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samedi 4 mai 2019

Samedi 04 mai 2019 : Newman, Edith Stein et l'évangélisation



Dans mon billet d’hier, je vous annonçais que je donnerai un petit extrait de ce livre de NEWMAN. Il se situe dans le droit fil de ce que disais sur l’évangélisation des musulmans. C'est le premier billet de ce jour. Un autre sera consacré à une grosse poussée rhinomoutardière.
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DIEU DANS LA CONCEPTION
 MONOTHÉISTE.
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"[…], qu’on me permette de redire ici ce qu’est Dieu dans la conception monothéiste. Il est un être individuel, autonome, absolument parfait, immuable. Il est intelligent, vivant, personnel, présent. Il peut tout, voit tout, se rappelle tout. Entre ses créatures et lui, la distance est infinie. Il n’a pas de commencement et se suffit. Il a créé et soutient l’univers. Tôt ou tard, il jugera chacun de nous, d’après la loi du bien et du mal qu’il a inscrite dans nos cœurs. Il est un être qui a l’empire sur les œuvres qu’il a faites, qui opèrent en elles et reste indépendant d’elles. Toutes choses sont dans sa main : en tout événement il poursuit son dessein ; à toute action il fixe sa mesure. Aussi a-t-il des rapports très particuliers avec le sujet même de chacune des sciences inscrites au catalogue du savoir. Avec une énergie adorable et toujours agissante, il s’est lui-même engagé dans toute l’histoire de la création, la constitution de la nature, la marche du monde, l’origine de la société, la fortune des nations, l’activité de l’esprit humain. Il devient par là même, nécessairement, le sujet d’une science beaucoup plus vaste et beaucoup plus noble qu’aucune de celles qui sont comprises dans le cycle de l’enseignement profane."
In
John Henry NEWMAN.
L’idée d’université, définie et expliquée. Les discours de 1852. Traduction de Edmond ROBILLARD et Maurice LABELLE.
Introduction et notes de Edmond ROBILLARD.
Ad Solem [Écrits newmaniens], Genève, 2007. (Page 111.)
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Il est très important de voir ici que NEWMAN ne parle pas des attributs du Dieu de Jésus-Christ, mais des attributs que toutes les religions monothéistes s’accordent à reconnaître à « Dieu » en général, un Dieu sans étiquette en quelque sorte : un juif, un musulman, un chrétien s’y retrouvent sans aucune espèce de difficulté. Il y a donc là un point de départ pour une véritable évangélisation laquelle consiste à montrer ce que Jésus vient nous révéler EN PLUS de son Père, le Créateur et qui fût resté inconnaissable par excellence, si le Fils n’était pas venu nous dire qui il était.
Dans la section suivante, je vous fais connaître un poème d’Édith STEIN, sainte Thérèse Bénédicte de la Croix, co-patronne de l’Europe. Je l’ai trouvé sur le merveilleux site de PRIXM, site auquel je vous invite à vous inscrire pour en recevoir régulièrement le contenu. Pourquoi Edith STEIN ? Tout simplement parce que née dans une famille juive pratiquante, et quoique eut eu quelque répugnance à fréquenter la synagogue, elle a gardé cette acuité extraordinaire du regard et de l’intelligence des choses divines propres au judaïsme. C’est évidemment le poème d’une mystique qui a assimilé parfaitement les leçons de son Peuple et les a sublimées, épurées, passées au feu de l’Esprit.
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POÈME DE SAINTE THÉRÈSE BÉNÉDICTE DE LA CROIX.
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Obscure est la nuit du tombeau,
et pourtant l’éclat des plaies sacrées
traverse l’épaisseur de la pierre,
la soulève et la met de côté comme une plume ;
de l’obscurité du tombeau se lève
le corps ressuscité du Fils de l’Homme,
éblouissant de lumière, rayonnant de clarté.
Sans bruit, il sort de la grotte
dans l’aube naissante, paisible, d’une paix matinale,
Une brume légère couvre la terre ;
elle est maintenant traversée par la lumière, scintillante de blancheur –
et le Sauveur s’avance dans le silence
de la terre qui s’éveille à peine.
Sous ses pas divins
s’épanouissent des fleurs lumineuses que nul n’a jamais vues –
et partout où son vêtement effleure le sol,

la terre se met à briller d’un éclat d’émeraude.
La bénédiction coule de ses mains sur les champs et les prés,
elle jaillit abondante et limpide –
et dans la rosée matinale de la plénitude de grâce
la nature rayonne de joie et ovationne le Ressuscité
pendant qu’il s’avance en silence au-devant des hommes.
Edith Stein, Malgré la nuit, Ad Solem, 2002.



mardi 26 décembre 2017

26 décembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Une version moderne du Plus près de toi mon Dieu

