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jeudi 28 décembre 2017

28 décembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Réalité extérieure et idéologie : on ne coupe pas un bras, mais on peut couper un sexe !

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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[…]. L’assurance chrétienne repose sur l’affirmation d’une réalité extérieure. Elle se fonde sur la certitude que le monde existe, que les choses sont et qu’elles sont vraiment des choses ― ce que dit aussi le simple bon sens. Mais le bon sens ne pèse pas lourd, l’histoire des religions le montre, quand le christianisme ne le protège pas."
In
G[ilbert] K[eith] CHESTERTON.
L’homme éternel. 2e édition, 2e tirage (nouvelle traduction).
Dominique Martin, Bouère, 2012. (Page 142.)
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2. COMMENTAIRES.
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CHESTERTON dit là quelque chose d’essentiel qui, pourtant, semble être sorti de l’esprit de la plupart des élites qui remplacent la réalité extérieure par des « réalités fantasmées », tout droit sorties de leur cerveau, c’est-à-dire par des idées. C’est ainsi que l’on remplace la réalité de la sexuation par une théorie fumeuse, dite du genre, qui ne s’appuie sur aucune autre réalité que celle qui a germée dans le cerveau de Judith BUTLER. Il est très rassurant de voir des bambins, filles ou garçons, qui ne savent parler qu’à peine, se comporter conformément à ce que dit la biologie, les premières avec une certaine douceur de mouvement, les seconds avec brusquerie. Je l'ai constaté pas plus tard qu'avant-hier en emmenant promener ma petite-fille au parc de jeux. On peut rappeler des faits scientifiques incontestables, comme les examens d’imagerie médicale qui montrent que le connectome (ensemble des connections neuronales) de l’homme n’est pas identique à celui de la femme, on peut rappeler qu’il y a des centaines de différences génétiques entre l’homme et la femme, rien n’y fait. Il apparaît que c’est la méchante société qui impose des comportements masculins ou des comportements féminins aux hommes ou aux femmes respectivement. Il convient de supprimer cette funeste oppression pour achever de libérer l'homme de ces chaînes épouvantables qu'est le sexe.
Entendons-nous bien. Il existe des dysphories de genre ; elles sont considérées comme des troubles qu’il convient de traiter comme le demande celui qui se sent femme ou celle qui se sent homme. Le cas est rare, mais j’en ai connus plusieurs, dont deux cas d’hommes désireux de devenir des femmes et qui ont fini par renoncer à se faire opérer, et ont gardé leur sexe, en s’en servant alors, croyez-moi, comme l’ordonne la nature… J’ai aussi connu le cas d’un homme devenu femme. Je ne suis pas certain qu’il (qu’elle) n’ait pas regretté de s’être fait opérer.
Comme le signalait un article dont j’ai donné récemment le lien, viendrait-il à l’idée d’un chirurgien d’amputer un être humain qui se plaint d’avoir un bras et désire s’en débarrasser ? Certes non… Mais on ampute bien des sexes.
CHESTERTON a raison : ces réalités extérieures sont là. Elle se donnent à nous. Le bon sens du peuple l’a perçu ; il ne se laisse pas mener en bateau par des imbéciles.. Et le triomphe des transgenres se célèbre surtout dans les quartiers chics, fortement gentrifiés ou boboïsés.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Si vous ne pouvez lire qu’un article de cette revue, lisez celui-là !

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Lettre de musulmans convertis au catholicisme au pape François.

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Bonne analyse d’Élisabeth LÉVY.

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Honneur à cette championne qui ne se couche pas devant les pétrodollars.

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Vive la Hongrie, monsieur !

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L’Europe, les bobos et l’islamisme !

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Stupéfiant et tout à l’honneur des dirigeants égyptiens.




lundi 10 avril 2017

10 avril 2017. Nouvelles de la Résistance. "Comme si vous y étiez" ou la vie par procuration

