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dimanche 14 mai 2017

14 mai 2017. Note brève. Un petit bonhomme plein de malice !

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Christian est un petit bonhomme plein de malice. Il est arrivé en France il y a 8 mois, sans connaître un mot de français. Tous les soirs ou presque, on peut le voir Porte de Saint-Cloud, devant le Mc Do qui fait l’angle avec l’avenue de Versailles, assis au pied d’un arbre, sagement, entre son papa et sa maman. Tous les trois, ils sont protégés par une couverture. Aucun d’eux ne réclame, aucun ne demande quoi que ce soit aux passants indifférents. Seule, une tasse de carton calée entre les jambes du gamin lesquelles font saillie sous la couverture, indique que les trois s’en remettent au regard de l’autre.
Il y a quelque jour, j’ai demandé à Christian s’il parlait français ; il a répondu que oui, qu’il allait à l’école ; lors, ce bref dialogue m’a valu de connaître son prénom. Le papa et la maman ne parlent pas notre langue. Les deux sont recrus de fatigue, de lassitude, et d’une sorte d’indifférence qui confine au désespoir. Je n’ai pas pu savoir où ils passaient la nuit. J’apprends que Christian a un grand frère qui apprend le métier de boulanger.
Tous, ils viennent de Roumanie, victimes d’une ancestrale hostilité qui frappe leur peuple, le peuple des Roms.
Il est trop facile de généraliser et de dire « les immigrés ». Certes, il convient de discerner. Mais ce n’est pas cette abstraction qui est en cause quand on croise une telle détresse. Je me moque complètement du jugement qu’on pourra porter sur mes propos. Ces frères en humanité sont là, je les vois, je peux les toucher, leur parler, les écouter. Et je me souviens alors du bon Samaritain, non que je me compare à cet homme si bon. Non ! Je me souviens simplement des paroles du Maître : lequel de ces trois – le prêtre, le lévite ou le Samaritain – a été le prochain du blessé ? Je trouve là une raison suffisante pour essayer à la mesure de mes pauvres moyens de me rendre proche de ces frères en humanité.
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vendredi 31 août 2012

Le Monde nous la baille belle...

