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mercredi 29 mai 2019

Mardi 28 mai 2019. Juan Branco, l'oligarchie et le hold-up des précédentes élections présidentielles : suite et fin !


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Nous achevons ce mardi 28 mai 2019 la lecture du livre de Juan BRANCO, Crépuscule. Mais avant de la faire, je voudrais répondre à mon ami Dominique qui fait un procès d’intention à BRANCO en prétendant qu’il passe son temps à critiquer ses voisins et qu’il est par ailleurs justement vilipendé (sous entendu : par les médias) et bon à être mis au rancart des ragoteurs (je schématise).
Il me semble que cette critique est injustifiée. BRANCO a rédigé un ouvrage politique. Il a le droit de libre opinion, pour autant qu’il ne diffame pas et ne soit pas injurieux. On peut ne pas être d’accord avec lui, mais on ne peut lui dénier le droit de révéler des faits, méconnus des électeurs, et passés sous silence par la grande presse, aux mains des oligarques (MM. ARNAULT, NIEL, DRAHI, LAGARDERE, BOLLORE). Cette presse, contrôlée à 90 % par les susdits ne va pas s’amuser à faire de la publicité pour un livre qui a pour but d'accabler ses propriétaires et actionnaires ; elle va donc effectivement le vilipender, sans jamais chroniquer son livre. Les liens étroits existant entre JOUYET, MACRON, ARNAULT, NIEL, Mimi MARCHAND, Edouard PHILIPPE, feu Richard DESCOINGS et les épouses des uns ou des autres : madame CHABRE-PHILIPPE, Madame TAITTINGER-JOUYET, Madame MARIK-DESCOINGS), la manière dont messieurs EMELIEN, CHAKER, et consorts ont été recrutés, toujours par le juteux canal de Sciences po, le rôle de monsieur BIGORGNE dans le montage du parti de monsieur MACRON, sont détaillés et étoffés par l’énoncé de faits dont j’ai vérifié la véracité. Ces faits n’ont jamais été contestés. Même monsieur BLANQUER n’échappe pas à spirale de l’endogamie, puisqu’il avait été pressenti pour être le chef de cabinet d’un homme promis à un ministère et qui, la mort l’ayant saisi, n’a pas accédé à cette fonction.
Certes, on peut toujours dire que quand BRANCO décrit le soutien des oligarques à monsieur MACRON comme un moyen destiné à faire pression sur lui pour qu’il prenne des mesures en leur faveur, il interprète des faits, il leur donne un sens, celui qui lui convient. Mais les décisions prises par monsieur MACRON vont hélas dans le sens de cette interprétation. BRANCO émet aussi des opinions : elles sont faciles à repérer dans le corps du texte et on peut donc les prendre pour telles. Reste à expliquer les raisons qui font qu’un normalien, proche de la gauche, diplômé de Sciences po, à qui est promis un bel avenir politique, d’un seul coup refuse dans de rentrer dans ce jeu du pouvoir. Je vais lui faire le crédit de la bonne foi, et ne pas rentrer dans le jeu des psychanalystes de salon, qui prétendent que cet ouvrage est un livre de rancœur et de dépit. Il peut y avoir des raisons psychologiques, mais je les ignore. Je résume : Crépuscule doit être lu avec esprit critique, sans aucun doute, mais être pris comme la révélation de faits qui ont été cachés aux citoyens et dont la diffusion aurait pu changer le cours des élections.
Voici l’un des derniers paragraphes de son brûlot. Un peu emphatique, un peu alambiqué ? Oui si l’on veut. Mais il a le mérite de nous faire réfléchir, bien qu’il exprime des OPINIONS (fondées sur l’analyse de faits avérés : je pense à l’affaire BENALLA) dont je laisse la responsabilité à leur auteur, tout en n'en pensant pas moins.
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CORRUPTION ET CORROMPUS.
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"Ces être ne sont pas corrompus. Ils sont la corruption. Les mécanismes de reproduction des élites et de l’entre-soi parisien, l’aristocratisation d’une bourgeoisie sans mérite, ont fondu notre pays jusqu’à en faire un repère à mièvres et arrogants, médiocres et malfaisants. En eux qui ont fait du respect de la légalité un paravent pour s’autoriser tous les excès, ne réside plus la moindre recherche d’un engagement ou d’un don. Interrogeons-nous : pensait-on que ces gens serviraient des idées, eux qui se sont constitués au service d’intérêts particuliers ? Pensait-on que ces individus nous grandiraient, eux qui se sont contentés tout au long de leur vie, de nourrir une ambition que rien ne viendrait sustenter ?" (Page 310.)
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COMMENTAIRES.
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C’est bien ce côté bourgeois, partisan de l’ordre, qui a fait que la bonne société a massivement voté pour madame LOISEAU aux Européennes (40 % de catholiques !) Mais on n’éteint pas un incendie avec de l’essence. Si tout se passe comme il l'a prévu, Poncefrelu-Pilatoquet est assuré d’avoir aux prochaines élections madame LE PEN comme adversaire. C’est ce qu’il cherchait. Il l’a trouvé. Le scénario est loin d'être assuré. CAR la frustration des gens « qui ne sont rien », qui ne sont pas « des premiers de cordée », qui sont des « Gaulois réfractaires », qui ne demandent qu’une chose, juste une : vivre et faire vivre leur famille dignement du fruit de leur travail, pourrait bien emporter un système inique. Voyez-vous j’ai plus de respect pour les selliers- maroquiniers qui produisent des sacs ou des malles Vuitton que pour un homme qui a doublé sa fortune en deux ans (30 milliards devenus 75 milliards d’euros dans ce cours laps de temps) en dirigeant sa holding d’une poigne de fer (être riche n’est pas un scandale, je l’ai déjà dit ; faire sa fortune en s’appuyant de temps en temps sur l’aide de l’État, c’est-à-dire, en fin de compte, le contribuable est, disons, plus contestable : lire Les Prédateurs de Denis ROBERT) ; j’ai plus d’admiration pour les vignerons, les maîtres de chais et les tonneliers qui nous permettent de boire un remarquable champagne ou un cognac non moins remarquable que pour un homme qui affirme calmement « qu’il n’a pas d’amis ». Toutefois, il serait injuste de ne pas reconnaître que la marque LVMH honore notre patrie aux yeux des étrangers, yeux qu’il conviendrait de leur ouvrir en leur montrant que l’excellence et la beauté des produits qu’ils admirent est sorti des mains de très nombreux « Gaulois réfractaires ». 


