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lundi 12 décembre 2016

11 décembre. Nouvelle de la Résistance. Cloisons épaisses ; lumière libératrice !

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Il n’y a qu’une seule libération véritable, c’est celle qui supprime les épaisses cloisons qui séparent les hommes ; il n’y a qu’une contrainte supportable, c’est celle de la lumière."
In
Alfred SAUVY.
Mythologie de notre temps. (Collection "Études et documents Payot." [Série Politique et économique.])
Payot, Paris, 1966, p. 286.
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2. COMMENTAIRES.
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Alfred SAUVY n’est certes pas un pilier de sacristie. Mais que dirait-il s’il voyait comment la Fête des Lumières, à Lyon, jadis destinée à célébrer la Fête de l’Immaculée Conception, s’est transformée en un immense barnum municipal, mélangeant les feux des néons, l’odeur des saucisses frites, la foule compacte des consommateurs, une foule qui ignore jusqu’à la signification ou du moins l’origine de cette très ancienne fête ?
Et voilà que des cloisons épaisses viennent avec cette fête laïcisée séparer les hommes : ceux qui peuvent payer les attractions et les restaurations rapides, ceux qui sont atterrés par l’étalage de ce paganisme impudent, et les pauvres qui ne peuvent que voir la lumière. Mais il se trouve que pour eux c’est la seule contrainte supportable et qu’ils peuvent entendre la parole que Jésus dit aux envoyés de Jean le Baptiste alors en prison : La Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres.
Heureux les Lyonnais qui ont mis des lumignons à leurs fenêtres pour célébrer Marie !
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Les philosophes français contemporains broient du vent car ils ignorent les questions que posent les sciences de la nature !


lundi 8 décembre 2014

08 décembre 2014. Nouvelles de la Résistance. Non au dieu Mamon

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Je suis sûr de ne point vous lasser si je répète notre devise :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. La citation du jour.
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"[…]. Mais pour ses adorateurs, l’argent n’est pas seulement un mal qui fait du bien et un bien qui fait du mal, ce fumier sur lequel poussent les fleurs de la civilisation, pour reprendre une image de ZOLA : il est aussi une consolation merveilleuse. Tant qu’on s’occupe à le gagner, à le garder, à le gâcher, il absorbe toute l’énergie, se suffit à lui-même, donne un sens parfait à la vie. Il est habité de puissances trop considérables pour souffrir la moindre concurrence. Comme le savait l’Église, il est le seul rival de Dieu, capable comme lui d’embrasser la multiplicité du monde dans son unité, de ne mettre aucune borne à son expansion. Il est une force spirituelle à vrai dire, le seul absolu que nous tolérions en période de relativisme."
In
Pascal BRUCKNER.
Misère de la prospérité. La religion marchande et ses ennemis.
[Bernard] Grasset, Paris, 2002.
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2. Commentaires.
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Vous avez très certainement vu à la télévision des reportages sur la prétendue et soi-disant "Fête des Lumières" qui s'est tenue à LYON pendant le week-end. On pourrait, à la limite, comprendre le qualificatif que la municipalité lyonnaise donne aux réjouissances qui enveloppent le 8 décembre de senteurs de merguez et de saucisses ou d'éblouissants éclairages des bâtiments publics et religieux, associées à de bruyantes musiques s'il y avait une réflexion publique sur la signification symbolique de la lumière, certes pas celle des VOLTAIRE, DIDEROT et autres philosophes du XVIIIe siècle, mais une signification issue de l'expérience humaine dans toutes les cultures, depuis la nuit des temps. Il n'en est est rien. C'est le plaisir brut, animal, jouissif à l'état pur. Certes, je n'entends pas nier que ces fêtes peuvent être l'occasion de nouer un lien social bien mal en point. Mais ce que j'en ai vu me laisse tout de même perplexe.
Jamais le culte rendu à l'argent n'a été plus vivant, plus arrogant, plus éclatant que cette Fête des Lumières. Initialement, et, pour autant qu'il m'en souvienne, à la suite d'un voeu de la municipalité de LYON, cette fête des Lumières était celle de l'Immaculée Conception de Marie, la mère de Jésus. Pour célébrer la sainteté de la Theotokos, il y a encore quelques années, on demandait aux habitants d'éclairer leurs fenêtres ou leurs balcons avec des bougies. Évidemment, l'effet était splendide, mystique et bouleversant. Peu à peu, les marchands du Temple se sont avisés que l'on pourrait se faire des picaillons en glosant autour de cette fête éminemment religieuse, en l'étendant avant et après le 8 décembre à des réjouissances purement profanes et économiquement juteuses. Les Lumières de la foi sont devenues des prétextes à faire du fric. C'est terrible ! C'est significatif de notre époque ! Et le peu de disciples qui résistent aux flots du démon se prennent à supplier : Maranatha ! Viens Seigneur !
Pour que la fête ait un sens, il aurait fallu la relier à cette réalité ontologiquement renversante : Marie, par anticipation des mérites de son Fils, est née sans péché originel, et n'a jamais péché ; entendez par là qu'elle n'a jamais rompu l'alliance d'amour que le Père éternel avait noué avec elle, de toute éternité. On est loin de ce mystère quand les flons-flons, les flashes aveuglants, la rumeur de la foule désemparée meublent et l'espace et le temps de la fête. Rien, cependant, ne nous empêche d'être uni par la prière aux fidèles de l'Eglise de LYON, la plus ancienne des GAULES ; elle se rattache directement par saint IRENEE, son premier évêque, à l'apôtre saint JEAN, par le canal de saint POLYCARPE qui fut l'élève du second et le maître du premier.
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3. Informations diverses, parfois réjouissantes.
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A TROYES, le PS mord la poussière.