Suite du cycle Philippe MURAY.
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Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de 
devenir vrai, c'est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"La loi du « comme » est implacable. Elle règne sur l’ensemble des phénomènes modernes. Tout le monde, dans une démocratie qui se respecte, devant avoir droit à tout, et cela étant bien entendu impossible, l’accès à ce qui est jugé désirable ne peut s’effectuer que par le biais d’ersatz. Lorsque l’on a décrété, par exemple, que 80 % de lycéens deviendraient bacheliers, il fallait entendre qu’ils seraient « comme » des bacheliers, ce qui n’est pas du tout la même chose que d’avoir le bac."
In
Philippe MURAY.
Causes (sic) toujours. (Collection "Chroniques du XXIe siècle.)
La comédie du comme. Article paru dans le journal La Montagne, le 2 mai 2004.
Descartes & Cie, Paris, 2013, p. 66.
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2. COMMENTAIRES.
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Jamais une civilisation n’aura été plus irréelle que cette civilisation des apparences. Combien de fois avons-nous vu des publicités vantant tel ou tel succédané à l’aide du fameux « comme si vous y étiez ». Si vous tapez « comme si vous étiez » sur un moteur de recherche, on vous sort 4 180 000 références en quelques secondes. Une émission de France Musique, dirigée par Jérémie ROUSSEAU porte ce nom et nous conduit à croire que l’écoute de concert diffusé ou produit il y a des années produit le même effet que si l’auditeur y assistait en chair et en os, le Huffington post  sous le même titre, affiche la vidéo prise par un adolescent lors d’une descente à ski et nous donne à voir, "comme si on y était" (sic), comment il échappe à une avalanche : frissons rétrospectifs garantis. Et puis c’est la moisson comme si on y était, le carnaval de DUNKERQUE, comme si on y était, la bataille d’EYLAU comme si on y était. Toute ces émissions ou productions s’adornent de cette mention ridicule « comme si vous y étiez ». On peut même faire l’ascension du mont Cervin comme si on y était.
L’inflation des « comme » est incroyable. Elle tend à supplanter la réalité (ce qui nous résiste) par la réalité dite virtuelle (ce qui nous envahit), ce qui est aporétique, car la réalité est ou n’est pas, et ne saurait en aucun cas être virtuelle. C’est ainsi que la technique tend à nous faire vivre par procuration, à nous éviter tout risque existentiel, et à nous conduire au bord du tombeau sans que nous ayons rempli notre existence : mûr, quand nous sommes riches, pour finir nos jours dans des maisons de retraite dorées, où, faute d’être visités par nos enfants, un personnel aux petits soins fera comme s’il nous aimait.
C’est ainsi encore qu’on nous présente la plupart des candidats à l’élection présidentielle comme des hommes neufs, le plus malins de tous dans cet exercice de recyclage, étant monsieur MACRON, qui, après avoir servi servilement monsieur HOLLANDE se présente à nous « comme » un homme neuf, flanqué à droite de Manche-à-air qui n’est plus de la première jeunesse politique, et à gauche de toutes les badernes socialistes en recherche de bouée de survie politique (entendez : en recherche de réélection).
Je ne commente pas davantage le « comme des bacheliers ». La chose est d’une évidence éclatante. Et il faut, comme j’ai pu le constater quand j’étais enseignant, avoir vu des copies d’étudiants en quatrième année d’études supérieures, pour s’interroger sur la profondeur de leurs connaissances grammaticales, aussi bien orthographiques que syntaxiques. Misère du comme ! Misère des apparences ! Misère des faux-semblants ! Quand accepterons-nous enfin de vivre ?
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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A propos des apparences.

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Petits arrangements entre amis.

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Les trois qualités d’un bon président.


Pour ce qui est de la Syrie, on peut affirmer sans crainte de se tromper, que la presse occidentale désinforme complètement. J’ai eu l’occasion de voir un diaporama (d’une heure) et d’entendre une jeune femme, partie en Syrie avec SOS chrétiens d’Orient, commenter ce diaporama dont elle était l’auteur. Elle a été à DAMAS, à HOMS, à MAALOULA, à ALEP (après sa libération), à LATTAQUIE, à TARTOUS. Nous avons vu des photos d’immeubles de ces villes où sont affichés les portraits de Bachar El-ASSAD et de Vladimir POUTINE, ainsi que des drapeaux syriens pendus aux fenêtres. Cette jeune femme intrépide nous a fait part de l’accueil hostile fait par les Syriens aux Français, sauf quand ils ont appris qu’ils venaient aider les chrétiens. Bref, HOLLANDE a fait perdre à notre patrie tout le bénéfice que nous y avions accumulé depuis des siècles, par son aveuglement et sa complaisance vis-à-vis des américains. Si vous êtes intéressé par le témoignage de cette jeune femme, faites-le moi savoir.
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Sur l’idolâtrie de la popularité.

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Amis qui croyez au Fils de l’Homme et vous apprêtez à fêter sa résurrection, écoutez  cette méditation musicale :









jeudi 26 janvier 2017

26 janvier 2017. Nouvelles de la Résistance. Force morale et résistance

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LES CITATIONS DU JOUR.
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(a) "[…]. « En Chine, pratiquement tout le monde a le courage de défier sans vergogne la morale. Tandis qu’on ne trouve presque personne qui ait le courage moral de défier la réalité sans vergogne. »"

(b) "[…]. Je peux en effet dénoncer l’atrophie de la vie individuelle causée par la suprématie de la raison, de la science et de l’argent dans la culture occidentale, ou l’ordre hiérarchique économique mondial et l’affaiblissement des résistances sociales généré par l’uniformisation technologique et la marchandisation, ou l’absence de réflexes critiques, la peur de la liberté engendrées par la richesse et un mode de vie de surconsommation…"
In
LIU Xiaobo. (LIÚ Xiǎobō ; caractères simplifiés : 刘 晓 波 ; caractères traditionnels :劉 曉 波)
La philosophie du porc et autres essais. Traduit du chinois. Textes choisis et présentés par Jean-Philippe BÉJA. ("Bleu de Chine", collection dirigée par Geneviève IMBOT-BICHET. Préface de Vaclav HÁVEL.
Gallimard, Paris, 2011, p. 33 et p 101.
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2. COMMENTAIRES.
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Il n’y a pas qu’en Chine, hélas, que cette propension à défier la morale envahit la vie sociale et la vie politique. Il en va de même en Occident en général et en France en particulier. Que ce soit le refus d’accorder le droit à l’objection de conscience aux maires qui refusent de marier deux personnes de même sexe, des homosexuel(le)s par conséquent, à ceux de nos concitoyens qui proposent aux femmes enceintes qui ne veulent pas de l’enfant qu’elles portent en leur sein une alternative à l’avortement, le monde politique défie le réel que nous impose la nature en matière de propagation de l’espèce humaine, comme il nie la réalité terrible que représente pour toute femme le recours à l’interruption volontaire de grossesse. Les socialistes, communistes et autres gens de gauche (pas tous d'ailleurs), les esprits forts de la droite qui ont accordé leurs suffrages à des lois sociétales insanes ou à des lois liberticides défient la morale, comme ils défient la réalité… Décidément, il n’y a pas qu’en Chine ! Nous paieront cher les choix que nous avons faits (ou plutôt que l’on nous a imposés).
LIU Xiaobo souligne avec une force incroyable les conséquences des prétendus progrès, ceux de la raison, ceux de la science, ceux des modes de production. Il rejoint nombre de penseurs occidentaux, français notamment (Pierre RABHI, Christophe GUILLUY, Jean-Claude MICHÉA, Marc WEINSTEIN pour ne citer que ces quatre auteurs que je viens d’étudier) dans ses analyses. Il l’a payé de sa liberté.
Combien de temps encore allons-nous refuser d’accepter les leçons que nous livrent les anciens, nos grands-parents, nos aïeux, combien de temps encore refuserons-nous de prendre en compte les leçons de l’histoire ? Combien de temps encore refuserons-nous d’écouter des penseurs libres d’entraves idéologiques ou politiques ?
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Quand l’infirmerie se moque de l’hôpital : une liste.

