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lundi 1 septembre 2014

1er septembre 2014. Nouvelles de la Résistance : La Rochelle et le ressentiment

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Je m'absente quelques jours et reprendrai les billets vendredi 5 septembre, mais ça ne m'empêche pas de vous rappeler que

ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. La citation du jour.
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"Dans ce monde en proie aux mirages de l’avoir, nous voyons se généraliser un phénomène très caractéristique : celui de l’insatisfaction et de la revendication permanente. Nous possédons de plus en plus de choses, mais cet avoir n’est plus du tout le prolongement organique de notre être, il n’en porte plus la moindre marque, il nous reste étranger. De sorte que nous sommes aliénés jusque dans les choses que nous possédons ? D’où une insatisfaction irrémédiable : nous n’en avons « jamais assez », nous ne sommes « jamais contents », et nous croyons voir dans le monde extérieur la cause de ce mal dont la racine est en nous." 

In 
Gustave THIBON.
Les hommes de l’éternel. Conférences au grand public (1940 – 1985) établies et présentées par Françoise CHAUVIN.
Mame, Paris, 2012.
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2. Commentaires.
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J'entendais hier au journal télévisé les commentaires de quelques militants socialistes après le discours de clôture de Manuel VALLS qui venait d'affirmer avec force le rôle de l'entreprise dans la création de richesses. Et ce que j'ai entendu m'a stupéfié : "Il parle des entreprises, il ne parle pas des salariés" disaient-ils, la mine renfrognée et toute remplie de ce ressentiment de l'insatisfaction que dénonce Gustave THIBON. Sans parler de l'ignorance économique des militants socialistes qui confondent la richesse avec la redistribution, il me semblait voir dans ces personnes le reflet d'un mal être personnel, celui d'une recherche du plaisir et de l'avoir au détriment de celui du sens. Or il a bien été dit "Le Royaume est au-dedans de vous".
Au point où en est notre patrie, je crois qu'il est irresponsable d'accepter un enrichissement permanent des riches et un appauvrissement permanent des pauvres. Il faut donc accepter de payer des impôts, et même accepter qu'ils augmentent. Même si ça me paraît lourd, je dois dire qu'après réflexion, je ne vois comment on peut faire autrement. Mais pas pour que notre argent soit dilapidé dans des projets sociétaux ou des subventions hasardeuses (songez, par exemple qu'une certaine madame BOYER, député, a fait voter par l'Assemblée Nationale le remboursement de la circoncision pour les musulmans ! [Coût annuel : 150 à 200 millions d'euros], au motif que la cérémonie entraînait des frais considérables pour les familles !). Notre argent doit aller à la construction de logements pour ceux qui n'en ont pas, et non pas à l'encadrement des loyers lequel ne bénéficie qu'à des gens capables d'en payer un, par exemple. Il doit aller à l'allègement des charges qui pèsent sur les petites entreprises industrielles et artisanales ; à l'heure actuelle, cet allègement bénéficie aux entreprises du CAC40. Il n'y a rien de commun entre un chef d'entreprise en plomberie, et un grand patron qui dirige des milliers de salariés. Les seuils sociaux doivent être revus. Tout cela relève du bon sens. Et je confesse qu'il faut en faire crédit à monsieur VALLS. Mais il a reculé devant Martine AUBRY - les loyers seront encadrés dans la ville de LILLE ; il faut là-bas soigner la clientèle au prix d'une anesthésie du sens civique - il a reculé devant madame TAUBIRA dont la présence à la réunion des "Frondeurs" et le commentaire acerbe et insolent qu'elle y accorde, aurait dû entraîner sa destitution immédiate. Monsieur BAYLET (le "veau sous la mère" disaient jadis ses détracteurs qui le voyaient protégé par sa puissante mère Evelyne, propriétaire d'un journal régional très important - La Dépêche du Midi) - a obtenu le maintien des Conseils Généraux contre la participation de membres de son parti au Gouvernement.
Tout cela sent encore trop la cuisine partisane... et les intérêts de la patrie semblent s'effacer derrière ceux des prébendiers ! Mais je dois dire que j'ai trouvé monsieur VALLS assez bon dans son rôle, pour ce qui concerne l'entreprise. Pour ce qui est des caresses à l'islam, je resterais dubitatif ! Quant à sa ministre de l'Education Nationale, je lui ai trouvé hier soir une figure assassine, que dis-je ? carnassière ! Elle ne tolérera aucune dérogation à la modification des rythmes scolaires ! On va voir ce qu'on va voir !  Je lui souhaite bien du plaisir. Comme toujours avec les socialistes : les idées avant la réalité.
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3. Infos diverses.
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Préparons la Manif du 5 octobre.
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Dans le 93 aussi on prépare la Manif du 5 octobre (via le Salon beige) !

