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jeudi 21 mars 2019

Jeudi 21 mars. Note brève sur le consentement à l'impôt.


Ce n'est un secret pour personne ! J'aime énormément Léon BLOY.
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LÉON BLOY PARLE DU PAIEMENT DE L’IMPÔT.
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"25. ―Paiement douloureux de nos contributions. Je ne me prive pas d’exprimer au percepteur mes sentiments vrais. Gracieuse assimilation de son guichet à un trou de latrines où l’on me forcerait de jeter le pain de mes enfants devenu ainsi le pain de Trouillot, l’apéritif de Pelletan ou le pantalon de l’abbé Combes !"
In
Léon BLOY.
Quatre ans de captivité à Cochons-sur-Marne. II. 1902-1904.
(Pour faire suite au Mendiant Ingrat et à Mon Journal.) 7e édition. (Page 14 .)
Le Mercure de France, Paris, 1935. (Téléchargeable depuis BNF Gallica.) 
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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Il me semble que nous avons atteint en France les limites du consentement à l’impôt, et que bien des contribuables, surtout ceux des classes moyennes, et moyennes supérieures, pourraient jeter à la face de ces ministres (qui cherchent encore comment ils pourraient les tondre jusqu’à l’os, pour continuer leur petit commerce de boutiquiers de la politique), ces invectives de BLOY. Lui les adresse à Trouillot, Pelletan et au petit Père Combes !
Car n’en doutez pas, ils cherchent à taxer, à trouver de nouvelles ressources et sources pour financer leurs errements, y compris le moyen de taxer un carbone dont ils sont les principaux pourvoyeurs. Je trouve normal de payer des impôts. Je trouve absolument honteux la manière dont cet argent prétendu public, en fait notre argent, est dépensé, sans soucis d’épargne, sans idées d’économies, arrosoir percé qui arrose une clientèle électorale bien ciblée. Tout cela est indigne. Et pendant ce temps, on imagine des voitures électriques qui posent des problèmes écologiques insolubles tout en condamnent l’industrie nucléaire qui, elle, ne pollue pas (enfin pas trop, car il faudra bien démolir un jour les centrales). Il y a une solution, mais qui s’en soucie ? Elle consiste à utiliser l’hydrogène comme source d’énergie. C’est une source inépuisable, dont la consommation produit de l’eau recyclable. Mais il faut bien faire plaisir aux vendeurs d’éoliennes, Véolia en tête, qui détruisent les paysages, imposent une pollution visuelle et sonore absolument terrifiantes, et nécessitent des tonnes de béton pour leur installation et des millions d’euros pour leur suppression. Décidement, notre argent est bien mal dépensé.






samedi 11 novembre 2017

11 novembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Fiscalisme et journalisme vus par Léon Bloy.

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Nous continuons de faire un long bout de chemin avec Léon !
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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LES CITATIONS DU JOUR.
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"Paiement douloureux de nos contributions. Je ne me prive pas d’exprimer au percepteur mes sentiments vrais. Gracieuse assimilation de son guichet à un trou de latrines où l’on me forcerait de jeter le pain de mes enfants devenu ainsi le pain de TROUILLOT, l’apéritif de PELLETAN ou le pantalon de l’abbé COMBES." (Bloy fait allusion à l’imbécile anticlérical ; il perçoit le côté essentiellement religieux de l’anticléricalisme du petit père COMBES, probablement l'un des plus grands crétins de la troisième république)." (page 14.)

"L'avenir est, d'ailleurs, celui-ci : Tout individu pris en flagrant délit de lecture, de compréhension, d'imagination ou de pensée sera jugé dangereux et probablement grillagé comme un animal féroce. Quand le crétinisme arrive à ce point de parler, comme on fait au Journal, des « hardis pilotes qui ont consacré leur vie au triomphe de la locomotion mécanique et « dont l'automobile est la vie », comment l'anthropophagie la plus déchaînée ne deviendrait-elle pas une loi ? (page 136)."
In
Léon BLOY.
Quatre ans de captivité à Cochons-sur-Marne. Tome II.
Mercure de France, Paris, 1935.
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2. COMMENTAIRES.
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J’aimerais bien que les fiscalistes de BERCY reçoivent en pleine figure, au moment où nous devons payer la Taxe foncière, cette parole si forte, si juste, si drôle et si tragique évoquée dans la première citation : à quoi sert cette contribution ? A faire vivre un millefeuille administratif, inutile, inefficace et tatillon. Pour bien comprendre BLOY, ici, il faut se souvenir qu'il a vécu dans la misère.
Pour ce qui est de la seconde citation, on aura compris que tout esprit libre, qui s’efforce de penser, sans gober ce qui lui proposent des médias absolument indigents, est l’ennemi de ce système que l’on appelle le système démocratique post-moderne. Il est stigmatisé, mis de côté, ringardisé, ridiculise. Il faut avoir la répartie d’un Philippe de VILLIERS pour clouer le bec, dans l’émission célèbre L’heure de vérité, à l’ignoble et ridicule Ivan LEVAÏ, qui assimilait le combat pour les valeurs à du pétainisme. Il n’a jamais pensé, Ivan LEVAÏ. Il ne s’est jamais posé la question de savoir si, par exemple, défendre la famille, était honorable, socialement utile, et naturel. Non, l’imbécile y voyait du pétainisme. Il récitait son petit catéchisme journalistique, son abrégé de lieux communs des bien-pensants de gauche. La caque sent toujours le hareng, monsieur LEVAI, toujours. Et Léon, notre cher Léon, l’avait vu près de 80 ans avant que n’éclate la nullité de réflexion et de pensée de la plupart des « grandes plumes » (on se demande s’il ne se la plante pas dans le derrière) qui font les délices des étranges lucarnes.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE ET CURIEUSE.
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Accommodements raisonnables et accommodements déraisonnables : suite de l’affaire de la Croix de Ploërmel.