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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[…]. J’ai eu entre les mains le recueil de cantiques d’une société de morale humanitaire très soigneusement expurgé de tout élément divin, qui proposait une version très humanisée du cantique fameux : Plus près de toi, Humanité, plus près de toi. Je suppose qu’elle avait le plus vif succès dans le métro aux heures d’affluence ― Dieu sait pourtant si l’âme de notre prochain nous semble alors lointaine."
In
G[ilbert] K[eith] CHESTERTON.
L’homme éternel. 2e édition, 2e tirage (nouvelle traduction).
Dominique Martin, Bouère, 2012. (Page 87.)
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2. COMMENTAIRES.
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L’humour tout britannique de CHESTERTON fait mouche ! Je ne peux m’empêcher de penser à ces pieuses bigotes de la laïcité qui ont privé les enfants de leurs classes d’un dessin animé qui – Ô horreur – racontait l’histoire de Marie, de Joseph et de l’enfant Jésus. Je les imagine volontiers en train de chanter dans la cour de récréation la version modernisée de ce pieux cantique, dans des buts de rapprochement exclusivement humanitaires ! Mais… Mais… Ne dit-on pas que l’orchestre du Titanic jouait l’air de du Plus près de toi mon Dieu, tandis que s’enfonçait dans l’eau glacée de l’océan subpolaire le géant des mers, pour son premier et dernier voyage ? C’est qu’il y avait de l’affluence près des canots de sauvetage que tentaient de mettre à l’eau des marins effarés. Ce n’était pas le métro aux heures de pointe, mais ça y ressemblait, la panique en plus. Le bateau de la laïcité est en train de couler corps et biens, et pour les mêmes raisons que le pauvre transatlantique qui, sous les peintures rutilantes de sa coque, portait des inscriptions qui défiaient Dieu (le fait est parfaitement exact). Croyez-moi ! L’allégorie du Titanic et le naufrage de la laïcité sont l’illustration parfaite d’un épisode qui dispute le ridicule à l’odieux ; il disqualifie définitivement les imbéciles qui embouchent les trompettes du danger sans savoir que le danger n’est pas celui qu’ils croient annoncer mais bien celui de leur propre disparition au profit d'un fanatisme que leur aveuglement a permis de faire prospérer.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Les enfants auront connu le fin mot de l’histoire, en allant à la messe de minuit.


et pas à cause des médias :

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Un autre exemple de naufrage !

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Sur les mères porteuses : une vidéo.

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Des gens de cœur !

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Robert MÉNARD a raison.

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Vive la Pologne, monsieur !

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Méditation en images sur le temps présent.





samedi 9 septembre 2017

09 septembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Hommage aux femmes.

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Nous commençons un cycle consacré à Christian BOBIN, sans doute l’un des plus grands écrivains français contemporains.
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"[…]. Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer."
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Les hommes ont peur des femmes. C’est une peur qui leur vient d’aussi loin que leur vie. C’est une peur du premier jour qui n’est pas seulement peur du corps, du visage et du cœur de la femme, qui est aussi bien peur de la vie et peur de Dieu. Car ces trois-là se tiennent de près ― la femme, la vie et Dieu. Qu’est-ce qu’une femme ? Personne ne sait répondre à cette question, pas même Dieu qui pourtant les connaît pour avoir été engendré par elles, nourri par elles, bercé par elles, veillé et consolé par elles. Les femmes ne sont pas Dieu. Les femmes ne sont pas tout à fait Dieu. Il leur manque très peu pour l’être. Il leur manque beaucoup moins qu’à l’homme. Les femmes sont la vie en tant que la vie est au plus près du rire de Dieu. Les femmes ont la vie en garde pendant l’absence de Dieu, elles ont en charge le sentiment limpide de la vie éphémère, la sensation de base de la vie éternelle. Et les hommes, ne pouvant dépasser leur crainte des femmes, croyant la dépasser dans des séductions, des guerres ou des travaux, mais ne la dépassant jamais réellement, les hommes ayant une peur éternelle des femmes, se condamnent éternellement à ne rien connaître d’elles, presque rien goûter de la vie et de Dieu. Parce que ce sont les hommes qui font les Églises, il est inévitable que les Églises se méfient des femmes, comme d’ailleurs elles se méfient de Dieu, cherchant à apprivoiser celles-ci et celui-là, cherchant à contenir la vie en crue dans le lit bien sage des préceptes et des rites. […]."
In
Christian BOBIN.
Le Très-Bas. (Collection Folio, no 2681.)
Gallimard, Paris, 2005 (date d’impression du présent tirage ; page 95ss).
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2. COMMENTAIRES.
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Voilà un hommage à la femme qui méritait d’être exalté, en un moment où, paraît-il, le genre est une construction sociale, les Femens des libératrices, et les féministes, des bienfaiteurs (théorie du genre oblige, je mets l'adjectif au masculin !) du genre humain.
Les mâles ont peur des Femmes ?
Au lieu d’en avoir peur, il ferait mieux de les respecter !
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.

Je sais ! Il y a beaucoup de liens. Donnez vous le temps et la peine d'en consulter quelques-uns
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Pierre BERGÉ est mort.

J’ai une pensée et une prière pour cet homme dont j’ai combattu vigoureusement les idées politiques et sociétales lorsqu’il était de ce monde. Mais, comme le dit Marguerite PORETE (qui fut brûlée vive pour avoir écrit en provençal un livre que n’aurait pas renié François d’Assise ; cité par Christian BOBIN):

"On ne peut dire de personne qu’il soit insignifiant, puisqu’il est  appelé à voir Dieu sans fin".
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A lire absolument ! La réaction d’un homme probe et honnête.

Il démissionne de la LICRA, et il a bien raison.

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Défendre la minorité musulmane persécutée en Birmanie

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Les lunettes roses de Notre-Drame de Paris !

