jeudi 6 décembre 2012

Ah ! Qu'en termes galants...

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J'ai toujours un très grand plaisir à lire les brèves des journaux gratuits. On y découvre comment il est possible de manipuler l'opinion en se drapant derrière la nécessaire brièveté du genre, pour cacher une partie de la vérité.
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Nous avons droit, dans la livraison de Direct Matin de ce jour à une démonstration admirable de ce que je vous avance. Voici l'intégralité de la brève :
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"Près de 8 500 portions de mousse au chocolat, confectionnées dans les soixante-sept cantines du HAVRE, ont été jetées pour cause de présence de gélatine animale, notamment de porc, a-t-on appris hier. C'est le personnel de cuisine qui a manifesté son INQUIETUDE car le porc EST INTERDIT PAR PLUSIEURS RELIGIONS."
Ah ! Qu'en termes galants ces choses là sont mises !
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Plusieurs remarques à propos de cette galanterie des journaleux.

(a) Il est parfaitement scandaleux que ces aliments aient été jetés. Il y a suffisamment d'associations qui auraient été heureuses de bénéficier de ces mousses pour leurs adhérents. De plus, il est fort probable que les cantines scolaires sont subventionnées par la mairie, c'est-à-dire par les contribuables, dont on jette ainsi l'argent par les fenêtres. Mais apparemment on s'en moque.
(b) Qui sont ces personnels ? Et pourquoi ont-ils manifesté ce que le journal appelle de l'INQUIETUDE ? Il serait intéressant de voir combien d'entre eux sont musulmans maghrébins ou sub-sahéliens. Ce n'est pas de l'inquiétude que ces personnes ont exprimé, certainement pas, mais du rejet. Car on ne voit pas des enfants, ignorant la composition de leur dessert (sauf à la leur révéler), protester contre la présence de gélatine de porc.
(c) Le comble de la bêtise est la conclusion. Le porc, dit le rédacteur de la brève, est "interdit par plusieurs religions". Mais monsieur ou madame, vous nous prenez pour des crétins. Le porc est interdit par la religion musulmane et la religion juive. On peut mettre à part le cas très particulier des adeptes d'une certaine forme de bouddhisme, car ils ne doivent point pulluler dans les cantines du HAVRE. Restent donc les musulmans et les juifs pratiquants. Je doute que la population des élèves soit en majorité de confession juive. Ceux-ci ne représentent sans doute qu'une très petite proportion de l'effectif. Moralité : ce sont des cuisiniers musulmans qui ont imposé ce gâchis inacceptables parce que une grande proportion des  enfants fréquentant les cantines sont de confession musulmane et qu'ils ont voulu imposer leurs règles à l'administration municipale. C'est aussi simple que cela. Nous devons prendre le temps de décrypter.
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Il fallait donc dire : "car le porc est interdit par les religions musulmane et juive". Mais il ne faut pas fâcher, n'est-ce pas ? Alors on ruse, on utilise des périphrases, on dissimule ce qui intolérable à une conscience citoyenne : savoir qu'une fraction activiste des musulmans (pas tous, j'insiste bien là-dessus) entend faire régner sa loi chez nous. Qu'ils continuent les imbéciles (au sens de BERNANOS) qui nous gouvernent à faire risette à l'innommable tyrannie de la loi (surtout la charia) ! (Je ne parle pas des quelques 600 préceptes de la Torah qui, pour saint Paul, nous soumettent à l'esclavage ; il a très bien dit cela dans son épître aux Romains). Qu'ils continuent et ils seront chassés à coups pieds dans le derrière par les Français excédés de leur lâcheté. Oui au respect des religions, c'est bien clair. Mais non à ces illuminés qui entendent imposer à tous le monde leur manière de faire !
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mercredi 5 décembre 2012

Drôle de commission parlementaire

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Un ami proxi-versaillais me transmet ce texte que je trouve remarquable. Vous comprendrez comment ces jean-foutres essayent, monsieur Erwan BINET en tête, de nous faire croire qu'ils sont impartiaux. Je considère qu'ils ont franchi la ligne jaune. Et je ne me sens nullement le devoir d'obéir à ces gens-là, ces autres bouches d'égout qui transforment notre patrie en cloaque.
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La haine antichrétienne de l’“inquisition” parlementaire en France