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Le FN a dû lire Christophe GUILLUY ! Non à la métropolisation de notre patrie et à la bobocratie.


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Une innovation révolutionnaire.

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Le PS convaincu de dopage.


Parfum de triche sur la primaire

mercredi 11 janvier 2017

11 janvier 2017. Nouvelles de la Résistance : le mensonge n'a jamais été une politique !

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Le mensonge est souvent plus plausible, plus tentant pour la raison que la réalité, car le mensonge possède le grand avantage de savoir d’avance ce que le public souhaite entendre ou s’attend à entendre. Sa version a été préparée à l’intention du public, en s’attachant tout particulièrement à la crédibilité, tandis que la réalité a cette habitude déconcertante de nous mettre en présence de l’inattendu."
In
Hannah ARENDT.
Du mensonge à la violence : essai de politique contemporaine.
Calmann-Lévy, Paris, 1972 (réédité en 2014, par le même éditeur°.
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2. COMMENTAIRES.
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Il me semble que, dans ce constat réaliste, Hannah ARENDT résume toute la problématique de la vie politique française actuelle. Et l’on ne saurait trop recommander aux divers candidats qui briguent nos suffrages, de le lire, le relire et d’en faire leur profit.
Ils n’ont pas cessé de mentir depuis des décennies. Et ils continuent de ronronner en débitant à l’intention du public des propositions qu’ils savent intenables. Monsieur HOLLANDE paye de son renoncement, cette abdication devant la vérité et le réel, abdication dont parle férocement (voir informations ci-dessous) Aquilino MORELLE ; je ne saurais le cacher, ce personnage ne m’inspire ni sympathie ni confiance, mais il dit tout haut ce que bien des familiers du prince déchu pensent tout bas.
Le procès fait à monsieur FILLON sur la question du remboursement des petits risques relève de ce mensonge élevé à la hauteur d’arguments de vente des marchands d'illusion. En vérité, la politique de déremboursement de très nombreux médicaments (par exemple) remplit le même office que la non prise en charge des petits risques. Prenons le cas d’une affection qui frappe de très nombreuses personnes de plus de 60 ans ; je veux parler de l’arthrose. Au moins deux médicaments mis au point pour traiter cette atteinte douloureuse ne sont plus remboursés : l’Art50 et le Chondrosulf. L’argument avancé est toujours le même : service médical rendu insuffisant ; on va donc à la place prescrire du Célébrex ou de l’Arcoxia, plus chers, et remboursés. Mais à la différence des deux premiers médicaments mentionnés, ces molécules ne sont pas sans danger, et peuvent entraîner des effets secondaires importants, alors que nos délaissés de la sécu sont absolument sans danger et sont efficaces sur le long terme. Pour palier l’absence de remboursement, on oblige les employeurs et les employés à s’affilier à une mutuelle, ce qui aboutit à renchérir le coût du travail, et à amputer les revenus, car devant l’afflux de demandes non satisfaites par la sécurité sociale, les mutuelles sont obligées d’augmenter les cotisations. En somme, ce gouvernement ne fait que reporter de manière anonyme la charge du traitement des petits risques sur le patient. C’est de la pure hypocrisie. On n’en finirait pas de donner la liste des médicaments déremboursés, une liste qui s’allonge sans que le public ne le sache, sauf quand il doit faire usage des proscrits de la sécu.
Tout est à l’avenant. Il est patent que l’on met à la charge des citoyens des actes jadis remplis par des fonctionnaires : vous voulez un billet de train ? Paf ! Un petit coup d’internet et vous avez votre billet. Il vous est envoyé par la poste, automatiquement, ou il vous revient de l’imprimer, ou encore, il est « inscrit » dans votre carte de Grand Voyageur : dans tous les cas, l’automatisme et l’informatique remplacent les hommes. Et pourtant, on s’effarouche quand il s’agit de diminuer le nombre des agents de la SNCF (incidemment, dévoués et compétents dans les rames de TGV). Mais personne ne se pose la question de savoir si tous les postes (notamment dans la fonction publique territoriale) ont leur justification. On parle des enseignants ? Mais il y en a près de 30000 qui n’ont pas d’élèves, de collégiens ou de lycéens à enseigner, soit en raison de décharge syndicale, soit pour d’autres raisons obscures. Le reste est de la même farine. Pourquoi, avant d’avancer un chiffre global et mythique, ne pas proposer un audit général sur les services rendus effectivement par différentes catégories de fonctionnaires ; on le fait bien pour des médicaments ! Il me semble que ce serait juste.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Un troisième et dernier pavé dans la mare de monsieur HOLLANDE.


vendredi 25 septembre 2015

25 septembre 2015. Nouvelles de la Résistance : on ne lâche rien !

