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mercredi 8 août 2018

Mercredi 08 août 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Plus de mal ? donc plus de bien

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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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ANDRÉ FROSSARD ÉVOQUE, SANS LA SAVOIR, LE PARI BÉNÉDICTIN.
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"Quant aux exemples que l’on donne des « échecs » du christianisme, ils tiennent, uns à la faiblesse humaine, et il faudrait beaucoup d’orgueil pour la condamner, les autres, soit à une volonté de puissance déplacée dans l’ordre spirituel, soit à une erreur de l’Église, que d’aucuns l’incitent encore aujourd’hui à commettre : celle de participer au pouvoir temporel et d’essayer d'infléchir le cours du siècle par d’autres moyens que ceux de la foi et de l’amour. Si la morale religieuse semble diverger, et n’être pas tout à fait la même pour les personnes et pour les sociétés, c’est parce que l’Église a été amenée durant certaines périodes de l’histoire, par exemple aux temps des invasions barbares, à prendre des responsabilités civiles qui ne lui reviennent pas normalement. Seule institution valide parmi les décombres de l’empire romain, et dernier refuge des populations menacées, elle a dû édicter des règles de vie communes qui tenaient compte — charitablement — du fait que le grand nombre ne va pas d’un même élan vers la sainteté. Elle ne pouvait fonder ces règles sur l’Évangile pris dans ses exigences intégrales, car […] l’Évangile ne se lit pas à la troisième personne du pluriel, mais à la deuxième personne du singulier. […].
In
André FROSSARD.
Dieu en question.
Chapitre Le christianisme a échoué. (Pages 33 et 34.)
Desclée de Brouwer, Stock/Laurence Pernoud, Paris, 1990.
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ANALYSE DE GUSTAVE THIBON.
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"Décadence moderne. – C’est la décadence d’un monde chrétien. Quelque chose de mille fois pire que l’effondrement du monde antique. C’est le pourrissement non seulement de la nature humaine, mais de la place de Dieu dans l’homme. La décomposition antique était franche ; mais le cadavre de notre civilisation est fardé de tous les attributs divins : justice, amour, vérité… (C. VIII, 26.12.1936.)

"Incarnation du mal. – Un des signes capitaux de l’âge actuel : le « péché » émigre de plus en plus hors de son lieu propre (la conscience et la liberté individuelles) pour s’installer, d’une part dans la vie collective (lois et régimes malsains) et, d’autre part, dans la vie organique (nerfs malades, instincts pervertis, etc.) Le domaine du mal proprement moral s’amenuise toujours davantage. De sorte que le moraliste ne sait plus très bien où finit sa  tâche et où commence celle de l’homme d’État ou du médecin." (C.VIII, 13.1.1937.)
In
Gustave THIBON.
Parodies et mirages ou la décadence d’un monde chrétien. Notes inédites (1935 – 1978). Introduction de Françoise CHAUVIN.
Éditions du Rocher, Monaco, 2011. (La référence C suivie d’un chiffre romain indique le cahier d’où sont tirées ces notes inédites).
(Page 24 ; page 26.)
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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André FROSSARD reprend (quoique incomplètement) l’analyse de Rod DREHER dans son ouvrage sur le pari bénédictin, tout comme celui de G.K. CHESTERTON dans plusieurs de ses ouvrages.
Il y a plusieurs réalités qu’il convient de bien réaliser : (a) le Royaume n’est pas de ce monde, et il est vain de vouloir instaurer un régime politique dicté par des règles générales issues de l’enseignement évangélique : l’Évangile, comme le dit si subtilement FROSSARD, se lit à la deuxième personne du singulier (par exemple : « Si ton frère te sollicite pour un stade, fais en deux avec lui »), pas à la troisième personne du pluriel ; (b) il est d’une aveuglante clarté que la loi, en se substituant à la conscience (vous savez, ce « jugement de la raison pratique sur ce qu’il convient de vouloir, de pouvoir ou savoir) a réussi à gommer la notion de responsabilité individuelle, de libre arbitre, et bien entendu de péché ; (c) ensuite, et ceci est décisif, il en résulte que le pouvoir politique s’est autoproclamé l’énonciateur des normes morales et sociales, c’est-à-dire, en fin de compte, le destructeur de toute morale ; (d) il en résulte (et je renvoie à mon billet du 2 août sur la « diffusion de la charité par capillarité » du 2 août), c’est en faisant le choix personnel et radical des préceptes évangéliques qu’il est possible de changer le monde un tant soit peu. Les moines l'ont fait depuis plus de 1500 ans ! Nous reviendrons avec Philippe MURAY, demain, sur la disparition du mal de l'espace public, et sur l'avènement d'un monde infantile de Bisournours.
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LIENS BIEN UTILES.
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Chronique des cinglés (suite et pas fin !)


