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mardi 6 juin 2017

06 juin 2017. Nouvelles de la Résistance. Transmission et développement ; progrès et révolution perpétuelle

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Les extraits qui vont être distillés cette semaine sont tirés d’un ouvrage collectif, appelé Transmettre l’essentiel, actes d’un colloque organisé par L’Académie d’éducation et d’études sociales. Artège-Lethielleux, Paris, 2016. Je ne donnerai que le nom du contributeur et la page de l’ouvrage.
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"La transmission : qu’est-ce à dire ? Souvent on la met sur le même plan qu’une autre notion qui est celle de la tradition. Et la tradition, de fait, est un concept absolument majeur, crucial, qui donne (vous savez ce qu’en dit Hannah ARENDT) les conditions d’un renouveau parce que, précisément, il donne tout ce qui a été reçu. Dans « tradition » il y a la même racine que dans le verbe « donner » (do, das, dare, en latin), donc l’idée d’un don qui a un  récepteur et un émetteur mais un don assez figé en comparaison avec l’expression de transmission.
Pour autant, nous ne nous passerons pas de tradition et j’aime à citer Hannah ARENTD qui dit qu’il faut « pour préserver ce qui est neuf et révolutionnaire dans chaque enfant que l’éducation soit conservatrice, c’est-à-dire qu’elle assure la continuité du monde."
Louis MANARANCHE. L’urgence de transmettre. (Page 15.)
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2. COMMENTAIRES.
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Dans ce remarquable article, Louis MANARANCHE commente ces deux notions et montre comment la transmission dépasse encore la tradition en lui insufflant un souffle, un dynamisme, un développement de ce qui a été transmis.
La notion de développement, chère au bienheureux cardinal John Henry NEWMAN, s’oppose absolument (selon moi) à celle de progrès. Elle implique un continuum entre le passé, le présent et un possible avenir qu’il convient de préparer sans être assuré de le maîtriser. Il n’y a pas de contradiction interne dans le développement, alors qu’il y en a dans le progrès, notamment le progrès scientifique qui exige, pour accorder le statut de scientifique à un résultat, qu’il soit falsifiable par l’expérience. Au début du XXe siècle, les physiciens pensaient que la physique de NEWTON avait tout expliqué, et que toute la physique avait été expérimentalement vérifié. Il n’y avait qu’un îlot de résistance à la théorie de NEWTON, le rayonnement du corps noir. La résolution du problème par PLANCK révolutionna la physique. C’était un progrès. Ce n’était pas un développement, puisque la résolution de la question flanquait par terre les explications admises par tous. Le progrès est considéré comme illimité, il est erratique ; le développement est orienté, il a un sens et du sens. La tradition est la condition du renouveau, le progrès celle de la révolution perpétuelle.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Une illustration nostalgique, datée d'hier soir, de la citation du jour.

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L’insurrection de la charité !

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Pour ceux de mes lecteurs qui ne passent pas par Facebook.

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La loi travail, 

et l’avis négatif de Jean-Frédéric POISSON et du PCD (pour lequel je vous invite expressément à voter !)


Les commentaires incisifs ou quasiment injurieux de ce Tweet par certains Twittos montrent bien la différence qu’il y a entre transmission et progrès !
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Ni la vie, ni la mort, ni présent ni avenir, […], rien ne nous séparera de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Sauveur.



Prions pour ces frères en Jésus-Christ ! Dialoguons avec amour et respect avec tous les musulmans pieux et assoiffés de Dieu ! Il y en a (et j’en compte parmi mes amis) et montrons-leur en quoi la foi en Jésus peut éclairer leur vie.

jeudi 29 septembre 2016

29 septembre 2016. Nouvelles de la Résistance. Addendum au billet sur les Gaulois. La parole d'un grand cardinal africain.

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Chers lecteurs, voici un lien vers le site du Salon beige qui permet de comprendre la valeur symbolique de l'ancrage de nos origine dans les Gaulois. Nous devons cet éclairage à un grand évêque africain, le cardinal SARAH.

mardi 20 septembre 2016

20 septembre 2016. Nouvelles de la Résistance. Démocratie et tradition, c'est tout un ! Non à la tyrannie

