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jeudi 9 août 2018

Jeudi 09 août 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Sur la beauté et sa source


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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L’ART, LA BEAUTÉ ET L’AMOUR.
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"À quoi l’art servirait-il, s’il ne nous rendait mieux capable d’aimer."
In
Jean BASTAIRE.
Court traité d’innocence. Suivi de Péguy et l’enfance et de Lettre à une comédienne sur l’adolescence et l’amour. Collection Le Sycomore.
Éditions Lethielleux, Paris/Culture et vérité, Namur, 1977. (Page 81.)
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CONTREPOINT D’ANDRÉ FROSSARD.
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"Il faut que Dieu existe pour que nous puissions dire qu’une chose est belle, même quand nous fermons les yeux. Car la beauté des choses tient au souvenir qu’elles conservent de lui, et elles sont laides dans la mesure où elles l’ont oublié."
In
André FROSSARD.
Dieu en question. Chapitre : « Peut-on dire d’une chose qu’elle est belle ? » (Page 60.)
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COMMENTAIRES EN PASSANT.
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Philippe MURAY, sur les réflexions duquel nous reviendrons bien vite, a très bien identifié la nature et l’origine du vide esthétique qui remplit – si l’on peut dire – le festival in d’Avignon, ordonnancé par un génie du néant théâtral qu’est monsieur Olivier PY.
Le parieur bénédictin sait que la beauté prend sa source dans le sein de Dieu et s’y réfugie aux moments sombres ou sombre la culture. Et tandis qu’une foule hallucinée regarde sans comprendre des transgenres raconter leur histoire dans la cour du palais des papes, il n’y qu’un ou deux visiteurs pour contempler, muets d’admiration, la vierge de Boticelli et tous les autres trésors que recèle le Musée du petit Palais.
Ils disent qu’ils défendent la culture populaire ! Oui, ils disent cela, alors qu’ils barrent au peuple la route qui mène au sublime, à coup de subventions aveugles et de juteux blasphèmes. Les pauvres ! Les misérables ! Il faut les plaindre, et, si l’on en a la patience et le désir, prier pour la conversion de leur regard sur le monde.
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LIENS UTILES.
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Le réel est ce qui résiste. Supprimez le mot, vous ne supprimerez pas le réel.


Ira-t-il jusqu’au bout ?


Cette page sur l’affaire Benalla a été SUPPRIMÉE ! Pourquoi ?, par qui ?


Mais celle-là existe toujours.


Et celle-là aussi (avec un peu d’humour).


Une nouvelle affaire ?


Je me pose tout de même la question. Pourquoi sortir tout ça maintenant, alors que les faits sont connus depuis longtemps ?

Chronique des cinglés (suite et hélas pas fin !)


Et pour se rafraîchir la mémoire.




samedi 28 juillet 2018

Samedi 28 juillet 2018. Nouvelles du pari bénédictin : parieur faites le bon choix !


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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FESTIVALS ! FESTIVALS !
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C’est en pensant à Olivier PY, le très récent « honoré » par la légion dite d’honneur, le contempteur de l’archevêque d’Avignon, qui pour critiquer ce dernier invoque un Évangile qu’il ne cesse de ridiculiser, de défigurer et d’instrumentaliser, c’est en pensant, disais-je, au promoteur theâtreux du « genre », que s’adressent ces quelques lignes :

