Affichage des articles dont le libellé est Moyens de la résistance. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Moyens de la résistance. Afficher tous les articles

lundi 20 juillet 2020

Lundi 20 juillet 2020. Contre les cinq pouvoirs... Ou comment résister ?


-
Contrairement à ce que dit MONTESQUIEU, il n’y a pas aujourd’hui trois pouvoirs, l’exécutif, le législatif et le judiciaire, mais cinq, car il faut ajouter à ces trois classiques, le pouvoir médiatique, et le pouvoir financier qui chapeaute les quatre précédents. (Il faut noter que MONTESQUIEU n'a jamais discuté la question de la légitimité du pouvoir, c'est-à-dire la question de l'autorité qui pour lui allait de soi, en la personne du roi.)

C’est à ces cinq pouvoirs qu’il nous faut résister. En vérité c’est le pouvoir financier qui dirige tout, corrompt tout et biaise toutes les décisions qui s’imposent aux concitoyens. C’est donc par lui que nous commencerons, en y adjoignant demain le pouvoir médiatique qui lui est consubstantiellement lié.

Il fait ici reprendre une distinction qu’avait lumineusement expliquée Jean-Frédéric POISSON lors d’une soirée des Veilleurs de Paris, tenue place de la Sorbonne : celle de l’autorité, et celle du pouvoir. L’autorité est l’instance qui possède la légitimité nécessaire pour établir et dicter des normes que doit avaliser et mettre en lois le pouvoir législatif. Une norme peut être définie comme une action obligatoire ou interdite par cette autorité. Une norme, par définition, délimite ce qui est normal ou légal, et ce qui est anormal ou illégal. Le pouvoir exécutif, représenté en France par le Président de la République et le Premier Ministre, devrait tirer sa légitimité (en régime véritablement démocratique) du vote majoritaire des citoyens, sous la réserve que ceux-ci aillent voter. C’est de moins en moins le cas, et un Président élu avec au plus 25 % des voix du corps électoral n’a pas la légitimité requise, ce qui suscite des réactions, souvent violentes, de la part des citoyens, quand il entend imposer ses réformes. Mais, par le jeu de la constitution, il a le pouvoir, c’est-à-dire le droit d’utiliser la force (quelle qu’en soit la modalité) pour imposer l’adoption ou l’exécution des normes qu’il définit. En réalité, cette distinction entre autorité et pouvoir se retrouve dans les cinq cas que j’ai énoncés d’entrée de jeu. Madame Agnès THILL, député LREM, déclare-t-elle qu’elle est contre la loi de Bioéthique, la force « législative » s’exerce contre ce comportement a-normé, et elle est exclue de son  parti.

Comment résister au pouvoir financier et au pouvoir médiatique ? Le pouvoir financier se niche dans les grands groupes industriels, ceux que l’on retrouve dans le CAC 40 ou à Wall-Street, ou encore dans des institutions opaques, comme la Réserve Fédérale américaine qui n’est pas un organisme public, mais un organisme privé. Chez nous, le pouvoir financier est détenu par des groupes comme LVMH (c’est un exemple parmi d’autre) ou SFR ou Auchan ou l’Oréal, et j’en passe. Dans tous les cas, il s’agit de groupes à la tête desquels il y a un homme ou une femme qui élabore sa stratégie et la fait appliquer dans toute sa rigueur, celle qu’impose la recherche du profit maximum. Rien ne nous oblige à acheter des produits de l’Oréal, ou du cognac Hennessy, ou champagne Moet ; rien ne nous oblige à faire des queues interminables devant les caisses d’Auchan, d’Intermarché, ou de Super-U ou même de Liddl. Nous pouvons acheter dans le petit magasin de proximité les fruits, les légumes, les produits français, préférer le shampoing Garnier à celui de l’Oréal, et le vrai savon de Marseille aux horreurs glissantes et parfumées qui offusquent nos narines dans les boutiques de Marionnaud.  Non que ces produits soient mauvais, mais le profit qu’ils engendrent par leur vente ne sert pas le bien commun, ni les familles ; ni les petits commerçants qui triment du matin au soir ; il nous faut préférer la librairie de quartier aux livraisons sauvages d’Amazon qui ruinent des pans entiers de la libre et autonome entreprise. Bref, à moins de ne pas pouvoir faire autrement, fut-ce en dépensant quelques euros de plus, préférer les petits qui ont un nom et un visage, aux gros dont nous n’entendons que les cliquetis de la caisse enregistreuse.
         Bref, consommer moins, consommer mieux, faire vivre le tissu social de proximité et bannir le plus possible le recours à ces enseignes qui entendent uniformiser nos goûts et nos modes de vie, pour leur seul intérêt, prétextant qu’ils créent des emplois (en fait des emplois salariés, qui mettent le salarié sous la coupe de leur employeur, et les aliènent). A cet égard, je crois qu'il est nécessaire de créer des petits groupes locaux de citoyens qui signalent où trouver des produits équitables, répondant à ces exigences, aux membre de leur réseau.
         Dans le billet de demain, nous verrons comment les grandes fortunes françaises ont fait main basse sur les médias et entendent user de leur pouvoir (lequel est toujours coercitif) pour sans arrêt augmenter leur profit et se délecter de la croissance de leur emprise sur la vie politique et sociale de notre patrie. L’exemple de monsieur Patrick DRAHI et de l’élection de monsieur MACRON est assez significatif…

jeudi 20 avril 2017

20 avril 20176. Nouvelles de la Résistance. Le droit de ne pas subir ou comment lutter contre la manipulation progressiste


