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mardi 7 novembre 2017

07 novembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. L'homme s'incline devant le veau d'or !

 Nous poursuivons avec notre bon Léon !
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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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On ne peut pas vivre sans argent.

             "In-con-tes-ta-ble-ment. Et c’est si vrai que, quand on en manque, on est forcé de prendre celui des autres. Cela peut se faire, d’ailleurs, avec beaucoup de loyauté.
             "« Je ne force personne, fait observer affablement un prêteur à cinquante pour cent, mais j’ai des risques et il faut que l’argent travaille. » Vivre sans argent est aussi inconcevable pour cet homme juste que vivre sans Dieu pour un solitaire de la Thébaïde. Et ces deux viveurs ont raison, puisque leur objet est identique, inexprimablement IDENTIQUE.
             "Ayant déjà tellement prouvé qu’il est impossible de vivre sans manger, il est à peu près oiseux d’entreprendre la démonstration de la vitale nécessité de l’argent. Manger de l’argent ! hurlent en chœur les pères de famille. Quel trait de lumière que cette locution métonymique.
             "Hé ! Que pourrait-on manger, dites-le moi, si on ne mangeait pas de l’argent ? Existe-t-il dans le monde une autre chose qui soit mangeable ?
             "N’est-il pas clair comme le jour que l’Argent est précisément ce même Dieu qui veut qu’on le dévore et qui seul fait vivre, le Pain vivant, le Pain qui sauve, le Froment des élus, la Nourriture des Anges, mais, en même temps la manne cachée que les pauvres cherchent en vain ?
             "Il est vrai que le Bourgeois, qui sait presque tout, ne pénètre pas ce mystère. Il est vrai aussi que le sens du mot « vivre » ne lui est pas clair, puisque l’argent sans lequel il soutient généreusement qu’on ne peut pas vivre est, néanmoins, pour lui, une QUESTION de vie ou de mort…
             "N’importe, il le possède, voilà l’essentiel. S’il ne le mange pas lui-même, d’autres le mangeront après lui, c’est sûr.
             "Mais quand il profère ces mots redoutables, j’ose le mettre au défi de ne pas ressembler à un vrai prophète et de ne pas affirmer Dieu avec une force infinie. Trahitur sapientia de occultis." [Texte intégral.]
In
In
Léon BLOY.
Exégèse des Lieux Communs. Rivages poche/Petite Bibliothèque. N°501.
Payot et Rivages, Paris, 2015. (Section X. Page 28.)
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2. COMMENTAIRES.
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Léon BLOY, on le sait, vécut dans une très grande pauvreté. Il eut à faire – sa correspondance le prouve – à des « chrétiens » qui n’avaient de chrétiens que le nom ; il sollicité leur aide et se vit rebuté par nombre d’entre eux. C’est qu’il frappait à la mauvaise porte, celle des « bourgeois » précisément qu’il ridiculise dans son Exégèse des lieux communs et dont il parle avec une âpreté terrible dans son roman Le Désespéré. Dans l'exégèse de ce lieu commun, il illustre ce que disait notre saint Jean Bouche d'or : "Tout riche est voleur ou fils de voleur"
Il est tout à fait clair, à mes yeux du moins, que ce qui condamne ce monde est l’économisme, la primauté du profit, du bénéfice, de l’investissement, au détriment de tout ce qui donne du prix à la vie humaine et qui ne se laisse pas réduire à un compte de résultat, à des statistiques, à des impôts ou à des prestations sociales.
Ce monde a besoin d’amour. Voilà qui me rappelle cette phrase de saint Vincent de Paul à sainte Louise de Marillac, et qui résume en fait toute l’approche de la pauvreté comme de la richesse : « Ma fille, disait-il, souvenez-vous qu’il nous faut beaucoup d’amour pour que les pauvres nous pardonnent le pain qu’on leur donne ». Ce n’est manifestement pas devant un guichet de la CAF ou de la Sécu que l’on trouve cet amour. On ne saurait blâmer les fonctionnaires qui, derrière l’hygiaphone, aident les bénéficiaires à remplir des formulaires incompréhensibles. Ils font leur métier, un métier où ils ne sont que de simples rouages d’un système fait pour broyer les personnes.
Toutes les relations humaines ne se résument pas à des transactions commerciales non plus qu’à de savants calculs que les fiscalistes de BERCY établissent pour, disent-ils, protéger les plus démunis. Ils ne protègent rien du tout. Ils ne font qu’enfoncer dans la servitude des dizaines de personnes qui vivent, ou plutôt survivent, dans des conditions inacceptables et que nous ne voulons pas voir ni, bien sûr, imaginer. Nous nous inclinons devant le veau d'or, et c'est pourquoi il y a des pauvres (et il y en aura toujours avec nous disait et dit Jésus qui connaissait l'insondable perversité de notre coeur.
Pour des raisons personnelles que je n’ai pas à expliquer ici, j’ai vraiment pris conscience qu’au-delà du geste de don, la parole, le sourire et l’ouverture du cœur font des merveilles et réjouissent le chœur des anges qui qui chantent l’Agneau.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Damer le pion aux grandes surfaces voraces : l’exemple des producteurs alsaciens !