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Il n'est pire sourd que celui qui ne veut point entendre. Le Monde et ses journalistes font partie de la cohorte des idolâtres qui dansaient de joie dans l'avion, quand Françoise HOLLANDE rentrait à Paris au soir de son élection, et qui semblent atteints d'une surdité profonde à quoi s'ajoute une cécité définitive et irrémédiable. Souffrez que vous explique brièvement pourquoi.
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Dans le numéro daté du 20 août, en page 12, en bas à droite, le Journal publie une note sur l'immigration et un commentaire sur la circulaire concernant les Roms. Notons d'abord qu'en 15 jours, Monsieur VALLS a fait évacuer plus de camps illicites de Rom que ne l'a fait monsieur GUÉANT en six mois. Et les évacuateurs n'y ont pas été de main morte ; je l'ai vu de mes yeux vu au Journal Télévisé : des pelleteuses ont broyé les abris de fortune, et les baraquements illégalement installés, tandis qu'on renvoyait en Roumanie leurs habitants (pour le dernier camp évacué). Voilà pour les faits. Or donc, une circulaire sur l'évacuation des campements illicites vient d'être publiée. Les journaleux du Monde précisent : "Intitulée 'Circulaire relative à l'anticipation et à l'accompagnement des opérations d'évacuation des campements illicites', elle donne un cadre relativement précis aux préfets sur la façon dont les campements illégaux doivent désormais être démantelés. Un changement de ton comparé à l'époque SARKOZY".
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Ainsi, il y a des bonnes évacuations, celle qui se font à l'ombre des circulaires à changement de ton, et les mauvaises, celles qui exécutent elles aussi les décisions de justice mais à l'époque SARKOZY. Je vais commenter leur commentaire à ces faux-culs : parlent-ils du contenu de cette circulaire ? Que nenni ! Ils se bornent à dire que puisque circulaire il y a, anticipation, accompagnement des opérations d'évacuation, il y a par conséquent un changement de ton. Il me semble à moi, que le résultat est le même, et que plutôt de spéculer sur des mots, ils feraient mieux de voir la réalité : dans les deux cas, du temps de monsieur SARKOZY et de celui de monsieur HOLLANDE, on évacue et on renvoie. Et pour les habitants des campements illicites, il n'y guère de différence. Entendîtes-vous madame BALASKO, messieurs Yannick NOAH et Pierre ARDITI et tant d'autres supporters d'une idole qui commence à se fissurer (avant de s'effondrer ?) protester, proposer aux Roms de venir s'installer sur les pelouses de leurs propriétés ? Rien. Des mots, des mots, des paroles verbales, et la dure réalité : il n'est pas acceptable de laisser s'installer n'importe où des gens que l'on ne peut accueillir dignement dignement et à qui on ne peut assurer un revenu régulier.
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Voulez-vous un autre exemple de la partialité du Monde ? Dans la même livraison, page 9, l'incipit de l'article consacré au 150 000 contrats pour les jeunes est celui-ci : "Après la publication, lundi 27 août, des mauvais chiffres du chômage, LE GOUVERNEMENT REPREND LA MAIN !" On croit rêver. Il reprend la main ? Mais ils se moquent de nous, ces guignols. Le problème de la France est un problème d'insuffisance de production de richesses. Ce n'est pas en ponctionnant encore plus ceux qui les produisent et en tapant sur la patrons qu'on va stimuler cette dernière. Les richesses sont issues du secteur primaire (agriculture, mines, élevage) et secondaire (transformation, commerce, transport). Le secteur tertiaire fleurit comme les champignons de couche sur un substrat nutritif qui ne leur est en rien redevable : de la bonne terre, fumée par de l'engrais d'origine animale. On aurait pu penser que ces emplois allaient être mis au service des producteurs de richesse. Il n'en est rien. On les réserve au secteur public et notamment aux collectivités territoriales (déjà surchargées de personnels), et pour des emplois dont l'utilité ne peut être discernée qu'au moyen d'un microscope incantatoire très puissant. Nous nageons en plein dans un système qui nous enfonce dans la décadence, ôte aux citoyens la responsabilité de leur vie, et ne leur fait miroiter que les plaisirs de l'instant présent et de l'immédiateté. Le Monde, décidément, nous la baille belle.
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Si chacun d'entre nous, qui le pouvons, acceptions de parrainer un jeune en difficulté, en lui donnant des cours, en le recevant, en l'aimant tout simplement, mais de manière exigeante et simple, on avancerait un peu plus vite. Et 150 000 personnes bénévoles, ça se trouve. Les organisations qui pourraient recueillir les demandes existent. Il suffirait de leur confier cette tâche, au lieu de l'abandonner à un état de plus en plus totalitaire et irréaliste.
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C'est tout pour aujourd'hui.