-
Nous poursuivons le cycle consacré à Henri HUDE. Le texte qui vous est proposé illustre à la perfection ce contre quoi il nous faut lutter, et qui s’appelle la manipulation de l’opinion. Ceci est le premier billet de ce jour. Il y en aura un second consacré à… devinez !
-
Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
-
1. LA CITATION DU JOUR.
-
"On ne défend pas efficacement les valeurs en faisant appel à l’autorité de l’État et en lui demandant d’édicter des interdictions. Cette manière de procéder ne peut pas être exclue, mais en pratique, dans le cadre d’une démocratie, elle renforce le progressisme et fait avancer sa cause beaucoup plus qu’elle ne l’entrave.
La passion sociale dominante dans une démocratie étant la liberté, il est toujours maladroit de trop invoquer l’autorité et de trop s’armer de prohibitions pour défendre les bonnes causes. Une bonne cause doit toujours être proposée comme créatrice de droits et de libertés. Ce n’est du reste pas un simple artifice rhétorique, cela correspond à une vérité profonde. C’est pourquoi il n’y a rien de déshonorant à faire usage de ce procédé rhétorique. Il peut même permettre un approfondissement de la pensée.
Car le progressisme tombe en putréfaction sitôt qu’il ne trouve pas d’autorité et d’interdiction à qui s’opposer. Il faut donc bien se garder de réclamer sa persécution. Il faut le laisser pourrir. Il faut aussi le mettre en contradiction avec lui-même, de telle sorte que sa rhétorique ne porte plus.
Pour être parfaitement précis, il vaut mieux en tout et toujours, non pas tenter de limiter directement les abus progressistes en faisant des lois qui interdisent certaines libertés abusives à certains sujets actifs qui voudraient pouvoir en user ; mais il faut limiter les abus indirectement en faisant des lois qui garantissent la liberté des sujets passifs.
La bonne tactique n’est pas : empêcher d’agir ; La bonne tactique est exiger de ne pas subir. Réclamer la création du droit de ne pas subir, voilà la démarche positive efficace en démocratie pour lutter contre les abus. C’est ainsi qu’on ne se place pas en contradiction avec la passion de la liberté. C’est peut-être aussi de cette façon qu’on peut s’élever à une morale plus complète, moins uniquement axée sur la notion d’obligation.
Cette tactique permet de contenir le progressisme et de le refouler dans certaines zones. Dès lors qu’il n’a plus pour lui l’autorité de la loi et de l’ordre moral à l’envers qu’il s’emploie à imposer partout, dès lors qu’il ne peut plus mobiliser en face d’une volonté à l’apparence répressive et moralisatrice, mais qu’il doit tolérer une affirmation éthique forte et profondément vécue, il perd contenance.
Il n’est plus que l’hédonisme médiocre dont tout homme de cœur sent combien il est méprisable. Dès qu’il ne peut plus se poser comme l’ardent défenseur de la liberté, il n’est plus que bassesse. Or il cesse de pouvoir prendre la pose quand on le laisse tomber. Contentons-nous d’opposer à sa liberté arrogante de sujet actif indéfiniment abusif, la revendication calme et convaincante du sujet passif."
Henri HUDE.
Éthique et politique. Collection "Philosophie européenne".
Chapitre XII. Liberté et justice. Section 9 : La tactique opérationnelle antiprogressiste.
Éditions Universitaires, Mame, Paris, 1992, pp. 260-261.
-
2. COMMENTAIRES.
-
On peut se demander, après toutes les manifestations qui ont eu lieu contre les lois sociétales de madame TAUBIRA, dans la mesure où il y a fort peu de chances qu’on les voit abroger, si la bonne résistance ne consisterait pas à exiger que l’on n’oblige pas les maires ou les officiers d’État-civil à marier des personnes de même sexe ; si ce droit du sujet passif était accordé, on verrait un nombre incroyable d’élus refuser de se prêter à ce que leur conscience réprouve, sans pour autant imposer au sujet actif une obligation moralisatrice. Ce choix risque fort de se présenter à nous après les élections présidentielles : nous aurons à ne pas nous laisser imposer de par la loi, et en tant que sujets passifs, des contraintes voulues par un petit nombre de sujets actifs, et puissants simplement parce qu’ils sont riches. C’est le schéma que nous propose monsieur MACRON.
Ne croyez pas, chers lecteurs, que le progressisme soit l’apanage exclusif de la gauche en ce qu’elle a d’éminemment manipulateur. Il y a des progressistes dans toutes les idéologies politiques. Le progressisme c’était aussi le nazisme, le stalinisme, le fascisme, et – on l’oublie aussi – les tenants d’une idéologie économique américaine purement nouvelle-libérale. En effet, c’est dans les 1920, en 1922 très exactement, que Walter LIPPMANN a écrit son Public opinion, ouvrage dans lequel il expliquait comment manipuler l’opinion par la propagande, c’est-à-dire par la rhétorique dévoyée. LIPPMANN y fait la théorie et l’éloge de la « fabrique du consentement ». C’est très exactement ce que les journaux français ont tenté de faire, avec un apparent succès d’après les sondages, en nous matraquant avec les photos, les propos, les ralliements de toute une série de vieux caciques, aussi vermoulus que régime qu’ils ont contribué à pourrir par leurs compromissions et leur corruption, essentiellement morale, et parfois, hélas matérielle.
Continuons de combattre la manipulation progressiste de droite comme de gauche (car le progrès est l’autre nom que donnent les élites aux lois et dispositions qui les favorisent) en exigeant de ne pas subir.
-
3. INFORMATIONS DIVERSES.
-
Un chahut réjouissant en perspective.

-
Sur la manipulation médiatique.

-
Sur le prétendu crime contre l’humanité.

-
Sur la manipulation médiatique (bis).


La déontologie du journalisme en prend un coup !
-
Sur le crépuscule des idoles progressistes.



-
Le café où l'on cause !

J'espère qu'ils parleront des jeunes lapins qui soutiennent monsieur MACRON et dont il vous est possible de voir le portrait ci-dessous. Des galopins, on vous dit !

17523425_1342300549194130_9191349467754143986_n

-
Les jeunes soutiennent Emmanuel MACRON.

Le Renouveau du macronisme ! Il y manque monsieur BAYLET qui vient d'annoncer son "ralliement"... Pour un renfort moderne, c'est un renfort moderne.
-


C7ZFpBqXgAE8dk4

-
Une remarquable photographie du Figaro : Les Yézidis à Dohouk !

NOUVEL AN. Des milliers de Yazidis ont marqué ce mercredi 19 avril leur nouvel an dans un temple du nord de l'Irak, le plus grand rassemblement de cette minorité depuis qu'elle a été prise pour cible par les djihadistes. Vêtus d'habits traditionnels, tenant des bougies et des lampes à huile, les Yazidis ont débuté leurs célébrations la veille à Dahûk, non loin de Mossoul. L'évènement est censé commémorer la création de l'univers par les anges et célébrer la nature et la fertilité.



mardi 20 septembre 2016

20 septembre 2016. Nouvelles de la Résistance. Démocratie et tradition, c'est tout un ! Non à la tyrannie

-
Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
-
1. LA CITATION DU JOUR.
-
"La tradition n’est pas autre chose que la démocratie étendue à travers le temps. […]. La tradition signifie que l’on donne un bulletin de vote à la plus obscures des classes, nos ancêtres. Elle est la démocratie des morts. La tradition refuse de se soumettre à l’oligarchie étroite et arrogante de ceux qui ne font rien de plus que se trouver en vie. Tous les démocrates protestent contre le fait que des gens soient disqualifiés par un accident, leur naissance ; la tradition proteste contre le fait que des gens soient disqualifiés par un accident, leur mort. La démocratie nous demande de ne pas négliger l’opinion de quelqu’un de bien, même si c’est notre valet ; la tradition nous demande de ne pas négliger l’opinion de quelqu’un de bien, même si c’est notre père. En tout cas, je n’arrive pas à séparer les deux idées de démocratie et de tradition ; il me semble évident qu’il s’agit d’une seule et même idée." [Gilbert Keith CHESTERTON. Orthodoxy. Chap. IV, pp. 52-53. Ignatius Press, San Francisco, sans date. Traduit par Rémi BRAGUE.)
-
2. COMMENTAIRES.
-
Il me semble que jamais l’on a démontré, avec tant de bon sens et aussi simplement, que l’actuelle et prétendue démocratie française est tout simplement une tyrannie imposée par un clan d’élites autoproclamées ― supposées détenir la vérité politique ― à l’ensemble des citoyens français. Ainsi en est-il du sinistre PEILLON et de son année zéro de l’histoire de France qui commencerait selon lui avec la Révolution (il ne précise du reste pas si le début de l’histoire est 1789 ou 1792, les États Généraux ou la Terreur), de messieurs CHIRAC et JOSPIN qui refusaient, au nom de la laïcité, que l’on inscrivît dans le Traité européen, (heureusement abandonné une première fois du temps de monsieur CHIRAC, et honteusement réintroduit par monsieur SARKOZY avec le Traité de LISBONNE) les origines chrétiennes de la France, de l’oubli des massacres de Vendée, des odieuses prétentions civilisatrices de Jules FERRY vis-à-vis de races prétendues inférieures (ce qui ne revient nullement à condamner d’un bloc le travail admirable que nos militaires, nos missionnaires, nos médecins ont réalisé en Afrique ou en Asie ; nombre d'entre eux y ont laissé leur vie ou leur santé tandis que quelques très rares grossiums, dépourvus de la moindre conscience morale exploitaient nos colonies). Nous vivons dans l’instant, sans passé, sans avenir, suspendu dans l’air raréfié des plaisirs immédiats, de la bouffe, du sexe, de l’argent et des jeux de toutes sortes.
Un ami hautement érudit (je ne l’ai jamais rencontré autrement que par des conversations électroniques) m’a convaincu que nous avons hérité de toute notre histoire, y compris de celle que je vomis (je veux dire la Révolution et le Premier Empire) et qu’il convient d’accepter d’elle ce qu’elle a eu de bon, sans perdre son sens critique. Toute généralisation est évidemment abusive ; il est entendu que notre malheureuse patrie plonge ses premières racines dans le christianisme, mais il faut lui reconnaître aussi des racines adventices dans les apports germains, celtes, et bien entendu latins (qui tous ont contribué à la formation de notre langue) : je ne le nie pas. Quant à lui reconnaître une quelconque attache à l’Islam et aux musulmans, comme le fit monsieur CHIRAC, c’est prendre ses désirs pour des réalités, oublier Charles MARTEL et la prophétie de NARBONNE. Tous ces gens veulent remodeler l’histoire au gré de leurs seuls intérêts politiques. C’est la raison pour laquelle la catastrophique carnassière, j’ai nommé la belle Najat, a détruit l’enseignement de l’histoire, devenu thématique et non plus chronologique, dans le but très déterminé de nous faire oublier d’où nous venons. Curieusement, elle, elle ne semble pas avoir renié d’où elle vient… 
-
3. INFORMATIONS DIVERSES.
-
Faisons s’écrouler l’idéologie. Du site du Salon beige.

