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vendredi 25 octobre 2019

Vendredi 25 octobre 2019 (2). Mes chroniques : intolérance, censure, aveuglement et pourtant espérance


J'ai un petit créneau temporel qui me permet d'exprimer ici ma colère et pourtant mon espérance.
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CHRONIQUE DE LA CENSURE.
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Madame AGACINSKI est une philosophe reconnue. elle a été l'élève et sans doute plus, de Jacques DERRIDA, et elle est présentement, si ma mémoire ne me fait pas défaut, l'épouse de Lionel JOSPIN. Que des universitaires aient été contraints d'annuler cette conférence, ou assez lâches pour le faire doit faire se retourner dans sa tombe le sage MONTAIGNE, l'éponyme de leur Université.
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CHRONIQUE DE PONCEFRELU-PILATOQUET.
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Il paraît que le port du voile dans l’espace public n’est pas son affaire. Il mérite bien le surnom que je lui donne (avec tout le respect pour la fonction ; pour l'homme, c'est une autre affaire) !

Il ne se lave pas les mains dans un bassine d'eau comme le fit Pilate au procès du Christ ni n'écoute (comme le procurateur le fit de sa femme), les conseils de l'actuelle première dame son épouse. Je n'oserais dire qu'il se les lave dans le sang des Français assassinés par des illuminés, suffisamment persuasifs ou menaçants - hypothèse très crédible - pour obliger les femmes musulmanes à porter un voile, signe ostentatoire de leur séparation d'avec notre  société. Certaines disent que ce voile est un signe de pudeur et sont fières de le porter ; en  vérité, elles sont surtout fières de nous irriter, voire de nous emmerder par leur provocation et d'exhaler un ressentiment plein de fiel pour leur pays d'accueil. Heureusement qu'il y a pour compenser les initiatives spectaculaires de ces harpies, de pieuses musulmanes qui se passent fort bien de hijab et autre burqa pour prier et exprimer leur foi. J'en connais. Je les respecte. Et je leur donne toute mon affection et mon estime. Je pense tout particulièrement à une de mes élèves, très brillante, très croyante et très bonne. Elle, elle aime la France et elle le dit.

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CHRONIQUE DU MARÉCAGE.
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Lisez ces articles édifiants sur la manière dont nous sommes gouvernés !



Après l’attentat de la Préfecture de Police, monsieur NUNEZ ose le dire. 


Je trouve particulièrement révoltant qu’un sous-ministre puisse dire de telles choses après les événements de la Préfecture de Police. Ce qu’il est juste de dire, car j’en ai été le témoin, c’est qu’il y a des musulmans pieux, aimants, tolérants et pacifique. Mais il est non moins juste de dire qu’il existe une forme malheureusement en extension d’un islam conquérant, politique, violent qui nous désigne comme l’ennemi à abattre. Les policiers apprécieront sans aucun doute la délicate attention d’un de leur ministre de tutelle, eux qui sont les cibles fréquentes de ces illuminés.

Je mets mon espoir dans une merveilleuse jeunesse, ouverte sur le monde, attentive aux autres, priante et j'ose dire mystique. C'est elle qui relèvera la patrie, n'en déplaise aux journaleux du Monde, de Libération, de l'Obs, du très corrompu Les Inrockuptibles (!), et même du Figaro ou de La Croix. Ces jeunes tracent leur chemin dans la lumière de la foi éclairée par la raison. Ils se moquent des quolibets, des accusations de ringardise, ces jeunes. Les jeunes gens recherchent la compagnie des jeunes filles et réciproquement, non pour coucher, mais pour approcher le mystère de la féminité ou celui de la masculinité, dans un échange juste, plein de gaieté et de complicité. et il arrive que ces échanges se transforment en amour resplendissant.






samedi 18 mai 2019

Samedi 18 mai 2019. Juan Branco, l'oligarchie et le hold up de la précédente élection présidentielle (3)


