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jeudi 10 août 2017

10 août 2017. Nouvelles de la Dissidence. J'en appelle aux jeunes !

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Je prends le risque inconsidéré de me faire taxer de négatif et de ringard par certains amis, en poursuivant le cycle de Simone WEIL. Dans la section des commentaires, je m'efforcerai de répondre aux objections qui m’ont été faites par Dominique, un de ces amis justement, que je connais depuis très longtemps.
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR. 
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"C'est d'une part l'héritage de la Terreur, d'autre part l'influence de l'exemple anglais, qui installa les partis dans la vie publique européenne. Le fait qu'ils existent n'est nullement un motif de les conserver. Seul le bien est un motif légitime de conservation. Le mal des partis politiques saute aux yeux. Le problème à examiner, c'est s'il y a en eux un bien qui l'emporte sur le mal et rende ainsi leur existence désirable."
In
Simone WEIL.
Note sur la suppression générale des partis politiques."
Climats/'Editions Flammarion, Paris, 2006 (date du dépôt légal). (Page 24.)
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2. COMMENTAIRES.
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Je ne commenterai pas la citation. Je l'abandonne à votre sagacité. Je vais répondre à Dominique

(a) Commentaires relatifs à la première critique : à quoi ça sert de citer des auteurs qui sont vieillis, incompréhensibles pour des jeunes ?

Il y a dans cette remarque une idée qui consonne étrangement avec ce que le monde moderne pense de la culture. A quoi sert-il de parler d’Aristote et des trois formes de gouvernement, de Montaigne et de son salutaire scepticisme, de Tocqueville qui a analysé, et comment, le fonctionnement de la démocratie en Amérique, ou encore de Léon Bloy, un pamphlétaire comme on n’en fait plus — il a dézingué de belle manière la bourgeoisie pharisienne et ses dérives ? A quoi sert-il de citer Goethe, Shakespeare, Dante ou Cervantes ? Pourquoi parler de Pascal, de La Bruyère, de Molière ou de Racine, pourquoi évoquer la sublime prose de Chateaubriand, celle de Proust, etc. Tout cela est inutile. Tout cela n’est pas vendeur. Et il est bien difficile pour Hollywood d’en tirer un scenario pour un film à grand spectacle.
Non ! Aujourd’hui on a le droit et le devoir d’encenser Voltaire (c’est en effet un immense auteur ; mais on peut contester et je le fais, aussi bien ses idées que sa probité intellectuelle), on peut pleurer sur quelques constats définitifs mais faux de Marx, et surtout porter la Duras ou la Beauvoir, quand ce n’est pas la Sagan, au pinacle de la littérature. Mais on ne se demande pas d’où ces trois derniers tirent la sûreté de leur langue et la pauvreté de leur sensibilité ? Elles puisent leur style dans les réserves des grands anciens, et plongent leur plume dans l’encrier du ressentiment, de l’aigreur et d’une violence inouïe contre toute transcendance. J’avance avec certitude qu’elles ont hérité d’une culture pluricentenaire, dont elles ont fait ce qu’elles ont cru devoir en faire.

(b) Commentaire de la deuxième critique : ce Blog est négatif.

Bien évidemment je conteste qu’il le soit. Il s’efforce d’être factuel, et d’éclairer par des événements contemporains, des interviews, des décisions politiques ce qu’évoque la ou les citations du jour. Si je le fais, c’est que la plupart du temps ces événements sont passés sous silence, que ce silence de la presse est volontaire, et que ce silence n’a qu’un but : celui de manipuler l’opinion : c’est ce qu’on appelle pudiquement l’ingénierie sociale (je reviendrai sur cette notion, car j’ai accepté de relire et de corriger éventuellement une grande thèse sur ce sujet épineux.) J’ajoute que dans la plupart des liens que je donne dans la section de la revue de presse, il y a toujours au moins une ou deux références positives, joyeuses, innovantes et merveilleuses.

(c) Troisième critique : ce Blog ne peut toucher les jeunes générations.

Je répondrai ceci : je suis en contact quasi quotidiennement avec des jeunes gens et jeunes filles de terminales ou de première année de Fac. Ils ne sont pas superficiels, ni légers. Ils me posent des questions profondes et souvent personnelles. Ils sont modernes, bien dans leurs baskets, mais ils pensent. J’en appelle donc à ceux des jeunes avec qui j’ai été en contact cette semaine : Jean, Nicolas, Benoît, Antoine, Olivier, Philippe pour qu’ils donnent leur avis. Nous avons souvent bien ri ensemble, au point que l’un d’eux a voulu changer mon adjectif de totémisation : ce serait, pour lui, joyeux qui m’aurait été le mieux. N'est-ce pas Antoine ?
En vérité, je ne me console pas d’appartenir à la génération perdue de 1968. Elle a flanqué par terre la Patrie, et n’a su mettre au centre du jeu social que le clinquant, le bling-bling-, le buzz, le fric, le sexe et la liberté de tout faire sauf celle de critiquer.
Je crois que cette génération de jeunes est magnifique. Qu’elle relèvera le pays, et que de nouveau nous pourrons nous dire fiers d’être Français. Je suis dans l'espérance la plus totale. Est-ce clair ?
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3. REVUE DE PRESSE.
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Un lien positif.

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Un lien qui questionne.

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Un lien négatif et questionnant.

Voilà ce qui ne va pas !

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Un lien questionnant.

La liberté de penser ?

ou
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Un lien terrible !

Voilà qui n’intéresse pas la presse bien pensante.

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Un autre lien questionnant et terrible.

J’essaye d’illustrer le billet d’hier.

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Un lien qui devrait scandaliser.