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Ces fanatiques étaient prêts à tout.


Cependant, on peut se poser la question : qui leur a vendu ces armes, ces chars, ces substances chimiques ? Qui avaient intérêt à le faire ?
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C’est sûr qu’avec des énarques comme responsables administratifs, l’armée française est bien dirigée.

Décidément, on marche sur la tête.

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Et nous nous ouvrons des mosquées.

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Pendant combien de temps ce scandale va-t-il durer ?

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Excellente analyse du problème de la croix de Ploërmel.


mardi 13 octobre 2015

13 octobre 2015. Nouvelles de la Résistance. Le fric d'abord, le pouvoir ensuite ! Premier billet du jour.

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Très chers lecteurs, je vous remercie d'être chaque jour un peu plus nombreux, je vois que vous appréciez la devise que je vous rappelle :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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1. La citation du jour.
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"Il y a une richesse qui sème la mort partout où elle domine : libérez-vous-en et vous serez sauvés. Purifiez votre âme, rendez-la pauvre pour pouvoir entendre l'appel du Sauveur qui vous redit : « Viens et suis-moi ». Il est la voie où marche celui qui a le cœur pur : la grâce de Dieu ne se glisse pas dans une âme encombrée et déchirée par une multitude de possessions. 
Celui qui regarde sa fortune, son or et son argent, ses maisons, comme des dons de Dieu, celui-là témoigne à Dieu sa reconnaissance en venant en aide aux pauvres avec ses biens. Il sait qu'il les possède plus pour ses frères que pour lui-même ; il reste maître de ses richesses au lieu d'en devenir esclave. Il ne les enferme pas en son âme, pas plus qu'il n'enserre sa vie en elles, mais il poursuit sans se lasser une œuvre toute divine. Et si un jour sa fortune vient à disparaître, il accepte sa ruine d'un cœur libre. Cet homme-là, Dieu le déclare bienheureux, il l'appelle « pauvre en esprit », héritier assuré du Royaume des Cieux (Mt 5,3)... 
Il y a, à l'opposé, celui qui blottit sa richesse en son cœur, au lieu du Saint Esprit. Celui-là garde en lui son argent ou ses terres ; il accumule sans fin sa fortune, et ne s'inquiète que d'amasser toujours davantage. Il ne lève jamais les yeux vers le ciel ; il s'embarrasse dans les pièges de ce monde, car il n'est que poussière et il retournera à la poussière (Gn 3,19). Comment peut-il éprouver le désir du Royaume, celui qui, au lieu du cœur, porte un champ ou une mine, lui que la mort surprendra fatalement au milieu de ses désirs déréglés ? « Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur » (Mt 6,21)."
In
Saint Clément d'Alexandrie (150-v. 215), théologien. 
Homélie « Quel riche peut être sauvé ? » (trad. cf coll. Ichtus, t. 6, p. 34).
Diffusé par le remarquable site L'Evangile au quotidien.
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2. Commentaires.
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Le spectacle du monde qui se dit civilisé ainsi que celui qui prétend le devenir laisse rêveur.
Nos hommes politiques ne s’intéressent qu’à l’argent. Ils le font de deux manières. D’une part ils ne parlent que du pouvoir d’achat, de la manière de le préserver et de l’augmenter, et d’autre part, ils ne s’intéressent qu’à la manière dont ils pourront le faire rentrer dans les caisses de l’Etat, quand ce n’est pas dans la poche des élus (je ne parle pas ici de la corruption, mais des avantages de toutes sortes que ces derniers s’attribuent). La moindre annonce d’une mesure (comme ils disent) est immédiatement suivie d’un chiffrage qui en donne le coût, à croire que la réalité est faite de billets de banques.
Les médias, eux, suivent la même voie : gloses innombrables sur l’évolution du CAC 40, moyens de préserver son argent par de bons placements, conseils pour optimisation fiscale. Tout est bon pour ramener le lecteur à la seule question qui semble l’intéresser : le fric.
Ne parlons pas de la publicité qui nous informe sur les moyens de comparer les prix, d’acheter moins cher, d’avoir des réductions sur des achats de voitures, etc. Là encore, il semble bien que le seul appât soit l’argent. En somme, tous pense que nous avons un coffre-fort à la place du cœur. C’est là un signe de profond mépris.
Entendons-nous bien. Que chaque père et mère de famille s’efforce de donner du confort, des loisirs, un bien-être minimum à ses enfants et à la cellule familiale dont il a la charge est parfaitement normal et ne mérite pas d’être condamné. Ce qui ne l’est pas, c’est la focalisation de toutes les activités, de tous les propos, de tous les désirs sur l’argent. Ces tendances endurcissent le cœur.
Et, dussè-je vous étonner, je trouve normal que les plus aisés payent plus d’impôts que les moins riches. Ce n’est pas l’impôt qui me paraît injuste, c’est l’usage qu’en font les hommes politiques, socialistes en tête : subventions à des associations satellites du PS ou d'autres partis, à des associations largement minoritaires dans le pays qui ont l'heur de soutenir l’iniquité, traitements et indemnités, ainsi que bonnes places donnés larga manu aux copains, sans aucun égard pour leurs compétences, douteuses initiatives culturelles, soutenues à coup de subventions elles aussi.
Il faudrait aussi parler des multinationales qui saccagent la nature et dont le seul but, la seule motivation est de faire du fric. Vous n'aurez pas à chercher longtemps pour voir comment elles se comportent en Amazonie, en Afrique, dans certaines Îles de l'Indonésie, et, en Europe, tout simplement dans la pauvre UKRAINE.
En vérité, l’usage que tous font du dieu argent ne sert qu’un seul et unique but : le pouvoir. Nous attendons des saints pour nous gouverner. Je ne vois point encore d’auréole surgir à l’horizon.
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3. Informations diverses.
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Terribles nouvelles à propos des chrétiens d'Orient.