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Nous poursuivons la lecture de quelques bonnes feuilles du livre de Juan BRANCO. Notre auteur s’interroge : quel organe de presse serait-il en mesure de relayer ses propos ? Voici donc son constat. C’est un peu long, mais ça vaut le coup.
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LE RÔLE DE LA PRESSE DANS L’ASCENSION DE MONSIEUR MACRON.
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"Quel organe de presse pourrait accueillir notre propos ? Y compris pour le contredire ? Libération, L’Express ou BFM TV ? C’est-à-dire les médias détenus par Patrick DRAHI, dont l’empire a été consolidé avec l’aide d’Emmanuel MACRON, DRAHI qui l’a remercié en mettant à sa disposition, sa main droite et son directeur de facto de ses médias, Bernard MOURAD, pendant la campagne présidentielle, après que ce Bernard MOURAD a, sur ordre de monsieur DRAHI, « suggéré » des unes au sujet de monsieur MACRON, lors des comités de rédaction de ces médias auxquels, contre toute déontologie, il participait.
"À L’Obs, au Monde, à Télérama, à Médiapart, dans la dizaine d’autres médias ou Xavier NIEL a investi, qui parfois courageux tentent un pas de côté, mais veillent jalousement à ne pas être questionnés ?
"Au Figaro, chez Olivier DASSAULT, où il faudrait espérer qu’un journaliste trouve le courage d’attaquer les collusions entre médias et milliardaires après que l’empire de son père, dont il a hérité, s’est construit grâce à cela ?
"[…] et rapatrions-nous sur les télés ou radios publiques, avant de nous souvenir que les directeurs sont tous nommés par le pouvoir politique — indirectement certes, en ces affaires on aime rester pudique — ce qui a permis à monsieur MACRON de propulser à Radio France une camarade de promotion, Sibyle VEIL, sans d’une quelconque façon s’embarrasser. Certes, en ces lieux, les effets de dominations sont longs, les espaces occupés si grands que l’on peut encore s’y glisser, mais encore faut-il s’y faire accepter, alors que nous venons de montrer comment un des piliers de la direction de l’information de la télévision publique compromettait l’intégrité du groupe pour servir son ami président — un espace informationnel où jamais la plus brillante de ses journalistes, Élise LUCET, ne s’est jamais attaquée à ces sujets.
"Au Parisien, à Atlantico, aux Échos, chez Bernard ARNAULT, à Vanity Fair, qui publie des articles de commande et qui coulerait immédiatement si ce dernier cessait de le financer en publicité ?
"À Canal+ ou chez C8, chez Vincent BOLLORÉ à qui MACRON confia une part importante de sa communication alors qu’il était ministre de l’économie via Havas — avant qu’HANOUNA, pilier capitalistique du groupe, n’en devint le meilleur relais, l’invitant régulièrement à communiquer par téléphone lors de ses émissions ? Le même Vincent BOLLORÉ, connu pour ses procédures abusives contre les journalistes, la suppression de l’émission-phare de la chaîne, les Guignols de l’Info et la censure régulières de documentaires ? Celui dont le fils Yannick, poids lourds du groupe familial, assistait au meeting d’Emmanuel MACRON ?
"Où ?
"À TF1 ou TMC, chez Martin BOUYGUES, là encore compromis jusqu’aux ongles et dépendant de la commande d’État ; dont l’un des principaux collaborateurs, Didier CASAS, fut envoyé faire la campagne de MACRON pour s’assurer que des relais s’y maintiendraient ?
"Au JDD ? Où Hervé GATTEGNO […] a largement fait ses preuves de serviteur zélé aimant plaire à son propriétaire. Ici… Arnaud LAGARDÈRE !
"[…]." (Pages 248-250.)
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COMMENTAIRES.
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Il est évident qu’avant de publier ces informations, Juan BRANCO les a vérifiées. Dans la notre 75, de la page 248, il fait état d’une curieuse promotion, celle de monsieur MOURAD, nommé patron de la Bank of America France, laquelle, dit avec malice Juan BRANCO « se verrait miraculeusement attribuer par le pouvoir la gestion de la privatisation des Aéroports de Paris ». Vous comprendrez pourquoi la macronie tremble devant l’initiative prise par une majorité de députés pour lancer un Référendum d’Initiative Partagée sur cette question. Vous serez amenés à signer cette demande. Il faut quatre millions et cinq cent mille signatures de citoyens pour que nous puissions enfin donner notre avis sur cette spoliation du bien de tous au profit du bien de quelques-uns. Bornons-nous pour l'instant à constater que la majorité des médias appartiennent en tout ou en partie à un nombre restreint de milliardaires qui peuvent tuer un journal ou réduire au silence un journaliste récalcitrant, d'un simple coup de téléphone.
Nous poursuivrons demain la lecture de quelques bonnes feuilles. Je vous promets des surprises. Mais achetez Crépuscule. Vous ne le regretterez pas.