-
Du site du Figaro : Notre héritage ? Ceux qui ne sont pas encore nés !

-
Du site du Figaro, une superbe analyse de Michel ONFRAY sur le rôle "imbécillisateur" des médias de masse.


-
Du site du Boulevard Voltaire : de l’eau dans le gaz !


-
Du site du Boulevard Voltaire : Ils veulent faire taire Eric ZEMMOUR.


C’est tout pour aujourd’hui. 
Mais, chers et rares (dans tous les sens du terme) lecteurs, dès maintenant, et avec bien d’autres de nos compatriotes, je vous invite à ne pas céder au désespoir, à refuser d’accorder le moindre crédit aux sinistres sirènes du déclin, à faire tous les efforts possibles et imaginables pour transmettre à nos enfants et à nos proches (pendant que nous le pouvons encore), cet esprit de résistance au pouvoir dissolvant qu’une poignée visible d’imbéciles bernanosiens, obéissant à des troupes secrètes et dissimulées dans l’ombre des Loges, entend faire peser sur notre patrie. Notre combat est celui de l’esprit et non celui de la force, celui de la conviction et non de la manipulation, de la connaissance et non du savoir. Sursum corda !


vendredi 29 août 2014

29 août 2014. Nouvelles de la Résistance. Echapper à la servitude...

-
Hé ! Hé ! Qu'on se le dise au fond des villages, des bourgs et des ville,

ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
-
1. Les citations du jour.
-
Elles sont toutes empruntées à René GILLOUIN
L’homme moderne bourreau de lui-même.
Le portulan, [sans mention de lieu, Paris probablement]°, 1951. 

(a) "Tel est bien, en effet, le trait sans doute le plus paradoxal de notre époque. D’autres époques ont connu la servitude, mais la nôtre est la première qu’on ait vue marcher à la servitude sous le drapeau de la liberté. Peut-être vaut-il la peine de se demander le pourquoi de ce curieux privilège." 

(b) "L’homme n’a jamais fait exactement ce qu’il voulait, sa structure et sa condition s’accordent pour le lui interdire, mais je ne crois pas qu’aucune époque ait jamais connu, entre les intentions et les réalisations, un écart aussi vaste et aussi général que le nôtre ; une époque, pourrait-on dire en exagérant à peine, qui se place d’elle-même sous le signe du mot de Guillaume II : « je n’ai pas voulu cela » ; une époque où personne n’a ni les moyens de ses fins, ni les fins de ses moyens. La marche à la servitude sous le couvert de la liberté n’est qu’un cas de cette loi, particulièrement digne d’intérêt il est vrai, puisqu’il y va pour chacun de nous, soit de sa vie, soit de ses raisons de vivre. Voici donc qu’une question nous prend à la gorge. Y a-t-il quelque chose à espérer ? Y a-t-il quelque chose à entreprendre ?"

(c) "Ainsi nous sommes tous entraînés dans un courant qui est devenu un torrent, dans un  torrent" qui est devenu une cataracte, et contre lequel, tant que durera le règne des masses falsifiées, vulgarisées, barbarisées, il serait aussi insensé de lutter que de prétendre remonter le Niagara à la nage. Mais il n’est pas toujours impossible de s’en garer ou de s’en dégager, et alors de se retirer dans ce "lieu écarté" dont parle le Misanthrope pour y cultiver, dans la solitude ou une intimité choisie, loin des propagandes grossières et de leurs mensonges infâmes, la vérité, la pureté, l’authenticité. Que des sécessions de ce genre se multiplient, qu’elles se groupent, se fédèrent, elles ne tarderont pas à polariser un nombre immense d’esprits droits et de bonnes volontés sincères, qui ont pris le siècle en horreur, mais qui ne  savent ni à qui ni à quoi se vouer. Ainsi pourraient se constituer des centres de résistance inviolables, des équipes de fabricants d’arches en vue du prochain Déluge, des groupes de reconstructeurs pour le lendemain de la catastrophe inéluctable. Qui veut faire partie de cette société de sauvetage d’un nouveau genre ? Elle débuterait petitement sans doute, mais c’est toujours petitement que débutent les grandes choses ; et il ne s’agit pas ici de quantité, mais de qualité."
-
2. Commentaires.
-
Mes lecteurs habituels conviendront que j'ai de l'esprit de suite ! 
René GILLOUIN nous dit en effet que, sous le fallacieux drapeau de la liberté, nous marchons allègrement vers la servitude. D'abord celle qu'imposent les lois, les décrets, les normes, les prescriptions, destinés à normaliser non seulement les produits et les procédures, mais encore et surtout les comportements. Ensuite celle qu'impose les médias. Un Jacques ATTALI dont j'ai écouté la prestation lamentable sur BMFTV il y a un ou deux jours, peut imaginer que monsieur MACRON (qui n'a pas 40 ans), pourrait faire un bon Président de la République, et voilà que toute la presse se fait l'écho du gourou de gôôôôche, qui, décidément, est de plus en plus insupportable. Que la presse ne cesse de nous seriner que deux personnes de même sexe puisse se marier et fonder une famille, et voilà que nombre de nos concitoyens finissent par croire que c'est juste. Autrement dit, la servitude nous est ici imposée par l'idéologie qui nous empêche de penser, et de nous instruire de ce que l'histoire des hommes nous enseigne.
René GILLOUIN nous dit ensuite que le monde est ainsi fait que l'écart va croissant entre ce qui est annoncé et ce qui est réalisé et que l'on est amené à se poser la question de fond : y a-t-il  quelque chose à espérer ou à entreprendre.
René GILLOUIN nous dit enfin que oui, qu'il nous faut pour cela pratiquer un escapisme de bon aloi, qu'il nous faut créer ces petites cellules sociales, amicales et fraternelles, dépourvues de préjugés quant à l'origine sociale de ses membres, mais décidées fermement à combattre pour ce qui est juste et vrai. Commencer petitement, certes, mais fermement, en ignorant totalement les structures vermoulues d'une administration impotente à force d'être chargée de tâches subalternes et sans rapport avec sa mission (organiser et conserver la vie, je le rappelle). Être dans ce monde sans être du monde, et montrer qu'il y a d'autres voies pour vivre que celle de la consommation, du fric et des prestations sociales.
En vous citant Etienne de LA BOETIE ou Pierre RABHI, dans des récents billets, je vous ai fait connaître des opinions absolument analogues. Or ces auteurs pensent, et ils ont vécu conformément à ce que leur pensée leur indiquait. Idem pour Lanza Del VASTO, pour Gustave THIBON, pour Marcel LEGAUT, que je vous cite très souvent aussi.
Il nous faut donc commencer, créer du lien social avec nos voisins, entretenir l'amitié, essayer de donner par sa vie l'exemple de ce nous prêchons par de bonnes paroles. Programme de sainteté donc ! Affaire à suivre.
-
3. Informations diverses.
-
Du site du Figaro, cet article :

"Réunis en université d'été, les soutiens de Hollande et de son premier ministre vont devoir affronter une opposition à l'intérieur d'un PS de plus en plus divisé.