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Le point sur un scandale !

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Des prêtres en terre d’islam.

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Il convient de répondre par le mot de Cambronne à ces eurocrates fous.

Charbonnier est maître chez lui ! Qu’ils se le disent !

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Il dit la vérité ; il témoigne : on doit le condamner !


samedi 18 février 2017

18 février 2017. Nouvelles de la Résistance. Isidore au secours des hésitants ! Il parle de Dieu.

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Sacrebleu, ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Ne reniez pas l’immortalité de l’âme, la sagesse de Dieu, la grandeur de la vie, l’ordre qui se manifeste dans l’univers, la beauté corporelle, l’amour de la famille, le mariage, les institutions sociales. […].
[…].
[…].
[…]. Ceux qui veulent faire de l’anarchie en littérature, sous prétexte de nouveau, tombe dans le contre-sens. On n’ose pas attaquer Dieu ; on attaque l’immortalité de l’âme. Mais, l’immortalité de l’âme, elle aussi, est vieille comme les assises du monde. Quelle autre croyance la remplacera, si elle doit être remplacée ? Ce ne sera pas toujours une négation.
Si l’on se rappelle la vérité d’où découlent toutes les autres, la bonté absolue de Dieu et son ignorance absolue du mal, les sophismes s’effondreront d’eux-mêmes. […]."
In
Isidore DUCASSE, improprement appelé Comte de LAUTRÉAMONT, patronyme qu’il n’utilisa que pour signer Les Chants de Maldoror.
Œuvres complètes d’Isidore DUCASSE.
Poésies I.
Le Livre de poche, N°1117-1118, pp. 382-383.
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2. COMMENTAIRES.
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Je m’efforçais, avec un succès limité, il faut le dire, de mettre un peu d’ordre dans ma bibliothèque, quand j’ai retrouvé l’ouvrage et que, l’ouvrant au hasard (mais le hasard existe-t-il ?) je suis tombé sur cette page. J’avais lu, en ma prime jeunesse Les chants de Maldoror et j’avais été stupéfié de voir la hargne que le héros déployait contre le Créateur, avec force blasphèmes. Je n’avais pas poursuivi la lecture de Poésies I et Poésies II d’où mon étonnement hier soir en parcourant le présent texte. LAUTRÉAMONT ne pense pas comme DUCASSE.
Est-il nécessaire vraiment de souligner la justesse de diamant du constat que porta sur le monde de son temps un jeune poète, trop tôt disparu ?
Je dis, soutiens, affirme et prétends que le monde entier est en train de crever de son oubli de Dieu, de son matérialisme et de son amoralité (souvenez-vous que les esprits forts nous disent que la science est « axiologiquement neutre », qu’elle ne se préoccupe pas de morale et qu’elle n’a pas à s’en préoccuper). J’affirme en outre que les attaques dont François FILLON fait l’objet n’ont d’autres buts que d’éliminer un candidat qui a le courage de dire qu’il est chrétien. Supposer qu’un chrétien doit être un saint fait beaucoup d’honneur aux disciples de Jésus, mais assez peu à la théologie du salut : nous sommes tous pécheurs, lui, comme moi, comme les journaleux du Canard qui n’en ont rien à cirer, certes, mais n’en demeurent pas moins soumis à l’humaine condition.
Le relativisme moral de monsieur MACRON, le chouchou des médias aux mains de la grande finance, est reflété par ses opinions contradictoires à propos du mariage pour tous (voir Infos diverses).
Mon siège est fait et je ne changerai plus d’avis.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Une belle analyse de François-Xavier BELLAMY.

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Quand je vous dis que Manu le Petit se fout du monde.

Il croit que sa combine va marcher alors qu’il est en faveur de la PMA ?



Soyons clair. Je n'ai rien contre Emmanuel MACRON comme  homme. J'en  ai contre Emmanuel MACRON, candidat opportuniste et dépourvu de tous scrupules, qui se sert de ses réseaux notamment financiers pour perpétuer une politique en faveur des riches et en défaveur de la France périphérique.

jeudi 31 décembre 2015

31 décembre 2015. Nouvelles de la Résistance. Quand se manifestera-t-il le Dieu vivant ?

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Tandis que l'année 2015 agonise, il est bon d'entendre certaines voix qui nous rappellent qui nous sommes et d'où nous venons. Pour ce dernier jour de l'année je ne rappellerai pas notre devise dans sa formulation originelle, mais dans une forme modifiée :

C'est l'aveuglement qui nous empêche de devenir vrai, et c'est l'endurcissement du coeur qui s'ensuit !
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1. Les citations du jour.
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Je les ai puisées dans diverses oeuvres de mon cher Léon BLOY, colligées par Raïssa MARITAIN, présentées par son mari, Jacques, et publiées sous le titre de Pages de Léon Bloy, au Mercure de France, en 1951.

(a) "C'est l'effet d'une science de garçon de bains ou de commis voyageur pour les tricots de croire qu'un prophète est nécessairement, exclusivement, un voyant des choses futures.
Le Prophète est surtout une Voix pour faire descendre la justice." (Le fiasco de 1900, page 221 de l'ouvrage cité en référence, publié en 1900.)