Je partage entièrement l’avis donné par l’auteur de cet article.

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Vive la Pologne !

Décryptez ce qui se trame contre ce pays qui eut jadis (ne l’oublions pas) un roi français (Henri III, roi de Pologne de 1573 à 1575 et roi de France en 1574). Et merde à l’ignoble SOROS qui veut abattre les régimes de l’Europe de l’Est qui s’opposent à ses projets mondialisateurs.

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Le Secours catholiques fait le point sur la pauvreté en France.


et aussi :

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Ce que tu as caché aux sages et aux savants.

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Il faut tordre le cou au canard !

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Jésus ne rougira pas d’eux devant son Père.


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Merci Natacha !

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Et enfin, hommage à une marraine de poilus !



mardi 8 novembre 2016

08 novembre 2016. Nouvelles de la Résistance. Tout pour le palais, rien pour le peuple !

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[…]. Quand un souverain n’accorde ses faveurs qu’aux gens de son palais, le pays entier ne peut en profiter."

王者淳澤不出宮中,則不能流國矣。

MOZI. (MÒZǏ ; 墨 子)
Œuvres choisies. Traduit de l’anglais par Pierre de LAUBIER d’après la traduction du chinois de Yi-Pao MEI.
Avant-propos de Patrick de LAUBIER. Introduction de Léon WIEGER.
Desclée de Brouwer, Paris, 2008, p. 24, §4.
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2. COMMENTAIRES.
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Les nominations que pratiquent depuis des décennies les différents présidents de la République nous ont conduits à la catastrophe administrative que nous connaissons aujourd’hui. La liste serait trop longue de ces nominations de complaisance. Ainsi, il y avait un haut fonctionnaire, d’une intégrité remarquable, un vrai serviteur du pays. Il avait servi sous Nicolas SARKOZY, et, comme il est d’usage en pareil cas, après son échec aux dernières élections présidentielles, le Président sortant avait demandé au nouveau locataire de nommer Xavier MUSCA Président de la Caisse des Dépôts et Consignation, en récompense des éminents services qu’il avait rendus à la patrie. Il aurait très bien fait et avec une scrupuleuse honnêteté. Mais le poste est sensible, paraît-il. On a donc nommé un authentique socialiste à cette Présidence.
Pépère a réglé la révolte de FLORANGE en propulsant le leader des révoltés sur la liste socialistes aux élections européennes. Monsieur MARTIN est donc député européen. FLORANGE est fermé ou presque, et les ouvriers sont cocus.
Voilà deux exemples typiques. Il se trouve que l’exceptionnelle intégrité de Xavier MUSCA, ce haut fonctionnaire, est relevée par Sophie COIGNARD et Romain GUBERT dans leur livre L’oligarchie des incapables et que DAVET et LHOMME relate le refus purement politique de Pépère dans leur fameux « Un Président ne devrait pas dire ça… ». Il en résulte une conclusion imparable : Pépère ne s’intéresse qu’à la politique comme moyen de pouvoir, et en aucun cas au bien commun et à l’intérêt du pays. Nicolas SARKOZY n’a pas été en reste, et l’histoire de monsieur PEROL en est l’insigne témoignage. Toutefois, à la différence de Pépère, il a eu l’élégance de nommer Didier MIGAUD, (Président socialiste de la Commission des Finances sous sa magistrature) à la tête de la Cour des Comptes, et d’imposer que la Présidence de la Commission des Finances de l’Assemblée soit assurée par un membre de l’opposition (cette disposition est toujours en vigueur).
Voilà pourquoi le pays ne peut profiter de ces nominations de courtisans ! MOZI, cher MOZI, penseur inégalé en beaucoup de domaine, tu avais mille fois raison. Il est temps de changer tout ça.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Religion d’amour, de tolérance et de paix ? Un chrétien marocain a failli être assassiné.

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Les trous poitevins de Ségolène.


Je préfère le trou normand : il a tout de même un autre goût !
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Nouvelles de la guerre du Moyen-Orient.


