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lundi 1 janvier 2018

01er janvier 2018. Nouvelles de la Dissidence. Courage jeunes chrétiens parisiens ! Comme à Madrid

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Nous avons achevé hier la semaine dite de l’Octave de Noël. CHESTERTON a dit là-dessus des choses quasiment définitive. En voici une, destinée essentiellement aux jeunes chrétiens qui me font l'honneur de me lire.

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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"C’est peut-être là le plus extraordinaire des mystères de la grotte [de la Nativité]. Les hommes avaient cherché l’enfer sous leurs pieds, dit-on, mais à ce moment-là c’était le ciel qui s’y trouvait. Par un mouvement paradoxal, bien digne de cette étrange histoire, la puissance la plus élevée agit d’en bas ― comme si la royauté se trouvait obligé de reconquérir ses droits par une sorte de rébellion. D’ailleurs, l’Église, dès ses débuts ― surtout lors de ses débuts ―, ne fut pas tant une autorité supérieure qu’une révolte contre le prince de ce monde. Les optimistes qui se croient éclairés parce que leur conscience dort ont souvent déploré ou ridiculisé la pensée selon laquelle le monde appartient au grand usurpateur par droit de conquête. Mais c’est le sentiment d’un risque et l’angoisse du défi relevé qui donne à la bonne nouvelle son air d’être vraiment bonne et neuve. En vérité, la révolte, obscure en ses commencements, se lève contre une usurpation monstrueuse et ignorée. L'Olympe occupe encore les cieux comme une nuée puissamment modelée, immense et sans mouvement, la philosophie siège toujours en hauts lieux et même sur les trônes des rois, quand le Christ naît dans une grotte et le christianisme dans les catacombes."
In
G[ilbert] K[eith] CHESTERTON.
L’homme éternel. 2e édition, 2e tirage (nouvelle traduction).
Dominique Martin, Bouère, 2012. (Page 192.)
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2. COMMENTAIRES ET REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Chers amis, mon commentaire se confondra avec l’unique lien que je donnerai aujourd’hui dans ma revue de presse. Je reprends l’article du lien in extenso, avant de commenter cet événement à la lumière des paroles de CHESTERTON.

"Manuela CARMENA, mairesse d’extrême gauche de Madrid ayant ordonné qu’aucune décoration pour les fêtes de Noël et de fin d’année dans les rues de Madrid ne présente quelques motif religieux chrétien, des jeunes madrilènes – leur âge varie entre 17 et 23 ans – ont pris l’initiative d’accrocher dans la nuit du 27 au 28 décembre, une très grande affiche sur la grille de la porte centrale de la célèbre Puerta del Sol de la capitale espagnole. Elle montre un Enfant Jésus couché sur de la paille et a pour légende : « Dieu est né. Joyeux Noël ». Ces jeunes ont expliqué au journal La Gaceta leur démarche qu’ils ont financée de leur propre argent : « Face au sectarisme antichrétien de la mairie de Madrid, nous avons voulu annoncer la véritable signification de Noël, la naissance du Fils de Dieu, et dénoncer en la fête des Saints Innocents le crime de l’avortement défendu par tous les partis du Congrès. » Bravo !

Ah, très chers jeunes à qui j’ai le bonheur d’annoncer Jésus-Christ les mercredis et les vendredis, dans divers établissements, sachez que vous n’êtes pas seuls. L’exemple lamentable de la mairie de Madrid est imité par la mairie de Paris, dont le maire (je répugne à féminiser les titres pour faire plaisir aux imbéciles) est d’origine espagnole, et partage la même haine du christianisme que son homologue de Madrid.
Relisez la citation. L’Église est un mouvement de rébellion contre le Prince de ce monde qui croit en être le maître par droit de conquête. L’Olympe des intelligents, le Panthéon des Sages, le Conseil des puissants continuent de broyer du vent dans les Académies, les Comités, les Conseils, les Parlements. Aujourd’hui encore, Jésus naît dans une grotte, et plus que jamais, l’Église vit dans les catacombes. Mais la rébellion commence à gronder, une rébellion faite de courage, de vérité, d’humour, d’audace et d’amour.
Allez, chers jeunes chrétiens de France ! Faites comme la jeunesse chrétienne de Madrid. N’ayez pas peur. Le Maître nous a été dit que nous serions traînés devant les Tribunaux. C’est bien ce qui arrive à nombre de chrétiens qui se refusent à courber la tête devant Lucifer. Ne craignons rien. L’Esprit Saint nous inspirera au moment où nous devrons expliquer aux juges pourquoi nous croyons que l’avortement est un crime, pourquoi nous affirmons que nos nations ont été forgées au creuset du christianisme et pourquoi nous n’avons que faire du jugement des hommes puisque nous préférons celui de Dieu, fût-ce au prix de notre liberté.