lundi 17 août 2015

17 août 2015. Nouvelles estivales de la Résistance. Reprise...

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Ne perdons pas nos bonnes habitudes et redisons-nous que

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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Notule introductive.
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Je dois présenter à mes lecteurs réguliers (il y en a, ce qui m'étonne) mes excuses. J'avais promis de reprendre mes billets pour le début de la semaine dernière. L'écrasant soleil de Provence et la douceur profonde de l'azur méditerranéen m'ont plongé dans une étrange et peu coutumière paresse. Mais il est temps de se reprendre en reprenant de bonnes habitudes. Je vous avouais prendre un grand intérêt à lire Le Fondement de la morale d'Arthur SCHOPENHAUER. Et bien que notre philosophe se fut proclamé athée, je n'ai jamais lu sous aucune plume, hormis celle de saint PAUL, une analyse aussi exacte et juste de la charité. Mais là n'est pas le point, même si j'aurai l'occasion de revenir sur la pitié qui pour lui est le fondement de la morale, tandis que la justice et la charité en sont les principes.
Voici donc la citation du jour faite par SCHOPENHAUER lui-même dans son très puissant ouvrage.
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1. La citation du jour.
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De SHAKESPEARE, dans son Hamlet ce triste constat :

"A la façon dont va le monde, être honnête, c'est être un homme marqué entre dix-mille." [Sans doute traduction d'Auguste BURDEAU.

SCHOPENHAUER  la cite en anglais  :

"To be honnest, as this world goes, is to be one man pick'd out of ten thousand."
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2. Commentaires.
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Il sera court mon commentaire et commencera par une question : Comprenez-vous pourquoi nous nous sommes détournés de ce monde corrompu de la politique et des politiciens ?
Que ce soient les mensonges de celui qui prétend présider, de ses ministres (où ne foisonnent pas les compétences), que ce soient encore ceux des hommes qui se prétendent d'opposition (mais en réalité pensent comme ceux qu'ils combattent à quelques nuances près), la liste est longue de ces élus qui ne méritent guère notre considération : MM CAHUZAC, THEVENOUD, KUCHEIDA, GUERINI,, DALONGEVILLE pour la "majorité" (ou encore madame ANDRIEU), MM BALKANY ou COPPE pour "l'opposition", et j'en oublie sans doute, on ne voit guère briller au firmament des vertus civiques ces pâles étoiles d'un moment.
En vérité, c'est bien notre système qui se prétend démocratique, qui est tout à revoir, à commencer par les sanctions impitoyables pour ceux dont il serait PROUVE (je dis bien prouvé, car en matière de soupçons souvent démentis par les juges, madame TAUBIRA est experte) qu'ils sont corrompus. Mais ils se tiennent par la barbichette, et nous aurons peu d'occasion de mettre à jour les combines qui depuis maintenant une quarantaine d'années servent de politique à une bande d'incapables.
Le dernier mensonge en date, et celui-là me semble impardonnable, est celui du sinistre Bernard BOUCAULT qui a donné des ordres à ses subordonnés pour que l'on minimise le nombre de participants aux diverses manifestations contre la loi scélérate de madame TAUBIRA.
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3. Informations diverses.
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Extrait d'un article de Yannick CHAUVIN sur le site du Boulevard Voltaire.