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Une idée socialiste originale : taxer, retaxer, surtaxer !

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Un imbécile bernanosien veut combattre Marine Le ¨Pen. Je lui souhaite bien du plaisir.


Il faut bien réaliser que les MINC, les ATTALI, et autres grosses têtes et amples panses de l’establishment ne comprennent rien au peuple, et que le peuple le leur fera savoir à coups de pieds dans le derrière. Le temps de ces mages, conseilleurs, experts, et autres gourous est compté en effet. Et c'est tant mieux.


C’est tout pour aujourd’hui.

samedi 5 novembre 2016

05 novembre 2016. Nouvelles de la Résistance. Tout le monde, (et surtout pas lui), n'est pas Léon Bloy !

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche d’être vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"C’est tout de même réjouissant de pouvoir se dire que les Flaviens couverts de gloire n’étaient pas moins insatiables ni plus dégoûtés que nos bourgeois. Vespasien, qui pouvait manger deux-mille sesterces à chaque repas, ne dédaignait pas d’utiliser le pipi romain et de faire de l’argent de tout ce qui pouvait sortir des maîtres du monde.
L’exemple n’a pas été perdu et les spéculateurs du vingtième siècle aiment à s’en prévaloir. Seulement cette famille d’empereurs avait abattu Jérusalem et mis à mort onze cent mille juifs, tandis que les bourgeois s’associent avec Israël pour le rendement des lieux. Cela fait une différence.
« Tire-moi, dit la bien aimé du Cantique, nous courrons après toi, dans l’odeur de tes parfums. »"
In
Léon BLOY.
Exégèse des lieux communs. [Article N°CXVIII. L’argent n’a pas d’odeur.] Rivages Poche/Petite Bibliothèque, N°501.
Éditions Payot et Rivages, Paris, 2005, p. 157.
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2. COMMENTAIRES.
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Pour sûr Pépère n’est pas Léon. Pépère est l’ennemi de la finance, mais à l’image des Flaviens il ne dédaigne pas l’impôt, lequel – arrêtez-moi si je me trompe – consiste bien à collecter des sous partout et par tous les moyens. Pépère ne vaut pas mieux que Vespasien. Oh ! Certes, c’est l’ennemi de la finance – ce qui explique peut-être qu’il jette l’argent par les fenêtres en promettant monts et merveilles à sa clientèle en fuite. Mais s’il avait été vraiment ennemi de la finance, il aurait commencé par tenir le fric pour quantité négligeable, il n’aurait pas cédé au chantage de Mittal au moment de l’affaire de Florange (comme nous l’expliquent avec objectivité DAVET et LHOMME dans leur livre Un président ne devrait pas dire ça..), et il aurait non seulement renationalisé partiellement Florange, mais encore les aciéries nordiques du maître-chanteur indien.
Pour sûr Pépère n’est pas Léon.
Je précise que dans la bouche de Léon BLOY, le mot bourgeois désigne les « élites » du temps, c’est-à-dire les grossiums enrichis par tous les moyens, et dans toutes les sphères de la société : les affaires, la politique ou même le journalisme (l’occurrence, toutefois, en est plus rare dans l’ouvrage cité en référence) : on y mettra sans peine les énarques, les hauts fonctionnaires, et d'autres importants.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Soutenons les policiers.

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Monsieur Hollande y croit toujours.

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C’est bien connu, comme le dit Léon BLOY : l’argent n’a pas d’odeur, et surtout pas celle du désintéressement !


dimanche 4 janvier 2015

04 janvier 2015. Nouvelles de la Résistance : l'homme de bien et le vulgaire

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Jamais, jamais nous ne devons oublier que

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. Les citations du jour.
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(a) "La soif de vérité est une aspiration sacrée… Un désir si fondamental ne peut être frustré ; son existence même est la promesse de son accomplissement et prophétise le succès. Les instincts fondamentaux ne trompent jamais complètement ; si la vérité n’existait pas pour l’homme, le désir de la vérité ne brûlerait pas son cœur." (J. van der LEEUW. La conquête de l’illusion, p. 15.)

Je crois vous avoir déjà livré ce très beau texte.

(b) Du grand sage CONFUCIUS.