(b) "...Mais quand donc se manifestera-t-il enfin, le Dieu vivant, le Dieu adorable de la Crèche et du Calvaire, le dieu des pauvres soldats qui agonisent dans les tortures et que personne ne cherche plus ?" (Que Dieu n'existe plus, page 227, publié en 1916, pendant la grande guerre, d'où l'allusion hélas toujours actuelle, aux prisonniers qui agonisent dans les tortures.)
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2. Commentaires.
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Je dois confesser qu'il ne se passe pratiquement pas de jours sans que je supplie le Créateur de se manifester aux hommes pour qu'il fasse connaître sa volonté, sa puissance et - j'ose le dire - sa colère.

Nous vivons le plus grand mystère d'iniquité depuis ces jours affreux du Calvaire qui précédèrent la fulgurance du matin de Pâques. Et ce mystère d'iniquité s'épaissit de jour en jour puisque nous rejetons Dieu.

Iniquité en effet qui consiste à déclarer légitime le mariage de deux personnes du même sexe, et ses conséquences inéluctables : la GPA, la PMA.
Iniquité qui consiste à persécuter (persécution molle mais très efficace) les chrétiens, en France et dans le monde, pour faire plaisir aux tripatouilleurs de pétrole et aux grossiums des multinationales. Monsieur BAROIN et ses crèches ne fait que continuer une politique longuement mûrie dans la ténèbre des Loges maçonniques et les cabinets feutrés des ministres, depuis l'instauration d'un régime qui usurpe le nom de République. Quant à la carnassière (voir plus bas), elle achève le travail entrepris par ce que l'on appelle par antiphrase les Lumières et qui sont en vérité la nuit de l'intelligence et de l'esprit. Je suis tout disposé à PROUVER ce que j'avance ici et qui doit faire se dresser les cheveux sur la tête aux adeptes de la prétendue et soi-disant tolérance, ou aux zélateurs du relativisme.
Iniquité qui consiste à laisser dans la rue des dizaines de milliers de sans-abris et à offrir des logements à d'autres dizaines de milliers d'immigrants dont certains ne sont pas chassés de chez eux par la guerre, mais par le désir de profiter de largesses que l'on refuse à nos compatriotes.
Iniquité qui consiste pour nombre d'élus à se gaver de l'argent de nos impôts, à s'octroyer des privilèges de toutes sortes (budget de monsieur BARTOLONE augmenté de 33 % en trois ans à l'Assemblée nationale !), tandis que des dizaines de milliers de familles peinent à se nourrir et à vivre décemment.
Iniquité qui consiste à permettre, quand ce n'est pas forcer, des commerces à ouvrir le dimanche.
Iniquité, le silence assourdissant de messieurs VALLS et HOLLANDE, le jour de Noël ! Iniquité qui consiste à transformer les victimes (pompiers d'AJACCIO)  en quasi-bourreaux (comme tentent de le dire de fausses informations lancées par certains médias corses) et les bourreaux en victimes (la "salle de prière", ainsi pudiquement appelée était illégale ; elle était mise à la disposition d'une association culturelle et sportive musulmane). Iniquité qui voit madame HIDALGO célébrer la fin du Ramadan à grands coups de centaines de milliers d'Euros, tandis que des Tribunaux administratifs (celui de MELUN par exemple) interdisent la présence d'une crèche dans la mairie.
Tous ces gens, pour être élus, recherchent les voix de compatriotes d'origine étrangère, souvent de confession musulmane (ce qui n'est pas une tare) mais dont souvent hélas un certain nombre n'aiment pas leur patrie, n'en partagent ni les valeurs, ni les moeurs, ni les traditions et ne songent qu'à y imposer leurs lois.
Iniquité qui voit un Tribunal relaxer les Femen, venues seins nus dans la cathédrale Notre-Dame pour taper sur des cloches nouvellement fondues et condamner les vigiles qui les ont chassées manu militari.
Iniquité des médias qui glosent sur les prétendues turpitudes de tel ou tel homme d'opposition mais se taisent pudiquement sur celles des Princes (voir à cet égard la longue liste donnée par le cartoon dans la dernière section de ce billet). Iniquité qui voit un tribunal condamner monsieur ZEMMOUR ou madame BOUTIN pour des propos parfaitement isolés de leur contexte, mais qui en voit un autre débouter en appel la plainte de l'AGRIF contre le groupe de rap algérien qui sévit en France et s'intitule Nique la France.
L'iniquité engendre la violence. Et je crains que devant tant d'injustice les Français ne se révoltent. 

Comme le dit La BRUYERE : "Le caractère des Français demande du sérieux dans le Souverain". 

Hélas, des Souverains, en plus de Normal Ier, nous avons les Banques, les Média, les Capitaines d'Industrie, les Conseillers de l'Ombre : ce sont tous des bouffons.
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3. Informations diverses et parfois drôles.
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Définition de la laïcité par Najat Vallaud Belkacem à la « Journée des Référents Laïcité » le 4 novembre 2015 :

"La laïcité, c’est l’équilibre ainsi patiemment construit dont nous sommes aujourd’hui les dépositaires, avec la pleine conscience que le péril de l’intangibilité, du refus de toute évolution, est tout aussi attentatoire à l’essence même de la laïcité que la tentation de l’adaptation du mouvement permanent."

Prière instante de me faire savoir si vous comprenez ce charabia.

