix douces de messieurs BARBIER, PUJADAS, CALVI et autres, qui défendront mordicus leur magister.
Ne nous laissons pas embobiner. Monsieur FILLON, je l’ai dit, n’était pas mon candidat privilégié ; j’eusse préféré monsieur POISSON. Mais il était en seconde position sur ma liste. Je me réjouis donc de son succès, et j’attends de pied ferme les petites vacheries de ces messieurs. J'y répondrai, soyez-en certain !
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Monsieur JOFFRIN est terrorisé à l'idée que les catholiques n'aient pas tous crevé sous les coups redoublés du socialisme !

mercredi 28 janvier 2015

28 janvier 2015. Nouvelles de la Résistance. Liberté versus irresponsabilité...

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Il faudrait me bâillonner pour que je cessasse de clamer notre devise :

Non, mille fois non nom, dix mille fois non ! Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche 
de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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Deux choses avant de vous délivrer la citation du jour :
Je voudrais rappeler à mes lecteurs que le point de départ de notre très bel échange avec Pascal HUTTEN et Pierre-Henri THOREUX est la constatation faite par les libraires : les ventes du Traité de la Tolérance ont bondi de 40 % consécutivement aux attentats qui ont frappé notre pays. Je m'étais étonné qu'on attribue à VOLTAIRE un esprit infini de tolérance, alors que nombre de ses écrits témoignent d'un mépris profond pour les juifs et leur religion. Pascal HUTTEN, à juste titre, a apporté quelques nuances au côté abrupt de cette affirmation et indiqué qu'il était nécessaire de pratiquer une lecture totale des oeuvres du "philosophe" pour comprendre ce qu'il voulait dire vraiment. Cela est vrai. Mais il faut bien reconnaître qu'en sélectionnant dans l'Ancien Testament ce qui allait à l'appui de sa démonstration, VOLTAIRE a délibérément oublié de pratiquer cette intertextualité sans laquelle il est impossible de comprendre ce dernier. Je rappelais aussi que les philosophes des Lumières ont préparé par leurs écrits et leurs réseaux de relation la Révolution et je vous résumais la prophétie de CAZOTTE qui, en 1788, dans un élégant salon parisien, a vu LA HARPE prophétiser la mort violente ou le suicide des grands noms qui formaient la compagnie de cette célèbre soirée. Je vous disais que cet aspect préparatoire à la Révolution des sociétés de pensée et des philosophes a été admirablement analysé par Augustin COCHIN (lequel a pu démontrer - il était archiviste-paléographe -  que ce crétin d'AULARD avait manipulé les données des archives relatives au Bureau dit des Exécutions [des lois]). Enfin, je vous disais aussi que l'on chantait en choeur, ce soir-là, le fameuse chanson que j'ai attribué à tort à DIDEROT, où il était question de pendre le dernier prêtre avec les tripes du dernier roi ; cette chanson a été écrite par l'abbé MESLIER, un prêtre athée, très bon au demeurant avec ses paroissiens, défenseur des pauvres, dénonciateur des injustices sociales. On ne découvrit son athéisme qu'après lecture de son Testament. Il semble que VOLTAIRE ait connu ce document assez longtemps après qu'il eut été divulgué.  Il faut à ce propos signaler ceci : (a) l'abbé MESLIER dénonça en chaire les injustices des grands à l'égard des petits et il eut maille à partir avec son évêque. (b) Il est encensé aujourd'hui, et publié, étudié, analysé par des philosophes ou des sociétés matérialistes voir communistes. On peut avancer que la qualité de prêtre de l'Abbé MESLIER est, outre sa pensée athée, matérialiste et communiste avant la lettre, un argument de poids pour le mettre en avant et faire rentrer dans la pensée des lecteurs le doute quant à la bonne foi des prêtres d'hier, d'aujourd'hui et de demain. Voici un portrait de l'abbé MESLIER.



