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lundi 4 mars 2019

Lundi 04 mars. Lettre à Agnès, ministre !


Chère Agnès,
Très chère ou très cher Collègue,

Vous ne m’en voudrez pas, je l’espère, si j’utilise la formule consacrée par des décennies dans les milieux universitaires. Toute ministre que vous êtes, vous demeurez professeur des universités…, comme je le fus il y a un certain temps. Je n’ai pas à forcer ma répugnance à féminiser les titres des métiers et fonctions, puisque le mot collègue est à moitié épicène…
Non, chère Agnès, si j’écris aujourd’hui cette lettre, c’est pour m’étonner de voir que vous avez soutenu le dérapage de votre collègue (tiens encore un mais dans un autre sens) Marlène qui remarquait une convergence suspecte entre La Manif Pour Tous et les islamistes. Hélas, je ne parviens pas à retrouver le lien de l’article où vous donnez votre avis très éclairé sur la question.
Voyez-vous, nombre de partisans de La Manif Pour Tous sont chrétiens, et plus précisément catholiques. Et ils préfèrent écouter les enseignements antiques des martyrs que vos commentaires approximatifs, injurieux, et quasiment haineux.
Je vous renvoie à ce que dit Paul de Tarse dans son admirable épître aux Romains, chapitre 1, verset 24 et suivants. Saint Paul a payé de sa vie sa fidélité à l’enseignement de son Maître. Il a été décapité l’an 67 ou 68.
Et puis je vais encore vous rappeler un petit passage de la Didachê. On ne connait pas l’auteur de cette exhortation très ancienne, écrite sans doute dans les premières années du deuxième siècle. « Deuxième commandement de l’Instruction : Tu ne tueras pas, tu ne commettras pas l’adultère, tu ne te livreras pas à l’homosexualité, à la prostitution, au vol, à la magie, à la sorcellerie. Tu ne pratiqueras pas l’avortement, et tu ne feras pas périr le nouveau-né. […] » (Section 12, 1-2a).
Et puis encore cet enseignement de l’épître de Barnabé, un père apostolique : « La voie du noir est tortueuse et jonchée de malédiction. […]. Adversaires des justes, ennemis de la vérité, complices du mensonge ignorant le salaire de la justice et n’étant attachés ni au bien ni au jugement équitable : […] sans pitié pour les pauvres ni compassion pour l’affligé ; habiles à la calomnie, oublieux de leur créateur, meurtriers d’enfants, et détruisant par l’avortement la créature de Dieu. Sans souci de l’indigent, durs avec l’opprimé, avocats des riches, juges iniques des pauvres, pécheurs universels. » (Section 20, 1 et ss.)
Voyez-vous, chère Agnès, il me paraît  extrêmement contradictoire de condamner comme se plaisent à le faire certains courants de pensée auxquels il paraît que vous appartenez, sans compter les médias, les abominables crimes des clercs, prédateurs sexuels d’enfants (pédophilie) ou d’adolescents (éphébophilie), ou l’homosexualité de prélats ou de clercs (dans des relations consenties), et de soutenir les prétentions d’homosexuels en matière de PMA ou de GPA. La vérité ne se divise pas.
Il serait à l’évidence malhonnête de comparer les clercs pédophiles et les éphébophiles aux homosexuels. Mais il est tout aussi malhonnête de soutenir le « mariage » homosexuel, de faire chorus avec l’exigence exprimée par les mouvements LGBT en matière de PMA et de GPA, et de s’étouffer de stupéfaction devant les errements d’un McCARRICK. Tout cela procède d’un même mouvement : la négation de la morale naturelle, et le relativisme le plus absolu.
Je n’ai cité que quelques passages des Pères apostoliques, et de leur condamnation catégorique de l’avortement, de l’homosexualité, de l’adultère ou de la débauche. Mais on en trouve d’autres dans ces quelques lettres et instructions très antiques.
PASCAL disait « Je crois aux témoins qui se font égorger ». De tels témoins, nous en avons qui nous sont contemporains : que ce soient les coptes décapités en Libye et qui murmurent avant leur exécution le nom de Jésus, ou celui de ces trois jeunes chrétiens de Syrie, capturés par des hommes de l’Etat islamique et qui, sommés d’abjurer, ont affirmé que Jésus ne leur avait jamais fait de mal, qu’ils ne voyaient pas pourquoi ils le renieraient et qui ont été égorgés. Et tant d’autres encore au Pakistan, en Inde, en Indonésie, au Nigéria.
Mais tandis qu’on libère monsieur BENALLA, qu’on exonère les riches de l’impôt sur la fortune pour ce qui concerne leurs avoirs spéculatifs (les actions), on condamne à tour de bras des Gilets jaunes, on laisse des milliers de gens dans la rue, et l’on manipule avec un cynisme incroyable l’opinion. Vous faites partie, hélas, chère Agnès, de ces gens qui approuvent ces iniquités, de la promotion de l’avortement à celle des revendications des mouvements LGBT. Apparemment, quoique que professeur d’hématologie, vous ne vous faites pas trop de mauvais sang à soutenir ces transgressions. Vous devriez surveiller votre formule sanguine.
J’ai bien l’honneur chère Agnès de vous prier d’agréer les hommages d’un mâle, blanc, hétérosexuel et qui (horresco referens) est catholique.

