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dimanche 15 septembre 2013

Les raisons de la Résistance

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Les bien-pensants des médias n'ont jamais cherché à comprendre les raisons d'une résistance chaque jour plus forte aux initiatives du pouvoir, et d'une répulsion invincible de nombre de Français à l'égard du personnel politique socialiste. Beaucoup de journalistes sont dans l'immédiateté, dans le sentiment exaltant de participer à l'inauguration d'une ère nouvelle pour l'humanité, dans l'exultation d'un succès de leur moi, bref dans la posture d'une très fragile baudruche.
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Il me semble en réalité que les hommes se partagent entre deux opinions (avec toutes sortes de nuances, bien sûr) quant au statut de l'Homme dans la nature et l'univers et que ce "départ" est précisément la raison de la résistance.
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Pour l'idéologie socialiste contemporaine, nourrie des philosophies de la déconstruction qui, je l'ai déjà dit, ont ouvert la porte au constructivisme, l'homme se construit lui-même. D'où la farouche volonté de Vincent PEILLON, d'où sa rage à vouloir arracher l'enfant à toutes déterminations, sociales, religieuses, ethniques, familiales etc. Mais si cette manière de voir est exacte et fonde selon lui la liberté, une fois arraché à toute ces déterminations, à partir de quels matériaux l'enfant va-t-il se construire ? Et c'est là  qu'intervient la substitution des anciennes déterminations qu'il convient d'anéantir, par de nouvelles déterminations purement idéologiques : le gender, l'équivalence de l'homosexualité et de l'hétérosexualité, l'euthanasie, etc. En vérité, il y a dans cette démarche une manipulation insupportable. Et ce qu'avec justesse, des historiens, des philosophes, des anthropologues ont reproché aux clercs de l'Ancien Régime, à savoir leur volonté d'imposer à la société des hommes, des manières de penser et de vivre, de l'extérieur de la personne, sans faire appel à la conscience et à la liberté, monsieur PEILLON et ses frères maçons veulent le reproduire en utilisant l'école. Il s'agit d'une imposture, d'une manipulation et d'un mensonge, en raison du secret qui entoure ces initiatives.
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Pour d'autres courants de pensée, l'homme ne se construit pas lui-même. Quoi qu'il fasse, il n'échappe pas à ses limites physiques, psychiques, intellectuelles ; l'homme se sait limité ; il ne se croit ni omniscient, ni omnipotent en tant que personne, et il n'attribue pas ces qualités à l'espèce humaine prise dans son ensemble : ces limites sont propres à la personne et à l'espèce. Dès lors, il fait référence à autre chose qui le dépasse : la raison (KANT), la nature, ou un Dieu qui s'est révélé d'une manière ou d'une autre, ou à des dieux. Il croit à la transmission, à la culture (qui n'est jamais que la mise en paroles et en actes d'acquits artistiques, techniques, culturels, scientifiques, moraux, historiques, etc. une mise en paroles destinée à lui éviter d'avoir à faire pour lui-même tous les efforts accumulés par l'humanité au long des siècles et des siècles). Il croit qu'il est inséré dans un temps historique, qu'il a reçu d'un passé qui n'est plus et qu'il actualise, qu'il doit à son tour transmettre pour un futur à la construction duquel il apporte une petite pierre. Cette manière de voir est celle du bon sens (référence à Dieu ou à des dieux mise à part ; il s'agit d'une autre démarche). Un enfant de petite taille qui est fou de basket sait qu'il ne sera jamais un professionnel de ce sport ; un dyskinésique moyen ne sera jamais miniaturiste ; un homme au QI normal ne comprendra pas les équations d'EINSTEIN, etc.). Bien entendu, il ne serait pas juste d'attribuer aux tenants de la première manière de voir l'idée qu'il croit l'homme capable de tout. Mais ces derniers pensent que la "morale" ne peut servir de fondement au droit qu'ils ne conçoivent que sous la forme de droit positif, lui-même reposant sur le fumeux concept de "progrès" allègrement confondu avec toutes nouveautés.
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Personnellement, ma raison me dit qu'il y a des limites à fixer à mes désirs et à mes comportements (ce que ne connaît pas le pervers) ce que la loi ne peut pas faire, que la nature elle-même ne cesse de me les rappeler (je suis mortel, je puis être malade), et par-dessus tout, qu'un jour, dans l'histoire des hommes, un homme nommé JESUS s'est manifesté, et qu'il ne peut avoir été autre chose que ce qu'il a dit qu'il était : le Fils de Dieu. Dès lors, je me réfère à son ultime commandement, celui qu'il appelle le "commandement nouveau" : s'aimer les uns les autres comme lui nous a aimé. Hélas, mes limites de créature ne cessent de me rappeler que je suis loin de mettre en œuvre ce commandement à chaque instant de ma vie : c'est cela le péché. Et pourtant, il m'aime !
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Si cette analyse est exacte, il faut conclure que la civilisation que veulent nous imposer les MM et MMes PEILLON, TAUBIRA et autres HOLLANDE est une civilisation de perversité, qui ne connaît d'autres limites que celles du désir de ses promoteurs, et de leur ardeur à vouloir nous l'imposer. Ces messieurs auraient-ils un petit côté de pervers narcissiques ? Tout bien réfléchi, je ne le crois pas. Je suis convaincu qu'ils pensent qu'ils veulent notre bien, mais de ce bien-là, beaucoup d'entre nous ne veulent pas. 