"Nous avons Michel Sapin, le champion de la forfanterie, l’aveugle qui voit tout, le ravi de la dèche. Lui, il est content ! Et, en plus, il rigole. Pour cet extraterrestre, ce zéro « conforte nos objectifs de 1 % de croissance pour l’année 2015 ». Ben voyons ! Et il continue : « L’accélération des exportations et le redressement de l’investissement sont bien la preuve que notre politique économique porte ses fruits. »
Oui ! Vous avez bien lu : « notre politique économique porte ses fruits. » C’est la seule vérité dans cet océan d’autosatisfaction idiotement béate. Quels fruits ? Davantage de chômage, de pauvreté, de souffrances et pas la plus petite lueur d’espoir à un horizon prévisible. Il y a trois mois, l’INSEE anticipait les chiffres flatteurs des trois prochains trimestres : +1,4 %, +1,5 %, +1,5 %, pour aboutir à une année 2015 à 1,4 % de moyenne. Tout faux !"

Monsieur SAPIN fait partie de la masse de 9 999 (voir la citation plus haut). Je précise qu'il s'agit de malhonnêteté intellectuelle.
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Opération Christian's bells en vidéo.


J'ai eu le coeur serré mais aussi plein d'espérance, en entendant sonner le 15 août à midi, pendant 5 minutes, les cloches de l'Eglise de CHATEAURENARD. A la demande de son archevêque, toutes les cloches de l'archidiocèse ont sonné pour soutenir les chrétiens d'Orient et la paroisse, exemplaire je dois le dire, en la personne de ses prêtres et de ses fidèles se sont joints avec ferveur à cette initiative. Et pendant ce temps, madame HIDALGO, une grande championne de la laïcité, après avoir fêté la fin du Ramadan avec les fidèles musulmans, organisait un TEL-AVIV sur SEINE. Des chrétiens syriens, irakiens, égyptiens tués, assassinés, décapités, chassés de leur terre, il n'en était pas question, laïcité oblige. Et pourtant, c'eût été une belle preuve de courage que de ne pas rester dans l'ignorance officielle de cette tragédie.

Si l'on excepte monsieur SAPIN, déjà compté au nombre de 9999, distinguons au nombre de 9 998 restants la championne du slalom laïc. Il en reste dont 9 999 moins 2 = 9 997 ! (Même remarque que pour monsieur SAPIN.)












lundi 22 décembre 2014

22 décembre 2014. Nouvelles de la Résistance. Silence curieux des écologistes. Deuxième billet de ce jour.

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Chers amis lecteurs, je reçois à l'instant le lien de cette vidéo que l'on doit à Armel JOUBERT des OUCHES.


Regardez-là et interpellez les écologistes dont le silence complice donne à penser !
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Non aux éoliennes qui défigurent nos plus beaux paysages. Non à ces requins qui nous tondent la laine sur le dos pour se faire de beaux costumes. Non à la corruption ! Et honte aux écologistes qui laissent édifier ces horreurs. J'aurai l'occasion de revenir sur un projet qui risque de défigurer le joli village de Saint-Victor et Melvieu dans l'Aveyron. J'en ai déjà un peu parlé. Mais les choses se compliquent.

vendredi 5 décembre 2014

05 décembre 2014. Nouvelles de la Résistance. Monopoles d'état et corruption.

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On ne me fera pas changer d'opinion :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !