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Ah ! très chers amis et lecteurs, nous pourrions nous lamenter, tomber dans la désespérance en voyant l'état de notre patrie. Non, le désespoir n'est ni français ni chrétien.

Courage, courage et vérité !

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1. La citation du jour.
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"[...]. Les pères vont à la guerre, vont au bureau, signent des contrats. Les pères ont la société en charge. C’est leur affaire, leur grande affaire. Un père c’est quelqu’un  qui représente autre chose que lui-même en face de son enfant, et qui croit à ce qu’il représente : la loi, la raison, l’expérience. La société. Une mère ne représente rien en face de son enfant. Elle n’est pas en face de lui mais autour, dedans, dehors, partout. Elle tient l’enfant levé au bout des bras et elle le présente à la vie éternelle. Les mères ont Dieu en charge. C’est leur passion, leur unique occupation, leur perte et leur sacre à la fois. Être père c’est jouer son rôle de père. Être mère c’est un mystère absolu, un mystère qui ne compose avec rien, un absolu relatif à rien, une tâche impossible et pourtant remplie, même par les mauvaises mères. Même les mauvaises mères sont dans cette proximité de l’absolu, dans cette familiarité de Dieu que les pères ne connaîtront jamais, égarés qu’ils sont dans le désir de bien remplir leur place, de bien tenir leur rang. Les mères n’ont pas de rang, pas de place. Elles naissent en même temps que leurs enfants. Elles n’ont pas, comme les pères, une avance sur l’enfant ― l’avance d’une expérience, d’une comédie mainte fois jouée dans la société. Les mères grandissent dans la vie en même temps que leur enfant, et comme l’enfant est dès sa naissance l’égal de Dieu, les mères sont d’emblée au saint des saints, comblées de tout, ignorantes de tout ce qui les comble. Et si toute beauté pure procède de l’amour, d’où vient l’amour, de quelle matière est sa matière, de quelle nature sa surnature ? La beauté vient de l’amour. L’amour vient de l’attention. L’attention simple au simple, l’attention humbles aux humbles, l’attention vive à toutes vies, et déjà celle du petit chiot dans son berceau, incapable de se nourrir, incapable de tout sauf des larmes. Premier savoir du nouveau-né, unique possession du prince à son berceau : le don des plaintes, la réclamation vers l’amour éloigné, les hurlements à la vie trop lointaine ― et c’est la mère qui se lève et répond, et c’est Dieu qui s’éveille et arrive, à chaque fois répondant, à chaque fois attentif par-delà sa fatigue. Fatigue des premiers jours du monde, fatigue des premières années d’enfance. De là vient tout. Hors de là, rien. […]."
In
Christian BOBIN.
Le Très-Bas. (Collection Folio, no 2681.)
Gallimard, Paris, 2005 (date d’impression du présent tirage).
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2. Commentaires.
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Les imbéciles vont-ils enfin se rendre à l'évidence ? Ce que dit notre cher Christian BOBIN, un des écrivains les plus profonds et doués de notre époque, qui n'a pas la faveur des médias aux bottes (on sait pourquoi), est l'évidence pour ceux qui savent ouvrir les yeux.
Je sortais hier de mes immeubles, quand je vois dans l'entrée un homme radieux, et à ses côtés, une petite fille sur une trottinette à quatre roues, de celle que l'on offre aux petits enfants autour de leur trois ans. Par taquinerie je lui dis : "Je vois que cette enfant est persécutée, je vais faire un signalement à la DASS". Et il me dit, ayant saisi la malice gentille : "C'est ma première et je n'en ai qu'une". L'amour de ce père, sa fierté, la tendresse qu'il portait à son enfant m'ont profondément marqué. Il profitait de ce moment pour alléger son épouse (car il en a une figurez-vous) du soin de conduire la petite à l'école maternelle voisine. Ce n'était pas un amour féminin mais celle d'un homme qui, dans sa masculinité, entendait protéger son enfant des dangers de la rue, la sécuriser, lui donner de l'autonomie. C'est difficile d'expliquer la différence de comportement d'un père ou d'une mère vis-à-vis de son enfant. Mais si l'on regarde, si l'on observe, on voit bien la différence, une différence qu'analyse et dit si bien Christian BOBIN.
Comprenez-vous maintenant pourquoi priver un enfant d'un père ou d'une mère, de par loi, est une injustice, un tort qui lui est fait et relève de la plus pure immoralité. Il n'est pas nécessaire de croire en Dieu pour arriver à cette conclusion. Il suffit de lire d'excellents philosophes dont SCHOPENHAUER (décidément, je vous en parle), athée convaincu, est le prototype. N'est moral qu'un acte gratuit qui reconnaît le droit, devant lequel la justice s'incline.
Je vous invite à regarder les deux vidéos dont les liens figurent dans la section 3 de ce billet. J'en profite pour vous dire que je m'absente et ne suis point sûr de pouvoir publier d'autres billets avant le mercredi 30 septembre.
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3. Informations diverses.
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La tunique de NESSUS colle à la peau de monsieur HOLLANDE, ou les méfaits d'un cadeau empoisonné octroyé à une camarilla homosexualiste !



