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mardi 20 décembre 2016

19 décembre 2016. Nouvelles de la Résistance. Sobriété heureuse contre faillite de l'enseignement

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Le changement de logique ne peut se réaliser sans que l’on revoie de fond en comble l’éducation des enfants. Celle qui prévaut aujourd’hui est déterminée et inspirée par les priorités de l’idéologie marchande et financière, et l’abandon passif à une caste enseignante. On sait de plus en plus l’extrême importance que revêtent la conception, la gestation et la façon de mettre au monde un enfant. Trêve d’hypocrisie : ce que tout le monde appelle “éducation” est une machine à fabriquer des soldats de la pseudo-économie, et non de futurs êtres humains accomplis, capables de penser, de critiquer, de créer, de maîtriser et de gérer leurs émotions ainsi que de ce que nous appelons spiritualité ; “éduquer” peut alors se résumer à déformer pour formater et rendre conforme. Le malaise grandissant de toute une jeunesse condamnée au naufrage dès lors que le système ne peut l’intégrer ou la prendre en charge témoigne de cette aliénation. L’équation qui a prévalu, en particulier lors des Trente Glorieuses, selon laquelle faire de bonnes études donnait une qualification garante d’un salaire ne fonctionne plus dans la société de croissance illimitée. Alors, pourquoi s’obstiner dans cette option déjà obsolète ?"
In
Pierre RABHI.
Vers la sobriété heureuse. ("Babel" N°1171.)
Actes Sud, Arles, 2010, p. 120.
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2. COMMENTAIRES.
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Mon commentaire sera tout simplement deux historiettes authentiques : la première est une rencontre que j’ai faite il y a quatre jours dans le métro, avec Julien, un jeune homme de 25 ans. Je lisais le livre du Colonel RÉMY sur les martyrs de Chine, un livre dont j’ai déjà parlé ici même. Julien s’adresse à moi et me dit : « Il est vieux ce livre ». « Oh, pas tant que ça ; il date de 1952. » Et nous voilà engagé dans une conversation qui durera une dizaine de minutes jusqu’à ce que nous soyons obligés de l’interrompre car je descendais à la Porte de Saint-Cloud et il poursuivait son chemin.
Julien m’apprend qu’il a un master d’urbanisme et de géographie. Et puis, tout de go, il me dit que ce diplôme ne lui sert de rien. Il a passé le concours de commissaire de police (sans trop d’espoir, car la concurrence est rude et des candidats hautement diplômés le tentent aussi). Mais en réalité, il va se tourner vers la boucherie. Le métier lui plaît. Il n’y est pas préparé mais va trouver un stage et un lieu où apprendre le métier.
Il me semble que cette histoire illustre tout à fait le constat que mon cher Pierre RABHI. Notre système d’enseignement est à bout de souffle. Des milliers de jeunes se précipitent vers l’Université qui, à quelques exceptions près (Médecine, Odontologie, Pharmacie, Droit [formation au métier d’avocat]) conduit à des impasses, et forment des jeunes aigris, revendicatifs et, disons-le mot, inemployables dans un système où le fric, le progrès et le rendement tiennent lieu de critères de recrutement.
La deuxième historiette date d’hier soir. Nous organisions à Maisons-Laffitte, comme Veilleurs, une soirée tournée autour des origines chrétiennes de la France, autour du sens de Noël. L’endroit prévu pour la réunion était en fait occupé par des marchands de sapins de Noël : Jean-Pierre, Michel et sa femme ; en outre, une amie des trois, Hélène, une spécialiste en informatique, était là. La conversation s’engage. Les deux hommes, ouverts, sympathiques, revendiquent leur statut d’agriculteurs-éleveurs. Ils viennent du Morvan. Et comme il y a une crise terrible de l’élevage, ils se sont diversifiés dans la plantation de sapins de Noël. Jean-Pierre nous dit que lui ne manquera jamais de travail, car aucun robot ne fera ce qu’il fait ; Michel surenchérit. Et de plaindre les diplômés, les surdiplômés, les Bacs plus 5, plus 12 ! Hélène d’ajouter : dans dix ans, la moitié des métiers aura disparu, tout sera fait par des robots, il n’y aura plus de travail, et c’est la raison pour laquelle on introduit peu à peu dans le peuple l’idée d’un revenu universel, puisqu’il n’y aura plus de quoi le faire vivre de sa propre activité. Pour cette spécialiste d’informatique, très au courant des nouveautés technologiques, bientôt tout sera connecté, nous serons surveillés, au profit de quelques grands groupes financiers qui nous cibleront par leur indécente publicité. Pour Hélène, il est évident que cette situation est pré-révolutionnaire et que les peuples se révolteront. Moi, je déclare hautement que si je suis obligé d'acheter un frigidaire connecté, je sabote le système de connection ! 
Pierre RABHI a raison. Si nous ne revenons pas à une sobriété heureuse, à des modes de production artisanaux et non pas industriels, gigantesques, démesurés, nous courons à notre perte, nous fabriquons un peuple de dépressifs, un peuple malheureux.
Au moment où nous fêtons la venue dans la chair du Fils de Dieu, peut-être est-il bon de se rappeler cette vérité élémentaire : l’homme ne vit pas que de pain, encore moins de ce que les grossiums appellent le progrès. L'homme vit de sens et non pas d'économie, encore moins de mondialisation !
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Il y a aussi des imbéciles en Espagne ; la spécialité n’est pas française.