Vous allez vous pincer les joues pour ne pas exploser de rire devant tant de pédanteries in compréhensibles et grotesques. Mais Libération est le champion de la confusion, de la tourbe putride et de l’imbécillité de intellectuels qu'a bien définie par BERNANOS.

Ou encore :


Ex orienté Lux ! Merci à nos frères orthodoxes bulgares.


Libération a encore sévi ! 
Monsieur HUITOTREL est un censeur impitoyable de tout ce qui n’est pas agrégé à son univers esthético-idéologique. En un mot, c’est un imbécile heureux.


Je redonne ce lien.



Et nos frères d’Orient reviennent sur la terre de leur père à QARAKOSCH.


Des enfants prient à Qaraqosh, où la moitié de la population est revenue depuis la libération de la ville.

dimanche 13 août 2017

13 août 2017. Nouvelles de la dissidence. Péché et contravention, deux notions fort différentes !

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Toujours en compagnie de notre chère Simone.
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Ce n’est pas l’ignorance (enfin pas toujours) qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Ce que demanderions à la révolution, c'est l'abolition de l'oppression sociale, mais pour que cette notion ait au moins des chances d'avoir une signification quelconque, il faut avoir soin de distinguer entre oppression et subordination des caprices individuels à un ordre social. Tant qu'il y aura une société, elle enfermera la vie des individus dans des limites fort étroites et leur imposera ses règles, mais cette contrainte inévitable ne mérite d'être nommée oppression que dans la mesure où, du fait qu'elle provoque une séparation entre ceux qui l'exercent et ceux qui la subissent, elle met les seconds à la discrétion des premiers et fait peser jusqu'à l'écrasement physique et moral, la pression de ceux qui commandent sur ceux qui exécutent."
In
Simone WEIL.
Réflexions sur les causes de la liberté et de l'oppression sociale. (Collection Folio/Série Essai N°316).
Gallimard, Paris, 2004 (date du dépôt légal de cette édition). (Page 39.)
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2. COMMENTAIRES.
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Avec une finesse confondante, celle qui caractérise la pensée de Simone WEIL, il nous est dit ici qu’il ne faut point confondre oppression sociale d'une part, et d'autre part nécessaires règles de la vie en commun, qui exigent de ne pas soumettre les caprices individuels à l’ordre social (incidemment, c’est bien ce que François HOLLANDE, Christiane TAUBIRA et leurs acolytes ont fait en cédant à la pression du lobby LGBT, bien implanté il est vrai dans les sphères du pouvoir médiatique, artistique et politique, avec leur loi sur le mariage homosexuel). L’oppression sociale est bien cette imposition d’exigences, de normes, de réglementations à l’ensemble des citoyens par des gens censés savoir, et dotés des attributs du pouvoir, à des citoyens obligés d’exécuter les volontés de ceux qui en sont parés. En somme, il s’agit d’obéir à des lois, des réglementations, des normes pondues par des irresponsables, dans une quadruple intention : (a) renforcer le contrôle de l’État sur les citoyens ; (b) substituer à la morale — qui suppose la  capacité de discernement du bien, du juste, du beau et du vrai, et donc la formation de la conscience — la très vague notion d’éthique dont un comité Hippolyte ou Théodule est chargé de définir les contours à géométrie variable, et abandonner par conséquent tous recours à la loi naturelle et à la transcendance ; (c) trouver de la jouissance à montrer son pouvoir de domination sur les dominés ; (d) suivre la manie anglo-saxonne de la transparence.
Il n’y a rien de négatif dans ces propos. Ils résultent d’observations et de constats que chacun de nous peut faire. Quand on décide qu’il y a infraction pénale à gager sa propre voiture devant son propre garage, on est très exactement dans l’oppression et dans l’illustration des motivations que je viens de définir, spécialement dans celle de la motivation (c).
Nul être sensé ne contestera l’obligation d’édicter des règles qui permettent la vie en commun dans l’espace public, et le respect des personnes (femmes, enfants, employés, etc.) dans l’espace privé. Mais il y a des limites à cette manie de vouloir enserrer dans les griffes des lois, décrets, arrêtés, circulaires, réglementations, la totalité des comportements humains. Il y a des domaines où la transparence en effet est requise, spécialement de la part des responsables politiques. Il y a des domaines où — faute d’avoir enseigné la morale à l’école — il est devenu nécessaire d’interdire de violenter son épouse ou ses enfants. Mais honnêtement, si la conscience avait été formée dès l’école, serait-on obligé d’édicter de telles lois ? Elles n’empêcheront jamais ces abominations. En revanche, éduquer au respect de l’autre, dans son corps ou son psychisme ou sa conscience pourrait peut-être diminuer le nombre de ces crimes.
Je suis très frappé de voir combien, après des années de bourrage de crâne médiatique il se lève une jeunesse qui a compris l’enjeu des manipulations dont elle fait l’objet de la part de tous les pouvoirs— j’ai en tête trois exemples très précis —. On ne la lui fait pas. Bien entendu, voilà qui n’empêchera pas tel jeune à la conscience formée de céder à des impulsions, celles de la chair, comme celles de la consommation, mais — j’en ai été encore le témoin il y a trois mois — il sait qu’il a transgressé ; en somme, il a le sens du péché, un sens que les imbéciles tentent de remplacer par l’inobéissance à leur règlements qu’ils appellent incivilité.
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3. REVUE DE PRESSE.
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Les martyrs des Lucs-sur-Boulogne. (Voir mon billet :