mardi 26 octobre 2010

Quand un prix Nobel se pique de non-morale

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En 1970, Jacques MONOD déclarait : "La connaissance vraie ignore les valeurs". Il rejetait hors du domaine de la science tout ce qui relevait de "l'éthique individuelle ou collective "par essence non-objective" ajoutait-il.
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Voilà qui est terrifiant. Car si la science vraie ignore les valeurs, j'aurais aimé savoir sur quoi se serait appuyé MONOD pour condamner les "expériences" conduites par les médecins nazis dans les camps d'extermination, expériences qui cherchaient à déterminer, par exemple, les limites de la résistance humaine à la souffrance, au manque de sommeil, ou aux toxiques.
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En fait, notre prix Nobel défendait là une position intenable. Mais bien avant lui, toute une pléiade de savants, au nom du transformisme, de l'objectivité de la science, de "l'observation" (disaient-ils), justifiaient l'esclavage, et notamment l'esclavage des sujets africains : on n'en finirait pas de citer les noms de ces "savants" et des horreurs qu'ils ont écrites en vertu de la science. Ainsi, au milieu du XIXe siècle, VOGT osait dire "La crainte des conséquences pratiques ne doit jamais avoir aucune influence sur les conclusions scientifiques. La nature n'est pas faite pour être l'esclave théorique de l'homme". Et c'est au nom d'une nature annexée par leur suffisance, que se fondant sur des "observations" prétendues scientifiques, il osait dire que les noirs étaient plus près des singes que de l'homme blanc. Et il ajoutait, tenez-vous bien : "Il nous sera fort égal que le démocrate des Etats du Sud trouve, dans les résultats de nos recherches, la confirmation ou la condamnation de sa prétention que l'esclavage est ordonné par Dieu [...], ou que le Yankee, dans son orgueil de race, qui lui permet de manger ce qu'un nègre a préparé pour sa table, mais qui lui défend de s'asseoir à côté d'un nègre dans la même chambre ou dans le même wagon, cherche un appui dans nos allégations." VOGT enseignait à GENEVE.
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Mais pas le Docteur Julien-Joseph VIREY qui disait : "le nègre est et sera toujours un esclave ; l'intérêt l'exige, la politique le demande, et sa propre constitution s'y soumet presque sans peine". Ce "savant" était français. Mais d'autres savants, français ou étrangers lui emboîtaient le pas, sur le même ton, avec la même virulence ignoble : Georges CUVIER, Samuel-Thomas SÖMMERING, Charles WHITE, William LAWRENCE, et notamment TIEDEMANN qui jugeait, avec une hypocrisie abominable, l'esclavage naturel dans son existence, mais politiquement détestable. Il faudrait encore mentionner GOBINEAU et son Essai sur l'inégalité des races. GRATIOLET, BROCA, élaboraient des théories racistes tout aussi scientifiques. Il faudrait que je cite encore Abel HOVELACQUE, linguiste et anthropologue. Tous ces hommes avaient en commun une haine viscérale du christianisme, et étaient profondément anti-religieux, tout comme MONOD, du reste, qui l'a dit haut et fort. Je vous renvoie aussi au billet que j'ai consacré au discours honteux de Jules FERRY prononcé en juillet 1898, par lequel il défendait le droit des "races supérieures "à imposer la civilisation aux "races inférieures".
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Pour l'honneur de la science et de la politique, il s'est trouvé quelques savants comme Frédéric LACROIX, ou hommes politiques, comme Victor SCHOELCHER, pour condamner, le premier la "colossale bouffonnerie" des travaux de CUVIER ou de VIREY, le second pour lutter contre une atteinte si grave à la dignité humaine.