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1. La citation du jour.
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"Nul ne peut ignorer que si l’on veut gouverner les hommes et susciter les vertus civiques, il importe avant tout de réprimer l’esprit de lucre pour exalter le sens moral. Qu’il n’est pas d’autre moyen pour mettre un frein à la licence et de transformer les mentalités. Aujourd’hui par le monopole du sel et du fer, par la régie des alcools et par le système de régulation des prix, l’État s’ingénie à faire des bénéfices comme un simple particulier, ruinant du même coup la rusticité antique et encourageant la cupidité générale. Comme conséquence, on voit diminuer le nombre de ceux qui s’adonnent aux activités fondamentales et proliférer les activités secondaires. Or l’accessoire nuit au principal : la dépravation est proportionnelle à l’importance des secteurs parasitaires. Les biens abondent quand le peuple travaille : qu’il se relâche et le peuple souffre du  froid et de la faim. Nous désirons que soit mis un terme au monopole du fer et du fer, à la régie d’État sur les alcools et au système de régulation des prix. [...]." 
In
[CHINE AN -81. DISPUTE SUR LE SEL ET LE FER.]
Présentation par Georges WALTER. Traduit du chinois par Delphine BAUDRY-WEULERSSE, Jean LEVI, Pierre BAUDRY. Collaboration de Georges WALTER. ("Mots". Collection dirigée par Paul FOURNEL.)

Seghers, Paris, 1991.
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2. Commentaires.
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Ces lettrés chinois ont bien raison. Il ne se passe pas de jours sans que leur diatribe contre les monopoles soit justifiée par des exemples concrets de corruption, de favoritisme, de clientélisme. Du reste, plus souvent que les hauts fonctionnaires, intègres dans leur immense majorité, ce sont les hommes politiques qui pratiquent cette corruption, plus souvent intellectuelle que financière. C'est en s'arrogeant le droit de s'immiscer dans les affaires privées des familles ou des enfants, des parlementaires, des ministres, oublieux de l'essentiel qui est d'ordre régalien (justice, monnaie, finances, armées, diplomatie) que se créent ces monopoles interventionnistes au profit d'un petit nombre d'initiés. Les monopoles, on le sait bien, les socialistes les adorent, et la régulation des prix aussi. La droite comme la gauche voient dans la croissance la seule issue aux problèmes de notre patrie : ni l'une ni l'autre ne perçoivent qu'elle souffre d'abord de l'immoralité de l'action publique, du piétinement des valeurs humaines les plus élémentaires. Monsieur HOLLANDE s'en va à MARSEILLE pour faire parrainer des jeunes sportifs de haut niveau par des entreprises mais il n'entend pas la rumeur pudique des sans-abris, il ferme effectivement les yeux (mais non les lèvres et la bouche) devant la détresse des chômeurs... Il est pour le monopole du pouvoir et les monopoles d'intervention pour les membres de son clan. Il en va hélas de même pour les gens de droite. Tout cela fait preuve d'un mépris pour les hommes concrets, un mépris qui soulève la colère et l'indignation.
Poursuivant le commentaire de ce texte, je constate avec terreur que le rêve de nombre de jeunes gens et jeunes filles, en France, est de devenir fonctionnaire, non pas de produire des biens essentiels pour la patrie. Ceux qui produisent ces biens, ils s'exilent et servent les pays étrangers ! Il n'est pas bon de créer de la richesse en France : ressentiment, jalousie, critique d'un autre âge quant à l'exploitation certaine des salariés... Rien, dans l'esprit public, ne sert le bien commun.
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3. Quelques informations.
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Les Sentinelles/Veilleurs debout contre la GPA (ici devant le Conseil d'Etat) (via le Salon beige).


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Le grand drapeau de La Manif Pour Tous dans la ville italienne de TRENTE (idem).

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Les supporters du Real Madrid réclament le retour de la croix sur le logo (via le site de Riposte catholique).

"Après la honteuse forfaiture des dirigeants du Real Madrid, qui avaient cru plaire aux investisseurs des Émirats arabes unis en retirant la croix qui dominait l’emblème du club, les supporters du club sont en train de réagir. L’association Enraizados (« Enracinés ») a envoyé une pétition signée par 2000 personnes au président du club, Florentin Perez, pour lui demander de revenir sur cette décision. Les porte-paroles de l’association ont affirmé qu’une telle reculade face à une éventuelle menace économique est une marque de mépris pour les chrétiens persécutés dans le monde, et notamment ceux qui vivent aux Émirats arabes unis."



lundi 15 septembre 2014

15 septembre. Nouvelles de la Résistance. Mozi toujours d'actualité !

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Avant de m'absenter jusqu'à samedi prochain inclus, j'aime à vous redire la devise :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la, lâcheté !