Dans le train qui l'emmène à La Rochelle, un socialiste s'amuse en lisant son horoscope dans le journal: «Vous allez être obligé de choisir votre camp dans un conflit professionnel.» Choisir son camp, pour ou contre François Hollande et Manuel Valls, c'est bien de cela qu'il s'agira trois jours durant, à l'occasion de l'université d'été du PS qui débute vendredi à La Rochelle. Signe de la tension qui entoure ce rendez-vous, Jean-Christophe Cambadélis a d'ores et déjà lancé dansLe Mondeune mise en garde à ses camarades: «J'appelle tous les socialistes à ne pas surjouer leurs différences parce que ça mute en divergences et ça se termine en divisions.»
Mais au regard des tensions qui traversent le parti, le premier secrétaire du Parti socialiste a peu de chances d'être entendu. Car rarement le PS aura abordé ce rendez-vous traditionnel dans un climat aussi délétère. Lundi, l'expulsion d'Arnaud Montebourg et de Benoît Hamon du gouvernement avait déjà inquiété les frondeurs. Mardi, l'arrivée à Bercy de l'ancien banquier d'affaires Emmanuel Macron a renforcé leurs craintes. Et mercredi, le discours de Manuel Valls devant le Medef, ovationné debout, a achevé de les convaincre qu'il était plus que temps de sonner la charge contre ce premier ministre déterminé à leur faire «ingurgiter de force sa potion sociale-libérale».
Face aux frondeurs, les soutiens de François Hollande et de Manuel Valls s'organisent. Jeudi, 200 députés socialistes, sur 290, ont signé une tribune de soutien au chef de l'État dans laquelle ils demandent aux frondeurs de se montrer «pleinement responsables de l'intérêt général de la gauche et du pays»."
-
Le salon beige et la Manif pour tous communiquent par cette vidéo. 


Préparons-nous à manifester le 5 octobre, soit à PARIS soit à BORDEAUX, notre opposition absolue et à mesdames Christiane TAUBIRA et Najat VALLAUD-BELKACEM (ces dames d'abord) et à leurs mentors (ces messieurs enfin, in cauda venenum !) messieurs HOLLANDE et VALLS (dit Menton-Pointu).

Ne mélangeons pas, du reste, les genres. Il semble bien que les mesures économiques et le subit amour dont monsieur VALLS fait preuve pour les entreprises vont dans le bon sens. Mais pas les mesures sociétales, dont le seul but n'est ni la justice ni la vérité, mais la volonté absolue de diviser une opposition lamentable dont les ténors sont incapables de nous dire ce qu'ils feront des lois TAUBIRA ou de l'enseignement de l'ABCD de l'égalité. Ces imbéciles (bernanosiens) ministériels espèrent ainsi aux prochaines élections présidentielles faire passer monsieur HOLLANDE ou un socialiste en deuxième position derrière Marine LE PEN afin d'assurer une triomphale réélection d'un homme nullissime. Je serais eux, je ferai très attention. L'état de décomposition de la gauche socialiste est assez avancé et le congrès de la Rochelle s'annonce mouvementé !







mercredi 5 février 2014

Nouvelles de la Résistance : qu'est-ce que la barbarie ?

-
Et bien entendu, notre devise introductive :

Non, non et non ! Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai : c'est la lâcheté

-
1. La citation du jour.

La citation du jour est emprunté à une contribution de Paul MIRAUT "Civilisation et barbarie dans une perspective thomiste" pour un ouvrage collectif intitulé : Barbares et civilisés dans l'antiquité. (Collection Kubaba N°VII. L'Harmattan, Paris, 2007). Voici comment Paul MIRAUT définit l'état politique d'une cité ou d'une nation barbare (mot que je n'aime guère) :

"La barbarie consiste en un déchirement du lien social et renvoie chacun à ses seules forces individuelles dans une cité qui n'est plus un corps mais une juxtaposition arithmétique".
-
2. Commentaires.

J'affirme très haut que la politique socialiste ou plus exactement la politique prétendue moderniste et amie du progrès est une politique de retour à la barbarie. J'affirme en second lieu que La Manif Pour Tous dans la diversité de ses composantes, dans la variété sociale, familiale, générationnelle des manifestants est une véritable expression du lien social, des interactions entre les personnes et les citoyens d'une même cité. Jamais je n'avais discuté que le 2 février avec autant de gens que je ne connaissais pas, sur un mode aussi amical et confiant.
Quand pour satisfaire un lobby ultra-minoritaire, le mouvement LGBT, on prend une loi qui offense le sens commun, insulte la nature, fait table rase de l'expérience multiséculaire de l'humanité, et qu'ainsi on en arrive à provoquer une déchirure absolument irréparable dans le corps politique, on est un barbare. Quand on veut empêcher les corps intermédiaires de remplir leur mission, quand on ne voit pas que la famille - la dernière valeur refuge selon tous les sondages sociologiques faits sur le sujet - est le fondement même de l'harmonie sociale, on est un barbare. Quand un sénateur, madame Laurence ROSSIGNOL pour ne point la nommer, affirme que l'enfant n'appartient pas à ses parents mais à l'état, elle exprime un retour à l'état de barbarie totalitaire : on voit derrière ce propos se profiler les jeunesses hitlériennes, les pionniers de STALINE ou les gardes rouges de MAO. Et ça n'était pas joli joli !
Nous devons nous mobiliser contre ces barbares. Je ne puis plus rentrer dans les Conseils de Parents d'élèves car il y a belle heurette que mes enfants n'usent plus leur fond de culotte sur les bancs de l'école, mais vous, vous pouvez le faire si vous avez encore des têtes blondes, brunes ou noires qui le font. Vous pouvez, comme vous le demande madame Farida BELGHOUL, retirer (en primaire) vos enfants de l'école un jour par semaine. Si vous n'êtes pas nombreux, certes, l'état-fasciste de monsieur PEILLON tentera de vous broyer ; si vous êtes nombreux, il ne pourra rien. Nous pouvons organiser, par rotation dans nos familles, des études dirigées de petits groupes (3 à 5), dans nos maisons, nos appartements, en faisant tourner les responsables pour mettre les choses au point et démontrer la folie de certains enseignements. Consacrer deux heures de son temps à combattre les barbares, c'est faire oeuvre de salubrité publique. Nous pouvons écrire aux recteurs, aux principaux de Collège, aux Proviseurs, aux professeurs, à nos députés. Pour cela, puisque nous savons ce qu'il en est, il nous faut simplement ne pas être lâches.

Je salue de nouveau mes très nombreux lecteurs allemands ou vivant en Allemagne.