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Mais pour ces savants-là, il s'agissait de lutter contre "le mythe d'Adam" et le monophylétisme, ou théorie qui fait descendre d'un ancêtre unique l'humanité entière, affirmation proclamée par l'Eglise dès son origine.
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Ne croyez pas que le XIXe siècle a le triste privilège de défendre ces théories. Encore en 1907, un certain THULIE osait dire : "Il y a des races qui sont restées dans une immobilité presque totale et ont été incapables de s'organiser en société".
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Pour terminer, je voudrais citer un passage de l'article de Claude BLANCKAERT, publié dans le Volume I de la livraison Des Sciences contre l'homme, Éditions Autrement, série Science et société, N°8, Paris, 1993 (j'y ai puisé les citations et les noms des chercheurs que j'ai évoqués plus haut) :
"Aussi bien est-il permis à l'historien, au philosophe ou à l'honnête lecteur des ouvrages scientifiques de s'étonner. Les biologistes affirment souvent que la loi inflexible de la 'nature humaine' est génétiquement programmée, et qu'elle est sinon immuable, du moins fort contrainte dans ses accomplissements. Pourtant les biologistes ne cessent depuis un siècle de faire évoluer la notion commune que se font les hommes vulgaires : tour à tour définis par leur race, leur sang, leurs pulsions, leurs neurones, leurs gènes, ceux-ci se retrouvent assignés à une biologie en perpétuelle mutation. Qui plus est, on requiert d'eux qu'ils révisent régulièrement leur 'conception' de la nature humaine en fonction des 'progrès' d'une discipline dont les représentants sont loin d'être unanimes." [...]
"Le gouvernement des experts fait encore violence aux aspirations morales - risquons le mot- de tous ceux qui n'ont pas rejeté la problématique religieuse traditionnelle. Selon le récit biblique, Adam et Eve perdirent leur prétention au Paradis pour avoir mangé des fruits de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, 'un arbre inconnu de la science. C'est cette connaissance qui fait notre transcendance, notre danger, notre humanité' (citation de l'historien John GREENE entre ' ')".
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Je sais ! Vous allez me dire que vous ne voyez pas ce que ce long billet a à voir avec l'actualité. Et pourtant ! Si les idéologies (dont tous les concepteurs affirment le caractère scientifique, de MARX à Adam SMITH et sa "main invisible du marché") consistent à ne pas se soucier de l'homme concret, le seul qui selon moi vaille que l'on s'intéresse à lui, elles ne peuvent être que fondamentalement insensibles aux valeurs, c'est à dire qu'elles sont immorales. Voilà pourquoi certaines formes de grèves sont fondamentalement empreintes d'immoralité. Mais voilà pourquoi aussi la cupidité et la volonté d'accaparement des plus riches sont tout aussi immorales et sans doute plus, car ceux-ci n'ont pas l'excuse de l'ignorance.
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J'espère ne pas vous avoir enquiquiné avec ce prix Nobel qui se pique de non-morale. Mais quelqu'un n'avait-il pas dit, il y a assez longtemps : Science sans conscience n'est que ruine de l'âme". J'ajoute que ce billet est tout particulièrement destiné à un lecteur ami qui comprendra pourquoi c'est maintenant que je produit ce poulet.
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mercredi 18 mars 2009

