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dimanche 2 septembre 2018

Dimanche 02 septembre 2018. In memoriam


Le 2 septembre 1792 vit Paris médusé, terrorisé et tétanisé, assister au massacre de près de 1500 Français, essentiellement des prêtres, et des anciens militaires au service du Roi Louis XVI. Voici quelques rappels utiles et glaçants.
In
Gustave GAUTHEROT.
Septembre 1792. Histoire politique des massacres.
Gabriel Beauchesne, Éditeur, Paris, 1923. (Page 136.)
J’ajoute que le livre de GAUTHEROT, (téléchargeable de la Bibliothèque Saint-Libère) est très équilibré et se garde bien de mettre tous les Français de l’époque dans le même sac que les responsables politiques, les instigateurs publics et cachés de ces événements et les 300 massacreurs, acteurs de cette boucherie.
Souvenons-nous, en ce jour anniversaire, des victimes de la barbarie révolutionnaire, dont la République n'a pas lieu d'être fière..

"Au séminaire de Saint-Firmin, que dirigeaient, rue Saint-Victor, les prêtres de la Mission (de Saint-Vincent de Paul), étaient enfermés environ quatre-vingt-
dix prêtres. Parmi eux, le célèbre grammairien Lhomond ; l'abbé Gros, curé de Saint-Nicolas du Chardonnet; l'abbé Hauy, de l'Académie des Sciences ; l'abbé Camus, mêlé aux premières expériences d'aérostation. Un seul laïc, M. de Villette, ancien officier, comme M. de Valfons.

"La section du Jardin-des-Plantes — maintenant décorée du titre de Section des Sans-culottes — siégeait dans l'un des bâtiments du séminaire. Parmi les limiers qui avaient rabattu les prisonniers, se trouvait l'épicier Hû, récemment élu juge de paix : cet individu traitait ceux qu'il arrêtait avec une familiarité  fraternelle ; il leur assurait que « quelques jours à Saint-Firmin ne leur feraient pas de mal ». Son doucereux fanatisme valait celui du savetier Gossiamme qui, au moment de tuer l'abbé Gros, échangea avec sa victime les propos suivants :« Mon ami, lui rappelait le curé de Saint-Nicolas du-Chardonnet, j'ai toujours eu le plus grand plaisir à vous secourir dans votre indigence, ainsi que votre femme et vos enfants ; aujourd'hui vous voulez ma mort. Donnez-la moi et que Dieu vous pardonne !
— Il est vrai que je vous ai de grandes obligations, répondit le savetier, mais la Nation me paie pour vous tuer »."

samedi 3 septembre 2016

03 septembre 2016. In memoriam


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Il y a 226 ans, jour pour jour, le soleil se levait sur un PARIS noyé dans le sang : prêtres, aristocrates, artisans, ouvriers, enfants, adolescents, rien n’échappa à la barbarie des massacreurs dont l’histoire officielle tait pudiquement le nom. Voici quelques extraits d’un ouvrage qui fait le point de cette question. L’ouvrage est impartial comme en témoigne la Préface que je ne puis reproduire ici en son entier. Les massacres se poursuivirent du 3 au 6 septembre : prison des Carmes, Abbaye, prison de la Force, Saint Firmin, Bicêtre (où furent tués plus de quarante adolescents), Tour Saint-Bernard (qui était une prison pour galériens), Séminaire Saint-Sulpice, Abbaye de Saint-Germain des Prés, Conciergerie, Châtelet. Plus de 2000 personnes furent martyrisées, torturées, lardés de coups de piques et de sabres, parfois torturées avec sadisme avant d’être assassinées puis quelquefois découpées en morceaux.
Vous noterez simplement que les bonnes âmes qui critiquent la barbarie de DAESH avec des trémolos dans la voix, ne semblent guère se rendre compte que la Révolution a largement anticipé les méfaits du califat autoproclamé ! Mais bien entendu, ce sont là des détails de l'histoire pour les admirateurs de Marianne ! 

1. Opinion de TAINE.

"Dans sa Conquête jacobine, Taine a flétri l'âme des massacreurs, « pleine de scorpions » comme celle de Macbeth ; il a décrit « tous les monstres qui rampent enchaînés dans les bas-fonds du cœur et sortent à la fois de la caverne humaine, non seulement les instincts haineux avec leurs crocs, mais aussi les instincts immondes avec leur bave » ; ces deux meutes réunies « s'acharnent sur les femmes que leur célébrité infâme ou glorieuse a mises en évidence », car « à la férocité s'adjoint la lubricité pour introduire la profanation dans la torture ». On tue même des enfants, 43 enfants du peuple, de 17 à 12 ans : « Cette fois, on est descendu au-dessous du loup : les loups n'étranglent pas les louveteaux ». Certaines de ces expressions ressemblent à celles de Jaurès : mais Taine ne laisse pas flotter sur tant d'horreurs « un grand rêve d'apaisement fraternel » ! Il ne fait pas de ces barbares sans nom les ouvriers du « progrès »."

2. Invention du bouclier humain.

"Le 2 septembre, arrêté de la section du Faubourg Poissonnière :
Considérant les dangers imminents de la patrie et les manœuvres infernales des prêtres, (la section) arrête :
1° Que tous les prêtres et personnes suspectes enfermés dans les prisons de Paris, Orléans et autres, seront mis à mort ;
2° Que les femmes, enfants des émigrés et personnes qui ne se sont pas montrés citoyens seront mis sur une ligne en avant des volontaires qui partent pour la frontière, afin de garantir les braves sans-culottes des coups que pourraient porter leurs ennemis."