Et désormais je vous donnerai tous les jours les statistiques : hier il y a eu 917 pages visitées. Essayons de battre ce record, pas pour ma gloriole, mais pour la justesse de notre combat à tous : que nous soyons croyants convaincus, athées, agnostiques, sceptiques et même anti-religieux, nous pouvons refuser la barbarie, laquelle consiste à déchirer le lien social au profit de quelques clans.
-
3. Infos sur la résistance (via le Salon beige).

La Manif Pour Tous à Lyon : complément.



Interview d'Hervé MARITON sur BFMTV : vidéo

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=EMlN_OTPogo
-




dimanche 5 janvier 2014

Clarification dans les actes de Résistance : deuxième billet du 5 janvier 2014

-
Dans la mesure où circulent sur les réseaux sociaux toutes sortes de fausses nouvelles et de controverses, je me suis efforcé de clarifier la nature et les buts des quatre mouvements qui, chacun selon son charisme, invite à exprimer son opinion dans l'espace public, en invitant à manifester ou à se rassembler (pour ce qui est des Veilleurs).

Le 19 janvier, il y a la Marche pour la Vie. Il s'agit d'exprimer au cours de cette marche l'opposition d'un grand nombre de Français aux initiatives du Gouvernement en matière de réglementation du droit à la vie ou à la mort. Plutôt que de se perdre dans le dédales des systèmes d'idées (du genre "mon corps est à moi" ce qui scientifiquement est faux), tous plus utopiques les uns que les autres, on pourrait peut-être, avec bon sens, indiquer qu'il y a d'autres moyens que l'avortement pour éviter des naissances non désirées, des moyens qui, selon le degré d'héroïcité des personnes, sont de nature très variable. On peut simplement souligner que toutes les lois défendue si maladroitement par mesdames BERTINOTTI ou VALLAUD-BELKACEM tendent à réduire l'acte sexuel à son seul aspect génital et hédoniste, le plaisir pour le plaisir, en évitant de faire réfléchir ceux qui s'y engagent à la portée de leur acte. C'est l'animalité incandescente qui est ainsi célébrée. On a les chefs que l'on mérite. Pour ce qui est de l'euthanasie ou du suicide assisté, là encore on est dans la subjectivité pure. Car le plus souvent, c'est l'entourage d'un patient qui souffre, qui ne supporte pas la vue de cette souffrance, ou c'est encore l'intérêt pour l'héritage. Or il existe des services de soins palliatifs, et j'en ai moi-même vus à STRASBOURG, qui savent prendre en charge la douleur et aider les patients à quitter ce monde, dans la paix et l'accueil du mystère de la mort. Les personnes très malades qui désirent mettre fin à leurs jours sont excessivement rares. Et s'il en est, c'est bien souvent le regard des autres sur leur pauvre corps souffrant ou déformé, qui les poussent à se mépriser au point de vouloir mourir. Il en reste certes un tout petit nombre qui désire utiliser leur libre-arbitre pour partir. Ils n'ont pas besoin des autres pour le faire. Encore une fois, cette loi est faite pour le petit nombre.

Le 26 janvier, il y a le Jour de Colère. Cette manifestation poursuit clairement des buts politiques. Il s'agit de combattre des mesures économiques inefficaces, de réclamer de vrais économies dans les dépenses publiques, de libérer les créateurs de richesse, surtout les petites entreprises et les PME, du carcan administratif, réglementaire et tatillon dans lequel on emprisonne leur activité. (La dernière initiative en date consiste à décider à la place des chefs d'entreprise le temps minimum exigé pour des emplois à temps partiel. Vous avez besoin d'un aide pendant 20 heures ? Impossible, vous devrez le prendre au moins pendant 24 heures. Il faut vraiment être un imbécile pour penser que cette mesure va créer des emplois !) Ne parlons pas de l'éco-, de l'aqua- et de l'équi- taxe, de l'augmentation de la TVA, tellement combattue par monsieur HOLLANDE du temps du Président SARKOZY, des 84 taxes socialistes nouvelles, de la déclaration séparée de revenus que devraient faire bientôt les conjoints (ce qui est une proposition destinée entre autre à apurer la situation fiscale de monsieur HOLLANDE et de madame TRIERWEILER, un président qui n'aura pas, malgré son concubinage notoire, à faire une déclaration commune avec sa compagne). Bref, ces gens poursuivent une chimère ; il se peut qu'ils soient de bonne foi, mais alors qu'ils aillent au bout de leurs idées : il faut quitter l'Europe, reprendre la mains sur la monnaie, restaurer les frontières et les droits de douane, lutter contre la mondialisation, nationaliser les grandes compagnies internationales du genre TOTAL qui ne payent pas ses impôts chez nous (ou presque pas). Le but du Jour de Colère est bien de faire comprendre le ras-le-bol des Français. Je ne suis pas certain que tous les manifestants poursuivront les mêmes fins. Mais plus il y en aura, et plus le colosse aux pieds d'argile risque d'être frappé par la pierre qui roulera du haut de la montagne.

Le 2 février, La Manif Pour Tous organise une nouvelle manifestation nationale, pour défendre la famille. Ses responsables ont été vivement pris à partie par les responsables du Jour de Colère, parce qu'ils ne voulaient pas se joindre à eux. Ils ont raison. Car l'objectif de leur manifestation dépasse largement la sphère politique : elle touche à l'idée que nombre de nos compatriotes se font de leur patrie, de la société, de la famille comme socle de cette société. Nous ne voulons pas que des irresponsables socialistes nous imposent leur système. C'est aussi clair que ça. Il me semble que nous devons maintenant inviter les magistrats, les maires, les gendarmes, les policiers, tous ceux à qui la patrie a délégué le pouvoir de faire, de réprimer, de juger, à désobéir à ce Gouvernement. Il n'existe que parce qu'il y a des gens qui lui obéissent. Bien entendu, le dit Gouvernement s'arrange pour que les fonctionnaires d'autorité et les magistrats trouvent leur intérêt personnel dans cette obéissance servile : promotion, nomination, décoration, etc. Mais cela n'a qu'un temps, car il en est qui pensent parmi eux, et voient plus loin que le bout de leur nez.

Il y a enfin les Veilleurs. De mon point de vue, c'est de loin le mouvement le plus profondément subversif de cet ordre inique installé par les Socialistes. Monsieur VALLS ne s'y trompe pas qui envoie les gendarmes ou les CRS pour bloquer, embarquer, menacer les Veilleurs. Monsieur VALLS aura valsé avant que ce mouvement ne meurt. Ce dernier est porté en effet par une admirable jeunesse, dépourvue de tout désir de violence, mais certaine que le champ politique ne doit pas être laissé libre à des professionnels. Elle veut, cette jeunesse, faire de la politique dans le meilleur sens du terme : réappropriation des lieux publics, culture, fraternité, chants, art, rien n'échappe à son regard aigu. Les Veilleurs ne se joignent pas au Jour de Colère, car tel n'est pas leur objectif. Ils travaillent sur le long terme. Et je les approuve, en tant que Veilleurs un peu cacochyme, certes, mais encore capable de faire du kilomètre à pied, la nuit, dans PARIS (avec Antoine, bien sûr) !