VI, 25
Le Maître dit : "Un vase carré qui serait rond : curieuse façon d’être un vase carré."
子曰‘觚不觚、觚哉、觚哉’

XII, 16
Le Maître dit : "L’honnête homme développe ce qu’il y a de beau chez les gens, il ne développe pas ce qu’ils ont de mauvais. L’homme vulgaire fait le contraire."
子曰‘君子成人之美、不成人之惡、小人反是’

XIII, 23
Le Maître dit : "L’honnête homme cultive l’harmonie, mais pas la conformité. L’homme de peu cultive la conformité, mais pas l’harmonie."
子曰‘君子和而不同、小人同而不和’

XIV, 20
Le Maître dit : "Parole légèrement donnée est difficilement tenue."
子曰‘其言之不怍、則為之也難’

Les entretiens de Confucius,
traduit (minuscule sic) du chinois, présenté et annoté par Pierre RYCKMANS. (Collection "Connaissance de l’Orient", N°35.)
Gallimard, Paris, (1987), 2004.
[Page de titre :
Les entretiens de Confucius. Traduction du chinois, introduction, notes et index par Pierre RYCKMANS, Préface d’ÉTIEMBLE.]
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2. Commentaires.
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(a) Nous devons tenir pour certain que la soif de vérité habite tous les hommes. Ils peuvent en avoir des perceptions variées, ils ont l'assurance, quand ils parlent (je fais exception du mensonge volontaire) de dire du vrai. Et même l'affirmation que la vérité est relative est une affirmation présentée comme véridique par celui qui l'avance.

(b) Les citations de CONFUCIUS illustrent à merveille les erreurs et les errements de nos gouvernants.

Il en est en effet du" mariage" des personnes de même sexe comme du vase carré qui serait rond. On nous prends pour des imbéciles.

On ne peut pas dire que les initiatives sociétales et les productions "culturelles" subventionnées avec nos impôts par nos gouvernants développent ce qu'il y a de beau chez nous : du plug anal de monsieur McCARTHY heureusement dézingué par un courageux au Piss Christ lui aussi détérioré par plusieurs courageux, dont un avait été incarcéré contre toutes les lois et en violation des procédures il y a quelques jours mais qui a dû être libéré pour cette raison, nous n'en finissons pas d'être inondé de vulgarité et de laideur. Il s'agit d'éteindre en nous tout sentiment du beau et du vrai. Nous commençons à nous apercevoir de l'imposture de cet art contemporain, ignoble, laid, dépourvu de toute signification hormis celle de satisfaire l'ego de ses producteurs (on ne peut pas vraiment parler d'artiste). En somme, nos gouvernants ne comportent en "vulgaires". Ils nous prennent pour des imbéciles.

On ne peut pas dire que monsieur HOLLANDE ait cultivé l'harmonie. Ne parlons pas de ses lois sociétales qui ont divisé profondément et durablement la France. Nous ne pouvons que souhaiter leur abrogation et elles seront abrogées, sans aucun doute, car ce peuple de sans-dents qu'il méprise a du bon sens et son âme est saine. Parlons de ses initiatives en matière de vote des immigrés non européens, de ses photos où il pose en compagnie d'enfants d'origine africaine, de sa défense de l'islam sans aucune parole de nuances, comme si tout musulman était un saint. Son objectif est simple : en repoussant vers le FN un nombre croissant de Français, en flattant les Français d'origine étrangère, il espère arriver en deuxième position derrière Marine LE PEN aux prochaines élections présidentielles, et être élu contre elle. Il devrait se méfier, monsieur HOLLANDE. Trop, c'est trop ! Quand, obéissant comme un toutou à son puissant et étouffant allié américain, il renonce à livrer à la Russie des navires dûment payés, il montre sa duplicité, il nous prend pour des imbéciles. En somme pour servir son maîtres, il utilise ses esclaves !

Enfin, ses promesses de ne pas accroître les impôts sont déjà sérieusement entamées. La Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers a augmenté au 1er janvier, et ceci est le petit arbre qui cache une forêt de mensonges. Ne parlons pas des tarifs du timbre, de l'électricité, du pass navigo, des billets de la SNCF. Normal Ier peut se draper dans la toge du sage : ce n'est pas moi, c'est eux pourra-t-il dire, en prétextant qu'il n'est pour rien dans ces augmentations. Comme si l'état n'avait rien à faire dans la gestion des transports ou dans celle de la poste. Il nous prend pour des imbéciles.

Nous ne demandons ni des douceurs, ni de la facilité : nous demandons la vérité. Et s'il est normal que dans l'état de notre patrie, nous devions faire des efforts, nous aimerions bien que l'exemple vienne de haut... On en est loin. Il nous prend pour des imbéciles.
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samedi 15 novembre 2014

15 novembre 2014. Nouvelles de la Résistance. Bronca hier soir à l'Olympia. Premier billet du jour.

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Voilà un billet un peu particulier. Vous allez voir pourquoi.

Je rentrais chez moi hier soir, après une importante réunion. En m'attendant, ma femme avait allumé la télévision et regardait l'émission que Patrick SEBASTIEN animait sur la scène de l'Olympia, pour fêter ses 40 ans de carrière. Le titre était prometteur de réjouissance : Ze fiesta. J'arrivai juste au moment ou SEBASTIEN déguisé en François HOLLANDE, après avoir disparu en coulisses quelques petites minutes pour se grimer, reparaissait sur scène et s'apprêtait à imiter ce dernier.

