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vendredi 21 septembre 2018

Vendredi 21 septembre 2018. Nouvelles du pari bénédictin : en l'honneur de Jean Bastaire


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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Dans le commentaire qu’il a laissé sur Facebook, Marc RUGGERI faisait remarquer que Jean BASTAIRE fut un très grand auteur chrétien, trop méconnu, et pourtant maître d’une langue admirable. Vous allez pouvoir en juger par ces quelques aphorismes tirés d’un libre absolument merveilleux, intitulé Court traité d’innocence dont j’ai déjà donné les références. Il me semble que la réflexion de Jean BASTAIRE, si bien salué par Jean-Claude GULLEBAUD dans son ouvrage La foi qui reste, est de nature à nourrir celle du parieur bénédictin. Jugez-en plutôt.
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QUELQUES APHORISMES DE JEAN BASTAIRE.
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Page 9. "L’émerveillement, la confiance éperdue, sont une extraordinaire école de pénétration spirituelle."

Page 10."Les seules certitudes que l’intelligence puisse fournir sont précaires et comme elle périssables. Il n’y a de stables que les certitudes intimes, les « vérités sensibles au cœur ». La grande duperie moderne est de nous détourner des secondes au profit des premières."

"L’intelligence sert à décaper le réel qui s’encrasse. Indispensable besogne. Mais il faut prendre garde à ne pas dépasser la dose, si l’on ne veut pas que l’acide de la pensée détériore la substance des choses."

"Au soupçon qu’instaurent les sciences de l’homme, répondons par l’innocence. Ce qui ne nous empêchera pas de chercher innocemment à comprendre."

"Je ne pardonne pas à mon époque d’ôter l’espoir aux petits et aux pauvres. À tout le monde, car nous sommes tous petits et pauvres devant la mort."

Court traité d’innocence. Chapitre Foi.
Lethielleux, Paris/Culture et Vérité, Namur, 1977.
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ET QUELQUES CONTREPOINTS PIQUÉS ÇÀ ET LÀ.
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UN CONTREPOINT DE PHILIPPE MURAY OU QUAND L’INTELLIGENCE DECRASSE LE RÉEL.

"[…]. L’époque actuelle, mélange d’exhibitionnisme obligatoire et de harcèlement judiciaire (ce que je nomme la coalition exhibo-pénalisatrice), pourrait trouver ses sources aussi bien dans la secte « licencieuse » des barbélognostiques [il s’agit d’une secte gnostique dont parlent du reste plusieurs traités gnostiques trouvés à NAG-HAMMADI] que dans la terreur puritaine des révolutionnaires. Mais celui qui a encore le mieux résumé la situation, c’est le Chigaliov des Démons de DOSTOÏESVKI Quand il présente son système de gouvernement : « Partant de la liberté illimitée, j’aboutis au despotisme illimité ». Sauf qu’aujourd’hui les deux coexistent, qu’on ne part plus de l’un pour arriver à l’autre, qu’on les a ensemble sur le dos, et que, si l’on entreprend d’ouvrir les yeux sur ce phénomène aux burlesques et redoutables conséquences, les nouveaux actionnaires ou leurs valets vous traitent de partisan de retour à l’ordre. Quel retour à l’ordre ? C’est eux, et eux seuls, l’ordre ; le délirant, l’effrayant, l’abominable, l’invivable, l’irrespirable ordre nouveau du Nouveau Monde."
In
Philippe MURAY.
Moderne contre moderne. Exorcismes spirituels IV. Quatrième tirage.
Chapitre Une ironie sanglante. (Page257.)
Les Belles Lettres. Paris, 2010.
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CHRISTOPHE GUILLUY ILLUSTRE MAGISTRALEMENT CE QUE DIT JEAN BASTAIRE SUR LES PETITS ET LES PAUVRES.