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Lire absolument cette analyse qui montre les faiblesses de 

l’actuel Président de la République.

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Sur l’expulsée iranienne convertie au christianisme et refoulée 

par la Suède !

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Tous les immigrés ne sont pas à mettre dans le même panier : il 

n’empêche qu’il y en a qui sont ignobles !


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La voix des anges ?

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Les confidences de Max GUAZZINI.

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Quand la bêtise et la haine conduisent, en s'en réjouissant, un 

être humain au suicide !


lundi 20 mai 2013

Des livres et des hommes

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A l'image des rencontres, il y a des lectures qui peuvent radicalement changer la perception que l'on a du monde, remettre en cause ses convictions et conduire à un profond remaniement psychique.
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Des rencontres ? J'écoutais hier soir Daniel CORDIER, l'ancien secrétaire de jean MOULIN ; 94 ans ! et une vivacité d'esprit, une fraîcheur d'âme qui forcent l'admiration. Daniel CORDIER, camelot du Roi, royaliste engagé, s'embarque le 21 juin 1940 sur un bateau belge en partance pour l'Angleterre et il y rejoint le général DE GAULLE. Il vient d'avoir 17 ans. Hier, dans l'émission de Michel DRUCKER, Vivement dimanche, il raconte avec infiniment de pudeur sa première rencontre avec Jean MOULIN. Et il explique que d'antisémite qu'il était, lui qui voulait, encore à LONDRES, que l'on fusillât Léon BLUM, s'est soudain trouvé envahi de honte en voyant à PARIS - il était retourné en France - un vieillard et un enfant assis sur un banc, portant l'étoile jaune. Il n'en avait jamais vu puisqu'il résidait en zone libre. Il nous dit, avec ses beaux yeux clairs, embués de quelques larmes discrètes, que cet antisémitisme est le seul regret, la seule honte, qu'il garde de sa vie passée. Notons deux choses : (a) contrairement aux mensonges d'état, nombre de Français de droite ont - bien avant les communistes qui en 1940, en vertu du pacte germano-soviétique - étaient les alliés de HITLER, se sont sentis trahis et se sont révoltés contre la lâcheté des responsables politiques de l'époque, PETAIN en tête ; d'ESTIENNE d'ORVES, l'un des premiers résistants fusillés par les allemands, le 29 août 1941 (alors que les allemands viennent d'attaquer la Russie le 22 juin). D'ESTIENNE d'ORVES appartenait à une vieille famille aristocratique de Provence, il était catholique et il était royaliste ; (b) Daniel CORDIER avoue que jamais il n'aurait rallié Londres, s'il n'avait pas trouvé dans la doctrine du nationalisme intégral de MAURRAS, des raisons de continuer la lutte contre l'occupant.
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La rencontre de Daniel CORDIER avec Jean MOULIN va le pousser à abandonner peu à peu ses opinions royalistes et il optera pour un socialisme humaniste. Voilà deux rencontres, deux inconnus sur un banc, un homme ferme et remarquable et une vie qui bascule vers la résistance et la compassion. Des encontres, une rencontre...