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Optimisme ou aveuglement ? Un excellent article de Nicolas BEYTOUT (site de l’Opinion).

"Est-ce le signe d’un irréductible optimisme ou la marque d’un inquiétant aveuglement ? Toujours est-il que Michel Sapin, commentant l’annonce par l’Insee d’une croissance zéro au deuxième trimestre, y a vu « la confirmation que la reprise est à l’œuvre ». Le ministre des Finances est connu pour ses prophéties hasardeuses, la plus célèbre restant celle sur l’inversion de la courbe du chômage. Mais on ne le connaissait pas encore pratiquant à une telle échelle le déni de réalité et la réécriture des faits.
Adepte de la prédiction autoréalisatrice, il pourrait essayer son art de l’enluminure sur le thème des impôts. Là où les Français s’agacent de voir des taxes nouvelles leur tomber dessus sans crier gare, il pourra déclarer que toutes ces innovations sont « la confirmation qu’aucune taxe supplémentaire n’est créée et que les impôts reculent ». De même, si les impôts locaux et autres prélèvements augmentent, c’est bien la preuve que « la baisse de la pression fiscale est à l’œuvre ». Quant aux dépenses publiques que le gouvernement se targue de maîtriser mieux qu’aucun gouvernement avant lui, l’accumulation des milliards d’euros de promesses débloqués à chaque intervention présidentielle ou à chaque poussée de fièvre sociale sera la preuve éclatante que « la maîtrise du budget de l’Etat est réalisée ».
On pourrait considérer que tous ces petits arrangements avec la vérité n’ont que peu d’importance. On pourrait même espérer que cela finisse par avoir une chance de convaincre, à l’usure, les Français que tout ne va pas si mal dans ce pays. La réalité est moins encourageante : il y a les ministres qui travestissent la réalité ; il y a ceux qui jonglent avec les promesses de réformes, aussi vite exprimées, aussi vite démenties. A chaque fois, c’est la parole politique qui s’abîme.

Nicolas BEYTOUT"

Et un petit clin d'œil en pensant que la République n'ayant pas besoin de savants (sic) n'a pas hésité à décapiter LAVOISIER ; DAESH avant la lettre qui a décapité un savant archéologue syrien, homme très âgé, lequel habitait PALMYRE !












jeudi 4 juin 2015

04 juin 2015. Nouvelles de la Résistance. Pourquoi ils tuent l'homme avec leurs lois sociétales.

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Mettez-vous bien dans la tête ceci qui est essentiel :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté 
et j'ajouterai aussi le refus de penser.
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1. La citation du jour.
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Il y a fort longtemps que je  désire vous faire connaître ce petit livre qui, de mon point de vue certes, mais aussi de celui de philosophes et de penseurs beaucoup plus qualifiés que votre serviteur, est un chef-d'oeuvre de bon sens, de bienveillance et de réalisme. Je veux parler du livre de Jeanne LARGHERO intitulé Masculin féminin. Quand la philosophie se mêle de sexe. Éditions des Trois Plumes, Paris, 2014. On trouve, par exemple, ceci (page 51, §2) qui me semble marqué au coin du bon sens :

"[...] : Étendre le champ des différences et des modes de vie possibles jusqu'à rendre indiscernables les orientations sexuelles n'est en aucun cas un moyen de lutte contre la discrimination et l'homophobie. Cela consiste en réalité à priver les personnes des mots qui leur permettent de se penser, de se dire. Or mettre un nom, c'est mettre de l'intelligence, du sens sur ce que l'on vit. Les grecs l'avaient bien compris, qui utilisaient le mot logos pour dire à la fois discours et raison. C'est donc faire violence à quelqu'un que de faire semblant de ne pas voir la spécificité de son mode de vie ; respecter le coming out, ne consiste pas à faire semblant que rien n'a été dit, mais c'est accueillir ce qui est dit comme le signe de ce qui est vécu. Que répondre alors à cette question : que vit un homme (une femme) qui en aime un (ou une) autre ? Peut-il mettre des mots sur la réalité de son mode de vie ? Non si les mots qui expriment les orientations sexuelles sont de pures créations de l'esprit. Le voilà dépourvu des outils pour se penser : or le mot non seulement permet de désigner la réalité, mais aussi de la penser. Vider les mots de toute référence au réel, ou bien refuser de nommer la réalité, c'est faire violence à l'intelligence des personnes qui vivent la réalité. La véritable tolérance ne consiste pas à ignorer, mais à regarder et accueillir la personne dans la réalité de ce qu'elle vit."