Tandis qu’une poignée de zozos manifestait devant l’Assemblée national sa « colère » de la présence du cardinal André Vingt-Trois pour l’audition des responsables religieux convoqués par une commission parlementaire pour un “débat” biaisé sur la loi relative au “mariage” de personnes de même sexe, à l’intérieur, dans une salle feutrée on put en entendre comme des échos… non feutrés. Prompts à dénoncer l’Inquisition, des parlementaires “inquisiteurs” ont rejoué quelques scènes du Tribunal Révolutionnaire quand il était présidé par le peu regretté Fouquier-Tinville (né Fouquier de Tinville…). La haine antichrétienne est partout dans notre société, y compris au Parlement. Un prêtre du diocèse de Pontoise, chargé de sa communication et curé de l’agglomération de Cergy, le Père Amaury Cariot, a mis en ligne sur la page facebook le 29 novembre au soir de l’événement sous le titre « Vacuité et mensonge», des réflexions et des commentaires saisissants sur ces deux heures d’“audition” ou, pour mieux dire, d’“interrogatoire” kagébiste. C’est un texte de grand intérêt et qui ne manque pas d’humour. Je crois que le Père Cariot s’est épargné des années de purgatoire en s’infligeant de suivre sur LCP cette audition… En tout cas, il m’a épargné deux heures de montée d’adrénaline. Lisez et diffusez ce texte remarquable !
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« Qui n’a jamais visionné deux heures de commission d’audition parlementaire à la télévision ne sait ce que le mot vacuité veut dire ». Pour les non initiés, il s’agit d’un exercice télévisuel inédit, sorte de mélange de Derrick au niveau de l’action, d’un reportage d’Arte en allemand au niveau des cadrages, et du Tribunal de la Haye au niveau des décors. Passons outre ce suspens insoutenable et lançons l’émission. Ce jeudi 29 novembre 2012, la salle Lamartine de l’Assemblé Nationale accueillait pour un débat les représentants des cinq cultes majeurs présents en France au sujet du projet de loi sur le mariage homosexuel. Mise à part la Béatitude représentant les bouddhistes de France, toute d’orange parée (nous apprendrons en fait en essayant de comprendre qu’elle ne représente qu’elle-même, puisque le bouddhisme est à part et n’a pas d’instance représentative. Bref, c’est finalement anecdotique) l’heure est au sérieux, les cravates se mélangent aux tenues cléricales, la croix et la kipa sont alignées sur le même banc. Très haut tout seul sur une estrade, le rapporteur, Mr Binet. Très sympathique. Charmant même. Tout le monde est très heureux de se retrouver, se dit bonjour, merci, les « M. le grand rabbin, M. le cardinal » fusent au début de chaque phrase : nous entrons dans le sujet, le vrai débat peut enfin commencer.

Chacun des cinq s’exécute, bon élève, on sent que les textes ont été bien préparés. L’exercice est délicat, nous sommes au coeur de la République, à deux pas de la place de la Concorde où bien des curés on perdu la tête sous d’autres régimes, il ne s’agit pas de faire de fausse note. À aucun moment la Bible ou le Coran ne sont cités, M. Moussaoui ne proclame pas de fatwa, le Cardinal n’excommunie pas, et l’anthropologie, l’histoire et la philosophie sont convoquées au banc des cinq élèves (enfin quatre, parce que la dame en orange nous expliquera surtout ce qu’est le bouddhisme, on aura au moins appris quelque chose) comme argumentaire serein et équilibré. Il ne s’agit pas de déraper : le sujet est sensible. Les plans fixes se succèdent, et nos représentants des cultes ont parlé. 10 mn chacun maximum. L’audition est prévue pour durer 2 heures.

Vient le temps des questions des parlementaires présents : Première surprise : pour poser une deux ou trois questions, certains parleront 19 minutes. Sachant que les questions s’enchaînent, et qu’elles se transforment tantôt en leçons, tantôt en réquisitoires, tantôt en accusations sulfureuses, on comprend peu à peu que la mascarade prend forme : pour toute réponse, les ministres des cultes auront droit chacun à « 3 à 5 minutes », autant dire que le jeu est pipé.

Deuxième surprise : l’ensemble des parlementaires intervenants est pour le mariage homosexuel. Il n’y a donc sur l’ensemble des sénateurs et députés des deux Chambres aucun élu contre ce projet de loi ? Tous sont de gauche, pourtant il y a dans la commission au moins deux députés de droite. Mais ils n’ont pas eu le micro. Troisième surprise : le niveau des questions et le manque de sérieux de ce débat sont tels que Mme le député Marie France Clergeau appellera le cardinal archevêque de Paris « Jean XIII ». Elle vient de le faire pape sans même s’en rendre compte. Après quelques murmures, elle se reprendra en pouffant de rire comme une enfant ayant fait une bonne blague. Peut-être était-ce un pari lancé par son mari au petit déjeuner ? « T’es pas cap de l’appeler Jean XXIII ». Si le prix du pari était un restaurant chic près de l’Assemblée, la dame a du fort bien dîner ce soir…

On alignera les poncifs contre les religions dans ces questions, l’un appelant à la rescousse Vatican II et la liberté religieuse pour montrer que les religions doivent s’adapter au monde et suivre l’évolution, l’autre un article d’un ancien moine fustigeant les évêques, et enfin une dame en rouge rappelant benoîtement que « les cultes n’ont qu’un regard très particulier qui ne rassemble pas ce que la société veut dire, et que le débat ne doit pas se tenir dans la rue mais ici dans cette salle Lamartine ». « Ce n’est pas bien ce qui se passe en ce moment, ce n’est pas bien pour la démocratie, ce n’est pas bien pour les cultes ». Nous ne saurons jamais ce qui n’est pas bien, mais bon, c’est pas bien. Il manquait un « nananère ».

Quatrième surprise : la très longue intervention de monsieur Alain Tourret, député-maire de Moult. 19 minutes, pour poser 3 questions. Une moyenne de 6mn 20 par question. Ou comment s’écouter parler. Après avoir fait étalage de ses études en droit canonique et s’être autoproclamé spécialiste du IVe concile du Latran. (Une rapide recherche sur Google nous apprendra que sa spécialité doit être très ancienne ou n’a pas beaucoup porté de fruits). Ce monsieur, courtois et poli, va s’enliser dans un monologue anti-religions largement orienté vers le cardinal archevêque de Paris. Il faudra à Mgr Vingt-Trois toute sa force de caractère pour encaisser, impavide, cette charge à la hussarde.

