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samedi 30 mars 2019

Vendredi 29 mars 2019. Mes chroniques. Elles valent le coup !


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CHRONIQUE EN JAUNE.
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Journalistes ? Vous avez dit Journalistes ?


Oui, elle a bien été bousculée par un policier isolé.


Mais le procureur avait d’abord dit le contraire !

Une piqûre de rappel sur l’intervention du Président de la République à propos de cette manifestante.

Un précédent ?

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CHRONIQUE DE LA CRISE DE L’ÉGLISE.
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Je partage intégralement les analyses de cet article !

Hélas, René GIRARD n'est plus là pour confirmer cette opinion.

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CHRONIQUE DU GRAND MACHIN EUROPÉEN.
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Déliquescence des partis politiques, incohérences, ignorance de nos attentes !


On attendra longtemps le renouveau !


Tout ce que le Président de la République a trouvé comme tête de liste de son parti aux élections européennes, est madame LOISEAU, c’est-à-dire la représentante la plus emblématique d’une France des élites coupée du peuple. Madame LOISEAU est énarque et elle a dirigé l’ENA ! Or nous crevons de l’arrogance douce de ces énarques qui ont des solutions techniques à tous les problèmes, et par conséquent se moquent éperdument des émotions, de la subjectivité sociale et des hommes. En fait d’homme, ils ne connaissent que l’humanité ! C’est la raison pour laquelle, indépendamment des qualités personnelles de madame LOISEAU (elles sont sans doute très grandes), il faut absolument refuser de donner son suffrage à un parti qui a comme tête de liste un représentant de la haute administration.

La pantalonnade !

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CHRONIQUE DES INATTENDUS.
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Elie SEMOUN à l’abbaye de Sénanque.


Ce n’était pas un accident, semble-t-il, mais un assassinat !


Une stupéfiante méthode de calcul mental ! (Il faut voir ABSOLUMENT cette vidéo)


On ose à peine y croire, et pourtant…, ça se passe en France !

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ET ENFIN, CHRONIQUE DES BONNES NOUVELLES !
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Il quitte le gouvernement… Ouf !



jeudi 14 mars 2019

Jeudi 14 mars 2019. Nouvelles du pari bénédictin : guetteurs sur les fortifications.


