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jeudi 2 novembre 2017

02 novembre 2017. Note pas brève sur le sens de la loi de Séparation de 1905.

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"Article 28 de la Loi de Séparation des Eglises et de l’État.
Il est interdit, à l'avenir, d'élever ou d'apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l'exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions."

C’est en se fondant sur cet article assassin de la loi de 1905 que les deux crétins de la Libre Pensée ont pu saisir le Conseil d’État et obtenir (à moitié) satisfaction sur la suppression de la croix du monument dédié à Jean-Paul II.
On me dira que ce n’est guère charitable de traiter de crétins ces zélés serviteurs de la loi. Mais que voulez-vous, je n’y peux rien, c’est ainsi que je les perçois, ces grands défenseurs de toutes les libertés, sauf de celles qui ne correspondent aux définitions qu’ils en ont.

Reportons-nous en 1905. A cette époque, la France a un gouvernement ouvertement anticlérical (notez bien ce mot), antireligieux, et plus précisément anticatholique. Nombre de ses membres sont francs-maçons.

Il y a alors trois cultes reconnus : le culte catholique, le culte protestant, et le culte juif. Les trois ont encore en Alsace-Lorraine un statut officiel et la loi de Séparation, promulguée alors que l’Alsace était allemande, ne s’y applique pas, comme du reste de nombreuses autres lois. À cette époque, la France est majoritairement catholique, et le peuple catholique est constitué surtout de fidèles du petit peuple, à la foi saine, roborative et simple : processions, pardons bretons, croix de mission, manifestations diverses émaillent la vie des paroisses. Ni les protestants, beaucoup moins nombreux, ni les juifs n’ont de ces activités. En somme, l’espace public, en matière de vie religieuse est effectivement animé ou peuplé par les catholiques. C’est intolérable pour ces gens qui prétendent libérer le peuple de ses superstitions.

Voici par exemple un extrait du fameux discours de VIVIANI (ministre du Travail dans le cabinet Clémenceau ; membre du parti socialiste) daté du 8 novembre 1906, après la promulgation de la loi de Séparation, dont il fut d’ailleurs la cheville ouvrière :

"Nous sommes chargés de préserver de toute atteinte le patrimoine de la Révolution… Nous nous présentons ici portant en nos mains, en outre des traditions républicaines, ces traditions françaises attestées par des siècles de combat où, peu à peu, l’esprit laïque s’est dérobé aux étreintes de la société religieuse… Nous sommes face à face avec l’Église catholique… Au-dessus de ce combat d’un jour, n’est-il pas vrai que se rencontre une fois de plus ce conflit formidable où le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel se disputent des prérogatives souveraines, essayant, en s’arrachant les consciences, de garder jusqu’au bout la direction de l’humanité. ? La vérité, c’est que se rencontrent ici… la société fondée sur la volonté de l’homme et la société fondée sur la volonté de Dieu. Les congrégations et l’Église ne nous menacent pas seulement par leurs agissements, mais par la propagation de la foi."

"Tous ensemble, par nos pères, par nos aînés, par nous-mêmes, nous nous sommes attachés dans le passé à une œuvre d’anticléricalisme, à une œuvre d’irréligion. Nous avons arraché les consciences humaines à la croyance. Lorsqu’un misérable fatigué du poids du jour, ployait les genoux, nous l’avons relevé, nous lui avons dit que derrière les nuages, il n’y avait que des chimères. Ensemble et dans un geste magnifique, nous avons éteint dans le ciel des lumières qu’on ne rallumera plus. Voilà notre œuvre, notre œuvre révolutionnaire. Est-ce que vous croyez que l’œuvre est terminée ? Elle commence au contraire."

Il est très important de souligner trois points dans ce discours. (a) Premièrement, la loi de séparation vise l’Église catholique. L’inclusion de l’Église protestante et de la religion juive dans la loi sert de prétexte, on pourrait même dire de cache-sexe, à la monstruosité qu’est la loi, modifiée du reste à de nombreuses reprises et jusqu’à un passé récent, par des décrets et des ordonnances. (2) Deuxièmement, ce que réclame VIVIANI, c’est bien un transfert de souveraineté, ce droit de régir les consciences, de la loi de Dieu à celle des hommes. Le système républicain, en s’attribuant cette souveraineté sur les consciences dispose du pouvoir (l’usage de la force) pour faire appliquer ses lois, y compris en violant les consciences. (3) Troisièmement, cette loi inaugure une lutte continuée contre l’Église catholique.