Philippe POINDRON

jeudi 6 août 2015

06 août 2015. Nouvelles estivales de la Résistance : La charité n'a rien à voir avec ce qu'ils appellent la solidarité !

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Voilà donc des mois que je le répète à mes patients lecteurs :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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1. La citation du jour.
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Pour bien comprendre l'erreur profonde dans laquelle nous enfoncent des responsables sans doute bien intentionnés mais absolument dépourvus de toute réflexion, voici un extrait de la première lettre de saint PAUL aux Corinthiens (12, v 31 - 13, v 1-7) ; quand vous l'aurez lu vous comprendrez sans doute beaucoup de choses.

"Aspirez donc aux dons supérieurs. Et je vais encore vous montrer une voie qui les dépasse toutes.

Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas la charité, je ne suis qu'un airain qui sonne ou une cymbale qui retentit. Quand j'aurais le don de prophétie et que je connaîtrais tous les mystères et toute la science, quand j'aurais la plénitude de la foi, une foi à transporter les montagnes, si je n'ai pas la charité, je ne suis rien. Quand je distribuerais tous mes biens en aumônes, quand je livrerais mon corps aux flammes, si je n'ai pas la charité, je ne suis rien.

La charité est longanime ; la charité est serviable ; la charité ne fanfaronne pas, ne se rengorge pas ; elle ne fait rien d'inconvenant, ne cherche pas son intérêt, ne s'irrite pas, ne tient pas compte du mal ; elle ne se réjouit pas de l'injustice, mais elle met sa joie dans la vérité. Elle excuse tout, croit tout, espère tour, supporte tout. [...]."
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2. Commentaires.
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Je ne puis lire ce passage sans être remué jusqu'au fond des entrailles, sans que les larmes me perlent aux coins de mes yeux. Mais là n'est pas le sujet.

Vous notez que dans la première partie de ce texte, saint PAUL énonce diverses qualités qui sont ce que les chrétiens appellent des charismes. Dans cette liste, ils vont des plus extérieurs aux plus intérieurs. A la fin de la liste, en effet, figure la foi à transporter les montagnes, et le don de la totalité de ses biens en aumônes pour les pauvres. Et PAUL a l'audace de nous dire qui si nous n'avons pas la charité, cela ne nous sert de rien. Il établit donc une distinction entre la générosité et la charité. En somme, nous dit-il, vous pouvez tout donner, mais si vous n'aimez pas de charité, ce don n'a aucune valeur spirituelle.

C'est qu'il y a une grande différences entre la charité et la générosité, admirable qualité humaine, il faut bien le souligner, mais qualité qui tire sa puissance de forces purement humaines et finit souvent par s'épuiser ou se résoudre en amertume devant l'ingratitude de ceux qui en ont été les bénéficiaires.

La charité trouve sa source en Dieu qui est amour nous dit saint PAUL. Et l'amour ne passe pas.

On pourra, au nom de la solidarité humaine, qui est également une valeur respectable, faire le généreux avec l'argent des contribuables (enfin de ceux qui payent des impôts), il n'y a pas l'ombre d'une once de charité, mais un dispositif, certes utile, mais parfaitement inopérant s'il s'agit d'élever l'âme. Ne parlons pas de fraternité, qui suppose une certaine forme de symétrie dans les relations humaines, telle qu'on la trouve dans une fratrie. La fraternité, chez nous, n'est que de façade. La nécessaire hiérarchie des fonctions sociales s'est transformée en rapport de domination, et le mépris affiché de certains puissants (que je ne nommerai pas) pour les sans-dents est une belle illustration de ce que je viens de vous dire.