3. Des cadavres dépecés.

"La rue de Sainte-Marguerite est déjà jonchée d'une cinquantaine de cadavres. Un témoin oculaire rapporte que l'assassin de M. de Laleu, (ancien officier du régiment de Lyonnais), lui ouvrit le flanc et lui arracha le cœur qu'il porta palpitant à sa bouche en criant : Vive la Nation! « Le sang, note le témoin, lui faisait une sorte de moustache »."

4. La populace enivrée de sa puissance.

"La section du Jardin-des-Plantes — maintenant décorée du titre de Section des Sans-culottes — siégeait dans l'un des bâtiments du séminaire. Parmi les limiers qui avaient rabattu les prisonniers, se trouvait l'épicier Hû, récemment élu juge de paix : cet individu traitait ceux qu'il arrêtait avec une familiarit fraternelle » ; il leur assurait que « quelques jours à Saint-Firmin ne leur feraient pas de mal ». Son doucereux fanatisme valait celui du savetier Gossiamme qui, au moment de tuer l'abbé Gros, échangea avec sa victime les propos suivants : « Mon ami, lui rappelait le curé de Saint-Nicolas-du-Chardonnet, j'ai toujours eu le plus grand plaisir à vous secourir dans votre indigence, ainsi que votre femme et vos enfants ; aujourd'hui vous voulez ma mort. Donnez-la moi et que Dieu vous pardonne!— Il est vrai que je vous ai de grandes obligations, répondit le savetier, mais la Nation me paie pour vous tuer »."
In
Gustave GAUTHEROT.
Septembre 1792. Histoire politique des massacres.
Gabriel Beauchesne, Éditeur, Paris, 1923.

In memoriam, chers disparus qui mourûtent dans l'honneur et la dignité. Et honte aux massacreurs dont les noms doivent être connus (commençons pas Sergent et Panis, ainsi que Ceyrat) pour qu'on n'oublie pas qui ils furent.

jeudi 3 septembre 2015

03 septembre 2015. Reprise des Nouvelles de la Résistance. Le Temps, maître de Vérité.

Je reprends mes billets après une longue panne informatique qui m’a empêché de les produire. Que mes lecteurs habituels veuillent bien excuser cette désertion momentanée.
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté,

l’ignoble lâcheté de ceux qui préfèrent le pouvoir à tout autre forme de pensée.
J’ose dire que depuis le fondement de la République qui se prétend française, nous sommes gouvernés par des gens qui feignent de donner au peuple le pouvoir souverain, mais le méprisent au plus profond d’eux-mêmes. Pour eux nous sommes tous des
SANS DENTS ! Mais qu'ils prennent bien garde, parfois il nous arrive de mordre !

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1. Les citations du jour.
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Nous fêtions hier les bienheureux martyrs de la prison des Carmes, massacrés par des ignobles, le 2 septembre 1792. 
Nous sommes au petit matin du 3 septembre 1792. Voici ce que dit un historien bien placé (et pour cause) de la fin de ces égorgements, embrochements, et autres fariboles de la République Libre, Egalitaire et Fraternelle, dans son exemplaire manifestation de ces journées d'horreur.

(a) "Il était entre 6 et 7 heures du soir quand le massacre prit fin. Près de 120 confesseurs de la foi avaient succombé. Une trentaine de prêtres avaient pu s'échapper ou avaient été épargnés. Voyant leur épouvantable tâche finie, les assassins célébrèrent leur crime par une orgie dans l'église maintenant vide de ses prisonniers. Ils chantaient la Carmagnole lorsqu'ils entendirent le mouvement qu'un prêtre caché et étouffant entre deux matelas fit pour respirer. C'était l'abbé Dubray, prêtre de la communauté de la paroisse Saint-Sulpice. Les bourreaux le saisissent et l'entraînent jusqu'aux marches de l'autel où ils lui fendent le crâne. Ce fut la dernière victime. A la fin du massacre, on avait fait ouvrir les portes de l'église, pour faire entrer la populace et donner à cette horrible catastrophe une sorte de légalisation populaire. On vit de honteuses scènes de pillage : on fouillait, on dépouillait les cadavres. La nuit mit fin à cette triste suite du drame. La Section du Luxembourg prit rapidement des mesures pour faire inhumer les corps des victimes. Le plus grand nombre gisait autour du petit escalier où ils avaient été égorgés. Dès le lendemain on les dépouilla de leurs vêtements et on les amoncela au pied d'un if […]."
Eugène LEVESQUE, Supérieur du séminaire de Saint-Sulpice.
Sans mention d’éditeur, Paris, 1928.

J’en appelle maintenant et encore à Arthur SCHOPENHAUER, pour une ultime fois ! Oui le Temps est un maître de Vérité, et la Vérité est claire : c’est par la violence, le sang, les crimes et l’irréligion que s’est imposé ce régime qui n’a rien de démocratique et dont l’ultime et vénéneuse efflorescence a pour prénom Najat, la belle carnassière. Elle continue avec sa laïcité à la française l'oeuvre de sanglants prédécesseurs qui prétendaient régénérer l'humanité en tuant les âmes quand ce n'était pas les hommes !