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Des lectures ? Je vais vous confesser que c'est la lecture de l'œuvre remarquable de René GIRARD, Des choses cachées depuis la fondation du monde qui m'a convaincu, il y a maintenant 16 ans, que JÉSUS était un maître de vérité, un maître en humanité, et que je ne pouvais me dérober à sa lumière, sans être profondément infidèle à ce que me disait mon cœur.  Mais jusqu'à un très récent passé (quelques jours), j'avais tendance à voir dans son enseignement une leçon sur le bien et le mal. A vrai dire, je voyais bien que JÉSUS n'a jamais fait de leçon de morale. Et trop souvent, dans mes billets, j'ai fait allusion à cette dualité desséchante, culpabilisante. Je le regrette très profondément. En vérité, c'est la loi sur le mariage homosexuel et la lecture d'un livre décapant qui me font prendre conscience de la nature réelle de la révolte qui anime tant de Français devant cette loi. Dans le livre auquel je fais allusion, et que l'on doit à Éric EDELMANN (Jésus parlait araméen. Enquête sur le message initial des Évangiles. Éditions Le Relié, Paris, 2012), il est dit ceci : (je vous prie d'excuser la relative longueur de ce billet) :
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"[...]. Le mot araméen khtahayn, rendu par 'péché', signifie exactement 'erreur' au sens du mot familier ratage. Autrement dit, si le point précis est raté, on passe à côté du but, de la vérité. C'est ce que souligne dans un tout autre univers culturel ce texte du CH'AN, en Chine : S'en éloigne-t-on de l'épaisseur d'un cheveu, c'est comme un gouffre profond qui sépare le ciel de la terre. Les conséquences qui en résultent sont donc d'une particulière gravité parce que, la cible étant manquée, la pensée se déploie dans une fausse direction et ne fait qu'amplifier la distorsion par rapport à la vérité." (j'aime que l'on cite des maximes tirées de la très profonde sagesse chinois, je ne peux pas le cacher.)
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EDELMANN poursuit, quelques lignes plus loin : "Le péché est bien une faute, mais dans un sens identique à celui d'une faute d'orthographe ou d'une erreur dans un calcul arithmétique. Il s'agit donc d'une erreur objective, d'un manquement à ce qui est juste. En grec, hamartia (que l'on traduit par péché, NDT) signifie erreur, hamartanô, manquer le but, et c'est principalement dans ce sens qu'il est utilisé dans le Nouveau Testament puisqu'on le retrouve - ou avec des termes de la même racine hamart - deux cent-quatre-seize fois alors que adika dans le sens d'iniquité qui relève de la terminologie juridique, est employé vingt-deux fois et parabasis, la transgression d'ordonnance divine, quatorze fois".
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L'opposition de nombreux Français à la loi TAUBIRA n'est pas de nature politique comme nombre d'imbéciles se plaisent à le dire, surtout à gauche, elle n'est pas davantage morale, elle est dans le refus de l'erreur sur l'homme, sa nature, sa destinée dont témoigne cette loi. EDELMANN poursuit et ceci est capital : "L'erreur, le fait d'être dans la non-vérité, est quelque chose d'intime, de personnel à chacun, et même si l'erreur se produit à tout moment et en tous - ce qui rend le phénomène quasi universel -, cela ne veut pas dire que l'affranchissement est global et collectif."
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Notre résistance, à l'image de celle de Daniel CORDIER contre le nazisme, n'est qu'une lutte pour la vérité. Le Président de la République (notez que pour la première fois j'utilise ce terme dans mes billets pour désigner monsieur HOLLANDE, car c'est tout simplement la vérité factuelle, et désormais je l'utiliserai, sauf dans des billets d'humeur où j'utiliserai des sobriquets déjà connus) devrait au moins reconnaître l'objection de conscience, à quoi du reste, les opposants à la loi appellent tous les maires de France, au moins ceux qui ont signé le manifeste contre son élaboration.
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Tous à PARIS le 26 mai. Non à l'erreur ! Oui à la lumière ! Oui à la vérité !
Prière pour notre patrie, et pour les responsables politiques.
Non violence.
Bienveillance vigilante !
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jeudi 11 octobre 2012

A l'assaut...