mardi 17 août 2010

De tout un peu

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L'actualité me suggère quelques réflexions qui portent sur des sujets très divers. Je vais vous les livrer en vrac.
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Il se trouve que l'une de mes soeurs, mariée à un roumain et parlant couramment la langue roumaine a pu me donner quelques renseignements sur les communautés roms. En vérité, elles-mêmes se donnent le nom de Rroms (deux r, le premier majuscule). Ce sont des tziganes. On en retrouve aussi en Bulgarie et en Hongrie. J'ignore si elles s'y donnent aussi ce nom . Ma soeur, qui avait eu le plus grand mal à faire sortir son mari de Roumanie, du temps de CEAUCESCU, me disait son étonnement de constater à l'époque la présence d'un grand nombre de Rroms dans les gares, notamment la gare Saint-Lazare, alors qu'il lui avait fallu des mois pour arracher l'accord du régime impitoyable du "génie des Carpathes" et que son époux puisse la rejoindre à PARIS. Ces fils de l'air lui semblaient avoir un génie tout particulier pour franchir les frontières, toutes les frontières, qui, à leurs yeux, n'existaient pas, n'avaient aucune raison d'exister. Selon elle, ces communautés sont parfaitement inassimilables, tant elles sont enracinées dans le nomadisme. Il me semble que l'opinion est exagérée, car trop générale. Néanmoins, je crois qu'il ne faut pas trop s'illusionner sur l'efficacité de l'expulsion. Ma soeur m'a confirmé l'existence des belles villas qu'elle a vues de ses yeux dans certains quartiers de BUCAREST.
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Nous pouvons être fiers de nos athlètes et de nos nageurs. Eux, au moins, à la différence des joueurs de foot-ball, stipendiés et pourris par l'argent, ils n'ont pas honte de s'envelopper dans le drapeau tricolore après la victoire, et de chanter la Marseillaise quand en retentit la musique. Un bémol, une anicroche toutefois. Pourquoi faut-il que l'un des membres de la famille de Myriam SOUMARE, venue accueillir l'héroïne à l'aéroport - c'était une femme drapée dans un superbe boubou -, eût brandi le drapeau mauritanien (croissant d'or, à l'horizontale surmonté d'une étoile d'or sur fond vert) ? Se rend-elle compte qu'elle offense le d'accueil qu'a choisi Myriam comme nouvelle patrie ? Myriam SOUMARE, notre championne, est française. Elle a porté bien haut notre drapeau. Point. Et point de drapeau mauritanien pour célébrer cette victoire française.
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Avec l'élégance habituelle qui caractérise ses propos, monsieur Daniel COHN-BENDIT prétend, je cite, que "Nicolas SARKOZY prend les Français pour des cons" (sic). J'ai cherché vainement pourquoi dans son "argumentation". Il me semble moi que le plus c... de tous est celui qui tient ses propos. Monsieur de TALLEYRAND-PERIGORD disait : "Tout ce qui est excessif est nul". Et dans la bouche de Dany, ce qui est nul car excessif est en vérité nullissime. C'est dommage pour un homme qui semble avoir une certaine intelligence. Mais un de mes collègues mathématiciens de STRASBOURG me disait, "il n'y a aucune corrélation entre l'intelligence et la connerie" (que l'on me pardonne cette citation intégrale). Dans le cas qui nous préoccupe, c'est bien vrai.
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Un journal titre (je crois bien que c'est Marianne) : "Sécurité : 70 % des Français lâchent SARKOZY". Il faut décoder ce titre porteur de mensonge. En voici l'historique : il y a deux semaines, Le Figaro publie un sondage montrant qu'une très grande majorité de Français (de 80 % à 55 % selon les questions, la première ayant trait à la déchéance de la nationalité pesant sur les délinquants d'origine étrangère étant justement approuvée à 80 %, la dernière, relative, pour autant qu'il m'en souvienne, à l'interruption du paiement des allocations familiales aux parents de mineurs délinquants, l'étant à 55 % seulement) approuve le discours de GRENOBLE et les mesures annoncées. Peu de temps après, un autre sondage nous apprend - pour faire contrepoids au premier ? - que 60 % des Français jugent la politique sécuritaire du Président inefficace. N'importe quel esprit droit comprend ce que ce sondage signifie. Si ces mesures sont inefficaces, c'est que la sécurité n'est pas assurée, et qu'il est nécessaire de trouver d'autres solutions ; on peut inférer que la majorité des Français aimerait des mesures plus drastiques et non pas le contraire. Il faut cependant admettre que dans les 60 %, il y a des citoyens qui sont hostiles à toutes mesures bridant les "libertés individuelles", dont certains sensibles aux questions de sécurité qu'ils traiteraient par la prévention et non par la répression. Plutôt que de mettre des affichettes vengeresses dans les lieux publics soumis à vidéo-surveillance : "Souriez. Vous êtes filmés", il serait préférable de mettre : "Souriez. Vous êtes agressés." Non ?
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Voilà les quelques réflexions qui me viennent à l'esprit en ce jour gris. Je désirais vous en faire part.
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lundi 16 août 2010

Qu'est-ce que la pitié ?