lundi 9 avril 2018

Lundi 9 avril. Nouvelles du pari bénédictin. Retirer ses enfants de l'école publique.


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C’est le moment de sortir du sommeil !
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1. RETIRER SES ENFANTS DE L’ÉCOLE PUBLIQUE.
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"L’école publique n’est pas bien ordonnée ; elle ne dispense aucun enseignement religieux ; elle est incapable de susciter l’admiration pour la civilisation occidentale. Il est temps que les chrétiens en retirent leurs enfants.
"Les raisons ne s’arrêtent pas là : on peut également citer l’influence néfaste que beaucoup de jeunes peuvent avoir sur nos enfants dans les établissements publics (mais également dans beaucoup d’écoles privées). Aux États-Unis, il est vrai, les choses s’améliorent du point de vue de la sexualité des adolescents, de leur consommation de drogue et d’alcool. Les taux de grossesse et d’avortement ont sensiblement baissé, tandis que l’âge de la première relation sexuelle a légèrement augmenté. Il n’empêche, le public est un environnement qui peut effrayer les parents chrétiens. Est-il rassurant d’apprendre, par exemple, qu’un peu plus de 20 % des lycéens fument du haschich au moins une fois par mois ? Que six élèves de terminales sur dix ont déjà eu des relations sexuelles ?"
In
Rod DREHER. Ouvrage cité. (Page 227.)
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2. CONTREPOINT DE MAURICE BARRÈS.
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"Ni cet enseignement, ni cet autre ne me satisfont. Mais passons, je veux en arriver à ce que vous détruisez, je veux en arriver à l’essentiel.
Il y a donc deux points : Vous empêchez de naître le vrai enseignement (non verbal). Vous détruisez un enseignement traditionnel.
Cinquante générations de notre pays, des millions d’hommes encore, ont subi cette formation. Il n’y a pas à appeler cela une vieillerie, ou une sombre romance. C’est une fleur toujours neuve sur un arbre solide. Discours de PIOU.
Nous n’acceptons pas ce qui peut atteindre la spiritualité chrétienne, nous acceptons ce qui la diminue matériellement.
Quand on nous parle des LITTRÉ, des BERTHELOT. Mais les paysans ? […]."
In
Maurice BARRÈS.
Mes cahiers. Tome V. Mai 1906-Juillet 1907.
La Palatine, À la librairie Plon, Paris. (Page 56.)
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3. COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Le commentaire de BARRÈS est tout à fait remarquable. Il cite PIOU, puis il fait une discrète allusion à deux anticléricaux notoires, dont le premier et sans doute le second, furent francs-maçons. L’attitude de BERTHELOT qui refusa de faire publier dans les Comptes Rendus de l’Académie des Sciences les conclusions d’un chercheur sur le linceul de TURIN, un chercheur parfaitement agnostique au demeurant, le professeur DELAGE, est un célèbre exemple de l’étroitesse d’esprit de personnalités scientifiques de premier plan, aveuglés par leur haine de l’Église, du clergé et de la religion. Ce qu’il est intéressant de souligner, c’est la question de BARRÈS : Et les paysans ?
Eh bien rien n’a changé. Les hauts fonctionnaires ignorent la France périphérique, celle qui a façonné nos paysages, notre histoire et d’une certaine manière, notre architecture et nos arts. Ils métropolisent à plein tube ; ils accumulent leurs concitoyens, comme de rats dans un égout, dans des villes sans âmes. De cela, ceux qui ont fait le pari bénédictin ne veulent pas. Non qu’ils soient contre les villes et pour les campagnes, mais parce qu’ils considèrent que l’homme vaut mieux que ce qu’en pensent les hommes politiques.
DREHER a raison. Commençons par soustraire nos enfants à cette école publique qui n’est qu’une école d’asservissement à une idéologie déshumanisante.
Incidemment, je me moque complètement de passer pour un ringard, un réactionnaire, un complotiste. Je puis rendre compte rationnellement de tous les choix que j'ai faits. L'avis de monsieur PLENEL ou de monsieur MELENCHON m'indiffère complètement, et encore plus ceux des journalistes du Monde, de Libération ou du Nouvel observateur (lequel n'observe rien du tout et me semble au contraire passablement centré sur son nombril idéologique). Et je suis tout disposé à dialoguer avec eux.
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4. LIENS UTILES.
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A lire absolument !



