mardi 9 novembre 2010

Boycottez ce type

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Un ami de POITIERS me fait parvenir la lettre de protestation qu'une jeune femme envoie au "chanteur" RAPHAEL (Raphael HAROCHE). Je ne parlerai pas aujourd'hui de la lettre, magnifique, de cette femme de 25 ans. Simplement de ce que chante cet "artiste". Le jeune homme croit utile de cracher sur sa patrie dans une chanson dont je vais vous livrer quelques extraits :
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Si j'étais moins intelligent (sic !)
Si j'avais pas ma carte de lâche,
Je leur foutrais mon pied dans les dents,
Je leur faciliterai pas la tâche,
Ils sont partout dégueulant,
Leur réforme et leur grippe porcine,
Le bon peuple et son Président.
Il faut chanter la Marseillaise
Et avé' la main sur le coeur.
Moi je la siffle avec les Beurs.
Prie pour qu'au foot
On soit de la baise.
L'ordre moral est bien partout.
La démago de gauche à droite.
J'aime mieux attendre qu'ils soient bien saouls
Avant de me battre.
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Monsieur HAROCHE aurait dû recourir à un dictionnaire de rime, tant son texte est pauvre. Mais enfin le problème n'est pas là.
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Pour mon bonheur et le repos de mes oreilles, je n'ai jamais entendu la moindre beuglante de ce jeune imbécile. Il n'est même pas nécessaire de le critiquer, de le condamner. Laissons-le à sa mise en scène dérisoire puisqu'il a cru bon, pour lancer sa chanson, d'enfourcher la statue de Jeanne d'Arc et de l'insulter de gestes obscènes sous l'oeil complaisant des caméras. Le silence seul convient à ce genre d'individus. Il suffit simplement de ne pas acheter ses "oeuvres" et de recouvrir du silence éternel de la réprobation (je ne dirais pas "mépris", car Raphaël est plus à plaindre qu'à blâmer) ce jeune freluquet qui se croit prophétique, drôle, d'avant-garde, et n'est qu'un pantin misérable entre les mains des producteurs de disques et des grands noms du show-bizz.
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N'en parlons plus ! Oui, qu'un silence éternel retombe sur des gestes, des paroles et des comportements indignes.

dimanche 7 novembre 2010

Silence, ô silence

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Par moment, il me vient une furieuse envie d'abandonner la rédaction quasi quotidienne de mes billets. Ils me paraissent vains, inutiles, catégoriques. Et mon tempérament me pousserait plutôt au silence. Pourquoi donc me suis-je lancé dans cette aventure ? Pas de réponse hélas. Et au contraire un sentiment croissant de l'inintérêt absolu d'une telle initiative.
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Plutôt que de l'appliquer aux hommes politiques, comme j'en avais d'abord l'intention, je m'applique à moi-même ce que Thomas MERTON écrit dans son Nul n'est une île, livre exceptionnel dont je recommande la lecture à tous ceux que la recherche de la vérité intéressent. C'est en effet ce paragraphe qui, en cette minute précise, me fait hésiter à poursuivre l'entreprise du Blog :
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"Qu'il est tragique, dit Thomas MERTON, de voir que ce sont ceux qui n'ont rien à dire qui parlent sans cesse, comme des artilleurs affolés qui tirent dans les ténèbres où il n'y a pas d'ennemis. La cause de perpétuel bavardage est la mort, l'ennemi qui semble à tout instant les confronter dans les profondes ténèbres et le silence de leur être. Alors ils lui crient au visage. Ils désorganisent leur vie par le bruit. Ils s'assourdissent eux-mêmes par de vains mots, ne s'étant jamais aperçu que leurs coeurs sont enracinés dans un silence qui n'est pas mort, mais vie. Ils bavardent à en mourir, redoutant la vie comme si c'était la mort."
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Croyez bien que je ne vais pas à la pêche aux compliments. Je n'en ai nul besoin, même s'ils me touchent, car je suis un être humain, sensible à la flatterie. Mais vient un moment de la vie, où l'essentiel n'est pas là, où la question du sens, de la vocation, de la réalisation de son être profond, se pose avec insistance. Il me semble que j'en suis arrivé à ce point, sans doute bien tard dans ma vie. Mais je crois à la parabole de l'ouvrier de la onzième heure. Il n'a pas supporté le poids du jour, lui, comme ses compagnons qui travaillaient depuis l'aurore, et le maître du domaine lui donne le même salaire qu'à ceux-ci. Mais il a travaillé un peu tout de même. Il est sans doute temps que je me mette à l'ouvrage. Silence ! Ô silence !
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samedi 6 novembre 2010