Pour terminer et en un clin d'oeil taquin, cette photo :





mercredi 1 janvier 2014

Voeux

-
Je souhaite à mes lecteurs fidèles ou occasionnels ainsi qu'à leur famille et à leur proche, une belle, bonne et sainte année.  S'il en est parmi eux qui se disent disciples de JESUS, je leur dis, comme je me dis à moi-même qu'il est nécessaire de vivre de plus en plus saintement, pour devenir de vivants témoignages. Dans la situation de notre patrie, dans l'état de délabrement de la morale publique, dans les attaques incessantes portées contre les familles, nous devons rester fermes dans le foi, dans l'espérance et chose sans doute plus difficile dans la charité surtout à l'égard de ceux qui nous aiment tellement qu'ils nous étouffent de leurs initiatives prétendues libératrices et qu'ils font mourir notre patrie.

Parmi les voeux que je forme pour mon pays, il en est un qui me tient à coeur, celui du changement de cap de nos dirigeants (peu probable), ou de leur départ devant la colère de leurs concitoyens. Rien ne peut se faire dans le violence, mais tout peut se faire dans la force et dans la légalité (ou ce qu'il en reste !). Agir comme s'ils n'existaient pas, et surtout créer les moyens de faire échapper nos enfants à l'influence perverse de l'éducation nationale (notamment dans ses tentatives de dévoyer leur sexualité) en créant des institutions hors contrat, soustraites à l'influence des recteurs et de leurs serviteurs : il faut pour cela que les plus riches acceptent de payer pour les moins fortunés : cela s'appelle la péréquation, forme suprême du partage qu'ont illustré en leur temps les premiers chrétiens de Jérusalem. Il faut que des enseignants chevronnés et qui n'exercent plus, acceptent de donner des cours bénévolement. Ainsi que je l'ai dit, je suis personnellement tout disposé à le faire pour les sciences naturelles (biologie cellulaire, microbiologie, immunologie) et je connais des collègues qui ne manqueraient pas d'aider si on le leur demandait. Oui, agir comme s'ils n'existaient pas, ne pas écouter leur discours, leur interview, se masser sur leur passage, mais rester silencieux, immobiles et même leur tourner le dos. La vraie vie est ailleurs ; elle n'est pas entre les mains de l'Etat. L'espace public n'appartient pas à Manuel GAZ ni à monsieur BOUCAUT, mais à tous les Français. Agir comme s'ils n'existaient pas en créant des institutions parallèles qui soient de véritables corps intermédiaires. Agir auprès des forces de l'ordre sans injures ni provocations, mais en dialoguant, en leur faisant comprendre que lorsque l'on manifeste ou que l'on veille, c'est leur avenir même que l'on défend et celui de leurs enfants. Créer des associations professionnelles qui échappent aux syndicats, faire des élections parallèles pour élire un gouvernement fantôme et une chambre des citoyens. Sortir enfin de ces carcans de la fausse démocratie, de cette représentativité qui consiste à remettre nos vies entre les mains d'incapables, de pervers, de menteurs quand ils ne sont pas concussionnaires ou coupables de forfaiture et qu'il appellent démocratie.

Entendons-nous bien. Il ne s'agit pas de nier qu'il existe des élites et des hommes et femmes supérieurs qui méritent notre confiance, y compris d'ailleurs et peut-être parmi ceux qui observent, impuissants, la glissade de notre patrie vers l'abîme. Nous en connaissons. Il faut les solliciter, commencer petitement, et se moquer éperdument de ce que disent les ministres, les députés, les sénateurs, le président, les préfets, etc. Ils ne représentent plus qu'eux-mêmes et le système qui les fait vivre. Nous n'en voulons plus. Et en cette aube de 2014, le temps du changement a commencé.

dimanche 22 décembre 2013

Nouvelles de la Résistance : Bernanos et l'Europe ; dehors les imbéciles et les tyrans

-
Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.


Désormais je m'efforcerai de diviser mes billets en trois parties : (a) une citation éclairante ; (b) un commentaire personnel ; (c) des nouvelles que je puiserai dans divers sites dont celui du Salon beige demeure le plus productif et le plus emblématique.
-
1. La citation du jour.

Je parle si souvent des imbéciles bernanosiens (dont j'ai donné ici la définition à deux ou trois reprises) que je m'en voudrais de ne pas continuer à vous faire part des pensées d'un écrivain que je considère comme l'un des plus accomplis du XXe siècle. Une fois encore, j'emprunte à ce livre noir de pessimisme, brûlant d'espérance, traversé de fulgurance prophétique que sont les Grands cimetières sous la lune, la citation que voici.

"Dans ma jeunesse, les prélats ou les académiciens libéraux ripostaient à toute objection : 'La Démocratie coule à plein bord'. C'est maintenant qu'elle coule. Et vous coulez avec. Nous vous regardons couler. Il n'y a peut-être plus de légitimité dans le monde à laquelle, selon la magnanime expression des aïeux, je puisse espérer 'faire son droit'. Mais on ne me fera tout de même pas témoigner pour une exploitation cynique, goguenarde des Principes ou des princes que je ne sais plus servir. La chrétienté a fait l'Europe. La chrétienté est morte. L'Europe va crever, quoi de plus simple ? (La chose me paraît évidente ; il est temps pour nous de quitter ce radeau pourri de corruption, de combines, de lobbies). La Démocratie sociale a exploité l'idée de justice, et n'a tenu aucune de ses promesses, sinon celle du service militaire obligatoire (ce texte a été publié en 1938) et de la nation armée. La démocratie (je respecte strictement l'orthographe ; ici le d est en minuscule), l'idée de droit. La démocratie impérialiste dissipe aujourd'hui à pleines mains l'idée de grandeur. La démocratie guerrière (Afrique) mobilise les enfants de sept ans, prostitue l'héroïsme et l'honneur (Inutile d'énumérer les pays sois-disant démocratique qui prostituent l'honneur à coup de bombes à fragmentation, brûlent des villages entiers, pillent et violent, toujours au nom des Grands Principes). Les démocraties autoritaires (la nôtre sans aucun doute) entraîneront demain avec elles jusqu'au souvenir de ce qui fut la libre Monarchie chrétienne."

Et plus loin :

"Rien n'est perdu. Car je dois vous dire le fond de ma pensée. Je crois à la guerre sainte, je crois inévitable, dans un monde saturé de mensonge, la révolte des derniers hommes libres. Le mot de guerre sainte de me convient d'ailleurs qu'à demi : les vrais saints font rarement la guerre, et quant aux autres - je veux dire ceux qui se flattent de l'être - Dieu me préserve d'affronter ma dernière chance au milieu de tels compagnons. Je crois à la guerre des hommes libres, à la guerre des hommes de bonne volonté. 'Qu'est-ce que c'est que ça, direz-vous ; qu'est-ce c'est que ces bêtes là ?' J'appellerais volontiers hommes libres les gens qui ne demanderaient pas mieux que de vivre et mourir tranquilles, mais qui reprochent à votre civilisation colossale de bluffer la vie et la mort, d'en faire un objet de risée."
-
2. Les commentaires.