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Je dois l'avouer. L'expression de dégoût pour les sentiments de pitié que je suis censé avoir éprouvés pour certaines des communautés roms et qu'a exprimé à mon endroit le lecteur surnommé Christophe, m'a profondément choqué, voire ébranlé. Je me suis demandé ce quelle voulais dire.
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Première hypothèse. Christophe n'a aucune pitié pour des gens qui s'incrustent, s'installent sans droit et profitent des largesses de notre patrie. Et il trouve par conséquent que je défends l'indéfendable. Pourtant je l'invite à relire mon billet en lui faisant remarquer (a) que je faisais référence à deux séquences du Journal télévisé de France 3 et de France 2 montrant les scènes d'expulsion hors de campements sauvages de quelques familles ; jusqu'alors elles vivaient dans des conditions épouvantables, sous des bâches en plastique, dans des conditions d'hygiène déplorables et (b) que je me gardais bien de généraliser la situation en signalant l'existence de mafia organisées de mendiants professionnels d'origine rom, qui se font construire de superbes résidences en Roumanie. Ainsi Christophe, dans ce cas, aurait fait preuve d'un esprit de système évident lequel consiste à généraliser et à ignorer les faits et les témoignages pour ne s'en tenir qu'à sa croyance.
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Deuxième hypothèse. La pitié est un sentiment qui révulse Christophe. Il faut donc se demander ce qu'elle représente pour lui. Il est vrai : dans l'esprit de la majorité de nos frères humains, la pitié est un sentiment humiliant pour ceux qui en font l'objet. Elle les placerait dans une situation dégradante de dépendance et de servitude par rapport à celui qui l'éprouve pour eux. Si c'est ainsi que le pense Christophe, et si c'est l'impression que je lui ai donné, alors oui je peux le comprendre. Mais ce n'est pas ainsi qu'il faut, selon moi, comprendre la pitié et ce n'est pas ainsi que j'ai exprimé les choses. Pour que la pitié soit un sentiment acceptable, il lui faut revêtir certaines qualités : (a) la première, essentielle, consiste à ne pas se placer dans une relation de dissymétrie avec ceux qui excitent en nous ce saisissement intérieur ; (b) la seconde exige d'éviter les effets de la sensiblerie lesquels consistent à se projeter soi-même dans la situation de l'être pitoyable ; immanquablement, cette façon de faire conduit à croire qu'il suffit d'éprouver pour régler la question ; (c) la troisième consiste à reconnaître à l'autre la vulnérabilité que nous connaissons pour nous-même, condition de l'acceptation de l'altérité et de la différence ; ce n'est pas nous-même que nous prenons en considération, c'est l'autre qui, comme nous est vulnérable et nous invite à faire pour lui ce que nous voudrions qu'il fasse pour nous si nous étions dans sa situation ; (d) la dernière qualité (mais la liste des qualités n'est pas exhaustive) est que la pitié est active et s'ingénie à trouver des solutions aux difficultés rencontrées par l'autre qui souffre (A cet égard, je signale à Christophe que j'ai proposé des solutions. Les unes ne dépendent pas de moi, les autres oui : je trouverai normal que ma commune équipe des aires de stationnement pour les nomades ou réhabilitent des logements sociaux - hors ghetto - pour ceux d'entre eux qui accepteraient d'être sédentarisés.) En ce sens, la pitié est proche de la compassion. Et il me semble que Christophe n'a su ou pu ou voulu la dire. Tant pis pour lui.
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AVIS A MES LECTEURS : Mon Blog s'intitule POLITIS-PHILIPPE et non point POLITIS. Je ne suis pas responsable du fait que la mention exclusive POLITIS apparaisse en tête de mes billets. Je vais, du reste, demander aux rédacteurs de Politis si cela les gêne.

dimanche 15 août 2010

A un lecteur occasionnel et agressif

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Monsieur qui vous cachez sous le nom de Christophe,