Reprise dimanche 21 septembre !
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1. La citation du jour.
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"Les saints rois de l'Antiquité révéraient les sages et promouvaient les plus capables ; ils ne favorisaient ni leurs propres parents ni les nobles, ni les riches, ni les beautés. Ils élevaient les plus capables aux plus hautes fonctions, les couvrant d'honneur et de richesses. Les incapables étaient au contraire rabaissés, et réduits à la pauvreté et à l'humilité de simple serviteur."
In 
MOZI
Mozi, 9.
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2. Commentaires.
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Monsieur CAHUZAC, monsieur THEVENOUD ont été ministres ou secrétaire d'état... Il a fallu la révélation de diverses "anomalies" pour les déloger du poste où les avait propulsé la faveur du prince.
Le frère de monsieur Kader ARIF, ministre des anciens combattants, aurait (je dis bien aurait, au conditionnel) bénéficié des faveurs du Conseil régional du LANGUEDOC-ROUSSILLON lequel a pour Président monsieur MALVY..
La jolie NAJAT est promue ministre de le l' "éducation" soi-disant "nationale". Je cherche éperdument dans son curriculum vitae des éléments qui justifient cette promotion.
Madame TAUBIRA est toujours Garde des sceaux. Elle ne cesse de cracher sur les Français qui ont le malheur de ne pas penser comme elle.
Monsieur MOSCOVICI est nommé commissaire européen, après un brillant passage aux affaires économiques ou budgétaires, (je ne sais plus trop).
Bien entendu, aux yeux du Prince, tous ces gens étaient des sages et des sages très capables !

Le texte de MOZI est d'une actualité brûlante et nous contraint a repenser l'adéquation entre les capacités et la fonction. S'il s'agit d'introduire la division et la guerre civile froide chez les Français, les uns avec la loi sur le mariage homosexuel, les autres avec la théorie du genre et les activités périscolaires arbitrairement fixées au mercredi, s'il s'agit encore de faire connaître la nouvelle maladie qu'est la phobie administrative, ou le mensonge droit dans les yeux d'un ministre aux représentants prétendus de la "Nation", s'il s'agit de nous faire avaler la pilule amère de l'intervention de la banque ROTHSCHILD dans les affaires économiques, alors je dirai que monsieur HOLLANDE est d'une efficacité redoutable. Mais c'est une efficacité politicienne, destinée à prolonger la jouissance du pouvoir sur un grand peuple. Si l'on arrêtait de choisir les ministres en fonction de leur poids politique, de leur appartenance à tel ou tel parti, ça serait-y pas beau ?
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3. Informations diverses.
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Colloque pour la vie à BOLLENE (via le salon beige).




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Pendant ce temps près du périph, la police encercle des anti-mariage gay ; ils n'ont pas vu passer deux femmes en burqas (via Twitter, de Maximus dentatus).







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Nike avec nous ? (via le Salon beige).


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En prévision du 5 octobre !