Si, il y a des lois illégitimes

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Je ne veux point perdre une minute pour, revenu de mon voyage, répondre à un lecteur qui me dit qu'une loi s'impose à tous les citoyens dès qu'elle est votée et promulguée, et que je devrais donc obéir à la loi sur l'euthanasie si elle venait au jour.
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Ce raisonnement me paraît très dangereux, car il revient à confondre deux ordres, l'ordre juridique et l'ordre moral. Les lois s'imposent (a) quand elles règlent des situations concrètes, des "cas" auxquels elles apportent des solutions pratiques assorties de sanctions si elles venaient n'être pas observées ; elles relèvent de la "casuistique" et deviennent applicable de fait ; les lois fiscales, pénales, sociales, etc. ont ce caractère casuistique ; (b) quand elles sont l'expression juridique d'évidences au caractère apodictique. Est apodictique tout ce qui relève de l'évidence de droit et non de fait. C'est ainsi que l'abolition de la peine de mort - une initiative que j'approuve tout à fait - n'est que la traduction juridique du "Tu ne tueras pas" qui justement est une exigence marquée de ce caractère. La loi sur l'euthanasie va à l'encontre de cet interdit, et non seulement ma conscience n'est pas obligée d'y adhérer, mais nul ne saurait me forcer à un tel geste, ou de donner par mon silence l'impression que je l'approuve. La loi sur les retraites relève de la casuistique, c'est même l'exemple d'école de la casuistique sociale. On peut être contre, mais on sera bien obligé d'y obéir si elle est promulguée, quitte à l'abroger si un autre gouvernement vient au pouvoir.
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Il faut bien comprendre que c'est en se retranchant derrière des lois, et les ordres qui en découlaient, que des policiers et gendarmes français ont pu participer à la rafle du Vel d'hiv, que des soldats allemands on pu fusiller sans état d'âme des otages, des fonctionnaires anonymes martyriser des déportés, ou que tant d'injustices ont pu être commises à travers le monde, qui heurtaient manifestement toutes consciences droites.
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Toute l'astuce diabolique de la loi sur l'euthanasie, consiste à transformer en "cas", à donner par conséquent un aspect casuistique, à des situations qui appellent une autre réponse que la mort, la passivité, ou la compassion mystico-gélatineuse (que les attendus de la loi ne manqueraient pas de mettre en exergue), mais exigent une intervention active de l'intelligence humaine et de la charité. Oh certes ! Il est plus facile de se débarrasser d'un malade qui souffre, que de tenter de le soulager, de l'accompagner, de le réconforter, de continuer à conduire des recherches scientifiques et médicales, même quand la maladie semble irrémédiablement condamner celui qui en est habité.
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La tragédie grecque nous donne dans la personne d'ANTIGONE un merveilleux exemple de la révolte d'une conscience contre une loi injuste : ANTIGONE brave CREON en donnant a son frère mort une sépulture décente, bien que le tyran l'eût interdit. Elle y laissera la vie, mais pas l'honneur. Il y a des causes qui valent qu'on la perde en effet.
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jeudi 4 novembre 2010

Petit billet préliminaire

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Je m'absente pour deux jours. Néanmoins je voulais reprendre ici un commentaire de POTOMAC sur le statut de la Loi. Tant que la Loi ne touche qu'à des questions casuistiques, effectivement, elle s'impose à tous les citoyens. Il n'en vas pas de même quand elle touche à des domaines essentiels qualifiables "d'apodictiques". J'ai fait, il y a longtemps un billet sur ces différences. Mais elles sont tellement essentielles que j'y reviendrai à mon retour de voyage.
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Merci aux lecteurs, de plus en nombreux si j'en crois les statistiques auxquelles j'ai accès, qui me font l'honneur de me lire.
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Non à l'euthanasie