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Je continue donc de répondre à Yves.
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La note qui figure en bas de page du texte de Paul dans la Bible de Jérusalem et commente le passage incriminé dit ceci qui permet de replacer l'implacable réquisitoire de l'Apôtre des Gentils dans le contexte de sa pensée. (Je confesse que, dépourvue de commentaire et d'intertextualité, l'affirmation de Paul est violente en effet et que s'il n'y avait pas le reste de ses écrits, je la condamnerais sans hésiter.)
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"La formule biblique 'Dieu les a livrés' va souligner à trois reprises comment l'erreur religieuse coupable entraîne les pires désordres sociaux et moraux. En lui-même le péché porte déjà son fruit et sa sanction. Paul juge et condamne le monde païen, non les intentions des personnes dont Dieu seul est juge (cf Romains 2, 16 ; 1Corinthiens 4, 5 ; 5, 12-13). Romains 5, 12-13 suppose que plus d'un païen observe la loi naturelle inscrite dans son coeur, mais l'homme doit se reconnaître pécheur."
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Voilà pour la note explicative. Il vaut la peine de replacer le texte de Paul dans le contexte historique. Je vous conseille de lire la Vie des douze César de ce bon SUETONE pour voir à quel point de bassesse morale et sexuelle en était arrivé TIBERE (pour ne citer que lui), ou les épigrammes de MARTIAL pour prendre juste mesure des dépravations de la société romaine impériale. A dire vrai, les choses n'ont guère changé, comme l'indiquent les mésaventures récentes d'un homme politique qui a failli être Président de la République. Le peuple, au sens noble du terme, a bien vu ce qu'elles signifiaient et il ne les approuvent pas. Les parties fines sont le privilège des riches et des puissants. C'est à cette fraction puissante de la société que Paul s'adresse essentiellement.
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Mais ce même Paul dit ailleurs (Ephésiens 1, 2-8) : "Béni soit Dieu le Père de notre seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis par toutes sortes de bénédictions spirituelles, aux cieux dans le Christ. C'est ainsi qu'il nous a élus en lui dès avant la création du monde, pour être saints et immaculés en sa présence, dans l'amour, déterminant d'avance que nous serions pour lui des fils adoptifs par Jésus-Christ. Tel fut le bon plaisir de sa volonté, à la louange de gloire de sa grâce. EN LUI NOUS TROUVONS LA RÉDEMPTION PAR SON SANG, LA RÉMISSION DE NOS FAUTES, SELON LA RICHESSE DE SA GRÂCE, QU'IL NOUS A PRODIGUÉE. [...]. Il nous a fait connaître le mystère de sa volonté, ce dessein bienveillant qu'il avait formé en lui par avance, pour le réaliser quand les temps seraient accomplis : RAMENER TOUTES CHOSES SOUS UN SEUL CHEF, LE CHRIST [...]". Franchement est-ce là les paroles d'un homme qui voue les pécheurs en général et les homosexuels en particulier à l'exécration ?
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Et de Jean, le disciple bien-aimé de Jésus (1Jean, 1-2 et 8-9) :
"Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons vu et entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé, ce que nos mains ont touché du Verbe de Vie [...], nous vous l'annonçons."

"Si nous disons : 'Nous n'avons pas de péchés', nous nous abusons, la vérité n'est pas en nous. Si nous confessons nos péchés, il est assez fidèle et juste pour remettre nos péché et nous purifier de toute injustice. Si nous disons : 'nous n'avons pas péché', nous faisons de Lui un menteur, sa parole n'est pas en nous."
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Il convient de faire une nette distinction entre foi et croyance. Il me semble (en tout cas j'essaye) que je me place sur le terrain de la foi, alors que beaucoup, dans l'affaire qui nous préoccupe, se place sur celui de la croyance (c'est notamment l'affirmation selon laquelle il revient à la société de sanctionner l'amour mutuel de deux personnes du même sexe). La foi a des prémisses rationnelles ; la croyance est fondée sur les passions (au sens de DESCARTES : les ébranlements du psychisme par la stimulation des sens). C'est un des grands débats qui fait la difficultés de dialoguer avec les théologiens musulmans. Pour eux, Dieu n'est pas tenu par la vérité ni la raison ; il peut nous induire en erreur ; il faut donc nous soumettre (islam = soumission). Pour un disciple de JÉSUS, c'est tout le contraire, d'où le rappel de Paul : "ce qu'on peut connaître de Dieu est [...] manifeste. Ce qu'il a d'invisible depuis la création du monde se laisse voir à l'intelligence à travers ses oeuvres, [...] en sorte qu'ils sont inexcusables., etc."
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Mais il y a encore beaucoup de choses à dire.