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lundi 19 juin 2017

19 juin 2017. Nouvelles de la Dissidence ! Raisons d'un changement.

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À mes lecteurs habituels :

À partir de ce jour, mes billets ne commenceront pas, comme sous le calamiteux quinquennat de monsieur HOLLANDE, par le titre Nouvelles de la Résistance, mais par celui de Nouvelles de la Dissidence.
Le totalitarisme libéral-libertarien, la vacuité culturelle, et la négation de la patrie ont triomphé hier avec les élections qui ont vu la victoire du « parti » (?) du Président MACRON. Ils marchent, les députés dits LREM, mais pour aller où ? Vers plus d’Europe intégrée et inféodée aux États-Unis, vers une concurrence acharnée et une recherche effrénée du bénéfice, vers un remplacement progressif de l’homme par la machine.
Les imbéciles glosent et répètent à l’envi que les abstentionnistes n’ont pas le droit de se plaindre. Ils sont donc incapables de comprendre que cette abstention, cette désertion des urnes est la manifestation d’un divorce profond, irréparable entre le peuple et ceux qui prétendent nous gouverner.
Qu’on ne s’y méprenne pas. Il se peut que certaines des mesures préconisées par le Président de la République aient le phénotype de bonnes mesures ; les chefs d’entreprise se réjouiront de la flexibilité offerte par la nouvelle version de la loi réformant le code du travail. Que les syndicats s’y opposent pour des motifs qui n’ont rien à voir avec le respect que l’on doit aux hommes, mais pour préserver leur pré-carré, leur puissance et leurs emplois n’enlève rien à la nécessité de protéger les salariés de la rapacité des grandes sociétés internationales qui cherchent le profit avant la justice, la vraie, pas celle des lois ou des règlements, celle qui vient de la charité.
J’ai le bonheur d’être consultant dans une société de recherche sur contrat, très performante, constituée d’une équipe de personnes hautement qualifiées, qui travaillent dans une atmosphère d'amitié, de complémentarité et d'humilité. Qu’il faille à ce genre d’entreprise à risque de la fluidité, c’est l’évidence. Mais que le simple goût du profit autorise des délocalisations, des licenciements sans réelle cause pour des grandes entreprises, c’est insupportable.
Nous vivons sur l’idée fausse que le progrès est indéfini, notamment le progrès technique. Or nos ressources terrestres sont finies et je vois mal comment les milliards d’êtres humains qui peuplent notre planète pourraient un jour et d’un seul coup coloniser Mars ou une planète quelconque.
Il nous faut délibérément être dissident d’une dissociété qui conduit l’homme à sa perte. Cela suppose des changements de comportements, une certaine ascèse, le retour à des modes de consommation plus respectueux des petits commerçants qu’il faut aider et protéger de la concurrence des grossiums de la finance. Désertons les grandes surfaces, leurs pompes et leurs oeuvres.
Il faut se déclarer hautement dissident de cette dissociété. Le dire, le faire savoir, le vivre, nous réunir, et retrouver ce qui fait le génie de notre patrie : (a) une joie de vivre qui fait taxer les Français de légèreté, (b) un esprit critique aiguisé qui doit nous conduire à fuir les médias stipendiés eux ordres des Rothschild (Libération) ou des Pierre Bergé (Le Monde), ou des Matthieu Pigasse (Les Inrocks) ou que sais-je encore ? J’ai senti, au fil des jours, un journal que j’appréciais, L’opinion, glisser vers le macronisme mou : exit L’Opinion, idem pour Le Point ou pour L’Express (Patrick Drahi). Nous désabonner de ces revues. Et suivre les sites de ré-information. Il n’en manque pas, à commencer par l’excellente revue Causeur. (c) Un véritable esprit de fraternité qui exclut tout racisme, mais aussi tout communautarisme, à commencer par l’islamisme radical, un amour de la France pour ce qu’elle a été, pour ce qu’elle est, et pour ce qu’elle offre à ceux qui la choisissent comme nouvelle patrie. (d) Enfin et surtout, une spiritualité, une culture, une esthétique inspirée de l’anthropologie chrétienne, la seule qui ait été durable, ceci dans le respect absolu de la séparation du domaine du politique et du domaine religieux, avec l’exigence non négociable de l’objection de conscience quand il s’agit de lois qui touchent à la vie et à la famille.
Ces quelques considérations ne doivent pas empêcher les dissidents de faire entendre leurs voix dans l’espace public, l’espace politique. C’est un droit inaliénable, un droit naturel, un droit constitutionnel.

Chers lecteurs, si vous approuvez cette analyse, je vous demande de dire sur Facebook que vous l'aimez. Certes, votre nom peut apparaître alors. Mais il ne faut pas craindre ceux qui peuvent tuer (symboliquement ou non)  les corps ! Il faut plutôt craindre ceux qui peuvent tuer l'esprit.
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INFORMATIONS DIVERSES.
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Je ferai une réponse circonstanciée à madame Sonia DEVILLERS demain.

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Sur la chasteté

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La censure contournée.

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Sur l’objection de conscience.

Les Suisses sont plus ouverts que les idéologues français.

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Réflexion sur le rejet de Dieu par les sociétés modernes.