Mais, me direz-vous, comment se fait-il que les églises protestantes et les juifs n’ont pas lutté contre cette loi ? La raison est simple. Les protestants ont adhéré d’enthousiasme à la Révolution et plusieurs représentants de cette confession y ont joué un rôle éminent : tel Jeanbon Saint-André ou Rabaud saint-Étienne. Le premier avait des raisons d’en vouloir aux catholiques, plus exactement aux Jésuites ; le second a été guillotiné comme girondin. Notez que Rabaud disait : « Notre histoire n’est pas notre code ». Il s’agit là d’une phrase très importante puisque elle montre que son auteur dénie à l’histoire passée d’enseigner le présent : c'est le début du mythe de l'auto-construction. Quant aux juifs des années 1900-1905, ils étaient peu nombreux, étaient intellectuellement et financièrement très au-dessus de la moyenne, et ne voyaient aucun de leurs intérêts vitaux lésés par la loi.

La loi de Séparation conduisit à spolier les catholiques de leurs bâtiments, hôpitaux, biens immobiliers, écoles et établissements d’enseignement dont leur église était propriétaire, et à chasser les membres des congrégations. L'Etat par ailleurs devient propriétaire des lieux de culte, en particulier des églises dont les desservants ne sont qu'affectataires.

C’est bien dans ce contexte historique qu’il convient de situer l’initiative de la Libre Pensée. Elle perpétue la mémoire des arrogants, de ceux qui refusent de voir Dieu dans les choses visibles, et qui ne peuvent par conséquent pas le voir à l’œuvre dans les choses invisibles, et notamment dans les consciences.

Je ne servirai JAMAIS ces hommes, leurs pompes et leurs œuvres. JAMAIS. Je préfère obéir à Dieu qu'aux hommes. C'est clair, non ?

Pour ce qui est de l’Association, une lectrice me signale qu’elle a un peu changé de nom. Son président est Hervé de CHARRETTE, et l’adresse en est bien celle que j’ai donnée dans mon précédent billet :

14 rue du Cos Hazel.
56800 PLOËRMEL.

Nouveau lien.


jeudi 3 août 2017

03 août 2017. Nouvelles de la Dissidence. Folie de la libre-pensée !