Des cibles, toujours !


Soutenir les écoles hors contrat (en appui de ce qui ce cher Rod !).






Je continue d’être tout esbaudi par Arielle !


mercredi 31 mars 2010

Jounaux et journalisme

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Monsieur MELANCHON a déclaré à un jeune étudiant en journalisme, qui insistait pour qu'il réponde à une question sur la réouverture des maisons closes : "Le journalisme ? Un métier pourri, une corporation voyeuriste". Arrêtez-moi si je me trompe. Entendîtes-vous sur les petites lucarnes, dans les gazettes, magazines, revues, quotidiens, hebdomadaires et autres médias, le moindre avant-projet de proposition de brouillon de protestation contre ces propos ? La vérité serait-elle sortie toute nue du puits où la confinait honteusement la droite honnie par ces messieurs ? (Divers médias ; vidéo sur metrofrance.com/melenchon.)
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L'UMP qui détenait deux régions avant les élections régionales et en dirige aujourd'hui trois a, de l'avis des journalistes, "subi un cinglant revers". Monsieur BERLUSCONI qui gagne quatre régions sur la gauche, selon les mêmes journalistes "résiste à celle-ci". Cherchez l'erreur. (France Info.)
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La maison d'arrêt de NANTERRE héberge 900 détenus, pour 500 places. L'administration pénitentiaire indique que 80 % d'entre eux sont de "sensibilité musulmane", euphémisme charmant pour indiquer leur origine sans le dire tout en le disant. (Un imam visite régulièrement ces prisonniers. Et ces visites sont fructueuses, et bonnes ; elles ont pour effet de limiter les cas de récidive à la sortie de prison.) Je ne tire aucune conclusion de ce constat. Il se peut en effet que les services de police concentrent leurs efforts de répression sur les populations émigrées ou d'origine étrangère. Tout de même, avant de condamner monsieur ZEMMOUR, il serait bon de se renseigner sur la véracité de ses assertions. (20 minutes du 30 mars 2010, page 3.)
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Le jeune homme qui a volontairement renversé un policier à EPERNAY, me fait savoir un ami, a 26 ans ; il est d'origine algérienne, a déjà un lourd passé judiciaire, et n'a qu'un permis de séjour temporaire. J'ai vainement cherché cette information dans les médias. Si elle est exacte, ce que je crois, on peut se demander pourquoi ce délinquant qui ne jouit que d'un permis de séjour temporaire n'a pas été renvoyé en Algérie.
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Il apparaît donc qu'une interdiction générale de la burka serait contraire à la loi. Il nous faut donc accepter de voir ces pauvres fantômes habillés de noir traverser en hâte les rues de nos villes. Tel est en tout cas la volonté affichée des islamistes, qu'il ne faut pas confondre avec les musulmans. C'est en entretenant dangereusement cette confusion que nous créons de toute pièce des antagonismes imaginaires, gros de violences et d'incompréhension. Non à la burka, oui aux hommes religieux qui mettent la transcendance au-dessus des contingences humaines. J'ai eu des élèves musulmans dont la piété était sincère, et qui avaient une vie intérieure que nombre d'entre nous pourraient envier. Ils étaient mes amis, et ils le sont restés. Que Dieu les bénisse !
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Hier, dans la navette mise gracieusement à la disposition des habitants de ma ville, monte un vieux monsieur très digne, et de noble allure. Il a du mal à marcher. Bien qu'un siège, à côté, soit occupé par un jeune garçon dont la maman est restée debout, personne ne bronche. Le bus est bondé. Je me lève et cède à ce monsieur ma place, un kabyle manifestement. Il me remercie chaleureusement car il a mal à la jambe et me dit : "C'est un grand pays, la France. J'y habite depuis 60 ans. La France est bénie par Dieu". J'aurais embrassé volontiers ce vieillard si digne, qui sans renier ses racine, a adopté sa nouvelle patrie, et lui est reconnaissant. Mais de ces hommes-là, les médias ne parlent jamais. Ils mettent en exergue la réussite de tel ou tel ingénieur, homme politique, homme d'affaire, scientifique d'origine maghrébine ou africaine. Mais ils passent sous silence ces milliers d'hommes et de femmes qui travaillent, élèvent leurs enfants avec amour, ne passent pas leur temps à récriminer, et jouissent paisiblement de leurs droits dont ils sont les légitimes détenteurs. En somme, la démocratie ce n'est pas le communautarisme, c'est l'égalité légitime des conditions, égalité inhérente à la nature humaine.
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jeudi 21 janvier 2010