mercredi 22 juin 2011

Nous crevons de notre aveuglement

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A lire et relire les Origines de la France contemporaine de TAINE, je comprends pourquoi les imbéciles, qui, du temps du grand historien, avaient pris d'assaut le gouvernement de notre patrie, ont préféré donner à cet idiot d'AULARD la chaire d'Histoire de la Révolution plutôt qu'à lui, un scientifique intègre. Ils ne pouvaient supporter le spectacle de leurs erreurs de perspective et de leurs errements politiques.
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A la fin du Livre cinquième, consacré à l'analyse du "Monde moderne" que nous a légué la Révolution, TAINE constate qu'il y a une antinomie fondamentale entre un régime qui se dit et se prétend démocratique et l'administration quasi totalitaire mise en place par Napoléon BONAPARTE. D'un côté, des "élus" qui cajolent les citoyens pour ménager leur réélection, de l'autre un système centralisé, carré, anonyme, inhumain, préfectoral. Et TAINE, constatant avec mélancolie le fait, dit ceci, qu'il vaut la peine de méditer et qui définit à la perfection les vices de notre République :
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"Sans doute le préfet, expédié de PARIS, demeure toujours le directeur en titre, le gérant actif et responsable de l'hôtel départemental et communal ; mais il est tenu de le gérer en vue des élections prochaines, et de façon à maintenir la majorité parlementaire dans la possession des sièges qu'elle occupe au Parlement. Partant, il doit se concilier les meneurs locaux du suffrage universel, administrer avec leur concours, subir l'ingérence de leurs convoitises et de leurs préventions, prendre chaque jour leur avis, y déférer souvent, même pour le détail, même pour l'application quotidienne d'un fonds déjà voté, pour la nomination d'un garçon de service, pour la nomination de l'apprenti non payé qui pourra un jour remplacer ce garçon" [NdT : un tel système existait à cette époque, en effet]. - "De là le spectacle que nous avons sous les yeux : un hôtel mal tenu où la profusion et l'incurie s'aggravent l'une par l'autre, où les sinécures se multiplient et où la corruption s'introduit ; un personnel de plus en plus nombreux et de moins en moins efficace, tiraillé entre deux autorités différentes, obligé d'avoir ou de simuler le zèle politique et de fausser par sa partialité la loi impartiale, appliqué, par delà son devoir professionnel à des besognes malpropres ; dans ce personnel, deux sortes d'employés, les nouveaux venus, avides, et qui, passe-droit, s'emparent des meilleures places, les anciens, qui n'y prétendent plus, patients, mais qui, à force de pâtir, se rebutent. Dans l'hôtel lui-même, de grandes démolitions et reconstructions, des façades architecturales, en style de monument, pour la montre et la réclame, des bâtisses toutes neuves, décoratives et horriblement onéreuses, des dépenses extravagantes ; par suite des emprunts et des dettes, une note plus grosse à la fin de chaque année pour chacun des occupants ; des prix de faveur et cependant très hauts pour les petites chambres ; des prix démesurés pour les grands et moyens appartements ; au total, des recettes forcées et qui ne suffisent pas aux dépenses, un passif qui déborde l'actif, un budget dont l'équilibre n'est stable que sur le papier, bref une maison qui mécontente son public et s'achemine vers la faillite."
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Quelle lucidité prophétique ! Et quelle puissance d'analyse ! Encore faut-il ajouter un  détail que TAINE ne pouvait connaître et qui vient compliquer le tableau. Il ignorait qu'il allait exister une fonction publique territoriale, mise en place par les collectivités de la même qualité, et dont la taille a quadruplé depuis la création des Régions, lesquelles échappent en partie au pouvoir des Préfets ; elles sont aujourd'hui aux mains de l'opposition ; elles sont un troisième pouvoir auquel il faut prêter grande attention. Il ne s'agit plus pour elles de préserver le pré carré de leurs amis au Parlement. Il s'agit d'occuper le terrain sur place afin de préparer la prise du pouvoir dans une optique parfaitement totalitaire. A ce petit jeu, les éléphants, éléphanteaux et éléphanticules qui dévastent en seigneurs la jungle régionale, sont passés maîtres. Ils nous préparent un bel avenir. Je crains fort que la pluie et le vent ne viennent achever le délabrement de notre hôtel, un hôtel qui fut si beau, un hôtel qui le paraît toujours mais dont les tenanciers ont mis à l'encan le peu de beau mobilier qui le peuplait encore et remplissent de pauvres bougres venus d'outre-horizon des chambres ouvertes à tous les vents.
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Lisez, relisez, méditez TAINE. Il a vu juste presque en tout. Il n'a pas droit à un Boulevard, une place, ou un Lycée, lui. C'est que les imbéciles rechignent à la lumière.
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mardi 14 octobre 2008

La crise : rectificatif

J'ai fait tenir à madame ROYAL des propos qui ne sont pas tout à fait exacts. Je n'avais fait que les entendre. Je les ai lus. Je dois à la vérité de les rectifier et de conclure aussi que je les avais écoutés avec prévention. Je les restitue dans leur intégralité : madame ROYAL espère que la crise aura guéri Nicolas SARKOZY de son admiration pour les crédits hypothécaires et pour la retraite par capitalisation.
Je crois que monsieur SARKOZY n'a jamais exprimé de l'admiration pour les dispositifs condamnés péremptoirement par la candidate malheureuse, et qu'elle lui attribue des intentions qu'il n'a jamais manifestées. Mais je devais rectifier ce que j'ai dit hier de son intervention, simplement par honnêteté intellectuelle.
Ceci étant, je me pose des questions. Où les gouvernements européens vont-ils trouver ces sommes extravagantes (1.300 milliards d'euros) ? Les liquidités, il n'y en a plus (c'est le coeur même de la crise) ; les banques les ont asséchées en se figeant dans leur décision de ne plus se prêter entre elles. Qui va prêter ? La Chine, il est vrai, dispose de réserves considérables. Des centaines de milliers de dollars. Mais ses entreprises sont elles-mêmes criblées de dettes qu'elles ne remboursent pas, et les banques d'Etat croulent sous le poids des créances douteuses, que, normalement, elles devraient provisionner. Alors, la planche à billets ? Le monde de la finance est décidément très mystérieux dans ses procédures ; il est transparent dans ses effets : ses maîtres ne risquent pas la cachexie et la sous-nutrition, à la différence de leurs milliers de clients naïfs.
Et s'il n'y avait que les financiers... on comprendrait. Mais il y a les élites politiques. On a prêté assez peu d'attention au non-lieu rendu dans l'affaire des vedettes de Taïwan. Il est patent que des commissions versées à des intermédiaires taïwanais (13 officiers, 15 marchands d'arme sont impliqués) ont fait l'objet de rétro-commissions à des influentes personnalités politiques et économiques ainsi qu'à des partis. Il aurait suffi aux juges de pouvoir accéder à des documents classés secret défense pour faire toute la lumière sur ce scandale. La Commission consultative du secret de la défense nationale ne les y a jamais autorisés. Les corrompus ont de beaux jours devant eux.
Même réaction dans le cas de l'Angolagate. Un trafic d'armes avec l'Angola dans lequel apparaissent les noms de diverses personnalités de tous bords, dont Charles PASQUA, Pierre FALCON, un fils MITTERRAND, Jacques ATTALI. Bien entendu, nul ne sait si ces personnes ont trempé ou non dans ce trafic, et nous le saurons jamais pour des raisons identiques.
Ainsi, pour toutes les personnalités impliquées dans ces affaires louches, la crise tombe à pic. Cela s'appelle de la manipulation.
Le journal La Croix auquel j'emprunte ici diverses données factuelles conclut, devant la reculade des pouvoirs publics : on comprend qu'un tel procès peut éclabousser à nouveau la classe dirigeante de ce pays. Ce qui, en dépit de tous les discours, ajoutera à la défiance de l'opinion. Et peut-être la mènera à l'exaspération.