J'ai eu l'occasion de répondre à votre commentaire. Mais je reviens sur votre accusation qui est très grave : Je me rendrais donc coupable d'un délit car j'utilise le titre de Politis associé à mon prénom Philippe pour mon Blog.
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De deux choses l'une : ou bien vous êtes un rédacteur de Politis (tout court) et vous lancez une accusation gratuite sans pouvoir attaquer l'usage que je persiste à considérer légal, et dans ce cas vous vous rendez, vous, coupable d'une diffamation ; ou bien vous êtes un lecteur de cet hebdomadaire et vous enragez (on se demande pourquoi) de voir qu'il pourrait y avoir de la concurrence. Si c'était le cas, j'en serais très honoré. Car cette livraison est de très bonne qualité (pour autant que j'ai pu en juger après avoir constaté que je ne pouvais utiliser le titre "Politis" tout court, car il existait une revue portant ce nom). Je suis moi-même très étonné de voir que le seul titre qui apparaît en haut de chaque billet est Politis. Mais l'adresse est bien Politis-Philippe. Le but de ce Blog est de lutter contre le politiquement correct. Je me demande si finalement ce n'est pas cette mouche-là qui vous a piqué.
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J'ai donc un sentiment de pitié pour les Roms, un sentiment qui vous dégoûte. J'aurais aimé savoir quel est le vôtre sur cette question. Mais hormis un jugement péremptoire et non argumenté, j'ignore ce que vous en pensez. C'est bien dommage. Car il m'est impossible de savoir comment répondre à des mots qui tournent dans le vide et qui peuvent avoir de multiples significations, tant ils sont ambigus.
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Je n'ai pas l'intention de poursuivre cette polémique. Elle est stérile et ne contribue en rien à trouver une solution à la situation tragique dans laquelle vivent certaines communautés roms. Mais peut-être en avez-vous une de solution. Dans ce cas, faites-là connaître, ici même. Pourquoi pas ?
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Avec mes sentiments distingués.

samedi 14 août 2010

De la difficulté d'informer

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Comment ne pas être ému devant la misère de ces roms installés, illégalement, dans des campements de fortune ? Ils vivent dans des conditions indignes ; il est inutile de le nier. Mais les médias, France 3 et France 2 en tête, présentent la situation d'une manière qui m'exaspère. Le but de leur reportage n'est pas de venir en aide à ces pauvres gens. Il est de susciter dans l'esprit des téléspectateurs une réaction de rejet des mesures prises par le Président de la République pour enrayer cette immigration incontrôlée.
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Il y a bien des questions à se poser, en effet. D'abord, il convient de se demander si tous les roms vivent dans une situation de misère ? J'ai vu de mes yeux des campements de gens du voyage venus de Roumanie, qui vivent dans de luxueuses caravanes et possèdent des voitures puissantes (immatriculées en France ou en Allemagne) que ni vous ni moi n'aurions les moyens de nous payer. Tous les roms ne sont donc pas miséreux. Ensuite, il serait intéressant d'interroger les SDF et tous ceux qui font la manche dans les rues de Paris. J'ai, personnellement, rencontré rue du Bac, rue du Four, et à la station Sèvres-Babylone, des personnes qui m'ont dit qu'il était très difficile de s'installer sur le trottoir pour quêter quand le quartier était quadrillé par des roms dont le métier est de vivre de mendicité. Je pense à une certaine Jacqueline qui, ayant reçu d'un généreux donateur un billet de 10 euros s'est vue déloger sans ménagement par un rom qui ne voulait pas la voir empiéter sur son territoire. Jacqueline fait donc la manche, non point assise, mais en déambulant et en interpellant les passants qui lui semblent avoir une bonne tête. Autre question : comme ces pauvres gens ont-ils pu arriver chez nous depuis la Roumanie ? Qui les amène ici ? Des filières clandestines ? Faut-il qu'ils payent pour gagner l'Eldorado ?