À cet instant précis, le débat a basculé. Nous pouvions comprendre que tout était joué d’avance, que la salle Lamartine se transformait en tribunal d’une inquisition laïque n’ayant rien à envier aux heures sombres de l’Histoire, ces heures sombres appelées pourtant à la rescousse par M. Tourret pour mieux rappeler que les religions ont fait les mauvais choix de l’Histoire par leur silence voire leur compromission. Exemple parmi d’autres : « Où étiez-vous lors des débats pour l’émancipation de femmes ? ». On a même eu droit au « silence des évêques sous la nazisme » et à d’autres procès trop longs à développer ici. Puis un très gracieux « finalement, les religions, vous êtes des lobbys ».

Le coup de grâce fut donné, l’estocade, la mise à mort dans l’outrecuidance : « J’ai vu à quel point peut-être dans la lignée du pape actuel (…) vous lancez vos troupes, vous lancez vos évêques, vous allez lancer vos catholiques s’il en reste ! Mais jusqu’où allez vous aller ? Allez-vous encourager les manifestations dans la rue comme au moment de l’école libre ? Ne croyez-vous pas que nous devons en rester aux idées et à la philosophie et laisser aux députés que nous sommes décider, puisque nous avons été élus pour ça ? ».

Sommant le cardinal de s’expliquer, de s’autojustifier, ce qu’il ne fera bien évidemment pas, ne répondant à l’absurdité que par une réponse posée et simple. Les 65 % de catholiques en France apprécieront l’insulte qui leur est faite : « s’il en reste »… Ils apprécieront aussi d’être assimilés aux petits soldats d’une « troupe » envoyée par les évêques.

En conclusion, les représentants des cultes n’ont eu chacun que deux à trois minutes pour répondre. À ces 35 minutes de feu nourri, de mensonges et de charge univoque contre les religions, surtout contre la religion chrétienne. L’émission s’arrête. On hésite entre aller se coucher, regarder Arte pour enfin avoir de l’action, ou pleurer devant tant de malhonnêteté intellectuelle. Les heures sombres; appelées en grand renfort par des parlementaires acquis à la supercherie pour culpabiliser les religions; sont en train de revivre, frétillantes, sous les coups de projecteurs des plans fixes de cet exercice télévisuel. Une page que l’on voudrait tourner vite. Très vite. Et mesdames et messieurs les parlementaires, qui redoutez tant que les opposants à votre loi se fassent entendre dans la rue, vous qui avez pourtant arpentés joyeusement les pavés pour des combats qui vous semblaient justes, vous risquez de nous y envoyer tout droit, dans la rue.

Quand le « débat » est à ce point falsifié, malmené, quand la démocratie devient simulacre de procès, le seul instrument démocratique justement qui nous reste est cette rue dont vous voudriez tant nous extraire. N’ayez crainte. Tout cela restera pacifique, parce qu’au mépris à la haine nous répondrons par le respect et par l’Amour. Et surtout pas au nom de notre religion. Mais parce que nous sommes des citoyens debout, que ni l’insulte ni le mensonge n’intimident. Rendez-vous le 13 janvier à Paris."
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Merci à mon ami Philippe, merci au Père CARIOT. Quant à ces imbéciles (au sens de BERNANOS, monsieur TOURRET en tête qui s'autoproclame un spécialiste du droit canon et qui pourrait bien être un imbécile tout court) qui se permettent de dégoiser, avec autant de malhonnêteté, monsieur BINET en tête, (lequel constatait récemment, ô paradoxe, que le mariage était en perte de vitesse, mais le veut de toutes ses forces d'idéologue pour les homosexuels), il convient de les ignorer. Certes, il nous faut aussi les respecter, mais le respect n'est pas à sens unique. Vous n'en voulez pas du monde dans la rue ? Vous avez le monopole du pavé ? Eh bien vous allez voir ce que vous allez voir ! Du monde vous allez en avoir, croyez-moi ! Tous à Paris le 13 janvier !
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C'est tout pour aujourd'hui. Ah ! Si, je voulais rajouter que l'on peut être contre ce projet de loi, et ne pas être homophobe. Ce fut mon cas, bien que je vienne de quitter ma fonction de bénévole auprès d'une association qui accueille des personnes homosexuelles porteuses du virus du SIDA. J'ai expliqué dans un billet que je ne pouvais pas avoir en conscience une autre position que celle que je défends depuis des jours et des jours, et que me voir taxer pour cette raison d' homophobe m'a fait comprendre que je n'avais plus ma place dans cette très belle association. Je le regrette vivement et je garde, j'insiste, toute mon amitié à ceux que j'ai cotoyé pendant plus de quatre ans.

mardi 4 décembre 2012

Une bouche d'égout en plus, le sénateur Fischer


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Un ami très cher de Strasbourg me fait parvenir la lettre que le général CANN a envoyé à un certain monsieur FISCHER qui est sénateur des Bouches-du-Rhône. A MARSEILLE, si tous les gens de gauche pensent comme ce monsieur, alors on peut dire que ces Bouches-là  forment un immense égout à ciel ouvert. Le général CANN a envoyé à ce sénateur une lettre bien argumentée car celui-ci a tenu des propos injurieux contre le général BIGEARD. Il a enfin reçu la sépulture qu'il avait demandée, et ça ne plaît pas à ce monsieur qui joue les prophètes, le derche bien calé dans les capitons du Sénat. Il faut rafraîchir la mémoire de toute cette gôôôôche hollando-mélanchonesque qui illustre, hypocrisie en plus, ce que disait monsieur BESANCENOT à propos de CHE GUEVARA (qui fumait des cigares pendant que sous ses yeux, on fusillait des opposants au régime castriste : "on ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs" ; sauf que ces ouefs étaient de jeunes hommes ou même de jeunes femmes. Nous n'en pouvons plus de ces mensonges, de ces horreurs, de ces compromissions avec l'histoire. Tout ça, je le redis, pour pouvoir poser son cul sut les fauteuils de l'Elysée, du Palais Bourbon ou de celui du Luxembourg. Or donc, voici la lettre.
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"à : Monsieur Fischer
Sénateur des Bouches du Rhône