Une leçon d'économie

Petit apologue qui m'a été transmis ce matin même par l'un de mes enfants :
"Le principe des impôts semble pouvoir s'expliquer par une logique assez simple. Mais beaucoup pourtant ne le saisissent toujours pas. Comme c'est la saison des taxes, laissez-moi vous l'expliquer en des termes simples que tout le monde peut comprendre.
Imaginons que tous les jours, 10 amis se retrouvent pour boire une bière et que l'addition totale se monte à 100 euros. Normalement, cela ferait 10 euros par personne, mais nos dix amis décidèrent de payer cette facture selon une répartition qui s'inspire du calcul de l'impôt sur le revenu, ce qui donna à peu près ceci:
- les quatre premiers (les plus pauvres !?), ne paieraient rien,
- le cinquième paierait 1 euro,
- le sixième paierait 3 euros,
- le septième paierait 7 euros,
- le huitième paierait 12 euros,
- le neuvième paierait 18 euros,
- le dernier (le plus riche ?!) devrait payer 59 euros.
Les dix hommes se retrouvèrent chaque jour pour boire leur bière et semblaient assez contents de leur arrangement. Jusqu'au jour où le tenancier les plaça devant un dilemme : «Comme vous êtes de bons clients, dit-il, j'ai décidé de vous faire une remise de 20 euros sur la facture totale. Vous ne payerez donc désormais vos 10 bières que 80 euros au lieu des 100 euros». Le groupe décida de continuer à payer la nouvelle somme de la même façon qu'ils auraient payé leurs taxes. Les quatre premiers continuèrent à boire gratuitement. Mais comment les six autres (les clients payants) allaient-ils diviser les 20 euros de remise de façon équitable ? Ils réalisèrent notamment que 20 euros divisés par 6 faisaient 3.33 euros. Mais s'ils soustrayaient cette somme de leur partage alors le cinquième et le sixième homme devraient être payés pour boire leur bière. Le tenancier du bar suggéra qu'il serait plus équitable de réduire l'addition de chacun d'un pourcentage du même ordre. Il fit donc lui-même les calculs, ce qui donna à peu près ceci :
- le cinquième homme, comme les quatre premiers ne paya plus rien (un pauvre de plus? Ndt) ,
- le sixième paya 2 euros au lieu de 3 (soit une réduction de 33%),
- le septième paya 5 euros au lieu de 7 (soit une réduction de 28%),
- le huitième paya 9 euros au lieu de 12 (soit une réduction de 25%),
- le neuvième paya 14 euros au lieu de 18 (soit une réduction de 22%),
- le dixième et dernier paya 50 euros au lieu de 59 euros (soit une réduction de 16%) Chacun des six «payants» donc paya moins qu'avant et les 4 premiers continuèrent à boire gratuitement.
Mais une fois hors du bar, chacun compara son économie :
- «J'ai seulement eu 1 euro sur les 20 euros de remise», dit le sixième, il désigna le dixième «Lui, il a eu 9 euros !».
- «Ouais!! dit le cinquième, j'ai seulement eu 1 euro d'économie».
- «C'est vrai !» s'exclama le septième, «Pourquoi aurait-il 9 euros alors que je n'en ai eu que 2 ? Le plus riche a eu le plus gros de la réduction !»
- «Attendez une minute» cria le premier homme, «Nous quatre n'avons rien eu du tout. Le système exploite les pauvres !».
Les 9 hommes cernèrent le dixième et l'insultèrent. Le soir suivant le dixième homme (le plus riche?) ne vint pas. Les neuf autres s'assirent et burent leur bière sans lui. Mais quant vint le moment de payer leur note ils découvrirent quelque chose d'important : ils n'avaient pas assez d'argent pour payer ne serait-ce que la moitié de l'addition! Et cela, mes chers amis, est le strict reflet de notre système d'imposition. Les gens qui payent le plus de taxes tirent le plus de bénéfice d'une réduction de taxe. Taxez les plus fort, accusez-les d'être riches et ils risquent de ne plus se montrer. En fait ils pourraient commencer à aller boire à l'étranger...
Pour ceux qui ont compris, aucune explication n'est nécessaire. Pour ceux qui n'ont pas compris, aucune explication n'est possible.
David R. Kamerschen, Ph. D. Professeur d'économie."
Ô sancta simplicitas !