"Ce ne sont pas les intermittents du spectacle qui ont pris en otage les festivals de l’été, comme s’en plaignent les maires festivateurs, les cafetiers festivophiles, les hôteliers festivocrates et les festivaliers festivomanes ; ce sont les festivals qui avaient déjà été pris en otage, et depuis des décennies, toute énergie critique à leur égard, toute liberté de jugement et de langage à leur propos, et interdit jusqu’à la possibilité de contester leur bien-fondé. Ni l’« art » ni la « culture » ne saurait plus être l’objet d’un examen froid ; et encore moins les « artistes », pourtant ouvertement constitués en classe bureaucratique terroriste jouant à incarner le « spectacle vivant », et ne jouant que par là."
In
Philippe MURAY.
Moderne contre moderne. Exorcismes spirituels IV. Essais. Quatrième tirage.
Chapitre Les festivals ont bien eu lieu (page 128).
Les Belles Lettres, Paris, 2010 (pour la présente édition).
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CONTREPOINT INSOLITE DE Jean-Claude MICHÉA.
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"La plupart des études consacrées à ce sujet (essentiellement il est vrai dans les pays anglo-saxons) confirment, en effet, de façon très claire que les valeurs traditionnelles d’entraide et de solidarité ― celles que MARX lui-même (je renvoie ici aux travaux décisifs de Téodor SHANIN et de Kevin ANDERSON) avait fini par considérer, dans les dernières années de sa vie, comme l’une des plus indispensables conditions de la révolution socialiste ― sont encore massivement présentes dans les milieux populaires. Si l’on en doute, il suffit de se poser la question suivante : par quel miracle, en effet, les gens ordinaires ― dont la majorité doit vivre aujourd’hui avec moins de 2000 € par mois ― pourraient-ils faire face aux inévitables aléas de l’existence quotidienne (perte d’emploi ou chute dans la précarité, accident de santé, déménagement imposé par la politique libérale de « flexibilité », dégât des eaux ou cambriolage, réparation de la vieille voiture indispensable pour faire ses courses ou se rendre au travail, etc.) si ne subsistait pas, dans des proportions encore considérables, cette pratique traditionnelle de l’entraide et du « coup de main » ― entre parents, amis, voisins ou collègues ― qui constituent l’essence même de ce que MAUSS appelait l’« esprit du don » ? De toute évidence, l’idée désormais largement répandue dans le clergé universitaire selon laquelle « le peuple n’existe plus » relève beaucoup plus du wishful thinking de ceux qui ont personnellement tout à craindre de son réveil politique que de l’analyse objective du monde réel."
In
Jean-Claude MICHÉA.
Notre ennemi, le capital. Notes sur la fin des jours tranquilles. (Page 24.)
Climats/Flammarion, Paris, 2017.
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Je ne suis pas sûr que Jean VILAR, le directeur inspiré du TNP, Théâtre National Populaire, se serait reconnu dans la programmation du festival in ordonnancée cette année en Avignon par monsieur PY. Jean VILAR voulait que le Peuple accédât à la culture la plus haute, et c’est lui qui redonnât le nom de TNP au Théâtre de Chaillot.
Oui, le Peuple existe. Et il se détourne avec raison de ces grands machins subventionnés créés à l'usage des bobos de Paris, plutôt qu’à son usage à lui. Le genre ? Il s’en moque. Quand un père de famille doit faire vivre trois ou quatre enfants, il ne soucie pas de savoir s’il endosse un rôle masculin ; il le fait et sa femme, qui travaille aussi de nos jours, fait de son mieux pour que ses enfants soient épanouis et heureux. Tout le reste est de la littérature, de l’irréel, du ridicule. Mais monsieur Olivier PY, pour qui vraiment le Peuple n’existe pas, ou n’existe plus, se moque du tiers comme du quart de ce que peut penser de lui ce qui n’existe pas. Il est subventionné pour moudre du vent et vendre une salade indigeste, pesante, démonstrative et finalement inintéressante ou peu intéressante (restons nuancé !).
Le vrai théâtre, en Avignon, a trouvé refuge dans quelques salles du of, peu nombreuses, où l’on peut voir les pièces des meilleurs auteurs, de SHAKESPEARE à IONESCO. Ce sont ces pièces-là que le parieur bénédictin doit aller applaudir.
Nous verrons bien de quoi monsieur PY accouchera l’an prochain ; le PYRE est à craindre.
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LIENS, MA FOI, ASSEZ UTILES.
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Attaquer l’Iran ? Mais c’est de la folie !