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Les Russes ont de la ressource !


Vive la Sainte Russie !
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Le Pr SALAMITO répond à Michel ONFRAY :


Je dois dire que j’ai une certaine sympathie pour Michel ONFRAY qui a eu le courage de crever la baudruche de la psychanalyse, mais je pense qu’il se trompe complètement sur le christianisme, comme si quelque chose de l’ordre de la grâce refusée l’empêchait d’en voir la beauté et la vérité.
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Repose en paix, Gabi !

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Quand le peuple se révolte devant les oppresseurs zélés, serviteurs immoraux de l’État

dimanche 11 juin 2017

11 juin 2017. Nouvelles de la Résistance. Du vote en conscience et du bien commun.

Les extraits qui sont distillés cette semaine sont tirés d’un ouvrage collectif, appelé Transmettre l’essentiel, actes d’un colloque organisé par L’Académie d’éducation et d’études sociales. Artège-Lethielleux, Paris, 2016. Je ne donnerai que le nom du contributeur et la page de l’ouvrage. Nous abordons aujourd’hui la contribution de Madeleine de JESSEY, l’une des fondatrice de Sens commun dont les imbéciles ont dit tant de mal et qui, comme vous l’allez voir, est le fruit d’une très intense réflexion. Le contribution de Madeleine a pour titre Le juste exercice du pouvoir. Je rappelle qu’elle est agrégée de Lettres classiques et ancienne élève de l’École Normale Supérieure de la Rue d’Ulm.
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-Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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1. LES CITATIONS DU JOUR
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(a) "Le bien commun, je l’ai dit, c’est le bien de la cité, le bien civique. C’est ce qui permet d’atteindre, ce qu’on entend très souvent à l’heure actuelle, le « vivre ensemble ». Le fameux « vivre ensemble » qui donne très souvent l’impression d’une société dont l’idéal serait un ideal zen. « Nous allons bien vivre ensemble, nous allons être confortablement mis ensemble dans une même cité et nous allons nous sourire béatement les uns aux autres. Notre objectif, c’est d’atteindre une sorte de confort personnel dans lequel on ne se gênerait pas mutuellement.
"En réalité, le bien commun va bien au-delà de cette zen-attitude dans la cité. Il consiste au fond à rassembler les conditions qui permettront au citoyen de s’épanouir, qui permettront à l’homme de devenir plus homme, plus humain, de développer l’humanité, son humanité, et donc de développer son être.
[…].
"Donc si l’on s’en tient à une définition plus précise, le bien commun, c’est l’ensemble des conditions sociales qui permettent à une personne d’atteindre mieux et plus facilement son plein épanouissement. Je ne peux m’épanouir qu’à la condition de vivre dans une société qui me permet de m’épanouir."(Page 108.)

(b) "Pourquoi évoquer une crise du politique à travers cet exemple de la loi TAUBIRA ? Parce que cette loi n’avait plus pour finalité de bien de tous, mais par clientélisme, il s’agissait de donner satisfaction à un groupe particulier et à un groupe très réduit (le lobby LGBT). Pour satisfaire la revendication de ce groupe, on a remis en cause la définition du mariage, fondé sur l’altérité sexuelle. […]." (Page 109)

(c) "Si François HOLLANDE a mis en œuvre le mariage pour tous, ce n’était pas ultimement pour satisfaire la communauté LGBT, mais pour satisfaire son bien propre, c’est-à-dire pour asseoir son élection et éventuellement sa réélection. Par conséquent, le pouvoir politique non seulement ne visait plus le bien de tous, non seulement ne visait pas même le bien d’une communauté particulière mais il œuvrait à son bien propre en vue de sa propre réélection." (Page 110.)
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2 COMMENTAIRES
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Ces citations sont remarquables de clarté et de vérité. Elles vous expliquent les raisons pour lesquelles il est impossible (en tout cas, il m'est impossible) d’accorder son (mon) suffrage, au moment de ces élections législatives, à des candidats qui, pour être élus, se réclament d’un Président adepte de la GPA, de la PMA et absolument décidé à ne rien changer aux lois iniques et destructrices, concoctées dans les alambiques des ténébreuses loges maçonniques. En effet, rien n’empêchait des personnes de même sexe de vivre ensemble. Et il leur était même possible d’adopter. Ce que voulait HOLLANDE, TAUBIRA et les autres, c’est défier les lois de la nature – dont les « écologistes » se prétendent les défenseurs - et rendre à demi fertile des couples voués par nature à la stérilité..
Ne votez donc pas en conscience pour des candidats qui soutiennent ces lois. Pour ce qui me concerne : NON POSSUM !
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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C’est toute la question.


Je ne pense pas que monsieur MACRON y parviendra, car il n’aime pas sa patrie ; il aime le monde, il admire la civilisation technico-financière dont le modèle nous est fourni par les États-Unis d’Amérique.
Ainsi que je l’ai dit, je ne voterai jamais pour un candidat qui le soutient. Tout simplement parce que notre Président borne son analyse aux problèmes économiques, alors que le problème de la France est un problème d’identité et de civilisation, un problème essentiellement spirituel.
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Une nouvelle passée sous silence et qui est d’importance !