-Et encore dans le 92 (mais par anticipation : DDE pas au courant).

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Et sur l'A13 encore !

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Toujours grâce au Salon beige : des familles gonflées à bloc.



vendredi 29 août 2014

29 août 2014. Nouvelles de la Résistance. Echapper à la servitude...

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Hé ! Hé ! Qu'on se le dise au fond des villages, des bourgs et des ville,

ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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1. Les citations du jour.
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Elles sont toutes empruntées à René GILLOUIN
L’homme moderne bourreau de lui-même.
Le portulan, [sans mention de lieu, Paris probablement]°, 1951. 

(a) "Tel est bien, en effet, le trait sans doute le plus paradoxal de notre époque. D’autres époques ont connu la servitude, mais la nôtre est la première qu’on ait vue marcher à la servitude sous le drapeau de la liberté. Peut-être vaut-il la peine de se demander le pourquoi de ce curieux privilège." 

(b) "L’homme n’a jamais fait exactement ce qu’il voulait, sa structure et sa condition s’accordent pour le lui interdire, mais je ne crois pas qu’aucune époque ait jamais connu, entre les intentions et les réalisations, un écart aussi vaste et aussi général que le nôtre ; une époque, pourrait-on dire en exagérant à peine, qui se place d’elle-même sous le signe du mot de Guillaume II : « je n’ai pas voulu cela » ; une époque où personne n’a ni les moyens de ses fins, ni les fins de ses moyens. La marche à la servitude sous le couvert de la liberté n’est qu’un cas de cette loi, particulièrement digne d’intérêt il est vrai, puisqu’il y va pour chacun de nous, soit de sa vie, soit de ses raisons de vivre. Voici donc qu’une question nous prend à la gorge. Y a-t-il quelque chose à espérer ? Y a-t-il quelque chose à entreprendre ?"