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Nous allons bientôt terminer le cycle CHESTERTON. Mais il y a encore quelques perles à ajouter à son collier !
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Les agnostiques seront ravis d’apprendre que si le monde s’est enfin fatigué de leurs singeries et le leur a fait savoir, c’est entièrement dû à leurs propres énergie et entreprise et à leur ardente poursuite de leurs propres singeries. Nous avons très peu fait contre eux, non nobis, Domine. La gloire de leur renversement final est entièrement la leur. Nous avons fait beaucoup moins que nous n’aurions dû, pour expliquer tout cet équilibre subtil et sain qui est véhiculé par une civilisation chrétienne. Nos remerciements vont à ceux qui nous ont si généreusement aidés en donnant un aperçu de ce que pourrait être une civilisation païenne. Et ce qui est perdu dans cette société n’est pas tant la religion que la raison, l’éclairage ordinaire et commun de l’instinct intellectuel qui a conduit les enfants des hommes. Un monde dans lequel les hommes savent que la plupart de leurs connaissances sont probablement fausses ne peut pas être honoré du nom de monde sceptique. C’est tout bonnement un monde impuissant et abject, n’attaquant rien, mais admettant tout sans se fier à rien, admettant même sa propre incapacité à attaquer, admettant son propre déficit d’autorité d’admettre, doutant même de son droit à douter. Nous sommes reconnaissants pour cette expérience et cette démonstration publique. Elle nous a tant appris. Nous ne croyions pas que les rationalistes fussent si complètement fous, jusqu’à ce qu’ils le rendissent tout à fait clair à nos yeux. Nous ne pensions pas nous-même que la simple dénégation de nos dogmes puisse se terminer dans une telle anarchie inhumaine et démente. Il aurait pu prendre longtemps au monde pour comprendre que ce qu'on lui avait enseigné comme une théologie médiévale était souvent du simple sens commun, quoique le terme de sens commun, ou communis sententia, fût de conception médiévale. Mais il a fallu très peu de temps au monde pour comprendre que le discours de l’autre côté était un non-sens des moins communs. C’était un non-sens dont on ne pouvait faire la base d’aucun système commun, tel que celui fondé sur le sens commun."
In
Gilbert Keith CHESTERTON.
Le puits et les bas-fonds. Traduit de l’anglais par Patrick GOFMAN, assisté d’Angélique PROVOST. Révision et notes de Wojciech GOLONKA.
Desclée de Brouwer, Paris/Perpignan, 2016. (Page 114.)
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2. COMMENTAIRES.
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Dans ce monde qui a remisé Dieu aux oubliettes de la pensée et de la vie publique, il est particulièrement réjouissant d’entendre la grande et grave voix de CHESTERTON démolir avec un humour ravageur la bêtise des libres penseurs, des laïcards, des anticléricaux et des politiciens de tous poils qui surenchérissent sur la nécessité de dissimuler autant qu’il se peut la soif des hommes pour l’infini. Les pauvres ! Ils croyaient avoir ravalé de Dieu de Jésus-Christ au rang des idoles. En réalité ils en font fait voir la gloire et la beauté en nous montrant dans toutes leurs bassesses et leur laideur les idoles de l’argent, du sexe, de la bouffe, du pouvoir et de la manipulation des foules.
Ils peuvent nous raconter ce qu’ils veulent ; ils peuvent vouloir le transhumanisme, le transgenre, l’eugénisme, ils ne peuvent rien contre le bon sens du peuple, contre le communis sententia. Ils ont laissé se développer une anarchie inhumaine et démente. La lecture des journaux ou un simple regard jeté sur les journaux télévisés suffisent à nous convaincre que ce monde matérialiste est devenu fou.
Je suis tout de même très étonné de voir le peu d’intérêt que le monde politique porte à la vie de l’esprit, sauf à soutenir et à faire soutenir par le médias des œuvres comme Golgotha picnic, le Piss-Christ, le Vagin de la Reine et autres horreurs dont le Peuple se détourne avec justesse en se moquant des zélateurs qui ne voient point que le roi est nu !
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3. REVUE DE PRESSE.
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Une belle histoire sur le scoutisme, racontée avec humour.

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Démence et folie des hommes sans Dieu.

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Union des saintes Églises d’Orient et d’Occident !

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Une vidéo de Vladimir POUTINE.


Vladimir a raison. On ne traite pas ainsi un grand pays. Les États-Unis se trompent ( !) lourdement.
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Shame on you ! Shame !


Le petit Charlie n’a pas pu mourir chez lui entouré de ses parents. Voilà bien la folie des hommes, leur démesure. Oui, si Gilbert Keith avait été encore de ce monde, il aurait enfoncé dans leur médiocrité et leur inhumanité ces « experts » qui savaient tout mais ne savaient que ça !
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Le nouveau CEMA évoque les carences des gouvernements passés !


Voir aussi :


mardi 9 décembre 2014

09 décembre 2014. Nouvelles de la Résistance. La Franc-maçonnerie est une religion comme une autre !

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1. La citation du jour.
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Je l'emprunte, via le Salon beige, à Arnaud UPINSKY (qui, entre autre travaux, a publié jadis un livre remarquable sur le Suaire de Turin).