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Allons-nous nous laisser berner ?


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Dix règles de vie quotidienne !

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Être battu avec une centaine de députés en plus que l’opposition ?


C’est ce que les médias appellent une défaite !


lundi 18 juin 2012

Le parachutisme est un sport à haut risque

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Si j'étais méchant, je dirais que la seule bonne nouvelle qui surnage dans cet océan de désastre que sont les élections législatives dominées par la victoire sans appel du Parti Socialiste, c'est la défaite de Jacques LANG dans les Vosges, Jacques LANG, le porte-coton de feu le Président François MITTERRAND, le courtisan obséquieux et ridicule ! Mais je ne suis pas méchant, et je comprends qu'un homme qui a consacré sa vie à la politique puisse souffrir d'un tel échec. Sa fête de la musique aurait pu être une belle idée. Elle s'est transformée en fête païenne, orchestrée par l'administration à qui il faut déclarer sa production, l'administration qui se donne le droit de désigner les lieux où les orchestres et formations, où les chorales et les solistes auront le droit de se faire entendre par le public. Je préférais une aimable pagaille (elle s'étala lors des premières manifestations de cette fête) à cette grande machine idolâtre, et la fantaisie aux plaisirs frelatés et récupérés par le fric, le commerce, la publicité et les hommes politiques. Je resterai chez moi à écouter MONTEVERDI ou CHARPENTIER. Dommage ! Occasion ratée de faire connaître à notre Peuple autre chose que du rap ou des albums idiots lancés par les grandes maisons de production à grand renfort de publicité et de soutien médiatique. Dans le genre, je signale les Inrockuptibles, grande machine pseudo-culturelle, prétentieuse et gluante à force de complaisance.
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Monsieur LANG fait partie des parachutés. On a vu ce que ça donne le parachutage. Ségolène ROYAL ou Claude GUEANT en ont fait les frais. Le parachutisme est un sport à haut risque. Il faut le savoir. J'ai entendu la réaction de madame ROYAL après son échec. C'est celle d'une femme blessée, sans aucun doute, et on peut la comprendre. Mais cette réaction est idiote dans son contenu. Monsieur FALORNI est arrivé en deuxième position. Il se réclame du socialisme. Il a le droit de se maintenir. Qu'est-ce signifie cet esprit partisan qui consiste à déclarer que son compétiteur est un élu de la droite et qu'à ce titre il est pestiféré ? Qu'elle a été trahie et patati et patata... Ou bien on accepte le verdict du suffrage universel, ou bien on fait preuve de ce sectarisme glacial - elle était glaciale et terrible, Ségolène ROYAL, les lèvres serrées, le nez pincé - et l'on déclare qu'en dehors de son parti (du moins hors de l'avis officiel des caciques de son parti), il n'y a point de salut. Madame ROYAL, vous êtes sectaire ; vous devriez comprendre que c'est votre personne qui ne passe pas, non point vos idées lesquelles semblent avoir ravi la majorité des 56 % d'électeurs qui se sont déplacés pour voter. Un peu de lucidité sur vous-même et vous pourriez rebondir.
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Un autre parachuté fait les frais du parachutage. Monsieur Claude GUEANT mord la poussière dans ma ville. Il est battu sur le fil par un compétiteur de son bord, un homme qui m'était parfaitement inconnu, mais qui semble avoir profité du soutien de monsieur Jean-Pierre FOURCADE et de monsieur Pierre-Matthieu DUHAMEL. Ces deux-là paraissent ravis d'avoir joué un mauvais tour à un ami du Président SARKOZY, un Président qui ne les aimait point trop.
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Je ne cesse de jeter un coup-d'oeil sur ce petit livre brûlot de ma très chère Simone WEIL : Note sur la suppression générale des partis politiques. Elle a mille fois raison. Que n'est-elle encore de ce monde pour nous ramener à l'essentiel, allègrement piétiné  par ces marionnettes, ces pantins et ces guignols que sont les journalistes oligophrènes, ces politiciens qui quêtent nos suffrages à seule fin de trouver leur pitance, et  ces peoples pleins au as qui se payent le luxe de soutenir les démagogues en ayant sur le dos des contrôles fiscaux et des poursuites pour évasion fiscale ?
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Monsieur MAZEROLLE qui n'en perd pas une pour dire des bêtises (et je suis poli) déclarait que jamais depuis 223 ans, un tel pouvoir n'avait été concentré dans les mains d'un seul courant. Et il ajoutait avec un sourire finement entendu mais légèrement niais, qu'il s'agissait de Louis XVI. On souhaite à François HOLLANDE de garder la tête sur les épaules ! Et l'on rappelle à monsieur MAZEROLLE que les pouvoirs royaux étaient infiniment plus étroits que ceux d'un Président de la République. Louis XV s'en plaignait déjà !
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dimanche 17 juin 2012

Une lettre de Bernard Debré à madame Trierweiler

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Un correspondant m'envoie par mail cette lettre ouverte de Bernard DEBRE à madame TRIERWEILER. La source me paraît digne de confiance, mais je n'ai pas vérifié l'authenticité du signataire. Quand bien même, je trouve cette lettre assez bien tournée.
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"Madame,


Lorsque vous êtes apparue aux côtés de François Hollande, après qu’il eut quitté Ségolène Royal, les citoyens français ont accepté votre présence, certains avec interrogation, d’autres avec un petit sourire, mais la plupart avec gentillesse. En France, l’amour est roi et les nouveaux couples qui se forment, surtout en politique, attirent plutôt la bienveillance.