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Voir où vont nos impôts.

 http://www.service-public.fr/actualites/002807.html
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On peut pas la virer ! (transmis par mon amie Edith-Marie).













dimanche 15 septembre 2013

Les raisons de la Résistance

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Les bien-pensants des médias n'ont jamais cherché à comprendre les raisons d'une résistance chaque jour plus forte aux initiatives du pouvoir, et d'une répulsion invincible de nombre de Français à l'égard du personnel politique socialiste. Beaucoup de journalistes sont dans l'immédiateté, dans le sentiment exaltant de participer à l'inauguration d'une ère nouvelle pour l'humanité, dans l'exultation d'un succès de leur moi, bref dans la posture d'une très fragile baudruche.
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Il me semble en réalité que les hommes se partagent entre deux opinions (avec toutes sortes de nuances, bien sûr) quant au statut de l'Homme dans la nature et l'univers et que ce "départ" est précisément la raison de la résistance.
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Pour l'idéologie socialiste contemporaine, nourrie des philosophies de la déconstruction qui, je l'ai déjà dit, ont ouvert la porte au constructivisme, l'homme se construit lui-même. D'où la farouche volonté de Vincent PEILLON, d'où sa rage à vouloir arracher l'enfant à toutes déterminations, sociales, religieuses, ethniques, familiales etc. Mais si cette manière de voir est exacte et fonde selon lui la liberté, une fois arraché à toute ces déterminations, à partir de quels matériaux l'enfant va-t-il se construire ? Et c'est là  qu'intervient la substitution des anciennes déterminations qu'il convient d'anéantir, par de nouvelles déterminations purement idéologiques : le gender, l'équivalence de l'homosexualité et de l'hétérosexualité, l'euthanasie, etc. En vérité, il y a dans cette démarche une manipulation insupportable. Et ce qu'avec justesse, des historiens, des philosophes, des anthropologues ont reproché aux clercs de l'Ancien Régime, à savoir leur volonté d'imposer à la société des hommes, des manières de penser et de vivre, de l'extérieur de la personne, sans faire appel à la conscience et à la liberté, monsieur PEILLON et ses frères maçons veulent le reproduire en utilisant l'école. Il s'agit d'une imposture, d'une manipulation et d'un mensonge, en raison du secret qui entoure ces initiatives.
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Pour d'autres courants de pensée, l'homme ne se construit pas lui-même. Quoi qu'il fasse, il n'échappe pas à ses limites physiques, psychiques, intellectuelles ; l'homme se sait limité ; il ne se croit ni omniscient, ni omnipotent en tant que personne, et il n'attribue pas ces qualités à l'espèce humaine prise dans son ensemble : ces limites sont propres à la personne et à l'espèce. Dès lors, il fait référence à autre chose qui le dépasse : la raison (KANT), la nature, ou un Dieu qui s'est révélé d'une manière ou d'une autre, ou à des dieux. Il croit à la transmission, à la culture (qui n'est jamais que la mise en paroles et en actes d'acquits artistiques, techniques, culturels, scientifiques, moraux, historiques, etc. une mise en paroles destinée à lui éviter d'avoir à faire pour lui-même tous les efforts accumulés par l'humanité au long des siècles et des siècles). Il croit qu'il est inséré dans un temps historique, qu'il a reçu d'un passé qui n'est plus et qu'il actualise, qu'il doit à son tour transmettre pour un futur à la construction duquel il apporte une petite pierre. Cette manière de voir est celle du bon sens (référence à Dieu ou à des dieux mise à part ; il s'agit d'une autre démarche). Un enfant de petite taille qui est fou de basket sait qu'il ne sera jamais un professionnel de ce sport ; un dyskinésique moyen ne sera jamais miniaturiste ; un homme au QI normal ne comprendra pas les équations d'EINSTEIN, etc.). Bien entendu, il ne serait pas juste d'attribuer aux tenants de la première manière de voir l'idée qu'il croit l'homme capable de tout. Mais ces derniers pensent que la "morale" ne peut servir de fondement au droit qu'ils ne conçoivent que sous la forme de droit positif, lui-même reposant sur le fumeux concept de "progrès" allègrement confondu avec toutes nouveautés.
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Personnellement, ma raison me dit qu'il y a des limites à fixer à mes désirs et à mes comportements (ce que ne connaît pas le pervers) ce que la loi ne peut pas faire, que la nature elle-même ne cesse de me les rappeler (je suis mortel, je puis être malade), et par-dessus tout, qu'un jour, dans l'histoire des hommes, un homme nommé JESUS s'est manifesté, et qu'il ne peut avoir été autre chose que ce qu'il a dit qu'il était : le Fils de Dieu. Dès lors, je me réfère à son ultime commandement, celui qu'il appelle le "commandement nouveau" : s'aimer les uns les autres comme lui nous a aimé. Hélas, mes limites de créature ne cessent de me rappeler que je suis loin de mettre en œuvre ce commandement à chaque instant de ma vie : c'est cela le péché. Et pourtant, il m'aime !
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Si cette analyse est exacte, il faut conclure que la civilisation que veulent nous imposer les MM et MMes PEILLON, TAUBIRA et autres HOLLANDE est une civilisation de perversité, qui ne connaît d'autres limites que celles du désir de ses promoteurs, et de leur ardeur à vouloir nous l'imposer. Ces messieurs auraient-ils un petit côté de pervers narcissiques ? Tout bien réfléchi, je ne le crois pas. Je suis convaincu qu'ils pensent qu'ils veulent notre bien, mais de ce bien-là, beaucoup d'entre nous ne veulent pas. 