La passion et la raison

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Trois jeunes gens circulent, la nuit, tous feux éteints, sans casque, sur un unique scooter signalé comme volé, et s'engagent à vive allure dans un sens interdit. Dans un tournant, le pilote de l'engin heurte le trottoir puis un candélabre ; l'un des passagers est tué sur le coup, les deux autres sont hospitalisés dans un état grave. On ne s'étonnera pas de voir que la police municipale de WOIPPY ait suivi les contrevenants, et non pas "poursuivi" comme le prétendent certains médias. Elle a fait son devoir et rempli sa mission.
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Bien entendu, et je l'ai entendu et vu, hélas, à la télévision, la population des quartiers d'où ces jeunes sont originaires, s'émeut. Une femme en pleurs - je ne sais si c'est la maman d'une des malheureuses victimes - réclame justice contre une prétendue bavure de la police. Et sur les pancartes brandies par les manifestants avant que ne surviennent les traditionnelles échauffourées qui suivent ces rassemblements de protestations, j'arrive à lire deux prénoms, que je suppose être ceux de deux des trois victimes : je crois voir JOSHUA, et vois certainement NABIL. J'apprends ensuite sur le site de France Info que la troisième victime porte un prénom venu d'Afrique du Nord.
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Nous sommes très exactement dans le cas de figure de l'accident de VILLIERS-LE-BEL. Des jeunes inconscients, à la limite de la délinquance, venus de quartiers où s'accumulent des populations d'origine étrangère, se livrent à toutes les imprudences, dans un mépris total du code de la route et des lois, et perdent la vie à cause de leur folie. Je redis ici ma compassion pour les parents du jeune disparu. Mais je réclame des médias une plus grande objectivité dans le relation de faits qui impliquent ces "jeunes" que jamais l'on ne nomme quand leurs prénoms et leurs noms ne résonnent pas comme il faut dans le petit monde du politiquement correct. Or la presse n'a pas hésité à donner le nom du jeune homme tabassé à mort par une bande non identifiée à FOSSES ; ce nom ne répondait pas aux critères qui aurait fait qu'on ne le citât point. Je vais être encore plus clair : si vous vous appelez MARTIN, et que vous soyez agresseur on vous désignera nommément ; si vous vous appelez MAMADOU ou ABDALLAH et que vous appartenez à cette même catégorie, on dira de vous que vous être "un jeune". C'est positivement se foutre du monde (on excusera cette trivialité), et c'est introduire précisément le racisme et la discrimination là où l'égalité devrait régner. Etonnez-vous après qu'il y ait des concitoyens qui votent pour le Front National. Le peuple sent la manipulation, mais il ne sait pas lui trouver un nom, et quand on n'a pas les mots, alors les maux ne sont pas loin.
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Je m'absente jusqu'à mercredi prochain. Prochain billet, jeudi 28 janvier.