mardi 20 août 2013

Nouvelles de la Résistance : cultivons la culture et lisons les auteurs oubliés, premier billet du 20 août 2013

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J'ai l'intime sentiment que ce que j'intitule "Les Nouvelles de la Résistance" est une petite goutte d'eau dans le fleuve immense et pour l'instant silencieux de l'opposition de nos compatriotes à la conception de l'homme que veulent nous imposer des penseurs parfaitement minoritaires, déconnectés du réel, éloignés du peuple auquel ils prétendent apporter leurs prétendues lumières. Voilà des lumières me rappellent les tremblotantes bougies que je vis un jour en Allemagne allumées par des mains inconnues dans le cimetière d'un village qui dominait le Rhin. Elles veillaient les morts ; ils ne font pas mieux, ces éclaireurs des abîmes humaines, ces explorateurs sulfureux des ténèbres porteuses de malheur. Ils errent dans les cimetières de la pensée.
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Contre ces "philosophes" dont le raisonnement doit être pris en considération avec sérieux pour être démonté, (car parler est toujours énoncer une certaine vérité), il faut cultiver la culture et  se plonger dans des lectures réjouissantes par leur fraîcheur. Ce matin, tandis que je cousais le volume V des Cahiers de Maurice BARRES (je suis un fanatique de la reliure), je suis tombé sur cette citation que le fougueux député a emprunté à Henry-Thomas BUCKLE. [Cet historien anglais (doctus cum libro  pour ce qui me concerne ; j'ai trouvé ces renseignements en cherchant sur internet et sur Abebook), amateur éclairé d'échec, mort à DAMAS en 1862 à l'âge de 40 ans, a écrit notamment un ouvrage en deux volume intitulé History of civilisation in England. (J.W. Parker and Son, London, 1857-1861). Il a été traduit en français et il en existe une édition en 5 volumes, publiée en 1881 aux éditions Marpon et Flammarion.] Revenons à la citation de BUCKLE, emprunté certainement à cet ouvrage. Je la dédie à monsieur PEILLON et à tous ceux qui veulent, contre nos propres sentiments, faire de nous, de nos enfants et de notre patrie, des hommes et un pays qui n'existe que dans leur imagination ! (Ah ! Le séminaire sur la France de 2025 ! Est-il une initiative plus ridicule ? Parlons de la France de 2013 !)
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"La simple idée de la formation d'un nouveau système de gouvernement suffit à nous remplir de dégoût. Nous souhaitons n'avoir droit à tout ce que nous possédons que comme un héritage de nos ancêtres. Nous avons eu soin de ne greffer sur cette société aucun rejeton qui ne fut de la nature de la plante originaire. Toutes les réformes que nous avons faites jusqu'à ce jour sont provenues des rapports qu'elles avaient avec ce qui existait autrefois... Nous ne fondons pas la réclamation de nos franchises sur des principes ABSTRAITS comme les DROITS DE L'HOMME   (majuscules de votre serviteur), mais sur les droits des Anglais et un patrimoine provenant de leurs ancêtres. Pour des raisons dignes de cette sagesse pratique qui l'emportait sur leurs théories, ils ont préféré ce titre positif, authentique, héréditaire, au droit VAGUE et SPECULATIF (Id) qui aurait exposé leur héritage certain AU GASPILLAGE et à LA DEPRESSION DE TOUS LES ESPRITS EXTRAVAGANTS ET LITIGIEUX.(Id)"
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J'ignorais jusqu'à ce matin l'existence d'Henry-Thomas BUCKLE. Mais j'ai trouvé un libraire qui possède l'édition française en 5 volumes de cette Histoire de la civilisation en Angleterre. Il la cède à un prix avantageux. Je vais me plonger dans la lecture que je pressens délectable de l'historien champion d'échecs. Son discours roboratif, plein de bon sens, digne de l'esprit anglais, est de ceux qui ont permis à ce peuple de tenir bon contre HITLER lors de la bataille d'Angleterre, alors qu'il était seul, sans aucun allié et que les bombes pleuvaient sur LONDRES et d'autres grandes villes. C'est qu'il défendait son héritage, le peuple anglais, et qu'il n'entendait pas céder aux spéculations extravagantes du nazisme. Eh bien, nous n'entendons pas davantage céder aux spéculations délirantes des philosophes de la déconstruction qui, curieusement, ont donné naissance aux philosophies du CONSTRUCTIVISME. Pas besoin de mettre de grands mots là-dessus. Nous défendons nos villages, nos bourgs, nos accents, nos particularités régionales, nos différences contre leur grande tentative d'uniformisation sociale, et d'individualisme civique et moral. 
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Je conclus. Il est intéressant d'observer que BARRES fait état du passage de BUCKLE dans une période troublée de la République. On y discute de la loi de séparation, et les propos tenus à la chambre sur les chrétiens, sur la foi, sur l'Eglise, sont proprement hallucinants. Bien des propos contemporains leur ressemblent, que ce soient ceux de Vincent PEILLON ou de ses frères maçons. Allons, monsieur PEILLON, vous êtes agrégé de philosophie. Vous n'êtes point borgne je suppose  ? Cessez de regarder toujours du même côté et soumettez vos théories au feu de la critique. A vos marques ! Prêts ! Partons.
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