samedi 9 juillet 2011

Rûmî a dit : Tout est le reflet de Dieu

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Je n'ai pas été gentil hier, me direz-vous, avec notre sénateur d'origine algérienne, madame Bariza KHIARI. C'est que ses vues me semblent fausses, courtes, déconnectées du réel. Et, comme mes lecteurs habituels (il y en a) le savent, je m'intéresse beaucoup aux sagesses orientales ! Voici un texte que madame KHIARI devrait méditer On le doit à RÛMÎ, le fondateur des derviches tourneurs, et mystique soufi. Il a vécu à KONYA, aujourd'hui en TURQUIE, au XIIIe S. Il semble qu'alors que cette ville ait été un centre intellectuel très actif, et un lieu d'échange très actif entre différentes confessions religieuses.
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"[...] Les artistes et les savants recherchent tous la 'Manifestation' : 'J'étais un trésor caché et je désirai être connu'. 'Il a créé Adam à son image'. C'est-à-dire selon l'image de ses Commandements ; et ses Commandements se manifestent dans toute la Création, car tout est le reflet de Dieu et l'ombre est prisonnière de la personne." (in Livre du dedans, chapitre 67).
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N'est-ce pas là une invitation à regarder "hors de notre cerveau", à contempler ce qui nous entoure, à reconnaître qu'au-delà des Lois promulguées au gré des intérêts des puissants et des princes, il y a des réalités qui échappent aux consignes des partis ? Et une des réalités importantes est l'inscription de toute vie humaine dans une histoire, dans le temps, et dans l'espace. D'où la légitimité à revendiquer une patrie, une identité collective, un destin collectif. Chaque peuple, l'algérien en premier, a le droit de vivre et de faire vivre les siens dans ces réalités. Une seule chose, dit Rûmî, est demandée à ceux qui nous gouvernent : connaître les Commandements de Dieu, afin de conduire les hommes dont ils sont responsables, vers la fin qui leur est due. Et vivre dans le milieu existentiel transcendantal, si bien défini par FENG YOULAN (voir mon billet sur ce sujet), est la seule fin qui nous permettrait d'étancher notre soif de perfection, d'infini, et d'éternité.
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C'est tout pour aujourd'hui et pour une semaine. Je m'absente en effet pendant 8 jours et reprendrai mes billets le 17 juillet.
Bonne semaine.

vendredi 29 avril 2011

A propos du Ciel et des hommes

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Je poursuis la lecture de l'ouvrage remarquable de FENG YOULAN, son "Nouveau traité sur l'homme". Et dans une note de bas de page, je trouve cette citation remarquable de MENCIUS (Meng zi, 6A, 16) : "L'humanité, la justice, la sincérité, la bonne foi, une ardeur infatigable pour faire le bien sont des dignités conférées par le Ciel. Celles de Prince, de Ministre d'Etat, de Grand Préfet sont des dignités conférées par les hommes."


Jamais paroles de sage ne m'ont paru plus adaptées à la situation actuelle que ces paroles-là. D'abord, il est tout à fait remarquable que MENCIUS utilise le mot dignités pour qualifier des vertus qui ne confèrent à l'homme aucun autre pouvoir que celui de faire ce que le Ciel demande. Ensuite, MENCIUS fait apparaître dans une lumière éclatante que les combats politiques - ceux qui, dans notre pays, opposent entre eux des candidats à l'élection présidentielle, dont aucun n'est encore déclaré, par exemple -, ou les attentats suicides dont l'horreur nous secoue - comme celui de MARRAKECH ou ceux dont on ne parle plus tant ils sont réguliers et qui imbibent la terre d'IRAK ou celle du PAKISTAN ou encore celle d'AFGHANISTAN, du sang des innocents - sont l'oeuvre d'hommes qui n'écoutent pas les murmures du Ciel. Pour MENCIUS, seule la vertu est digne pour l'homme, et elle ne vient pas de lui.


Mais nous avons perdu notre boussole ; jamais on ne dira assez que l'Occident doit sa décadence actuelle à son refus de ne voir du réel que ce qui tombe au pouvoir des sens et de la technique. Je n'entends pas confondre le temporel et le spirituel ; c'est une erreur dans laquelle l'Église catholique de notre pays a donné du XVIIe S. au XIXe S. - Révolution exclue. Elle l'a payé cher. Mais elle doit son salut et sa survie à la séparation des deux domaines. Rejeter la Foi théologale des chrétiens, et les croyances des autres confessions religieuses dans les ténèbres de l'obscurantisme est d'une insupportable prétention, et fait violence aux coeurs droits. Déclarer que tout se vaut, qu'il n'y a pas de vérité, qu'il n'existe pas de normes conformes à la nature, la nature humaine notamment, revient à tout justifier.