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Et il y a des Espagnols qui résistent !


jeudi 25 septembre 2014

25 septembre 2014. Nouvelles de la Résistance. Que la théorie du genre est une absurdité.

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Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.

Je commenterai demain la tragique exécution de notre compatriote par les "djihadistes" algériens. Avant tout, j'ai une pensée pour ses proches et ses amis. Il me semble que la devise qui figure en tête de mes billets depuis des mois n'a jamais été plus pertinente qu'en ces jours sombres. La lâcheté commence, aujourd'hui avec le refus volontaires nos dirigeants à voir en face la réalité d'une certaine forme d'islam et de ses prolongements dans les populations musulmanes immigrées.

Ce billet est long. Ayez, je vous en prie la patience de le lire dans son entier.
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1. Les citations du jour.
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(a) De Maurice BARRES (Mes cahiers, dixième numéro) :

"En passant par ces âmes que ne charge aucune mémoire, les images de l’univers reprennent une jeunesse et une innocence divines. Si la sérénité dans l’action caractérise les dieux, c’est la sérénité dans l’agitation qui caractérise les enfants. Ils se passionnent tout en gardant la fraîcheur et l’ingénuité. Ces petits innocents ont toujours l’accent juste ; leur voix, leurs gestes, tout leur corps si frêle se meut en cadence. Il s’agit de nourrir cette dispositions naturelle, de l’employer sans la déformer, de substituer peu à peu au penchant instinctif un dessein déterminé, de faire entrer ce penchant dans la symphonie sociale. […]. Quel malheur quelle perte irrémédiable si un enfant qui grandit sort de sa vérité propre, s’il échange son chant naturel, contre un chant appris, s’il devient un être artificiel, un homme ne songe ! […]."

(b) De Pierre RABHI.
Vers la sobriété heureuse. ("Babel" N°1171.)

Actes Sud, Arles, 2010.

"Que le mythe de l’homme démiurge soit un concept masculin – que la civilisation technologique exalte particulièrement – est confirmé par l’absence d’implication du féminin dans cette civilisation-là. Jusqu’à preuve du contraire – exception faite de Marie CURIE –, aucun des domaines d’innovation sur lequel se fonde le paradigme de la modernité technico-scientifique n’a été historiquement marqué par l’apport du féminin. Pas le moindre piston, carburateur, émetteur d’ondes électromagnétiques, etc. qui soit issu du féminin. Cette réalité, loin d’être anodine, met en évidence les caractéristiques d’un masculin voué au culte outrancier de la puissance, qui nous vaut un monde aussi violent, et que le féminin protecteur de la vie aurait sûrement modéré." 