Toutes affaires cessantes, procurez-vous ce livre et dévorez-le pendant les vacances ou même avant.
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2. Commentaires.
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Il y a deux ans, j'ai eu l'occasion de vous dire que j'avais cessé mon engagement de bénévole dans une association accueillant des personnes séropositives pour le virus du SIDA, après m'être entendu traité d'homophobe par un accueilli, (une personne très intelligente, très érudite et pour laquelle j'avais une grande sympathie) parce que j'exprimais mon désaccord avec la loi proposée par la catastrophique Christiane TAUBIRA autorisant le "mariage" à des personnes de même sexe (façon novlangue et politiquement correcte de dire "homosexuelles", indice évident que la qualification reste marquée dans l'imaginaire collectif linguistique d'une connotation négative).
En faisant état de mon opinion, je n'entendais nullement dire que l'hétérosexualité (mauvaise appellation pour désigner l'union durable d'une homme et d'une femme) était la seule orientation sexuelle acceptable et surtout acceptée par la société, mais je sentais bien qu'en niant la différence d'un amour entre un homme et une femme et d'un amour entre deux hommes ou deux femmes, on offensait la vérité, et l'on entendait supprimer la hiérarchie prétendument établie entre les deux orientations sexuelles. En d'autres termes, on se plaçait précisément sur le plan d'une condamnation implicite de l'homosexualité pour tenter de la gommer de par la loi.
En empêchant un être humain de se dire et de se penser avec les mots appropriés, on l'empêche tout simplement d'être ce qu'il est. Et dans ma propre expérience de bénévole qui a duré plus de quatre ans, je n'ai rencontré que deux accueillis (sur des dizaines) pour exprimer leur approbation avec la Loi dite TAUBIRA. Je dois dire aussi que j'ai été le témoin d'un authentique amour entre deux hommes dont l'un a accompagné son ami malade jusqu'à sa mort avec un dévouement et une abnégation exemplaires. En d'autres termes je dis qu'il existe (mais assez rarement dans ce que j'ai pu constater) d'authentiques amours entre deux personnes de même sexe, des amours respectables et parfois admirables, ce qui ne suffit pas à les identifier à l'amour d'un homme et d'une femme. C'est sauvegarder leur dignité et leur vertu que de reconnaître cette différence.
Oui, il faut abroger la loi TAUBIRA. Oui, il faut reconnaître le fait social de l'homosexualité (il a toujours existé, aussi loin que l'on remonte dans l'histoire humaine). Oui, il faut reconnaître qu'il puisse exister un authentique amour entre deux homosexuels. Non, il ne faut pas dire qu'il est identique, analogue, superposable à l'amour qui unit un homme à une femme. Il n'y a dans cette opinion rien qui soit soit homophobe. Et si être homophobe, c'est de voir le réel, alors je ne donne pas cher de la société des êtres humains.
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3. Informations diverses.
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Le scandale de la pédophilie en ANGLETERRE.

Consultez les nombreux sites internet qui parle de cet immense scandale de pédophilie impliquant des hommes politiques, des personnalités du spectacle, des VIP anglais.

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Une vidéo sur l'objection de conscience.


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Le 5 juin à ERMONT, une conférence de La Manif Pour Tous.
(Via le salon beige.)


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Le Printemps Français et la Gay Pride de TOURS. (Via le salon beige.)





dimanche 25 mai 2014

25 mai 2014. Nouvelles de la Résistance : quel avenir pour l'Europe ?