"Pour la classe dominante, la défense même de gens ordinaires devient suspecte. Pour avoir évoqué la « décence commune des gens ordinaires », leurs valeurs traditionnelles d’entraide et de solidarité, le philosophe [il s’agit de Jean-Claude MICHÉA] s’est retrouvé sur la liste des dangereux « réactionnaires » (autre synonyme de fasciste), bref, de ceux qui « font le jeu de ». La technique est d’ailleurs utilisée pour tous les chercheurs ou intellectuels qui auraient l’audace de proposer une autre représentation du peuple et de ses aspirations. De la démographe Michèle TRIBALAT au philosophe Michel ONFRAY, la liste des « fascisés » s’allonge inexorablement au rythme de la délégitimisation de la classe dominante. On pourrait multiplier les exemples, mais la méthode est toujours la même : fasciser ceux qui donnent à voir la réalité populaire."
In
Christophe GUILLUY.
Le crépuscule de la France d’en haut. (Page 175.)
Flammarion, Paris, 2016.
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ET CONTREPOINT FINAL DE CHESTERTON SUR LES VÉRITÉS SENSIBLES AU COEUR.
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"Ce qui ne vas pas avec le culte du service c’est que, comme beaucoup de notions modernes, c’est une idolâtrie du moyen au point d’oublier la fin. C’est un peu comme avec le jargon des idiots qui parlent de l’efficacité sans considérer du tout la notion de l’effet. Le péché de service c’est le péché de Satan : essayer d’être le premier là où l’on ne peut être que second. Un mot comme Service a volé la majuscule sacrée à ce qu’autrefois il était censé servir. Il y a bien un sens à servir Dieu et même un sens, encore plus disputé, à servir l’homme. Mais il n’y a pas de sens à servir le service. Servir Dieu c’est au moins servir un Être idéal. Cet idéal a des attributs précis et même dogmatiques : la vérité, la justice, la miséricorde, la pureté, et d’autres. Servir un tel idéal, bien qu’imparfaitement, c’est servir un concept précis de perfection. Mais l’homme qui se précipite le long de la rue, agitant les bras et cherchant quelque chose ou quelqu’un à servir, tombera probablement entre les mains d’escrocs ou dans un repaire de brigands et d’usuriers, et il se retrouvera de fait à les servir avec diligence. […]."
In
Gilbert Keith CHESTERTON.
Pourquoi je suis catholique. Préface de l’abbé François-Marie CHAUTARD. Traduction collective dirigée, revue et annotée par Wojciech GOLONKA. (Page 34.)
Via Romana/Institut Universitaire Saint-Pie X, Versailles, 2017. (Distribué par Salvator.)
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COMMENTAIRES.
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Évidemment, entre le langage éruptif de MURAY, l’examen clinique et terrible de GUILLUY et l’humour de CHESTERTON, il y a de grandes différences. Mais si vous y réfléchissez bien, ces textes illustrent, chacun à sa manière ce que BASTAIRE dit du drame de la pauvreté, et du désespoir du monde tel qu’il va, du déni de la réalité qui aboutit à ce que des ministres, de vrais crétins, s’élèvent contre les opinions personnelles et intimes du Dr de ROCHAMBEAU, et par conséquent transforment la liberté totale en despotisme total, et du renversement des fins au profit des moyens, de la mise de côté des effets au profit de l’efficacité. C’est cela le Nouveau Monde post-moderne. Et c’est contre cela que les crétins qui dénoncent le populisme, du haut de leur arrogante supériorité sociale, ne méritent qu’un sort : celui du mépris de leurs opinions (non pas des personnes bien sûr) et celui de l’écoute attentive de la plainte du Peuple contre le sort qui lui est fait et qui est celui de l’ignorance de son état réel.

jeudi 20 septembre 2018

Mercredi 19 septembre 2018. Nouvelles du pari bénédictin. En l'honneur de l'Amour !