Pour information :

Monsieur Pastor
Sénateur du Tarn
le 21 novembre 2012

LETTRE OUVERTE
A ceux qui
FERAIENT MIEUX DE LA FERMER
et en particulier à Monsieur Fischer,
Sénateur communiste des Bouches du Rhône

Nous venons enfin de donner une sépulture décente au général Bigeard, l’un des plus grands soldats que l’Armée française s’honore d’avoir eu dans ses rangs.  J’ai servi en Algérie comme lieutenant sous les ordres de ce grand chef que nous sommes des millions de frères d’armes à admirer. Je viens d’apprendre que vous vous étiez répandu en propos injurieux à l’encontre de ce chef prestigieux.

Qui êtes-vous donc pour vous permettre de telles vilenies sur une personne que vous m’avez probablement jamais rencontrée … ? Vous êtes sénateur ? et alors ? Communiste qui plus est ! On croit rêver. Malheureusement, il s'agit d'un mauvais cauchemar de vous voir ainsi paraître en moraliste innocent, vous qui avez soutenu et continuez de soutenir une idéologie qui, depuis 1917 et jusqu'à aujourd'hui, porte la responsabilité de cent millions de morts.

Au moment où éclate en 1957 ce qu'on appelle la "bataille d'Alger" vos séides se sont déjà tristement distingués. En avril 1956, l'aspirant Maillot, membre du parti communiste algérien détourne un camion militaire et livre au F.L.N. 263 armes en tous genres et leurs munitions. En août de la même année, Yveton, employé communiste de l'E.D.F.-G.D.F. locale, pose une bombe à l'usine à gaz d'Alger. Il est fort justement guillotiné au mois de février suivant. Et pendant ce temps-là en Europe les chars soviétiques dévastent Budapest et écrasent dans le sang l'appel à la liberté des Hongrois.

Vous souvenez-vous de l'été 1954 où l'Indochine nous rend des fantômes hagards, exsangues, décharnés qui, pour nous rejoindre, doivent enjamber les milliers de tombes des leurs assassinés dans les camps de "ré-éducation" par les commissaires politiques vietminh et français de vos amis… au motif de ce que vous appelez alors une guerre injuste. Et les grèves de Berlin-Est et de Postdam qui laissent sur le pavé trois cents ouvriers hachés à la mitrailleuse des chars T 34 pour avoir osé demander une augmentation de salaire ?

Oseriez-vous évoquer la mascarade des procès staliniens d'Europe Centrale (Lazlo Rajk en Hongrie, Mazaryck et Benes à Prague), alors qu'au même moment plus de trois mille soldats de l'O.N.U., essentiellement américains, prisonniers des Nord-Coréens, disparaissent dans les camps sans avoir jamais laissé de traces ? Et les goulags en Sibérie devenus l'interminable cimetière de millions de prévenus politiques ? Et les purges de Staline où, les maires étaient tenus de fournir un pourcentage de leurs concitoyens à fusiller ; comme nous, vous avez lu ces pauvres listes de victimes expiatoires offertes à un holocauste idéologique. Ne nous dîtes pas que vous ne le saviez pas !

Vous nous trouvez ringard de remonter ainsi dans le temps. Alors revenons à l'Algérie et dîtes-nous ce que sont devenus nos harkis, ces braves volontaires qui avaient cru en la France et qui furent ébouillantés, empalés, déchiquetés.

Dîtes-nous ce que sont devenus les 2993 (chiffre officiel) Européens disparus sur leur terre algérienne entre 1954 et 1963 et dont les familles resteront à jamais sans nouvelle. Et 1968 ? Vous vous souvenez de cette année où vous jouiez facilement aux "héros" dans les rues de Paris pendant qu'en Tchécoslovaquie les chars russes écrasent le printemps de Prague et qu'en Chine la révolution culturelle élimine par centaine de milliers les "affreux bourgeois". Faut-il évoquer ce 30 avril 1975 qui voit le départ du Vietnam du dernier Américain, ce qui fait titrer à l'un de vos journaux préférés "Saïgon libéré". Quelle libération, dîtes-nous ! En avez-vous parlé aux boat people ? Vous auriez eu du mal, la plupart d'entre eux ayant disparu en mer de Chine dans leur fuite éperdue vers la liberté pour échapper au communisme.

La même année, vous avez indécemment applaudi à l'entrée des Khmers rouges dans Phnom Penh. Quatre ans plus tard, on ne vous a pas tellement entendus, lorsque le voile s'est levé sur une des pires abominations de l'humanité : un habitant sur six massacré parce qu'il savait lire, écrire et compter un peu plus que les autres.

Il est facile dans l'absolu de condamner la torture, cette "souffrance physique que l'on fait subir à quelqu'un" (Larousse). Qui ne le ferait pas ? Seulement il se trouve que la guerre ne se fait jamais en théorie et dans l'absolu ; elle est contingente, par essence ; les décisions et les actions qu'elle génère ont toujours des circonstances particulières, sans cesse renouvelées. J'étais lieutenant au 3° R.P.C. du colonel Bigeard. Ce n'est pas de gaieté de cœur que nous quittions le djebel pour venir à Alger suppléer une police défaillante. Qui nous lançait dans cette galère ?