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée à travers le ciel.
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UN ETAT DES LIEUX PAR MARCEL LEGAUT.
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"À mesure que, suivant une évolution quasi ontologique, la société des hommes progresse en connaissances et en puissance, Dieu paraît moins présent, moins agissant, toujours plus absent et plus étranger au monde. La science et la technique effacent peu à peu les traces que l'ignorance et la candeur des siècles passés vénéraient comme des passages de Dieu. Le merveilleux recule sans cesse. Jusqu'où s'arrêtera-t-il ? Toutes les facilités religieuses qui s'appuyaient jadis sur lui disparaissent et sont remplacées par autant d'obstacles. La société humaine n'est peut-être pas encore athée en droit. En fait, elle pèse sur ses membres comme si elle l'était. Chacun en porte lourdement le poids sur son cœur. Les enfants sont rapidement atteints par la contagion de ce scepticisme collectif. Les adultes, même les plus évolués intellectuellement, sont la proie de l'agnosticisme, ils refusent de se passionner pour ce qu'ils ne peuvent pas atteindre par les techniques et les disciplines scientifiques. Il n'est pas jusqu'aux croyants qui parfois s'arrêtent, pris de vertige, devant l'étrangeté de leur recherche et de leur foi au milieu de l'indifférence ou de l'incompréhension générale."
Marcel LÉGAUT.
Travail de la Foi. Quelques approximations spirituelles.
Éditions du Seuil; Paris, 1962. (Page 151.)
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ET UNE RÉPONSE DE THOMAS MERTON.
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"[…]. Je crois que la vie spirituelle est celle de l’être vrai de l’homme, la vie de cet être intérieur dont la flamme est si souvent étouffée sous les cendres de l’anxiété et des soucis vains. Bien qu’elle soit orientée vers Dieu plutôt que vers la satisfaction des besoins matériels de l’existence, la vie spirituelle n’est pas faite d’illusions ou de rêves : sans elle notre existence tout entière devient irréelle et illusoire. En nous intégrant dans l’ordre établi par Dieu, la vie spirituelle nous place en plein centre du réel, non tel que nous l’imaginons, mais tel qu’il est. Elle arrive à ce résultat en nous faisant prendre conscience de ce que nous sommes vraiment, et en nous plaçant en la présence de Dieu."
Thomas MERTON.
Nul n’est une île. Traduit de l’américain par Marie TADIÉ. (Collection «Points», série Sagesses, N°Sa64.)
Éditions du Seuil, Paris, 1993 (date du dépôt légal). (Page5.)
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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LEGAUT et MERTON nous font part de leurs réflexions sur la place de Dieu et de la vie spirituelle dans nos sociétés qui se disent évoluées. Le premier se place d’un point de vue extérieur et jette sur l’état de la foi un constat alarmant. La technique, la science n’ont que faire de Dieu. C’est bien ce que nous renvoient les médias et le monde politique, sans parler du monde artistique moderne, qui n’a d’artistique que le qualificatif et achève le Beau à coup de transgressions, d’obscénités et de laideur (pensons au Plug anal de madame HIDALGO, heureusement vandalisé, comme jadis par Elie les autels dressés aux Baal sur le mont Carmel). Et puis, dans une lumière tout droit jaillie de l’intérieur, le second nous dit que le Royaume est au-dedans de nous, et qu’en acceptant de l’habiter, nous rencontrons ce que nous sommes, et nous entrevoyons notre visage de gloire, celui-là seul que Dieu connaît.
Je voudrais vous donner un exemple de ce que je considère comme une imposture intellectuelle, parée des atours de la plus parfaite objectivité mais très clairement destinée à accabler encore davantage l’Église. Je ne sais plus quelle chaîne de télévision a invité François OZON, l’auteur du film Grâce à Dieu ainsi qu’une victime du père PREYNAT. Deux figurants complètent le plateau animé par je ne sais quel journaliste, un de ces interchangeables intervenants qui confondent le bavardage et la réflexion. François OZON confesse qu’il a été élevé dans le catholicisme mais qu’il est athée. La victime, elle, affirme qu’elle s’est construite, depuis toujours, dans l’athéisme. Les deux autres pantins du plateau ne disent rien. Et le journaliste tartine, tartine, en remet une couche. Il m’apparaît qu’une information objective et honnête aurait exigé que l’on fasse venir un croyant. Il aurait pu en tout premier lieu affirmer sa condamnation sans appel des crimes de pédophilie et d’éphébophilie commis jusque dans les années 1991 par le prédateur dénoncé par OZON. Il aurait pu ensuite dire que ces scandales qui touchent l’Église le remue, le déstabilise, lui font poser des questions, des questions terribles, enfin il aurait pu ajouter que la justice des hommes doit certes passer, mais qu’au-dessus de la justice, il y a aussi la miséricorde, et que les légitimes et sévères sanctions ne doivent pas faire oublier une vérité anthropologique essentielle : il ne faut jamais enfermer un homme dans une phrase ou une action, car c’est affirmer alors qu’il n’y a pas de rédemption possible pour un criminel. Notre Dieu n’est pas de ceux qui condamnent sans appel : il nous invite à la conversion perpétuelle, c’est-à-dire à la sainteté.
Nous devons faire le pari bénédictin : assurer la garde nocturne sur les murailles de l’humanité plongée dans une trompeuse sérénité, attendre l’aurore avec constance, et être rempli de compassion pour ceux qui dorment à l’abri de ces fortifications. Si elles n’étaient pas surveillées par les guetteurs, nul ne peut dire ce qu’il adviendrait des dormeurs.


vendredi 8 mars 2019

Vendredi 08 mars 2019. Nouvelles du pari bénédictin. Quel avenir pour l'Eglise ?