"Nous n’avons également jamais cessé d’attirer l’attention sur le drame que représente la subordination universelle du féminin au travers des femmes. La logique nouvelle ne peut se borner à une attitude qui confine au fatalisme face à ce problème, qui est à l’origine du déséquilibre de notre histoire. Il est urgent de prendre en compte la nécessité absolue d’un rééquilibrage masculin/féminin, et ce, dès la phase d’éducation des enfants. Il ne s’agit  pas selon nous de la sacrosainte parité, mais du rapprochement et de l’harmonisation dynamique des valeurs et des sensibilités, des talents dont la complémentarité peut sauver le monde." 

"Le changement de logique ne peut se réaliser sans que l’on revoie de fond en comble l’éducation des enfants. Celle qui prévaut aujourd’hui est déterminée et inspirée par les priorités de l’idéologie marchande et financière, et l’abandon passif à une caste enseignante. On sait de plus en plus l’extrême importance que revêtent la conception, la gestation et la façon de mettre au monde un enfant. Trêve d’hypocrisie : ce que tout le monde appelle “éducation” est une machine à fabriquer des soldats de la pseudo-économie, et non de futurs êtres humains accomplis, capables de penser, de critiquer, de créer, de maîtriser et de gérer leurs émotions ainsi que de ce que nous appelons spiritualité ; “éduquer” peut alors se résumer à déformer pour formater et rendre conforme. Le malaise grandissant de toute une jeunesse condamnée au naufrage dès lors que le système ne peut l’intégrer ou la prendre en charge témoigne de cette aliénation. L’équation qui a prévalu, en particulier lors des Trente Glorieuses, selon laquelle faire de bonnes études donnait une qualification garante d’un salaire ne fonctionne plus dans la société de croissance illimitée. Alors, pourquoi s’obstiner dans cette option déjà obsolète ?"
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2. Commentaires.
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Voilà pourquoi nous devons nous opposer aux initiatives de la belle et carnassière Najat, et combattre avec la plus extrême énergie la prétendue inexistante théorie du genre. Il y a une spécificité comportementale du masculin ; il y a une spécificité comportementale du féminin. Et s'il est parfaitement exact qu'une femme peut remplir les mêmes fonctions qu'un homme, il est non moins exact qu'elle ne la remplira pas de la même manière.
En deuxième lieu, il est parfaitement vrai que les femmes ont été dominées honteusement et pendant trop longtemps par les hommes. Mais qui ne voit que le féminisme est née à l'initiative des femmes, au nom même de leur sexe biologique ? Voilà qui suffit à ruiner la prétendue inexistante théorie du genre.
En troisième et dernier lieu, qui ne voit que l'enfant n'appartient pas à l'état, que son éducation nécessite un délicat dosage entre l'intervention essentielle, structurante et donc déterminante des parents et les apprentissages fondamentaux, dont les apprentissages sociaux, par l'école, le collège, le lycée et la faculté ?
L'acharnement avec lequel on s'obstine à vouloir modifier l'enseignement des petits de l'école primaire est la preuve que l'état socialiste (et avant lui, l'état soi-disant républicain) veut formater l'enfant dans le sens de ses intérêts et des intérêts d'une civilisation aliénante, au seul service de l'économie. 

Je trouve très intéressante la convergence des opinions d'un Maurice BARRES, et d'un Pierre RABHI sur l'éducation. Pierre, d'origine algérienne, est un esprit d'une profondeur remarquable, témoignant par sa vie qu'il est possible d'échapper à notre civilisation mortelle, immorale, purement économique, en vivant dans la nature, dans la modération et dans la promotion de la relation à l'autre. Il est l'antithèse absolue de Najat VALLAUD-BELKACEM. Et ceci prouve que le racisme est d'une rare bêtise, puisque notre ministre a des origines marocaines, ce qui ne l'empêche pas d'épouser les thèses les plus imbéciles de la modernité occidentale.
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3. Informations diverses.
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De Christian LAMBERT l'extrait d'un article publié sur le site des Nouvelles de France.