Le général Massu dîtes-vous ? Que je sache, il ne s'est pas approprié les pleins pouvoirs de police. Un ministre les lui a donnés, le même, sans doute, qui avait suggéré l'engagement des forces armées dans les opérations de maintien de l'ordre, avant le rappel de nos réservistes en mai 1956 et le maintien pendant trente mois sous les drapeaux de ce brave contingent de la classe 54/2/b. Cet été 1957, l'ambiance à Alger est éprouvante. Deux bombes viennent d'exploser, l'une en centre ville au bar-restaurant le Coq Hardi et l'autre sur la corniche, au Casino, déchiquetant des dizaines de jeunes pieds-noirs. Une psychose de terreur frappe les Algérois. Où et quand explosera la prochaine bombe ? Angoisse collective. Par chance, une compagnie voisine met la main sur un suspect qui avoue appartenir au réseau des poseurs de bombes et révèle que le stock en réserve comprend 52 engins dont quatre viennent d'être posés quelque part dans la ville et activés. Puis-je en vouloir à mes camarades d'avoir bousculé cet assassin afin d'en obtenir des aveux précis ? Trois bombes ont pu être désamorcées, la quatrième explose au moment de l'arrivée des parachutistes tuant un caporal. Les 48 autres engins de mort peuvent être récupérés, ce qui donne l'occasion au ministre de féliciter notre chef de corps, le colonel Bigeard.

Comme dit le père Cordier " il est des cas où le mal est nécessaire dès lors qu'il évite le pire". Combien d'innocents les 51 bombes restantes auraient-elles tués ? Personne n'a le droit de demander à ces soldats de se repentir pour avoir accompli une action salutaire, même si dans l'absolu elle était condamnable. Personne, en tout cas pas vous, les communistes. Vous êtes disqualifiés depuis 1917, date de création de la Tcheka, la sinistre police politique de Lénine qui, de façon industrielle, torturait des gens, non pas parce qu'ils posaient des bombes, mais parce qu'ils ne pensaient pas comme eux. L'un de vos inspirateurs, Jacques Duclos, pas très grand par la taille ni par l'esprit mais immense par la haine, a dit en 1947 : "Notre devoir est de combattre l'Armée française partout où elle se bat". Il a tenu parole.

Et vous, aujourd'hui, vous déterrez la hache de guerre !
Nous en prenons acte !
J’ai pris, pour vous écrire, l’attache de président des Anciens du 8ième R.P.I.Ma dont 395 des leurs ne sont pas revenus des geôles communistes du Tonkin où vos « coreligionnaires » les avaient laissés mourir de faim et de manque de soins. La plupart de ces jeunes Français n’avaient pas vingt ans.
Veuillez agréer, Monsieur le Sénateur, l’assurance des sentiments qui vous sont dus …. ceux du mépris.

Général CANN"
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Voilà le parti communiste qui est dans la majorité sans l'être tout en l'étant. Ses membres osent faire la morale, alors que les mains de leurs maîtres étaient couvertes de sang ! On croit rêver, comme le dit le général. Mais c'est un mauvais rêve. Du balai ! Et le plus vite possible sera le mieux.

La carotte et le bâton...

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Il vous souvient peut-être que dans mon billet d'hier, je faisais allusion à la naïveté ou à la malignité de madame DUFLOT. Elle demandait à l'archidiocèse de PARIS de mettre à disposition des sans-abris les locaux dont il serait propriétaire. Dans une République qui se dit laïque et qui l'est de plus en plus, gouvernée par des imbéciles qui se croient encore au temps des "Lumières" et à celui de l'anticléricalisme de la fin du XIXe siècle et du début du XXe, je trouvais que l'idée était belle et qu'elle faisait appel au coeur de ce qui est le message évangélique. Hélas, c'était sans compter avec la malignité. Ce qu'elle veut, madame DUFLOT, c'est montrer que l'Église de France ne fait pas ce qu'elle prêche, de façon à affaiblir dans l'opinion son opposition à l'ineptie qu'est le mariage homosexuel. Rien de plus, rien de moins. C'est tout simplement ignoble, et si c'est cela qu'elle veut, elle n'est qu'une bouche d'égout de plus.
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Résumons. Selon GOLIAS, un magazine de chrétiens dits "de gauche", il y a à PARIS, une dizaine d'hectares de terrains libres appartenant à l'Église (sans que je sache si ces terrains appartiennent à l'archidiocèse ou à des congrégations, qui relèvent de régimes juridiques différents). C'est fort peu pour construire. Vingt-six paroisses parisiennes sur 106 met des logements à dispositions des SDF. Quatre cents chambres sont ainsi occupées par eux. On ne peut donc pas dire que l'Église ne fait rien. Mais madame DUFLOT, une ancienne de la JOC semble-t-il, a bien assimilé son catéchisme, je veux dire celui de papa MARX. Haro sur un baudet que la République a spolié en 1905 lors de la loi de Séparation, en s'attribuant la propriété de biens qui avaient été pourtant le plus légitimement légués à l'Église. Celle-ci est devenue affectataire de certains immeubles (notamment les églises qui existaient avant cette loi) et elle est propriétaire d'autres. Certes, l'Etat vu par madame DUFLOT peut toujours décider de changer les affectataires, et elle ne s'en privera pas la ministre que je croyais naïve et qui n'est que perverse. L'archidiocèse de Paris ne possède pas la totalité des bâtiments libres d'occupants. Une partie appartient aux congrégations et celles-ci relève du Vatican.
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Situation complètement ubuesque. Avec les dépenses somptuaires de feu François MITTERRAND, il aurait été possible de construire 70.000 logements (je dis bien soixante-dix mille). Il n'a rien fait, celui qui a donné malencontreusement son nom à l'un des plus beaux quais de PARIS. Idem pour monsieur CHIRAC. Mais combien de casernes sont vides ? Combien de bâtiments ministériels ? N'est-ce pas le rôle de l'Etat de prendre les mesures indispensables dans un domaine aussi sensible que le logement ? Et si tous les corps intermédiaires doivent contribuer à résoudre ce problème, il serait bon que l'Etat prenne les initiatives utiles en commençant par se les appliquer à lui-même.
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Bref : je maintiens que par exemplarité les chrétiens doivent donner l'exemple. Je considère que madame DUFLOT a mal agi avec cette menace de réquisition ; allez ! chiche ! qu'elle réquisitionne cette imbécile (au sens de BERNANOS). Et l'on verra bien. Les Français ne marchent pas à la carotte ou au bâton. Il leur arrive de penser, et de penser avec leur coeur, pas avec des arrière-pensées électoralistes.