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Les médias exhibent avec complaisance des images qui nous ébranlent et suscitent notre pitié ; ils interrogent les responsables des associations qui défendent "les droits de l'homme", interviewent telle femme qui, avec naïveté, indique qu'elle n'a pas envie de retourner en Roumanie, alors qu'elle peut scolariser en France ses enfants et qu'elle bénéficie de Sécurité Sociale, bien qu'elle n'ait pas de travail. Mais je n'ai jamais vu que l'on interroge les habitants sédentaires qui vivent près de ces camps de fortune. Comment vivent-ils cette proximité ? Y a-t-il des incidents ? Je connais une village alsacien dont les habitants, révoltés de voir leur stade de foot-ball encore envahi illégalement par des caravanes, ont bloqué le terrain jusqu'à ce que la police expulse les intrus. Je ne dis pas que c'est bien. Je dis que ça existe et qu'à force de présenter unilatéralement les événements, on obtient exactement le contraire de ce que l'on cherche à obtenir.
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La Roumanie fait partie de l'Union Européenne. Elle possède une importante communauté rom. Elle en persécute la partie la plus misérable, mais elle accueille avec reconnaissance celle qui s'enrichissant dans la partie occidentale de ladite Union, se fait construire des villas dont nous ne pouvons imaginer ni la taille ni le luxe. Il conviendrait peut-être de s'interroger sur l'origine de cette richesse. Là encore, je ne cherche pas à faire de procès. Je pose des questions, et elles me semblent légitimes. Je me souviens très bien, lors d'une enquête faite à Sélestat - je ne donnerai pas d'autres précisions - avoir entendu une enseignante, en tout point remarquable, me raconter l'histoire de ce jeune de 15 ans, membre d'une communauté gitane sédentarisée depuis des décennie et peut-être même des siècles, la communauté dite "des vanniers", qui lui déclarait tout fier : "Dans ma race, on ne travaille pas". Je garantis l'authenticité de l'anecdote. Il s'agissait d'un jeune gitan et non d'un rom. Mais la remarque me semble intéressante.
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En somme, si nous acceptons chez nous ces pauvres gens, il faut (a) les loger décemment ce qui implique qu'ils acceptent d'être sédentarisés ; (b) demander à la Roumanie de contribuer financièrement à l'installation de communautés qu'elles ne veut ou ne peut accepter sur son sol ; (c) définir une politique vigoureuse d'assimilation (et non point d'intégration) : cours de langue française, formation professionnelle, soutien (éclairé et discerné) aux associations qui s'occupent de ces communautés ; (d) accepter de voir nos impôts locaux augmenter pour équiper des aires de stationnement (prévus par la loi), destinées à accueillir ceux des roms qui ne peuvent ou ne veulent pas abandonner leur mode de vie nomade. Tout le reste est de la littérature, une littérature de bas étage, indigne de notre pays. Personnellement, je ne défendrai jamais des associations ou des mouvements politiques, qui au nom du "coeur", acceptent de voir la loi constamment et sciemment violée par des gens qui la connaissent mieux qu'eux, et ne cessent de la détourner à leur profit.
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Je persiste donc et signe. Je croirai à la bonne fois des journalistes le jour où ils accepteront sur le terrain de leur maison de campagne dix ou vingt caravanes et qu'ils fourniront gracieusement à leurs occupants l'eau et l'électricité. Sinon, je maintiendrai qu'ils désinforment.