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée à travers le ciel.
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MARCEL LEGAUT OUVRE UNE VOIE POUR L’AVENIR DE L'EGLISE.
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"Le bon sens, aidé de l'ambition, voulait jusqu'ici que seuls « les meilleurs » dirigent. La sagesse et les nécessités de l'avenir demandent maintenant un nouveau service social des meilleurs, complémentaire de l'autre et qui consiste à « être le dernier… à devenir le bon humus qui donne au terroir sa valeur profonde et fait sa renommée ». Mais à qui donc se proposera un tel renoncement, sans nul doute héroïque; LÉGAUT répond : « à des familles chrétiennes qui continueront ainsi la tradition ascétique et monastique la plus ancienne et la renouvelleront »."
In
Thérèse DE SCOTT.
Marcel Légaut. L'œuvre spirituelle. (Collection «Questions spirituelles»).
Aubier, Paris, 1984. (Page 95.)
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COMMENTAIRES.
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Ainsi que mes fidèles lecteurs le savent, j’ai une admiration profonde pour des THIBON, des LANZA del VASTO ou des LEGAUT qui ont suivi la voie du renoncement ascétique, et qui, fidèles à leur vocation divine, ont vécu du travail de la terre, pauvrement, et pourtant richement.
Dans le commentaire que fait Thérèse de SCOTT des pensées de Marcel LEGAUT, il y a cet appel aux familles chrétiennes qui continueront la tradition ascétique la plus ancienne et la renouvelleront. J’en connais, et elles m’offrent un admirable exemple de foi, de charité et de dépouillement. C'est aussi une manière de répondre à la situation sociale actuelle : les grands et les puissants doivent se mettre au service des plus petits.

L’Église traverse une crise terrible. La vision de Léon XIII est en train de se réaliser. Le Prince de ce monde en a saisi une partie, comme il a déjà plongé dans les ténèbres l’humanité qui a rejeté Dieu. Il me paraît évident que l’Église dans sa forme actuelle, celle que j’ai connue du temps de mon enfance et de mon adolescence, est condamnée à disparaître. Où sont passé les dimanches où les fidèles se pressaient à la messe, au point de devoir rester debout au fond des églises ? Où sont passés ces voyages dominicaux où l’on était assuré « d’attraper une messe en route » en traversant les bourgs et les villages encore desservi par un curé ? Que sont devenus ces grandes processions de la Fête-Dieu, ou des enfants endimanchés jetaient des pétales de rose qu’ils puisaient dans une sorte de boîte toute garnie de tissu blanc et qu’ils portaient accrochés à leur cou par un large galon de même couleur, au passage du Saint- Sacrement ?
Les formes extérieures de la piété populaire ont été piétinées par les esprits forts, les savants, ceux qui savent tout mais ne savent que ça. Car la foi, la vraie, était surtout celle du peuple. Léon BLOY mais aussi BERNANOS, ont bien montré l’hypocrisie d’une partie de la bourgeoisie d’alors qui se disait chrétienne, mais ne l’était que des lèvres. Aujourd’hui, il n’y a plus d’hypocrites. Il y a surtout des renégats, des apostats, des indifférents, ou des hostiles. Et il faut beaucoup de courage pour affronter les railleries ou les persécutions molles venues de tous les bords, ceux des médias, ceux des cultureux, et ceux de la justice à géométrie hypervariable. Or c'est dans notre persévérance que l'avenir est en train de prendre forme.
Il s’agit donc d’organiser les petites communautés ardentes, de les faire vivre par la prière, l’adoration et le service, de soutenir les familles chrétiennes, souvent nombreuses et peu fortunées. Il faut catéchiser les jeunes, et pas à coup de morale, mais à coup de vie humaine pleine.Il est indispensable de ne jamais maudire, de soutenir nos prêtres, nos évêques, et le magistère romain, car ces ministres de la foi sont pour la plupart admirables.  (Monter en épingle quelques prêtres déviants est très facile. Il n’est pas question d’ignorer leurs crimes, car il s’agit bien de crimes. Mais on oublie ceux qui visitent les malades et les prisonniers, secourent les mourants, prient, jeûnent et réconfortent. J’en suis le témoin quotidien, je dis bien quotidien.)
Nous devons accepter cette pauvreté, mais ne jamais céder à la tentation d’un enfouissement parfaitement stérile, dont on  vu ce qu’il a donné. Parler haut et fort des exigences christiques, se souvenir que Jésus n’est pas un bisounours, et qu’il a bien parlé durant sa vie terrestre de sélection et d’élection (venez les bénis de mon Père…)
Pendant le carême, je vous exposerai la pensée de cet homme d’exception que fut Marcel LEGAUT. Il y a beaucoup à apprendre de sa vie et de ses écrits ainsi que de sa prière.








