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mardi 20 mars 2018

Mardi 20 mars 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Ni la foi, ni la raison, mais le règne de l'émotivité !


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C’est le moment du sortir du sommeil.

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Voici la référence du livre qui va servir de point de départ à ces Nouvelles du pari bénédictin. Il peut être lu par tous ceux qu'inquiète ce monde en délire.

Rod DREHER.
Comment être chrétien dans un monde qui ne l’est plus ? Le pari bénédictin. Traduit de l’anglais (États-Unis) par Hubert DARBON.
Artège, Paris/Perpignan, 2017.

Je vous invite à vous procurer ce livre essentiel. Vous le trouverez, par exemple, à La Procure, rue de Mézières, à PARIS.
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1. ANALYSE.
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"Dans Après la vertu, le philosophe Alasdair MacINTYRE fait un parallèle entre l’état actuel de notre culture et la chute de l’Empire romain d’Occident. Il affirme que l’Occident a abandonné la raison et la tradition des vertus pour se tourner vers le relativisme qui a complètement subverti ce monde. Nous ne sommes gouvernés ni par la foi, ni par la raison, ni par une combinaison des deux. Nous sommes gouvernés par ce qu’il appelle l’émotivisme, soit l’idée que les choix moraux ne sont autre chose que l’expression de ce qu’un individu ressent comme juste lorsqu’il a à choisir.

"Selon MacINTYRE, une société entièrement gouvernée par les principes émotivistes ressemblerait à l’Occident moderne, dans lequel la libération de la volonté individuelle est considérée comme le bien le plus précieux. Une société vertueuse, au contraire, croit dans des pratiques et principes moraux objectifs, qui permettent aux hommes d’incarner le bien dans leur communauté.
Vivre « après la vertu », c’est être dans une société qui non seulement se trouve incapable de s’accorder sur ce qui constitue une croyance vertueuse, mais encore doute de l’existence même de la vertu. Dans une civilisation post-vertueuse, les individus détiennent une liberté presque absolue de pensée et d’action, et la société n’est plus qu’un « assemblage d’étrangers, dont chacun poursuit ses propres intérêts sans presque aucune contrainte. ».
"Pour parvenir à une telle société, il faut :
― abandonner les standards moraux objectifs ;
― refuser tout discours contraignant, moralement ou culturellement, autre que celui librement choisi par l’individu ou établi par lui ; 
― rejeter la mémoire du passé, considéré comme hors de propos ;
― prendre ses distances avec la communauté et les obligations sociales non choisies.

Cet état d’esprit se rapproche de ce qu’on appelle le barbarisme. Quand on parle des Barbares, on imagine des tribus d’hommes sauvages et violents rasant des cités, détruisant les structures et les institutions de la civilisation sans se soucier des conséquences, simplement parce qu’ils le peuvent. Les Barbares sont gouvernés par leur seule volonté de puissance, ils ne savent pas ce qu’ils annihilent et ils en s’en soucient pas."
Pages 41 et 42.
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2. UN CONSTAT.
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Du Président du Comité Consultatif National d’Ethique, le Pr Jean-François DELFRAISSY, ces considérations qui illustrent les propos de Rod DREHER et de MacINTYRE

"Je ne sais pas ce que sont le bien et le mal, et vous avez de la chance si vous le savez vous-même ! En tout cas, le CCNE n’est pas là pour indiquer où se trouvent le bien et le mal. Nous avons tous des doutes. J’ai un regard plutôt positif, je l’ai dit, sur les avancées de la science et la notion de progrès, même si je ne pense pas que toutes ces avancées sont à prendre en compte. En effet, il y a certaines grandes innovations technologiques que l’on ne peut pas négliger : imaginez si nous avions refusé les greffes d’organes il y a quarante ans ! Certes, il y a un certain nombre de grandes valeurs qui sont intangibles, sur le respect de la personne, de l’enfant, quelles que soient les innovations technologiques. Inversement, il y a des innovations technologiques qui sont si importantes qu’elles s’imposent à nous."
Pr Jean-François DELFRAISSY.