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Des sénateurs de droite comme de gauche sont en train de déposer une proposition de loi tendant à autoriser "l'aide active à mourir". Il est vraisemblable que cette initiative relève d'un courant de pensée spécifique dans lequel se retrouvent les auteurs de cette proposition.
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Il s'agit là d'un projet inadmissible dont l'hypothétique adoption autoriserait le citoyen à désobéir aux pouvoirs publics légitimes, par tous les moyens pacifiques. Car il vaut mieux obéir à Dieu, Maître de la Vie et de la Mort qu'aux hommes.
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Je vais essayer d'argumenter à partir de données rationnelles et je m'efforcerai de les séparer des raisons spirituelles et morales. (a) Ce projet est inadmissible car nul ne peut savoir vraiment si celui qui demande une aide active à mourir est libre de ce choix, s'il n'y a pas été poussé par des proches (pour des motifs de fausse compassion : on ne supporte pas de voir souffrir quelqu'un que l'on aime ; pour des motifs d'intérêts : héritage en vue, suppression d'un fardeau qui pèse dans le confort de vie, par exemple). Le bon La Fontaine a fort bien décrit dans sa fable du bûcheron et de la mort, l'instinct profond de tout être humain : "Plutôt souffrir que mourir, c'est la devise des hommes". (b) Ce projet viderait de tout sens les efforts des médecins et des chercheurs pour soigner les grands malades et trouver de nouveaux traitements. J'ai, pendant toute ma vie professionnelle, fréquenté de très nombreux collègues médecins. Je n'en connais pas un qui aurait souscrit à un tel projet. Ce qui ne veut pas dire du reste que pour alléger les souffrances de très grands malades proches de leur fin, ils ne leur aient pas administré un traitement qui tout en allégeant ou supprimant la douleur avait des effets secondaires susceptibles d'abréger la vie. Je pense notamment aux dérivés de la morphine qui dépriment profondément le centre respiratoire. (c) Rien n'indique non plus que ce projet n'appelle pas, par extension, la possibilité que se donnerait la société de supprimer les "inutiles", les "déficients mentaux", les "improductifs". HITLER l'a fait. Et il a eu de dignes successeurs, même si les victimes étaient différentes : MAO et les massacres de la Révolution Culturelle, POL POT et les khmers rouges, les HUTUS contre les TUTSIS. Même si dans les formes extérieures, les victimes étaient différentes, la logique était identique : éliminer les "différents" (de classe, de races, de statuts politiques, d'état physique ou psychique). Certes, la proposition de Loi ne dit pas cela, mais elle est une porte ouverte.
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L'impératif biblique du "Tu ne tueras point" est un impératif absolu, intangible, intouchable. Mais la morale naturelle condamne aussi cette pratique qui nous fait remonter aux temps sacrificiels pendant lesquels, pour cacher le meurtre initial de l'innocent, on inventait des mythes pour le diviniser.
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Je vous invite donc à aller signer la pétition demandant aux sénateurs de retirer ce texte. Allez sur le site www.fautpaspousser.com , à la rubrique Stop à l'euthanasie, et signez la pétition, avant qu'il ne soit trop tard. Pour ma part, je refuse de reconnaître la moindre légitimité à un texte qui heurte profondément ma conscience.
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mercredi 3 novembre 2010

Le métier de parents, le rôle de l'enseignement, la responsabilité des politiques