Transposé dans la vie quotidienne, sociale et politique, ce texte nous invite d'abord à transformer notre propre regard ; il ne nous interdit pas de porter un jugement sur les actions des hommes - et de ce point de vue, il ne nous est pas interdit de les condamner (PAUL lui-même ne se l'est pas interdit ; cf. l'épître aux Romains 1, v 24-32), mais il nous demande de ne pas condamner les personnes sur le plan moral, car c'est à Dieu et à Dieu seul qu'appartient le jugement des hommes.

Comparer madame TAUBIRA à un singe ou madame Marine LE PEN a une prostituée est une offense à la fraternité, une blessure insupportable pour tout homme qui s'efforce d'écouter la parole de JESUS. Mais affirmer que la loi sur le mariage homosexuel de l'une, et les exclusions sommaires de l'autre sont une insulte à la vérité ou à la solidarité ne relève pas de la condamnation morale mais du jugement que tout citoyen a le droit et le devoir de porter sur l'action des hommes politiques.

En somme la solidarité ne se confond pas avec la charité. L'application de cette distinction à la question des migrants de CALAIS devrait permettre sans aucun doute de trouver des solutions humainement et politiquement acceptables.
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3. Informations diverses.
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A propos de la bêtise humaine !

Y'en a un qui s'est étranglé au motif que cette signalétique, rappelant le drapeau de La Manif Pour Tous,  était homophobe, alors qu'il s'agit pour le gérant de ce magasin de signaler un emplacement de stationnement pour les voitures de familles avec enfants.


C




"Le parking de Géant Casino à Chauray compte depuis quelque temps déjà quatre places de stationnement pour familles avec jeunes enfants. Certains ont cru que le symbole sur fond rose les signalant serait celui, tout craché, de la Manif pour tous.
Et s'en émeuvent via Twitter. Exemple avec ce commentaire : « L'homophobie se niche partout désormais ». C'est aller vite en besogne.
Les responsables de la grande surface invitent à ne pas faire d'amalgame : « Cette signalétique est classique et visible ailleurs. On n'a eu qu'un seul cas d'un homme venu protester, évoquant la Manif pour tous, mais il voulait faire l'intéressant », précise-t-on à Géant."
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A propos du site des Nouvelles de France.
Depuis plusieurs jours, il ne m'est plus possible de lire convenablement les articles publiés par le remarquable site des Nouvelles de France. Je suppose que l'on essaye par tous les moyens de faire taire une voix qui ne sonne pas à l'unisson de celles des imbéciles ! Je lance un appel au responsable du site pour lui demander s'il est au courant de cette sorte de caviardage.
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Il l'a dit ! (Je désapprouve totalement le titre de cette photo, que ce soit bien clair dans l'esprit de mes lecteurs ! Il n'ajoute rien d'autre qu'une injure gratuite à une sotte opinion.)

"Le pouvoir d'achat des Français s'est amélioré, même s'ils ne s'en rendent pas compte."









dimanche 27 juillet 2014

27 juillet 2014. Pour nos frères d'Orient persécutés !

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Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.

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1. La citation du jour.

De saint Paul, ce très cher Paul de TARSE, un passage de la deuxième lettre aux Corinthiens ; il y exprime la certitude que les épouvantables difficultés traversées par les Apôtres ne font que mettre en relief leur fidélité des vrais disciples et leur invincible espérance :