Arnaud Upinsky, Président de l'UNIEF/Coordination Défense de Versailles, montre que la "Libre-Pensée" a peut-être commencé à scier imprudemment la branche sur laquelle elle était assise, celle de la Franc-maçonnerie et ses éléments religieux, en exigeant le retrait des crèches des lieux publics, au nom de la loi de 1905 :
"Au nom de la Loi ! Si les crèches de Noël sont interdites, que dire de la statue de Saint Louis à la Cour de cassation et des emblèmes maçonniques du Palais de Justice de Paris ?  
Liberté, Égalité, Fraternité, Légalité et Laïcité, c’est au nom de la Loi de 1905 interdisant «  d'apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics   ou en quelque emplacement public que ce soit  » que les tribunaux doivent  interdire les crèches de Noël à Béziers et en Vendée.
Mais qu’est-ce qu’une religion ? La loi ne le disant pas, la langue de la République étant le français (art.2 de la constitution), c’est au dictionnaire de l’Académie française de le dire, pour savoir si la Franc-maçonnerie est bel et bien une religion justiciable de la Loi de 1905, comme les autres. Cinq mots suffisent pour l’identifier  à une religion :  «Rite»  ( Ensemble des règles et Cérémonies en usage dans une religion  ; Rituel, qui se rapporte aux formes liturgiques - «Initiation» (Cérémonie par laquelle on était initié à la connaissance et à la participation de certains mystères  )  - «Mystère» (Ce qu'une religion a de plus caché, ce qui n'est connu que des initiés) , «Temple» (Édifice consacré au culte).  
Or, le site du Grand Orient de France stipule bien que « Pour devenir franc-maçon »,  «L’admission n’est pas une simple formalité administrative. Au contraire, elle obéit à tout un rituel. Selon des usages multiséculaires, l’entrée en Franc-maçonnerie se déroule sous la forme d’une "initiation". Il s’agit d’une cérémonie au cours de laquelle on fait passer, symboliquement, le candidat des Ténèbres à la Lumière.» Dans «La Franc-maçonnerie rendue à sa véritable origine», il fait bien état de l’explication des « sept grades du Rite Français à la lumière des mystères».  Et le GOF invite le public à visiter ses Temples. La religion maçonnique est même la religion officielle de la République, ce dont témoigne le dogme trinitaire commun – Liberté, Égalité, Fraternité – frappé sur le tympan du Grand Orient comme sur tous les monuments publics !   
C’est donc bien comme « signes et emblèmes religieux » que doivent s’analyser  les «Coqs, faisceaux, compas, attributs chrétiens ou francs-maçons, de la République ou de la monarchie, dont  le Palais de justice de Paris fourmille» avec au premier rang Saint Louis présidant symboliquement la Cour de cassation, Saint des Saints de la plus haute juridiction de la République violant  ainsi la loi de 1905.
La contradiction n’est qu’apparente :  car c’est sur l’habile dosage du double langage symbolique des emblèmes «religieux» - chrétiens et maçonniques – que repose l’assise de la République.La maladresse de la «libre pensée» , au risque  des crèches de Noël, est de voir dénoncée l’invasion des emblèmes religieux maçonniques sur lesquels repose sa suprématie en politique et de mettre ainsi en péril un secret d’Etat bien gardé. Victoire en deçà de la Vendée, erreur au-delà de la Cour de Cassation ? L’avenir le dira !"

Arnaud Upinsky
Président de l'UNIEF/Coordination Défense de Versailles.
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2. Commentaires.
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Mes lecteurs habituels confirmeront que depuis l'ouverture de ce Blog, je ne cesse de dire que la Franc-Maçonnerie est une religion, une religion férocement antichrétienne, et plus précisément anticatholique. A ce titre elle doit être traitée comme elle traite les autres religions, avec le même esprit critique moins la hargne, et surtout avec les méthodes (notamment l'exégèse historico-critique de ses textes fondateurs) utilisées dans les sciences des religions. Les Francs-Maçons, qui ne sont qu'un poignée de citoyens, sont cependant introduits dans tous les leviers du pouvoir, et ils s'efforcent, avec succès d'ailleurs, d'infléchir la politique dans le sens de leurs valeurs. Mais leurs valeurs ne sont que des valeurs, et il est rationnellement justifié de les confronter à d'autres valeurs, sans compter la confrontation aux paroles de vérité sorties de la bouche du Fils.
En d'autres termes, il est trop facile de disqualifier le message en disqualifiant les messagers que sont les chrétiens. Oh, certes, ils ne sont pas tous des saints, mais il y a des saints parmi eux. Ils ne font pas de bruit, mais beaucoup font du bien. Et nombre d'entre eux donnent librement leur vie pour témoigner de leur foi. Monsieur Ferdinand BUISSON qui a puissamment contribué à l'élaboration de la Loi de séparation, n'a pas donné sa vie pour la République, mais il a été comblé d'honneur et a reçu le Prix Nobel de la Paix... Cherchez l'erreur. 
Vous l'ai-je dit ? Avant l'élection du président de l'UDI, je savais que monsieur LAGARDE serait élu contre monsieur MORIN (bien meilleur candidat). Il a pris soin, en effet, de prendre contact avec les Loges quelques jours avant l'élection. Quand il attaque monsieur FROMENTIN, membre de son parti, en lui déniant le droit d'en être membre parce qu'il a voté contre la résolution définissant l'avortement comme un droit de la femme et qu'à ce titre il ne partage pas les "valeurs" de l'UDI, monsieur LAGARDE se comporte en bon "frère", comme en son temps monsieur DELEVOYE (quoiqu'il se défende de son appartenance à la franc-maçonnerie) en refusant la pétition citoyenne qui l'aurait obligé à faire délibérer le CESE sur le projet de loi de madame TAUBIRA.
Il est également vraisemblable que monsieur BAROIN doit sa triomphale élection comme Président de l'Association des Maires de France, à la sympathie qu'il témoigne aux Loges. Je ne l'affirmerai pas sans une certaine interrogation de fond cependant.
Ce ne sont donc pas des Institutions qu'il faut critiquer, mais le contenu de leur message. Et selon moi, la Franc-Maçonnerie est l'Eglise la plus intolérante et la plus puissante qui ait jamais régné sur notre pauvre patrie. Ce sont les messages qu'il faut comparer ; ce ne sont point les personnes qu'il faut attaquer. Ce n'est pas à coup d'injures qu'il convient d'emporter la conviction, mais par le dialogue. Avec l'initiative de la Libre Pensée, et la honteuse capitulation du Conseil Général de Vendée, c'est peut-être cette confrontation qu'il faut demander.
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3. Informations diverses et réjouissantes.
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Multiplication des crèches dans l'espace public.