Pas mal comme analyse ; conséquences inattendues !




Pas mal non plus celle-là : elle aurait enchanté notre cher Léon BLOY.


Un adversaire à la taille de Georges SOROS, le pire ennemi des peuples et des patries.


En mémoire de tous les massacrés de la Révolution, le martyre du père HAMEL.


Belle illustration de la confusion des genres et d’un de mes récents billets !

https://www.christianophobie.fr/breves/le-puy-en-velay-contre-des-catholiques-les-gauchistes-perdent-la-boule

Voilà pour qui nos frères persécutés de Chine prient.






lundi 23 juillet 2018

Dimanche 22 juillet 2018. Nouvelles du pari bénédictin. L'imposture de l'art moderne, l'impérissable beauté du vrai


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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L’ART MODERNE EST UNE FUMISTERIE : LA PREUVE PAR L’EXEMPLE.
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"On a tout essayé pour faire durer l’illusion de l’art. L’œuvre, l’absence d’œuvre, l’œuvre comme vie, la vie comme œuvre, l’œuvre sans public, le public dans œuvre, l’œuvre irrespectueuse (si irrespectueuse qu’elle n’est respectueuse que de l’irrespect), l’œuvre provocante, l’œuvre dérangeante. On a essayé l’intimidation, l’outrage, l’injure, la dérision, l’humiliation, la péroraison. En fin de compte, on le voit bien, il n’y a qu’une seule chose qui marche encore, c’est le chantage. L’art de la modernité, en coma dépassé y fait entendre sa voie la plus irréfutable, en même temps qu’il s’enveloppe d’une sorte de sacré qui interdit absolument de l’interroger.
Il y a peu, les amusants responsables du musée d’Art moderne de la Ville de Paris résolurent d’acquérir une œuvre de l’artiste belge Marcel BROODTHAERS. Cette œuvrer « met en scène », paraît-il, un perroquet. Pas un perroquet mort et empaillé, non, un beau perroquet vivant avec ses plumes aux couleurs multiples et son gros bec dur recourbé. Un perroquet, donc, destiné comme tout le monde hélas, à mourir un jour. Une œuvre périssable en quelque sorte. Et même une œuvre de la nature. Un oiseau. De la famille des psitaccidés. Comme on en trouve généralement dans les régions tropicales. Ou, plus simplement, sur le quai de la Mégisserie. Ou chez les particuliers, dans des cages. Un de ces volatiles divertissants qu’on appelle d’ordinaire Coco et auxquels il arrive d’imiter le langage humain avec des voix de clowns enrhumés.
[…].
[…] ainsi artistifié, Coco a vu sa cote s’envoler : le musée d’Art moderne de la ville de Paris l’a acquis pour la somme de un million trois cent soixante dix-sept mille de nos francs de l’année dernière [Je précise, à l’intention de mes lecteurs, que ce texte a été écrit en 2002, et qu’il s’agit donc de francs dits « lourds ».] […]."
Philippe MURAY.
Moderne contre moderne. Exorcismes spirituels IV. Essais. Quatrième tirage.
Chapitre Le cri du perroquet (page 136).
Les Belles Lettres, Paris, 2010 (pour la présente édition).
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CONTREPOINT INSPIRÉ DE THOMAS MERTON
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"Ma volonté libre est une grande chose. Mais cette liberté n’est pas indépendance absolue. Si l’essence de la liberté résidait seulement dans le choix, le seul fait de choisir rendrait notre liberté plus complète. Or nous nous trouvons là devant deux difficultés. Tout d’abord les choix que nous faisons doivent être vraiment libres – c’est-à-dire nous perfectionner et perfectionner nos rapports avec les autres êtres libres. Il nous faut choisir ce qui permet à notre être réel de donner toute sa mesure. D’où la seconde difficulté : nous admettons trop facilement que nous connaissons notre être réel et que nos choix sont vraiment ceux que nous voulons faire alors qu’en fait nos actes libres (bien qu’ils nous soient imputables moralement) résultent en grande partie de contraintes psychologiques nées de l’idée exagérée que nous nous faisons de notre propre importance. Nos choix sont trop souvent dictés par la fausse partie de notre être."