(b) "De tout temps, la pauvre Vérité a eu à rougir de n’être qu’un paradoxe : et pourtant ce n’est pas sa faute. Elle ne peut prendre la forme de l’erreur qui trône partout. Alors, gémissante, elle implore du regard son dieu protecteur, le Temps, qui du doigt lui montre le triomphe et la gloire futurs. Mais le Temps a un coup d’aile si ample, si lent, que, cependant, l’individu meurt. [….]."
Arthur SCHOPENHAUER.
Le fondement de la morale.
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2. Commentaires.
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On ne commente pas l’évidence. Je demande simplement à mes lecteurs de réfléchir à ce que signifie la laïcité, la morale, la République, quand toutes ces estimables valeurs (je les tiens en effet pour estimables, qu'on ne s'y trompe pas) reposent sur le mensonge et le silence complice avec les assassins.
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3. Informations diverses.
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Le système Taubira : une lien intéressant !

http://www.leparisien.fr/economie/cafe-­‐chocolat-­‐les-­‐prisons-­‐cassent-­‐les-­‐prix-­‐27-­‐
06-­‐2012-­‐2067470.php
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Dans le GARD, drôles de paroissiens !

La croix très ancienne de MONTFAUCON a été vandalisée.


Plus :

Saccage de l’oratoire de la Vierge de l’Eglise Jeanne d’Arc à Nîmes.
Vandalisme à répétition à l’Eglise Saint Dominique à Nîmes,
Inscriptions christianophobes sur l’Eglise de Sumène cette année
Iincendie et profanation de la chapelle Saint-Sébastien à Courry début août,
Vandalisme de l’Eglise de Saint-André-de-Valborgne.
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Petites annonces.

Je recherche un microscope pour mieux observer l'ampleur de la reprise et la baisse des impôts.


vendredi 5 septembre 2014

05 septembre 2014. Nouvelles de la Résistance : anniversaires terribles !

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Je changerai  un peu pour aujourd'hui notre devise :

En ce moment, ce n'est pas la lâcheté qui nous empêche de devenir vrai, c'est le manque de mémoire.

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1. Les citations du jour.
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(a) En ce jour centenaire de la mort de Charles PEGUY, voici un extrait de son immense tapisserie poétique, son grand poème Eve. Encore une fois, merci au Salon beige d'avoir diffusé cet extrait.

Vous nous voyez debout parmi les nations.
Nous battrons-nous toujours pour la terre charnelle.
Ne déposerons-nous sur la table éternelle
Que des cœurs pleins de guerre et de séditions.

Vous nous voyez marcher parmi les nations.
Nous battrons-nous toujours pour quatre coins de terre.
Ne mettrons-nous jamais sur la table de guerre
Que des cœurs pleins de morgue et de rébellions.

Heureux ceux qui sont morts pour la terre charnelle,
Mais pourvu que ce fût dans une juste guerre.
Heureux ceux qui sont morts pour quatre coins de terre.
Heureux ceux qui sont morts d'une mort solennelle.

Heureux ceux qui sont morts dans les grandes batailles,
Couchés dessus le sol à la face de Dieu.
Heureux ceux qui sont morts sur un dernier haut lieu,
Parmi tout l'appareil des grandes funérailles.

Heureux ceux qui sont morts pour des cités charnelles.
Car elles sont le corps de la cité de Dieu.
Heureux ceux qui sont morts pour leur âtre et leur feu,
Et les pauvres honneurs des maisons paternelles.

Heureux ceux qui sont morts, car ils sont retournés
Dans la première argile et la première terre.
Heureux ceux qui sont morts dans une juste guerre.
Heureux les épis murs et les blés moissonnés.

Heureux ceux qui sont morts, car ils sont retournés
Dans la première terre et l'argile plastique.
Heureux ceux qui sont morts dans une guerre antique.
Heureux les vases purs, et les rois couronnés.

Heureux ceux qui sont morts, car ils sont retournés
Dans ce premier terreau nourri de leur dépouille,
Dans ce premier caveau, dans la tourbe et la houille.
Heureux les grands vaincus, les rois désabusés.

Heureux les grands vainqueurs. Paix aux hommes de guerre.
Qu'ils soient ensevelis dans un dernier silence.
Que Dieu mette avec eux dans la juste balance
Un peu de ce terreau d'ordure et de poussière.

Que Dieu mette avec eux dans le juste plateau
Ce qu'ils ont tant aimé, quelques grammes de terre.
Un peu de cette vigne, un peu de ce coteau,
Un peu de ce ravin sauvage et solitaire.

Mère voici vos fils qui se sont tant battus.
Qu'ils ne soient pas pesés comme on pèse un esprit.
Qu'ils soient plutôt jugés comme on juge un proscrit
Qui rentre en se cachant par des chemins perdus.
   
Mère voici vos fils et leur immense armée.
Qu'ils ne soient pas jugés sur leur seule misère.
Que Dieu mette avec eux un peu de cette terre
Qui les a tant perdus et qu'ils ont tant aimée.

Il y a un siècle, ma propre grand-mère, fuyant l'avance allemande sur LAON, ville au nord de laquelle elle habitait, longeait le front, les routes de PARIS étant encombrées par les troupes, avait vu la cathédrale de REIMS brûler, et arrivait, en compagnie d'une amie, et de ma propre maman, à VILLENEUVE-L'ARCHEVEQUE dans l'Yonne. 
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(b) Il y a 212 ans, la Terreur s'abattait sur PARIS, et plus de 1500 prêtres, évêques et religieux étaient massacrés à PARIS.