lundi 10 novembre 2008

Des vérités qui dérangent

Lu, ce week-end, dans la lettre de saint Jacques ceci qui me fait réfléchir :

Eh bien, maintenant ! vous qui dites : "Aujourd'hui ou demain nous irons dans telle ville, nous y passerons l'année, nous ferrons du commerce et nous gagnerons de l'argent !". Vous qui ne savez pas ce que vous deviendrez demain : vous êtes une vapeur qui paraît un instant, puis disparaît. [...] Eh bien maintenant les riches ! Pleurez, hurlez sur les malheurs qui vont vous arriver. Votre richesse est pourrie, vos vêtements sont rongés par les vers. Votre or et votre argent sont rouillés, et leur rouille témoignera contre vous : elle dévorera vos chairs ; c'est un feu que vous avez thésaurisé dans les derniers jours ! Voyez : le salaire dont vous avez frustré les ouvriers qui ont fauché vos champs, crie, et les clameurs des moissonneurs sont parvenues aux oreilles du seigneur des Armées. Vous avez vécu sur la terre dans la mollesse et le luxe, vous vous êtes repus au jour du carnage. Vous avez condamné, vous avez tué le juste. Il ne vous résiste pas (Jc, 4, 13 - 5, 6).
Il se peut que ces paroles prophétiques déplaisent. Mais on ne peut pas annuler la Parole. Et on ne peut oublier que l'argent a été déclaré TROMPEUR par le Verbe de Dieu. Trompeur ! Vous avez bien entendu. Il est dit après qu'il faut se faire des amis avec cet argent trompeur. et ceci signifie qu'il convient de le partager, bien qu'il soit trompeur, avec des amis, plutôt que de le thésauriser.
En ces temps de crises financière, économique, morale, vraie crise de civilisation, il est indispensable de garder en mémoire ces terribles paroles, et de les mettre en pratique soi-même, sous peine d'être menteur si l'on se dit disciple de Jésus. Ceux qui ne le sont pas peuvent toujours les méditer, tenter d'en voir la justesse, et les appliquer de même.