Pour l’organisateur des États généraux de la Bioéthique, "il n’y a pas de ligne rouge absolue".
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3. UNE PAROLE.
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"Car Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour condamner le monde mais pour que le monde soit sauvé par lui. Qui croit en lui n’est pas condamné ; qui ne croit pas est déjà condamné parce qu’il n’a pas cru au Nom du Fils unique de Dieu.
Et le jugement le voici : la lumière est venue dans le monde et les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. En effet, quiconque fait le mal hait la lumière et ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dévoilées ; mais celui qui agit dans la vérité vient à la lumière, pour qu’il apparaisse au grand jour que ses œuvres sont faites en Dieu." (Jean 3, 17-21).
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4. LIENS UTILES.
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À lire absolument ce billet d’Elvire DEBORD sur Etty HILLESUM.


vendredi 16 juin 2017

14 juin 2017. Nouvelles de la Résistance. Occidentalisation du monde : du bon et du mauvais !

Les extraits qui sont distillés cette semaine sont tirés d’un ouvrage collectif, appelé Transmettre l’essentiel, actes d’un colloque organisé par L’Académie d’éducation et d’études sociales. Artège-Lethielleux, Paris, 2016. Je ne donnerai que le nom du contributeur et la page de l’ouvrage. Nous nous penchons toujours sur la contribution de Marc FROMAGER, La renconre des civilisations. Marc FROMAGER est le directeur de L’AED [Aide à l’Église en détresse]. C’est un connaisseur averti des questions qui touchent au Proche- et au Moyen-Orient. (Lire son livre : Guerres, pétrole et radicalisme.) Il s’y est rendu à de multiples reprises
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Ce n’est pas, vous dis-je depuis plusieurs années, l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Nous avons parlé de village planétaire. En réalité, aujourd’hui, la mondialisation c’est une occidentalisation de la planète et plus précisément une américanisation de la planète.
"On ne s’en rend pas compte parce qu’on est déjà totalement américanisé. C’est une espèce de sous-culture américaine mondialisée qui se répand dans le monde avec les réseaux sociaux, avec internet, avec Hollywood, c’est très difficile à arrêter. Et c’est cela qui crée des tensions dans plusieurs cultures, plusieurs pays, parce que les gens veulent conserver leur culture, leur manière d’être, leur manière de vivre et ils voient très bien qu’ils ne peuvent pas résister à ce rouleau compresseur.
"Dans cette sous culture, il y a des bonnes choses, et des moins bonnes.
"Les moins bonnes : on le voit clairement aujourd’hui, il y a une pression de l’Occident pour imposer un certain nombre de normes sociétales avec le planning familial, pour développer la contraception et l’avortement, notamment dans les pays africains. Mais la pression est telle que soit vous acceptez, soit on ne vous donne pas d’argent.
"Mais il y a aussi des bonnes choses, parce que cette culture occidentale, qu’on le veuille ou non, son soubassement c’est la civilisation judéo-chrétienne. Et vous avez des réalités, comme par exemple « l’égale dignité de tous » y compris de l’homme et de la femme, qui sont en contradiction avec un certain nombre de cultures." (Pages 85-86.)
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2. COMMENTAIRES.
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Je suis absolument convaincu que l’arrogance d’un Occident vidé aujourd’hui par la technique et l’hédonisme de son antique densité spirituelle est responsable, directement ou indirectement, d’une grande partie des maux de la planète.
Nous voulons, ou plutôt les responsables des « grandes démocraties occidentales » veulent imposer un ordre et des systèmes politiques en complète contradiction avec l’histoire, les traditions, la culture de très nombreux pays non occidentaux.
Certes, dans ces cultures, il y a des traits qui heurtent les consciences droites et éclairées ; mais ce n’est pas à coups de bombes, de raids aériens, de livraisons d’armes, de corruptions et de subventions qu’on règlera ces problèmes : que ce soit l’affirmation de la déficience ontologique des femmes dans certaines branches de l’islam, que ce soit le très vivace système des castes en Inde, la persécution des populations musulmanes en Birmanie, la culture du coca en Amérique du Sud, etc.
La solution, me semble-t-il, réside dans le changement de mentalité des responsables politiques occidentaux ; nous n’en prenons pas le chemin. Mais nous arriverons sans aucun doute un jour à une situation telle qu’il nous faudra bien nous rendre à l’évidence : il n’y a qu’un Nom qui sauve. Vous Le connaissez, ils Le connaissent, mais personne ne veut consentir à cette évidence. Je redis ce que j’ai dit déjà une dizaine de fois : nous n’avons pas d’autres choix, nous les nations christianisées depuis des siècles que de devenir des peuples de saints.
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Prévu par Georges BERNANOS.


samedi 3 janvier 2015

03 janvier 2015. Nouvelles de la Résistance : sagesse chinoise

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A tous mes lecteurs, ce mot d'ordre :

Soyez courageux ! Ne faites pas de concession  aux mensonges, car

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté ! 