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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J’ai trouvé cet ouvrage tout à fait par hasard. J’allais du côté de la rue de Varize. Près d’une poubelle, sur un banc, je vois un paquet de livres manifestement destinés à la décharge ou à l’appétit lectorivore de quelques passants. J’étais lectorivore, et c’est ainsi que j’ai trouvé un petit livre merveilleux dont vous avez déjà eu quelques extraits : je veux parler du Court traité d’innocence de Jean BASTAIRE (Lethielleux, Paris/Culture et vérité, Namur, 1977). Je ne connaissais pas cet auteur et il me semblait tout droit sorti de la masse anonyme de ceux qui se sont essayé, sans trop de succès, à se frotter à la littérature. Et puis j’ai lu le livre : il est éblouissant. Or, et c’est là le rôle de la Providence que de nous éclairer, j’eus quelques temps après l’occasion d’acheter et de lire le livre de Jean-Claude GUILLEBAUD, La foi qui reste (L’iconoclaste, Paris, 2017). Je vous laisse partager ma surprise en extrayant de ce livre remarquable de notre Jean-Claude ce que voici.
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JEAN-CLAUDE PARLE DE JEAN.
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"Par chance, lors d’une conférence faite à Lyon, je me suis lié d’amitié avec l’admirable chrétien que fut Jean BASTAIRE, responsable du Bulletin de l’Amitié Charles Péguy. Disparu en 2013, il se disait ― comme PÉGUY lui-même ― non seulement chrétien, mais « socialiste libertaire ». À la fin de sa vie, sans renoncer à écrire sur PÉGUY, il travailla avec une intrépidité singulière ― et sans soutiens médiatiques ― à fonder théologiquement une écologie chrétienne. Cette obstination érudite fit de lui un précurseur ― et peut-être l’un des inspirateurs ― de l’encyclique Laudate Si « Loué sois-tu », publié en mai 2015 par le pape François.
"La foi et l’énergie qu’il mettait dans tous ces travaux forçaient l’admiration. Il souffrit de l’indifférence de la presse, y compris catholique, à l’endroit de ses livres. Une indifférence très injuste. Sur des feuilles demi-format, dans des lettres tapées très serré à la machine à écrire, il me disait souvent sa solitude et son amertume. Le monde des médias est un univers brutal. À la longue, il passa pour un plaintif et, du même coup, fut encore plus négligé par les chroniqueurs littéraires. Il leur semblait venir d’un autre monde. Longtemps après la mort d’Hélène, sa femme, il continua à signer ses livres « Hélène et Jean Bastaire ». Pour lui, chacun de ces livres devait tellement à leurs échanges et discussions approfondies qu’Hélène en était ― aussi ― l’auteure." (Pages 30 et 31.)
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ET JEAN PARLE DE L’AMOUR.
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"Cette dignité qui brille en nous lorsque nous aimons, comment l’expliquer sinon par la présence de Dieu en notre cœur ? Et cette lumière que nous voyons en l’être aimé, qu’est-ce d’autre sinon la lumière de l’Amour même ?" (Page 47.) 

Le parieur bénédictin doit diffuser cette profonde vérité : il n'est d'amour authentique que celui qui plonge en Dieu ses racines.

Chers amis lecteurs, diffusez le nom et l’œuvre de Jean BASTAIRE. Je compte notamment sur Marc, sur Philippe et sur Romain pour faire connaître un auteur qui écrivit si bien et honora si bien PÉGUY.







mercredi 22 août 2018

Mercredi 22 août 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Sur les enfants : Maxima puero reverentia debetur