(c) "Ainsi nous sommes tous entraînés dans un courant qui est devenu un torrent, dans un  torrent" qui est devenu une cataracte, et contre lequel, tant que durera le règne des masses falsifiées, vulgarisées, barbarisées, il serait aussi insensé de lutter que de prétendre remonter le Niagara à la nage. Mais il n’est pas toujours impossible de s’en garer ou de s’en dégager, et alors de se retirer dans ce "lieu écarté" dont parle le Misanthrope pour y cultiver, dans la solitude ou une intimité choisie, loin des propagandes grossières et de leurs mensonges infâmes, la vérité, la pureté, l’authenticité. Que des sécessions de ce genre se multiplient, qu’elles se groupent, se fédèrent, elles ne tarderont pas à polariser un nombre immense d’esprits droits et de bonnes volontés sincères, qui ont pris le siècle en horreur, mais qui ne  savent ni à qui ni à quoi se vouer. Ainsi pourraient se constituer des centres de résistance inviolables, des équipes de fabricants d’arches en vue du prochain Déluge, des groupes de reconstructeurs pour le lendemain de la catastrophe inéluctable. Qui veut faire partie de cette société de sauvetage d’un nouveau genre ? Elle débuterait petitement sans doute, mais c’est toujours petitement que débutent les grandes choses ; et il ne s’agit pas ici de quantité, mais de qualité."
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2. Commentaires.
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Mes lecteurs habituels conviendront que j'ai de l'esprit de suite ! 
René GILLOUIN nous dit en effet que, sous le fallacieux drapeau de la liberté, nous marchons allègrement vers la servitude. D'abord celle qu'imposent les lois, les décrets, les normes, les prescriptions, destinés à normaliser non seulement les produits et les procédures, mais encore et surtout les comportements. Ensuite celle qu'impose les médias. Un Jacques ATTALI dont j'ai écouté la prestation lamentable sur BMFTV il y a un ou deux jours, peut imaginer que monsieur MACRON (qui n'a pas 40 ans), pourrait faire un bon Président de la République, et voilà que toute la presse se fait l'écho du gourou de gôôôôche, qui, décidément, est de plus en plus insupportable. Que la presse ne cesse de nous seriner que deux personnes de même sexe puisse se marier et fonder une famille, et voilà que nombre de nos concitoyens finissent par croire que c'est juste. Autrement dit, la servitude nous est ici imposée par l'idéologie qui nous empêche de penser, et de nous instruire de ce que l'histoire des hommes nous enseigne.
René GILLOUIN nous dit ensuite que le monde est ainsi fait que l'écart va croissant entre ce qui est annoncé et ce qui est réalisé et que l'on est amené à se poser la question de fond : y a-t-il  quelque chose à espérer ou à entreprendre.
René GILLOUIN nous dit enfin que oui, qu'il nous faut pour cela pratiquer un escapisme de bon aloi, qu'il nous faut créer ces petites cellules sociales, amicales et fraternelles, dépourvues de préjugés quant à l'origine sociale de ses membres, mais décidées fermement à combattre pour ce qui est juste et vrai. Commencer petitement, certes, mais fermement, en ignorant totalement les structures vermoulues d'une administration impotente à force d'être chargée de tâches subalternes et sans rapport avec sa mission (organiser et conserver la vie, je le rappelle). Être dans ce monde sans être du monde, et montrer qu'il y a d'autres voies pour vivre que celle de la consommation, du fric et des prestations sociales.
En vous citant Etienne de LA BOETIE ou Pierre RABHI, dans des récents billets, je vous ai fait connaître des opinions absolument analogues. Or ces auteurs pensent, et ils ont vécu conformément à ce que leur pensée leur indiquait. Idem pour Lanza Del VASTO, pour Gustave THIBON, pour Marcel LEGAUT, que je vous cite très souvent aussi.
Il nous faut donc commencer, créer du lien social avec nos voisins, entretenir l'amitié, essayer de donner par sa vie l'exemple de ce nous prêchons par de bonnes paroles. Programme de sainteté donc ! Affaire à suivre.
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3. Informations diverses.
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Du site du Figaro, cet article :

"Réunis en université d'été, les soutiens de Hollande et de son premier ministre vont devoir affronter une opposition à l'intérieur d'un PS de plus en plus divisé.

Dans le train qui l'emmène à La Rochelle, un socialiste s'amuse en lisant son horoscope dans le journal: «Vous allez être obligé de choisir votre camp dans un conflit professionnel.» Choisir son camp, pour ou contre François Hollande et Manuel Valls, c'est bien de cela qu'il s'agira trois jours durant, à l'occasion de l'université d'été du PS qui débute vendredi à La Rochelle. Signe de la tension qui entoure ce rendez-vous, Jean-Christophe Cambadélis a d'ores et déjà lancé dansLe Mondeune mise en garde à ses camarades: «J'appelle tous les socialistes à ne pas surjouer leurs différences parce que ça mute en divergences et ça se termine en divisions.»
Mais au regard des tensions qui traversent le parti, le premier secrétaire du Parti socialiste a peu de chances d'être entendu. Car rarement le PS aura abordé ce rendez-vous traditionnel dans un climat aussi délétère. Lundi, l'expulsion d'Arnaud Montebourg et de Benoît Hamon du gouvernement avait déjà inquiété les frondeurs. Mardi, l'arrivée à Bercy de l'ancien banquier d'affaires Emmanuel Macron a renforcé leurs craintes. Et mercredi, le discours de Manuel Valls devant le Medef, ovationné debout, a achevé de les convaincre qu'il était plus que temps de sonner la charge contre ce premier ministre déterminé à leur faire «ingurgiter de force sa potion sociale-libérale».
Face aux frondeurs, les soutiens de François Hollande et de Manuel Valls s'organisent. Jeudi, 200 députés socialistes, sur 290, ont signé une tribune de soutien au chef de l'État dans laquelle ils demandent aux frondeurs de se montrer «pleinement responsables de l'intérêt général de la gauche et du pays»."
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Le salon beige et la Manif pour tous communiquent par cette vidéo. 