mercredi 20 janvier 2010

Sur la presse, toujours

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Nous observons en ce moment une campagne bien orchestrée, qui consiste à faire de madame AUBRY une candidate potentielle à l'élection présidentielle qui se profile. Après tout, pourquoi pas. Madame AUBRY a déclaré qu'elle se sentait capable de remplir la fonction.
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Là ou les choses apparaissent curieusement présentées, c'est dans la presse. Un petit entrefilet du Journal gratuit Métro nous apprend que madame AUBRY est "plébiscitée" (sic) comme la meilleure opposante au Gouvernement et à la majorité actuels. Diable ! On se précipite pour voir ce que ce "plébiscite" signifie, et l'on apprend que le plébiscite correspond en réalité à 14 % des personnes interrogées. De qui se moque-t-on ?
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Un ou deux jour après, le même journal titre : "PS : Enfin , Aubry décolle". Je n'ai pas pu lire autre chose que ce titre. Mais je ne peux pas m'empêcher de penser qu'il y a, Rue de Solférino, d'excellents attachés de presse. Car le même jour, Le Parisien-Aujourd'hui en France titrait : Le Bilan mitigé des 35 heures. On se demande donc si ces titres et contre-titres ne sont pas le résultats d'interventions diverses auprès des rédactions de ces quotidiens.
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Je viens de lire un livre de Bruno ASTARIAN sur la "Luttes des Classes dans la Chine des Réformes (1978-2009)". Le livre fourmille de chiffres, tous appuyés à des sources vérifiables. Le constat est terrifiant. Mais le plus intéressant n'est pas là. Il est dans l'analyse théorique, purement marxiste, que fait ASTARIAN de la situation. L'ayant lue, je puis maintenant dire que je comprends le raisonnement de nombre de socialistes : il est purement appuyé sur l'analyse que fait MARX de la plus-value, part du travail donnée, selon lui, au patron, sans contrepartie salariale. Les propositions socialistes sont fondées sur une analyse économique qui, je le dis d'autant plus librement que je considère le marxisme comme une utopie mortelle, est en partie vraie, mais qui ne va pas au bout de ses idées. Car la plus-value dégagée par la force de travail ne va pas en totalité aux patrons. Elle va aussi à l'amortissement de l'outil de production et aux investissements nécessaires pour son entretien, son remplacement ou son renouvellement. Cet oubli est responsable de l'obsolescence incroyable des outils de production des anciens pays de l'Est.
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Il en résulte que, dans le schéma marxiste, il faut travailler pour satisfaire les seuls besoins des travailleurs et ne pas dégager de plus-value du tout. Cette vision a pour conséquence de ruiner ou d'empêcher tous progrès techniques, ou en tout cas de le ralentir. On peut tout à fait la trouver légitime, mais il faut renoncer à réclamer une augmentation du pouvoir d'achat, ou en tout cas ne l'appuyer que sur une augmentation de la plus-value relative (c'est-à-dire une augmentation de la productivité pour un temps de travail identique). Mais comme cette augmentation dépend le plus souvent de l'introduction de nouvelles techniques, laquelle dépend elle-même des investissements rendus possibles par le dégagement d'une plus-value absolue (plus de temps de travail), on ne voit pas bien comment sortir de la contradiction, sauf à exploiter les peuples étrangers, le peuple chinois par exemple, comme nous le faisons sans vergogne.
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Voilà me semble-t-il où devrait se situer le véritable débat politique, que jamais personne n'aborde. Vivre mieux suppose-t-il de consommer plus ? De disposer de moyens techniques de plus en plus perfectionnés ? De renoncer au gigantisme des usines ? Des projets ? Où se trouve le progrès ?