Je me réjouis grandement de la déconfiture du candidat socialiste à l'élection législative partielle destinée à pourvoir au remplacement de monsieur BAROIN, fraîchement élu sénateur. L'accointance de monsieur BAROIN avec la franc-maçonnerie est de notoriété publique, puisque il semble me souvenir que son père a été une sommité d'une des loges qui se partagent les bonnes grâces du monde politique. Le candidat du FN, comme on pouvait s'y attendre, est arrivé en seconde position. Laissons aux champenois le soin de choisir le candidat qui leur convient. Ils ont déjà désigné celui dont il ne voulait pas. Deo gratias ! 
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Au coeur de la Fête des Lumières, les enfants des TERREAUX (via le Salon beige).


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17 décembre : crèche de Noël aux abords de la Libre Pensée à Paris.

Organisée par Civitas :
"Les ayatollahs de la laïcité ont vu dans l’Enfant-Jésus un nouvel ennemi à chasser. Pour ces fondamentalistes laïcistes, Noël n’est plus la célébration de la Nativité mais une simple fête consumériste et athéiste autour d’un gros bonhomme habillé de rouge et popularisé par un soda d’une multinationale américaine. Mais la réaction du pays réel n’a pas tardé. La crèche de Noël est devenue l’emblème de la résistance à l’antichristianisme. Le mercredi 17 décembre à 20h, Civitas vous invite à une veillée de Noël – avec une belle crèche de Noël – aux abords du siège de la Libre Pensée, dans le cinquième arrondissement de Paris."
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Des crèches partout, dans l'espace public. Et merde aux soi-disant Libres Penseurs (merci très cher Salon beige). 

A MELAY (Saône et Loire).
A MARCQ EN BAROEUL (Nord).
A LUCERAM (Alpes Maritimes).
A LANDOGNE (Puy de Dôme).
A PLEUCADEUC (Morbihan).
A LA ROCHE SUR YON (Vendée) [voir photo ci-dessous].


A SANARY (Var).
A COGOLIN (Var).
A CALAIS (Pas de Calais).
A MONTPELLIER (Hérault).

La liste n'est pas exhaustive.

jeudi 15 décembre 2011

Il est mort trop tôt

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Le jeune Augustin COCHIN est mort trop tôt. Il a été tué en juillet 1916. C'était un esprit pénétrant. J'ai pu me procurer deux ouvrages très importants de cet historien, archiviste-paléographe de formation, et je commence à grappiller de-ci de-là des pensées, des analyses. Mon ami Yves devrait lire le chapitre III du livre majeur de COCHIN, La Révolution et la Libre pensée. Il est intitulé "La théorie philosophique. les étapes su système".
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Je note d'abord que notre auteur utilise bien le mot système pour caractériser la théorie philosophique des Lumières (françaises). Les philosophes des Lumières dit-il, "se sont demandé pourquoi l'homme ne serait pas comme Dieu ? Il possède une nature bonne, une conscience absolue, une science générale : il est donc libre ; il demanderait la force à la nature ; l'obligation à la conscience ; la loi à la raison. Or la conscience nous donne l'obligation absolue, mais ni la nature ne nous donne une force infinie, ni la raison une loi certaine et parfaite."
[...]
"Pour que la loi morale absolue fût fondée, il fallait qu'une intelligence adéquate à l'Être nous la donnât : c'est le fondement de la loi de l'Église sur laquelle le monde vivait depuis deux mille ans, c'est-à-dire ou à peu près, depuis qu'il pensait." (Je dois dire que le jugement est ici un peu rude : heureusement que COCHIN met 'ou à peu près'). 
[...]
"L'homme, on pourrait dire tout aussi bien que les philosophes l'ont anéanti. Ils le déclarent achevé, complet, tel qu'il est ; le mal n'est qu'un malentendu. Tous les éléments du bien, force pour y aller, raison pour le montrer, sont in proximo, sous la main. Il ne s'agit plus que de bâtir, de s'entendre, de s'arranger. C'est une doctrine d'arrêt, d'achèvement : de perfection, prétend l'intelligence ; de mort répond l'expérience ; une doctrine qui convient à un temps de bien-être matériel, mais de corruption, de misère morales : les sources profondes de la foi et de la vie se tarissent ; l'élan cesse ; - une doctrine, non de vieillesse, mais de faiblesse."
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La place me manque pour décortiquer les étapes implacables et imparables du raisonnement déployé dans ce chapitre. Il rejoint dans ces critiques ce que les tenants de l'expérience incarnée reprochent au cartésianisme, et aux idéalistes. Mais COCHIN a bien vu à quoi conduit la confusion de la morale et de la nature : à la corruption et à la misère morale. Chaque jour nous apporte son lot d'horreurs (pensons à cet enfant mort dans une machine à laver où l'avait placé son père pour le punir, ou à l'assassinat du jeune Valentin criblé de 40 coups de couteau) et de scandales. Tippel, avec une constance que je soupçonne voulue et malicieuse, nous distille quotidiennement les noms des élus condamnés, mis en cause, mis en examen. Il y en cite surtout de gauche; mais la droite héberge aussi de ces brebis galeuses. Les citoyens n'en veulent plus. Ils ne veulent plus que les slogans et les mots tiennent lieu  de politique. Et n'en déplaisent à ceux qui le détestent et le haïssent passionnément, le Président de la République actuel, malgré de nombreuses erreurs, est encore le moins idéologue de tous ces messieurs et le plus près de la réalité ; il est pragmatique et adapte ses décisions aux nécessités du moment. Monsieur HOLLANDE adapte les siennes aux vues de son parti. Or il y a toujours rencontre entre la vérité et la réalité. Avec lui, on en est loin. Et donc on courrait probablement droit dans le mur s'il était élu. Mais il arrive que la fonction élève l'homme au-dessus de sa condition habituelle.
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C'est tout pour ce soir.