"Ainsi, on voit bien que la puissance extraordinaire que nous avons ne vient pas de nous, mais de Dieu. A tout moment, nous subissons l'épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés ; nous sommes désorientés, mais non pas désemparés ; nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés, terrassés mais non pas anéantis.
Partout et toujours, nous subissons dans notre corps la mort de Jésus afin que la vie de Jésus, elle aussi, soit manifestée dans notre corps." (2Co 4, 8 et suivants.)
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2. Commentaires.
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Ce soir, à 17 heures, les chrétiens qui le veulent et le peuvent, et tous les hommes de bonne volonté, se rassembleront sur le parvis de Notre-Dame de Paris. Lecteurs parisiens, je vous en supplie, ne laissez pas l'indifférence recouvrir d 'un ténébreux  manteau les persécutions dont nos frères chrétiens sont les victimes en IRAK, et ailleurs. Je me rendrai, bien entendu, à ce rassemblement et vous en ferai demain (ou ce soir) un compte-rendu aussi fidèle que possible.
Ayons aussi une pensée d'amitié et d'affection pour ceux des musulmans pieux qui se sont opposés au péril de leur vie aux persécutions des chrétiens et aux violences dont ils sont les victimes. Il y en a eu en IRAK. Il leur a fallu du courage.
Nous aurions aimé, je n'hésite pas à le dire, que les manifestants d'hier, dont on peut comprendre la colère, protestent aussi contre les horreurs dont leurs coreligionnaires se sont rendus coupables, à MOSSOUL, au NIGERIA ou en SYRIE.
Hélas, en France même, je n'ai pas eu vent de condamnations de ces persécutions, de la part du monde musulman. Ce silence interpelle, et devrait faire réfléchir nos responsables.
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3. Informations diverses.
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Soutien aux Chrétiens d'Irak, à LYON (via la Salon beige).


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Aujourd'hui à MOSSOUL.
Hier à BERLIN ou à PARIS.




jeudi 30 mai 2013

Considérer la sagesse passée pour préparer l'avenir

Dans la confusion actuelle des esprits, il est bon de se tourner vers les enseignements des antiques sagesses pour préparer l’avenir d’une part, et de puiser son énergie dans la Parole de Dieu, pour ceux d’entre nous qui désirons être des disciples de JESUS d'autre part. Deux parties donc dans ce premier billet du jour. Il est long, mais je vous demande d'avoir la patience de le lire jusqu'au bout. Comprenez bien que je ne désire pas faire  aujourd'hui, ni hier, ni demain, le cuistre ou le pédant, mais agir en chercheur de la vérité de l'homme et que disposant de temps je ne cesse de lire et de réfléchir.
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Sagesses anciennes.
 
 Depuis très longtemps je vais au Collège de France suivre les cours du Pr KELLENS sur les langues et civilisations iraniennes anciennes. J’ai suivi les cours d’avestique récent, langue ancienne dans laquelle l’Avesta, le livre liturgique des Zoroastriens a été partiellement rédigé (l’autre partie l’ayant été en avestique ancien). Notre jeune professeur, Céline R… est absolument formidable. La langue est épouvantablement difficile ; elle nous la fait aimer.
 
Il existe un texte avestique, le Hadoxt Nask, qui faisait probablement partie il y a des siècles, d’une cérémonie dérivée de la liturgie dite longue ; il s’insérait dans le récitatif ordinaire avec d’autres textes. On ne possède plus aujourd’hui que le texte totalement découplé de la liturgie proprement dite et l’on ignore donc où et comment il s’y intégrait. Voici comment le Hadoxt Nask fait parler l’âme féminine qui va quatre jours après la mort à la rencontre de l’entité masculine subsistant. La traduction est celle du Pr KELLENS :
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"Alors que j’étais aimée, tu m’as rendue plus aimée ;
Alors que j’étais belle, tu m’as rendue plus belle ;
Alors que j’étais admirée, tu m’as rendue plus admirée ;
Alors que j’étais assise en avant, tu m’as fait asseoir encore plus avant.
Ce sont des choses que tu as bien pensées, que tu as bien dites et que tu as bien faites."
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Il me semble que ce texte parle merveilleusement de la rencontre de la féminité et de la masculinité, et qu’il s’inspire très simplement des réalités humaines et de l’attirance naturelle qui porte l’homme vers la femme et la femme vers l’homme. Ce sont ces réalités-là que la folie de nos gouvernants, obéissant à d’obscurs motifs qui nous échappent en partie et pourraient bien dépasser le cadre pur de l’idéologie, s'efforcent de démolir. Il est bon de se rappeler que l'homme pauvre et simple voit les choses comme elles sont, sans élucubrations cérébrales, avec poésie et sensibilité.
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Poursuivant mes lectures, et sans l’avoir cherché, j’ai trouvé ce poème chinois (traduction de Jacques PIMPANEAU) :
 