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"La tradition n’est pas autre chose que la démocratie étendue à travers le temps. […]. La tradition signifie que l’on donne un bulletin de vote à la plus obscures des classes, nos ancêtres. Elle est la démocratie des morts. La tradition refuse de se soumettre à l’oligarchie étroite et arrogante de ceux qui ne font rien de plus que se trouver en vie. Tous les démocrates protestent contre le fait que des gens soient disqualifiés par un accident, leur naissance ; la tradition proteste contre le fait que des gens soient disqualifiés par un accident, leur mort. La démocratie nous demande de ne pas négliger l’opinion de quelqu’un de bien, même si c’est notre valet ; la tradition nous demande de ne pas négliger l’opinion de quelqu’un de bien, même si c’est notre père. En tout cas, je n’arrive pas à séparer les deux idées de démocratie et de tradition ; il me semble évident qu’il s’agit d’une seule et même idée." [Gilbert Keith CHESTERTON. Orthodoxy. Chap. IV, pp. 52-53. Ignatius Press, San Francisco, sans date. Traduit par Rémi BRAGUE.)
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2. COMMENTAIRES.
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Il me semble que jamais l’on a démontré, avec tant de bon sens et aussi simplement, que l’actuelle et prétendue démocratie française est tout simplement une tyrannie imposée par un clan d’élites autoproclamées ― supposées détenir la vérité politique ― à l’ensemble des citoyens français. Ainsi en est-il du sinistre PEILLON et de son année zéro de l’histoire de France qui commencerait selon lui avec la Révolution (il ne précise du reste pas si le début de l’histoire est 1789 ou 1792, les États Généraux ou la Terreur), de messieurs CHIRAC et JOSPIN qui refusaient, au nom de la laïcité, que l’on inscrivît dans le Traité européen, (heureusement abandonné une première fois du temps de monsieur CHIRAC, et honteusement réintroduit par monsieur SARKOZY avec le Traité de LISBONNE) les origines chrétiennes de la France, de l’oubli des massacres de Vendée, des odieuses prétentions civilisatrices de Jules FERRY vis-à-vis de races prétendues inférieures (ce qui ne revient nullement à condamner d’un bloc le travail admirable que nos militaires, nos missionnaires, nos médecins ont réalisé en Afrique ou en Asie ; nombre d'entre eux y ont laissé leur vie ou leur santé tandis que quelques très rares grossiums, dépourvus de la moindre conscience morale exploitaient nos colonies). Nous vivons dans l’instant, sans passé, sans avenir, suspendu dans l’air raréfié des plaisirs immédiats, de la bouffe, du sexe, de l’argent et des jeux de toutes sortes.
Un ami hautement érudit (je ne l’ai jamais rencontré autrement que par des conversations électroniques) m’a convaincu que nous avons hérité de toute notre histoire, y compris de celle que je vomis (je veux dire la Révolution et le Premier Empire) et qu’il convient d’accepter d’elle ce qu’elle a eu de bon, sans perdre son sens critique. Toute généralisation est évidemment abusive ; il est entendu que notre malheureuse patrie plonge ses premières racines dans le christianisme, mais il faut lui reconnaître aussi des racines adventices dans les apports germains, celtes, et bien entendu latins (qui tous ont contribué à la formation de notre langue) : je ne le nie pas. Quant à lui reconnaître une quelconque attache à l’Islam et aux musulmans, comme le fit monsieur CHIRAC, c’est prendre ses désirs pour des réalités, oublier Charles MARTEL et la prophétie de NARBONNE. Tous ces gens veulent remodeler l’histoire au gré de leurs seuls intérêts politiques. C’est la raison pour laquelle la catastrophique carnassière, j’ai nommé la belle Najat, a détruit l’enseignement de l’histoire, devenu thématique et non plus chronologique, dans le but très déterminé de nous faire oublier d’où nous venons. Curieusement, elle, elle ne semble pas avoir renié d’où elle vient… 
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Faisons s’écrouler l’idéologie. Du site du Salon beige.

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Du site du Figaro : Notre héritage ? Ceux qui ne sont pas encore nés !

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Du site du Figaro, une superbe analyse de Michel ONFRAY sur le rôle "imbécillisateur" des médias de masse.


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Du site du Boulevard Voltaire : de l’eau dans le gaz !


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Du site du Boulevard Voltaire : Ils veulent faire taire Eric ZEMMOUR.


C’est tout pour aujourd’hui. 
Mais, chers et rares (dans tous les sens du terme) lecteurs, dès maintenant, et avec bien d’autres de nos compatriotes, je vous invite à ne pas céder au désespoir, à refuser d’accorder le moindre crédit aux sinistres sirènes du déclin, à faire tous les efforts possibles et imaginables pour transmettre à nos enfants et à nos proches (pendant que nous le pouvons encore), cet esprit de résistance au pouvoir dissolvant qu’une poignée visible d’imbéciles bernanosiens, obéissant à des troupes secrètes et dissimulées dans l’ombre des Loges, entend faire peser sur notre patrie. Notre combat est celui de l’esprit et non celui de la force, celui de la conviction et non de la manipulation, de la connaissance et non du savoir. Sursum corda !


vendredi 9 septembre 2016

09 septembre 2016. Nouvelles de la Résistance. Sans tradition, sans expérience, sans morale, j'ai nommé...