Après avoir cité des extraits significatifs de madame Valérie TRIERWEILER, monsieur LAMBERT termine ainsi :

"[...]
Je terminerai cette anthologie par des extraits d’une socialiste militante passée dans un cabinet ministériel qui publie « La bêtise de la gauche » (Plon) : « À gauche, nous sommes nuls ! Ils sont nuls. Il n’y a qu’à regarder le bilan pour s’en rendre compte. Presque deux ans avec tous les pouvoirs, exécutif et législatif, sans parler de la mainmise sur les collectivités territoriales. Et pour quoi ? Le chômage qui explose, les impôts qu’on a augmentés jusqu’à plus soif, la paupérisation galopante, les investissements étrangers qui foutent le camp et les jeunes diplômés qui emboîtent le pas. Et, en prime, un pays divisé, déchiré par de prétendues réformes de société de première urgence. Tu parles, résultat, la moitié de la France contre l’autre, pire encore que sous Sarko… À gauche, ils ont réussi à faire croire qu’ils avaient le monopole de l’intelligence, de la générosité. Tu parles ! Les plus malins sont carriéristes et ne croient en rien. Ils ont choisi la gauche, comme Mitterrand, parce que la droite était trop encombrée… François Hol­lande, pas génial, pas efficace, pas compétent, pas visionnaire, pas courageux, pas désintéressé, pas passionné, pas inspiré, pas responsable. Non, normal. »
Voilà ce que chaque Français peut constater. Comme nullité, François Hollande s’est distingué. Mais un malheur s’ajoutant aux autres, il n’est pas seul de son espèce au PS. On a aussi Strauss-Kahn, ex futur Président au comportement scandaleux, poursuivi pour proxénétisme aggravé, Cahuzac, ministre fraudeur chargé de débusquer et de punir les fraudeurs non socialistes, et son émule l’ex ministre éphémère, mais toujours député, le citoyen Thévenoud : « Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais. »
C’est cela, la république exemplaire promise par Hollande ! Bref, il serait largement temps de faire œuvre de salubrité publique et de se débarrasser de ces gens-là."
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Une piqûre de rappel par le général de GAULLE.







samedi 16 août 2014

16 août 2014. Nouvelles de la Résistance : la démocratie dévoyée

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Non, vous dis-je, ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.

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1. Les citations du jour.
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"Quoi que l’on fasse, le maintien en vie d’une nation par des palliatifs n’aura qu’un temps ; la gouvernance politique, prise dans ses contradictions, ses querelles stériles, ses échéances électorales, sondages et cotes de popularité, ne peut – ou ne veut – voir la réalité avec objectivité et lucidité. Elle se contente de dispositifs sociaux de substitution, comme d’une sorte d’aumône institutionnalisée – en attendant quoi ? À cela s’ajoute l’assistance apportée par les institutions caritatives, dont le rôle ne cesse de s’amplifier. Pour la France : Emmaüs, Restos du cœur, ATD Quart Monde, Secours catholique, protestant, populaire, Armée du Salut, etc. sans oublier les subventions aux agriculteurs et les myriades de petites associations intervenant pour corriger les défaillances collatérales. Ces élans du cœur suscitent bien entendu notre gratitude, notre admiration, mais contribuent malheureusement à dédouaner les États de leur responsabilité, en masquant les symptômes qui devraient permettre un diagnostic plus réaliste, qui inspirerait les décisions radicales et à la hauteur de l’enjeu qu’il est urgent de prendre. Devant le dénuement de beaucoup, les frustrations engendrées, l’indignation face à l’arrogance parfois ostentatoire des grands nantis, l’arbitraire politique, les vanités exacerbées, la crétinisation de masse et les manipulations de toute nature, comment ne pas pressentir un cyclone social de grande amplitude ? De même que les souffrances infligées par les humains à l’ensemble des créatures dont le seul tort est d’exister en même temps que nous, dans un espace qui nous est commun, semblent n’interpeller ni notre conscience ni notre cœur. […]."