dimanche 13 janvier 2019

Samedi 12 janvier 2019. Mes chroniques. Esprit post-moderne es-tu là


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Je n’ai pu pour cause de surcharge d’occupations délivrer mon billet hier. Je le fais donc avec retard sous la rubrique MES CHRONIQUES.
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CHRONIQUE EN JAUNE.

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Il y a boxeur et cogneur ! Voici pour ce qui est du cogneur.


Ils attendent de pouvoir proclamer que les Gilets jaunes sont illégitimes. Cette analyse est intéressante, et assez mesurée.


De la révolte à la révolution ! Lire cet article, lui aussi mesuré, mais très clair.


Séparer le bon grain de la revendication légitime de l’ivraie de la violence. 
Jamais, personnellement, je ne donnerais mon soutien à un mouvement qui s’engagerait définitivement sur cette voie.


Les pyromanes du vendredi.

(Ceci étant dit, et non point à propos des Gilets jaunes, il faut bien souligner qu’en diabolisant le travail avec sa loi sur les 35 heures, la gôôôche caviar n’a pas encouragé l’effort. Ne parlons pas du travail du dimanche qui est une aberration. Il faudrait relire PROUDHON et sa De la célébration du dimanche, cher socialistes et bobos en peau de lapin ! )

Eh oui ! Il y a des Gilets jaunes catholiques !

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CHRONIQUE DE L’IMMIGRATION.
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L’avis (que l’on peut discuter, mais qu’on ne peut écarter d’un revers de manche) de Viktor ORBAN.


Le CESE et l’immigration : 99 % des Français qui lui ont écrit demande son encadrement.

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CHRONIQUE DU POST-MODERNISME.
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Le post-modernisme dans l’Église.


Le post-modernisme contre l’Église.

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LA FRANCE EN DEUIL.
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Hommage et honneur à ces héros !


vendredi 11 janvier 2019

Vendredi 11 janvier 2019. Petit voyage dans l'ordre symbolique post-moderne. Première étape




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Nous commençons, comme promis, un petit voyage dans l’ordre symbolique post-moderne.
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Sur les Krosses Vicelles dé la Bublitsité !

Regardez bien, je vous prie, cette photo que j’ai prise aujourd'hui à un arrêt de bus, emprunté tous les matins par de nombreux lycéens et lycéennes.