In
Thomas MERTON.
Nul n’est une île.
Chapitre III. Conscience, liberté et prière.
Traduit de l’américain par Marie TADIÉ (Collection «Points», série Sagesses, N°Sa64.) (Page 35, N°1).
Éditions du Seuil, Paris, 1993 (date du dépôt légal).
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Les vieilles rues de l’Avignon intra-muros sont envahies par la foule des festivaliers, au point qu’il est parfois difficile de se frayer un passage si l’on désire passer outre ces rues dont les enseignes des innombrables théâtres provisoires éclaboussent les yeux des plus récalcitrants.
Je n’ai rien, bien au contraire, contre le théâtre. Et la programmation du festival off donne souvent l’envie d’aller voir des spectacles dont les auteurs s’appellent Molière, Oscar Wilde, Ecco, ou Feydeau. Ce n’est pas le cas de toutes les offres dont certaines sont affligeantes de médiocrité, de racolage (Cf. Le potentiel érotique de ma femme) ou de basse vulgarité. Je m’apprête à aller voir le Romeo et Juliette donné par une troupe de jeunes et talentueux acteurs dont j’ai entendu dire le plus grand bien.
Et pendant ce temps, le Musée du Petit Palais – que j’ai déjà visité trois fois – est pratiquement désert. C’est, hors de l’Italie, le plus beau musée du monde en matière de primitifs italiens et de peintre de la Renaissance italienne. On peut y voir une vierge de BOTTICELLI, d’une admirable beauté.
Nul doute que si au mur qui la présente, on avait accroché la cage du perroquet parisien, la foule se serait amassée, comme elle le fit jadis pour voir le fameux et scandaleux Piss Christ de la collection (!!!!) LAMBERT exposé en cette même bonne ville des papes. Ce temps a la beauté qu’il mérite. Il revient au parieur de faire connaître le beau et de dénoncer l’imposture égotique du vendeur de perroquet et de ses acheteurs !
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LIENS UTILES.
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De notre chère Elvire DEBORD, ce billet sur E. LESEUR, dont je donne ici in extrait.
 « Pour donner il faut acquérir, et pour servir un jour, ou un peu chaque jour, mes frères devant Dieu, il faut que j’aie déjà longuement et purifié mon âme. (…) C’est un devoir de développer sans cesse son intelligence, de fortifier son caractère, de devenir un être de pensée et de volonté : c’est un devoir d’envisager joyeusement la vie et l’affronter avec énergie. C’est un devoir enfin de savoir comprendre son temps et ne pas désespérer de l’avenir. (…) Mes résolutions devront se plier aux circonstances, le précepte charitable doit passer avant le conseil. De plus en plus chercher par l’exemple, par la tendresse et en développant et élevant mon intelligence, à répandre plus de lumière parmi les intelligences et les âmes que je rencontre sur ma route. Je veux plaider la grande cause de la charité par mon attitude, mes paroles et mes actes ».


Le texte ici donné est d’Elisabeth LESEUR et il figure en exergue de ce remarquable billet.
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Sur l’affaire BENALLA : les indiscrétions du Monde et autres nouvelles.


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En mémoire du Tsar Nicolas II et de sa famille.


Deux livres à acheter pour soutenir des écoles qui ont fait le pari bénédictin.

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L’Église persécutée du Nicaragua attaquée par le dictateur.


jeudi 19 juillet 2018

Jeudi 19 juillet 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Sur la culture moderne !