A cette vue, le public (il y avait des centaines de personnes, la plupart déguisées) s'est mis à huer, à siffler, à vociférer ; l'intention était claire : il s'agissait de manifester publiquement et collectivement son opposition et son désaveu à un soi-disant président, incapable de fixer un cap, confit dans ses mensonges, captif de ses amours plurielles. J'étais absolument sidéré, et c'est la première fois, je le crois bien, qu'au cours d'un spectacle, l'homme censé nous diriger est conspué sans retenue. En tout cas, je n'avais jamais vu ça.

On nous a rebattu les oreilles avec les manifestations pré-révolutionnaires qui ont conduit au désastre de la Révolution. Des privilégiés de cours refusaient de voir la misère d'une partie de la population, n'imaginaient pas qu'ils puissent être ontologiquement les égaux des manants et des sans-dents. Ils ont payé de leur vie cette arrogance. Bien entendu je n'appelle aucunement de mes voeux la récurrence de telles violences. Elles ont abouti à instaurer un ordre plus tyrannique que celui qu'elles prétendaient abolir. Je crains, hélas, de me tromper. Le peuple français est las de se voir tondre la laine sur le dos et, dans le peuple, la classe dite moyenne, les agriculteurs, les professions libérales, les petits commerçants et les artisans qui font vivre le pays au prix de leurs efforts, de leur sueur et de leur angoisse de l'avenir sont excédés et il suffirait d'une étincelle pour mettre le feu aux poudres. Les grenades offensives, désormais interdites, n'y feront rien.

Au syndicaliste, le droit d'être logé dans un appartement refait à neuf (plus de 100 000 euros de travaux !) avec l'argent des adhérents ; à l'auto-entrepreneur que je suis, l'obligation de verser une taxe foncière bien que travaillant dans mon propre appartement et payant déjà à ce titre une taxe foncière non négligeable. Mon activité est strictement dématérialisée, de nature purement intellectuelle ; je ne produit aucun déchet, je ne pollue point. Mais monsieur le maire de BOULOGNE-BILLANCOURT n'en a pas moins décidé de me taxer. Je vais lui écrire, bien sûr, pour protester. Mais à ce point de racket, il ne me reste guère d'autres solutions que de renoncer à ce statut et de me délocaliser à LONDRES où un ami hébergera mon activité.

Voilà de quoi nous crevons : prendre indûment l'argent là où il est facile à trouver. Mais ça ne marche plus. Ils ont dégoisé, les historiens stipendiés, sur les honteuses corvées que devait fournir le peuple à son roi sous l'Ancien Régime. Mais aujourd'hui nous travaillons (enfin ceux qui payent des impôts directs ; il convient de souligner que tout le monde paye des impôts indirects) près de la moitié de l'année pour engraisser des incapables, ou des inutiles, ou des parasites, ou pire encore, des nuisibles. Que nous reste-t-il ? Je crains que ce ne sois la désobéissance civile, l'inertie, le désespoir, et la déliquescence de la patrie.

mercredi 23 octobre 2013

Nouvelles de la Résistance et curieuses manoeuvres du pouvoir en place ? Troisième billet du 23 octobre 2013

Communiqué de la Manif pour tous :