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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JEAN BASTAIRE PARLE DE L’ENFANCE.
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"Il arrive qu’on classe les hommes en deux catégories : ceux qui parlent de leur enfance et ceux qui préfèrent n’en rien dire. Mais la véritable distinction n’est pas là, car chez les seconds, le silence peut être l’effet  d’une querelle intime ou d’un trop grand amour. Le point de divergence réelle est entre ceux qui savent et ceux qui ignorent l’importance de l’enfance en eux et combien ils sont les fils de leurs jeunes années."
In
Jean BASTAIRE.
Court traité d’innocence. Appendice I. Péguy et l’enfance.
Lethielleux, Paris/Culture et vérité, Namur, 1977. (Page 93.)
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ARISTOTE AUSSI.
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[…], Puisque, en effet, toute famille est partie d’une cité, et que tous ces éléments appartiennent à une famille, et que l’excellence de la partie doit être considérée par rapport au tout, il est nécessaire que ce soit en prenant en compte la constitution qu’on éduque les enfants et les femmes, si du moins il importe pour que la cité soit vertueuse, que les enfants soient vertueux et les femmes vertueuses. Et nécessairement cela importe, car les femmes constituent la moitié de la population libre, et des enfants viennent des membres de la communauté politique."
In
ARISTOTE.
Les Politiques. Traduction et présentation de Pierre PELLEGRIN. Nouvelle édition. (GF N°490.) (Livre I, Chapitre 13, page 149.)
GF Flammarion, Paris, 2015.
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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En rapprochant ces deux citations, on voit combien l’éducation des enfants est un problème éminemment politique (au sens où il intéresse la Cité, c’est-à-dire la vie dans l’espace public qui est l’espace politique par excellence). En s’arrogeant le droit exclusif d’éduquer les enfants (puisque le ministère de l’instruction publique s’est transformé en ministère de la (dés)éducation nationale), l’État prétendu démocratique a achevé d’imprimer à la société le sa marque totalitaire. Incapable d’enseigner la vertu (fût-elle seulement civique), il a été très diligent en ce qui concerne la diffusion du vice (ligne azur, intervention du planning familial dans les établissements, éducation dite sexuelle qui n’est que l’enseignement de techniques purement animales). Ne nous étonnons donc pas de voir des bandes dites de jeunes dévaster des magasins en cas de manifestations, s’adonner au trafic de drogues, au vol, au viol en réunion, que sais-je encore. Peut-être serait-il bon de revoir l’éducation des enfants jusqu’à leur entrée dans l’adolescence, que Jean  BASTAIRE fixe opportunément, sans le dire, à 12 ans. Mais d’un état matérialiste (un matérialisme qui se drape dans la vertueuse tunique de la laïcité au nom d'une Constitution dévoyée par qui nous savons), il n’y a rien à attendre. On le voit bien du reste aux réactions négatives que suscite par ses fermes initiatives l’excellent ministre de l’éducation nationale, monsieur BLANQUER.
Le parieur bénédictin, s’il a des enfants, s’efforcera de les soustraire à l’influence de ces mauvais bergers : il existe d’excellentes écoles hors contrat ; leurs directeurs doivent demander aux parents les plus aisés qui ont choisi leur établissement d’aider les familles les moins bien pourvues. L’Eglise elle-même devrait organiser des quêtes impérées pour aider ces établissements. Mais elle ne le fera pas ! Pourtant, il n’y a rien à tirer d’un monde qui prétend qu’avoir deux parents de même sexe n’a aucun effet sur le développement d’un enfant.
Maxima puero reverentia debetur ! (Juvenal, Satire, XIV, 47).
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BEAUX LIENS A LIRE TOUS !
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Chronique des cinglés (suite et hélas pas fin !) : dans la livraison du 16 août, pour ce qui est du Figaro !






Et toujours les chances pour la France.


Et des  chances pour l’Allemagne.


Et une chance pour l’Angleterre.


Et des chances pour la Suède.



Que la Maison de France soit bénie !


Il ose, ce démagogue, critiquer les Italiens !


Sus aux entreprises !


jeudi 9 août 2018

Jeudi 09 août 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Sur la beauté et sa source