On marche sur la tête !


dimanche 15 janvier 2017

15 janvier 2017. Nouvelles de la Résistance. Supprimons les partis politiques

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche d’être vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Les partis sont un merveilleux mécanisme par la vertu duquel, dans toute l’étendue d’un pays, pas un esprit ne donne son attention à l’effort de discerner, dans les affaires publiques, le bien, la justice, la vérité.
[…].
Si l’on confiait au diable l’organisation de la vie publique, il ne pourrait rien imaginer de plus ingénieux."
In
Simone WEIL.
Note sur la suppression générale des partis politiques. (Réédition de l’édition Gallimard de 1957.)
Éditions Sillage, Paris, 2016, p. 32.
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2. COMMENTAIRES.
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Je n’ai pas perdu mon temps à écouter le premier débat des primaires de la gauche ; pour ce qui est des primaires de la droite, je n’ai écouté qu’une petite partie du premier débat. Tout ce déballage d’ego m’ennuie profondément. De tous les prétendants dits de droite, le seul qui m’ait paru défendre la justice, le bien public et la vérité est monsieur POISSON. Si vous avez bien écouté ce qu’il disait, vous constaterez, par exemple, que non seulement il n’a pas tenu le même discours que ses compétiteurs sur les syndicats, dont il a reconnu l’utilité ; il a constaté – en tant que chef d’entreprise – que 80 % des accords négociés patronat-syndicats étaient avalisés par les responsables syndicaux, mais il a proposé des solutions justes, équilibrées et soucieuses du bien public dans presque tous les domaines. Dans ces débats, les candidats ont passé beaucoup de temps, semble-t-il, à discuter de monsieur BAYROU, mais assez peu à évoquer la question du chômage ou de la pauvreté : manifestation la plus extrême de l’esprit de parti.
Pour ce qui est de la gauche, dont les potions mortifères sont élaborées dans les cornues du Grand Orient, on peut affirmer qu’elle présente à un degré extrême les défauts dénoncés par Simone WEIL. Les clans, les écuries, les passions déchaînées en faveur de tel ou tel candidat, les anathèmes ou les coups d’encensoir n’ont jamais porté sur des propositions concrètes mais sur des idées, sorties des lobes cérébraux des aveugles les plus aveugles. Il n’y a pas un domaine, ou presque, où les propositions socialistes soient fondées sur la justice, le bien commun et la vérité. Les propositions et les lois sur l’avortement sont sans doute la manifestation la plus extrême de la négation des droits du faible, sous couvert de la défense des droits de la femme. Ne parlons pas des lois économiques, faites pour défendre les seuls salariés dotés d’un CDI, de préférence dans la fonction publique. Aucune réflexion sur la modification des modes de production vers les petites entreprises, l’auto-entreprenariat, la création de petites structures par des initiatives personnelles. Ces imbéciles ont taxé les auto-entrepreneurs au motif (du reste justifié parfois) d’une concurrence déloyale avec les TPE. La bonne solution eut été d’aligner la fiscalité des TPE sur celle des auto-entrepreneurs. On a fait tout le contraire. Et l’on a ainsi, au nom de l’idéologie, non pas du bien commun, frustré notre patrie de la création de milliers d’emplois.
Ne parlons pas de vérité. Les partis politiques de la connaissent point. Ce qui les intéresse, c’est le pouvoir, son exercice, et la jouissance des avantages qu’il procure. Les mensonges proférés sur la situation en Syrie, pour ne citer que cette question, et la perte totale de crédibilité de notre patrie dans un pays dont nous avions été le protecteur, illustre à merveille ce processus qui consiste à élaborer une fausse image de la réalité, à la diffuser et à tromper l’opinion publique, avec l’aide des médias, de la classe dominante et de la finance.
Bref, pour reprendre ce que dit Simone WEIL dans la même note, et pour dénoncer le manichéisme des sondages et leurs effets de manipulation, « Presque partout ― et même souvent pour des problèmes purement techniques ― l’opération de prendre parti, de prendre position pour ou contre s’est substitué à l’obligation de la pensée. »
Je suis résolument pour la suppression, que dis-je ? pour l'interdiction des partis politiques. Ils ont fait assez de mal comme ça. Le général de GAULLE avait bien raison, le seul qui ait su se placer au-dessus des gnomes qui sont à la tête de ces petites officines. 
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Non à la culture de mort.




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L'information commence à échapper au monde médiacratique.

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2017/01/d%C3%A9sormais-la-hi%C3%A9rarchie-de-linformation-%C3%A9chappe-en-grande-partie-aux-m%C3%A9dias-officiels.html 



samedi 29 octobre 2016

29 octobre 2016. Nouvelles de la Résistance : mettre fin au régime de partis !