Quand on voit comment les imbéciles réunis que furent messieurs CHIRAC et JOSPIN ont fait le mauvais choix (ils refusèrent d'inclure dans le traité constitutionnel européen les origines chrétiennes de l'Europe), quand on voit que ce refus a parachevé la mort de l'Europe (et bien des citoyens dont votre serviteur n'ont pas voté pour ce traité à cause de ce refus de reconnaître notre origine), quand on voit comment les Najat VALLAUD-BELKACEM, les Femmens, les LGBT, les promoteurs de l'euthanasie (en France, en Belgique - qui vient de légaliser l'euthanasie des enfants - ou ailleurs), ou encore les promoteurs de l'avortement, jouent de la vie et de la mort des hommes, on ne peut être que stupéfié de la prophétique pénétration d'esprit de Georges BERNANOS. Mais il y a encore des hommes libres en France. Et ils vont faire connaître à ces terroristes aux petits pieds que forme la collection de parlementaires socialistes aidée de quelques membres de la soi-disant opposition, leur manière de penser. Cette République ne représente plus rien, sauf la défense de castes de prébendiers. De démocratie, il n'y en a jamais eu en France depuis la Révolution, jamais. Et si les inégalités sociales de l'ancien Régime devaient être combattues, j'affirme que les libertés individuelles et celles des corps intermédiaires étaient infiniment plus respectées en ce temps-là qu'aujourd'hui. Le pompon du terrorisme est le socialisme qui refuse aux personnes le droit à l'objection de conscience. Les hommes libres doivent refuser d'obéir à des lois iniques et c'est un appel aux maires qu'il faut lancer pour qu'ils refusent le mariage homosexuel. Les hommes libres doivent soustraire leurs enfants aux influences délétères de l'Education Nationale; ils le peuvent en créant des établissements hors contrat où du personnel qualifié enseignera, ne serait-ce que bénévolement, ce qui est conforme à la droite raison. S'il le faut, il sera nécessaire de créer, comme en Angleterre, une sorte de Cabinet fantôme, hors des circuits parlementaires nauséabonds, Un Cabinet constitué d'hommes et de femmes libres, choisis par élection, en dehors de tous partis. Car ce n'est pas le pouvoir qui doit les intéresser, c'est le bien commun. Et c'est à eux que nous obéirons, quitte à rendre compte de notre choix devant ce qu'ils appellent "La Justice". La Justice ? Mon oeil ! Les DUTARTRE et la condamnation de Nicolas BUSS, les MARTRE et son mur des cons, les TAUBIRA, et les passe-droit accordés aux amis sulfureux (Médiapart, l'Humanité) ? les juges GENTIL (Bordeaux) et ses apparents conflits d'intérêt ? C'est ça la justice ? Nous n'avons rien à faire de cette justice-là. Nous pouvons la subir, et il faut être prêt à le faire. Quant à y adhérer, qu'ils ne comptent pas sur nous. 

3. Quelques phénomènes de résistance.

La place Vendôme, éphémère Bethléem. (Salon beige)

Des Sentinelles, voulant sans doute participer au concours du Salon beige dans la catégorie "crèches publiques", ont disposé des santons cette nuit sur la place Vendôme, afin que la Bonne Nouvelle arrive jusqu'au ministère de la Justice :


Le ravi est là, commente le Salon beige : (personnellement je n'aurais pas mis ce portrait ; il n'ajoute rien à la force du témoignage, mais puisqu'il y était, je vous le montre).


La police ne tarde pas à arriver. Les santons seront-ils accusés d'entorse à la laïcité ou de manifestation non déclarée ? On attend le contrôle d'identité.


Sur TWitter, relayé par le Salon beige.

Rappels :

(a) 26 janvier : Le jour de colère.
(b) 19 janvier : Marche pour la vie. Rendez-vous à 14 h 30 Place Denfert-Rochereau.
(c) Sites intéressants de réinformation
Salon beige
Polemia
Dreuz
Rouge et Noir
Boulevard Voltaire
Nouvelles de France
Observatoire de la christianophobie
Riposte catholique
Minurne
Et divers sites russes (en français) de réinformation.


mercredi 11 septembre 2013

Nouvelles de la Résistance : comment lutter contre l'idéologie socialo-libertaire ? Idées de la Manif pour tous. Premier billet du 12 septembre 2013

-
Chers amis lecteurs, je m'absente pendant deux jours pour des raisons professionnelles. Je publie donc ce soir le billet de demain. Voici un article que je trouve fort bien fait et qui expose les raisons que nous avons de rentrer en résistance absolue contre ce gouvernement et son chef. Je l'ai trouvé sur un site internet. Il s'agit d'un exposé des motifs, présenté par les responsables de la Manif pour tous. Je ne pourrai hélas me rendre à l'Université de cette organisation, et je le regrette. Mais je continuerai d'être à ses côtés. Les idéologues qui nous gouvernent doivent bien être conscients que JAMAIS nous ne céderons à leur totalitarisme. JAMAIS, JAMAIS, JAMAIS. Loin de nous avoir abattus, ils nous ont contraints à réfléchir, à partager, à prier (pour ceux qui le veulent ou le peuvent) pour notre patrie et AUSSI pour nos eux (je sais, c'est très difficile, mais c'est une obligation non moins absolue). Je vois autour de moi se lever des cohortes de jeunes, bien dans leurs baskets, faits comme les autres jeunes (je pense que je n'ai pas besoin de préciser : ce ne sont pas des culs coincés, simplement, ils se respectent et respectent l'autre), mais qui sont ancrés dans la foi au nom de JESUS sauveur. Il va y avoir des surprises, des bonnes surprises dans les années qui viennent. N'oublions jamais ce que le Maître a dit : "J'ai vu Satan tomber comme l'éclair". Et il a déjà perdu. Voici l'article :
-
"La rentrée sociale sera-t-elle aussi la rentrée de la société civile ? Les universités d’été, marches, séminaires de rentrée et autres, ont eu le mérite de prolonger l’engagement militant des dix derniers mois par une réflexion qui a soutenu et poursuivi le combat commencé dans la rue contre le projet Taubira. La Manif pour tous organise son propre rassemblement de rentrée les 14 et 15 septembre. C’est un événement important pour toutes les composantes de la société civile engagées dans l’actuelle bataille idéologique. Il comporte au moins trois enjeux.
« Le projet du gouvernement est un projet idéologique, qui porte en germe un bouleversement complet de l’ordre social, pour créer un homme nouveau. »

Le premier enjeu est celui de la bataille des idées. La première année de la présidence de François Hollande a révélé la vraie nature de son projet politique, qui est idéologique. Depuis la fondation de la SFIO en 1905 en tant que membre de l’Internationale fondée par Marx et Engels quelques années plus tôt, les socialistes n’ont jamais renoncé à transformer la société. La nouveauté du projet de François Hollande consiste en ce qu’il vise un changement de société dans un sens ultra-libéral, mais conduit selon la logique radicale et autoritaire propre aux socialistes, qui n’ont jamais guéri de leur marxisme originel. Le projet du gouvernement est donc un projet idéologique, qui porte en germe un bouleversement complet de l’ordre social, pour créer un homme nouveau. Rien de neuf dans cette utopie prométhéenne, sauf la nature obscure du changement en cours. Celui-ci s’inscrit dans le sens profond de l’idéologie libérale-libertaire, qui ne se confond pas avec la liberté d’entreprise et le refus d’un étatisme stérilisant, mais s’enracine dans une conception philosophique selon laquelle tous les désirs individuels doivent pouvoir trouver une réponse selon la loi de l’offre et de la demande. La revendication au mariage et à l’adoption homosexuelle est l’ultime avatar de cette philosophie. Elle rejoint là le projet socialiste de transformer le réel, au nom d’une volonté d’émancipation qui refuse même les limites fixées par la nature des choses.
« Puisse l’université d’été de la Manif pour tous jeter des ponts avec les forces morales et militantes déjà engagées dans la bataille des idées. »
Cette double caractéristique du projet de François Hollande : considérer que tout désir individuel doit être solvable au sens du libéralisme, et que tout héritage doit être déconstruit au nom du socialisme, représente pour notre pays et notre société la somme de tous les dangers. Tout l’enjeu de la bataille des idées qui s’ouvre est de dévoiler, de dénoncer et de détruire ce projet. C’est la tâche urgente à laquelle doivent se consacrer toutes les forces de la société civile engagées contre la loi Taubira. La Manif pour tous a révélée de janvier à mai 2013 son excellence dans la bataille de la communication, des symboles et de la mobilisation. Puisse son université d’été jeter des ponts avec les forces morales et militantes déjà engagées dans la bataille des idées. Le gender est une idéologie redoutable, peut-être la plus dangereuse que la France ait eu à affronter, parce qu’elle porte en germe la fin de l’humanité. Elle nécessite pour la combattre une armature intellectuelle solide. La bataille des idées est la première priorité.
 