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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L’ART, LA BEAUTÉ ET L’AMOUR.
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"À quoi l’art servirait-il, s’il ne nous rendait mieux capable d’aimer."
In
Jean BASTAIRE.
Court traité d’innocence. Suivi de Péguy et l’enfance et de Lettre à une comédienne sur l’adolescence et l’amour. Collection Le Sycomore.
Éditions Lethielleux, Paris/Culture et vérité, Namur, 1977. (Page 81.)
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CONTREPOINT D’ANDRÉ FROSSARD.
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"Il faut que Dieu existe pour que nous puissions dire qu’une chose est belle, même quand nous fermons les yeux. Car la beauté des choses tient au souvenir qu’elles conservent de lui, et elles sont laides dans la mesure où elles l’ont oublié."
In
André FROSSARD.
Dieu en question. Chapitre : « Peut-on dire d’une chose qu’elle est belle ? » (Page 60.)
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COMMENTAIRES EN PASSANT.
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Philippe MURAY, sur les réflexions duquel nous reviendrons bien vite, a très bien identifié la nature et l’origine du vide esthétique qui remplit – si l’on peut dire – le festival in d’Avignon, ordonnancé par un génie du néant théâtral qu’est monsieur Olivier PY.
Le parieur bénédictin sait que la beauté prend sa source dans le sein de Dieu et s’y réfugie aux moments sombres ou sombre la culture. Et tandis qu’une foule hallucinée regarde sans comprendre des transgenres raconter leur histoire dans la cour du palais des papes, il n’y qu’un ou deux visiteurs pour contempler, muets d’admiration, la vierge de Boticelli et tous les autres trésors que recèle le Musée du petit Palais.
Ils disent qu’ils défendent la culture populaire ! Oui, ils disent cela, alors qu’ils barrent au peuple la route qui mène au sublime, à coup de subventions aveugles et de juteux blasphèmes. Les pauvres ! Les misérables ! Il faut les plaindre, et, si l’on en a la patience et le désir, prier pour la conversion de leur regard sur le monde.
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LIENS UTILES.
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Le réel est ce qui résiste. Supprimez le mot, vous ne supprimerez pas le réel.


Ira-t-il jusqu’au bout ?


Cette page sur l’affaire Benalla a été SUPPRIMÉE ! Pourquoi ?, par qui ?


Mais celle-là existe toujours.


Et celle-là aussi (avec un peu d’humour).


Une nouvelle affaire ?


Je me pose tout de même la question. Pourquoi sortir tout ça maintenant, alors que les faits sont connus depuis longtemps ?

Chronique des cinglés (suite et hélas pas fin !)


Et pour se rafraîchir la mémoire.




mardi 17 juillet 2018

Mardi 17 juillet 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Modernes contre modernes ou le pugilat ridicule !


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.

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MODERNITÉ ?
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"On racontait encore naguère que la modernité était un combat. Elle n’est plus qu’un combat avec elle-même. […].
Le Moderne ne s’oppose plus qu’au Moderne. La rupture se bat avec la cassure. La contradiction avec la dérangeance. L’art de maintenant avec l’art d’actuellement. Le neuf avec le nouveau. L’instable avec le mouvant. Le déraisonnable avec le délirant. Le dingue avec le fou. Le transgressant avec le dépassant.
Il n’existe plus d’Assis de la pensée à opposer aux Debout de la subversion. Il n’existe plus de couchés de l’acquiescement qui pourraient servir de repoussoir aux Insurgés de l’insurrection. Les désaccords n’ont plus lieu qu’entre instances largement d’accord sur les objectifs à atteindre, et qui ne se séparent même pas sur la question de la désirabilité d’un monde en train de se suicider : tous le veulent et le veulent plus désastreux encore. Le désaccord n’est pas entre les temps anciens et le temps présent ; il est dans le temps présent et toujours en accord ave lui.
Une telle situation est sans précédent, et ce serait une lourde erreur d’essayer de d’échapper par la rationalité ou par la critique à l’étouffement qu’elle procure : il ne faut plus « analyser » ou « décrypter » l’actualité, il faut frapper directement au cœur de la drôlerie si peu cachée qu’elle recèle. Il faut prendre le Moderne la main dans le sac en train de se crêper son propre chignon."
In
Philippe MURAY.
Moderne contre moderne. Exorcismes spirituels IV. Essais. Quatrième tirage.
Préface (page 9).
Les Belles Lettres, Paris, 2010 (pour la présente édition).
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CONTREPOINT DE JEAN BASTAIRE.
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"Non pas transgresser, mais transfigurer. Non la révolte, mais la résurrection."
In
Jean BASTAIRE.
Court traité d’innocence (page 82).
P. Lethielleux, Paris ; Culture et vérité, Namur, 1977.
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Nous sommes en plein dans le pari bénédictin. Le cardinal RENARD disait, il y a bien longtemps : « Parmi les dons du Saint Esprit, je ne sache point qu’il y ait le gémissement ». Nous n’avons donc pas à gémir, nous qui avons fait ce pari. Nous avons à accueillir tout ce qui est humain, et à combattre farouchement tout ce qui défigure l’homme, notamment dans les tentatives furieuses que font les « Modernes » pour imposer leur délire à une masse d’êtres humains sidérés par les pauvres audaces des susdits.
Si j’ai repris, à mon corps défendant, ces billets, c’est que, de divers côtés, il m’est revenu que je n’avais pas le droit de baisser les bras ; je ne me fais aucune illusion sur la portée réelle de ces commentaires et de ces citations. Mais s’ils peuvent conforter dans l’espérance, la foi et la charité, les lecteurs qui me font l’honneur de me lire, alors je n’ai aucune raison de fuir. Et je reprendrai à mon compte la citation de CICÉRON mise en exergue du livre de MURAY :