"Les bandits rassemblés se ruèrent dans le jardin. Ils étaient armés de fusils, de piques, de sabres, de bâtons. Près du bassin était l’abbé GIRAULT, toujours absorbé dans sa prière. De son sabre un des brigands lui fendit la tête. Un autre prêtre, l’abbé SALINS, accourut, espérant encore conjurer le crime. D’un coup de fusil, il fut abattu. Puis les meurtriers s’enfoncèrent dans les allées, en criant : L’archevêque d’Arles ! L’archevêque d’Arles ! L’archevêque était odieux par sa dignité et aussi par les menées qu’on lui attribuait : car la cité d’Arles, sa ville métropolitaine, avait été l’un des principaux centres de la résistance contre-révolutionnaire. Ayant découvert le prélat non loin de l’oratoire, l’un des sicaires l’interpella : « C’est donc toi, scélérat qui es l’archevêque d’Arles ? – Oui, messieurs, c’est moi. – C’est toi qui as fait verser dans ARLES la sang des patriotes – Je n’ai jamais fait de mal à personne – Eh bien, moi, je vais t’en faire, dit l’un des assassins. » De deux coups de sa sabre il lui fendit le crâne ; on l’acheva à coups de pique. […]"

In Pierre de LAGORCE.
Les massacres de prêtres sous la Révolution.1792-1793.

Flammarion, Paris, 1934.
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2. Commentaires.
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Il faut croire que les maires qui se sont succédé en bonne la ville d'ARLES depuis quelques décennies ont pauvre mémoire ! J'ai d'excellentes raisons de vous parler de cette ville superbe et du manque de mémoire des Arlésiens, entretenus par des laïcards sans culture et sans coeur. En cette bonne ville donc, où je viens de passer quatre jours, merveilleux du reste, on trouve une Place de la Laïcité, on trouve stèle à la mémoire de feu monsieur MITTERRAND en l'honneur duquel on a planté des arbres, on observe que de très nombreuses rues ont changé de nom : celles qui portaient un nom de saints, ou encore la rue du Baptême. Mais les boulevard Gambetta, Clémenceau, Emile Combes (vous vous rendez compte : Emile Combes !), Jean Jaurès, Léon Blum, Marx Dormoy, sans compter toutes les rues qui maintenant portent le nom d'un "résistant" sont là pour entonner de force que la véritable histoire de la très antique cité commence avec les socialistes, la laïcité, et tout le saint frusquin mensonger qui accompagne la manipulation municipale. 
Je ne résiste pas au plaisir de vous donner un exemple réjouissant de ce phénomène. L'actuelle rue de la Rotonde portait jadis, tenez-vous bien le nom de "Rue de la Convalescence des hommes". Cette rue était-elle vouée à permettre aux meurtriers, délateurs, brigands révolutionnaires avinés qui dénonçaient les prêtres ou les prétendus ennemis de la patrie afin qu'ils soient tués, de purger leur conscience des atrocités dont ils s'étaient rendus responsables ? A-t-elle été débaptisées pour lutter contre le sexisme et combattre la fumeuse théorie du genre ?


Notule marginale et subalterne : je parlerai du livre de madame TRIEWEILER quand je l'aurai lu. Pas avant.
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3. Informations diverses.

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Sentinelles/Veilleurs debout devant le ministère du soi-disant l'Education nationale.

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Accueil de monsieur MACRON à l'usine ACOME (Manche).

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Une vidéo : la LMPT sur l'Autoroute A12.

http://lesalonbeige.blogs.com/.a/6a00d83451619c69e201b8d061b95c970c-800wi
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Sentinelles/Veilleurs debout devant l'Ecole Normale Supérieure de Lyon.