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Allons, courage, car ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c 'est la lâcheté !
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1. La citation du jour.
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"La connaissance du passé satisfait d’abord un besoin humain fondamental, celui de comprendre et d’organiser le monde, de donner un sens au chaos des événements qui s’y succèdent. Nous savons bien, même si nous n’y pensons pas toujours, que nous sommes faits de ce passé ; le rendre intelligible, c’est aussi commencer à nous connaître. À la lumière du passé, le présent se transforme : nous cessons de prendre à la lettre l’interprétation autojustificative ou autoglorifiante que les acteurs aiment donner à leurs actes, pour les lire en perspective. Les mots se prêtent à tous les usages, on ne peut donc se fier aux descriptions dont se servent nos contemporains ; par la confrontation avec le passé, voie en apparence détournée, nous pouvons accéder plus facilement et plus directement au monde qui nous entoure. Comprendre la pensée d’hier permet de changer la pensée d’aujourd’hui, qui à son tour influence les actes à venir. Agir directement sur la volonté des hommes est difficile et du reste inutile : ce n’est pas leur volonté qui erre (les hommes veulent toujours leur bien), c’est leur jugement (ils cherchent ce bien là où il n’est pas). Éclairer le jugement est un moyen d’agir sur leur volonté, et c’est là que l’histoire peut aider. Les représentations du passé, construites par l’historien, sont actions dans le présent : se penser différemment permet de changer notre manière d’agir ; dire, ici, c’est faire."
In Tzvetan TODOROV.
Le Jardin imparfait. La pensée humaniste en France. (Collection dirigée par Jean-Paul ENTHOVEN ; Biblio essais ; Le Livre de Poche N°4297.)
[Le Livre de Poche], Grasset, Paris, 2006.
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2. Commentaires.
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Nous allons donc voter aujourd'hui pour élire des "députés européens", dont l'utilité paraît fort contestable à nombre de nos concitoyens. Mais il s'agit d'une élection nationale qui peut avoir valeur indicative de l'état de l'opinion sur l'actuel Gouvernement. Il faut donc aller voter.
J'ai volontairement choisi cette citation de TODOROV qui illustre de manière dramatique selon moi l'erreur fondamentale des européistes. Ces gens pensent une Europe qui n'existe pas ; ils la planifient en fonction de l'idée qu'ils se font d'une structure politique utopique qui n'a d'équivalent nulle part au monde. Ni la Suisse, ni les Etats-Unis n'ont trouvé d'un seul coup les constitutions qui ont permis à leurs composantes de s'associer en un état confédéral ou fédéral. L'assemblage s'est fait peu à peu, et chacun des participants à l'oeuvre commune a gardé des coutumes, des droits, des modes de gouvernance qui leur sont spécifiques, en tenant compte de l'histoire.
Le jour où messieurs CHIRAC et JOSPIN ont refusé de faire mentionner les origines chrétiennes de l'Europe dans le Traité constitutionnel (refusé par les Français), ils ont définitivement torpillé le projet. Car les faits sont les faits. Que par haine du christianisme (monsieur JOSPIN), ou par opportunisme politique (monsieur CHIRAC), ils aient préféré mettre en avant des idées plutôt que des faits, suffit à disqualifier la machine à gaz qu'on veut nous imposer, aujourd'hui encore, à coup de menaces et d'envolées verbales toutes plus ridicules les unes que les autres. N'oublions jamais qu'un jour, la France fut réduite à BEAUGENCY, VENDÔME et NOTRE-DAME DE CLERY, comme le dit la chanson, et qu'elle s'est remise de ce désastre. C'est que les Français ont du ressort.
Quand monsieur HOLLANDE nous dit que sortir de l'Europe (sous-entendu : cette Europe-là) c'est sortir de l'histoire, j'ai l'impression que le sortir, lui, de sa fonction serait au contraire y rentrer. De l'histoire, en effet, les Européens en sont sortis depuis longtemps ; ils ont ignoré les leçons du passé (l'improbable monsieur PEILLON à la liste duquel je souhaite une mémorable veste dans la région Sud-Est où il est aujourd'hui candidat, fait commencer la France à  la Révolution !), ils se ferment par conséquent à la compréhension du présent et sont incapables d'imaginer un avenir réaliste à un projet initialement sympathique. Le passé de l'Europe nous permet d'envisager à ce continent un avenir qui ne soit pas celui d'une construction ex nihilo, sorti du cerveau des "Philosophes" ; sa compréhension au contraire nous autoriserait à imaginer pour lui du nouveau qui ne soit pas la pure apostasie de l'ancien.
La manière dont les Européens ont agi en UKRAINE montre bien l'ignorance abyssale de l'histoire dans laquelle les culs-de-plomb bruxellois sont plongés. Non seulement l'UKRAINE ne pourra pas s'associer d'une quelconque façon à leur Europe avant longtemps, mais ce projet qui aurait pu être peu à peu échafaudé, en y associant la Russie, est devenu quasiment irréalisable.
Ainsi, ces gens qui ont fait preuve de leur incapacité à comprendre d'autres réalités que celles de l'économie et du commerce, qui ont fait fi du sentiment des peuples, de la réalité géographique, de l'histoire, nous poussent chaque jour davantage dans une impasse dont seul le courage, la reconnaissance des différences, la prise en compte de l'histoire permettront de nous tirer. Je n'ai pas besoin que monsieur BARROSO m'oblige à cultiver des concombres d'une certaine courbure, si l'envie me prend de produire des concombres carrés, lesquels ne feraient de mal à personne, eux.
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3. Menues infos avant les grandes de demain !
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25 mai : Accueil de François Hollande à Tulle.
Puisque le président vient en voiture pour voter, il sera accueilli à son bureau de vote.
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Sancta simplicitas ! (via le Salon beige).

Les filles et les garçons, c'est pas pareil !









dimanche 13 avril 2014

Nouvelles de la Résistance : quand la fiction devient la réalité...

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Notre devise pour commencer.

Ce n'est pas l'ignorance, ça non, qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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1. La citation du jour.

"Je considère que la nationalité française est étroitement liée au catholicisme, qu'elle s'est formée et développée dans une atmosphère catholique, et qu'en essayant de détruire, d'arracher de la nation ce catholicisme si étroitement lié avec toutes nos manières de sentir, vous ne pouvez pas prévoir tout ce que vous arracherez. Vous ne savez jusqu'où vous mènera, contre vous-mêmes, votre besogne de destruction.
Je me tourne vers les socialistes et je me permets de leur dire que, dans ses parties les plus nobles, la sensibilité à laquelle chaque jour ils font appel est de formation catholique. Le jour où cette éducation religieuse viendrait à manquer totalement, ils seraient épouvantés de voir que, dans les nouvelles générations, à défaut de Jésus, le dieu serait la pièce de cent sous."

Discours de Maurice BARRES à la Chambre le 21 décembre 1906. Il est intéressant de noter qu'à la date du 22 janvier 1907, dans ses Cahiers (le cinquième), BARRES indique laconiquement : "Destruction du mariage (1). Aliénés (2)."
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2. Commentaires.
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J'ai deux bonnes raisons d'avoir intitulé ce billet : "Quand la fiction devient la réalité". 

(a) La première est que la prédiction de BARRES sur le "réenchantement du monde" par le dieu argent est aujourd'hui, en apparence du moins, parfaitement accompli. Plus de JESUS, plus de surnature, rien qu'un homme totalement déifié (le gender) et une impérieuse nature (l'écologie à la DUFLOT). BARRES avait vu juste. Même la générosité initiale du socialisme qui puisait sa source dans une sensibilité catholique laïcisée s'est évaporée dans un discours verbeux, déconnecté de tout contact avec le réel : on dépense des millions d'euros pour des Paris Plages ou des Nuits Blanches, mais on est infoutu de construire des logements pour les dizaines de milliers de sans-abris qui, de plus en plus brutalement, n'ont même plus de banc pour s'étendre, ou de porte cochère pour passer la nuit. Mais j'ajoute que la séparation a été une chance pour l'Eglise. Si les laïcards radicaux-cassoulets et francs-maçons s'étaient contentés de ce "succès" et n'avaient pas été tentés, comme le sont aujourd'hui les BERTINOTTI, HAMON, VALLS, TAUBIRA, de détruire de fond en comble le catholicisme (et non pas le christianisme), nous n'en serions sans doute pas là. De ce point de vue, JAURES avait une autre pointure que ces imbéciles !