A MONTBELIARD (Doubs).


Au conseil général des Alpes-Maritimes avec monsieur Eric CIOTTI.

(Il s'agit d'une crèche qui a été donnée à cette institution après l'exposition des crèches de LUCERAM).





A SAINT-RAPHAEL (Var).

Une photo d'une crèche de MELAY (Saône-et-Loire).


A MARCS-EN-BAROEUL, on n'a pas peur du grand-méchant loup de la libre-pensée (la mal nommée !).


vendredi 8 janvier 2010

Bêtise pas morte

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S'il y avait une procession d'imbéciles, je proposerais volontiers que monsieur Pierrick LE GUENNEC, secrétaire général de la fédération de la Libre Pensée, portât la bannière de la confrérie. Membre d'un "collectif" qui s'opposait à la subvention accordée par le Conseil Général du MORBIHAN à la mairie de PLOERMEL pour l'installation d'une statue de Jean-Paul II, il entend maintenant faire disparaître de l'espace public ladite statue, au motif qu'elle offense la laïcité.
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Résumons l'affaire. L'artiste russe Zurab TSERETTI offre à la ville de PLOERMEL une statue de 8 mètres de haut du défunt pontife. Il en coûte quelque 8.000 euros pour ériger le socle de la statue et 30.000 euros pour les frais d'inauguration. Le Conseil Général octroie 4.500 euros pour permettre la réalisation de l'opération. C'est trop, c'est beaucoup trop pour les "libres" penseurs. Curieuse manière de penser librement que d'empêcher ses concitoyens d'exprimer leurs hommages publics à un homme qui a marqué l'histoire et a contribué grandement à la chute du communisme et à l'effondrement de l'Empire Soviétique. Mais enfin. Nous devons supporter, nous, les stations de Métro ou les rues au nom de ROBESPIERRE, la statue de DANTON, la glorification de CONDORCET (qui fut si peu courageux dans l'adversité, à la différence de tant de martyrs) ou de DIDEROT (le plus fieffé coquin du siècle des Lumières). Quelle est la supériorité de ces "grands hommes" sur Jean-Paul II ? Je vous le demande. Monsieur LE GUENNEC et les membres du "collectif" d'opposants à la statue ont déposé, eux, un recours au Tribunal administratif de RENNES pour faire annuler l'octroi de la subvention. Ils ont gagné. La subvention est déclarée ilégale. Voilà où mènent le sectarisme et la bêtise.
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Je serais monsieur LE GUENNEC, fort de ma victoire, je continuerais sur ma lancée. Plus de Boulevard sainte Jeanne-d'Arc, pas de statue de l'héroïne nationale à Paris, à bas le lycée Saint-Louis, finissons en avec les Saint-Quentin-en-Yvelines, les îles Saint-Pierre et Miquelon, et Saint-Etienne, et Saint-Jean d'Angély, les Saint-Leu, et les innombrables villages et bourgs qui portent le nom de saint Martin. Ce sont là des marques ostentatoires de religion dans l'espace public. Non, non et non ! Foin de ces offenses à la libre pensée, à la laïcité. Il suffit de supprimer "Saint" et le tour est joué. Vite, allons au tribunal administratif ! Annulez, messieurs, nous vous en prions instamment, toutes ces marques indues, illégales, offensantes de religion.
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Si le ridicule tue encore, les pompes funèbres du MORBIHAN vont avoir du travail.
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Ite !