lundi 3 décembre 2012

Celui qui dit qu'il aime Dieu qu'il ne voit pas...

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"Celui qui dit qu'il aime Dieu qu'il ne voit pas et qui n'aime pas son frère qu'il voit est un menteur". Jean, l'apôtre de l'amour, l'affirme dans l'une de ses lettres. C'est pourquoi je souhaite ardemment que l'Église de France, répondant à l'appel de madame DUFLOT, ministre du Logement, mette à la disposition des sans-abris les locaux vides dont elle est propriétaire. Certes, comme le note Coratine dans un commentaire, cette mise à disposition suppose un certain nombre de mise au point logistique et juridique : mise aux normes des installations électriques et des sanitaires, gardiennage et entretien, assurance, délimitation des responsabilités, encadrement des accueillis par du personnel compétent, paiement d'un loyer très modéré aux Diocèses qui mettent à disposition de l'Etat ces locaux, etc.. Mais enfin ce sont des choses qui sont faciles à régler.
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Quoi qu'en dise la bouche d'égout qui a nom Le Canard enchaîné, de très nombreuses associations caritatives confessionnelles (mais pas seulement), catholiques surtout (en raison du caractère majoritaire de cette confession en France), hébergent, nourrissent, accueillent et soignent ces personnes en détresse. De très nombreuses paroisses proposent des repas chauds, tous les jours, à tous ceux qui se présentent. Faut-il rappeler le dévouement des bénévoles et des permanents du Secours Catholique Caritas ? Notre Église de France, en entendant le cri des malheureux, relayé avec naïveté ou malignité, je ne sais, par madame DUFLOT, montrerait que la charité n'est pas un vain mot. Je ne sais pas, bien sûr, si beaucoup de locaux sont disponibles, mais s'il y en a, il doivent être prêtés. Pour moi, c'est l'évidence. Et ce n'est pas parce que nous avons un Gouvernement sourd aux remarques des représentants religieux, et une commission parlementaire chargée d'évaluer le projet de loi sur le mariage homosexuel, scandaleusement partiale, et peuplée de gougnafiers (chaque représentant, catholiques, protestants, musulmans et juifs a eu très exactement 4 minutes pour présenter ses critiques) qu'il faut imiter leur attitude. Voilà me semble-t-il un  moyen de montrer ce que sont de vrais disciples. Ah ! Messeigneurs, serai-je entendu, moi qui suis un petit blogueur, un blogueur qui a mis sa confiance en Lui, Jésus, le seul dont le nom sauve ?
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dimanche 2 décembre 2012