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Non, une fois de plus non, ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"L'absurdité, le gribouillisme qui résultent, va comme je te pousse, de l'enrôlement dans les partis, sont incomparablement plus manifestes aujourd'hui que jamais. Il suffit, d'ailleurs, que l'un d'eux se soit fait une spécialité des tournants en épingle à cheveux pour mettre en détestable condition tous les autres. N'y a aurait-il pas, dans la structure de tout parti politique, une anomalie rédhibitoire, un vice fondamentalement préjudiciable à l'homme ? C'est ce dont des esprits divers, mais qu'on peut tenir pour éclairer, se sont avisés tour à tour. Au meeting qui se tint l'an dernier à Pleyel sur le thème « Internationalisme de l'esprit» , l'occasion me fut donnée en sa présence de rappeler qu'Albert CAMUS voyait dans la non-appartenance à toute espèce de parti la première caution que devraient appelés à fournir ceux qui, d'un large et passionné échange de vues et d'idées, croient encore possible d'attendre un remède au mal actuel. On conçoit, en effet, que plus la discipline est forte à l'intérieur d'un parti, plus les idées qui le mènent tendent à se stéréotyper, à se scléroser. Qu'on se reporte aux maîtresses pages où Jules MONNEROT dans sa très importante Sociologie du communisme, montre comment un tel parti s'empare de «l'idéal du moi» pour le faire servir à sa propre socialisation."
André BRETON [Préface au livre de Simone WEIL « Note sur la suppression générale des partis politiques. »]
Climats/'Editions Flammarion, Paris, 2006 (date du dépôt légal). parue d'abord dans Combat, N°1803, daté du 21 avril 1950), p. 17.
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2. COMMENTAIRES.
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Le spectacle qu’offre aux yeux des citoyens médusés le petit monde clos des partis politiques justifie amplement le constat et le souhait que notre grande philosophe Simone WEIL (celle qui est morte à Londres an 1942) a utilisé comme titre pour un ouvrage absolument fondamental. Nous voyons des hommes et des femmes qui se déchirent au sein même des partis qui prétendent à nos suffrages. Marine interdit Marion de télévision, Claude Bartolone tourne les talons à François Hollande et Manuel Valls ne décolère pas contre celui qui l’a trahi en laissant paraître dans "le livre" des propos tenus en privé, Jean-Luc Mélanchon est en délicatesse avec le parti communiste. Jean-François Coppé déteste Fillon qui le lui rend bien, et Nicolas Sarkozy dézingue à tout va son adversaire à l’identité sans doute heureuse, j’ai nommé monsieur Juppé.
Un seul échappe à mon réquisitoire : Jean-Frédéric Poisson. Écoutez-le et concluez.
Ainsi, ces gens qui prétendent introduire de l’harmonie dans notre patrie, sont incapables de s’entendre entre eux. Vous pourriez croire que c’est pour des raisons de programme et d’idées ? Que nenni, c’est pour des raisons de pouvoir. Comment capter les voix des électeurs en les manipulant ? Avez-vous entendu parler de France, de patrie, de sécurité, de travail ? Que nenni ! On se bat pour des chocolatines à 15 centimes ou des footballeurs qui auraient besoin de muscler leur cerveau.
Tout cela est dérisoire. Aussi bizarre que va vous paraître mon opinion, le seul qui à gôôôche ait une certaine cohérence est monsieur Mélanchon. Outre qu’il est un orateur politique de la taille d’un Jaurès ou d’un Barrès, il a pris quelques initiatives intéressantes, comme celle de tirer au sort un certain nombre de participants se réclamant de ses principes, pour participer à ses conventions et congrès. C’est un bon début !
En vérité, je puis partager certaines idées de la droite qualifiée d’extrême, en matière de patriotisme et d’attribution de la nationalité française, trouver normal que la nouvelle gauche réclame une plus juste répartition des richesses (à condition qu’elle frappe à la bonne adresse !), admettre la nécessité d’aider ceux de nos compatriotes qui vivent dans le dénuement, vouloir que les délinquants soient effectivement punis, ne pas salir systématiquement les syndicats qui sont souvent utiles (monsieur Poisson du reste l’a dit), mais encourager le renouvellement de leurs méthodes et de leurs cadres, et par-dessus tout réclamer que l’on attribue aux corps intermédiaires des pouvoirs politiques réels et des franchises contre quoi l’État ne pourrait rien.
D’où la nécessité d’expulser ces nuisibles qui détruisent la France, parce qu’ils prétendent mieux la connaître que les Français eux-mêmes, et de voter pour des gens qui ont une pensée politique large, une compréhension profonde de nos problèmes, et une absence totale de préjugés. Celui qui correspond le mieux à ce profil idéal est monsieur Poisson. C’est pourquoi je convie mes quelques lecteurs à lui apporter leur suffrage aux élections primaires.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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La carotte et le bâton de monsieur GAZNEUVE, euh CAZENEUVE !


Vous pourriez voir des difficultés à activer le lien. Copiez-le et allez sur Google ou Mozilla ou tout autre moteur de recherche.

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Un bon livre et de bonnes idées : mettre fin aux règnes des partis.

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Les propositions de Jean-Frédéric Poisson.

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Une religieuse qui doute malgré son immersion dans la foi.


lundi 2 novembre 2015

02 novembre 2015. Nouvelles de la Résistance : oui au réel, à bas les partis politiques, dehors les juges iniques

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Courage ! Patience ! il nous reste encore un an et demi avant de nous débarrasser (en tout cas je l'espère) de ce Gouvernement.

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !

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1. Les citations du jour.
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(a) "Le plus grand dérèglement de l'esprit, c'est de croire les choses par ce qu'on veut qu'elles soient et non parce qu'on a vu ce qu'elles sont en effet."
In
Jacques-Bénigne BOSSUET.
Traité de la connaissance de Dieu et de soi-même. (Cité par divers auteurs.)

Tout va bien : la croissance, le chômage, la compétitivité, le rayonnement international de la France nous disent nos ministres, et François HOLLANDE ! Ils nous prennent pour des crétins.