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Jean-Marie BOCKEL, secrétaire d'Etat à la justice vient d'accorder un entretien au journal gratuit Direct Matin de ce jour. On devrait accorder plus d'importance à ses propos. Je reviendrai, du reste, sur une initiative qu'hélas nous n'avons pu poursuivre en Alsace, et qui rejoignait les très justes intuitions de notre ministre.
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Question : Faut-il davantage responsabiliser les parents ?
Réponse : La famille est le premier espace privé de construction de la personne. Mais certains parents sont dans l'incapacité d'exercer leur mission parce qu'ils ne l'ont jamais intégrée. Nous avons sur ce point un vrai savoir-faire au niveau local pour enseigner le métier de parents. Je préconise de généraliser le contrat de responsabilité parentale mené avec succès dans les Alpes-Maritimes. Et pour amener certaines familles à 'se bouger', le risque de la sanction, comme la suspension des allocations familiales, doit exister.
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Question : La famille peut-elle agir seule ?
Réponse : Non, il ne s'agit pas de mettre toute la pression sur les parents. Le repérage des enfants fragilisés se fait aussi à l'école. On le fait déjà au Collège, mais c'est parfois trop tard. Je pense donc qu'on peut repérer dès l'école primaire, afin de les aider, les jeunes en souffrance, dont les problèmes personnels ne sont pas pris en compte. Il n'y a pas de risque d'établir un quelconque déterminisme de la délinquance.
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Pour la première fois, depuis longtemps, un homme politique insiste sur le rôle fondamental de la famille. Bien entendu, le politiquement correct s'efforce de la démolir. Et dans une de ses thèses sur FEUERBACH, MARX déclare qu'il faut détruire la famille pour détruire l'image de la Sainte Famille. En somme, la destruction de la famille est un des éléments de la lutte contre le christianisme et l'anthropologie chrétienne.
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Lorsque j'étais encore enseignant à l'Université Louis Pasteur, nous avions fondé avec quelques amis une association nommée AREGA (Association du Réseau Educatif Grandir d'Alsace) dont l'originalité était qu'elle recrutait des enseignants allant de la maternelle à l'Université, en passant par les écoles, les collèges et les lycées. Notre intuition était triple :
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(a) Responsabiliser les parents, les former, et associer à la démarche de formation par des avantages certains, car en ces matières, il est difficile de dissocier la vertu de l'intérêt. Ainsi, nous préconisions d'accorder, par exemple, des bons de réductions sur les achats scolaires aux parents présents à des conférences de formation à leur métier de parents (pour la maternelle, le primaire, le secondaire, premier cycle). Nous avons pu organiser ainsi cinq soirées de formation au Collège d'ERSTEIN, dont la principale, il faut le souligner, est une femme en tous points remarquable. Ces soirées se déroulaient en trois parties : une causerie faite par un spécialiste, des groupes de travaux pratiques (jeux de rôle, mise en situation, discussion sur des cas concrets, sur des images de publicité, par exemple) qui rendaient compte de leurs résultats devant les autres groupes. Nous terminions la soirée par le verre de l'amitié dûment abondé par les gâteaux et les boissons apportés par les uns et les autres. Il y avait régulièrement entre 20 et 30 familles représentées (en moyenne : parfois moins, parfois plus). Il n'y avait là aucun avantage, simplement l'intérêt porté au bien de l'enfant.
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(b) Créer une filière d'excellence dès la classe de quatrième, de formation aux métiers de l'artisanat, du commerce et de l'industrie, associée à un enseignement général de haut niveau, réservée à un petit nombre d'élèves, parmi les meilleurs, impliquant des stages de formation pratique encadrés par des Maîtres de stage dûment choisis pour leur qualité professionnelle et leur engagement personnelle dans la filière. Notre idée était qu'en France, les métiers déclarés "manuels" sont décriés et sous-estimés et n'attirent, pour cette raison, que peu d'enfants. L'état de l'enseignement technique, dont les enseignants sont pourtant d'un dévouement inouï, le prouve à l'évidence. Les Français ont ceci de particulier qu'ils ont le culte du Diplôme, des concours, des titres, toutes choses que ne comprennent ni les Anglais, ni les Américains, les Allemands formant un cas à part. Notre idée était que plus la sélection serait sévère et resserrée, et plus nous aurions de candidats à cette filière, et des meilleurs.
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(c) Faire reconnaître par les maires, députés, conseillers généraux, régionaux, etc. le mérite de nos jeunes par une remise solennelle de Diplômes, en leur présence (pourquoi pas le 14 juillet, et pour tous ?) et d'un cadeau, même modeste aux plus méritants, que ces jeunes soient collégiens, lycéens, étudiants. Cette remise de Diplôme aurait pu être couplée à une fête organisée par les communes pour leurs jeunes. Pour que les jeunes s'intéressent à la chose publique, il faut que celle-ci s'intéresse à eux.
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Nous n'avons pu poursuivre l'expérience, car les membres fondateurs ont été dispersés par les aléas de la vie, et nul n'est venu prendre le relais, ce qui est dommage. Il me semble que monsieur BOCKEL prend le problème par le bon, bout, même s'il le fait dans le cadre de la prévention de la délinquance. Affaire à suivre.
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mardi 2 novembre 2010