mardi 3 septembre 2013

In memoriam : souvenons-nous des massacres de septembre 1792

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Au matin du 3 septembre  1792, on vit des charrettes chargées de cadavres se diriger vers les charniers où jetterait sans ménagement ni respect ces corps suppliciés. Ces victimes des massacres de septembre ont été froidement exécutées, parfois avec des raffinements incroyables de cruauté. L'Eglise catholique en a déclaré certains bienheureux car ils sont morts en confessant JESUS-CHRIST. Voici le récit que GAUTHEROT, spécialiste de l'histoire de la révolution, fait de ce jour :
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"Le matin du 2 septembre, le président de la section du Luxembourg, Joachim Ceyrat, procéda à leur appel nominal. Des hommes coiffés de bonnets rouges et armés de piques prirent la garde. Après 3 heures, tous les prisonniers, même malades ou infirmes, reçurent Tordre de descendre au jardin ; ils se promenèrent dans les allées en méditant, en priant, en récitant des psaumes.
Deux bandes d'assassins approchaient : L'une venue de Saint-Sulpice, où Joachim Ceyrat avait fait voter le massacre; l'autre, venue de Saint-Germain-des-Prés, où elle avait déjà tué vingt et un prêtres.
Les deux bandes comprenaient vingt ou trente hommes. La première se rua dans le jardin.
Près du bassin central se tient immobile, son bréviaire à la main, l'abbé Girault, confesseur des franciscaines : un coup de sabre lui fend la tête et plusieurs coups de piques l'achèvent. L'abbé Salins, accouru à son secours, est abattu d'un coup de fusil. Mgr Dulau se tient vers l'oratoire du fond du jardin : < C'est donc toi, l'archevêque d'Arles ? lui crient les bandits. — Oui, Messieurs, c'est moi. — Ah ! scélérat, tu as fait verser à Arles le sang des patriotes ! — Je n'ai jamais fait de mal à personne. — Eh ! bien, je vais t'en faire, moi ! » L'archevêque, sans broncher, reçoit un coup de sabre sur le front ; un second coup lui ouvre le crâne ; sa main droite, qui s'avance, est tranchée ; une pique pénètre dans sa poitrine si violemment qu'elle n'en peut être retirée.
Un groupe de prêtres s'est agenouillé dans l'oratoire : leur sang ruisselle le long des murs, et leurs cadavres couvrent le sol. L'évêque de Beauvais, la cuisse fracassée, ne meurt pas encore.
Quelques prêtres, réfugiés dans les charmilles, réussissent à grimper aux arbres et à franchir les murs de clôture. Au moment de glisser de l'autre côté, le sulpicien Galláis, supérieur des Robertins, préféra revenir dans le jardin, vers le martyr...
Le lt commandant du poste  cria alors aux prisonniers de regagner l'église : « Arrêtez ! ordonnait-il aux assassins. C'est trop tôt. Ce n'est pas ainsi qu'il faut procéder. » Le commandant du poste? Il ne s'agissait pas de la garde nationale, dont trois cents hommes faisaient l'exercice au Luxembourg, dont un autre détachement était au séminaire de Saint-Sulpice, dont une troisième troupe était rue Palatine, sous les ordres du nommé Tanche qui, averti par l'horloger Cárcel, ne bougea pas. II s'agissait de Maillard, venu de l'abbaye Saint-Germain, ou de l'un de ses acolytes ; on voulait, comme à l'Abbaye, procéder avec « une sorte de justice ».
Rentrés dans l'église, les prêtres récitaient pour leurs compagnons et pour eux-mêmes les prières des agonisants. Appelés deux par deux, ils repassaient par le sombre corridor conduisant du choeur à l'escalier du jardin. Sur une table était posée la liste des détenus que compulsait le misérable assisté par Violette, commissaire de la section du Luxembourg. Violette déclarera avoir sauvé neuf prisonniers ; mais par sa seule présence et en raison du criminel
arrêté pris par la section qu'il représentait il autorisait les scènes qu'il dépeignait d'un mot le lendemain : « Je ne comprends pas ces prêtres ; ils allaient à la mort comme s'ils eussent été à des noces. »
Du jardin, les bourreaux réclamaient leur « gibier » : à mesure que les victimes descendaient le petit perron (resté intact), ils les tailladaient et les abattaient à coups de sabres et de piques. Parmi elles, citons l'abbé Gallais ; Régis de Valfons, exofficier de Champagne, seul laïc, mais qui refusa de décliner d'autre profession que celle de catholique romain; l'évêqtfe de Saintes, et son frère l'évê-que de Beauvais, qui avait été blessé dans le jardin : « Vous voyez que je ne puis marcher, observa doucement le prélat aux bandits qui le cherchaient dans le choeur de l'église ; ayez la charité de me porter là où je dois mourir. » On le soutint jusqu'au lieu du carnage.
En deux heures, cent quatorze prêtres furent ainsi massacrés : presque un par minute... Vers sept heures, les assassins regagnèrent l'Abbaye ; quelques-uns demeurèrent dans l'église des Carmes, buvant la boisson fournie par le traiteur Langlois, et fouillant, volant les morts. Un sulpicien, l'abbé Dabray, resté caché entre deux matelas, fut découvert et abattu dans l'église à coups de sabre.
A l'aurore du 3 septembre, deux charretées de cadavres furent déversées dans les grands fossés creusés d'avance au cimetière de Vaugirard et garnis de chaux vive. D'autres cadavres furent enterrés dans le jardin des Carmes, ou précipités dans un
ancien puits : ils y furent retrouvés en 1867 et pieusement déposés dans la crypte de l'église par les soins de Mgr Darboy, archevêque de Paris, qui fut à son tour massacré en 1871 par les communards, — émules des septembriseurs et patrons des terroristes soviétiques.

Joignant, — selon la coutume de leurs pareils, — l'hypocrisie à la scélératesse, les « patriotes » de la section du Luxembourg avaient autorisé Tanche, commandant des gardes nationaux de la rue Palatine, à « prendre toutes les voies que sa prudence lui indiquerait » pour « prévenir les accidents ». Tanche alla aux Carmes avec trente hommes sans armes : il n'y fit rien, sous le prétexte « que la force serait devenue inutile dans cette occasion, que la multitude innombrable s'est portée à sacrifier à sa juste vengeance les prêtres perturbateurs qui étaient détenus dans cette maison ». L'Assemblée, « convaincue du patriotisme qui a toujours animé M. le commandant, applaudissant à la prudence qu'il a employée », informa des événements, le Conseil Général de la Commune."
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Eh bien savez-vous comment un universitaire, un certain F. BRAESCH, dans son ouvrage intitulé "Commune de Paris" juge ces abominations ? "