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"La raison se suffit ? Mais c’est assez clair. Ah ! certes, dans le monde réel, le moraliste sans foi, le politique sans tradition, l’homme sans expérience sont de pauvres gens, voués à toutes les défaites. Que peut faire la logique toute seule sans ces trois ouvriers de toute œuvre réelle, ce triple enseignement : personnel, social, divin ? Mais nous ne sommes pas dans le monde réel, il n’y a pas là d’œuvre à faire ; rien qu’à parler, et à des parleurs. Or, à quoi bon la foi, le respect de la tradition ou l’acquis de l’expérience, dans ce monde-là ? Ce sont choses qui s’expriment mal et n’ont que faire dans une discussion de principe. Nécessaires pour juger droit et juste, ces conseillers-là ne sont qu’un embarras pour opiner clairement. Indispensables au travail réel, à l’œuvre, ils gênent le travail verbal, l’expression."
In
Augustin COCHIN.
Les sociétés de pensée et la démocratie moderne. Études d’histoire révolutionnaire.
Librairie Plon, Les Petits-fils de Plon et Nourrit, Imprimeurs-Éditeurs, Paris, 1921, p11.
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2. COMMENTAIRES.
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Je ne sais pas si vous avez entendu quelques passages du discours prononcé hier par Pépère je ne sais où et, paraît-il, dans une rencontre consacrée au terrorisme, un discours destiné à des parleurs. Pas une seule fois, dans les passages que j’ai pu entendre, il n’a utilisé le mot France, seulement celui de République. Voilà qui montre que pour monsieur HOLLANDE, la République et la France, c’est tout un. La France, cependant, a existé sans la République, et sans la République elle continuerait. Moraliste sans foi, monsieur HOLLANDE l’est ; il est inutile de commenter l’évidence. Sa vie témoigne assez qu’il ne s’encombre guère de morale, y compris en politique. Ne parlons pas de son expérience : hormis celle d’avoir plongé la Corrèze dans un abîme de dettes pour servir sa clientèle, monsieur HOLLANDE n’a jamais exercé le moindre métier : carnet de commandes, compte d’exploitation, compte de résultat, bilan ? Il n’y a jamais été confronté autrement que dans des livres. Victoire de l’abstraction et des idées ! Négation de la vie des hommes, des corps intermédiaires, des métiers, bref de la réalité. Ses idées et sa subjectivité lui tiennent lieu de boussole. Le Peuple, censé être souverain, il s’en moque. Le Peuple saura, le moment venu et s’il est candidat, lui savoir ce qu’il pense de son calamiteux quinquennat. Augustin COCHIN le dit très bien : sans tradition, sans morale, sans expérience, ce sont les défaites annoncées.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Le délire de Najat la belle carnassière. Du site du Salon beige :


En somme, s'il y a eu tant de morts en raison des actes terroristes, nous n'avons qu'à nous en prendre à nous-mêmes ! 


vendredi 21 février 2014

Nouvelles de la Résistance : Quand la tradition parle une nouvelle langue

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Commençons, bien entendu, par notre devise :

Non, non et non ! Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.

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1. La citation du jour.

Voici comment Hannah ARENDT parle de la tradition, voici comment elle en voit la nouvelle richesse, et voici qui condamne les imbéciles bernanosiens au premier rang desquels siège sur le trône dérisoire d'un ministère devenu inutile de par sa faute, monsieur Vincent PEILLON :

"Avec la tradition, nous avons perdu [sous-entendu : aussi] notre solide fil conducteur dans les vastes domaines du passé, mais ce fil était aussi la chaîne qui liait chacune des générations successives à un aspect prédéterminé du passé. Il se pourrait qu'aujourd'hui seulement le passé s'ouvrît à nous avec une fraîcheur inattendue et nous dise des choses pour lesquelles personne n'a encore eu d'oreilles." (In La Crise de la Culture. Gallimard, Paris, 1972. Traduction dirigée par Pierre LEVY).
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2. Commentaires.

Si, dans l'incipit de la section consacrée à la citation du jour, je parle de monsieur PEILLON avant de citer cette très grande philosophe qu'est Hannah ARENDT, c'est parce que tous les deux se réclament de la tradition juive, mais ne tirent pas, loin de là, les mêmes conclusions de cet enracinement.
Monsieur PEILLON veut arracher l'enfant à ses déterminations religieuses, sociales, ethniques, familiales, etc. Pour lui, avant la Révolution française, il n'y a rien qui vaille la peine d'être retenu. Et la nouvelle religion qu'il appelle de ses voeux est celle d'une religion républicaine, terrifiante de contraintes et de violences blêmes, de ces coups qui tuent sans laisser de traces. 
Hannah ARENDT dit exactement le contraire. Constatant que la modernité a eu pour effet de nous couper de la tradition, elle avance l'idée absolument révolutionnaire que le passé a peut-être quelque chose à nous dire que nous n'avions pas entendu jusqu'ici, faute d'oreilles attentives, que ce passé peut s'ouvrir à nous avec une fraîcheur inattendue, et qu'il peut nourrir notre ici et maintenant dans le monde de l'apparaître qu'est l'espace public, l'espace politique par excellence.
Le premier est un totalitaire de la pire espèce, de celle qui sème le vent, et récolte la tempête. La seconde, avec une immense sagesse, nous invite à réfléchir ensemble sur ce que le passé, tout le passé, revisité avec bienveillance et objectivité, peut nous apprendre sur notre patrie aujourd'hui. 
Le premier est un idéologue qui se pare d'un titre d'agrégé de philosophie, un titre obtenu par des voies parallèles à celles des concours habituels (tant mieux pour lui ; tant pis pour moi qui ai sué sang et eau lors de la préparation du concours dans le cadre de l'enseignement supérieur). La seconde pense, pèse, critique, se critique et n'avance sur le chemin de la réflexion qu'à pas menus mais fermes. Je préfère le doute systématique de la seconde à l'affirmation psittacique de slogans invérifiés et invérifiables, assénés quotidiennement par le premier. Bref, on aura compris que je préfère Hannah à Vincent.
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3. Information sur la Résistance.
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Craignant La Manif Pour Tous, Vincent Peillon renonce à venir à Chambéry.