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1. La citation du jour.
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"Il ne faut pas violenter la nature, même sous prétexte de la rectifier. Que le composé reste le composé, et le simple simple. Que le long reste long et le court court. Gardez-vous de vouloir allonger les pattes du canard, ou raccourcir celle de la grue. Essayer de le faire, leur causerait de la souffrance, ce qui est la note caractéristique de tout ce qui est contre nature, tandis que le plaisir est la marque du naturel."

Zhuang zi, chapitre 17
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2. Commentaires.
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Et que l'homme reste l'homme, la femme, femme, la famille, famille ! Apparemment, les Occidentaux en général et les socialistes français en particulier n'ont jamais lu les grands auteurs chinois, persuadés qu'ils sont d'avoir raison, d'avoir élaboré dans leurs salons et leurs loges une pensée faite pour le monde entier lequel doit être fait à la mesure de leurs courtes idées.
Je redis ici à mes lecteurs de Chine et, plus récemment à ceux de Russie, combien j'apprécie leur civilisation, leur courage, leurs écrivains, leurs pensées, en un mot l'âme de leur patrie. Ils ont le droit de commenter, soit en russe (j'ai une soeur qui le parle) ou en chinois (je pourrai toujours essayer de traduire en m'aidant d'un dictionnaire).
Je salue également mes lecteurs des Etats-Unis, du Canada, de Pologne et de divers pays d'Europe et d'Afrique. A tous je présente mes voeux les meilleurs pour cette nouvelle année.

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samedi 26 juillet 2014

26 juillet 2014. Nouvelles de la Résistance. La responsabilité écrasante de "l'Occident" !

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Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.

Dans la section consacrées aux commentaires, j'aurai l'occasion de vous dire l'urgence qu'il y a à se pénétrer de cette devise !
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1. La citation du jour.
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De MENCIUS (MENGZI ;  孟 子), dans l'ouvrage qui porte son nom :

"Le Prince qui ignore la charité et la justice et tente de dicter sa loi par la force, périra malgré ses victoires."

Portrait de MENCIUS.


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2. Commentaires.
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Dans le flot des nouvelles accablantes qui nous submerge, il faut d'abord se souvenir, et faire ce travail de mémoire dont je vous ai parlé il y a quelques jours. Oh ! Il ne s'agit pas de la mémoire d'événements lointains mais bien plutôt récents, voire très récents.
Appliquons la méthode des phénoménologues : décrivons les faits, sans préjugés idéologiques et voyons les conséquences des choix qui ont été faits, essentiellement par les puissances dites occidentales (dont le nom est en train de rejoindre la réalité ; l'Occident est le lieu du coucher du soleil !). [Pour l'instant, je m'abstiendrai de parler du conflit entre Israël et le Hamas de Gaza.]

Premier cas : IRAK.
Quand les dirigeants américains décident de chasser Saddam HUSSEIN du pouvoir, ils commencent par mentir sciemment en prétendant que le dictateur est en possession d'armes de destruction massive. Ceci n'est pas un jugement, mais un fait avéré et connu de tous. Saddam HUSSEIN est loin d'être un saint. Mais enfin les peuples et les communautés irakiennes, quand bien même ils se regarderaient en chien de faïence, ne se font pas la guerre sous son principat. Les chrétiens peuvent exercer librement leur culte, les sunnites et les chiites pareillement ; le pays est relativement prospère, et il n'est pas en proie à des attentats suicides quotidiens. Patatras ! Les voilà qui parviennent à leur fin, les Américains. L'IRAK est libéré de Saddam, et sombre presque immédiatement dans le chaos, le sang, et les désordres civils. Nos dirigeants de l'époque, très sagement, ont décidé de ne pas mettre les pieds dans ce guêpier. On voit en effet où en est ce malheureux pays aujourd'hui. Des crimes sans nom dans le nord du pays, sa mise en coupe sous la bannière d'un soi-disant califat islamique, une chasse éperdue aux chrétiens, des fatwas qui obligent les femmes à se faire exciser, des destructions sans nombre de trésors archéologiques (tombeau de JONAS, églises anciennes qui préexistaient à l'arrivée de l'Islam par exemple). On peut se demander comment on en est arrivé là, non ?