"Dans la soirée du 21 octobre 2013, une réunion du comité de direction de La Manif Pour Tous se tenait à Paris, dans le 15eme arrondissement. Au cours de cette réunion, il a été découvert un dispositif d'écoute et d'enregistrement dissimulé. Cet appareil était en position « record », le décompte indiquant qu’il était en marche depuis le début de la réunion.
Extrêmement choquée par ces méthodes, La Manif Pour Tous a déposé une plainte contre X pour "Atteinte à l'intimité de la vie privée" dans le cadre de l'enquête diligentée par le Parquet lui-même et confiée à la Police Judiciaire."
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Nous n'avons aucune preuve que ce pouvoir, qui n'a plus aucune prise sur la réalité ni sur les Français, soit le responsable direct de ces écoutes. On peut supposer cependant qu'il s'agit d'une initiative prise par un ou des groupes qui cherchent à percer les intentions de la Manif Pour Tous pour en déjouer les plans, et qui servent par conséquent, directement ou non, les intérêts de ces messieurs. Pendant ce temps, la TVA sur les transports passe de 7 % à 10 %, d'où l'augmentation prévisible des tarifs de la SNCF, de RATP et autres, les Red Bull sont taxées à hauteur d'un euro par litre, et on augmente le taux de prélèvement -au mépris des engagements passés - sur les plus-values de nos épargnes à long terme, et l'écotaxe entre en vigueur en 2014, ce qui est plus simple que de taxer les grands groupes pétroliers sur leur production de gasoil, sans toucher à la TIPP ni tolérer d'augmentation compensatoire des prix à la pompe (les agriculteurs commencent à démonter les portiques destinés à calculer et enregistrer ce que devraient payer les poids lourds). Les caisses d'épargne signale que les retraits on été supérieur aux dépôts le mois dernier, et monsieur SAPIN nous annonce que le chiffre du chômage ne sera pas bon (on s'en serait douté). Quand après 18 mois de pouvoir, après cinq ans de critiques systématiques du Président SARKOZY, et deux mois de campagne mensongère, on en réduit à ce constat, on a la pudeur de se faire petit, et de s'interroger sur la pertinence de ses choix. Mais ils préfèrent marier les personnes homosexuelles (dont un récent sondage dit qu'elles ne demandaient pas cette mesure), et distraire l'opinion publique par l'affaire LEONARDA. Celle-ci est bien où elle est et elle doit y rester, n'en déplaise à ces imbéciles qui trouvent généreux l'enthousiasme d'une jeunesse prompte - sur commande - à défendre l'indéfendable. Monsieur PLACE devrait s'appeler monsieur DEPLACE.
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Merdre aurait dit le Père UBU ! Je le dis avec lui.
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Autres bizarrerie, signalée par l'Observatoire de la christianophobie et le Salon Beige, l'attaque informatique gravissime subie par le Blog catholique le Rouge et le Noir. Les animateurs de ce blogue ont diffusé, hier au soir, le communiqué suivant :
Suite à notre entrevue avec Bernard Lugan, publiée vendredi soir, et reprise par Le Salon Beige et François Desouche immédiatement, notre site est indisponible. L’hypothèse de l’attaque malveillante est est la plus vraisemblable à cette heure ; puisque notre serveur n’a jamais été mis à mal si longtemps, et que les deux site susmentionnés sont des appeaux à “antifas”. Notre toilemestre est désemparé. Notre sort est désormais entre les mains de notre hébergeur. Nous ne savons pas encore si nous recouvrerons notre site et si, le cas échéant, nous récupérerons tous nos articles. Toute l’équipe du R&N compte donc sur vos prières et vos messages de soutien.
Soutenez le Rouge et le Noir.
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Au moment où je m'apprêtais à fermer mon ordinateur, je trouve sur le site des Nouvelles de France ce message. Il semble bien que ce pouvoir a décidé de s'attaquer aux Réseaux Sociaux. Ceci veut dire que nous sommes rentrés effectivement dans la dictature.

Chers lecteurs, Nouvelles de France subit de nombreuses attaques informatiques depuis deux jours. Nous sécurisons actuellement le serveur. Soutenez-nous, rejoignez-nous sur Facebook, sur Twitter ou abonnez-vous gratuitement à notre lettre quotidienne d'information.

Eric Martin, rédacteur en chef 

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Mais est-ce que l'on se rend compte en haut lieu de la crise qui se développe dans une société désemparée, sans repère, sans but, dans une vie qu'on s'acharne à dépouiller de tout sens, de toute transcendance ? Je me le demande. Rentrant en nous-même, il nous faut vraiment prier pour notre patrie, et, en dépit qu'on en ait, pour nos dirigeants afin qu'ils se ressaisissent.

Je m'absente jusqu'au premier novembre inclus. Je tâcherai d'avoir accès à Internet pour publier un ou deux billets. Mais rien n'est moins sûr.

Tous unis pour défendre le Salon Beige

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Chers et rares lecteurs,

Le Blog des laïcs catholiques "Le Salon Beige" auquel j'emprunte les photos des divers accueils que des Français en nombre croissant accordent aux ministres et ministricules du présent gouvernement est traduit en justice, d'une part par monsieur Pierre BERGE, et d'autre part, par je ne sais trop qui, sans doute un quidam qui rode autour du pouvoir. Je vous demande instamment de lui manifester votre soutien sur son site Facebook.

Il est parfaitement inadmissible que telle ou telle personne puisse se voir insulter à longueur de colonnes par des médias favorables à ce régime, et qu'il ne soit pas possible aux opposants de manifester leur colère ou leur refus ! Il est grand temps que les gens en place prennent conscience de l'exaspération croissante de leurs concitoyens, s'ils ne veulent pas qu'un jour ceux-ci ne prennent d'assaut leurs ministères et n'y sèment un indescriptible désordre. Franchement, je ne souhaite pas ce type de réaction. Je préfère convaincre qu'abattre par la violence. Mais les Français ont la tête près du bonnet et il se pourrait bien qu'ils y versent. Monsieur HOLLANDE, pendant ce temps, continue de faire diversion avec LEONARDA pour ponctionner notre épargne, ajouter des taxes et des impôts et nous imposer sa pauvre idée de la FRANCE, à l'image de sa propre médiocrité. S'il était grand, il partirait. 