Préparons-nous à manifester le 5 octobre, soit à PARIS soit à BORDEAUX, notre opposition absolue et à mesdames Christiane TAUBIRA et Najat VALLAUD-BELKACEM (ces dames d'abord) et à leurs mentors (ces messieurs enfin, in cauda venenum !) messieurs HOLLANDE et VALLS (dit Menton-Pointu).

Ne mélangeons pas, du reste, les genres. Il semble bien que les mesures économiques et le subit amour dont monsieur VALLS fait preuve pour les entreprises vont dans le bon sens. Mais pas les mesures sociétales, dont le seul but n'est ni la justice ni la vérité, mais la volonté absolue de diviser une opposition lamentable dont les ténors sont incapables de nous dire ce qu'ils feront des lois TAUBIRA ou de l'enseignement de l'ABCD de l'égalité. Ces imbéciles (bernanosiens) ministériels espèrent ainsi aux prochaines élections présidentielles faire passer monsieur HOLLANDE ou un socialiste en deuxième position derrière Marine LE PEN afin d'assurer une triomphale réélection d'un homme nullissime. Je serais eux, je ferai très attention. L'état de décomposition de la gauche socialiste est assez avancé et le congrès de la Rochelle s'annonce mouvementé !







dimanche 30 août 2009

Vous l'avais-je point dit ?

Il y a fracture idéologique à La Rochelle. Madame Cécile DUFLOT vient de critiquer vertement madame Ségolène ROYAL qui a déclaré "démagogique, historiquement décalée, etc." la taxe carbone, qu'elle, Cécile, trouve parfaitement justifiée. Ne vous avais-je point dit, il y a quelques billets, qu'il serait très difficile d'organiser des primaires ouvertes "à gauche", comme "à droite", le problème de "la gauche" étant encore plus délicat que celui de la droite ? D'un côté l'écologie (madame DUFLOT), résolument anti-productiviste, de l'autre, un socialisme résolument pour le progrès, et opposé à toute forme de limitation de ce progrès, soit par souci d'en voir partager les fruits par tous, soit par idéologie de "la libération des forces de production". Pour être tout à juste, il faut ajouter ceci : madame ROYAL aurait préféré que l'on promeuve les recherches sur la voiture propre (grande consommatrice prévisible de métaux rares, comme le lithium, et donc de ressources naturelles limitées, il faut le souligner), ce qui atténue quelque peu l'aspect de sa critique, puisqu'elle déporte la solution au problème du gaz carbonique vers l'utilisation d'un autre type de véhicule, non polluant.
En vérité, le débat n'est pas vulgaire. Et il faut reconnaître au gouvernement une rare habileté politique. En s'emparant d'un sujet qui divise l'opposition, il oblige celle-ci à choisir d'accepter ou de refuser une mesure, proposée du reste par un de ses membres, monsieur ROCARD. Mais au-delà de l'aspect un peu politicien de cette initiative, il y a une vraie question. A-t-on le droit de dire : "après nous, le déluge", ou faut-il penser à l'avenir de nos enfants, en modérant nos appétits ?
Il me semble que l'idéologie de la croissance a poussé depuis longtemps les pouvoirs publics à aider les industries consommatrices d'emploi, les industries à s'engager dans une course effrénée à la publicité, les citoyens à vouloir satisfaire tout de suite tous leurs désirs. Il en résulte une intolérance croissante à la frustration. Or, d'autres ont dit, ailleurs et bien mieux, que la frustration est à l'origine de la culture. On risque donc de voir la culture s'étioler dans nos pays européens, et c'est du reste ce risque qui a conduit à créer un Ministère du même nom, chose qui eût été impensable il y a 60 ans.

lundi 1 septembre 2008

Remarques diverses



Mignon de Porc.