jeudi 14 août 2008

Le péché du monde

Dix jours de silence dans un cadre de verdure habillé de soleil ou pluie mais toujours peuplé d'oiseaux. Au milieu des mille occupations du service que j'assurais, j'ai pu lire un livre tout à fait remarquable de Dominique DAGUET (Le Linceul du Ressuscité. [Sarment,] Éditions du Jubilé, sans mention de lieu, 2004) qui ne se laisse pas résumer. C'est une sorte de méditation sur le Linceul de Turin, une méditation sur ce que révèle l'examen de ce linge, reconnu aujourd'hui par les scientifiques comme irreproductible. Au chapitre XII de cet ouvrage, un chapitre au titre très long qui se termine par cette exclamation : Et le péché n'est autre que l'épouvante !, l'auteur, page 309 et 310 décrit le péche des hommes du vingtième et du vingt-et-unième siècle : les camps de concentration, les innocentes victimes juives et tsiganes, les victimes des soviétiques et le Goulag, les persécutions et tortures de toutes sortes dont les opposants sont aujourd'hui encore les cibles en Chine, et le péché (je cite) des politiques avides d'exercer un pouvoir, fût-ce sur des cimetières ; [celui] des accapareurs des biens de ce monde et qui trouvent convenable, juste et naturel de posséder jusqu'à cent millions de fois plus que l'humble artisan. A ce point de son développement, Dominique DAGUET donne, dans la note 262, un texte de George KENNAN, chef du Service du Planning des Politiques du Département d'Etat. Je vous le livre avec effarement.
Notre pays, dit ce distingué monsieur, possède autour de 50 % des richesses du monde, mais seulement 6,3 % de sa population... Dans cette situation, nous ne pouvons pas éviter d'être l'objet d'envie et de ressentiment. Notre travail véritable [...] est de mettre en oeuvre un jeu de relations qui nous permettra de maintenir cette situation d'inégalité. Pour cela nous avons à laisser tomber toute sentimentalité et tout rêve éveillé. Nous ne pouvons pas nous permettre le luxe d'être altruistes et de jouer aux bienfaiteurs mondiaux. Nous devons renoncer à aspirer à être aimés ou à être regardés comme le réceptacle d'un noble altruisme international. Le jour n'est pas loin où nous allons avoir à traiter en termes directs de pouvoir. Moins nous serons encombrés de slogans irréalistes, mieux cela vaudra pour nous.
Puis Dominique DAGUET fait suivre ce texte épouvantable d'une imprécation que BOSSUET lança contre les mauvais riches, dans son Panégyrique de Saint François d'Assise : Je dis donc, ô riches du siècle, que vous avez tort de traiter les pauvres avec un mépris si injurieux. Afin que vous le sachiez, si nous voulions monter à l'origine des choses, nous trouverions peut-être qu'ils n'auraient pas moins de droit que vous aux biens que vous possédez.
Il me semble que ces textes parlent d'eux-mêmes, qu'il n'y a pas lieu de les commenter plus avant, mais seulement d'affirmer avec force que le Salut n'est rien d'autre que la libération par Jésus de toutes ces chaînes dont nous sommes encombrés. Tout cela vaut mieux que le discours sur la responsabilité et la liberté opposé à la rengaine de la solidarité. Tant que nous ne prendrons pas conscience de la fraternité ontologique qui nous relie les uns aux autres, nous serons les spectateurs impuissants d'un théâtre politique qui marie le cynisme au ridicule, l'impuissance à l'orgueil, et l'injustice à la manipulation.