dimanche 14 septembre 2008

Laïcité, une idée totalitaire

1-La République est la fille de la Révolution.
La République Française, le seul état au monde qui ait inscrit la laïcité dans sa constitution, est une fille de la Révolution. Dans un si court espace, il ne m'est pas possible d'apporter une démonstration totale de la chose, sur laquelle d'ailleurs, tous les Français s'accordent. Deux faits historiques suffiront à rappeler que cette affirmation est bien fondée. Le 5 mai 1889, la République, alors présidée par Sadi CARNOT, célèbre en grande pompe, le centenaire de l'ouverture des États Généraux et la Grande Révolution. Le Président CARNOT ira ensuite dans la Galerie des Glaces du château de Versailles pour faire un discours devant tous les corps constitués de la Nation. Auparavant, il aura dévoilé une plaque commémorative dans la Salle du Jeu de Paume. La 14 juillet 1989, c'est au tour du Président MITTERRAND de célébrer le bicentenaire de ce Grand Bouleversement. Ainsi, la République, non seulement se réclame de la Révolution, mais encore elle en est fière. J'observe que dans les deux cas, on passe pudiquement sous silence le corps central des événements révolutionnaires qui ont engendré notre actuelle République. Dans le premier cas, c'est l'ouverture des États Généraux, dans le second cas, c'est la Fête de la fédération (et non pas la prise de la Bastille, comme le prétendent mensongèrement et les médias, et nombre de manuels d'histoire) que l'on célèbre. Rien de tout cela n'évoque le sang, les procès, les atrocités de toutes sortes dont se sont rendus coupables les Conventionnels. Ces détails de l'histoire pour reprendre une expression abominable, on les passera par profits et pertes. (cf. Le Livre noir de la Révolution.)
2-La Révolution est responsable de la confusion du politique et du religieux. Son but est la destruction du christianisme.
J'observe avec étonnement que les tenants de la laïcité, de fervents républicains, sont les héritiers directs d'un régime qui, précisément, est le premier responsable de la confusion des genres : politique et religieux. Ce n'est pas l'Église catholique, c'est la Constituante qui a inventé la Constitution civile du clergé ; elle obligeait tous les ministres des cultes à prêter serment de fidélité à la nation, à la loi et au roi, et à la Constitution votée par l'Assemblée Nationale et sanctionnée par le Roi. Il s'agissait par là d'empêcher la naissance d'une quelconque opposition spirituelle à l'entreprise totalitaire qu'avait dans la tête un certain nombre de doctrinaires, dont trois ans plus tard, le ci-devant chevalier de SAINT-JUST fut le plus brillant et le plus féroce représentant. Quant à la Convention, elle s'est appliquée à persécuter méthodiquement ceux des Français qui précisément se refusaient à mélanger religieux et politique. On voit par là que le but des révolutionnaires n'était pas de séparer le religieux du politique, mais très clairement de supprimer le religieux pour mieux régner sur les coeurs et sur les âmes. Leur entreprise était totalitaire comme l'est celle de leurs continuateurs. Là encore, je n'ai pas la place de développer plus avant.
3-Quelques statistiques ; quelques faits.
Huit milles prêtres, religieux et religieuses, sans compter les nombreux laïcs fidèles à leur foi, ont été massacrés par les révolutionnaires, avec une invraisemblable férocité, notamment en Vendée, où les colonnes infernales se rendirent coupables de crimes que des nazis auraient pu inventer. On y fit brûler vif des femmes et des enfants dans des fours à pain chauffés à blanc, car disait l'un des responsables de ce drame épouvantable, c'est ainsi que l'on fait cuire le pain de la République.