Vincent Peillon, ministre de l’Éducation nationale, était attendu à Chambéry, ce jeudi 20 février. Finalement, le ministre, souffrant, n'a pu faire le déplacement mais une délégation de "La Manif pour tous" était bien là pour l'accueillir.
Le ministre de l'Éducation nationale devait passer la journée ce jeudi en Savoie et visiter trois établissements scolaires. Vincent Peillon, malade, a finalement déclaré forfait.
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Accueil de Najat Belkacem à Mâcon.

Accueil réservé à Najat Vallaud-Belkacem vendredi 21 février à Mâcon à partir de 18h30 dans les rues piétonnes. Puisqu'elle ne jure que par ABCDE… apprenons lui d'autres lettres: ONLR !

lundi 11 novembre 2013

Nouvelles de la Résistance : du Kirghizistan à l'hexagone, premier billet du 11 novembre 2013

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L'ont-ils fait exprès ? Les programmateurs de France 5, en nous projetant un film sur les paysans kirghizes ont dû donner à penser à ceux qui se moquent de la famille, détruisent le lien social en détruisant le lien intergénérationnel. Je me permets de vous résumer de manière synthétique ce que j'ai vu avec des yeux émerveillés (il est vrai que l'Asie centrale et la Chine me fascinent).
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Les Kirghizes transmettent ; ils aiment la famille.

            France 5 a diffusé hier soir, dans son émission L’échappée belle, un film remarquable de pudeur et riches d’enseignements. Des voyageurs-cinéastes occidentaux ont filmé des familles kirghizes au cours d’un périple qui les a conduits aux confins de la Chine. De cette émission, je retiens ceci qui ne peut que nous toucher.
            Voici ces jeunes femmes qui s’occupent avec amour de leur bébé, en compagnie de leur mère ou de leur belle-mère ; elles les bercent ; les berceaux ressemblent à des lits clos, cas dès que le bébé est couché (et sanglé, emmitouflé) on jette par dessus une traverse des somptueux tissus brochés, de façon qu'ils soient comme dans une sorte de tente ; et encore, ces petits enfants rieurs, coiffés, inexplicablement pour moi, d’une sorte de casquette de base-ball à l’américaine. Et cette autre femme, qui en plein milieu d’un haut plateau sec et quasiment stérile utilise son téléphone portable !
            Cet homme, coiffé lui de son chapeau traditionnel en feutre blanc, orné de broderies bleues (un chapeau qui ressemble un peu à celui de ROBIN des Bois, en un peu plus long et que semblent porter tous les hommes adultes), explique devant la caméra : "Du temps des soviétiques, nous avions tout, grâce aux kolkhozes et aux sovkhozes et puis ils sont partis. (Il ne semble pas regretter, car il utilisera le mot de liberté.) Ceux qui vivaient bien alors ont continué à vivre bien ; ça a été plus difficile pour les autres. Alors nous avons retrouvé les traditions de nos ancêtres qui vivaient bien, ici, et nous les transmettons à nos enfants." Et c’est ainsi que nous avons pu voir comment on traite le lait de jument pour en faire du fromage, de la crème, ou du koumis, que nous avons vu les jeux qui se déroulent au milieu d’un haut plateau bordé de hautes montagnes au cours d’une rencontre que l’on appelle le festival : course de chevaux, luttes à cheval, course des enfants dont les jambes sont entravées par des ficelles (le premier de la course rentre officiellement dans l’âge de l’adolescence), courses à cheval de femmes en robe traditionnelle (elles ressemblent à des fées), et puis des jeux plus modernes comme la course en sac. Yeux éblouis des enfants, petites filles et petits garçons à la vue de ce spectacle haut en couleur, à croquer tant ils sont vifs et simples. Un vieil homme, lui, nous montre comment ramasser entre les cailloux certaines plantes médicinales, dont il faut bien extirper la racine, la partie utile pour que le médicament soit efficace.
            Et puis il y a cette scène véritablement extraordinaire où un chef de famille déplie devant nous une grande feuille de papier sur laquelle il a écrit (et continue de le faire) sa généalogie. La feuille fait sans doute plus d’un mètre de long sur 80 cm de large. Elle est couverte de noms groupés par des accolades et reliés par des lignes horizontales ou verticales à d’autres groupes de nom. L’homme est en train de reconstituer son lignage et il est remonté très loin dans le passé ; il explique que lors de rencontres entre voisins on s’enquiert de la généalogie (par laquelle on se rattache à un clan) et qu’il est socialement honteux de ne pas pouvoir le faire. Ces rencontres s’accompagnent en général d’agapes où l’on déguste des pains ronds, du fromage, du mouton (coupé en morceaux de forme très improbable pour un occidental !), où les adultes boivent du koumis.
            Paysage superbe ; ingéniosité invraisemblable : ah ! cet homme qui produit de l’électricité grâce à un générateur, en fait une sorte de turbine primitive placée au travers d’un ruisseau. Il transforme du courant alternatif en courant continu grâce à un transformateur (qu’il protège des intempéries en le recouvrant d’une peau de yack !)
            Je me disais que monsieur HOLLANDE, madame TAUBIRA, monsieur PEILLON, surtout monsieur PEILLON, feraient bien de rencontrer ces hommes et ces femmes qui vivent durement dans une nature effroyablement austère, souvent séparés d’une partie de leur famille ; elle habite aujourd’hui par-delà les montagnes du PAMIR, en Chine. Alors qu’avant les soviets, il y a plus de 80 ans, ils allaient et venaient librement de part et d’autres de ces monts formidables, ils n’ont plus les moyens de se retrouver, mais ils trouvent celui de rendre régulièrement visite à leurs voisins, d’alpage en alpage, de yourte en yourte (seulement l’été pour certains, qui possèdent une très petite maison en dur). Les Kirghizes des hauts plateaux et des alpages survivent grâce à la famille, transmettant à leurs enfants les secrets qu’ils tiennent de leurs parents (notamment en matière de plantes médicinales).
            Que de sagesse, que d’ouverture et d’hospitalité, que d’esprit religieux (les Kirghizes sont musulmans ; ils font le ramadan et prient régulièrement) ! Quelle leçon pour nous ! Et quelle joie de vivre, chez eux, en dépit de la rudesse du climat, des mœurs et des conditions matérielles. Vous comprendrez alors pourquoi il faut se battre pour la famille.
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Le Salon beige communique, ce qui illustre mon propos du jour :