Ce monsieur estime que les massacres de septembre « n'ont par eux-mêmes qu'un intérêt épisodique et de polémique », que cela le dispense de les raconter, que « toutes ces horreurs ont d'ailleurs été étalées avec un luxe de détails de nature à satisfaire les plus difficiles, par les historiens conservateurs ou simplement modérés... ». C'est ce qu'on appelle un détail de l'histoire. Faut-il attendre d'humanistes socialistes un peu plus de compassion ? Pas davantage. JAURES, avec son style flamboyant justifie, tout en versant une larme de crocodile, les auteurs de ces crimes, selon lui nécessaires pour que triomphât la Révolution : "Tous ces hommes qui invoquaient la bienfaisante Nature et buvaient l'eau limpide à la coupe de la fraternité sainte, c'est le sang des hommes qu'ils vont boire à la coupe de la fureur et de la mort. Ils sont restés les mêmes, et, à travers l'atroce besogne de meurtre que leur suggère ou que leur impose le délire des événements, ils gardent leur grand rêve d'apaisement fraternel. Que le destin fut cruel de vous gorger ainsi d'une amère saveur de sang, vous qui cherchiez la justice et qui aimiez l'humanité ! Les révolutions sont la forme barbare du progrès. Si noble, si féconde, si nécessaire que soit une révolution, elle appartient toujours à l'époque inférieure et semi-animale de l'humanité." Tu parles !
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Voilà toute l'erreur et l'horreur du socialisme ! Il y a des morts qu'on ne pleure pas, et d'autres qui réclament vengeance ? Je vous rappelle ici, en la résumant, la définition qu'Hannah ARENDT donne du jugement : aptitude à évaluer, à donner de la valeur à UN EVENEMENT PARTICULIER indépendamment du cours général de l'histoire. Ce n'est pas pour rien que notre chère Hannah a décrit le mécanisme totalitaire avec tant de pertinence.
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ANNEXE : liste des bienheureux martyrs.