jeudi 22 mai 2008

Lamentations sur les riches

Aucune considération politique, aucune considération psychologique ne peuvent déterminer l'homme charnel à pratiquer la vertu. Il faut des considérations spirituelles et mystiques pour que la chair de l'homme soit visitée. Comment, en effet, ne pas être bouleversé par ce que dit saint Jacques dans son épître (5, vv 1-6) : Ecoutez-moi, vous, les gens riches ! Pleurez, lamentez-vous, car des malheurs vous attendent. Vos richesses sont pourries, vos vêtements sont mangés des mites, votre or et votre argent sont rouillés. Cette rouille vous accusera, elle dévorera vos chairs comme un feu. Vous avez amassé de l'argent, ALORS QUE NOUS SOMMES DANS LES DERNIERS TEMPS (c'est moi qui met des majuscules). Des travailleurs ont moissonné vos terres et vous ne les avez pas payés ; leur salaire crie vengeance, et les revendications des moissonneurs sont arrivées aux oreilles du Seigneur de l'Univers.
Le contexte l'indique : ce n'est pas richesse en soi qui est condamnée, c'est la richesse obtenue par l'injustice. Ainsi, tout riche doit s'interroger sur l'origine de sa richesse, et ne pas hésiter à pratiquer le partage.
Il est intéressant de noter le commentaire de Jacques : alors que nous sommes dans les derniers temps. Dans un livre tout à fait passionnant, Arnaud-Aaron UPINSKY, mathématicien, philosophe et linguiste, analyse les caractéristiques des temps apocalyptiques, tels qu'elles ont été énoncées par Jésus (Marc, 13, 19 ; Matthieu, 24, 3). Aucun d'entre eux, à lui tout seul, ne suffit à en signer l'avènement. C'est leur survenue simultanée qui en signe l'inauguration. UPINSKY en distingue sept : (a) des signes annonciateurs comme les guerres, soulèvements, tremblements de terre, et par endroits, des pestes et des famines ; (b) l'annonce de l'Evangile à toutes les nations, qui est accomplie, notamment par les voyages des évêques de Rome dans tous les continents ; (c) la multiplication des faux prophètes que sont les scientifiques et leur orgueil démesurée, les idéologues et maîtres du soupçon, comme NIETZSCHE, FREUD et MARX, les gourous de sectes ésotériques ; (d) l'apostasie générale, marquée selon UPINSKY par la progression de l'ABSTRACTION, les statistiques de la fréquentation des églises, la contradiction épistémologique des clercs qui ont abandonné la philosophie réaliste au profit de la philosophie idéaliste ; (e) l'abomination dans les lieux saints, qui se manifeste, par exemple, par le scandale des prêtres pédophiles, ou se trouve dénoncée dans les messages de Fatima et de la Salette ; (f) la diaspora et le retour à Jérusalem, avec la proclamation de Jérusalem comme capitale éternelle de l'état d'Israël, et la fin des nations, manifestée entre autre par la mondialisation, la globalisation de l'économie, et l'émigration massive et clandestine ; (g) le culte du veau d'or, qui s'exprime dans le capitalisme financier, l'appétit de l'argent que tous, du plus petit au plus grand, nous manifestons, le plus scandaleux, étant l'appétit des riches, déjà repus d'argent, ne sachant même plus qu'en faire. Du reste, l'Apocalypse le dit (13, 17) : Personne ne peut plus acheter ou vendre, s'il n'est pas marqué de la marque de la bête, ou de son nom, ou du chiffre de son nom. UPINSKY remarque que la définition d'acheter et de vendre renvoie vraisemblablement à une monnaie. Je suis, personnellement, tenté d'y voir le dollar, monnaie de réserve dont la crise prévisible et certaine - personne n'en parle, mais tous les économistes la craignent - va entraîner une catastrophe économique épouvantable.
En vérité, notre civilisation marchande, matérialiste, est déjà condamnée. Pour développer cette conclusion, je reviendrai sur ce qu'a dit René GIRARD dans un de ses livres : "Quand ces choses apparaîtront".
(UPINSKY n'est pas un fou ou un illuminé. Il a été l'inspirateur, l'organisateur et le directeur du Symposium de ROME consacré au Linceul de Turin en 1993, et il a définitivement cloué le bec au Pr TITE, coordinateur du projet de datation du Linceul au Carbone 14. TITE sera contraint, du reste, à reconnaître qu'il n'a jamais prétendu que le Linceul était un faux. UPINSKY démontre que l'article publié dans la revue Nature, à l'instigation de TITE, aurait dû être refusé en raison du faible seuil de significativité des résultats de datation du Linceul, [5 %, contre 30 à 90 % pour les échantillons témoins, datés de manière certaine].)
Référence.
Arnaud-Aaron UPINSKY.
L'énigme du Linceul. La prophétie de l'an 2000.
Fayard, Paris, 1998.