Qu'on ne s'étonne donc pas du fleurissement de la perversité, de la violence, de l'obscénité, du dévoiement des arts dans notre monde. Nous l'avons démocratiquement voulu. Et s'il est normal pour tout citoyen de rendre à César ce qui appartient à César, il lui est indispensable de rendre à Dieu ce qui appartient à Dieu. C'est exactement ce que MENCIUS suggérait et que JÉSUS quelques siècles plus tard a proclamé en réduisant au silence embarrassé quelques pharisiens qui voulaient le prendre au piège. L'accomplissement en JÉSUS du pressentiment des sages fut révélé au monde par sa mort sur la Croix. Ne serait-il que mort, son message resterait impérissable. Pour notre bonheur et l'honneur de Dieu, les disciples que nous sommes savent qu'il est ressuscité.


Bonne journée

jeudi 19 août 2010

Science et religion enfin réconciliée

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Je viens de recevoir un extrait du très intéressant mensuel dirigé par Frédéric LENOIR, Le Monde des Religions. Il s'agit d'un exemplaire destiné à promouvoir les abonnements à la revue. En page 14, figure un article intitulé Une révolution philosophique qui rend compte d'un débat entre André COMTE-SPONVILLE et Jean STAUNE. On ne présente pas le premier des deux, assez bien connu en France. Jean STAUNE est chargé de cours à l'École polytechnique fédérale de LAUSANNE. L'un et l'autre, dans ce dialogue sans concession, font preuve de courtoisie et d'une grande solidité d'argumentation (surtout le second d'ailleurs), laquelle, pour le premier n'est pas toujours entièrement philosophique.
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Pour Jean STAUNE, les progrès fulgurants des sciences de la vie, des sciences de la matière, des sciences de l'univers et des sciences cognitives, introduisent une véritable révolution copernicienne dans les rapports entre la science et la religion. Il en tire trois conclusions : (a) il est clair que le monde n'est pas ontologiquement suffisant, qu'il ne s'explique pas entièrement par lui-même ; (b) la question de la finalité retrouve un sens dans les sciences fondamentales, et non plus seulement en métaphysique (cette conclusion est tirée de la découverte des réglages très fins qui régissent le cours de l'univers) ; (c) on sait aujourd'hui très bien pourquoi on ne saura jamais certaines choses (nous ne connaîtrons jamais la position et la vitesse d'une particule physique au même moment ; ce sera soit l'une soit l'autre, jamais les deux à la fois : c'est une impossibilité). Personnellement, j'ajouterai une autre considération : le comportements des particules atomiques et subatomiques est parfaitement aléatoire, et les phénomènes que nous observons dans la nature ne sont jamais que dans l'état de leur plus haute probabilité. Je m'explique. Nous chauffons de l'eau et nous observons qu'elle bout à 100° C. Nous pouvons recommencer des milliards de fois l'opération et nous observerons le même comportement apparent. Mais il est théoriquement possible que l'eau se mette à geler quand on la chauffe. Il suffit pour cela qu'elle prenne un état hautement improbable, par exemple que tous les atomes qui la composent et avec eux les particules subatomiques cessent de se mouvoir tous en même temps. Cela nous paraît impossible parce que très hautement improbable, mais la probabilité n'est pas nulle. Si tel est le cas, alors certains miracles s'expliquent et ils sont signes. Ils réalisent seulement un état très hautement improbable de la matière dans lequel on peut voir l'intervention divine sans violation des lois de la nature. Ce point de vue est connu mais assez peu expliqué.
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André COMTE-SPONVILLE constate avec beaucoup de probité que le scientisme est mort. Il admet que la science ne peut tout expliquer et qu'elle ne peut tenir lieu de métaphysique. Il n'en résulte pas, cependant, que le mouvements des sciences aille vers la religion. Il observe (argument très faible) que le nombre de scientifiques croyants diminue à la même vitesse que celui des croyants en général. Mais ce n'est pas argument philosophique. Ces savants peuvent se tromper, et il en est, au contraire, surtout chez les physiciens, qui découvrent la justesse des questions religieuses et retournent à la foi. COMTE-SPONVILLE, du reste, indique que nombre de savants ont trop conscience des limites de la science pour en faire un absolu, et que celle-ci ne peut être invoquée ni en faveur de l'existence de Dieu, ni en sa défaveur ; elles ne se prononcent pas sur la question de Dieu. Pour moi, ce n'est pas argument philosophique ; c'est un constat qui ne répond pas à la question évoquée par STAUNE : la science ouvre-t-elle de nouveau, par ses découvertes, la question de Dieu ? COMTE-SPONVILLE remarque aussi que, depuis LEIBNIZ, on sait que le monde n'est pas ontologiquement suffisant. Il demeure impossible de répondre à la question : "Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?" L'être est un mystère, on ne peut pas expliquer l'être, puisque toute explication le suppose. Là encore, je trouve la réponse assez faible. COMTE-SPONVILLE accepte l'idée de l'être, il en a l'intuition. Alors pourquoi ne pas aller plus loin, comme l'ont fait les philosophes spéculatifs du Moyen-Âge ? Certains, dit-il, donne le nom de Dieu à ce mystère. Lui préfère ne pas le nommer. J'aime cette position ouverte. Je ne discuterai pas ses arguments sur le sens téléologique (le monde a une fin et cette fin a un sens et un nom) ou téléonomique (le monde a bien une fin, mais n'est fin n'est que direction ; elle est dépourvue de signification ; entendons qu'à la découvrir, nous ne pouvons trouver de réponse aux questions que nous nous posons sur le sens [direction et signification] de la vie). La science, par conséquent, est incapable de répondre à la question du sens, même - et je trouve cette conclusion très honnête -si elle la laisse ouverte. Elle démolit définitivement l'arrogante prétention du scientisme, et si elle risque de conduire au scepticisme, elle peut aussi, plus positivement, conduire au bord de la foi. C'est à ce point que, selon moi, il nous faut interroger l'histoire. Notre philosophe conclut un peu abruptement : "Vous avez le droit de croire en Dieu, mais pas d'enrôler les sciences dans votre chapelle..." Je ne crois pas que STAUNE ait voulu dire cela. Et il me semble que croire à l'existence de Dieu, comme affirmer son inexistence relève de la croyance. Mais il est plus difficile de prouver une inexistence qu'une existence !
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En tout cas, voilà deux très beaux esprits qui nous permettent de réfléchir, et de poursuivre notre quête. Merci à eux.
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vendredi 27 juin 2008