"[…]. Aujourd’hui, par une perversion de la démocratie – qui n’offusque même plus l’opinion –, des dictateurs d’une nature particulière sont intronisés, adoubés par des parodies de suffrage universel. Et cela est encore et toujours admis parce qu’un réseau d’intérêts occultes et souterrains étouffe l’indignation dans l’œuf, et, face à toutes les turpitudes, on se contente de quelques protestations impuissantes. Cela nous dédouanera-t-il de notre responsabilité à l’égard de notre destin individuel et celui de la collectivité ? Destins dont le sens et la finalité échappent souvent à notre entendement… Ainsi, action et réaction constituent la chaîne et la trame de l’histoire. Peut-on, pour sortir de cette fatalité, imaginer une logique qui ne soit fondée ni sur la dynamique de l’antagonisme des oppositions et rivalités, avec leur cohorte de violences de toutes sortes, ni sur un consensus stérile fondé sur les compromissions qu’impose la suprématie de l’argent, cause des plus grands désastres sur la planète ? […] ." 
In
Pierre RABHI.
Vers la sobriété heureuse. ("Babel" N°1171.)
Actes Sud, Arles, 2010.
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2. Commentaires.
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Dans un billet déjà ancien, j'avais déjà cité Pierre RABHI et souligné l'exceptionnel parcours de cet homme, un homme libre, à l'histoire personnelle d'une grande richesse.
Il vaut la peine d'écouter ce que dit ce prophète ; il met en oeuvre dans sa propre vie ce qu'il prêche et promeut. Il vaut la peine de constater que son constat rejoint celui d'autres penseurs comme TOCQUEVILLE, THIBON ou BERNANOS sur ce que nous appelons la démocratie.
Le mouvement naturel et inéluctable d'un régime démocratique est le clientélisme et la corruption, la défense d'intérêts catégoriels, l'antagonisme des systèmes idéologiques et la guerre civile larvée, puisqu'il s'agit toujours, au nom d'une volonté générale abstraite et qui n'existe que dans le cerveau de Jean-Jacques ROUSSEAU, de prendre le pouvoir et de s'y maintenir par tous les moyens, en captant la majorité des voix des citoyens, fût-elle d'une voix.
Nous avons l'illusion que la démocratie est un régime de liberté ; mais il suffit de regarder la réalité en face pour constater que la démocratie moderne, la française tout spécialement, offre aux dirigeants la possibilité d'utiliser à leurs fins les instruments de la violence d'état, ce qui, au temps de l'Ancien régime était inconcevable, en raison de l'existence de nombreux corps intermédiaires, dotés d'autonomie de décisions, et soustraits à l'inquisition des agents de l'Etat
En vérité, il ne peut y avoir de démocratie vivante si ce qui l'anime n'est pas la probité aussi bien matérielle que morale de ses dirigeants.
Quand on regarde la manière de vivre des hommes politiques de tous bords, on s'interroge. Que ce soit les tripatouillages fiscaux de monsieur CAHUZAC, les démêlés de monsieur DESIR ou de monsieur CAMBADELIS ou de monsieur BALKANY avec la justice, la manière dont monsieur BARTOLONE en se faisant réintégrer dans le corps préfectoral peut bénéficier de la retraite de ces hauts fonctionnaires (j'ai vérifié l'information), les magouilles déjà anciennes de monsieur CARIGNON, les affaires KUCHEIDA, DALONGUEVILLE, les commissions occultes glanées par les partis de tous bords au profit de leur candidat aux élections, on n'en finirait pas de dresser la liste des coups tordus montés par des gens qui devraient donner l'exemple et ne se privent pas de nous faire la morale. Ce n'est pas ainsi que l'on fait vivre un pays.
Les lobbies (Loges maçonniques, amicales de l'ENA ou de polytechnique, groupes agro-alimentaires ou pharmaceutiques, LGBT, médias télévisés ou imprimés, etc.) font la loi. C'est insupportable. Pierre RABHI a raison.
Tout cela n'aura qu'un temps. Il faut prévoir un grand retournement.
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jeudi 30 janvier 2014

Nouvelles de la Résistance : La Manif Pour Tous

Et commençons par notre devise :

Non, ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.

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1. Les citations du jour.

Prenez le temps, je vous en supplie, de lire attentivement ces citations, pour en extraire le suc nourricier, la sagesse immémoriale de l'humanité, celle que nos fous de gouvernants veut faire disparaître de nos consciences en utilisant la manipulation étatique, médiatique et "culturelle"

Aujourd'hui encore, voici en effet deux citations pour le prix d'une. Et pour commencer, un petit extrait tiré d'un petit opuscule du délicieux Pierre RABHI. Déjà j'avais eu l'occasion de vous parler de son livre à tous égards remarquables Vers une sobriété heureuse. Le nouvel ouvrage, très dense, porte un titre poétique : La part du colibri. L'espèce humaine face à son devenir (Collection Aube poche essai, dirigée par Jean VIARD. Editions de l'Aube, La Tour d'Aigue, 2011.) Vous allez voir que cette réflexion met bien le doigt sur la blessure du siècle, l'enfermement sur soi.