dimanche 1 août 2010

L'homme concret

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Deux séries d'événements viennent à nouveau de mettre la question de la sécurité au premier plan de l'actualité : les violences de GRENOBLE, consécutives à la mort d'un caïd de cité, d'origine maghrébine, et les mises à sac par des "gens du voyage" (pudique appellation pour désigner des nomades venus de ROUMANIE) de plusieurs bâtiments publics dans le CHER après qu'un des leurs eut été tué par un gendarme alors qu'il forçait un barrage. Il me semble nécessaire de réfléchir sur ces événements en essayant de se départir autant qu'il est possible de positions idéologiques.
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La première des précautions à prendre consiste à ne pas généraliser, à ne pas englober dans la même réprobation tous les membres d'une communauté en raison de leur origine. La seconde consiste à partir des faits tels qu'on peut les connaître à travers ce qu'en disent les médias. J'ai puisé ici mes informations dans le magazine Le Point.
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Karim BOUDOUDA a été tué à GRENOBLE par un gendarme qui ripostait au tir de trois malfaiteurs lesquels venaient de braquer un casino ; Karim était de leur nombre. Les violences ont commencé après que 50 jeunes se sont rassemblés dans une mosquée autour d'un imam. Cinquante à 60 voitures ont été brûlés, une salle de musculation incendiée ainsi que d'autres bâtiments, des abribus, du mobilier urbain. Une sacoche contenant plusieurs dizaines de milliers d'euros (entre 20.000 et 40.000) dérobés par violence au Casino a été retrouvée sur les lieux des échanges de tirs.
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La première question qui vient à l'esprit est simple. Comment des jeunes gens peuvent-ils défendre un braqueurs du calibre de Karim BOUDOUDA ? Par quelle déformation de l'esprit jugent-ils anormal qu'un gendarme riposte à des tirs destinés à le blesser sinon à le tuer ? Je ne vois que deux réponses possibles à cette question. La première consiste à dire que la cité où s'est produit le drame est au main d'une mafia qui arrose les jeunes d'argent sale et leur demande de faire le guet ou de transporter les produits de leur trafic. C'est ainsi que les choses se passent dans les cités Nord de MARSEILLE aux dires d'un témoin que je connais personnellement. La seconde, plus inquiétante, consiste à supposer que la réaction est celle de jeunes gens se reconnaissant dans un groupe ethnique et réagissant à l'ordre légal français comme s'ils le jugeaient tyrannique ou inacceptable. Les deux raisons peuvent être conjuguées. Dans aucun des deux cas, la chose est tolérable. Et si ces jeunes ne veulent pas comprendre qu'ils déraisonnent et qu'ils nous accablent de leur haine et de leur ressentiment, il n'y a pas beaucoup de solutions, autres que musclées. La déchéance de la nationalité me semble être tout à fait justifiée.
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Deuxième série de violences. Un membre d'une communauté de Roms refusent de s'arrêter à un barrage. Il se fait menaçant. Il est tué par un gendarme. Le chauffeur fuit. En réaction à ce drame, plusieurs dizaines de Roms se rendent dans des villages (trois ?) de la région où ils sont stationnés (SAINT-AIGNANT) et mettent à sac plusieurs bâtiments publics.
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Le Président de la République a prononcé un discours qualifié de musclé à GRENOBLE. Il propose de déchoir de leur nationalité des délinquants nés en France de parents étrangers. Il ne parle pas de TOUS les Maghrébins, de tous les Africains, de tous les Asiatiques, de tous les Roumains, Ukrainiens, Kosovars, Bulgares, etc. Non. Il cerne bien la cible : les délinquants. Par ailleurs, il demande que les campements et squats illégaux installés par les Roms soient démantelés. Il se trouve que j'ai vécu très longtemps en Alsace et que j'ai vu des dizaines de fois des campements de Roms sur le parking de ma propre faculté, sur celui de l'Ecole Nationale Supérieure des Ingénieurs physiciens, sur les pelouses nombreuses du Parc d'Innovation d'Illkirch, sur celles qui jouxtent le supermarché d'Illkirch. Dans tous les cas, l'eau étaient prélevées dans les lavabos des bâtiments publics ou privés avoisinants, l'électricité prise aux lampadaires publics, et les alentours du campement souvent (pas toujours) souillés de papier et surtout d'excréments. Or, il y a près du golf d'Illkirch un très beau terrain d'accueil pour les gens du voyage : eau, toilettes, électricité. Ce terrain est bien rempli, par des nomades courtois et bien élevés qui acceptent de payer la très modeste contribution qui leur est demandée pour assurer l'entretien du site.
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Madame AUBRY, qui refuse d'installer à LILLE des caméras de surveillance sur la voie publique, accepte la cuisine hallal dans les cantines, ouvrent les piscines municipales aux femmes maghrébines en des jours précis, et est mariée à Me BROCHEN (ou vit avec), avocat réputé pour sa défense des extrémistes musulmans, parle d'atteinte aux principes républicains. Elle oublie, comme tous les idéologues, les propriétaires des voitures brûlées à GRENOBLE, les clients des supermarchés ou les étudiants contraints de slalomer entre des roulottes et des poubelles débordantes. Qu'importe les gens qui souffrent de ces dysfonctionnements, petit ou grands. Il faut que les idées soient sauves. Je vais simplement lui dire qu'il est impossible d'exiger l'obéissance à la loi quand on défend ceux qui constamment la violent, et qu'on les défend au motif qu'ils sont étrangers et crachent sur notre pays. Tous ne le font pas fort heureusement. C'est une minorité. Et elle feint de croire que le Président englobe dans une même réprobation les délinquants et les paisibles étrangers. Elle continue de mentir, de se mentir et de fermer les yeux devant la détresse de ceux qui, français souche ou étrangers, ont à subir les agressions de ces furieux. Dieu nous garde de l'avoir jamais comme Président, comme ministre ou comme quoi que ce soit. Elle est trop loin du réel.
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