(b) La seconde, je vous la donnerai, quand vous aurez lu, in extenso, la liste qui suit :
§François Hollande, 60 ans, dans la vie active depuis l’âge de 26 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.
§Manuel Valls, 52 ans, dans la vie active depuis l’âge de 21 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.
§Laurent Fabius, 58 ans, dans la vie active depuis l’âge de 28 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.
§Ségolène Royal, 61 ans, dans la vie active depuis l’âge de 27 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.
§Benoit Hamon, 47 ans, dans la vie active depuis l’âge de 24 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.
§Christiane Taubira, 62 ans, dans la vie active depuis l’âge de 26 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.
§Michel Sapin, 61 ans, dans la vie active depuis l’âge de 28 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.
§Arnaud Montebourg, 51 ans, dans la vie active depuis l’âge de 28 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.
§Marisol Touraine, 55 ans, dans la vie active depuis l’âge de 25 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.
§François Rebsamen, 62 ans, dans la vie active depuis l’âge de 25 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.
§Jean-Yves Le Drian, 66 ans, dans la vie active depuis l’âge de 24 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.
§Bernard Cazeneuve, 50 ans, dans la vie active depuis l’âge de 25 ans. Nous sommes là face à un dilemme. Alors que sa fiche Wikipedia et quelques articles de presse font état d’un début de carrière à la Banque Populaire, cet épisode n’apparaît pas sur la biographie officielle du nouveau ministre de l’Intérieur (par ailleurs très détaillée). Une tache sur son CV que l’homme politique a du mal à assumer vis-à-vis de ses collègues qui n’ont jamais mangé de ce pain-là ? Dans le doute, considérons que Bernard Cazeneuve a bel et bien vécu une courte expérience hors de la sphère publique. Nombre d’années passées en entreprise : 3.
§Najat Vallaud-Belkacem, 36 ans, dans la vie active depuis l’âge de 23 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.
§Marylise Lebranchu, 66 ans, dans la vie active depuis l’âge de 26 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.
§Aurélie Filippetti, 40 ans, dans la vie active depuis l’âge de 24 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.
§Stéphane Le Foll, 54 ans, dans la vie active depuis l’âge de 23 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.
§Sylvia Pinel, 36 ans, dans la vie active depuis l’âge de 25 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.
§George Pau-Langevin, 65 ans, dans la vie active depuis l’âge de 23 ans. Nombre d’années passées en entreprise : 0.

Nous sommes donc gouvernés par des hommes politiques qui n'ont strictement aucune expérience en matière d'économie d'entreprise, mais qui prétendent gouverner celle-ci, la contraindre, l'orienter, l'inspirer, l'animer au moyen d'un système d'idées qui n'a jamais eu aucun succès, nulle part, dans des pays de taille comparable à celle de la France. En somme, et effectivement, la fiction d'une supposée compétence rejoint la réalité de l'exercice du pouvoir. Comment peuvent-ils comprendre ou sentir les difficultés ou les angoisses d'un chef d'entreprise qui cherche des clients, des marchés, des crédits, tout simplement pour pouvoir payer en fin de mois les salariés qu'il a recrutés ? Tout est dans leur cerveau, rien dans la réalité de l'expérience pratique. Dans ces conditions, malgré leur bonne volonté, ils ne peuvent pas réussir, parce qu'ils ne peuvent pas mesurer les conséquences de leur décision autrement qu'en termes d'idées apprises à l'ENA ou dans d'autres Grandes Écoles.

La fiction ou la prédiction imaginée par BARRES au moment du vote de la loi de séparation des églises et de l'état, est prémonitoire : la voilà réalisée ; le dieu de la Patrie est devenu l'argent. 
La fiction qui consiste à croire qu'il suffit d'avoir fait de la politique depuis toujours pour avoir une quelconque compétence est devenue réalité. Ils n'ont aucune idée de ce qu'est une économie concrète, qu'une activité de production de bien et de services, mais ils sont au pouvoir.

Il n'y a qu'à voir la cuisine électorale à laquelle s'est livrée François HOLLANDE en compagnie de MENTON POINTU pour constituer une "équipe de combat" (Qui est leur ennemi ? L'ont-ils simplement nommé ? La pauvreté ? L'opposition ? L'Europe apatride ? La finance ? L'Église ?). Croyez-vous qu'ils ont cherché à mettre les plus compétents dans les postes ministériels ? Non point. Il s'agissait d'y mettre des gens affidés aux partis qui appartiennent à la "majorité" ainsi qu'aux différentes sensibilités du PS (sociale-démocrate ou marxisante). Il fallait respecter la parité homme-femme (là pas question de gender), alors qu'on aurait pu imaginer de choisir des personnalités en fonction de leur compétence. De sorte qu'un gouvernement entièrement féminin eût été parfaitement imaginable, et réciproquement entièrement masculin, si la seule compétence avait été le critère de désignation. En somme, ces choix montrent que nos princes s'intéressent plus au pouvoir dans lequel ils sont installés, qu'au Bien commun. Et il me semblerait plus judicieux de substituer à la formule de la juste répartition  à tous les Français des richesses produites (ce qui est un but parfaitement acceptable et bon, je tiens à le souligner), celle que voici : permettre à tous les Français de produire des richesses, en leur assurant un travail. On en est très loin.
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