 "Ayant longtemps dormi dans le sein de l’obscur,
L’esprit partait en rêve, toujours vers d’autres rêves.
Tandis que ma personne demeurait sans bouger,
Mille vues dans le vide pour moi se déployaient.
Depuis l’automne trompeur apparaissent des lois,
En fait n’est là personne ; soudain voici quelqu’un.
Très loin au fond de moi réside la conscience ;
Les rêves dispersés, je vois le vrai du ciel."
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L’intérêt du texte vient de ce qu’il fait surgir au milieu du vide et de l’obscur, depuis l’automne trompeur et ses lois baignant dans la tromperie, la voix de la conscience qui apparaît comme une personne, apte à voir le ciel. C’est, en changeant ce qui doit être changé (l’époque et le contexte chinois), ce qui est en train de se passer dans notre patrie (n’en déplaise à monsieur Guillaume GAVEN). Le nez sur le guidon, nos journalistes et nos hommes politiques ne se rendent pas compte de la chance qu’ils ont donnée à la force de la conscience et à la liberté de juger, de penser et d’agir, notamment contre la tyrannie de l’argent et du sexe. Il y a des sphères auxquels l’homme-personne aspire, et ce ne sont pas celles dans lesquelles naviguent à vue les apprentis sorciers.
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Parole de Dieu.
Comment alors ne pas terminer sur ce passage de l’épitre aux Romains que nous devons au génial Paul de TARSE (Ro 5, 1-5) :
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 "Frères, Dieu a fait de nous des justes PAR LA FOI ; nous sommes ainsi en PAIX avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a donné, par la foi, l’accès au monde de la grâce dans lequel nous sommes établis ; et notre orgueil à nous, c’est d’espérer avoir part à la gloire de Dieu. Mais ce n’est pas tout : la détresse elle-même fait notre orgueil, puisque la détresse, nous le savons, produit la persévérance ; la persévérance produit la valeur éprouvée, la valeur éprouvée produit l’espérance ; et l’espérance ne trompe pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit saint qui nous a été donné."
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La conclusion est claire : espérance, non-violence, témoignage public, persévérance, humilité. C’est pourquoi il faut continuer le mouvement des Veilleurs. Il ne sert à rien de lancer des imprécations contre les personnes, comme je l’ai fait peut-être de manière un peu trop appuyée. Nous rentrons dans un autre cycle, celui de la résistance spirituelle. Nous devons pouvoir répondre de ce qui nous anime à ceux qui nous interrogent, le feraient-ils avec ironie, de le faire sereinement, rationnellement, charitablement. Ne nous inquiétons pas de ce que nous aurons à dire. « L’Esprit Saint nous enseignera à ce moment-là ».

 

 

jeudi 11 octobre 2012

A l'assaut...

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Je continue donc de répondre à Yves.
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La note qui figure en bas de page du texte de Paul dans la Bible de Jérusalem et commente le passage incriminé dit ceci qui permet de replacer l'implacable réquisitoire de l'Apôtre des Gentils dans le contexte de sa pensée. (Je confesse que, dépourvue de commentaire et d'intertextualité, l'affirmation de Paul est violente en effet et que s'il n'y avait pas le reste de ses écrits, je la condamnerais sans hésiter.)
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"La formule biblique 'Dieu les a livrés' va souligner à trois reprises comment l'erreur religieuse coupable entraîne les pires désordres sociaux et moraux. En lui-même le péché porte déjà son fruit et sa sanction. Paul juge et condamne le monde païen, non les intentions des personnes dont Dieu seul est juge (cf Romains 2, 16 ; 1Corinthiens 4, 5 ; 5, 12-13). Romains 5, 12-13 suppose que plus d'un païen observe la loi naturelle inscrite dans son coeur, mais l'homme doit se reconnaître pécheur."
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Voilà pour la note explicative. Il vaut la peine de replacer le texte de Paul dans le contexte historique. Je vous conseille de lire la Vie des douze César de ce bon SUETONE pour voir à quel point de bassesse morale et sexuelle en était arrivé TIBERE (pour ne citer que lui), ou les épigrammes de MARTIAL pour prendre juste mesure des dépravations de la société romaine impériale. A dire vrai, les choses n'ont guère changé, comme l'indiquent les mésaventures récentes d'un homme politique qui a failli être Président de la République. Le peuple, au sens noble du terme, a bien vu ce qu'elles signifiaient et il ne les approuvent pas. Les parties fines sont le privilège des riches et des puissants. C'est à cette fraction puissante de la société que Paul s'adresse essentiellement.
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Mais ce même Paul dit ailleurs (Ephésiens 1, 2-8) : "Béni soit Dieu le Père de notre seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis par toutes sortes de bénédictions spirituelles, aux cieux dans le Christ. C'est ainsi qu'il nous a élus en lui dès avant la création du monde, pour être saints et immaculés en sa présence, dans l'amour, déterminant d'avance que nous serions pour lui des fils adoptifs par Jésus-Christ. Tel fut le bon plaisir de sa volonté, à la louange de gloire de sa grâce. EN LUI NOUS TROUVONS LA RÉDEMPTION PAR SON SANG, LA RÉMISSION DE NOS FAUTES, SELON LA RICHESSE DE SA GRÂCE, QU'IL NOUS A PRODIGUÉE. [...]. Il nous a fait connaître le mystère de sa volonté, ce dessein bienveillant qu'il avait formé en lui par avance, pour le réaliser quand les temps seraient accomplis : RAMENER TOUTES CHOSES SOUS UN SEUL CHEF, LE CHRIST [...]". Franchement est-ce là les paroles d'un homme qui voue les pécheurs en général et les homosexuels en particulier à l'exécration ?
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Et de Jean, le disciple bien-aimé de Jésus (1Jean, 1-2 et 8-9) :
"Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons vu et entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé, ce que nos mains ont touché du Verbe de Vie [...], nous vous l'annonçons."