(b) "C'est d'une part l'héritage de la Terreur, d'autre part l'influence de l'exemple anglais, qui installa les partis dans la vie publique européenne. Le fait qu'ils existent n'est nullement un motif de les conserver. Seul le bien est un motif légitime de conservation. Le mal des partis politiques saute aux yeux. Le problème à examiner, c'est s'il y a en eux un bien qui l'emporte sur le mal et rende ainsi leur existence désirable.
Mais il est beaucoup plus à propos de se demander : Y a-t-il en eux-mêmes une partie infinitésimale de bien ? Ne sont-ils pas du mal à l'état pur ou presque ?
                S'ils sont du mal, il est certain qu'en fait et dans la pratique ils ne peuvent produire que du mal. C'est un article de foi. « Un bon arbre ne peut jamais porter de mauvais fruits, ni un arbre pourri de beaux fruits.»
                Mais il faut d'abord reconnaître quel est le critère du bien.
                Ce ne peut être que la vérité, la justice, et, en second lieu l'utilité publique.
                La démocratie, le pouvoir du plus grand nombre, ne sont pas des biens. Ce sont des moyens en vue du bien, estimés efficaces à tort ou à raison. Si la République de WEIMAR, au lieu de HITLER, avait décidé par les voies les plus rigoureusement parlementaires et légales de mettre les Juifs dans des camps de concentration et de les torturer avec raffinement jusqu'à la mort, les tortures n'auraient pas eu un atome de légitimité de plus qu'elles n'ont maintenant. Or pareille chose n'est nullement inconcevable."
In
Simone WEIL.
Note sur la suppression générale des partis politiques.
Climats/'Editions Flammarion, Paris, 2006 (date du dépôt légal).

Contre KELSEN et son droit positif, Simone WEIL fonde le droit sur le bien et non sur une constitution.

            (c) "C’est abréger et s’épargner mille discussions, que de penser de certaines gens qu’ils sont incapables de penser juste, et de condamner ce qu’ils disent, ce qu’ils ont dit et ce qu’ils diront."
In
La BRUYERE (encore lui !)
Les Caractères.
Chapitre Des jugements. N°70.

Ne parlons donc plus des imbéciles.
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2. Commentaires.
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Pourquoi, me direz-vous, accumuler aujourd’hui (pour ce premier billet du jour, le second étant consacré à nos morts), pourquoi, disais-je, accumuler tant de citations ? Tout simplement parce qu’elles s’éclairent les unes les autres : BOSSUET parle du réel, tellement négligé, nié, dénié, manipulé par nos hommes politiques actuels. Simone WEIL condamne avec justesse l’existence des partis politiques, dont elle rappelle l’origine dans la Terreur révolutionnaire et les pratiques de la Grande Bretagne. La BRUYERE nous invite à ne plus parler des imbéciles bernanosiens qui sont incapables de penser juste. Ces trois penseurs, si éloignés les uns des autres dans le temps et dans l’espace, cependant, labourent de leur profonde intelligence, le même champ, celui d’une métaphysique et d’une morale fondées sur d’autres socles que ceux de la franc-maçonnerie, du relativisme et de cet insupportable esprit de parti.
Le dernier exemple de ce que dénonce ces trois grands esprits nous est donné par le jugement de relaxe en appel de l’action des Femen dans la Cathédrale Notre-Dame de Paris et la lourde condamnation à MAYOTTE de deux femmes de gendarmes qui ont déposé une tête de porc devant une mosquée.
Nous demandons aux Femen d’aller se promener seins nus dans la Grande mosquée de PARIS, et aux fanatiques de l’Islam, de décorer d’excréments le parvis de nos cathédrales, afin de voir la suite que donnera l’inique justice française à ces actions.
Pour être clair, je n’approuve pas le dépôt d’une tête de porc devant la mosquée à MAYOTTE. Mais le geste me semble sans proportion avec celui de ces furies qui se sont réjouies de la démission de BENOIT XVI et ont tapé sur les cloches neuves, déposées dans la nef de la cathédrale de PARIS, avec des marteaux (il est vrai, semble dire le jugement, que ces marteaux étaient enveloppé dans du tissu ; pour ne pas abîmer le bronze sans doute ?) 
J’approuve totalement la déclaration de monsieur GUAINO sur les magistrats, avec une énorme nuance toutefois ; il généralise et c'est une erreur : tous les magistrats ne sont pas comme il le dit ; il en est qui mettent le droit, la vérité et la justice au-dessus des intérêts de leur syndicat, de leur carrière ou des camarillas socialistes. Ceux-là ne font pas de bruit et honorent vraiment leur fonction. Mais on n’en parle peu et ils sont rarement promus.


Ce régime socialiste est légal mais illégitime, sans aucun doute. Presque aucun des hommes qui ont l’honneur (non honoré) de nous gouverner n’aime sa patrie, l’histoire de sa patrie, l’héritage des générations passées : ils aiment le mythe terroriste et dictatorial de l’homme nouveau. Basta, Fora, Exeant omnes !
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3. Informations diverses.
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Amusons-nous un peu tant que c'est encore possible (site du journal L'Opinion).

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Silence méprisant de la presse bobo (URL : https://lh3.googleusercontent.com/KepxU1hLm1vNT-Fy2aJG2gq5vCvg2O1rMeCoQ1pnwPfMsFqG4hyy0Fs7CRnbr15f4sWt=s114 ).

Sept mille catholiques prient dans les rues de PARIS, le 11 octobre 2015. Ouïtes-vous la Presse bien pensante signaler cette manifestation ? (Merci à mon ami Dominique, spécialiste en pompe et tuyaux i.e. cardiologue, qui m'a transmis une série de photos sur ces prières de rue, dont celle-ci.)


Une autre prière de rue, le 27 juin 2015 (URL : : https://lh3.googleusercontent.com/KepxU1hLm1vNT-Fy2aJG2gq5vCvg2O1rMeCoQ1pnwPfMsFqG4hyy0Fs7CRnbr15f4sWt=s114)



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Un tweet de Xavier Paul.