Nicolas Sarkozy avait bénéficié de cette même « grâce » lorsque Cécilia était partie. Il s’en était expliqué, peut-être un peu trop, en conférence de presse et s’était marié avec Carla Bruni. Autre temps, autre mœurs, diriez-vous. Effectivement, qu’il s’agisse du général de Gaulle avec « tante Yvonne », de Giscard d’Estaing et d’Anémone, de François Mitterrand et de Danielle ou même de Jacques Chirac et de Bernadette, ces femmes versaient plutôt dans le caritatif discret que vers l’émergence people tapageuse.

Il est vrai cependant que la presse, pour François Mitterrand, a laissé tomber un manteau de discrétion sur sa double vie qu’il n’a révélée qu’à ses dernières heures. Déjà, il paraissait (mais qui a osé en parler ?) tout à fait anormal que sa deuxième « épouse » et sa fille soient prises en charge par l’État : appartement officiel sur le Quai Branly, voitures, chauffeurs, gardes du corps, cuisines et cuisiniers.

Bref ! Les frasques de François Mitterrand, gardées secrètes par des journalistes complices, ont coûté quelques 8 à 10 millions d’euros au budget de l’État

Carla Bruni n’a pas agi dans ce sens ni Bernadette Chirac. Mais vous voilà arrivé et avec vous, comme le dit la gauche, la modernité, ringardisant tout ce qui s’est passé avant.

Après tout, François Hollande a le droit d’avoir comme amie qui il veut et le temps qu’il le désire. Quant au titre de « première dame », il est usurpé. Ce statut n’existe pas et a été monté de toutes pièces par des journalistes avides de sensationnel. Vous n’avez, Madame, aucune existence légale d’autant plus que vous n’êtes ni mariée, ni pacsée. Que dirait-on d’un président de la République qui accumulerait les « premières dames » comme on accumule des amies ou des flirts ?

Vous avez néanmoins exigé d’avoir autour de vous une équipe composée d’hommes et de femmes qui vous suivent, qui vous aident, qui travaillent avec vous et qui sont payés par l’État. Au nom de quoi l’État doit-il s’occuper de votre secrétariat pléthorique ? Ce n’est pas, je pense, pour vous aider à écrire des articles dans votre journal « Paris Match ».

Voici un autre problème. Vous vous réclamez, à juste titre, du statut de journaliste et vous désirez continuer à écrire. Au début de la campagne présidentielle et même, si je ne me trompe, dès l’élection de François Hollande, vous avez clamé haut et fort que vous ne renonceriez pas à écrire dans l’hebdomadaire « Paris Match » et vous avez même annoncé que vous alliez interroger les grands de ce monde pour faire des papiers de politique étrangère ! Journaliste oui, mais journaliste politique non !

Il me semble que ce métier est incompatible avec la fonction que vous aimeriez avoir, même si elle n’est pas officielle. Vous avez donc décidé de faire du journalisme de bavardages pour bien montrer votre autonomie par rapport à votre ami François Hollande. Vous avez néanmoins accepté, demandé, peut-être même exigé de l’accompagner dans ses voyages officiels. A quel titre ? Simplement d’amie !

Il y avait et il y a toujours un obstacle : Ségolène Royal ! Vous ne la supportez pas, elle qui est pourtant mère des 4 enfants de François Hollande. Il semblerait qu’à la Bastille, lorsque François Hollande a « claqué une bise » sur les deux joues de Ségolène Royal, vous ayez exigé qu’il vous embrasse sur la bouche pour montrer la différence de statut ! Cet acte était sinon puéril du moins cruel.

Voici maintenant qu’en femme moderne, vous tweetez. Vous avez réussi, par vos bavardages, à ébranler la campagne électorale et à ridiculiser la France.

Ségolène Royal est candidate, certes parachutée, en Poitou-Charentes. Elle affronte Monsieur Falorni, implanté localement depuis de nombreuses années et ami de François Hollande. Il était naturel que les caciques du Parti socialiste viennent à son secours, elle qui avait été la femme candidate à l'élection présidentielle de 2007.

Il était peut-être moins évident que le président de la République se mêle de ces élections. En Président « normal », il avait annoncé qu’il n’y participerait pas. Les Français avaient d’ailleurs compris que le petit mot de soutien à Ségolène Royal était plus affectif que politique. Elle avait été sa compagne pendant si longtemps.

Mais vous ne la supportez pas, taraudée par la jalousie. Après le ridicule de « embrasse moi sur la bouche » que, semblait-il, vous aviez prononcé, voici maintenant la trahison ! En effet, de quoi vous mêlez-vous en soutenant Monsieur Falorni qui, au demeurant, reste très sympathique ? Est-ce en tant que journaliste politique que vous prenez position pour un candidat ?