Quand les bouches d'égoût se mettent à parler

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Il y a des hasards qui confinent au miracle. Je continue de ranger mes livres et notamment ceux que j'ai reliés avec patience et amour. Il me faut trouver le juste équilibre dans le rangement ; associer des reliures modernes et colorées à des reliures anciennes, dorées comme on le faisait au XVIIe et au XVIIIe siècle, sans que le regard se trouve heurté par des rapprochements obscènes ! Et je tombe sur mon cher Léon BLOY : joli cuir fauve, beau papier à la cuve, travail honnête pour un amateur. (Je vois d'ici la tête des "journalistes" dont je vais faire mention tout à l'heure : c'est un bourge qui parle, un mec des beaux quartiers. Rassurez-vous chers censeurs. Mon cuir était d'occasion, et mon papier à la cuve venait de chutes ! Bien des livres anciens me sont venus par héritage. J'avoue que j'en ai achetés aussi ; mais je préfère ça à des vacances au Club Med et c'est mon droit le plus strict.) Léon BLOY est un auteur que je vénère. J'aime voir le feu brûlant sortir de sa plume, la lave jaillir abondamment de son coeur. Et puis il a des trouvailles. Tenez, voici ce qu'il dit d'un journaliste qui a écrit dans le journal Le Pays une lettre ouverte à Benoît XV, ce pape qui régna pendant les années de la Grande Guerre et qui tenta d'y mettre fin.
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"Vu un numéro du Pays, journal de CAILLAUX. Cette feuille est une étonnante ordure. Datée de vendredi elle contient un article de Laurent TAILHADE qui est certainement parmi les choses les plus bêtes, les plus basses, les plus immondes. Sous forme de lettre à Benoît XV, le drôle expectore contre le christianisme, contre la face même du Christ, toutes les sanies de son âme ignoble. C'est à la fois si stupide et si crapuleux qu'il est impossible de citer. Il faudrait l'abattre à coup de trique et je m'y emploierai d'autant plus volontiers que le salaud qui m'utilise tant qu'il peut s'est servi de ma conclusion d'Au seuil de l'Apocalypse pour faire la leçon au pape.
C'est étonnant ce que devient une parole d'indignation en passant par une bouche d'égout."
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Remplacez Le Pays par Charlie hebdo ou par Le Canard enchaîné et vous pouvez retrouver, en changeant ce qui doit être changé, la même situation. Les "journalistes" qui sévissent dans ces officines, chaussés de bottes d'égouttiers et pataugeant entre les rats qui les font vivre, n'ont guère l'âme placée plus haut que celle de Laurent TAILHADE. Ils ont  remplacé Benoît XV par Benoît XVI. Mais on brocarde ce pape avec des caricatures ignobles (Charlie hebdo), et pour ce qui est du visage du Christ qui se lit par exemple sur celui des Petites Soeurs des Pauvres, on prétend qu'elles ne sont pas si pauvres que ça (Le Canard enchaîné) en prétextant qu'elles possèdent Rue de Varize une immense demeure, présentement inoccupée, et en appelant les sans-abris à venir la squatter. Figurez-vous que je connais très bien la Rue de Varize et les bâtiments qui appartiennent aux Petites Soeurs. Les locaux de l'aumônerie où je suis animateur sont construits sur ce terrain. Il leur est échu par donation. Elles n'ont pas trafiqué de reliques, n'ont pas fait de contrebande d'eau de LOURDES. On leur a donné le terrain ! Les bâtiments qui y ont été construits ont servi très longtemps de sorte d'hospice ; tout récemment, ils accueillaient des sans-abris, dont certains que je connaissais personnellement et, - après avoir eu l'idée de vendre à un promoteur, ce qui était contraire aux dispositions du testateur - elles se sont judicieusement ravisées ; il semble bien que les travaux considérables entrepris à l'heure actuelle aient pour but de transformer cette maison soit en un établissement pour personnes dépendantes, soit en une maison d'accueil pour les démunis. Je me renseignerai vendredi prochain sur ce point et je vous dirai ce qu'il en est.
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La menace de squatt était si grande que pour éviter le saccage de l'aumônerie, on nous avait proposé d'en murer, je dis bien murer, l'entrée ; on espérait ainsi empêcher l'invasion de nos locaux par des sans-abris surexcités sous l'effet des manipulations du DAL ou de divers mouvements d'extrême-gauche. Je trouve que la situation des sans-abris est scandaleuse, et je ne vois guère d'autre solution pour la faire disparaître, que celle de construire ou de réhabiliter, dans un tissu urbain sociologiquement mixte, des locaux appropriés. Pour une fois nos impôts seraient bien utilisés ! Mais de là à remonter le monde contre les soeurs en particulier, et les chrétiens (catholiques essentiellement) et l'Eglise en général, il y a un pas qu'on ne peut franchir sans patauger dans la fange. Les bouches d'égout ont parlé. Pinçons-nous le nez ! Evitons leur contact ! Et signalons à nos proches, à nos voisins, au quartier, à la ville et au pays ce qu'il en est.
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samedi 1 décembre 2012

Un message de madame Guigou

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Message de madame Elisabeth GUIGOU :
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"Le Gouvernement soutient la proposition de loi sur le pacte civil de solidarité qui permet à deux personnes d’organiser leur vie commune dans la clarté et la dignité. (…)
Pourquoi avoir dissocié le pacte de la famille ?

Une famille ce n’est pas simplement deux individus qui contractent pour organiser leur vie commune. C’est l’articulation et l’institutionnalisation de la différence des sexes. C’est la construction des rapports entre les générations qui nous précèdent et celles qui vont nous suivre. C’est aussi la promesse et la venue de l’enfant, lequel nous inscrit dans une histoire qui n’a pas commencé avec nous et ne se terminera pas avec nous. (…)

Nous reconnaissons, sans discrimination aucune, une même valeur à l’engagement de ces deux personnes, hétérosexuelles ou homosexuelles. Il fallait trouver une formule qui traduise cet engagement et le gratifie de nouveaux droits.

Mais il fallait aussi bien marquer qu’au regard de l’enfant, couples homosexuels et hétérosexuels sont dans des situations différentes. La non-discrimination n’est pas l’indifférenciation. Le domaine dans lequel la différence entre hommes et femmes est fondatrice, et d’ailleurs constitutive de l’humanité, c’est bien celui de la filiation. Voilà pourquoi le PACS ne légifère pas sur l’enfant et la famille. Voilà pourquoi le pacte concerne le couple et lui seul (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste).

Les opposants au PACS prétendent que celui-ci serait dangereux pour le mariage. Mais ce n’est pas le PACS qui est dangereux pour le mariage ! Celui-ci est en effet confronté depuis longtemps déjà aux évolutions de la société : crainte de s’engager pour la vie, peur d’évoluer différemment de l’autre, indépendance financière de plus en plus tardive, acceptation sociale de la cohabitation, volonté de ne pas faire sienne la famille de l’autre… mais malgré ces difficultés le mariage reste un idéal et a de beaux jours devant lui. (…)

Le pacte civil de solidarité serait en deuxième lieu dangereux pour la famille et pour la société !

Mais le choix a été fait de dissocier pacte et famille car lorsqu’on légifère sur la famille, on légifère aussi forcément sur l’enfant. (…)

En troisième lieu, certains s’inquiètent de ce que l’enfant serait oublié.