À Paris, en 1792, la passion des bienheureux martyrs Jean-Marie du Lau d’Allemans, François-Joseph et son frère Pierre-Louis de la Rochefoucauld, évêques, respectivement d’Arles, de Beauvais et de Saintes et quatre-vingt-douze compagnons Prêtres : Vincent Abraham, de Charleville, curé de Sept-Saulx, au diocèse de Reims ; André Angar, de Paris, vicaire à la paroisse Saint-Sauveur ; Jean-Baptiste-Claude Aubert, de Paris, curé de Notre-Dame de Pontoise, au diocèse de Rouen ; François Balmain, de Luzy, au diocèse de Nevers, ancien jésuite, confesseur des Filles de Sainte-Croix de Rueil ; Jean-Pierre Bangue, de Vuillafans, au diocèse de Besançon, chapelain de l’hôpital Saint-Jacques, à Paris ; Louis Barreau de La Touche, du Mans, bénédictin de Saint-Maur, prieur de Saint-Baudile à Nîmes ; Louis-François-André Barret, de Carpentras, vicaire à la paroisse Saint-Roch à Paris ; Joseph Bécavin, de Carquefou, au diocèse de Nantes, ordonné le 15 avril précédent ; Charles-Jérémie Béraud du Pérou, de Meursac, au diocèse de Saintes, ancien jésuite, vicaire général de Saintes ; Jacques-Jules Bonnaud, du Cap-Français, à Saint-Domingue, ancien jésuite, vicaire général de Lyon ; Jean-Antoine-Hyacinthe Boucharenc de Chaumeils, de Pradelles, au diocèse du Puy, vicaire général de Viviers ; Jean-François Bousquet, de Ginestas, au diocèse de Narbonne, demeurant à Paris dans la maison des Eudistes ; Jean-François Burté, de Rambervillers, au diocèse de Saint-Dié, supérieur des Cordeliers, à Paris ; Claude Cayx, dit Dumas, de Martel, au diocèse de Cahors, ancien jésuite, directeur des Ursulines de Saint-Cloud ; Jean Charton de Millou, de la paroisse Saint-Nizier, à Lyon, ancien jésuite, confesseur des Religieuses du Saint-Sacrement, rue Cassette, à Paris ; Claude Chaudet, du diocèse d’Aix, au service de la paroisse Saint-Nicolas des Champs, à Paris ; Ambroise-Augustin Chevreux, d’Orléans, bénédictin, supérieur général de la Congrégation de Saint-Maur, député à l’assemblée nationale ; Nicolas Cléret, de Barfleur, au diocèse de Coutances, chapelain des Incurables, à Paris ; Claude Colin, de Charenton, “maître spirituel” de l’Hôtel-Dieu de Paris ; Bernard-François de Cucsac, de Toulouse, sulpicien, supérieur du séminaire de philosophie de Saint-Sulpice, à Paris ; François Dardan, d’Isturitz, au diocèse de Bayonne, confesseur au Collège de Sainte-Barbe, à Paris ; Guillaume-Antoine Delfaut, de Daglan, au diocèse de Sarlat(*) , ancien jésuite, curé de Daglan, député à l’assemblée nationale ; Mathurin-Victor Deruelle, de Paris, chapelain des Filles de la Charité, sur la paroisse Saint-Gervais ; Gabriel Desprez de Roche, de Decize, au diocèse de Nevers, vicaire général de Paris, membre de la Société du Coeur de Jésus ; Thomas-Nicolas Dubray, de Beauvais, au service de la paroisse Saint-Sulpice à Paris ; Thomas-René Dubuisson, de Laval, au diocèse du Mans, curé de Barville, au diocése d’Orléans ; François Dumasrambaud de Calandelle, de La Chaussade, au diocèse de Limoges, aumônier de l’évêque de Limoges ; Henri-Hippolyte Ermès, de Paris, vicaire à Saint-André des Arts ; Armand de Foucauld de Pontbriand, de Celles, au diocèse de Périgueux, vicaire général d’Arles, abbé commendataire de Solignac ; Jacques Friteyre-Durvé, de Marsac, au diocèse de Clermont, ancien jésuite, chanoine de Saint-Paul d’Estrées, missionnaire à Paris ; Claude-François Gagnères des Granges, de Chambéry, ancien jésuite, pensionnaire de la maison Saint-François de Sales, à Issy ; Jacques-Gabriel Gallais, de Longué, au diocèse d’Angers, sulpicien, supérieur du séminaire des Robertins, à Vaugirard ; Pierre Gauguin, d’Esvres, au diocèse de Tours, sulpicien, au séminaire d’Issy ; Louis-Laurent Gaultier, de Bazouges-la-Pérouse, au diocèse de Rennes, ancien jésuite, pensionnaire de la maison Saint-François de Sales, à Issy ; Georges Girault, de Rouen, du Tiers-Ordre régulier de Saint-François (Père Séverin), confesseur des franciscaines de Sainte-Élisabeth, résidant au couvent de Nazareth à Paris ; Jean Goizet, de Niort, au diocèse de Poitiers, curé de Notre-Dame de Niort ; André Grasset de Saint-Sauveur de Montréal (Canada), chanoine de Sens ; Pierre-Michel Guérin, de La Rochelle, sulpicien, directeur au séminaire de Nantes ; Jean-Antoine Guilleminet, de Bédarieux, au diocèse de Béziers, au service de la paroisse Saint-Roch, à Paris ; François-Louis Hébert, de Crouttes, au diocèse de Bayeux, eudiste, coadjuteur du supérieur général des eudistes et confesseur du roi Louis XVI ; Jacques-Étiene-Philippe Hourier, de Mailly-Maillet, au diocèse d’Amiens, sulpicien, directeur au séminaire de Laon, à Paris ; Jean-Baptiste Janin, de Sourdeval-la-Barre, au diocèse de Coutances, aumônier de l’hôpital de la Salpétrière, à Paris ; Jean Lacan, du diocèse de Rodez, aumônier de l’hôpital de la Pitié, à Paris ; Pierre Landry, de Niort, au diocèse de Poitiers, vicaire à Notre-Dame de Niort ; Claude-Antoine-Raoul de La Porte, de Brest, au diocèse de Léon, ancien jésuite, curé de Saint-Louis de Brest ; Robert Le Bis, de Saint-Amand, au diocèse de Coutances, curé de Saint-Denis de Bris-en-Josas, au diocèse de Paris ; Mathurin-Nicolas Le Bous de Villeneuve de La Ville-Crohain, de Rennes, confesseur des bénédictines de la rue de Bellechasse, à Paris ; Olivier Lefebvre, de Grentheville, au diocèse de Bayeux, chapelain des Dames de la Miséricorde, à Paris, membre de la Société du Coeur de Jésus ; Urbain Lefèvre, de Tours, ancien membre de la Société des Missions étrangères de Paris, retiré à Athis-Mons ; François Lefranc, de Vire, au diocèse de Bayeux, eudiste, professeur au Collège de Lisieux, à Paris ; Charles-François Le Gué, de Rennes, ancien jésuite, résidant à Paris ; Jacques-Joseph Le Jardinier Delandes, de Laigle, au diocèse de Séez, curé de Saint-Nicolas de La Feuillie, au diocèse de Coutances ; Jacques-Jean Lemounier, de Mortagne, au diocèse de Séez, vicaire à Notre-Dame de Mortagne ; Vincent-Joseph Le Rousseau de Rosencoat, de Châteauneuf, au diocèse de Cornouaille, ancien jésuite, confesseur des religieuses de la Visitation de la rue du Bac, à Paris ; François-César Londiveau, de Saint-Calais, au diocèse de Mans, vicaire à Saint-Martin d’Évaillé, au même diocèse ; Louis Longuet, de Saint-Germain-Langot, au diocèse de Bayeux, chanoine de Saint-Martin de Tours ; Jacques-François de Lubersac Saint-Germain, de Chalais, au diocèse de Limoges, aumônier de Madame Victoire, tante du roi Louix XVI ; Marie-Auguste Luzeau de la Mulonnière, de Sucé, au diocèse de Nantes, sulpicien, ancien directeur au séminaire d’Angers, retiré au séminaire de Saint-Sulpice, à Paris ; Gaspard-Claude Maignien, d’Amance, au diocèse de Besançon, curé de Villeneuve-les-Sablons, au diocèse de Rouen ; Jean-Philippe Marchand, de Marçay, au diocèse de Saintes, vicaire à Notre-Dame de Niort, au diocèse de Poitiers ; René-Julien Massey, de Rennes, bénédictin de Saint-Maur, procureur du monastère Saint-Florent de Saumur ; Louis Mauduit, de Chevillon, au diocèse d’Orléans, vicaire général de Sens ; François-Louis Méallet de Fargues, de Vitrac, au diocèse de Saint-Flour, vicaire général de Clermont ; Jacques-Alexandre Menuret, de Montélimar, au diocèse de Valence, supérieur de la maison de retraite Saint-François de Sales, à Issy ; Jean-Jacques Morel, de Prez-sous-Noréaz, du canton de Fribourg en Suisse, capucin (frère Apollinaire), vicaire des Allemands à la paroisse Saint-Sulpice, à Paris ; Jean-Baptiste Nativelle, de Guilberville, au diocèse de Bayeux, vicaire à Saint-Martin de Longjumeau, au diocèse de Paris ; René Nativelle, frère aîné du précédent, vicaire à Saint-Denis d’Argenteuil, au diocèse de Paris ; Antoine-Matthias-Augustin Nogier, du Puy, chapelain des Ursulines de la rue Saint-Jacques, à Paris ; Joseph-Thomas Pazery de Thorame, d’Aix, chanoine de Blois ; Jules-Honoré-Cyprien Pazery de Thorame, frère cadet du précédent, chanoine et vicaire général de Toulon ; Pierre-François Pazery de Thorame, oncle des deux précédents, vicaire général d’Arles ; Pierre Ploquin, de Villandry, au diocèse de Tours, vicaire à Druye, dans le même diocèse ; Jean-Baptiste-Michel Pontus, de Néville, au diocèse de Coutances, sulpicien, vicaire à la paroisse Saint-Sulpice, à Paris ; René-Nicolas Poret, du Mesnil-Touffray, au diocèse de Bayeux, curé de Saint-Martin de Boitron, au diocèse de Séez ; Julien Poulain-Delaunay, de Ver-sur-mer, au diocèse de Bayeux, assistant du curé de Saint-Gilles de Caen ; Pierre-Nicolas Psalmon, de Rouen, sulpicien, vicaire général de Troyes pour les prêtres de ce diocèse vivant à Paris, et doyen de Saint-Pierre de Varen ; Jean-Robert Queneau, d’Angers, curé de Saint-Doucelin d’Allones, au même diocèse ; Claude Rousseau, de Paris, sulpicien, directeur au séminaire de Laon, à Paris ; François-Urbain Saline de Niart, de Neuf-Brissach, au diocèse de Strasbourg, chanoine de Saint-Lizier de Couserans ; Jean-Henri-Louis Samson, d’Avranches, vicaire à Saint-Gilles de Caen, au diocèse de Bayeux ; Jean-Antoine Savine, d’Embrun, sulpicien, supérieur des Clercs de Saint-Sulpice, à Paris ; Jean-Antoine-Barnabé Seguin, de Carpentras, vicaire et supérieur des clercs à Saint-André des Arts, à Paris ; Jean-Baptiste Tessien, de Fontaine-les-Ribouts, au diocèse de Chartres, sulpicien, prédicateur à Paris ; Loup Thomas, dit Bonnotte, d’Entrains-sur-Nohain, au diocèse d’Auxerre, ancien jésuite, confesseur des Ursulines à Paris ; François Vareilhe-Duteil, de Felletin, au diocèse de Limoges, ancien jésuite, pensionnaire à la maison Saint-François de Sales, à Issy ; Pierre-Louis-Joseph Verrier, de Douai, au diocèse de Cambrai, retiré à la maison Saint-François de Sales, à Issy.
Diacres : Louis-Alexis-Matthias Boubert, d’Amiens, économe des Clercs de Saint-Sulpice, à Paris ; Antoine-François-Dieudonné de Ravinel, de Bayon, au diocèse de Nancy, séminariste à Saint-Sulpice, à Paris ; Jacques-Augustin-Robert de Lézardières, de Challans, au diocèse de Luçon, séminariste à Saint-Sulpice, à Paris.