Manifestation LMPT en Seine et Marne.


Notamment à THOMERY...

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A TOURS on utilise la voiture :

Vendredi à Tours, LMPT37 a défilé pendant une demi-heure devant l’hôtel de ville. Une trentaine de véhicules ont fait le tour de la place en klaxonnant et en agitant des drapeaux. Accueil surpris des piétons, une bonne remise en jambes pour reprendre les actions.





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Oh ! Je sais. Admirer la vie des Kirghizes va me faire passer pour un ringard, un conservateur, un rétrograde. Mais si je compare la joie de vivre de ces nomades à la tristesse blême de mes compatriotes, je me pose vraiment des questions.
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Après l'avion, la voiture.






mardi 20 août 2013

Nouvelles de la Résistance : cultivons la culture et lisons les auteurs oubliés, premier billet du 20 août 2013

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J'ai l'intime sentiment que ce que j'intitule "Les Nouvelles de la Résistance" est une petite goutte d'eau dans le fleuve immense et pour l'instant silencieux de l'opposition de nos compatriotes à la conception de l'homme que veulent nous imposer des penseurs parfaitement minoritaires, déconnectés du réel, éloignés du peuple auquel ils prétendent apporter leurs prétendues lumières. Voilà des lumières me rappellent les tremblotantes bougies que je vis un jour en Allemagne allumées par des mains inconnues dans le cimetière d'un village qui dominait le Rhin. Elles veillaient les morts ; ils ne font pas mieux, ces éclaireurs des abîmes humaines, ces explorateurs sulfureux des ténèbres porteuses de malheur. Ils errent dans les cimetières de la pensée.
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Contre ces "philosophes" dont le raisonnement doit être pris en considération avec sérieux pour être démonté, (car parler est toujours énoncer une certaine vérité), il faut cultiver la culture et  se plonger dans des lectures réjouissantes par leur fraîcheur. Ce matin, tandis que je cousais le volume V des Cahiers de Maurice BARRES (je suis un fanatique de la reliure), je suis tombé sur cette citation que le fougueux député a emprunté à Henry-Thomas BUCKLE. [Cet historien anglais (doctus cum libro  pour ce qui me concerne ; j'ai trouvé ces renseignements en cherchant sur internet et sur Abebook), amateur éclairé d'échec, mort à DAMAS en 1862 à l'âge de 40 ans, a écrit notamment un ouvrage en deux volume intitulé History of civilisation in England. (J.W. Parker and Son, London, 1857-1861). Il a été traduit en français et il en existe une édition en 5 volumes, publiée en 1881 aux éditions Marpon et Flammarion.] Revenons à la citation de BUCKLE, emprunté certainement à cet ouvrage. Je la dédie à monsieur PEILLON et à tous ceux qui veulent, contre nos propres sentiments, faire de nous, de nos enfants et de notre patrie, des hommes et un pays qui n'existe que dans leur imagination ! (Ah ! Le séminaire sur la France de 2025 ! Est-il une initiative plus ridicule ? Parlons de la France de 2013 !)
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"La simple idée de la formation d'un nouveau système de gouvernement suffit à nous remplir de dégoût. Nous souhaitons n'avoir droit à tout ce que nous possédons que comme un héritage de nos ancêtres. Nous avons eu soin de ne greffer sur cette société aucun rejeton qui ne fut de la nature de la plante originaire. Toutes les réformes que nous avons faites jusqu'à ce jour sont provenues des rapports qu'elles avaient avec ce qui existait autrefois... Nous ne fondons pas la réclamation de nos franchises sur des principes ABSTRAITS comme les DROITS DE L'HOMME   (majuscules de votre serviteur), mais sur les droits des Anglais et un patrimoine provenant de leurs ancêtres. Pour des raisons dignes de cette sagesse pratique qui l'emportait sur leurs théories, ils ont préféré ce titre positif, authentique, héréditaire, au droit VAGUE et SPECULATIF (Id) qui aurait exposé leur héritage certain AU GASPILLAGE et à LA DEPRESSION DE TOUS LES ESPRITS EXTRAVAGANTS ET LITIGIEUX.(Id)"
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J'ignorais jusqu'à ce matin l'existence d'Henry-Thomas BUCKLE. Mais j'ai trouvé un libraire qui possède l'édition française en 5 volumes de cette Histoire de la civilisation en Angleterre. Il la cède à un prix avantageux. Je vais me plonger dans la lecture que je pressens délectable de l'historien champion d'échecs. Son discours roboratif, plein de bon sens, digne de l'esprit anglais, est de ceux qui ont permis à ce peuple de tenir bon contre HITLER lors de la bataille d'Angleterre, alors qu'il était seul, sans aucun allié et que les bombes pleuvaient sur LONDRES et d'autres grandes villes. C'est qu'il défendait son héritage, le peuple anglais, et qu'il n'entendait pas céder aux spéculations extravagantes du nazisme. Eh bien, nous n'entendons pas davantage céder aux spéculations délirantes des philosophes de la déconstruction qui, curieusement, ont donné naissance aux philosophies du CONSTRUCTIVISME. Pas besoin de mettre de grands mots là-dessus. Nous défendons nos villages, nos bourgs, nos accents, nos particularités régionales, nos différences contre leur grande tentative d'uniformisation sociale, et d'individualisme civique et moral. 
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Je conclus. Il est intéressant d'observer que BARRES fait état du passage de BUCKLE dans une période troublée de la République. On y discute de la loi de séparation, et les propos tenus à la chambre sur les chrétiens, sur la foi, sur l'Eglise, sont proprement hallucinants. Bien des propos contemporains leur ressemblent, que ce soient ceux de Vincent PEILLON ou de ses frères maçons. Allons, monsieur PEILLON, vous êtes agrégé de philosophie. Vous n'êtes point borgne je suppose  ? Cessez de regarder toujours du même côté et soumettez vos théories au feu de la critique. A vos marques ! Prêts ! Partons.
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mercredi 8 mai 2013