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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PHILIPPE MURAY FAIT ENCORE DES 

SIENNES ET DÉZINGUE DAN BROWN !
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"Pas davantage que dans l’indivision, nul n’est tenu de rester dans le monothéisme. Nul n’est tenu de croire au Buisson ardent, au passage de la mer Rouge, à l’attente de Dieu par Elie sur le mont Horeb. Nu n’est obligé de prendre au sérieux la Nativité, les rois mages, la Trinité, la communion des saints, le sermon sur la montagne, l’onction à Béthanie. Nul n’est contraint d’apporter foi à la Résurrection, à l’Ascension, aux quarante miracles des Évangiles. Nul n’est tenu de rester dans l’incarnation.
Nul n’y a même jamais été moins tenu qu’aujourd’hui. Chacun est libre de raconter n’importe quoi : que le Christ est né la semaine dernière à Mulhouse par insémination d’une lesbienne anorexique, que saint Paul a émigré en Californie au lieu d’avoir la tête tranchée sur la route d’Ostie, que Moïse surfe sur le web, qu’Ezéchiel tient un magasin de farces et attrapes à Ploumanach dans le centre-ville, que la fuite en Égypte s’est effectuée à bord d’un 4x4 avec pare-chocs anti-chameaux et badge « bébé à bord » collé sur la lunette arrière.
[…].
Nul n’est tenu de rester dans l’incarnation mais il ne faut pas le dire, au contraire, il faut croire et faire croire que nous vivons tous les jours sous l’emprise des vieilles lunes patriarcales et gémissons dans les farouches ténèbres du monothéisme. C’est la raison du succès de Dan Brown et de son Da Vinci Code où l’on apprend qu’un meurtre gigantesque a été commis dans le passé, que le judéo-christianisme a étouffé les déesses-mères, que l’Église a écrasé dans l'œuf le féminin sacré, détruit les « vrais » Évangiles qui racontaient que le Christ s’est marié avec Marie-Madeleine, qu’ils ont eu beaucoup de petits Mérovingiens, que c’est à elle, non à saint Pierre (un « sexiste forcené » entre parenthèses), qu’il a confié l’avenir du culte, enfin que l’histoire sainte telle qu’on nous la raconte est le résultat d’une criminelle entreprise vaticane de désinformation. Une entreprise avec laquelle, après l’avoir mise en lumière, il convient d’en finir à jamais pour que l’histoire redémarre dans l’autre sens, celui de la dérégulation métaphysique générale sous l’œil ému des déesses-mères  rétablies dans leur ancienne majesté gravide."
In
Philippe MURAY.
Moderne contre moderne. Exorcismes spirituels IV. Essais. Quatrième tirage.
Chapitre Nul n’est tenu (pages 67 et 68).
Les Belles Lettres, Paris, 2010 (pour la présente édition).
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CONTREPOINT FESTIVALIER.
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Voici ce qu’on lit dans le catalogue du Festival d’Avignon 2018, à la page 142.
"Théâtre du Chapeau d’Ébène. Chapelle.
13 h 10.
(Contemporain. À partir de 10 ans.)
« Sodome, ma douce » de Laurent Gaudé.
Sodome et Gomorrhe, villes de subversion et de volupté, sont attaquées par une armée ennemie qui mène une guerre au nom de son Dieu [l’inscription en rouge est de votre serviteur]. Sur la femme, première offense à la religion, s’abat la violence meurtrière. Les cités sont anéanties, mais il reste une survivante qui prépare sa vengeance. Ce sont 9 corps de comédiennes qui se chargent de redonner vie au mythe de façon charnelle, violente. C’est un cri de guerre en faveur de la liberté, un chant contre tous les obscurantismes."
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COMMENTAIRE PERSONNEL.
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On attendait mieux de Laurent Gaudé dont j’ai beaucoup aimé Le soleil des Scorta roman qui lui valut en son temps le Prix Goncourt. En fait, je suis probablement injuste vis-à-vis de l’auteur, car je n’ai pas vu la pièce ; je n’en ai vu que le commentaire militant, qui laisse éclater en filigrane sa haine de l’Eglise et des interdits. En outre, l’allusion au mythe est un mensonge éhonté. Dans le récit biblique de la chute de Sodome, il n’y a point de femmes, mais des hommes qui cherchent à abuser d’un hôte sous la protection de Loth (Cf. Genèse 18, 20-21 et 19, 5). Allez donc expliquer à des enfants de 10 ans ce que signifie le péché de ces hommes…
Cette pièce, ou du moins sa présentation, et probablement sa mise en scène, relève de l’ignorance la plus crasse du mythe, du détournement le plus malhonnête qui soit, et d’un féminisme de bas étage qui ne fait pas honneur à la femme.
Les parieurs du pari bénédictin doivent se former, se renseigner, et dénoncer calmement et objectivement ces mensonges.
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LIENS IMPORTANTISSISMES.
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Illustration saisissante de la lutte des modernes contre les modernes.