La retenue et la modération ne sont pas de mise dans une cause excellente !

La cause de la vie est excellente ! La cause de la beauté aussi ! La cause de l’amour humain authentique, idem. Et, compte tenu de ce qui se prépare dans l’ombre ténébreuses des loges, des officines LGBT, des bureaux de monsieur SOROS, et de ceux de la soi-disant Europe, il y a lieu de se dresser fièrement et d’affirmer qu’il est préférable d’obéir à Dieu qu’aux hommes.

Nous commençons un cycle sur ce livre remarquable de Philippe MURAY. Et qui plus est un libre d'une irrésistible drôlerie.
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LIENS UTILES.
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Sur le Président de la République.


Ces parlementaires ont vraiment du temps à perdre…


(Réaction de joueurs croates. Les joueurs d’origine africaine, devenus français, et qui aiment leur patrie d’adoption, ne méritent pas ce jugement. Ils ont bien servi la France par leur talent.)

Légion d’honneur : une illustration de la modernité ! Belle analyse.

(Pensez-donc : Olivier PY, un ardent défenseur de toutes les transgressions est nommé !)

 Et, parfaite illustration du propos de MURAY :

(Il a dit la vérité ; il doit être exécuté. Pauvres imbéciles de RTL !)

vendredi 22 juin 2018

Vendredi 22 juin 2018. Nouvelles du pari bénédictin : quelques pensées roboratives !


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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QUELQUES PENSÉES DE JEAN BASTAIRE.
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Ces quelques aphorismes sont dus à Jean BASTAIRE, un vrai penseur, tout à fait dans lignée du pari bénédictin. Je les ai sélectionnés, mais vous en lirez d’autres tirés de son ouvrage intitulé Court traité d’innocence. (Éditions Lethielleux, Paris, et Culture et Vérité, Namur, Paris, 1977.)

Nous voici depuis hier, 12 h 07, rentré dans les chaudes journées de l’été. Voici ce que dit BASTAIRE du printemps.

"Il n’y aurait de triste que la mort du printemps, si le printemps devait mourir." (Page 8.)


Avis aux imbéciles si bien décrit par BERNANOS : nous ne serons pas la dupe des médias, des puissants, des grossiums de la politique ou de la finance. C’est aussi un avis valable pour le Président de la République.

"Les seules certitudes que l’intelligence puisse fournir sont précaires et comme elle périssables. Il n’y a de stables que les certitudes intimes, les « vérités sensibles au cœur ». La grande duperie moderne est de nous détourner des secondes au profit des premières." (Page 9.)

Aux athées, aux agnostiques, aux anticléricaux :

"Je ne pardonne pas à mon époque d’ôter l’espoir aux petits et aux pauvres. À tout le monde, car nous sommes tous petits et pauvres devant la mort." (Page 9.)

Aux disciples :

"Croire, ce n’est pas dire : « je suis sûr de ne pas me tromper », mais : « je suis sûr de ne pas être trompé ». (Page 11.)

Et enfin, aux adeptes de la pensée unique et du politiquement correct, cette pensée du cardinal de LUBAC, dans Paradoxes (citée par J. BASTAIRE).

"Le conformiste prend les choses même de l’esprit par le dehors. L’obéissant prend les choses même de la lettre par le dedans."

Le chrétien, l’homme du pari bénédictin, trouve sa liberté intérieure en refusant l’une et l’autre attitude. Nous y reviendrons.