Il s’agirait là d’une déviation intolérable de la neutralité politique d’un journaliste. Voyez-vous Monsieur Jean-Michel Apathie, Madame Ruth Elkrief, Monsieur Alain Duhamel prendre position pour qui que ce soit ? Ils devraient rendre immédiatement leur carte de presse, s’inscrire à un parti politique et ne plus parler. Certes, beaucoup de journalistes, beaucoup de journaux, sont à gauche et l’ont montré lors de ces dernières élections. Mais vous, Madame, journaliste à « Paris Match », vous n’auriez jamais dû prendre position. Ce n’est donc pas comme journaliste que vous avez envoyé ce tweet, vous êtes trop intelligente pour tomber dans un tel piège.

Est-ce pour affirmer votre indépendance vis-à-vis de votre compagnon ? Peut-être aussi pensiez-vous affirmer l’importance de la liberté de la femme ? Je ne le crois pas non plus car je ne suis pas sûr que la liberté consiste à faire des gaffes. Peut-être ce mot est-il trop faible ? Il s’agit d’une faute grave. En réalité, vous ne pouviez pas imaginer une seconde que Ségolène Royal, élue, puisse un jour arriver au fauteuil de présidente de l’Assemblée nationale. « Comment cette femme, qui était avec mon ami auparavant, qui a vécu si longtemps avec lui, peut-elle revenir en pleine lumière ? ».

Mais, pire encore, vous imaginiez, dans vos rêves les plus épouvantables, dans les cauchemars les plus terribles, les cérémonies officielles présidées par François Hollande obligatoirement accompagné par Ségolène Royal, en tant que quatrième personnage de l’État. Vous cauchemardiez à l’idée de voir ces grands dîners à l’Elysée, ces dîners officiels où votre place était équivoque, alors que Ségolène, rayonnante, aurait été proche de votre ami par la grâce du protocole. D’ailleurs, c’est pour cette raison déjà qu’à La Rochelle, vous aviez exigé, semble-t-il, que François Hollande parle de vous comme de « son unique amour ». Petite flèche empoisonnée dans le dos de Ségolène Royal.

La France, par ce tweet, a été ridiculisée dans le monde entier. Une si petit phrase ayant de telles conséquences ! Vous avez non seulement desservi la France où vous n’avez aucun rôle à jouer même si vous avez accompagné François Hollande dans ses voyages officiels à l’étranger (ce qui, déontologiquement, diplomatiquement, était déjà une extravagance), mais vous avez desservi le président de la République élu par une attitude grotesque de femme jalouse qui se mêle de politique pour entraver la carrière de son ami ou compagnon.

Vous avez ridiculisé et humilié les femmes des autres présidents français qui, elles, faisaient de l’humanitaire. Vous avez, semble-t-il, balayé d’un revers de la main ces actions remarquables qu’elles avaient menées et, par conséquent, vous avez méprisé tous ceux qui, en France ou ailleurs, ont consacré leur vie aux enfants, aux handicapés, à ceux qui étaient atteints du SIDA, etc.

Bref, ce petit tweet de rien du tout a été le révélateur, Madame, d’un malaise que les Français n’osaient pas admettre, qui mélange la faiblesse du président de la République et la méchanceté de sa compagne.

Acceptez, Madame, mes sentiments mêlés de tristesse, de rage et de surprise.

Pr. Bernard DEBRÉ,
Ancien Ministre,
Député de Paris."

vendredi 15 juin 2012

Le siège de la Rochelle n'aura pas lieu

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La couleur de ses idées mise à part, madame AUBRY n'a que peu de rapport avec le rouge cardinalice dont RICHELIEU se paraît pendant le siège de la ROCHELLE. Les efforts apparemment énormes qu'elle fait pour soutenir son ex-rivale au poste de premier secrétaire dans une élection législative à haut risque pour madame ROYAL semblent bien dérisoires. Elle me donne l'impression de la soutenir comme une corde soutient un pendu, et il se pourrait - mais je reconnais que c'est une pure interprétation - qu'elle soit ravie dans le fond de son coeur à la perspective d'une défaite de celle qui la surpasse dans bien des domaines, hormis le machiavélisme.
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Monsieur FALORNI n'est pas le maire Jean GUITON dont on se plaît à montrer dans une pièce de la mairie de la ROCHELLE le couteau qu'il planta sur son bureau dans un accès de colère alors que le siège de sa ville par RICHELIEU tournait au désastre. C'est plutôt l'actuel maire Maxime BONO et ses dix-huit adjoints qui risquent de se mordre les doigts pour avoir soutenu Ségolène ROYAL dans son entreprise. Mais un candidat qu'on soutient est un candidat qui penche aurait dit TALLEYRAND (il suffit de remplacer candidat par gouvernement pour retrouver la citation exacte du roué diplomate).
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Venons-en à cette intervention de madame TRIERWEILER (orthographe non garantie). Il y a deux interprétations possibles mais une seule conclusion à tirer. La première interprétation est malveillante et consiste à attribuer à la journaliste une intention "régicide" ; elle aurait voulu abattre l'ex-compagne de son actuel compagnon ; ce serait de la pure vengeance de sa part ; l'expression d'une jalousie féroce, de cette jalousie féminine qui fit la trame de si nombreux romans, pas seulement policiers. L'autre est bienveillante. Madame TRIERWEILER peut effectivement préférer Olivier FALORNI pour des raisons objectives. Elle en a le droit. Avait-elle le devoir de faire connaître sa préférence ? Certes non. Son intervention est perçue, à tort ou à raison, comme ridicule ; elle est maladroite et déplacée. Si celle que l'on persiste à appeler "la première dame de France" parce qu'elle vit avec François HOLLANDE réitère ce type d'intervention, on peut se demander qui porte la culotte dans ce couple peu ordinaire. Notez aussi que je m'abstiendrai ici de faire état des bruits, rumeurs et constats matrimoniaux qui circulent sur les uns et les autres à travers les réseaux sociaux. Ces ragots, bruits et rumeurs ne sont pas dignes du débat politique. Et ce n'est pas parceque les socialistes se sont complus et vautrés dans la calomnie, l'ironie ou les insultes contre Nicolas SARKOZY que l'on doit les imiter.
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Laissons les choses basses mourir de leur propre poison.
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jeudi 14 juin 2012