vendredi 10 décembre 2010

Censure au Journal Vingt minutes

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Depuis plus de 150 ans, les Lyonnais ont coutume d'allumer des bougies qu'ils placent sur leurs balcons ou derrière leurs fenêtres, au soir du 8 décembre, fête de l'Immaculée Conception. La tradition est d'origine religieuse par conséquent, et elle a pour but de célébrer Marie, la mère de Jésus, dont les catholiques croient qu'elle est née sans être marquée du péché originel, par anticipation du salut apporté aux hommes par le sang de son Fils. L'origine de cette fête des lumières est parfaitement repérable historiquement. Que la sécularisation galopante de la Fille aînée de l'Église ait pu faire perdre aux habitants de Lyon le sens profond de cette fête est une chose ; qu'elle ait un caractère religieux en est une autre, avérée par l'usage quasi séculaire.
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Philippe BARBARIN, le cardinal de Lyon, (sportif et intellectuel de haut niveau, incidemment), désirait faire paraître dans l'édition lyonnaise du journal gratuit Vingt minutes, quatre page de publicité destinée à rappeler le sens de cette manifestation. Il avait recueilli les fonds nécessaisres pour en régler la dépense. Patatrac ! Le journal refuse de faire paraître cette publicité. Pourtant, le texte en avait été déposé dans les locaux du journal le 4 décembre. Le mardi 7 décembre dans la soirée, le diocèse de Lyon se voyait notifier par le journal un refus de le faire paraître. Il semblerait que ce fût la présence d'un "Je vous salue Marie" dans le corps de la publicité qui ait choqué les délicates oreilles laïques des rédacteurs, plumitifs et autres polygraphes de ce journal, qui annonce du reste qu'il n'est pas tenu de justifier son refus.
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Pendant ce temps, on projette sur la façade de l'hôtel de ville, des images grimaçantes représentant je ne sais quoi (ça ressemble à Baphomet), on sécularise ; on vend des crêpes, des sandwiches, des bibelots, place Bellecour. Et la belle fête instaurée le 8 décembre 1852 pour célébrer l'installation de la statue de Marie au sommet de Notre-Dame de Fourvière, est en train de devenir un Capharnaüm, un grand bordel de bouffe et d'ivresse, un culte rendu à Mammon, tandis que sur la Croix, Jésus perd son sang goutte à goutte pour le salut de tous, y compris des journalistes renégats.
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Mais de grâce, que les journalistes en général, et ceux de Vingt Minutes en particulier cessent de crier à la censure toutes les fois que des responsables, soucieux de bien commun, désirent empêcher la publication d'informations sensibles. On censure Jésus mais on encense ASSANGE dont les scandaleuses révélations mettent en péril la vie des militaires envoyés en AFGHANISTAN et celles des civils qui, partout dans le monde travaillent dans des lieux dits "sensibles", les désignant à la haine des activistes islamistes. Décidément, vienne le Royaume du Prince de la Paix. Il me faudrait la plume enflammée de mon cher Léon BLOY pour dire merde à tous ces imbéciles (au sens de BERNANOS) qui se croient courageux, mais ne sont que des toutous à la remorque du politiquement correct.
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