"Par ailleurs, l'idéologie prétendait qu'avec la science et la technique, les êtres humains allaient être libérés. Or, l'observation des faits nous montre que l'itinéraire de vie d'un être humain DANS LA MODERNITE est fait d'enfermements successifs : de la maternelle à l'université, il est enfermé : les jeunes appellent ça "le bahut" ; les femmes et les hommes en activité disent travailler dans des "boîtes", petites ou grandes ; les jeunes s'amusent en "boîte" et y vont dans leur "caisse". Ensuite vous avez la boîte où l'on stocke les vieux avant la dernière boîte que je vous laisse deviner. Cela peut paraître caricatural mais révélateur d'un fait objectif. Comment ne pas voir avec ce programme d'existence, une forme d'aliénation de la personne. [...]"

Et du trop tôt disparu André FROSSARD, dans Le parti de Dieu. Lettre aux évêques (Fayard, Paris, 1992), ceci qui rentre en consonance avec ce que dit Pierre :

"[...], le siècle des Lumières a éteint le ciel. Il a institué la raison en légataire universelle, et déshérité la foi.
La raison a dit aux hommes : je saurai tout, j'appellerai 'science' toute connaissance qui s'inscrira dans mes limites, 'ignorance' ou 'superstition' tout le reste ; et les hommes lui ont fait une confiance plus grande que celle qu'ils accordaient la veille encore à la religion ; la raison s'est targuée de tout comprendre, et elle ne se comprend pas elle-même ; la science nous a promis d'expliquer l'univers, et elle n'entend même pas la question, qui n'est pas de savoir comment fonctionnent les molécules, mais par quel sortilège elles s'assemblent pour composer ces êtres divers, du plus simple à ce vivant complexe qui ne sait plus très bien AUJOURD'HUI s'il est la conscience de l'univers, comme semble l'indiquer le silence des galaxies, ou un ver tortillé de vaines inquiétudes sur une croûte de fromage. Situation ambiguë, DONT IL N'EST PAS PRES DE SORTIR.
La raison n'a tenu aucune de ses promesses. Elle n'a apaisé aucune des angoisses qui tourmentent les coeurs depuis le commencement des temps ; elle a substitué à ce qu'elle appelait la 'superstition' une crainte révérentielle des sciences exactes, inexactes ou conjecturales qui interdit au commun des mortels de se poser la question 'pourquoi', décrétée hérésie par la sainte inquisition des sciences exactes, inexactes ou conjecturales. Elle a construit sur le terrain confisqué à la religion de monstrueuses idéologie qui ont fait périr les êtres humains par millions avant de disparaître dans le feu ou de s'évanouir dans les airs : la raison déraisonne sans la foi, telle est la leçon la plus claire du siècle.
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2. Commentaires.

Que des auteurs aussi différents aboutissent aux mêmes conclusions avec des mots analogues (science, idéologie, modernité) n'est pas un hasard. La raison égarée aboutit à nous faire croire que deux hommes ou deux femmes peuvent se "marier", fonder une  "famille", en payant le cas échéant la location du ventre d'une pauvre femme, obligée de porter un enfant pour le compte d'un tiers si elle veut survivre. Elle aboutit à trouver équitable la revendication à l'avortement, sans autre cause pour réaliser ce crime que l'exercice de sa liberté, de son autonomie et de son plaisir. Elle conduit à faire croire que l'on choisit d'être un homme ou une femme indépendamment de son sexe biologique. Elle professe et proclame qu'il n'y a rien au-dessus de liberté confondue avec la réalisation de tous les désirs, et enlève à l'homme la dignité d'être responsable. La raison sans la foi est devenue folle.
Le temps est venu, me semble-t-il que les chrétiens, tous les chrétiens, s'opposent publiquement à ce dévoiement. La "raison" de monsieur PEILLON (voir les citations de ce pseudo agrégé dans un de mes récents billets) relève des sciences conjecturales qui, dans le cas d'espèce, consistent à croire qu'imaginer le bien des autres (à leur place) aboutit à le réaliser (cf.  le texte de Pierre RABHI). Les raisons de Menton Pointu ne sont pas moins obscures. Car leur raison n'est jamais qu'une forme de "croyances" infiniment moins assurées que la foi des chrétiens, laquelle est d'un tout autre ordre. Leurs croyances est de type maçonnique. Nul ne leur conteste le droit d'y adhérer. Mais il serait plus honnête de le dire tout haut et publiquement.
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3. Infos sur la Résistance (via le salon beige).
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30 janvier : accueil de François Hollande à Strasbourg.