Sur l’idéologie moderniste !


La gauche et le genre humain !


La PMA pour toutes revient sur le devant de la scène : turbulences à prévoir, car il va y avoir de l’opposition, c’est moi qui vous le dit !



A propos de monsieur SOROS.





mercredi 23 juillet 2014

23 juillet 2014. Au retour d'Avignon.

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Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.


Jamais cette maxime n'a été plus vraie. On tue les chrétiens en IRAK, mais aussi en SYRIE, en EGYPTE, au NIGERIA, au PAKISTAN. Silence dans les rangs. Silence contre pétrole et paix civile ? 
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1. La citation du jour.
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"Inscrit dans l'ordre des choses quand le monde était un cosmos, le principe hiérarchique relève du sortilège ou de l'hypnose dès que le ciel n'est plus un toit. La présence du surnaturel a cessé d'être une donnée de l'expérience, elle est maintenant du ressort exclusif de l'illusion. L'évidence se change en traquenard : la manifestation terrestre du divin devient une fiction grandiose et remplie d'effets spéciaux. Ce n'est plus la foi qui soutient l'édifice social. C'est la CREDULITE (majuscules de votre serviteur). L'artifice règne là où l'Eternel imprimait sa marque. En somme, le Tout-Puissant ayant quitté la scène, le mirage remplace le miracle, l'empire du trompe-l'oeil succède à la Splendeur de la Vérité et la Divine Comédie s'efface au profit de la grande comédie humaine. [...]."
In
Alain FINKELKRAUT.
L'humanité perdue. Essai sur le XXe siècle.
Le Seuil, Paris, 1996.