Cas de l'UKRAINE.
Il y a encore un an, l'UKRAINE vit dans une paix relative. Elle est totalement dépendante de la RUSSIE pour ses fournitures d'énergie. Elle héberge une très importante communauté russophone, et elle doit à des dirigeants communistes peu regardants d'avoir reçue la CRIMEE russophone dans son giron. Son Président de l'époque, IANOUKOVITCH, est russophile.
Intervient l'Europe qui veut intégrer l'UKRAINE dans son espace économique et si possible politique. La population de langue ukrainienne veut se rapprocher d'une Europe qui lui paraît être un Eldorado. Viktor IANOUKOVITCH est chassé du pouvoir. Peu de semaines après, la RUSSIE reprend la CRIMEE à son compte, avec l'aval de la population. La région de DONETSK se soulève alors, soutenue par les RUSSES. Les morts commencent à s'accumuler. Un avion civil de la Malaisian Air Line est abattu. L'armée ukrainienne perd plusieurs avions et hélicoptères et ne parvient pas à reprendre DONETSK, dont les insurgés sont soutenus par la RUSSIE. Ainsi, d'une situation sans doute imparfaite mais stable, on passe, du fait des initiatives européennes, à la guerre civile. Et il est difficile de prévoir l'issue de ce conflit qui laissera des traces indélébiles dans la mémoire collective des ukrainiens de tous bords.

Cas de la SYRIE.
A la suite des révolutions du Printemps arabes qui, de la LIBYE à l'EGYPTE en passant par la TUNISIE, ont chassé du pouvoir des gouvernants tyranniques, et ce, avec le soutien ouvert des Etats-Unis et de l'Europe, un semblant de rébellion apparaît en SYRIE. Les Occidentaux prétendent la soutenir contre Bachar El ASSAD, avant de s'apercevoir, trop tard, que les paisibles rebelles ont été supplantés par des fanatiques qui attirent en leur sein des jeunes musulmans venus des quatre coins du monde. Des régions entières de la SYRIE, des villes (HOMS, ALEP) sont dévastées, aussi bien par les insurgés que par les troupes du régime. De nombreux chrétiens sont massacrés, torturés, chassés de leurs villages par les islamistes. Monsieur HOLLANDE, un moment, a cru bon d'envisager une action militaire pour soutenir les insurgés. Lâché sur ce point par "l'allié" américain, il renonce, avant de faire prendre par son ministre de l'intérieur des mesures de surveillances des jeunes musulmans français qui seraient tentés par l'aventure syrienne. Ainsi, un pays stable, tenu dans une main de fer, est dévasté par la guerre civile, en raison de notre inconséquence.

Peut-être serait-il bon de demander aux peuples ce qu'ils pensent de ces guerres suscitées par les interventions intempestives des puissances occidentales déclinantes ?

Oui, ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est vraiment la lâcheté, et le véritable manque de charité que nous avons incarné en méconnaissant les besoins des peuples et en ne voyant que nos propres intérêts.
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3. Infos diverses.
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Sur la route du Tour, La Manif Pour Tous à BERGERAC (via le salon beige).

Voilà qui ne va pas faire plaisir aux journaleux de l'Equipe. Ils se vantaient de l'absence de la LMPT sur la route du Tour !


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A Saint-Malo, un trublion dans le ciel ! (Via le Salon beige.)


Je vous aide à lire la banderole : HOLLANDE démission !

jeudi 19 mai 2011

Histoire, perpétuelle recommencement

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Il y a bien longtemps que je ne vous pas ai parlé de mon cher LANZA del VASTO. Comment, une fois encore, ne pas vous recommander le livre remarquable (je veux parler des Quatre fléaux) dont j'extrais pour vous aujourd'hui un passage significatif ?