Au risque de vous lasser

Ceux de mes lecteurs qui me font l'honneur de consulter quotidiennement mes billets peuvent à bon droit se poser des questions. Il touche à tout, ce type ! Où veut-il en venir ? Politique, Chine, Philosophie, Morale, Histoire, et l'on en passe. Tous les jours il change ! Et il ne tape que sur la gôôôôche (ce qui n'est pas tout à fait vrai). IL NOUS GONFLE !
Eh bien je vais vous étonner. Il y a une profonde cohérence dans mes propos, et une intention délibérée : celle d'inciter à penser plutôt que de se contenter d'idées toutes faites. Je n'aurais pas su expliquer plus clairement mon objectif, si, continuant de lire mon cher Gustave (THIBON), je n'avais trouvé ceci, que je vous livre, au risque de vous lasser :
Quoi qu'il fasse et quoi qu'il désire, qu'il se cramponne au passé ou qu'il coure vers l'avenir, qu'il se cherche ou qu'il se fuie, qu'il se durcisse ou qu'il s'abandonne, dans sa vertu comme dans son péché, dans sa sagesse comme dans sa folie, l'homme n'a qu'un voeu et qu'un but : échapper au filet du temps et de la mort, franchir ses limites, être autre chose qu'un homme. Sa vraie demeure est un au-delà, sa patrie réside en dehors de ses frontières. Mais son malheur veut - et là gît le noeud de cette perversion que nous appelons erreur, péché ou idolâtrie - que, trompé par des apparences et cherchant l'éternel au niveau de ce qui passe, il s'éloigne encore davantage de cette unité perdue, de cette perfection entrevue en songe.
[...]
Jamais l'homme ne s'était senti aussi mal à l'aise dans ses limites : comme il a désintégré les atomes, il a fait éclater en lui toutes les dimensions de l'humain ; il s'est tellement vidé de son équilibre naturel et de ses assurances terrestres qu'il ne peut plus être retenu sur la pente du néant que par le contrepoids de l'absolu. C'est le grand signe de notre temps que la révélation de l'inanité des compromis, des demi-mesures, des vertus utilitaires et ornementales ; le dilemme : Dieu ou rien ne se présente plus comme un thème de dissertation philosophique ou d'envolée oratoire : il a pénétré jusqu'au noeud de notre chair et de notre âme, il se pose avec l'urgence d'une manoeuvre de sauvetage à bord d'un navire en perdition.
In
Notre regard qui manque à la lumière.
Fayard, Paris, réédition de 1995.
Cette analyse est profonde et pénétrante : elle explique, sans les justifier, les excès des altermondialistes et leurs violences lors des conférences internationales tenues ici et là sur le Commerce, ou les Echanges ; l'émergence des écologistes, les faucheurs volontaires d'OGM ; les propos enflammés d'un Olivier BESANCENOT ; et ceux, apparemment sages et mesurés, mais tout aussi idolâtres, des grands de la finance ou de la politique ; le désespoir des pauvres. L'heure n'est plus aux demi-mesures, aux vertus aseptisées par le conformisme moral ou le politiquement correct. L'heure est au choix, car c'est l'heure (combien de fois l'ai-je dit) de l'apocalypse, l'heure où le voile se lève sur le néant vers lequel nous courons si nous ne changeons pas, et qui nous plonge dans l'urgence d'une décision.
Les politiques se gargarisent avec le développement durable, les énergies renouvelables, la solidarité internationale. Ce ne sont là que des "paroles verbales", de mots creux, des "attrappe-voix". Ils n'affrontent pas CONCRÈTEMENT les vrais problèmes. Nous ne pouvons plus vivre comme si les richesses de la terre étaient inépuisables, l'air et l'eau, des biens sans valeurs, et l'humanité, un vivier de main d'oeuvre, sans dignité, sans cervelle, sans désirs. Pour satisfaire notre soif d'infini, il nous faut renoncer à toutes les idolâtries, et vivre plus pauvrement, mais avec plus de densité. Et il faut choisir Dieu. Pour ce qui me concerne, je mesure la difficulté de ce choix ; je l'ai déjà dit, je suis dans le même bateau que mes cibles. Il faudra bien pourtant que je me décide. Et réfléchir avec vous à voix haute grâce à ces billets quasi quotidiens est pour moi une aide puissante.
Quelqu'un aura-t-il la gentillesse de commenter ?