vendredi 27 septembre 2013

Florange et chômage ou comment se moquer du monde

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La presse a une curieuse manière de rendre compte des événements. Comme vous pourrez le constater en visionnant la vidéo dont je vous donne le lien, l'accueil de monsieur HOLLANDE a FLORANGE n'a pas été des plus chaleureux. Il faut comprendre. Peu avant les élections présidentielles, celui qui n'était encore que candidat, est monté sur une camionnette ou un podium, je ne sais plus, et a harangué la foule des fondistes (qui buvaient ses trompeuses paroles) en jurant que, lui Président, on verrait ce qu'on verrait. (Il avait l'air d'un LENINE haranguant les soviets. La photo est bien connue. Elle est du reste souvent présentée truquée ; on y a gommé TROTSKY ! ). On a vu en effet ce qu'on a vu.
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Il n'est pas innocent de savoir que monsieur MONTEBOURG, plus cohérent que son chef, n'a pas été convié à venir l'accompagner sur les lieux du crime (comme le dit un métallo de FLORANGE, selon le gratuit Metronews d'aujourd'hui, 27 septembre ; mais on verra ce qu'il faut penser de ce journal dans quelques lignes). C'est que monsieur MONTEBOURG voulait nationaliser FLORANGE ; il ne décolère pas de sa relégation à PARIS, ce jeudi 26 septembre. Et il y a de quoi, pour deux raisons : la demande d'acier repart à la hausse, et la France possède un haut degré de savoir-faire dans la conception et la production des aciers spéciaux. Monsieur MONTEBOURG avait peut-être des choses à dire ou à proposer. Je l'ai trop souvent brocardé sous le surnom de XYLOGLOSSE pour ne pas lui reconnaître une forme de panache. Et payer des impôts pour aider la sidérurgie me paraît plus utile que d'en payer pour honorer les retraites des députés et des sénateurs, ou les subventions de tous ordres aux associations qui servent de couroi de transmission au PS.
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Regardez d'abord la vidéo avant un petit commentaire.
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http://bcove.me/1g852svk
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Figurez-vous que le titre de couverture de Metronews, rapportant la visite de monsieur HOLLANDE à FLORANGE est, tenez-vous bien : "Florange : Hollande apaise les syndicats". Il faut être juste avec Metronews ; la première colonne de l'article (qui figure en page 8) fait bien mention des sifflets, des huées, et du sentiment de trahison que ressentent les 629 salariés, privés d'emploi par la fermeture des hauts-fourneaux. Mais la seconde tartine sur les éloges qu'Edouard MARTIN, leader local de la CFDT, qui concède la trahison de monsieur HOLLANDE, mais se réjouit de l'acte que constitue en réalité une annonce : la création d'une plate-forme publique de recherche et de développement consacrée à la métallurgie. Deux remarques : cette création,  si elle voit le jour, est une bonne chose. Et la justesse du jugement oblige à le reconnaître ; mais elle ne donnera pas de travail au 629 ouvriers hautement spécialisés. Elle emploiera des chercheurs, des ingénieurs, et sans doute fort peu de ceux qui ont été licenciés.
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La version manipulatoire du gratuit 20 minutes utilise un autre moyen que celui du titre censé résumer un article, dont en réalité le contenu est totalement ou partiellement différent. Premièrement, il ne met aucun titre en page de couverture. Secondement, l'articulet consacré à cette visite (en page 10) indique effectivement : "Hollande sifflé à Florange", mais il se termine par la remarque d'un autre leader syndical de FO, Walter BROCCOLI : "On aurait préféré quelque chose de plus concret" et, in cauda venenum "Lui au moins, il a eu le courage de venir" (allusion aux promesses non tenues de monsieur SARKOZY à propos de GANDRANGE) . En somme, l'idéologie continue de fonctionner à plein ; elle ignore superbement le sort de l'homme concret. Des dizaines de familles se voient privées de la dignité du travail, qui d'un père qui d'une mère, quand bien même, elles sont aidées, et fort heureusement. Mais que des ouvriers hautement spécialisés se voient privés de leur métier, niés dans leurs talents, souvent au bord du désespoir ne semblent pas gêner grand monde dans l'univers des médias, et des cercles parisiens.
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Quant à la prétendue inversion de la courbe du chômage, c'est un mensonge éhonté. Il suffit de savoir que 77 000 dossiers de demandeurs d'emploi n'ont pas été actualisés (ce qui représente environ 38 % des demandeurs censés procéder à cette formalité pour les mois écoulés, je ne saurais préciser lequel ou lesquels) et que cette carence a conduit à les rayer des listes. En vérité, le chômage a augmenté de 20 000 demandeurs d'emploi.
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Ces gens sont passé maîtres dans l'art du mensonge. Tout ce qu'ils savent faire pour donner l'impression qu'ils agissent, ce sont des réformes sociétales, des volontés de suppression des fêtes chrétiennes au profit de Kippour et de l'Aid, c'est-à-dire de véritables cache-misères, coincés qu'ils sont entre des réalités économiques qu'ils n'ont pas le pouvoir de modifier et les promesses insensées qui nous ruinent et font rentrer cette année un million de foyers dans l'impôt sur le revenu (ce qui en soit n'a rien de scandaleux mais contredit fortement la volonté d'augmenter le pouvoir d'achat et d'améliorer le sort des classes moyennes).
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Alors une question : de qui se moque-t-on ? Je serais heureux d'avoir votre réponse en commentaire. Merci d'avance.


vendredi 26 octobre 2012

Un professeur d'économie et les impôts

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Un ami d'Avignon m'envoie ce petit chef d'oeuvre de pédagogie économique. Il n'est pas sûr que les imbéciles (au sens de BERNANOS, encore que...) comprendront.
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"Le principe des impôts, dit ce professeur, semble pouvoir s'expliquer par une logique assez simple. Mais beaucoup pourtant ne le saisissent toujours pas.