vendredi 3 octobre 2008

Spéculation et corruption : la prophétie de Bernanos

Dans des billets déjà anciens, j'ai eu l'occasion de vous parler de ce livre écrit par BERNANOS lors de son exil au Brésil. Je veux parler de ce texte de feu et de lave, de tonnerre et de visions apocalyptiques : La France contre les robots. Notre homme avait vu, longtemps à l'avance, où nous menait cette civilisation mécanique et matérialiste. J'en extrais pour vous ce passage ; au moment où nous voyons les effets de la cupidité humaine et de la finance en folie sur l'économie mondiale, il nous remet les idées bien en place :
Le jour où la surproduction menacera d'étouffer la spéculation sous le poids sans cesse accru des marchandises invendables, vos machines à fabriquer deviendront des machines à tuer, voilà ce qu'il est très facile de prévoir. Vous me direz peut-être qu'un certain nombre d'expériences malheureuses finira par convaincre les spéculateurs au point de les rendre philanthropes. Hélas ! Il est pourtant d'expérience universelle qu'aucune perte n'a jamais guéri un vrai joueur de son vice ; le joueur vit plus de ses déceptions que de ses gains. Ne répondez pas que les gros spéculateurs seront tôt ou tard mis à la raison par la foule des petites gens. L'esprit de spéculation gagnera toutes les classes. Ce n'est pas la spéculation qui va mettre ce monde à bas, mais la corruption qu'elle engendre.
Et ceci encore, un peu plus loin :
Lorsque l'argent est honoré, le spéculateur l'est aussi. Il aura donc beaucoup plus à craindre l'envie que le mépris ; n'espérons donc pas le réveil des consciences.
Tout le livre ou presque est de cette lucidité désespérée et prophétique. Nous savons aujourd'hui que la crise des crédits hypothécaires aux Etats-Unis est imputable à la spéculation que les banques créancières ont entretenue sur les biens immobiliers. En cas de défaillance de l'emprunteur, elles espéraient se remplumer en vendant le bien hypothéqué. Les petits malins ont vendu des créances à des banques en quête de profits immédiats en leur faisant miroiter le gain qu'elles pourraient en tirer très vite. Bien entendu, les créances douteuses ont été mélangées à des créances de bon aloi, dans des produits dits restructurés. Personne ne pouvait s'y retrouver, sauf les concepteurs de cette abominable tromperie. Quand les taux d'intérêt ont augmenté, les débiteurs, à la solvabilité prévisiblement problématique, n'ont pu rembourser leurs dettes. Leurs biens ont été mis en vente et l'afflux de l'offre a provoqué l'effondrement des prix de l'immobilier. Les acheteurs des créances restructurées y ont perdu cuir et poils, et les vendeurs s'en sont mis plein les poches, sans scrupules, sans état d'âme. C'est eux qui aujourd'hui devraient payer cet effroyable gâchis. Il ne semble pas qu'on en prenne le chemin, et c'est le contribuable américain et les économies dépendantes des Etats-Unis qui vont faire les frais de ces ignobles tripatouillages. Chaque particulier, laissé seul devant la finance et l'Etat, en est aujourd'hui réduit à trouver des expédients qui lui permettront de récupérer une partie de leur mise, et le processus de corruption se poursuivra ainsi.