Vous voyez d’abord apparaître le titre d’une série cinématographique diffusée par Netflix (et donc payante) intitulée : Sex education ; en anglais bien sûr, le titre, pour faire chic, et encore plus bobo s’il est possible, que les expressions employées quotidiennement par les « cadres », du genre je suis surbooké, je vais checker mes mails, j’espère que t’as laïké mon post.
La photo est mauvaise et vous ne voyez pas, en haut de l’affiche le sous-titre Théorie et pratique,  ce qui est une allusion à ce qu’il faut bien appeler du porno soft. Il paraît que ces séries sont destinées à l’éducation sexuelle des adolescents, qu’elles sont pleine de délicatesse et de subtilité. Je veux bien, mais quand je reluque une autre affiche, faisant de la publicité pour cette même série, où, en gros plan on voit la braguette d’un jean de garçon dont la tirette de fermeture éclair est baissée par une main féminine, je m’interroge sur la subtilité et sur la délicatesse de la susdite série.
Continuez d’explorer les symboles de cette image. Au milieu, une adolescente qui paraît indécise, à droite un adolescent qui manifeste de l’intérêt pour ces demoiselles, et à gauche une adolescente africaine (pour la diversité) au profil androgyne.
En somme, le personnage central (et hésitant) se demande vers qui va se porter son désir, la fille ou le garçon, tandis que les deux protagonistes se posent les mêmes questions.
Nous avons dans cette publicité tous les éléments qui caractérise la civilisation post-moderne : le sexe appliqué, l’argent, l’indifférenciation sexuelle, une discrète allusion à l’homosexualité. Bref, papa et maman Netflix, moyennant de sonnantes et trébuchantes espèces se proposent de remplir une fonction qui, normalement, revient aux parents des adolescents.

Sur les références cachées du monde de la culture.

Télérama a publié un entretien qu’un de ses journalistes a eu avec le Pr Danièle HERVIEU-LÉGER, Présidente de l’École des Hautes Études en sciences sociales, et sociologue des religions. L’article n’a pas d’autre titre que le nom du Pr HERVIEU-LEGER, placé en bas à droite du portrait qui figure en pleine page. Jusque-là, rien à dire. Cependant, en bas de cette page figure un articulet introductif qui résume la teneur générale de l’entretien. Voici cet articulet :
Si elle veut survivre aux affaires de pédophilie, l’Église catholique, nous dit la sociologue, doit se réformer en renonçant au contrôle de la sexualité des croyants par les prêtres et en prenant acte de l’émancipation des femmes.
L’article est très intéressant, et je n’aurai pas l’outrecuidance de me comparer à la très haute pointure intellectuelle qu’est le Pr HERVIEU-LÉGER. Je voudrais seulement souligner quelques points faibles de cette analyse. Le Pr HERVIEU-LÉGER est sociologue, et c’est donc avec les outils du sociologue qu’elle analyse la situation actuelle de l’Église catholique, minée de l’intérieur par les crimes d’éphébophilie (et non pas de pédophilie) homo-ou hétérosexuelle. Elle pose comme une pétition de principe que l’Église s’efforce de survivre, ce qui implique de sa part un jugement hâtif, et peu flatteur sur la vitalité résiduelle de l’Église présentée comme agonisante. Mais c’est ne voir de l’Église que sa réalité institutionnelle, purement humaine. Partageant alors les principes des philosophes français elle ajoute : Le système clérical n’est pas réformable. Il faut déconstruire si l’on veut inventer une autre manière de faire église. Apparaissent ici les deux bouts des oreilles des fameux philosophes : déconstruire (tout foutre en l’air), et cela par une révolution.
Il faudrait pour que le raisonnement soit acceptable prouver deux choses : (a) que l’Église se résume à un système clérical (ce qui est loin d’être prouvé ; dans ma propre paroisse, je suis bien placé pour voir combien les laïcs participent à la vie de l’Église) ; (b) que l’Église est agonisante. Toujours prise par le règne du chiffre, les éminences grises de l’intelligentsia voient les églises se vider, la pratique sacramentelle se réduire comme peau de chagrin, et raisonnant en termes de chiffres, de quantité, elles passent à côté de l’essentiel d’une réalité qui est à la fois humaine ET spirituelle et donc de l'ordre de la qualité.