"L'Histoire Romaine est un raccourci de l'Histoire du monde civilisé, du moins du monde occidental. Nous apprenons à y connaître notre passé, mais nous pourrions peut-être y lire notre destin.
L'Histoire Romaine est celle d'une révolution perpétuelle et d'une double conquête.
C'est la conquête du monde par Rome et l'invasion de Rome par les peuples vaincus et les esclaves affranchis.
C'est la conquête du pouvoir par la Plèbe Romaine.
Et le résultat de cette victoire progressive de la Révolution du Prolétariat, c'est l'Empire. C'est Néron, Tibère, Caligula, Héliogabale."

Eh oui. L'Occident a conquis le monde, soumis l'Afrique, une partie de l'Asie, l'Amérique ; il a humilié de grandes nations. L'Occident a développé prodigieusement la technique et il a engendré MARX avec, l'Occident a inventé la Démocratie, et aussitôt inventée, il l'a pervertie. L'Occident est submergé par des flots d'étrangers venus des pays qu'il a anciennement colonisés. Et l'Occident nous produit des BERLUSCONI, des députés britanniques qui font payer leurs dépenses privées par le contribuable, un ministre allemand qui s'attribue un titre de docteur immérité, un DSK accusé de viol ou un GUERINI frère en délicatesse avec la justice. L'Occident a produit des MADOF, des MESSIER, des Empereurs du négoce, de la finance, ou de la politique, des fous de puissance, et il ne voit pas qu'il est responsable de son déclin pour avoir laissé faire tout ça. Est-il encore temps de se resaisir ?


Je vous reparlerai de LANZA, une plume, un caractère et une âme inoubliables et forts.

dimanche 8 juin 2008

Le galet et la racine

Dans un très remarquable livre sur la Chine dont j'ai déjà parlé dans un billet, Simon LEYS écrit ceci qui mérite d'être relevé :
Dans la nausée de SARTRE - bon échantillon de la conscience occidentale, dans sa forme la plus étroite - il y a deux objets dont la vue suscite chez Roquentin un sentiment d'absurdité existentielle tel, qu'il aboutit physiquement à la nausée : un galet poli par les vagues, et une racine noueuse. Il est intéressant de noter que ce sont là précisément deux types d'objets assidûment recherché par les collectionneurs chinois, car mieux parfois que des oeuvres d'art fameuses, ils pouvaient plonger les esthètes en extase.
Il faut avoir l'esprit bien tordu, et une esthétique relevant d'un système préformé, il faut avoir une imagination échevelée mais morbide, pour imaginer le héros de SARTRE. Qui n'a jamais VRAIMENT rêvé, comme les collectionneurs chinois, devant la racine d'un arbre abattu par la tempête ? Qui n'a pas plongé en esprit, à la vue d'un galet, dans ces moments immémoriaux où la terre en gésine donnait naissance aux roches et à l'océan qui les polirait ? Il faut avoir une perversion du goût incroyable pour faire de ROQUENTIN un modèle. Il faut faire violence à ses émotions. Dans cinquante ans, on en sourira, (comme on se posera de sérieuses questions sur le nouveau roman qui relève du même esprit de système). Comme si la beauté ne résultait pas d'un accord subtil et secret entre la nature et l'homme, fruit d'un long commerce, d'une longue patience, et d'une active sympathie ?
On en revient toujours à ce que je disais hier dans mon billet : ce prurit de nouveautés qui reposent sur les nuages des idées, au lieu de s'émouvoir au contact du réel et des sentiments qu'il suscite en nous, pousse l'occident dans une impasse dont il ne sortira que par sa conversion (un retour à ses racines) ou par sa disparition.