Stupéfiante précision du constat de notre nouvel Immortel dont l'imbécile madame TAUBIRA a dit récemment "qu'il avait cessé de penser" ! On a les ministres de la justice qu'on mérite.
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2. Commentaires.
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Je rentre d'Avignon, où, au sein de la Communauté Nouvelle d'Aïn Karem, j'ai participé avec des amies de la paroisse Sainte-Jeanne de Chantal à une mission  d'évangélisation de rue, ainsi qu'à un spectacle consacré à Edith STEIN.
On m'avait demandé d'animer un CAFE THEOLOGIQUE. Chaque jour, un thème nouveau était proposé à la discussion des passants qui voulaient bien s'arrêter, d'abord pour se rafraîchir - nous avions de l'eau fraîche et des sirops de menthe ou de citron pour l'agrémenter - ensuite pour discuter.
Le fait le plus stupéfiant, et qu'il convient de mettre en rapport avec ce que dit Alain FINKELKRAUT, est que parmi les gens intéressés, on comptait nombre d'artistes ou d'intermittents, provisoirement libérés de leur travail.
Je pense à Benoît, un jeune intermittent de 20 ans qui m'explique les raisons de la grève (nous parlions du bonheur). Je découvre plusieurs choses grâce à lui, et je comprends mieux le mouvement. Figurez-vous (a) que le régime de chômage des intermittents est un régime spécial, et non le régime général auquel je l'avais abusivement assimilé. Il est abondé par les employeurs et les salariés.(b) La raison de la révolte est claire : un intermittent qui gagne moins de 3500 euros par mois voit sa cotisation augmenter de 10 %, tandis que celle des intermittents gagnant parfois des sommes considérables (jusqu'à 40000 euros par mois) est plafonnée, sans que leurs indemnités soient pour autant limitées.
Je pense à Aura et Jean-Baptiste, 26 ans chacun. Ils font une parade pour leur spectacle. Ils sont en costume. Lui est grimé et ne parle en sifflant dans un petit appareil en cuivre avec quoi il peut moduler les sons pour nous les rendre compréhensibles. Le thème du jour est "Amour toujours ?". Il est visible qu'ils ont de l'inclination l'un pour l'autre. Aura, fine mouche, laisse entendre qu'elle voudrait épouser Jean-Baptiste. Elle est d'origine juive. Le couple est magnifique, et je ne puis m'empêcher de le dire. Jean-Baptiste ne dit rien, semble rêveur. On les reverra le lendemain à l'Eglise saint-Didier devant laquelle nous avons installé notre table. Ils visiteront une remarquable exposition consacrée au Linceul de Turin.
Et voici un autre jour Nathan. Il est anglais d'origine mais parle un français parfait. Il joue dans une pièce intitulée La Rose jaune à la Condition des Soies. Son partenaire le rejoint. Michel-Rachid incarne le souffle qui peu à peu va insuffler de l'esprit du souffle à un amour qui va se transformer. Michel-Rachid a travaillé avec Michael LONDSDALE. Et il ne cache pas qu'il s'interroge sur le sens à donner à sa vie et sur le christianisme.
Un autre jour, voici Mickel, un jeune Danois au français parfait (il a vécu plusieurs mois au Mans). La conversation n'est pas, à proprement parler, théologique, mais le jeune homme nous explique qu'il a quitté le luthérianisme danois pour rentrer dans l'Eglise catholique.
Illyiana, Nicole, Maud, Thibaut, Claudine, si jamais vous venez à me lire, sachez que vos visages m'habitent. Et vous aussi qui venez des confins du lac Baïkal (un couple improbable : lui est flamand, elle est russe ; ils sont athées). Et vous encore, étudiants venus d'Anvers qui avez dit simplement dans votre langue un Notre-Père devant l'église Saint-Didier.
Et vous Frédérique et vos enfants Maël (un garçonnet) et Margot (une adolescente), qui pleurez un mari ou un père mort à 30 ans, l'an passé, d'une tumeur du cerveau. Frédérique préfère aller à l'église tous les mercredis plutôt qu'au cimetière. Son travail ne lui permet pas d'aller à la messe le dimanche.
Ces comédiens, ces intermittents, ces passants écrasés par la douleur, je ne puis m'empêcher de penser qu'ils sont bien proche de leur Créateur, et qu'ils cherchent la Splendeur de la Vérité, la Divine Comédie, plutôt que le théâtre d'ombre dans lequel notre société marchande et idolâtre du plaisir veut nous maintenir.
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3. Informations importantes.
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Soutien aux chrétiens d'Irak : un rassemblement devant l'Assemblée Nationale (via le' Salon beige).




En quittant les lieux, les manifestants laissent un petit souvenir, la lettre arabe qui désigne les chrétiens à MOSSOUL, et les condamnent à l'exil ou à la mort. 


Il est nécessaire de rappeler que des musulmans ont donné leur vie pour défendre les chrétiens de MOSSOUL, et qu'à BAGDAD, une manifestation de soutien aux chrétiens a été également organisée par des musulmans. En France, les médias sont d'un silence stupéfiant (dixit Libération), et le Conseil Français du Culte Musulman doit être en vacances car on ne l'entend guère. Honneur aux uns pour leur courage, honte aux autres pour leur silence.
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Un flashmob de La Manif Pour Tous à ROME devant le Sénat.