Les démiurges

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On qualifie d'hématopoïétiques, les organes qui fabriquent le sang. On devrait, par analogie, adorner les mythes des idéologues contemporains, d'anthropopoïétiques (qui fabriquent l'homme). C'est leur ambition folle : créer un homme nouveau, qui ne doive qu'à lui-même d'être ce qu'il est. Madame TAUBIRA a raison de dire que sa loi introduit à un changement de civilisation, tout en prétendant qu'elle n'ôte rien à personne ; et monsieur CHATEL a gravité sur la même orbite folle en ordonnant qu'on enseigne, lui régnant comme ministre de l'Education (!) Nationale, la théorie du gender en science naturelle et non point en philosophie. C'est une faute grave, une erreur impardonnable, et le témoignage d'une rare inculture.
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Au risque de me faire qualifier d'incompréhensible par mes amis Georges et Louis (qui, m'ont-ils dit, se fendent de me lire tous les jours), je vais faire d'abord évoquer Hannah ARENDT, avant de faire un saut dans le temps, un saut vertigineux mais salutaire, et je ferai un rapprochement dont j'espère qu'il viendra éclairer le propos de ce jour. C'est un peu long. Donnez-vous la peine de lire jusqu'au bout.
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Hannah ARENDT, dans la Préface de son livre intitulé Between Past and Future (je le cite indirectement, à partir d'une lecture sur le travail de cette philosophe politique), publié en français sous le titre de La crise de la culture (j'ai lu ce livre) écrit ceci : "Lorsque le fil de la tradition se rompit finalement [noter le passé simple ; ARENDT pointe un moment de l'histoire ; je suppose qu'elle parle de la rupture idéaliste du XVIIIe siècle], la brèche entre le passé et le futur cessa d'être une considération particulière à la seule activité de la pensée et une expérience réservée au petit nombre de ceux qui faisaient de la pensée leur affaire essentielle. Elle devint une réalité tangible et un problème POUR TOUS, ce qui veut dire qu'elle devint un fait qui RELEVAIT DU POLITIQUE" [Majuscules de votre serviteur].
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Voilà qui déjà nous explique pourquoi nos gouvernants ont fait voter la loi sur le mariage pour tous. Il n'y a pas de tradition, il n'y a pas de transmission, il n'y a que l'individu seul en face de lui-même qui a la liberté de se construire comme il veut. Qui ne voit que c'est une imbécillité et une contradiction insurmontable avec ce que ces apprentis sorciers ne cessent de nous seriner ? A savoir que les inégalités sont d'abord sociales (c'est-à-dire qu'elles DÉTERMINENT) et qu'il suffit de changer les conditions extérieures (c'est-à-dire DÉTERMINANTES) pour changer le destin de ceux qui sont soumis à ces conditions défavorisantes ? Que c'est une contradiction inacceptable pour les consciences droites, puisqu'elle revient à donner à d'autres que soi-même, le droit de dire ce que nous pourrions être par nous-mêmes ?
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Et maintenant, faisons ce saut immense dans le passé. Plongeons-nous dans SUMER. Nous sommes, d'après la tablette que je cite, le 28 février 1728 [la date a été recalculée, bien entendu, à partir des données de la tablette] avant J.-C. (HAMOURABI de BABYLONE a pris le pouvoir sur cette région en 1792). Une grand-mère [HABANNATOUM] va voir les juges pour qu'ils reconnaissent enfin la situation de celui qu'elle revendique pour petit-fils. Nous sommes plongé dans l'exigence de filiation. (J'ai trouvé ces traductions du sumérien dans Les métamorphoses de la sagesse au Proche-Orient asiatique. Des Sumériens à Thalès. Par Daniel ARNAUD. Collection Kubaba, l'Harmattan, Paris, 2012).
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"NINOURTA-RA'IM-ZERI, fils d'ENLIL-BANI, alla trouver les officiels et les juges. Il déclara : 'Mon père (...) mourut quand j'étais encore dans le sein de ma mère (...). En rapport avec ma naissance, ma grand-mère paternelle avertit le berger LOUGAYA et le juge SIN-GAMIL. Elle engagea une sage-femme et elle me mit au monde.' Telle fut sa déclaration."
 