Religieux : Guillaume-Louis-Nicolas Leclercq, de Boulogne-sur-mer, frère des Écoles chrétiennes (frère Salomon), secrétaire général de l’Institut, à Paris. 

Clerc : Auguste-Denis Nézol, de Paris, professeur à la Maison Dubourg, à Issy.

Laïc : Charles-Régis Mathieu de la Calmette, comte de Valfons, de Nîmes, ancien officier, retiré à Paris chez le bienheureux Jean-Antoine Guilleminet, pour la plupart prêtres ou religieux, qui, pour avoir refusé de prêter serment à la Constitution civile du clergé sous la Révolution française, furent rassemblés au Couvent des Carmes et massacrés en haine de la religion.

(*)la Paroisse "Bienheureux Guillaume Delfaud en Pays Dommois" au diocèse de Périgueux et Sarlat garde son souvenir.



- le diocèse de Bayonne honore le Bienheureux François Dardan, texte de soeur Pascale du diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron, extrait de son ouvrage 'Témoins du Christ en Béarn et au Pays Basque' (1.6Mo)

- pour avoir l'édition imprimée.

- au diocèse d'Evreux, le Bienheureux Jacques de la Lande

- Parmi les prêtres martyrs se trouvaient un avignonnais et trois carpentrassiens qui exerçaient leur ministère dans des paroisses parisiennes: Jean Capeau, né vers 1730, chanoine coadjuteur de Saint-Pierre d’Avignon, prêtre auxiliaire à Saint-Paul, Louis-François Barret, né le 23 novembre 1758, vicaire à Saint-Roch, Jean Antoine Seguin, né le 12 juin 1754, vicaire à Saint-André-des-Arts, Pierre Vitalis, né le 11 juillet 1759, vicaire à Saint-Merry. (Jean Capeau et ses compagnons - diocèse d'Avignon)

- C’est "avec douceur et respect" que les prêtres emprisonnés formulèrent leurs refus de rompre avec l’Église de Rome. Si "le monde les a pris en haine", ils savaient que le Christ avait prié pour les garder dans la fidélité. Au nombre de ces martyrs, on compte trois prêtres originaires du diocèse du Puy. Ce sont Claude Pons, né à Saint-Pierre-Le-Monastier, en 1729; Jean Boucharend de Chaumeils, né à Pradelles, en 1738, et Matthias Nogier, né en 1764, au Puy, paroisse Saint-Jean-Baptiste. (Saints du diocèse du Puy-en-Velay)


 

Martyrologe romain

Nous voilà réfugiés dans l’oratoire. Voici les Marseillais ! Nous ne pouvons être mieux qu’au pied de la croix pour faire le sacrifice de nos vies.

Abbé Desprez, l’un des martyrs