La morale et la vie

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Au risque de me faire taxer de monomaniaque, et au moment crucial pour l'avenir de notre pays où nous allons voter pour élire nos députés, je vais de nouveau citer l'immense penseur qu'est Gustave THIBON, avant de commenter son opinion.
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"C'est un symptôme très grave de décadence que d'entendre parler du 'conflit de la morale et de la vie'. De telles contradictions ne sont pas naturelles : elles n'existent pas sur le plan de la santé ou, du moins, elles n'y présentent pas ce caractère réfléchi et doctrinal qu'elles revêtent aujourd'hui. Le conflit n'est pas entre la vraie morale morale et la vraie vie : nos révolutionnaires attaquent une caricature de la morale au nom d'une caricature de la vie (les instincts d'un homme sain ne s'amusent pas à médire de la morale : ou bien ils lui obéissent ou bien ils la violent sans plus d'embarras ; l'instinct qui discute avec la morale est un instinct impuissant et corrompu). A vrai dire, le conflit n'est pas entre deux entités ennemis, mais entre les deux phases de la même maladie ; il n'est pas entre deux vérités, mais entre le mensonge d'hier et son enfant, le mensonge d'aujourd'hui. [...]. La vie et la morale s'opposent dans la mesure où elles communient à la même corruption centrale de l'homme.

De telles dualités (et Dieu sait si notre monde en regorge !) sont, dans leur fond terriblement unes. Elles se ramènent au plus simple, au plus solitaire des péchés, au péché unique : le refus de Dieu. [...]."
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Deux commentaires à ce constat tranchant comme celui d'une épée. Le premier s'adresse aux chrétiens qui, par hasard, viendraient à me lire. Au moment où nous apprêtons à communier, le célébrant nous présente l'hostie en disant : "Voici l'Agneau de Dieu, Celui qui enlève LE péché du monde." Pourquoi, dans cette présentation de "l'Agneau comme immolé" aux fidèles, évoque-t-on LE péché du monde et non pas LES péchés du monde ? Tout simplement parce que le péché du monde, le péché matriciel (comme l'appelle l'un de mes amis) c'est le refus de s'originer en Dieu, le refus de sa paternité, d'où découle le refus de se voir transmettre quoi que ce soit par qui que ce soit et la chute vertigineuse dans le mythe de l'autoconstruction.

Le second commentaire s'adresse à tout le monde. Ce n'est pas parce que les socialistes et leurs responsables veulent plus de justice sociale, ou vont augmenter les impôts que je m'opposerai à eux jusqu'à mon dernier souffle, c'est en raison de leur volonté réfléchie et doctrinale d'opposer la morale à la vie, d'élever le pur hédonisme à la hauteur d'une vertu politique. Décidément, non à l'aide active à l'euthanasie comme à l'avortement, non au mariage homosexuel, non à la dépénalisation de l'usage du cannabis, non à toutes ces initiatives de mort. Elles sont le signe le plus certain de notre décadence, à quoi je ne puis me résoudre.
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lundi 11 juin 2012

Les deux Fronts...