Suit une contestation de cette filiation par des adversaires de NINOURTA-RA'IM-ZERI. La tablette continue :
 
"Les officiels et les juges vérifièrent leurs propos. Ils se firent lire la tablette du serment par le dieu, ils interrogèrent leurs témoins et ils discutèrent leur témoignage. Parce que les témoins disaient : 'NINOURTA-RA'IM-ZERI est le fils d'ENLIL-BANI', ils ordonnèrent (...) de faire comparaître des témoins qui connaissaient la filiation de NINOURTA-RA'IM-ZERI et de la prouver par serment, pour que les faits fussent établis pour le tribunal."
 
Après une longue enquête, les juges concluent :
 
"Il [NINOURTA-RA'IM-ZERI] est vraiment le rejeton d'ENLIL-BANI."
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Il est tout de même intéressant de constater que des peuples antiques, cultivés, mais encore vierges de toutes contaminations élucubratives idéologiques, prennent tant de soin à maintenir et à prouver par tous les moyens, la filiation. Dans le cas qui nous occupe, il s'agit d'un orphelin de père, élevé par sa grand-mère paternelle, qui revendique hautement être le fils d'un père défunt, une ascendance contestée par des adversaires (il se pourrait que cette contestation fût liée à des questions d'héritage). Il est évident qu'il ne s'agit pas de position idéologique, mais d'une revendication naturelle de filiation. Des détails, que j'ai passé sous silence, sont clairs et relèvent de la plus élémentaire physiologie de la reproduction. Il y a une sage-femme, un père, une mère ; on parle de la grossesse de la maman, de témoins qui ont vu et déposé leur témoignage sous serment. Tradition, transmission, suture entre le passé et le présent. Voilà ce que madame TAUBIRA et monsieur HOLLANDE veulent briser et qui plonge ses racines dans la nuit des temps. Pour eux, tout est politique. Et puisqu'ils se sont placés sur le terrain politique, quoique le problème relève de l'anthropologie, ils ne doivent pas s'étonner de voir que la réaction à leur folie prenne une allure "pseudo-politique" ; il n'y a malheureusement pas d'autres moyens pour se faire entendre. Rendez-vous le 26 mai. NOUS NE LÂCHERONS RIEN. Car, ne leur en déplaise, notre résistance n'est pas POLITIQUE ; c'est une objection de conscience.
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jeudi 2 août 2012