François Hollande sera à Strasbourg jeudi matin et nous irons l’accueillir dans la bonne humeur avec nos drapeaux, nos sweats et nos sifflets pour lui signifier qu’il peut compter sur nous dimanche à Paris !
RDV à partir de 10h45 devant le Palais Universitaire (François Hollande y est attendu pour 11h10).
Je regrette infiniment de ne plus habiter cette si belle ville pour saluer François le minuscule. Je sais que j'ai des amis alsaciens qui lisent mes billets. Qu'ils se bougent !
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La Manif Pour Tous à LUXEMBOURG.

Rassemblement familial et festif le dimanche 2 février de 15h à 17h, au Kinnékswiss, grande esplanade verte située à deux pas des Glacis. Au programme :
  • 15h-16h : Famillathlon pour les « sportifs » de tous âges et ateliers d’argumentation pour les « intellectuels »
  • 16h-16h15 : Discours sur le sens et la portée de notre engagement.
  • 16h15 – 17h : « Vin et chocolat chauds pour tous » « tirés du sac ».
  • Au-delà, pour les volontaires, Veilleurs Debouts - Sentinelles
Merci de venir : avec des drapeaux de vos pays pour marquer la dimension européenne de l'événement des tenues colorées, des ballons, des banderoles au couleur bleu et rose des thermos de vin et chocolat chauds à partager. Les meilleurs seront primés !
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2 février : manifestation LMPT à BEYROUTH.

Manifestation dimanche 2 février devant l'Ambassade de France à Beyrouth à 16h.
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1er février : accueil de Marisol Touraine à PARIS. 

L’association CILA organise un colloque le samedi 1 février de 9h à 17h30autour « du Poids du corps à l’adolescence ». Ce colloque sera introduit par Marisol Touraine, ministre des affaires sociales et de la santé et Didier Lauru, président du CILA.
Rendez-vous à l’Espace Reuilly, 21 rue Hénard à Paris.
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Le drapeau 600 à LILLE.




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Les Sentinelles/Veilleurs debout à BONDY.

-Les Veilleurs de la Réunion.


mercredi 17 juillet 2013

Nouvelles de la Résistance : de beaux textes de Pierre Rabhi sur la jeunesse et autres sujets

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Voilà un livre qu'il faut avoir lu, non seulement parce qu'il est très bien écrit, dans une langue savoureuse et maîtrisée, mais aussi parce que ses analyses sont très profondes et me semblent très justes. Le livre a pour titre : Vers une sobriété heureuse. (Actes Sud, Babel, Arles, 2010.)
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Je voudrais vous livrer quelques extraits de cet ouvrage qu'il m'a été donné de lire cette semaine. Commençons par la jeunesse. 