Notre société ne protège pas assez l’enfant et en même temps qu’elle proclame l’enfant roi, elle le soumet trop souvent au seul désir de l’adulte.

Un enfant a droit à un père et une mère, quel que soit le statut juridique du couple de ses parents. D’ailleurs aujourd’hui, la situation de l’enfant légitime qui vit avec ses deux parents est plus proche de la situation de l’enfant naturel qui vit lui aussi avec ses deux parents que de celle de l’enfant légitime de deux parents divorcés ou séparés (Applaudissements sur les bancs du groupe communiste, du groupe socialiste et du groupe RCV). (…)

Enfin, certains ajoutent encore une menace : le pacte ne serait qu’une première étape vers le droit à la filiation pour les couples homosexuels !

Ceux qui le prétendent n’engagent qu’eux-mêmes. Le Gouvernement a, quant à lui, voulu que le pacte ne concerne pas la famille. Il n’aura donc pas d’effet sur la filiation.

Je veux être parfaitement claire : je reconnais totalement le droit de toute personne à avoir la vie sexuelle de son choix. Mais je dis avec la plus grande fermeté que ce droit ne doit pas être confondu avec un hypothétique droit à l’enfant (Applaudissements sur de nombreux bancs du groupe socialiste).

Un couple, hétérosexuel ou homosexuel, n’a pas de droit à avoir un enfant en-dehors de la procréation naturelle. Les lois récentes sur la procréation médicalement assistée ont tracé les limites du droit à l’enfant comme source de bonheur individuel en indiquant que les procréations médicalement assistées ont pour but de remédier à l’infertilité pathologique d’un couple composé d’un homme et d’une femme. Elles n’ont pas pour but de permettre des procréations de convenance sur la base d’un hypothétique droit à l’enfant (Applaudissements sur de nombreux bancs du groupe socialiste).

Je reconnais que des homosexuels doivent continuer à s’occuper des enfants qu’ils ont eus même s’ils vivent ensuite avec un ou une compagne du même sexe, car la paternité ou la maternité confère des obligations qui ne peuvent cesser (Applaudissements sur les bancs du groupe communiste, du groupe socialiste et du groupe RCV).

Or c’est une chose de maintenir un lien de parenté déjà constitué entre parents et enfants, c’en est une toute autre de permettre, en vertu de la loi, l’établissement d’un lien ex nihilo entre un enfant et deux adultes homosexuels. Dans le premier cas, il s’agit d’une solution conforme à l’intérêt de l’enfant qui a le droit de conserver son père et sa mère lorsque ses parents se séparent. Dans le second, il s’agirait de créer de toutes pièces, par le droit, une mauvaise solution.

Pourquoi l’adoption par un couple homosexuel serait-elle une mauvaise solution ? Parce que le droit, lorsqu’il crée des filiations artificielles, ne peut ni ignorer, ni abolir, la différence entre les sexes.

Cette différence est constitutive de l’identité de l’enfant. Je soutiens comme de nombreux psychanalystes et psychiatres qu’un enfant a besoin d’avoir face à lui, pendant sa croissance, un modèle de l’altérité sexuelle. Un enfant adopté, déjà privé de sa famille d’origine, a d’autant plus besoin de stabilité sans que l’on crée pour lui, en vertu de la loi, une difficulté supplémentaire liée à son milieu d’adoption.

Mon refus de l’adoption pour des couples homosexuels est fondé sur l’intérêt de l’enfant et sur ses droits à avoir un milieu familial où il puisse épanouir sa personnalité (Applaudissements sur certains bancs du groupe socialiste). C’est ce point de vue que je prends en considération, et non le point de vue des couples, qu’ils soient hétérosexuels ou homosexuels.

Je n’ignore pas les procès d’intention sur un éventuel « après » de cette proposition de loi qui préparerait des évolutions plus fondamentales de notre droit. Ce texte serait « une valise à double fond ». Je m’élève avec la plus grande énergie contre de telles insinuations.
Ce vocabulaire de contrebande, qui fait croire que ce texte cacherait autre chose et que vos rapporteurs et le Gouvernement exerceraient une fraude à la loi, est inacceptable (Applaudissements sur les bancs du groupe communiste, du groupe socialiste et du groupe RCV).

Bien au contraire, le débat que nous allons avoir doit être conduit en toute clarté et je souhaite y contribuer."
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Seriez-vous frappée d'amnésie, madame, que vous ayez oublié ces très sages propos, tenus le 3 novembre 1998, lorsqu'il s'agissait de présenter le PACS à l'Assemblée Nationale ? Seriez-vous parjure, ou renégate ? Vous vous éleviez avec la plus grande énergie contre de telles insinuations ? Il vous faut prendre des vitamines pour retrouver l'énergie avec laquelle, fort sagement, vous désiriez dissocier la question de la famille de celle des droits des personnes de même sexe, à vivre ensemble. Le pouvoir a-t-il pour vous des parfums irrésistibles, pour que vous ne repreniez pas aujourd'hui, contre vos amis, les propos, somme toute assez équlibrés, que vous teniez du temps de votre splendeur ministérielle ? Je souhait ardemment que vos électeurs se souviennent de vos acrobaties, et vous fassent payer cher vos pirouettes et vos reniements.
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Merci à cet ami très cher qui m'a transmis ce texte. Et n'oublions pas d'aller manifester le 13 janvier contre ce ramassis d'imbéciles (au sens de BERNANOS et d'imbéciles tout court) et d'apprentis sorciers.
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