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dimanche 4 décembre 2016

03 décembre 2016. Nouvelles de la Résistance : préjugés, idéologie, jugement, ou le cycle des rebelles

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[…]. Les préjugés jouent toujours un grand rôle et un rôle justifié dans l’espace politico-public. Ils concernent ce que nous partageons tous les uns avec les autres de manière involontaire et où nous ne pouvons plus juger parce que nous n’avons presque plus l'occasion d'en faire une expérience directe. Tous ces préjugés, dans la mesure où ils sont légitimes et ne consistent pas en un vain bavardage, sont d’anciens jugements. Sans eux, aucun homme ne pourrait vivre parce qu’une existence dépourvue de tout préjugé exigerait une vigilance surhumaine, une disponibilité constante à accueillir et à être concerné à chaque instant par la totalité du réel, comme si chaque jour était le premier ou le dernier au sens du Jugement dernier, ce qui est impossible. Par conséquent, préjugés et bêtise sont bien distincts. C’est précisément parce que les préjugés possèdent toujours une légitimité intrinsèque que l’on ose s’attaquer à eux lorsqu’ils ne remplissent plus leur fonction, c’est-à-dire lorsqu’ils ne sont plus aptes à délivrer une partie de la réalité à l’homme qui juge. Mais c’est précisément à ce moment-là, lorsque les préjugé rentrent en conflit ouvert avec la réalité, qu’ils commencent à devenir dangereux et que les hommes qui pensent ne sentent plus protégés par eux, commencent à les dévider et à en faire le fondement de cette sorte de théorie perverse que nous appelons ordinairement les idéologies ou les visions du monde. Contre ces formations d’idéologies qui naissent à partir des préjugés, il est inutile de dresser une vision du monde opposée à l’idéologie en vigueur : il faut simplement tenter de remplacer les préjugés par des jugements. Pour ce faire, il est inévitable de ramener les préjugés eux-mêmes aux jugements qu’ils recèlent en eux, et ces jugements à leur tour doivent être ramenés aux expériences qu’ils recèlent et qui leur ont donné le jour."
In
Hannah ARENDT.
Qu’est-ce que la politique ? Texte établi par Ursula LUDZ. Traduction de l’allemand et préface de Sylvie COURTINE-DENAMY. (Collection Points. Série Essais. No 445.)
Éditions du Seuil, Paris, 1995 (date du copyright) ; (date d’impression, 2003 ; date du dépôt légal, 2001), p. 122.
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2. COMMENTAIRES.
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Ce passage d’Hannah ARENDT illustre à merveille ce que j’appelle le cycle de la pensée. Il est normal et bon que, dans l’espace public, les citoyens partagent un certain nombre de préjugés (qui sont d'anciens jugements sur les valeurs) et qu’ils ne passent pas leur temps à les remettre en cause. Il me semble voir dans ce constat les raisons d’un divorce profond entre certains musulmans français et le reste de leurs concitoyens. Ils ne partagent pas les mêmes préjugés politiques.
On peut imaginer que les préjugés fondamentaux longtemps partagés par tous les Français reposaient d’une part sur la devise de la République : Liberté, Égalité, Fraternité, d’autre part sur la Déclaration des Droits de l’homme du 26 août 1789, et enfin sur un récit national, longuement tissé par la République à ses débuts, et notamment par LAVISSE. Ce partage d’un bien indivis est mort et il est mort en raison du conflit croissant entre les préjugés partagés et la réalité.
Par idéologie, la Liberté s’est transformée en droit de faire ce qu’il plait à chacun, notamment en matière de transgression morale ou économique, l’Egalité s’est durcie en égalitarisme, lequel se heurte à une inégalité croissante et choquante qui profite à ceux que caresse la mondialisation, et détruit ceux qui ne peuvent en bénéficier, la Fraternité s’est transformée en un vaste bazar qui s’appelle, par exemple, les Enfoirés, et qui fait que l’on croit son devoir de fraternité accompli parce que l’on a swingué, dansé, chanté avec tel ou tel groupe de rap, de rocks ou de pop, abandonnant pour une soirée leurs bénéfices au profit de tel ou tel association (ce qui est mieux que rien).
Les Droits de l’homme sur quoi se fondait la liberté d’expression, sont bafoués tous les jours, et la dernière offense qui leur a été faite par cette majorité de rencontre est la loi sur le délit d’entrave numérique à l’avortement. Ne parlons pas de l’objection de conscience. Que celle-ci n’ait pas lieu d’être en matière de lois positives relatives à la fiscalité, à l’urbanisme ou à la circulation des véhicules, par exemple, n’implique pas qu’elle ne puisse s’exercer quand il s’agit de la vie et de la mort. On a vu comment ce droit a été refusé aux maires qui refusaient de marier deux personnes de même sexe. Mais ces mêmes Droits de l’Homme nous font accueillir sans aucun discernement toute la misère du monde (à cause du mondialisme et de la mondialisation), alors que dans notre pays même, il y a plus de 8 millions de pauvres.
La destruction idéologique des préjugés fondateurs a été achevée par la Belle Carnassière Najat qui a transformé l’enseignement de l’histoire de France en un vaste barnum multiculturel où nous ne sommes plus capables de reconnaître d’où viennent nos traditions.
Il ne fait aucun doute que le moment est venu (et il est venu), où il convient d’interroger le réel et de nous mettre à penser, et à juger. Il ne fait pas moins de doute que le jugement repose sur des valeurs, et que les valeurs du peuple français ne sont pas celle de Wall Street, de Bruxelles et du CAC40.
Interrogeons donc la question de l’immigration, interrogeons ce que signifie sur le long terme, la destruction de la famille (théorisée par MARX comme une condition fondamentale à la survenue du communisme), interrogeons ce que signifient la métropolisation de la France et la désertification rurale, jointe à l’abandon de nos paysans, interrogeons la persécution molle des chrétiens en général et des catholiques en particulier, et essayons de voir, EN PENSANT, pourquoi il est bon de résister à ces courants destructeurs.
Voici décrit le cycle politique fondamental, dont les conclusions sont les prémisses indispensables à un vrai changement politique : préjugés intériorisés et naturalisés, durcissement en idéologie irréaliste et rébellion du jugement par l’acte de penser.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Une illustration de la nécessaire rébellion contre un ordre mondialisé injuste.

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Quand le prétendu et soi-disant progrès accélère de mouvement de superfluité de l’homme.