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Il est tout à fait intéressant de noter que les mouvements politiques dits "extrêmes" portent tous le titre de "Front". Aux yeux des médias, il y a le BON FRONT, le Front de Gauche en faveur duquel un cacique socialiste a dit que si son candidat était en tête dans une circonscription, le candidat du PS se désisterait en sa faveur. Et puis il y a le MAUVAIS FRONT, le Front National qui recueille pourtant deux fois plus de voix que le BON FRONT (13,6 % contre 6,91 pour le Front de Gauche), et en faveur duquel il serait indécent qu'un candidat UMP se désistât si son rival était arrivé en tête.
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Allons plus loin. Monsieur MELANCHON expulse de la communauté nationale les "Riches" dont il en encourage ses partisans à vider les poches. Il s'agit bien de ses compatriotes. Marine LE PEN veut endiguer l'immigration clandestine ou non, essentiellement maghrébine, et expulser ceux de ces immigrés étrangers qui n'ont ni travail ni revenus et vivent de la solidarité nationale. Sur le plan de la structure de pensée, c'est exactement le même mécanisme : celui de l'expulsion d'un bouc émissaire, rendu responsable et coupable de tous nos maux.
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Continuons. France Info persiste dans le mensonge et la désinformation. La gauche, dit-elle, est majoritaire. Mais lorsque je fais le total des voix de la droite (qu'elle qualifie de parlementaire) et des voix du FN (qui fut un moment lui aussi parlementaire avec la bienveillante complicité de feu François MITTERRAND), je me rends compte qu'il est supérieur à celui des voix de gauche. Tout ce tripatouillage est misérable. Je serais candidat UMP arrivé derrrière le FN, je me retirerais, et laisserais à la sagesse du Peuple le soin de choisir le représentant qu'elle juge le apte à défendre ses intérêts personnels certes, mais aussi les intérêts de sa Patrie qui pour moi se confondent. Je ne suis pas certain que les candidats désireux de donner le droit de vote aux étrangers qui ne viennent pas d'un pays de l'Union Européenne, défendent vraiment les intérêts de leur Patrie. Mais il est clair qu'ils défendent les intérêt de leur Parti (voyez comme les mots se ressemblent). Il s'agit de garder le pouvoir, d'en profiter au maximum, et d'écraser son adversaire.
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Je reviens à ma chère Simone WEIL. Dans sa Note sur la suppression générale des partis, elle affirme que "l'institution des partis semble constituer un mal à peu près sans mélange. Ils sont mauvais dans leur principe, et pratiquement leurs effets sont mauvais", avant d'ajouter quelques lignes plus loin que s'il n'y avait pas de partis, "les élus s'associeraient selon le jeu naturel et mouvant des affinités. Je peux très bien être en accord avec M. A... sur la colonisation et en désaccord avec lui sur la propriété paysanne ; et inversement pour M. B... Si on parle de colonisation, j'irai (futur sic), avant la séance causer un peu avec M. A...; si on parle de propriété paysanne, avec M. B..."
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Hélas, c'est trop demander à l'idéologie et aux idéologues, c'est vouloir trop  brider les passions humaines qui à défaut de profondeur donnent à ceux qui en sont la proie l'illusion de vivre.
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mercredi 4 janvier 2012

Foule au portillon

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A considérer les luttes féroces qui, au sein même des partis, déchirent les prétendants à un siège de député, on s'étonne, comme on s'étonne de ce curieux phénomène qui consiste à représenter le Pas-de-Calais après avoir député de BLOIS, puis à chercher un autre point de chute après avoir été rebuté par les adhérents du parti dont on se faisait le champion pour le prochain scrutin. Les élections législatives approchent et elles exhalent le délicieux fumet du pouvoir, rétribué largement en argent, en nature et en notoriété, avec notre sous à nous et la complicité des médias.
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Tout de même, il y a des remarques qui méritent d'être portées à la connaissance des citoyens. Dans ses Considérations sur la France, le très savoyard Joseph de MAISTRE s'étonne : "C'est peu-être une illusion de ma part, mais ce salaire qu'un néologisme vaniteux appelle indemnité, me semble un préjugé contre la représentation française. L'anglais, libre par la loi, et indépendant par sa fortune, qui vient à LONDRES représenter la nation à ses frais, a quelque chose d'imposant. Mais ces législateurs français qui lèvent cinq ou six millions tournois sur la nation pour lui faire des lois ; ces facteurs de décrets, qui exercent la souveraineté nationale, moyennant huit myriagrammes de froment par jour, et qui vivent de leur puissance législative ; ces hommes-là, en vérité, font bien peu d'impression sur l'esprit ; et lorsqu'on vient à se demander ce qu'ils valent, l'imagination ne peut s'empêcher de les évaluer en froment."
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Le coût  de l'entretien des députés français est ici évalué en froment et en  tournois. Remplacez ces mots par euros (en ajustant les dépenses à la valeur de cette monnaie), imaginez que vous êtes en 2012, et non point en 1822, date de l'édition que je possède de cet ouvrage, écrit plus tôt, vers les années 1800, et vous aurez une exacte idée de ce que sont un grand nombre de nos représentants. Il serait injuste de les fourrer tous dans le sac de l'intérêt personnel et de la bouffissure de l'ego, mais enfin on peut en nommer certains, avec l'assurance qu'ils sont les incarnations de ce portrait général. On comprend qu'il y ait foule au portillon ; un siège où manger à sa faim, c'est mieux qu'un picotin rempli des (souvent maigres) fruits de son travail.
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C'est tout pour aujourd'hui.
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jeudi 30 juillet 2009