Pierre RABHI parle de la jeunesse révoltée de mai 1968, en ces termes : "Parmi les mobiles très complexes de ce soulèvement, on peut en retenir un (...), à savoir un désir, exprimé ou sous-jacent, de modération. Surabondance et bonheur ne vont pas forcément de pair ; parfois même, ils deviennent antinomiques. Il est probable que cette jeunesse, au-delà des idéologies alors florissantes, aujourd'hui obsolètes, auxquelles elle se référait, pressentait - comme je l'avais ressenti dix ans auparavant, mais dans l'indifférence, voire la méfiance, à l'encontre des idéologies, avec leurs préceptes, dogmes, credo, etc. - la confiscation de sa propre créativité par une société matériellement trop sécurisée, et pétrifiée dans un fait accompli à caractère, semblait-il, irréversible. Cette jeunesse aspirait probablement à un destin auquel le risque, l'inconnu donnent sens et saveur. La vie n'est une belle aventure que lorsqu'elle est jalonnée de petits ou de grands défis à surmonter, QUI ENTRETIENNENT LA VIGILANCE (majuscules de votre serviteur), suscitent la créativité, stimulent l'imagination et, pour tout dire, déclenchent l'enthousiasme, A SAVOIR LE DIVIN EN NOUS (même remarque que plus haut)."
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Je ne puis m'empêcher de rapprocher cette réflexion sur le DIVIN EN NOUS de la remarque que Pierre BAYARD fait à propos de son livre Résistants ou bourreaux. Il nous dit bien en effet, et d'entrée de jeu, que ce livre est un LIVRE SUR DIEU. Et je constate que le mouvement des Veilleurs a été lancé par des jeunes gens et des jeunes filles lassés de se vautrer dans la médiocrité du sexe et du fric et qui veulent quelque chose de plus grand, de plus beau, non peur eux, mais pour tout le monde. Ce mouvement est un mouvement profondément subversif ET profondément spirituel ; quand je vois la créativité, l'ingéniosité, le risque déployé par ces jeunes, je suis ébloui, émerveillé, et rempli d'espérance. L'erreur gigantesque des hommes politiques est de ne pas comprendre que c'est un mouvement de fond, destiné à durer et à produire de bons fruits. Il est pour moi la manifestation de présence du divin en nous. Contre cela, ni madame TAUBIRA, ni monsieur AYRAULT, ni monsieur HOLLANDE qui, tous les trois hébergent sans le savoir leur Créateur tout au fond de leur être, ne peuvent rien.
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Continuons par la vérité.

"La vérité n'est pas à débusquer quelque part. Aucune philosophie, aucun dogme ou précepte, aucune idéologie ne peut la capturer, encore moins la mettre en cage. Elle ne se révèle que lorsque nous cessons de spéculer et de nous tourmenter. Nous ne pouvons en être visités que dans l'immobilité et le silence. Et dans cet état, il n'y a de place pour aucun point de vue, aucun opinion à propos de ce sur quoi il n'y a rien à dire. LA VERITE SEMBLE PREEXISTER A TOUT CE QUI EXISTE. Il est probable - du moins, c'est ainsi que je le ressens - que ce soit ce que nous appelons, dans une approximation intuitive, et sous l'aiguillon d'un doute permanent, LA PUISSANCE DU DIVIN, que les primitifs, nos lointains géniteurs, pressentaient dans toutes les manifestations de la vie."
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Terminons par la féminité. (Je ne sais si ce texte est de Pierre RABHI ou s'il le cite, car  dans son livre, il est mis entre guillemets.)

"Peut-être devons-nous demander en un dernier courage aux femmes gardiennes de l'eau, du feu et de la terre, de la Vie, de gravir les grandes éminences sacrées et faire offrande au Crépuscule du reste de notre ferveur pour que demain ne soit pas sans lumière."

En un moment où la théorie du gender met à mal les notions de masculinité et féminité comme données de nature et ne les considère que comme des constructions sociales, il est bon, roboratif et stimulant de disposer de textes aussi puissants et poétiques que cette ode à la femme. Cher Pierre RABHI, vous qui venez de la lointaine Algérie et qui avez choisi pour patrie la France avec un amour communicatif, vous qui avez, avec votre femme Michelle, défriché un coin de ces farouches Cévennes, soyez remercié et béni pour vos paroles.
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Par ailleurs, je vous invite à aller voir une vidéo très instructive : un badaud au défilé du 14 juillet crie "Hollande dictateur" et se fait embarquer sans ménagement ; pour autant que je commence à le savoir, les huées ont été nombreuses et prolongées tout au long du parcours :

http://www.ndf.fr/nos-breves/16-07-2013/video-il-crie-hollande-dictateur-et-se-fait-arrêter-sur-les-champs-le-14-juillet?utm_source-feedburner