jeudi 1 mai 2008

Un point de vue intéressant sur la Chine

Des amis très chers, fidèles lecteurs de mes billets, me signalent un excellent article de Chantal DELSOL, dans le Figaro du 29 avril, intitulé Faut-il boycotter les pays qui ne nous ressemblent pas ? La philosophe y explique avec finesse la différence qui existe entre totalitarisme et autocratie ordinaire. Et elle assimile le présent système chinois à ce dernier type de régime.
Elle dit, avec beaucoup de justesse pour autant que je puisse en juger par les lectures que j'ai pu faire sur la civilisation chinoise que La Chine est un monde culturel fondé sur des convictions morales souvent bien proche des nôtres, et sur des sagesses qui, si elles ne ressemblent pas à nos religions, proposent des réponses aux douloureuses questions de la vie et du tragique de la vie. Elle entretient un humanisme de respect, comme d'ailleurs toutes les cultures.
Je ne crois pas avoir dit autre chose dans mes billets. Mon seul point de désaccord porte sur les références morales des actuels dirigeants chinois. S'ils ne sont pas des totalitaires comme le furent LÉNINE et STALINE, ou des monstres comme MAO ou POL POT, ils ont cependant une vue qui me semble bien éloignée de celle d'un CONFUCIUS, d'un LAO ZI ou d'un BOUDDHA, pour ne prendre que les trois maîtres des religions traditionnelles chinoises. Je ne parle évidemment pas de JÉSUS dont des millions de Chinois glorifient le nom par leur fidélité, leur témoignage, leur courage et leur martyre. Mais il est évident que le peuple chinois a gardé un attachement profond à l'antique sagesse qui assura sa survie à travers les drames qu'il eut à traverser. Cet attachement mérite admiration et respect. Il émerge du reste à l'heure actuelle en Chine, un courant néo confucianiste.
Madame DELSOL dit encore fort justement ceci : Au fond, la spécificité de l'Occident, ce n'est pas la défense des droits de l'homme, mais la défense des droits de l'homme comme individu. Et les convictions anthropologiques chinoises et aussi musulmane d'une autre manière, sont enracinées dans le holisme, ou vision de la société comme communauté : l'individu n'y existe vraiment comme valeur que dans son groupe, sans lequel il perd sa signification.
C'est une constatation parfaitement fondée historiquement. La tradition ancienne des légistes, qui remonte au temps des Royaumes Combattants, avait été très loin dans cette conception. A cette époque la terre était distribuée à des groupes de 8 familles (système de MENG ZI ; 3e siècle avant J.-C.). Les champs étaient divisés en 9 parcelles dont une était collective et dont le fruit était donné à l'état à titre d'impôt. Un peu plus tard, GUAN ZHONG organise la population en groupe de 5 ou 10 unités. La responsabilité pénale est collective.
Je n'ai pas cessé de dire dans mes billets, moins bien que madame DELSOL, que nous crevons de l'individualisme, issu tout droit des Lumières. La déclaration des droits de l'homme n'est jamais que la déclaration des droits des individus (et non des personnes, notion fort différente). Or l'homme est un sujet social, et il est impossible de fonder un régime politique raisonnable et une saine anthropologie, sans tenir compte de cette évidence. Madame DELSOL ajoute, ce à quoi j'adhère totalement : Les Occidentaux ont une tendance, pernicieuse et sotte, à mettre dans le même sac le holisme et le totalitarisme : ils sont si obsédés par l'individu souverain qu'ils confondent un homme inscrit dans sa communauté et un homme dénaturé.
Je vous renvoie, à cet égard, à mon billet d'hier consacré au mythe de l'autoconstruction des savoirs qui est une illustration de cette vue centrée sur notre nombril, et non pas ouverte sur le monde.
Eh oui ! Je me répète. Je ne cesse de dire la même chose depuis que j'ai commencé ces billets. La solidarité tant prônée par la Gôôôche, n'est jamais que la collectivisation des responsabilités personnelles, et la privatisation des plaisirs, de la licence, voire du vice : Faites tout ce que vous voulez ; la société prendra en charge les conséquences de vos erreurs ne cessent-ils de nous répéter, les leaders de la Gôôôche. C'est ce qu'ils appellent la solidarité. A mon avis, la vérité politique est a mi-chemin du respect absolu des individus déclarés souverains, et de la nécessaire prise en compte de notre communauté de destin. Ainsi, il y a des penseurs socialistes qui pensent certainement juste. JAURES en était un, Michel ROCARD en est un autre. On ne les écoute guère. A quoi bon leurs réflexions si elles ne servent pas les ambitions et les impatiences de tel ou tel éléphant ?