Ah ! Il faudrait la plume de BERNANOS, les gueulantes de Léon BLOY, les imprécations de DAUDET pour stigmatiser tout ce joli monde. Pour l'instant, l'opinion et les médias commente l'évolution du CAC 40 et la récession qui se profile. Jusqu'au jour où... Dans combien de temps ? Là est la question.

dimanche 1 juin 2008

A la Chine, son paquet

Je viens t'achever la lecture du petit livre sur la Chine dont je vous avais parlé hier. CAI CHONGGUO nous y apprend des choses bien intéressantes. Et le récent séisme pourrait bien entraîner des mouvements analogues à ceux que ce dissident chinois nous révèle. Le 11 juin 2005, par exemple, une émeute faisait à DINGZHOU (HEBEI) six morts et plusieurs centaines de blessés. Trois cents hommes armés avaient attaqué des paysans qui manifestaient contre la confiscation de leur terre par la GUOHA, une société de production d'électricité. Entre le 18 et 26 juin 2005, des dizaines de milliers de Chinois venus de toutes les provinces du pays, montent à PEKIN, font le siège du Bureau des Plaintes pour réclamer qu'on leur rende les terres dont on les a spoliés. Toujours le 26 juin 2005, 10.000 personnes défilent dans les rues du district de CIZHOU (ANHUI) et mettent le feu aux voitures de police stationnées au Commissariat : la raison de cette manifestation est simple ; un de ces nouveaux riches qui mettent la Chine en coupe réglée, a renversé un lycéen avec sa belle voiture. Pour le punir d'avoir, lors de cet accident, abîmé le véhicule dont il était si fier, il le bat comme plâtre. L'incident se transforme en émeute quand la Police, corrompue jusqu'à la moelle, prend le parti de l'automobiliste, bien en cour auprès du parti. WEN TIENJUN, un sociologue, estimait en 2005 toujours qu'il y avait en Chine, en moyenne, 60.000 manifestations, protestations, grèves ouvrières, émeutes, d'ampleur variée.
CAI CHONGGUO identifie cinq faiblesses fondamentales dans le système chinois actuel, qui combine, avec un rare cynisme, un système politique tyrannique verrouillée par le parti communiste, et un système économique d'une rare brutalité, inspiré d'un libéralisme mal digéré. Je ne ferai que les citer : (a) le divorce est consommé entre la population et les élites politiques, économiques ET culturelles ; (b) la classe politique entretient des rapports malsains, maffieux et népotiques avec le monde des affaires : ainsi, le Groupe de HUA NENG (une entreprise d'électricité), et le Groupe d'Electricité de la Chine sont dirigés l'un par LI XIAOPENG, le fils de l'ancien premier ministre LI PENG, l'autre par LI XIAOLIN, la fille du même. Ces deux sociétés d'électricité sont les deux plus importantes de Chine ; (c) la pauvreté de la Chine est extrême ; "l'ouverture" a permis l'émergence d'une classe moyenne de 100 millions de Chinois, et aussi d'une classe riche, évaluée à 5 % de la population, mais 900 millions de Chinois vivent au-dessous du seuil de pauvreté défini par les Nations Unies ; (d) le système bancaire est d'une extrême fragilité ; les autorités locales, après la réforme du mode d'imposition, ont dû contracter des dettes énormes auprès des banques d'Etat, elles-mêmes menacées par les faillites d'entreprises et la spéculation immobilière (tiens ! tiens !). La dette publique atteint 150 milliards d'euros, soit 15 % du PIB ; (e) la dépendance de la Chine s'est accrue vis-à-vis de l'extérieur et c'est une conséquence directe de "l'ouverture" telle que l'a pratiquée le Parti Communiste Chinois. Ainsi la situation du peuple chinois, déjà terrifiante sous MAO, mais matériellement mieux assurée qu'aujourd'hui et socialement plus juste et plus équilibrée, s'est considérablement détériorée.
Il faut savoir qu'aujourd'hui, en Chine, tout se paye ; enseignement, soins médicaux, actes juridiques, sous le contrôle absolu du Parti qui distribue les prébendes et les avantages à ses seuls cadres. Dans un de mes billets, j'avais déjà souligné des faiblesses de la Chine, et j'avais dit que je ne pariais pas sur un avenir radieux pour ce pays dont j'aime profondément la culture, l'art, l'histoire, le peuple. La mentalité des Chinois ne me semble pas avoir beaucoup changé dans le peuple lui-même, et il est probable que celui-ci doit voir dans les terribles catastrophes naturelles dont il est la victime le signe que le Mandat du Ciel abandonne le pouvoir. On peut s'attendre de la part de ce dernier à des durcissements, un renforcement du contrôle sur parti sur les actes, pensées et paroles des citoyens, et peut-être à une explosion générale.
Nassim est-il content ?