Rapprochons les deux informations : Contre argent sonnant et trébuchant Netflix a le droit d’expliquer à nos adolescents et adolescentes comment faire l’amour sans risque : oubliées les adolescentes célibataires qui ont choisi de garder leur enfant, oubliées les adolescentes qui ont subi un avortement, oubliés les désespoirs des adolescents aux amours trahies. Vive la pilule, vive le préservatif, vive la pilule du lendemain ; couchons, couchons, il en restera toujours quelque chose, essentiellement des larmes, du désespoir et souvent une amertume qui désespère les jeunes de jamais aimer vraiment.
Mais l’Église et son système clérical n’a pas de légitimité pour rappeler les paroles de Jésus ? Celui qui désire une femme dans son cœur, en vérité, a déjà commis l’adultère, par exemple. Elle n’aurait pas le droit de rappeler les terribles paroles de Paul de Tarse dans son épître aux Romains, chapitre 1 (versets 26 et suivants). Il faut laisser à Netflix le soin d’expliquer aux adolescentes comment ouvrir une braguette ?

Eh bien madame HERVIEU n’a pas fait d’enquête sociologique auprès de ces jeunes chrétiens et chrétiennes qui prient, se confessent régulièrement, vivent chastement, et que je croise chaque semaine pendant les catéchèses qui m’ont été confiées. Eux, ils sont bien vivants, pleins d’humour ; les gars apprécient la compagnie des filles, les filles celle des gars. Il ne s’ensuit pas des coucheries et des beuveries, mais une grande amitié, qui parfois, je l’ai vu, se transforme en authentique amour. Madame HERVIEU devrait relire les derniers chapitres de L’homme éternel de CHESTERTON. Il y est expliqué que l’Église a traversé des crises plus graves, et est ressortie pleine de vigueur de ces moments de ténèbres. Car, ne l’oublions pas, Jésus l’a dit : « Je suis avec vous jusqu’à la fin des temps »


mardi 28 août 2018

Mardi 28 aôut. Appel au jeûne et à la pénitence des parieurs bénédictins.


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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            Chers lecteurs, chers amis, vous qui me faites l’honneur de lire et quelquefois d’apprécier mes billets, je voudrais aujourd’hui vous lancer un pressant appel.  Bien sûr, je m’adresse d’abord à ceux qui ont reçu la parole du Christ et s’efforce de la mettre en pratique. Mais peut-être ces lecteurs non croyants mais de bonne volonté voudront-ils bien se joindre à cette initiative.

            L’Église catholique traverse une très grave crise. Il est inutile de sa cacher derrière le petit doigt ; il est nécessaire de dire la vérité, telle du reste que l’a dite Mgr VIGANO, dont vous pourrez lire la lettre au pape sur l’excellent Blog de notre amie Jeanne SMITS


            Oui, il y a eu des prêtres et des hauts prélats qui ont été des prédateurs sexuels d’enfants et surtout d’adolescents. L’un d’eux a du reste été déchu de sa dignité cardinalice. Son comportement était connu de Benoît XVI qui avait pris les sanctions nécessaires, lesquelles ont été, semble-t-il, levées par le pape François. Un silence épais et lâche a entouré les agissements criminels de nombreux prêtres aux États-Unis, au Chili, en Irlande. Je n’ai aucune envie de jouer les accusateurs publics. Mais j’ai le devoir et le droit de m’élever avec colère contre cette complicité du silence. Oui, Jean-Paul II visait bien le lobby homosexualiste du Vatican quand il parlait des « fumées de Satan ».
            Je vous lance donc un appel : il consiste à jeûner tous le vendredi, à partir du 31 août et jusqu’à fin décembre et à faire pénitence (en fonction de ses conditions morales, humaines, sociales), à prier abondamment, notamment le chapelet, en réparation, et à propager autour de vous cette initiative. Seule la prière, seule la pénitence, seul le jeûne sont de nature à faire comprendre que le peuple de Dieu est profondément blessé et qu’il refuse de se faire le complice d’un comportement clérical et mondain : « que votre oui soit un oui et votre non, un non ! »
            Je vous demande instamment, ce que je fais rarement, de mettre un j’aime sur Facebook.
            Vous comprendrez que je dissocie mes habituelles chroniques de ce billet. Elles ferons l’objet d’une publication séparée, datée du même jour.