Pensées des morts

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En ce jour où, nous recueillant en nous-même, nous faisons mémoire de nos morts, voici quelques extraits du poème de LAMARTINE que BRASSENS a mis en musique et qu'il a si merveilleusement chanté.
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A ceux de mes lecteurs qui ont reçu la grâce de la foi, l'Agneau de l'Apocalypse dit : "Voici que je fais toutes choses nouvelles. De pleurs, il n'y en aura plus".
A ceux qui croient en l'homme, TAGORE affirme : "A l'homme qui espère toutes choses se révèlent, pourvu qu'il ne renie pas dans les ténèbres ce qu'il a vu dans la lumière".
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Voilà les feuilles sans sève
Qui tombent sur le gazon
Voilà le vent qui s'élève
Et gémit dans le vallon.
Voilà l'errante hirondelle
Qui rase du bout de l'aile
L'eau dormante des marais.
Voilà l'enfant des chaumières
Qui glanent sur les bruyères
Le bois tombé des forêts.
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L'onde n'a plus le murmure,
Dont elle enchantait les bois ;
Sous les rameaux sans verdure,
Les oiseaux n'ont plus de voix.
Le soir est près de l'aurore,
L'astre à peine vient d'éclore
Qu'il va terminer son tour.
Il jette par intervalle
Une heure de clarté pâle
Qu'on appelle encore un jour.
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L'aube n'a plus de zéphire
Sous ses nuages dorés.
La pourpre du soir expire
Sur les flots décolorés.
La mer solitaire et vide
N'est plus qu'un désert aride
Où l'oeil cherche en vain l'esquif,
Et sur la grève plus sourde
La vague orageuse et lourde
N'a qu'un murmure plaintif.
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[...]
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C'est alors que ma paupière
Vous vit pâlir et mourir
Tendres fruits qu'à la lumière
Dieu n'a pas laissé mûrir !
Quoique jeune sur la terre
Je suis déjà solitaire
Parmi ceux de ma saison,
Et quand je dis en moi-même
Où sont ceux que ton coeur aime ?
Je regarde le gazon.
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Leur tombe est sur la colline.
Mon pied le sait : la voilà !
Mais leur essence divine,
Mais eux, Seigneur, sont-ils là ?
Je sais qu'à l'indien rivage,
Le ramier porte un message
Qu'il rapporte à nos climats ;
La voile passe et repasse,
Mais de son étroit espace
Leur âme ne revient pas.
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Ah ! quand les vents de l'automne
Sifflent dans les rameaux morts,
Quand le brin d'herbe frissonne,
Quand le pin rend ses accords,
Quand la cloche des ténèbres
Balance ses glas funèbres,
La nuit, à travers les bois,
A chaque vent qui s'élève,
A chaque flot sur la grève,
Je dis : N'es-tu pas leur voix ?
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[...]
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Ah ! vous pleurer est le bonheur suprême
Mânes chéris de quiconque a des pleurs.
Vous oublier c'est s'oublier soi-même :
N'êtes vous pas un débris de nos coeurs ?
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Les extraits de ce poème se suffisent à eux-mêmes sans qu'il soit nécessaire de les commenter.