Deuxièmement, Pascal HUTTEN me reproche de parler de ce prêtre comme d'un imposteur (BERNANOS a très bien décrit dans son roman L'imposteur, un ecclésiastique que l'on pourrait comparer à l'abbé MESLIER). Il me semble en effet qu'il y a une certaine contradiction entre l'état de vie que l'on a choisi, dont on se réclame et dont on vit, et des pensées secrètes qui voient le jour longtemps après la mort de celui qui les a formées. Mais la situation n'est pas nouvelle, et des imposteurs pullulent dans notre monde : en somme la distorsion entre les pensées réelles (les sans dents) et l'action claironnée (je défends les pauvres) est un phénomène courant, surtout dans le monde politique.
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1. La citation du jour.
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Voici une citation tirée du très célèbre discours qu'Alexandre SOLJENITISYNE prononça à l'Université d'HARVARD : Le déclin du courage, Discours de Harvard le 8 juin 1978. Ce passage a été lu à une veillée organisée par les Veilleurs après les attentats. Je remercie AXEL qui a eu la gentillesse de me communiquer ces textes. Absent de PARIS je n'ai pu participer à cette magnifique soirée.

La faillite politique et spirituelle d’une liberté irresponsable.

«  A elle seule, la liberté dénudée ne saurait en aucune façon résoudre tous les problèmes de l’existence humaine et elle en pose une foule de nouveaux. Mais, tout de même, dans les premières démocraties, y compris l’américaine à sa naissance, tous les droits n’étaient reconnus à la personne humaine qu’en tant qu’oeuvre de Dieu ; autrement dit, la liberté n’était confiée à la personne que sous condition, en supposant une permanente responsabilité religieuse : tel était l’héritage du millénaire précédent. Il y a encore deux cents ans, en Amérique, il y a même cinquante ans de cela, il eût semblé impossible d’accorder à l’homme une liberté sans freins, comme ça, pour l’assouvissement de ses passions. Depuis lors, toutefois, dans tous les pays occidentaux, cette liberté s’est érodée, on s’est définitivement libéré de l’héritage des siècles chrétiens avec leurs immenses réserves de pitié et de sacrifice, et les systèmes étatiques n’ont cessé de prendre l’aspect d’un matérialisme de plus en plus achevé. En fin de compte, l’Occident a défendu avec succès, et même surabondamment, les droits de l’homme, mais l’homme a vu complètement s’étioler la conscience de sa responsabilité devant Dieu et la société. Durant ces dernières décennies, cet égoïsme juridique de la philosophie occidentale a été définitivement réalisé, et le monde se retrouve dans une cruelle crise spirituelle et dans une impasse politique. Et tous les succès techniques, Cosmos compris, du Progrès tant célébré n’ont pas réussi à racheter la misère morale dans laquelle est tombé le XXe siècle et qu’il eût été impossible d’imaginer, fût-ce à partir du XIXe. »

Le déclin du courage, Discours de Harvard le 8 juin 1978.
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2. Commentaires.
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JE NE SUIS PAS CHARLIE, si CHARLIE c'est se faire le porte-drapeau d'une liberté dénudée. Je n'ai rien d'autre à rajouter, tant je trouve lamentable la récupération politique, financière (nos impôts vont servir à pérenniser l'existence de ce torchon), psychologique et idéologique de l'assassinat monstrueux de nos compatriotes. Tout cela est misérable.
JE NE SUIS PAS CHARLIE, si CHARLIE c'est se faire le porte-drapeau officiel de l'injure faite aux croyants, si CHARLIE c'est être le champion de la dérision orientée (qui, curieusement, n'a jamais portée sur les juifs, les homosexuels ou sur les Africains, mais sur les musulmans, et surtout sur les chrétiens).
JE NE SUIS PAS CHARLIE, si CHARLIE élève la vulgarité et la bassesse à la hauteur d'un art admiré par des imbéciles (ah ! il fallait les voir les ministres quitter l'Elysée, un exemplaire du journal à la main, couverture tournée vers l'extérieur, et, pour tous, orientée dans le même sens, ce qui suggère une certaine mise en scène pour ne pas dire une mise en scène certaine).
Rien d'autre à dire, tant tout cela me dégoûte !
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3. Informations diverses.
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Merci à Yann qui me transmet ce lien au contenu très édifiant.