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Sans commentaires. Normal Ier ne doit JAMAIS être contredit. (URL plus image ; via le site du Salon beige).

http://lesalonbeige.blogs.com/.a/6a00d83451619c69e201b8d16f6cb5970c-pi


Quand serons-nous délivrés de ce système ? De  ces hommes qui se croient sortis de la cuisse de Jupiter ?

samedi 23 août 2014

23 août 2014. Nouvelles de la Résistance : que l'esprit de corps n'est pas l'esprit de parti.

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On y revient toujours !

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche d'être vrai, c'est la lâcheté.
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1. Les citations du jour.
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Il est tout de même très frappant que des esprits aussi différents que le vicomte de BONALD, Lanza del VASTO ou Simone WEIL disent tous la même chose à propos des partis. Permettez que je vous rafraîchisse la mémoire. Et ayez la patience de tout lire, même si cela vous paraît un peu long.

(a) Monsieur de BONALD. (Mélanges littéraires, politiques et philosophiques. Tome second. Librairie d'Adrien Le Clère, Paris, 1854. Page 217 ) :

"L'esprit de corps et l'esprit de parti sont deux esprits différents et même opposés.
L'esprit de parti est, comme le dit le mot de parti, l'esprit particulier d'une partie, d'une fraction d'un grand tout ; et les partis religieux ou politiques ne sont que des fractions ou des sectes de la société.
L'esprit de corps est l'esprit général du corps tout entier.
L'esprit de parti divise et dissout ; l'esprit de corps réunit et affermit, et l'on peut dire qu'un corps sans esprit est un corps sans âme. Venons aux exemples.
La chambre des députés est divisée en quatre partis ou parties, deux côtés et deux centres, quelquefois momentanément réunis deux à deux, habituellement divisés.
Chacun de ces partis a son esprit particulier, et il ne peut en être autrement.
La chambre des députés ne fait pas et ne peut pas faire un corps politique. Elle n'a rien d'héréditaire ; elle ne se renouvelle pas individuellement, mais périodiquement, et intégralement. Les nouveaux-venus, étrangers les uns aux autres à à ceux qu'ils remplacent, y portent chacun leur esprit, leurs opinions, leurs intérêts, leurs vues et les partis se groupent différemment. [....]."

(b) Simone WEIL. (Note sur la suppression générale des partis politiques.Climats/Flammarion, Paris, 2009. Page 42) :

"Les partis sont des organismes publiquement, officiellement constitués de manière à tuer dans les âmes le sens de la vérité et de la justice.
La pression collective est exercée sur le grand public par la propagande. Le but avoué de la propagande est de persuader et non pas de communiquer de la lumière. Hitler a très bien vu que la propagande est toujours une tentative d'asservissement des esprits. Tous les partis font de la propagande. Celui qui n'en ferait pas disparaîtrait du fait que les autres en font. Tous avouent qu'ils font de la propagande. Aucun n'est audacieux dans le mensonge au point d'affirmer qu'il entreprend l'éducation du public, qu'il forme le jugement du peuple."
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(c) Lanza del VASTO. (Les quatre fléaux. Chapitre 4. Section 52 intitulé De l'esprit de corps. Editions du Rocher, Paris, 1993. Page 269).

Bien qu'intitulée De l'esprit de corps, cette section montre à l'évidence que, sous ce nom, Lanza del VASTO parle de l'esprit partisan. Ce décalage sémantique ne change rien à la validité du constat.

"Cet oubli de leurs propres intérêts, ce renoncement à leur repos et sécurité, ainsi qu'à leurs affections personnelles et à leurs rancunes particulières, à leurs plaisir et à leur liberté, cette soumission à l'ingrate discipline, cet attachement à des chefs qu'ils n'ont pas choisis, et qui ne leur veulent aucun bien, la fierté qu'ils éprouvent à se voir capables de produire ensemble un si grand dégât, l'étonnant pouvoir qui se révèle en eux de haïr soudain toute une catégorie d'hommes, des peuples entiers, de les haïr de confiance sans les avoir auparavant jamais connus ni rencontrés, la différence qu'ils parviennent à établir entre des êtres portant la même apparence humaine et se livrant à des actes pareils, entre eux-mêmes et ceux d'en face, ce renversement des instincts naturels, des sentiments humains, du jugement, sont dus à une forte passion qui ressemble autant à l'amour qu'au contraire de l'amour, et qui s'appelle l'Esprit de Corps."
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2. Commentaires.
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Ces analyses se suffisent à elles-mêmes. Simplement, il est important de noter que l'esprit de corps exalté (à mon avis exagérément) par BONALD peut virer rapidement au corporatisme dénoncé par Lanza del VASTO, c'est-à-dire à un système qui reproduit à l'échelle d'un groupe humain restreint les vices du système des partis, qui exclut l'autre, le différent, le dissemblable. Un corps vivant n'exclut pas, il complète et intègre tout en différenciant. Et la différenciation est la clé de la paix civile. La mort des corps intermédiaires qui faisaient la richesse et la variété de notre patrie a conduit à l'installation définitive de la guerre civile froide qu'est la démocratie à la française. Nous sommes en train d'en crever.
Madame DUFFLOT se plaint que monsieur HOLLANDE ne soit le Président de personne. Je ne partage pas cet avis. Il est le Président des Socialistes. Et, en vérité, c'est bien ce qu'elle lui reproche. Il n'a pas su transcender le clivage politique qui a permis son élection. Il ne peut pas être autre chose qu'un socialiste, Président des Socialistes, certainement pas de la France.

dimanche 23 mars 2014

A propos des élections municipales.