"Si nous disons : 'Nous n'avons pas de péchés', nous nous abusons, la vérité n'est pas en nous. Si nous confessons nos péchés, il est assez fidèle et juste pour remettre nos péché et nous purifier de toute injustice. Si nous disons : 'nous n'avons pas péché', nous faisons de Lui un menteur, sa parole n'est pas en nous."
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Il convient de faire une nette distinction entre foi et croyance. Il me semble (en tout cas j'essaye) que je me place sur le terrain de la foi, alors que beaucoup, dans l'affaire qui nous préoccupe, se place sur celui de la croyance (c'est notamment l'affirmation selon laquelle il revient à la société de sanctionner l'amour mutuel de deux personnes du même sexe). La foi a des prémisses rationnelles ; la croyance est fondée sur les passions (au sens de DESCARTES : les ébranlements du psychisme par la stimulation des sens). C'est un des grands débats qui fait la difficultés de dialoguer avec les théologiens musulmans. Pour eux, Dieu n'est pas tenu par la vérité ni la raison ; il peut nous induire en erreur ; il faut donc nous soumettre (islam = soumission). Pour un disciple de JÉSUS, c'est tout le contraire, d'où le rappel de Paul : "ce qu'on peut connaître de Dieu est [...] manifeste. Ce qu'il a d'invisible depuis la création du monde se laisse voir à l'intelligence à travers ses oeuvres, [...] en sorte qu'ils sont inexcusables., etc."
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Mais il y a encore beaucoup de choses à dire.


lundi 21 septembre 2009

Parole toujours vivante

Dans la lettre que Paul de TARSE envoie à son disciple TIMOTHEE, ceci toujours actuel (au chapitre 6) :