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Ci-dessous, des infos prises sur le site du Salon beige.

RIP.

Ayons une pensée pour les neuf aviateurs tués en Espagne à ALBACETE. En voici les noms.
  • Adjudant François Combourieu, 37 ans, mécanicien. Marié et père de deux enfants.
  • Adjudant Thierry Galoux, 41 ans, mécanicien. Marié et avait deux enfants.
  • Capitaine Gildas Tison, 35 ans, pilote. Marié et avait deux enfants.
  • Capitaine Mathieu Bigand, 30 ans, pilote.  Marié et père d’un enfant.
  • Lieutenant Arnaud Poignant, 26 ans, mécanicien.
  • Lieutenant Marjorie Kocher, 29 ans, navigatrice
  • Sergent Nicolas Dhez, 25 ans, mécanicien.
  • Sergent Régis Lefeuvre, 25 ans, mécanicien.
  • Sergent-chef Gilles Meyer, 27 ans, mécanicien. Marié, il allait être père.
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Et ça continue ! Lisez bien cela !


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Sentinelles/Veilleurs debout à TOULOUSE.


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Un ancien franc-maçon témoigne.


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Dachau, le plus grand cimetière de prêtre catholique au monde :



Je vous invite à regarder le billet où je raconte un témoignage que j'ai personnellement vécu : le jour des obsèques de mon grand-oncle, déporté à DACHAU pour fait de résistance, nous avons appris du prêtre qui célébrait la messe de funérailles qu'il avait reçu de son ami, lui et d'autres prêtres venus de SOISSONS et arrivant tout juste au camp, le pauvre morceau de pain de son que l'on donnait chaque jour aux déportés.
A mettre sans doute en relation avec ce que monsieur VALLS dit à propos de l'éventuel départ des juifs français pour ISRAEL.
Mais dans quel univers mental vivons-nous ? Comment peut-on dire des bêtises pareilles à celle que monsieur VALLS a proférée sur ce sujet ?

mercredi 11 septembre 2013

Nouvelles de la Résistance : à Caroline Fourest, deuxième billet du 11 septembre 2013