Tradition et nouveauté ou la jeunesse de Confucius

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Je dois à la délicieuse Professeur Anne CHENG dont je suis avec passion les cours sur l'histoire de la pensée chinoise au Collège de France, la découverte de ce philosophe américain. Herbert FINGARETTE, puisqu'il faut le nommer, a complètement bouleversé l'interprétation que nombre d'auteurs avaient donné aux Entretiens (en anglais Analects) de CONFUCIUS. Il l'a fait du reste dans un ouvrage de très modeste taille. Il ne fait pas 100 pages. Je possède l'édition anglaise et la traduction française de ce petit bijou d'herméneutique. Je viens d'achever (ou presque) la lecture de la traduction française par Charles LEBLANC, Les Presses de l'Université de Montréal, Montréal, 2004. FINGARETTE avait donné à son ouvrage le titre très évocateur de Confucius - The Secular as Sacred. La traduction française du titre, Confucius, du profane au sacré, rend très imparfaitement l'intention de l'auteur et le contenu du livre. Tout ça pour en arriver à ce que je vais vous transmettre :
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"La réanimation constante du Vieux, dit FINGARETTE, comme manière de connaître ce qui est nouveau n'est pas un idéal chauvin. Elle est pertinente pour tous les hommes, et le sera toujours. Car elle est l'expression d'une intuition valable de ce qu'est l'humanité. Le pouvoir et la dignité propres de l'homme découlent de sa capacité d'agir intelligemment et de manière conventionnelle plutôt que par instinct ou par réflexe conditionné seulement (bon nombre de nos philosophes les plus influents aujourd'hui n'en disent pas moins). Les formes de la vie, même considérées sous l'aspect de conventions intelligentes, NE PEUVENT PAS ÊTRE INVENTEES ET ACCEPTEES EN BLOC ; elle repose d'abord et avant tout sur l'héritage qu'a chaque époque d'un vaste ensemble de langue et de pratiques conventionnelles provenant de l'époque précédente. C'est seulement si nous grandissons authentiquement façonnés par les traditions que nous pouvons être humains ; c'est seulement en réanimant la tradition lorsque de nouvelles circonstances les rendent désuètes que nous pouvons préserver l'intégrité et la direction de notre vie. Une tradition partagée rapproche les hommes, les rend capables d'être des hommes. Chaque abandon de la tradition est une séparation des hommes. Chaque réanimation authentique de la tradition est une réunion des hommes."
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C'est très exactement ce que la Révolution Française (dans sa deuxième phase, car dans la première, - et BERNANOS l'a bien dit, comme TAINE d'ailleurs- il y avait dans l'aspiration au changement du peuple français, précisément le désir de réanimer la tradition ; TAINE a trouvé dans les cahiers de doléances des demandes tout à fait explicites sur ce point), donc, la Révolution Française dans sa deuxième phase a détruit et physiquement et symboliquement tout ce que les générations passées avaient construit aux prix de tant d'efforts. Et ça continue, comme si le progrès ne pouvait être autre chose que le nouveau. L'art qui se prétend moderne est sans doute la manifestation la plus outrancière, la plus ridicule, la plus cuistre de cette vacuité de l'inspiration, de cet orgueil incommensurable à vouloir se créer soi-même, en reniant ou en ignorant l'héritage. (Voilà une erreur que les Chinois - sauf sous MAO ZEDONG - ne commettent pas.)
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Toujours les mêmes maux : le refus de se reconnaître une origine qui nous dépasse... Oui encore une fois, misère de l'homme sans Dieu ou, pour les Chinois, d'un monde sans rites et sans sacralité.

samedi 30 août 2008

France profonde

Je rentre de quelques jours de vacances, passés dans la région de CAHORS. Séjour trop court, mais enchanteur. Déjà l'automne s'annonce qui, le matin, accumule dans la vallée du Lot, des bancs de brouillard évanescents, tandis que du haut des Pech qui la dominent on a vue sur les forêts qui couvrent les collines et sur ce ruban de coton blanc qui sinue entre des croupes feuillues.
Grande découverte : celle de la mique. Savez-vous ce qu'est la mique ? C'est une sorte de pain brioché ,cuit dans un bouillon de légumes où mijote encore un petit salé savoureux. Par un miracle que je ne m'explique pas, ce pain n'est pas imbibé de liquide. Il est léger, aérien, délicieux, sans parler du petit salé et des jolis légumes qui l'accompagnent. Et puis dans ce pays, on est généreux. Il n'est point besoin d'un microscope pour voir ce qui vient dans l'assiette : des fritons de canard et de la saucisse sèche, des mignons de porc comme on ne sait plus en faire chez nous, avec des pommes de terre... ah des pommes de terres qui défient toute description. Point n'est besoin de demander du vin. Il vous est généreusement servi en carafe. Un beau rouge puissant et profond, une âpreté jointe à l'odeur de la violette en sa première floraison. Et les magrets de canard, et le foie gras et la daube de "limousines", viandes qui viennent de la proche Corrèze. Tout cela est délicieux et fait que nos amis anglais ou belges vivent en foule dans cette région, ou la visitent, ravis de voir, de manger, de boire (assez abondamment pour les anglais, je peux l'assurer !), de musarder, de photographier, et d'échanger avec de savoureux accents, dans notre langue.
Et que dire de ces villages, blottis dans des combes ou bien assis sur les causses a bord d'un bois de chênes ? De superbes maisons anciennes sont refaites avec un goût parfait ; joints de mortier blancs, petites tuiles plates, pigeonniers et leurs boulins en quinconce. Des fleurs qui débordent des rebords des fenêtres, des bacs débordant à profusion de pétunias, de géraniums, de toutes sortes de plantes. CAHORS est à cet égard une ville magnifiquement fleurie. Je vous conseille une visite à la cathédrale, comme si vous faisiez la route de COMPOSTELLE. On vous y accueille, pèlerin ou non, avec amitié, on vous y écoute. On vous parle de la Sainte Coiffe, ce linge sépulcral qui selon la Tradition aurait servi de mentonnière à Jésus, lors de son ensevelissement.
Tout cela, c'est notre pays. Nous pouvons en être fiers. Des générations ont peiné sur ces terres, ingrates ou riches selon les coins ; elles nous ont légué d'immenses trésors. Il nous revient de les préserver et de les transmettre, intacts, à nos enfants. Bon voyage en QUERCY.