mardi 3 novembre 2009

Curieuse manière d'informer

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Dans son édition d'hier, le journal gratuit Métro publie (édition de Paris), en page 4, en bas à droite, un petit entrefilet ainsi intitulé : "Un ex-salarié assassin ?"
Et il poursuit :
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"L'employé de la société de transport qui aurait tué vendredi à Toulouse son patron et le fils de ce dernier a été mis en examen pour assassinats. Selon le vice-procureur du parquet de Toulouse, le suspect, âgé de 47 ans, avait évoqué lors de son audition 'des idées suicidaires'. Il avait annoncé sa démission deux jours avant le drame."
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Je dois dire que cette manière de présenter les choses est pour le moins surprenante, et même scandaleuse. Pourquoi ? Il suffit de procéder à une analyse de la typographie et des temps verbaux utilisés pour se convaincre que le Journal tend à présenter les faits comme hypothétiques, et cherche à trouver des excuses à l'assassin.
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L'homme a tué, le fait est avéré. Pourquoi mettre un point d'interrogation au titre ? Pourquoi utiliser un conditionnel qui jette le doute sur la matérialité des faits ("aurait tué"). Rapporter les faits n'est pas condamner. La justice est là pour instruire l'affaire et établir le degré de responsabilité et d'implication personnelle et libre dans l'acte homicide. Il me parait impossible que le journal ait ignoré ce point. Il faut donc qu'il ait une intention. Soit une intention de prudence : tout accusé est présumé innocent avant son jugement, et le journal ne tient pas à être mis en examen par la défense de l'homme qui a tué, soit, et plus vraisemblablement, une utilisation juridique subtile entre un assassinat et un meurtre, le premier impliquant la préméditation, utilisation qui fait qu'il ne ment pas mais se contente de jouer sur les mots. "L'homme a tué, mais je me garderai bien de dire qu'il l'a fait avec préméditation" semble dire le journal. Un lecteur pressé ou peu au fait de la qualification des crimes ne peut faire autrement que de se demander si l'homme a vraiment tué ou non, d'autant que le conditionnel est bien utilisé : "aurait tué" ; à la rigueur et pour donner de l'épaisseur à l'utilisation subtile du mot "assassin" dans le titre, le Journal aurait pu dire "qui aurait assassiné" etc.
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En quoi les idées suicidaires peuvent-elles atténuer l'horreur des faits ? Et fallait-il pour s'en purger ôter la vie à deux personnes ? On aurait pu comprendre que par désespoir ou vengeance l'homme s'en prenne à son patron et à son fils. Mais il n'a pas été licencié, il a démissionné. Certes, je ne sais s'il l'a fait sous une intolérable pression intérieure, puisque, dit Olibrius dans un commentaire, lui-même avait une entreprise de transport, rachetée semble-t-il par son patron (ou, dans ce cas son nouveau patron). L'idée de n'être plus son propre chef a pu lui être intolérable. La justice le dira. Mais on m'accordera qu'il n'était pas obligé de vendre son entreprise, et qu'il a dû trouver son intérêt dans cette transaction.
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De tout cela, pas le moindre mot dans la presse. C'est un patron qui a été tué, et son fils. Ce n'est si grave que ça... On va gloser pendant des pages et des pages sur la mort, certes épouvantable, de deux jeunes qui se jetés contre une voiture de police, et qui ont tout de même une part de responsabilité dans cette tragédie. Mais on passe par pertes et profits un événement (la violence en train de se développer entre les patrons et les salariés) que l'on présente comme un fait divers, pour mieux présenter des faits divers comme des événements. Signe des temps, vous dis-je, et curieuse manière d'informer.