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Chère Caroline,

Vous avez déclaré au « Le Grand Journal » de Canal+ : « S’il y a bien un intégrisme massivement en train de reprendre du poil de la bête : c’est l’intégrisme catholique ». Je n'ai pas pris connaissance de la suite de votre intervention et par conséquent, il se peut que mes remarques ne soient pas entièrement justifiées. A vous de me le dire si vous en avez l'opportunité.
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Je pense que vous serez d'accord avec moi pour convenir que vous portez là un jugement, et que ce jugement doit être étayé en raison. Votre remarque en effet soulève plusieurs questions : qu'est-ce l'intégrisme ? En quoi l'intégrisme présenté comme catholique est-il en train de reprendre MASSIVEMENT du poil de la bête ? Où, comment, sous quelle forme ? Pourquoi visez-vous les catholiques en particulier, alors que dans le monde entier, il y a un réveil du religieux qui - que l'on soit ou non croyant - interroge tout observateur de bonne foi et qui peut prendre en effet plusieurs visages : celui de l'intégrisme (qui consiste à vivre de la lettre et non de l'esprit), celui de l'exaltation, de la ferveur (domestique ou ecclésiale au sens large de qualificatif de rassemblement de croyants), de la violence, de l'affirmation massive de la foi dans l'espace public, de conversion instantanée et bouleversante, etc. C'est pourquoi, et ce sera là ma dernière question, je vous demande les raisons pour lesquelles vous restée aveugle à ce phénomène de renouveau religieux, ou que, le voyant, vous le qualifiez indistinctement d'intégriste.
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Dans tout dialogue, ce que m'efforce d'instaurer ici-même avec vous si d'aventure vous me lisez, il est important de dire d'où l'on parle, et je le fais : je suis catholique, converti et pratiquant, mais je suis aussi et en même temps scientifique de formation et de métier. J'ai passé une grande partie de ma vie à faire de la recherche, et je continue (dans un cadre privé puisque j'ai quitté l'Université). Je m'intéresse aux maladies neurodégénératives, et par là même au fonctionnement du cerveau.
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Ce que je trouve gênant dans votre intervention, c'est que vous jugez, et affirmez, sans qu'il soit possible d'opposer des contre-arguments à vos arguments (mais vous ne semblez pas en voir donnés) ou des faits (même remarque) sur le lieu même où vous avez parlé. C'est donc un monologue. Et ce n'est pas un exposé philosophique qui porterait sur le réveil de la vérité dans la mesure où il est possible de l'approcher, c'est du théâtre, au sens grec. Diogène LAËRCE met ces paroles dans la bouche de PYTHAGORE :  "La vie [...] ressemble  aux grands jeux : certains y viennent pour lutter, d'autres pour faire du commerce, mais les meilleurs s'y rendent comme spectateurs [theatai]. De même dans la vie, les hommes serviles pourchassent la renommée [doxa] ou le gain, les philosophes sont en quête de la vérité." (Vies et opinions des hommes illustres, VIII, 8.) Loin de moi l'idée de vous accuser de servilité, je vous demande de me croire sur ce point. Simplement vous êtes acteur et non pas spectateur, ce qui ôtent beaucoup de poids et de valeur à vos massives assertions.
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Je vous invite à venir, par exemple, à la distribution de nourriture que la Banque alimentaire tenue par la Conférence de saint Vincent de Paul, à la paroisse Sainte-Jeanne de Chantal ; vous y verrez la plus pure expression de l'intégrisme catholique en effet : des hommes et des femmes qui donnent de leur temps et de leur ressources pour accueillir les pauvres parmi les pauvres, les sans-toits, les étrangers, parlant souvent à peine notre langue. Quel intégrisme de la charité active dans ces sourires, ces cafés que l'on distribue, ces nouvelles des familles ou des enfants que l'on demande au papa ou à la maman de familles nombreuses, ce précieux temps que l'on consacre à l'autre, cet argent que tant de nos contemporains idolâtrent et qui est généreusement donné, sans idée de retour de gratitude. Comme c'est sans doute trop près, la Porte de Saint-Cloud, faites des voyages. Allez en Syrie où les "rebelles" qui en viennent à conquérir un village chrétien commence par en massacrer tous les habitants, allez en Iran, en Afghanistan, au Pakistan, où les chrétiens sont persécutés, tués, condamnés à la prison, pour leur foi ou parce qu'ils se sont convertis. Voilà en effet l'expression massive de l'intégrisme catholique : accepter de perdre sa vie pour la sauver.
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Que voulez-vous, la foi catholique a un contenu, et tenir au Credo ne me semble pas relever de l'intégrisme. Ce qui en relève (peut-être), c'est votre position trop dogmatique. Puisque vous êtes philosophe, je me permets de vous citer, sans malice, un fragment de la lettre que KANT écrivit à son ami Marcus HERZ, dans les années 1770 :
 
"Vous savez que je n’aborde jamais des objections raisonnables avec la seule intention de les réfuter, mais que, en y réfléchissant, je les mêle à mes jugements et leur offre l’occasion de mettre à bas toutes mes convictions les plus chères. Je nourris l’espoir qu’en considérant ainsi, avec impartialité, mes jugements du point de vue des autres, je parviendrai à un troisième aperçu qui améliorera ma perspective antérieure."
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Croyez bien, chère Caroline, que je ne demande qu'à recevoir des preuves de ce que vous avancez avec tant d'intrépidité. Mais si être "intégriste" consiste à s'opposer à la loi TAUBIRA ou aux lois sur l'euthanasie, alors, oui, je me sens intégriste. Et je ne saurais prendre comme un argument de raison cette raison-là.
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Quoi que vous en pensiez, je vous prie d'agréer l'expression de mes sentiments les meilleurs.
 
Philippe POINDRON