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Nous allons donc voter pour les élections municipales. Dans notre vote nous devons prendre en compte non pas le parti dont se réclament les candidats, mais leur personnalité et les valeurs qu'ils entendent promouvoir pour le bien commun de la cité, lequel est celui qui rend heureux chacun des citoyens, en promouvant le bonheur de tous. Il est clair que les candidats qui s'affichent comme socialistes (souvent avec discrétion, en ces moments délicats pour les ardents de François HOLLANDE) ne sauraient récolter les suffrages des Français qui aiment leur patrie, ses traditions anciennes, ses valeurs humanistes et chrétiennes, la famille et les enfants à naître. Idem pour les furieux du Front de gauche dont le ressentiment et la haine de tout ce qui n'est pas lui suinte de tous les pores de ses militants. C'est pourquoi nous devons considérer avec attention les candidats dits "sans étiquettes". Il me semble qu'ils mettent leurs objectifs au-dessus des passions partisanes. Faute de pouvoir voter pour ces oiseaux rares, alors il nous faut choisir avec discernement des candidats dont la vie, les objectifs et la profession de foi coïncident au plus près avec ce que nous croyons bon pour notre ville ou notre village ET pour notre patrie. N'oubliez pas ceci :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai : c'est la lâcheté !
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L'introduction à ce billet sert de commentaire à la citation du jour

1. La citation du jour.

"L'absurdité, le gribouillisme qui résultent, va comme je te pousse, de l'enrôlement dans les partis, sont incomparablement plus manifestes aujourd'hui que jamais. Il suffit, d'ailleurs, que l'un d'eux se soit fait une spécialité des tournants en épingle à cheveux pour mettre en détestable condition tous les autres. N'y a aurait-il pas, dans la structure de tout parti politique, une anomalie rédhibitoire, un vice fondamentalement préjudiciable à l'homme ? C'est ce dont des esprits divers, mais qu'on peut tenir pour éclairer, se sont avisés tour à tour. Au meeting qui se tint l'an dernier à Pleyel sur le thème « Internationalisme de l'esprit», l'occasion me fut donnée en sa présence de rappeler qu'Albert CAMUS voyait dans la non-appartenance à toute espèce de parti la première caution que devraient appelés à fournir ceux qui, d'un large et passionné échange de vues et d'idées, croient encore possible d'attendre un remède au mal actuel. On conçoit, en effet, que plus la discipline est forte à l'intérieur d'un parti, plus les idées qui le mènent tendent à se stéréotyper, à se scléroser. Qu'on se reporte aux maîtresses pages où Jules MONNEROT dans sa très importante Sociologie du communisme, montre comment un tel parti s'empare de « l'idéal du moi»  pour le faire servir à sa propre socialisation" (Préface d'André BRETON [pas lui, l'autre, le vrais, le philosophe]  à l'essai de Simone WEIL, intitulé "Note sur la suppression générale des partis politiques". Climats/'Editions Flammarion, Paris, 2006 (date du dépôt légal).
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2. Une information intéressante. 
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Bis repetita… dans le silence des médias : le Sacré-Coeur de nouveau tagué (via le Salon beige).

Alors que les candidats aux municipales ne peuvent pas s'exprimer pour respecter le devoir de réserve en veille de scrutin électoral, le Sacré-Cœur a encore été tagué cette nuit par des anarchistes. Les candidats ne peuvent rien dire… mais les médias ? Tout a été effacé rapidement.


dimanche 27 novembre 2011

La démocratie est bien malade

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Un parti qui  représente environ 7 % des électeurs n'aura aucun mal à trouver les 500 signatures requises pour valider la candidature de son champion aux élections présidentielles ; un parti qui recueille entre 18 et 20 % des voix peine à trouver chez les élus les dites signatures. C'est ce qu'on appelle la démocratie.
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Je n'ai de sympathie ni pour les écologistes ni pour le Front National. J'ai dit ailleurs que ces partis présentent dans leurs programmes des propositions qui me paraissent utiles ou bonnes. Il est donc tout à fait normal que madame Eva JOLY puisse se présenter. Mais je trouve scandaleux que Marine LE PEN ait du mal à recueillir ces signatures et que les ténors de la politique, sous le prétexte qu'il faut éviter les candidatures farfelues à l'élection présidentielle, aient porté de 100 à 500 le nombre de signatures d'élus pour valider la candidature d'un citoyen français, en l'assortissant de la publication de l'identité de ces soutiens. En démocratie, tout citoyen doit avoir le droit de se présenter à cette élection, sans aucune barrière. Toutes les mesures dites de précautions sont des arguties pour préserver le pré-carré et les prébendes de ceux qui depuis trente ans ne cessent de nous conduire tout droit dans le mur. Bien entendu, cette liberté doit être associé la responsabilité. Les frais de campagne ne doivent pas être remboursés au candidat, et encore moins à ceux qui ont obtenu plus de voix en pourcentage que le seuil requis par la loi. Le candidat doit les payer de ses fonds personnels, ou des dons de ses partisans, ou sur les fonds du parti qu'il représente. Et je trouve curieux que les champions des "plus démunis" fassent justement pleuvoir les deniers publics (notre argent, je le redis) sur les plus gros partis, et assèchent les plus petits.
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La vérité, c'est Simone WEIL qui l'a exprimée dans ce petit livre, ce petit bijou de réflexion dont j'ai si souvent parlé : Note sur la suppression générale des partis politiques. Elle décrit les caractères des partis. Elle en voit trois essentiels. Voici ce qu'elle dit du dernier :
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"Quant au troisième caractère des partis, à savoir qu'ils sont des machines à fabriquer de la passion collective, il est si visible qu'il n'a pas à être établi. La passion collective est l'unique énergie dont disposent les partis pour la propagande extérieure et pour la pression exercée sur l'âme de chaque membre."
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Feu le Président MITTERRAND excellait dans l'art d'attiser les passions collectives. En soutenant le "Touche pas à mon pote", par exemple, ou en modifiant in extremis la loi électorale pour éviter un désastre, il a fait entrer 50 députés du FN, tout en poussant les siens à taper dessus à bras raccourcis. C'est un moyen d'accéder au pouvoir, de s'y maintenir ou de s'y accrocher. je doute fort que c'en soit un de gouverner. Un excellent article sur la nécessité de l'union nationale en ces moments de crise terrifiants (car nous n'avons pas tout vu, loin de là) a paru dans Le Figaro de vendredi sur ce sujet. J'y reviendrai.
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dimanche 18 avril 2010