"De même que nous n'avons rien apporté dans ce monde, nous ne pourrons rien emporter. Si nous avons de quoi manger et nous habiller, sachons nous en contenter. Ceux qui veulent s'enrichir tombent dans le piège de la tentation ; ils se laissent prendre par une foule de désirs absurdes et dangereux, qui précipitent les gens dans la ruine et la perdition. Car la racine de tous les maux, c'est l'amour de l'argent."
En regard de ce constat prophétique, lus dans les journaux, entendus à la radio, vus à la télévision ou sur les placards publicitaires du métro, ces propos :
La Société Générale diminue les provisions pour bonus de 1 milliard d'euros à 500 millions (seulement ?!). Argent.
Les syndicats réclament une hausse du pouvoir d'achat. Argent.
Si vous ne faites pas pour l'environnement, faites-le pour l'argent (publicité !). Argent.
Devenez radin, vendez sur... (suit le nom d'un site internet). Argent.
L'Etat met tant de milliards d'euros pour sauver les banques. Argent.
Bien sûr qu'il en faut de l'argent. Mais il est fondamentalement TROMPEUR. Il n'est donc pas neutre, comme de bonnes âmes, souvent ecclésiastiques mais pas seulement, essayent de nous faire accroire. Il est TROMPEUR, et c'est Jésus qui le dit. Peut-on abolir sa parole ?
Quand tout se ramène à des questions d'argent, la perte du sens de la vie n'est pas loin. Quand le bonheur se résume à l'épaisseur de son compte en banque, ou au nombre de zéros qui adornent le premier chiffre à gauche en bas de la colonne, la violence n'est pas loin. Nous allons payer très cher ce matérialisme de bas étage.
Oh, certes, il m'est facile de vilipender l'argent. Je ne suis pas dans le besoin. Cependant je peux me regarder sur ce point dans une glace sans avoir à rougir. J'épargne, comme il est nécessaire de le faire pour ne pas offenser l'avenir, mais sans excès et je n'ai jamais spéculé. Voilà bien une chose que je trouve basse, ordurière, animale, fondamentalement immorale. Je m'efforce de partager, sans doute insuffisamment, et je ne trouverais pas anormal d'avoir une retraite un peu moins confortable pour que d'autres compatriotes puissent en avoir une meilleure. Je l'ai déjà dit et je le redis. Et quand je vois la simplicité de vie des laïcs engagés dans des communautés de vie fraternelle, comme celle que je fréquente à STRASBOURG, je me dis qu'ils ont choisi la meilleure part et qu'elle ne la leur sera pas ôtée. Sans doute n'ai-je pas le courage, et surtout pas la latitude de partager leur choix. Et ça me fait peine.
La parole de Paul de TARSE est toujours vivante. Il n'est pas trop tard pour la mettre en pratique. En aurons-nous la sagesse ?