En 1794, madame BEAUZAC, âgée de 60 ans, est condamnée à mort, au PUY-EN-VELAY pour avoir reçu chez elle son fils, prêtre réfractaire. En mai 1794, 32 religieuses de quatre congrégations différentes sont enfermées à la prison d'ORANGE. Elles se réunissent dans la même chambre, élaborent et adoptent la même règle puisqu'elles devaient avoir la même destinée. A six heures du matin, quand on vient chercher certaines d'entre elles pour les conduire à l'échafaud, elle se réunissent, agenouillées, elles récitent la prière des agonisants et se relevant elles chantent le Laudate Dominum. Le 26 juillet 1792, l'abbé de LARTIGUE est massacré à CLAIRAC par une foule en folie, en décembre 1793, 143 prêtres sont noyés par le sinistre CARRIER à NANTES, à TOULOUSE, l'héroïque abbé DUCHELIN est guillotiné le 7 novembre 1793, à PARIS, Anne POULAIN et sa servante, sont condamnées à mort le 21 décembre 1793 pour avoir reçu un religieux proscrit, l'abbé de FENELON est guillotiné en juin 1794, à MONTPELLIER, Marie COSTE, une paysanne, est guillotinée pour avoir donné à manger à un prêtre proscrit. Et les 16 Carmélites de COMPIEGNE, immortalisées par BERNANOS, et les 13 Ursulines de VALENCIENNES, les 193 prêtres et religieux massacrés dans les prisons des Carmes, de Saint-Firmin et de l'Abbaye, et les 19 chrétiens de LAVAL, et les 99 martyrs d'AVRILLE qui comptaient 84 laïcs parmi eux, et le père Adrien TOULORGE, religieux prémontré, guillotoné à COUTANCES le 13 octobre 1793, et les 110 ENFANTS DE MOINS DE 7 ANS, massacrés au LUCS-SUR-BOULOGNE en VENDEE, et tous les prêtres des affreux pontons de ROCHEFORT, morts avant que d'avoir pu être déportés en GUYANE ? Leur sang ne crient pas vengeance. Il nous enseigne. (Données puisées dans un article de Jean de VIGUERIE, professeur honoraire à l'Université de LILLE III, dans Le livre noir de la Révolution.)
4-De la laïcité de l'école.
La laïcité de l'école, et la main mise de la faction antireligieuse et doctrinaire sur l'enseignement n'avait et n'a toujours qu'un but : mentir sur l'origine sanglante et fondamentalement antichrétienne de la Révolution. Je doute fort que la description des atrocités par elle commises à l'encontre des Petits Tambours du 10 août 1792, ou des 110 petits martyrs du LUC-SUR-BOULOGNE donnerait à nos enfants d'aujourd'hui un grand amour de cette période de notre histoire. La NATIONALISATION de l'enseignement n'avait qu'un but et n'en a qu'un seul encore, empêcher que la vérité ne soit connue de jeunes âmes innocentes et justes. Allez, je mets l'inénarrable monsieur BLONDEL au défi de me dire qu'il approuverait cette initiative de salubrité publique. On ne saurait le rendre responsable de ces abominations. Mais son silence, ne l'en rendrait-il pas solidaire ? En d'autres termes, qu'a-t-il à nous dire là-dessus, ce chantre de la Libre (!) Pensée ?
En d'autres termes encore, j'accuse formellement ces doctrinaires de vouloir exercer sur nos enfants une pression analogue à celle qu'ils accusaient l'Église d'avoir sur eux sous l'Ancien Régime, et jusqu'à la séparation de l'Église et de l'Etat en 1905. Je les accuse formellement d'avoir une pensée et des visées totalitaires au sens le plus strict du mot. Et sur ce point, je veux bien avoir un débat public avec eux.
Devant ce déni de justice, ce mémoricide incroyable, ce mensonge d'Etat érigé en dogme, on comprend que nombre de Chrétiens aient longtemps résisté à l'idée de République à la sauce révolutionnaire, et à la confusion savamment entretenue entre démocratie, et régime politique républicain à la française. Je suis farouchement démocrate...