Que la haine est toujours la fille d'un préjugé

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Je vous ai dit hier soir que, dans le billet de ce jour, je reviendrais sur les réflexions de Cynthia FLEURY (dont une de mes lectrice et très fidèle amie prétend qu'elle me sert d'égérie !). Promesse tenue. Cynthia parle fort bien d'une pathologie propre à notre démocratie, celle du mal de dire le mal, pathologie qui, selon moi, frappe surtout les journalistes et les hommes politiques.
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Tout le monde ou presque connaît l'histoire du jeune Joseph, le dernier fils de Jacob, ce jeune Joseph livré par ses frères à des marchands de passage, en raison de la haine qu'ils lui portaient. Ils n'acceptaient pas que leur père semblât manifester une préférence pour ce petit dernier, que Rachel, sa mère, avait attendu si longtemps et qui était morte peu de temps après l'avoir mis au monde. Voici comment Cynthia FLEURY commente, avec l'aide de Marc-Alain OUAKNIN, cet épisode :
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"[...] La haine des fils contre Joseph est née de l'idée qu'ils se faisaient des sentiments de leur père à l'endroit de Joseph et du contenu de ses songes. [Joseph, en effet, avait rêvé qu'il aurait un avenir lumineux et puissant. Note du transcripteur]. Avant la haine, il y a donc l'interprétation que l'on se fait des choses - et finalement le préjugé. Or qu'est-ce que la médisance sinon (d'abord) un préjugé ? Qu'est-ce que médire, sinon juger le monde à partir de schémas déjà connus ? Avant même d'interroger la teneur des événements et des actes, on juge d'emblée, on statue et l'on médit."
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C'est très exactement ce que je reproche à l'opposition socialiste qui critique, médit, moque, et ridiculise le Président de la République, avant même de s'interroger sur le contenu ses réformes qu'il propose. Je fais le même reproche à ceux qui, "à droite" (mot idiot, et erreur topologique fondamentale) critiquent sans en examiner les tenants et les aboutissants, les rares idées émises par l'opposition. Mais je suis obligé de constater que la rancune et la haine sont de ce côté-là (à "droite") moins tenaces et moins rancies que de ce côté-ci (à gôôôôche). Le socialisme français et les médias qui le suivent sont les champions de la médisance, du ressentiment, de la haine et de la rage impuissante.
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Alors quelles solutions trouver à cette situation où des partis, agitateurs de passions collectives, et donc ouvriers du mal tel que le dit Simone WEIL (cf le billet d'hier), entretiennent une division stérile, et interdisent par conséquent un vrai débat public ?
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Je vous ai dit hier que je citerai aussi Rémi BRAGUE. Il me semble qu'il ouvre un début de réponse à la question. Voici ce que dit cet excellent philosophe sur le dialogue, forme intime du débat public : "Si l'on souhaite un véritable dialogue, il faut commencer par respecter l'autre. Ce qui implique : le comprendre comme il se comprend lui-même, prendre les mots sont il se sert dans le sens qu'il leur donne, accepter la situation initiale de désaccord pour tenter de la faire évoluer vers une meilleure compréhension."
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On aura reconnu là les règles formulées par Jürgen HABERMAS dans son ouvrage majeur : Pour une éthique de la communication. Peut-être la dignité du débat public exige-t-elle un peu plus de morale, un peu moins d'arrogance et de volonté de puissance ? Qui ne voit la profonde convergence d'analyse de ceux qui font l'effort de penser avant de trancher : hier Simone WEIL, Jürgen HABERMAS, aujourd'hui Cynthia FLEURY et Rémi BRAGUE ? Ces philosophes n'ont pas forcément les mêmes opinions politiques, mais ils sont les amis des hommes et l'honneur de l'humanité. Allons, messieurs et mesdames les journalistes, messieurs et mesdames les politiques, encore un petit effort.
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Je m'absente quelques jours et reprendrai à mon retour. J'aimerais que mon lecteur déçu se manifeste.