Condorcet, démocratie et souveraineté du peuple, un mirage

Monsieur AYRAULT, le président du groupe socialiste à l'Assemblée Nationale, utilise un bien mauvais argument pour dénoncer le projet de redécoupage des circonscriptions électorales. Il argue, bien à tort, que, sur la base des dernières élections législatives et de ce nouveau découpage, la majorité aurait eu trente députés de plus.
Cet argument me paraît faible. Faire dépendre une majorité d'un découpage territorial me paraît, certes, tout à fait anormal. Mais enfin on ne voit pas comment une majorité maîtresse de cette opération pourrait la réaliser à son détriment. Et s'il suffit de sortir quelques communes ou quelques cantons d'une circonscription pour faire basculer une majorité, alors il fait s'interroger sur la démocratie.
CONDORCET, ce mathématicien qui appelait de ses voeux la venue du règne de la raison et qui s'est suicidé dans sa prison pour échapper à la guillotine, une fois ce règne advenu, a montré qu'il est impossible de dégager une majorité d'opinion qui reflète l'état réel du corps électoral, quand on offre à celui-ci plus de deux choix. Si l'on combine cette conclusion, fondée mathématiquement (Théorème de CONDORCET), à l'anomalie qui fait varier une majorité en fonction de l'étendue d'une circonscription, il résulte que la seule manière d'avoir une opinion vraiment démocratique consisterait à n'avoir qu'une seule circonscription, celle du territoire national, et seulement deux partis. Alors, et alors seulement, on aurait le reflet de l'opinion de la majorité du corps électoral.
Cette condition n'est remplie pour l'instant que par le votre référendaire qui s'exprime par un OUI ou un NON, totalisé à l'échelle du territoire national. A pousser le raisonnement, on simplifierait certainement la vie politique, si l'on obligeait les divers partis à former des coalitions AVANT le vote, et si seulement deux coalitions étaient mises aux suffrages des électeurs, sur un programme précis, détaillant tous les champs de l'action politique. Mais alors, adieu les poisons et les délices des conciliabules de couloir, des combinaisons d'appareils, des partis loufoques ou utopiques. Ces messieurs seraient bien obligés de se mettre d'accord avant de nous demander notre avis.

lundi 11 juin 2007

Soirée électorale (bis)

L'appel de madame ROYAL aux jeunes est pathétique. Je l'ai entendu comme vous hier en regardant la télévision. Autour de la table, messieurs FABIUS et HOLLANDE, mesdames GUIGOUT, VOYNET, BUFFET, pour la gauche, messieurs MORIN, RAFFARIN, BORLOO, et mesdames Rama YADE et Rachida DATI pour la droite.
Et je me disais ceci : si j'étais un jeune, je constaterais que du côté de la gauche, il n'y a que des têtes connues depuis... très longtemps (soyons galant avec ces dames). Et à droite, deux superbes jeunes femmes, décomplexées, naturelles, sans doute moins à l'aise avec les médias que leurs interlocutrices, mais tellement plus vraies. Aucune d'elle n'a été arrogante ; ce qui n'est pas le cas de madame GUIGOU (qui fut jolie) ; déployant son agressivité naturelle, elle a quasiment empêché François COPPE de parler. Mais ce n'est pas nouveau chez elle. Souvenez-nous de sa réaction lorsqu'elle fut battue par madame ROIGT en Avignon, aux avant-dernières élections législatives, (elle avait à l'époque une ascendance comtadine ; depuis est s'est découvert des affinités franciliennes ; c'est plus sûr) ou de son arrogance envers monsieur de VILLIERS, lors d'un débat radiophonique précédant le vote du traité de Maastricht. Je sais de quoi je parle, car je l'ai entendue en ces deux occasions. En vérité, ce n'est pas le socialisme qui est un repoussoir ni pour moi, ni pour les français, ce sont ses représentants. Ainsi, madame ROYAL a jugé que madame DATI était arrogante envers les banlieues. C'est une erreur politique grave. Quand madame ROYAL acceptera-t-elle de voir la réalité ? La plupart des banlieusards, y inclus et surtout ceux qui viennent de l'immigration, en ont assez de la vie que leur font subir des bandes (très minoritaires) de malfrats, qui tirent de la drogue et du vol leur moyen de subsistance. A quoi attribue-t-elle donc l'effondrement du FN ? Et si c'était parce qu'enfin on a entendu la plainte des sans-voix ?
Quant à monsieur BESANCENOT qui est postier comme moi je suis vice-camerlingue au Vatican, il a - comme toujours - fait un procès d'intention à ses adversaires, dont madame PECRESSE qui l'a renvoyé à son hypothétique vélo. "Vous allez faire votre mauvais coup contre les universités en juillet, quand les étudiants sont en vacances" dit-il à propos des réformes de l'Université. Bien entendu, il n'en connaît pas le contenu, et pour cause puisque madame PECRESSE consulte, et reçoit les représentants étudiants trois fois par semaine depuis un mois. Ils ne savent qu'inventer, les masques, pour cacher leur dépit. Et ils accusent les Français de mal voter. On ne peut espèrer de nos compatriotes que deux choses : primo, qu'ils infligent un cinglant revers à ces politiques hargneux, et qu'ils obligent le PS à se débarrasser de ces éléphants et de leurs trompe(rie)s : ils font trop de mal à des causes si brillamment défendues par des JAURES ou des MENDES-FRANCE. Ils n'en ont ni la culture, ni la stature morale, ni la probité intellectuelle. Ils ne méritent tout simplement pas notre confiance. En revanche oui à des Vincent PEILLON ou des Manuel VALLS qui ont les yeux ouverts et ne disent pas que des bêtises.