 « L’idéologie du genre a pour caractéristique de s’être infiltrée au cœur même de la République, comme en 1933 une autre idéologie s’était emparée de l’appareil d’État en Allemagne, avec les conséquences que l’on connait. »

Le deuxième enjeu de l’université d’été de la Manif pour tous est d’organiser ses forces pour la nouvelle bataille politique que doit livrer la société civile, après la défaite tactique que représentent le vote et la promulgation de la loi Taubira. L’idéologie du genre a pour caractéristique de s’être infiltrée au cœur même de la République, comme en 1933 une autre idéologie s’était emparée de l’appareil d’État en Allemagne, avec les conséquences que l’on connait. On constate tous les jours son extension : hier contre l’institution du mariage et le droit des enfants à avoir un père et une mère, aujourd’hui dans l’enseignement obligatoire du gender à l’école, demain dans la PMA et la GPA. Rien n’échappe à son projet totalitaire : de la réduction de l’embryon humain à la dimension de simple matière première biologique à l’euthanasie légalisée des vieillards et des malades, il n’y a qu’une différence de degré, pas de nature. Ces deux pratiques relèvent d’une même vision de l’homme comme simple variable marchande au profit d’un utilitarisme social hégémonique. La nouveauté du combat politique à mener tient à l’étendue du front idéologique tenu par l’adversaire. Celui-ci transcende tous les partis, déborde toutes les positions politiques traditionnelles : le gender a des partisans dans les formations politiques de droite comme de gauche. L’opposition actuelle n’est en rien un rempart contre cette idéologie, elle n’en est qu’un auxiliaire.
« Les conceptions de type « bolchevique » d’une avant-garde éclairée qui décide en solitaire et impose ses mots d’ordre n’auront plus jamais l’efficacité d’un réseau foisonnant, obéissant à une logique floue mais animé par une dynamique centrifuge. »
 
Il est aujourd’hui indispensable de dépasser le vieux clivage « droite-gauche » devenu totalement inopérant pour lui substituer un nouveau marqueur politique, qui distingue le parti de la dignité de l’homme du camp de la dissolution de l’humanité. Cette distinction essentielle s’est manifestée en juin dernier avec la création du Forum civique de l’espérance, une initiative ouverte à de nombreuses convergences, que des forces vives du combat anti-idéologique ont rejointe comme le Printemps français, le Camping pour tous, Prisonniers politiques ou le Cercle des avocats contre la répression policière. Il reste un outil à parfaire, sans exclusive avec d’autres initiatives touchant à l’écologie humaine par exemple, mais de manière complémentaire. Dans la bataille politique qui s’ouvre, il existe une pluralité d’options mais il doit y avoir une unité de vision. Pour que celle-ci s’établisse, un espace de dialogue comme le Forum civique est indispensable. La grande nouveauté de la situation présente est qu’il faut à la fois inventer un avenir politique pour notre pays et en même temps découvrir la voie pour y parvenir. Les conceptions de type « bolchevique » d’une avant-garde éclairée qui décide en solitaire et impose ses mots d’ordre n’auront plus jamais l’efficacité d’un réseau foisonnant, obéissant à une logique floue mais animé par une dynamique centrifuge. Il faut redonner toute sa vitalité à la société civile, pour qu’elle prenne partout son autonomie par rapport aux institutions sous le contrôle du pouvoir idéologique : il faut des écoles indépendantes, des associations de parents d’élèves pour la liberté d’opinion, des groupements de soignants et de patients, des mouvements de consommateurs ou de contribuables, des associations de justiciables, des médias libres, etc. Les tentations hégémoniques doivent s’effacer derrière la recherche du bien commun. La bataille politique passe par une indispensable libération de la société civile.
 « Partout, la résistance doit se manifester. »
 Le troisième enjeu, enfin, est d’impulser la résistance à l’idéologie dominante. L’utilisation du terme de résistance a été récusée violemment par François Hollande en juin dernier, se faisant ainsi le premier flic de France de la police de la pensée au service du gender. C’est ici que se trouve le défaut de sa cuirasse. Il n’existe aucune victoire idéologique possible face à une résistance idéologique déterminée. Le mouvement impulsé par la Manif pour tous contre la loi Taubira fut le premier acte de cette résistance. Elle s’est poursuivie cet été par l’opposition héroïque de maires à l’injonction d’agir contre leur conscience et contre la loi naturelle, et qui ont refusé de célébrer des « mariages » homosexuels. Il a fallu toute la force totalitaire du régime pour faire appliquer sa loi idéologique. Elle se prolonge en cette rentrée scolaire par la mise en place dans les écoles de « groupes de vigilance » anti-idéologiques au sein des associations de parents d’élèves. Partout, la résistance doit se manifester. Elle dispose pour cela d’une arme puissante : l’exercice de sa défiance politique par l’insoumission aux lois injustes, qui ne peuvent obliger en conscience, comme le rappelait le Pape Jean-Paul II à propos des lois de mort. Adresser un défi politique au pouvoir consiste à user du « pouvoir de préjudice » du citoyen à l’égard des symboles et des institutions idéologiques. Cela pourra se traduire lors des prochaines échéances électorales par l’établissement de « listes noires » au niveau local, ou par la promotion d’un vote alternatif au niveau européen si les circonstances le permettent. En dehors du champ de la compétition électorale, tous les autres espaces du champ de bataille idéologique doivent également être investis, sur le mode de l’infiltration et de la guérilla. Il s’agit de susciter partout des pratiques de libération qui préfigurent la liberté à laquelle nous aspirons : le refus d’être complice de l’idéologie au nom d’une instance supérieure à toutes les autres qui se nomme la conscience. Le troisième enjeu de l’université d’été de la Manif pour tous est de lancer cette insurrection des consciences. Il est des circonstances où la désobéissance est un devoir. Notre résistance est à ce prix. Notre victoire aussi.

« Entre le pouvoir idéologique et l’entrée en résistance des citoyens, il n’existe pas d’échappatoire. La Manif pour tous doit choisir. »
La Manif pour tous a une responsabilité historique. Elle ne peut se tromper de combat, ni sur la bataille des idées face à l’idéologie du genre, ni sur la bataille politique de libération de la société civile, ni sur la résistance des consciences contre les injonctions à obéir aux lois iniques. Entre le pouvoir idéologique et l’entrée en résistance des citoyens, il n’existe pas d’échappatoire. La Manif pour tous doit choisir."
-
Eh bien, je suis d'accord. si mon modeste Blog peut servir à ça, tant mieux. Que l'on me comprenne bien. Je trouve normal de payer des impôts même si la note est devenue TRES SALEE, je trouve indispensable d'être fraternels, et solidaires des exclus, car je serais un menteur si je ne mettais pas en œuvre cette injonction ultime de JESUS. Mais JESUS a dit aussi qu'il fallait rendre à Dieu ce qui est à Dieu, et à César ce qui est à César. Et notre conscience ainsi que nos âmes n'appartiennent ni à monsieur HOLLANDE, ni au Grand Orient, ni au PS (ni à l'UMP ou à d'autres partis politiques), ni à madame TAUBIRA, ni à l'Assemblée qui se prétend nationale.
-