samedi 17 avril 2010

Il faut supprimer les partis politiques

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Je vous jure que je ne l'ai pas fait exprès. Figurez-vous que je suis tombé par hasard sur un petit opuscule dû à Simone WEIL, notre grande Simone WEIL, en cherchant un tout autre ouvrage dans les rayons d'une excellente librairie. Il a pour titre Note sur la suppression générale des partis politiques. Je l'ai dévoré en quelques dizaines de minutes, car le texte est court mais d'une inégalable densité. On ne sort pas de cette lecture comme on y est entré, et l'on se fait alors de la démocratie une tout autre idée de ce qu'elle prétend être dans la bouche de nos élites. Au fur et à mesure de ma lecture, je me disais : voilà ce qui est juste et que je n'ai jamais su bien dire dans mes billets. Voilà ce que mes lecteurs doivent lire, méditer, connaître et approfondir : il ne peut y avoir de parti politique légitime dans un régime authentiquement démocratique.
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D'abord, un peu d'histoire. Cette note a paru dans le numéro 26 de la revue La Table ronde, daté du mois de février 1950. André BRETON réagit à ce texte alors inédit dans une livraison d'avril du journal Combat et ALAIN, qui fut un des maître de Simone WEIL, le fait au même mois dans la même revue de La Table ronde. Simone WEIL est morte depuis sept ans quand paraissent ces réflexions.
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Voici quelques extraits de ce texte dont je recommande absolument la lecture, et de la plus urgente et expresse manière.
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"Le fait qu'ils [les partis] existent n'est nullement un motif de les conserver. Seul le bien est un motif de conservation. Le mal des partis politique saute aux yeux. Le problème à examiner, c'est s'il y a en eux un bien qui l'emporte sur le mal et rende ainsi leur existence désirable."
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"S'ils sont du mal, il est certain qu'en fait et dans la pratique ils ne peuvent produire que du mal. [...] Mais il faut d'abord reconnaître quel est le critère du bien.
Ce ne peut être que la vérité, la justice, et, en second lieu, l'utilité publique.
La démocratie, le pouvoir du plus grand nombre, ne sont pas des biens. Ce sont des moyens en vue du bien, estimés efficaces à tort ou à raison."
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"Seul ce qui est juste est légitime. Le crime et le mensonge ne le sont en aucun cas."
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"La vérité est une. La justice est une. Les erreurs, les injustices sont indéfiniment variables. Ainsi les hommes convergent vers le juste et le vrai, au lieu que le mensonge et le crime les font indéfiniment diverger. L'union étant une force matérielle, on peut espérer trouver là une ressource pour rendre ici-bas la vérité et la justice matériellement plus fortes que le crime et l'erreur."
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Il est très important au point où j'en suis de mes citations d'indiquer que Simone WEIL attribue aux passions le crime et les erreurs. Et à propos des théories de Jean-Jacques ROUSSEAU, exposées dans le Contrat social, elle dit ceci :
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"Un vouloir injuste commun à toute la nation n'était aucunement supérieur aux yeux de ROUSSEAU - et il était dans le vrai - au vouloir injuste d'un homme. [...] ROUSSEAU pensait seulement que, le plus souvent, un vouloir commun à tout un peuple est en fait conforme à la justice, par la neutralisation mutuelle et la compensation des passions particulières. C'était là pour lui l'unique motif de préférer le vouloir du peuple à un vouloir particulier."
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"Si une seule passion collective saisit tout un pays, le pays entier est unanime dans le crime. Si deux, ou quatre ou cinq ou dix passions collectives le partagent, il est divisé en plusieurs bandes de criminels. Les passions divergentes ne se neutralisent pas, comme c'est le cas pour une poussière de passions individuelles fondues dans une masse ; le nombre est bien trop petit, la force de chacune est bien trop grande pour qu'il puisse y avoir neutralisation. La lutte les exaspère."
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"Pour apprécier les partis politiques selon le critère de la vérité, de la justice, du bien public, il convient de commencer par en discerner les caractères essentiels. On peut en énumérer trois. (a) Un parti politique est une machine à fabriquer de la passion collective. (b) Un parti politique est une organisation construite de manière à exercer une pression collective sur la pensée de chacun des êtres humains qui en sont membres. (c) La première fin, et, en dernière analyse, l'unique fin de tout parti politique est sa propre croissance, et cela sans aucune limite.
Par ce triple caractère, tout parti est totalitaire en germe et en aspiration." [Les divisions en (a), (b) et (c) sont de votre serviteur.]
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Et ceci qui est admirable de justesse et de profondeur :
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"Mais comment désirer la vérité sans rien savoir d'elle ? C'est là le mystère des mystères. Les mots qui expriment une perfection inconcevable à l'homme - Dieu, vérité, justice - prononcés intérieurement avec désir, sans être joints à aucune conception, ont le pouvoir d'élever l'âme et de l'inonder de lumière.
C'est en désirant la vérité à vide et SANS TENTER D'EN DEVINER A L'AVANCE LE CONTENU QU'ON REÇOIT LA LUMIÈRE. C'est là tout le mécanisme de l'attention. [Majuscules de votre serviteur.]
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Comment passer sous silence la conclusion ? Impossible. Elle résume absolument ce que je pense.
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"Presque partout - et même souvent pour des problèmes purement techniques - l'opération de prendre parti, de prendre position pour ou contre, s'est substituée à l'opération de la pensée.
C'est là une lèpre qui a pris origine dans les milieux politiques, et s'est étendue à travers tout le pays, presque à la totalité de la pensée.
Il est douteux qu'on puisse remédier à cette lèpre, qui nous tue, sans commencer par la suppression des partis politiques."
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Demain matin, je reprendrai un passage de Cynthia FLEURY et un passage de Rémi BRAGUE, qui illustreront de manière concrète la signification essentielle de l'ouvrage de Simone WEIL que tout citoyen devrait avoir lu. J'ajoute que, piqué au vif par les remarques d'un lecteur que j'admire et qui trouve mes billets sans fadeur et sans pertinence, je me suis rendu compte qu'il avait raison, et qu'il n'y a aucune raison de ne pas dire crûment ce que je pense : non au PS (le premier créateur de ces coupables pulsions collectives), non à l'UMP (le second créateur), non au Modem, non au PC, aux écologistes et à toutes ces organisations créatrices de ces passions partisanes qui nous empêchent de vivre vraiment en démocratie.
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