dimanche 4 mai 2008

Le penser faux et le mensonge ; à propos du mariage homosexuel

SOS Homophobies, les Verts ou encore le Parti Socialiste ont fait part de leur indignation, car monsieur Frédéric MINVEILLE, qui a contracté au Pays-Bas un mariage homosexuel avec son compagnon Carl, a été "déchu" de sa nationalité française. Ils feignent de croire que c'est en raison de son homosexualité que monsieur MINVEILLE a été "sanctionné". Il convient de répondre à ces messieurs en quatre points, dont seul le premier a valeur explicative.
Argument juridique.
Il est imparable. Monsieur MINVEILLE a acquis la nationalité néerlandaise, trois ans après son "mariage". Il s'agit là d'une réalité qui ne dépend pas de notre pays. Certes une convention franco-néerlandaise, datant de 1963, stipule qu'il est possible de garder les deux nationalités après un mariage avec un conjoint de l'autre nationalité. Mais le droit français ne reconnaît pas le mariage homosexuel. La convention ne peut donc pas s'appliquer. Et ce qui s'applique est le droit classique : monsieur MINVEILLE a choisi d'être néerlandais. Il renonce donc de facto à sa nationalité française. La perte de nationalité est automatique. Je trouve cette mesure juste, car il me semble impossible de servir deux maîtres. Il me semble donc très utile de connaître les motivations pour lesquelles le plaignant alerte ses amis français. On peut supposer toutes sortes de motifs. Il y en a deux ou trois qui me semblent plausibles. Le premier est que monsieur MINVEILLE aime sa patrie d'origine et est fier d'en être un enfant. Le second est qu'il trouve des avantages économiques, sociaux, diplomatiques à garder la double nationalité. La troisième est qu'il a été sollicité par les partisans français du mariage homosexuel pour agiter les médias de notre pays et faire pression sur le législateur pour qu'il légalise ledit mariage.
Pour mettre fin à ce qui est dénoncé comme une anomalie, les pouvoirs publics, ouvrant à mon avis la boîte de Pandore, s'apprêtent à dénoncer cette convention. Pour y mettre quoi à la place ?
Argument existentiel et personnel.
J'ai sur monsieur MAMERE, en pointe dans le combat pour le mariage homosexuel, un avantage certain. Je n'en tire aucune gloire. Mais c'est un avantage de fait. Depuis septembre 2007, je vais tous les lundis, et quelquefois d'autres jours écouter et accueillir des personnes séropositives, à l'Association Tibériade (19 rue de Varenne, 75007 PARIS). Je suis le témoin des drames qu'ont vécu dans leur enfance, leur adolescence, et que vivent encore aujourd'hui, ces hommes qui ont fréquenté les rivages de la mort. Nombre d'entre eux ont été tirés des manifestations de l'infection au HIV (qui signent le SIDA) par des médecins, des infirmières, des aides-soignantes d'un dévouement sans bornes ni limites. Je les écoute ces hommes, j'ai pour eux un amour fraternel ; ils m'enseignent, car ils ont ont une sensibilité spirituelle exceptionnelle. Plusieurs ont fait l'expérience d'une rencontre personnelle, profonde et salvatrice avec le Dieu de Jésus-Christ. Oui, je les écoute, les larmes aux bords des yeux souvent. Aucun d'eux n'a jamais réclamé de pouvoir se marier avec son compagnon, quand il en a un ; aucun d'eux n'a parlé d'adoption, quand bien même l'absence d'enfants est une souffrance avouée. Nous avons échangé librement : tous, je dis bien tous, souffrent de leur état, et tous, je dis bien tous, me disent qu'ils ne l'ont pas choisi. Certains reconnaissent qu'il n'est pas conforme aux exigences de la nature. Je donne ce témoignage en vérité, et je prends à témoin tous ces frères qui m'ont accordé leur confiance, et que j'aime, j'ose le dire, d'un amour profond, ancré dans la certitude que Jésus-Christ vient sauver jusqu'à la moindre fibre de notre être, fait à l'image de Dieu.
Argument de philosophie politique.
Je vais faire appel à mon cher Gustave ! Ce qui [...] distingue [l'homme de droite de l'homme de gauche], c'est ceci : l'homme de droite, déchiré entre une vision claire de la misère et du désordre humains et l'appel d'une pureté impossible à confondre avec quoi que ce soit d'inférieur à elle, tend à séparer avec force le réel et l'idéal ; l'homme de gauche dont le coeur est plus chaud et l'esprit moins lucide, incline plutôt à les brouiller. Le premier soucieux de garder à l'idéal son altitude et sa difficulté d'accès, flairera volontiers des relents de désordre dans les "idéals" qui courent le monde ; le second, pressé de réaliser ses nobles rêves et peut-être un peu dégoûté des ascensions sévères, sera porté à idéaliser le désordre. Ici on mêle, là on tranche.
Et en note, Gustave THIBON ajoute :
La source de cette perpétuelle confusion des valeurs qui caractérise une certaine mentalité de gauche, réside dans l'anarchie intérieure des individus. Ce sont des décadents en qui les facultés et les sentiments sont inachevés et affectés d'une indifférenciation redoutable. Rien n'est à sa place en eux, pas de hiérarchie interne. L'esprit, l'amour, ne peuvent pas se manifester dans leur pureté : ils sont saturés d'appels inférieurs. [...] Le décadent ne sait pas disjoindre sa bassesse d'avec sa hauteur ; tout en lui est brouillé, méconnaissable. S'il est vicieux, il nomme cela amour, s'il est ambitieux, il prétend servir la justice, et le pire c'est qu'il est sincère. Aussi sa bassesse est-elle infiniment plus dangereuse que celle de l'homme de droite parce qu'elle EST PORTÉE SUR LES AILES DE L'IDÉE (les majuscules sont de moi).
Argument scripturaire.
De Paul de Tarse, dans l'épître aux Romains, chapitre 1,
versets 24-25
Aussi Dieu [...] a-t-il- livré [les idolâtres] selon les convoitises de leur coeur à une impureté où ils avilissent eux-mêmes leurs propres corps ; EUX QUI ONT ÉCHANGE LA VÉRITÉ DE DIEU CONTRE LE MENSONGE, ADORE ET SERVI LA CRÉATURE DE PRÉFÉRENCE AU CRÉATEUR [...]
versets 26-27.
Aussi Dieu les a livré à des passions avilissantes : car leurs femmes ont échangé les rapports naturels pour des rapports contre nature ; pareillement les hommes, délaissant l'usage naturel de la femme, ont brûlé de désir les uns pour les autres, perpétrant l'infamie d'homme à homme et recevant en leurs personnes l'inévitable salaire de leur égarement.

Voilà pourquoi un disciple de Jésus sépare toujours le péché du pécheur. Lui qui se sait pécheur, il se sait aussi pardonné. Il ne vit pas dans la culpabilité, ce poison qui fait la fortunes des psychanalystes. Il vit dans la certitude du salut. Non à l'homosexualité. Oui, grand amour pour les homosexuels, sans concessions, ni moralisation, ni jugement.