Un très proche me gourmande avec humour. Comment, me dit-il, tu oses dire que le mignon de Porc de Cahors est le meilleur qu'oncques tu dégustas. As-tu point oublié le mignon au miel que je fis pour toi il y a quelque mois ? Ingrat ! Certes non, je ne l'ai point oublié. Mais ce mignon-là brille tellement au firmament des mignons que je l'ai mis hors concours. Tout s'explique.


Écologie radicale.

Un ami de Strasbourg m'avait demandé de participer à un groupe de réflexion sur l'écologie, une écologie radicale et non pas politique ; historique et non pas polémique. J'avais accepté et j'avais proposé que nous respections dans nos échanges les règles qu'HABERMAS avaient énoncées dans son livre Pour une éthique de la Communication. Il m'apparaissait comme très vraisemblable que nos opinions politiques, philosophiques, religieuses étaient fort différentes, et qu'il fallait suivre des règles strictes pour faire avancer les choses. Il en est une, très importante, et qui consiste à se situer quand on parle, à dire en quelque sorte d'où l'on s'exprime. Suivre cette règle permet de relativiser le point de vue exprimé, d'une part, et d'autre part, de mieux rentrer dans le point de vue de son interlocuteur. En réponse à un article qui me paraissait excessif, j'avais, pour situer mes remarques, indiqué que je me positionnais comme chrétien. Que n'avais-je pas dit ! J'ai reçu en retour des messages injurieux, agressifs, ironiques, condescendants, comminatoires, en tout une dizaine. Et j'ai décidé de quitter ce groupe qui me paraissait fort intolérant. Sera-t-il possible, en France ou ailleurs, d'exprimer des différences sans se faire agresser ?


Mon frère.
Nombreux et longs échanges avec mon frère après le billet que je lui ai adressé il y a quelques jours. Il me laisse comprendre que mes affirmations sont excluantes, péremptoires, etc. Il le fait avec une infinie tendresse, et une grande délicatesse. Mais je m'interroge quand même sur la nécessité de faire entendre une voix qui ne peut être entendue dans notre monde actuel. La seule qui peut l'être serait-elle la voix de celui qui meurt pour témoigner de ses idées ? Je ne sais. En tout cas, il n'est pas certain que je continue, en tout cas quotidiennement et sur ce mode, à rédiger mes billets. Je songe à fermer le Blog.
Mensonge romantique et vérité romanesque.
René GIRARD, dans le livre qui porte ce titre, explique d'une manière absolument éblouissante, en admirable critique littéraire qu'il est, la différence entre un roman immortel et les productions romantiques dont il démontre le "mensonge". Je reviendrai (peut-être) sur cet essai que je dois relire avant d'en exposer les thèses. Mensonge est entre guillemets. Il signifie que le monde décrit par les romantiques n'existe pas.
La Rochelle.
Le spectacle donné à La Rochelle par les responsables socialistes est ridicule. Il est également affligeant. Fabiusiens, strauss-kahniens, reconstructeurs, moscoviciens, royalistes, montebour(d)iens, aubryistes, hollandistes, jospiniens, se sont livrés à un ballet de conciliabules qui laissent mal augurer de l'avenir du PS. Nous attendons que ces personnalités nous disent, puisqu'elles critiquent le gouvernement (ce qui est leur rôle) comment elles feraient, revenues au pouvoir, pour assurer un régime de retraite équitable, augmenter le pouvoir d'achat, faire vivre les sans-papiers et les clandestins, donner à la France sa place dans le monde (Afghanistan), lutter contre le chômage, etc. De tout cela, il n'est pas question. Il s'agit d'abord pour elles de savoir qui sera calife à la place du calife. Minable ! Et désespérant. Olivier BESANCENOT a de beaux jours devant lui.