Comme c'est la saison des taxes, laissez-moi vous l'expliquer en des termes simples que tout le monde peut comprendre.
Imaginons que tous les jours, 10 amis se retrouvent pour boire une bière et que l'addition totale se monte à 100 euros. (Normalement, cela ferait 10 euros par personne).
Mais nos dix amis décidèrent de payer cette facture selon une répartition qui s'inspire du calcul de l'impôt sur le revenu, ce qui donna à peu près ceci :
· Les 4 premiers (les plus pauvres !?), ne paieraient rien.
· Le cinquième paierait 1 euro
· Le sixième paierait 3 euros
· Le septième paierait 7 euros
· Le huitième paierait 12 euros
· Le neuvième paierait 18 euros
· Le dernier (le plus riche ?!) devrait payer 59 euros.

Les dix hommes se retrouvèrent chaque jour pour boire leur bière et semblaient assez contents de leur arrangement.
Jusqu'au jour où le tenancier les plaça devant un dilemme :

« Comme vous êtes de bons clients, dit-il, j'ai décidé de vous faire une remise de 20 euros sur la facture totale. Vous ne payerez donc désormais vos 10 bières que 80 euros. »
Le groupe décida de continuer à payer la nouvelle somme de la même façon qu'ils auraient payé leurs taxes. Les quatre premiers continuèrent à boire gratuitement. Mais comment les six autres, (les clients payants), allaient diviser les 20 euros de remise de façon équitable ?
Ils réalisèrent que 20 euros divisé par 6 faisaient 3.33 euros.
Mais s'ils soustrayaient cette somme de leur partage alors le 5ème et 6ème homme devraient être payés pour boire leur bière.
Le tenancier du bar suggéra qu'il serait plus équitable de réduire l'addition de chacun d'un pourcentage du même ordre, il fit donc les calculs.
Ce qui donna à peu près ceci :
· Le 5ème homme, comme les quatre premiers ne paya plus rien. (un pauvre de plus ? Ndt)
· Le 6ème paya 2 euros au lieu de 3 (33% réduction)
· Le 7ème paya 5 euros au lieu de 7 (28% de réduction)
· Le 8ème paya 9 euros au lieu de 12 (25% de réduction)
· Le 9ème paya 14 euros au lieu de 18 (22% de réduction)
· Le 10ème paya 50 euros au lieu de 59 euros (16% de réduction)
Chacun des six « payants » paya moins qu'avant et les 4 premiers continuèrent à boire gratuitement.
Mais une fois hors du bar, chacun compara son économie :
« J'ai seulement eu 1 euro sur les 20 euros de remise », dit le 6ème, il désigna le 10ème « lui, il a eu 9 euros ». « Ouais ! dit le 5ème, j'ai seulement eu 1 euro d'économie » « C'est vrai ! » s'exclama le 7ème, « pourquoi aurait- il 9 euros alors que je n'en ai eu que 2 ? Le plus riche a eu le plus gros de la réduction »
« Attendez une minute » cria le 1er homme, « nous quatre n'avons rien eu du tout nous. Le système exploite les pauvres ».
Les 9 hommes cernèrent le 10ème et l'insultèrent..
La nuit suivante le 10ème homme (le plus riche ?!) ne vint pas.
Les neuf autres s'assirent et burent leur bière sans lui. Mais quant vint le moment de payer leur note ils découvrirent quelque chose d'important : ils n'avaient pas assez d'argent pour payer ne serait-ce que la moitié de l'addition !
Et cela, mes chers amis, est le strict reflet de notre système d'imposition.
Les gens qui payent le plus de taxes tirent le plus de bénéfice d'une réduction de taxe.
Taxez les plus fort , accusez-les d'être riches et ils risquent de ne plus se montrer désormais.
En fait ils pourraient commencer à aller boire à l'étranger...,
Pour ceux qui ont compris, aucune explication n'est nécessaire.
Pour ceux qui n'ont pas compris, aucune explication n'est possible.

David R. Kamerschen, Ph. D.
Professeur d'économie



mardi 18 septembre 2012

Incohérence ?

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En avaient-ils protesté, crié, manifesté, tempêté quand Nicolas SARKOZY a procédé à la réforme des retraites (de bien timide façon d'ailleurs). Ils auraient mieux fait de soutenir une initiative courageuse que de proposer pour trouver de l'argent, la suppression de l'abattement de 10 % sur les pensions de retraite. Bien sûr, ils affirment que ça ne touchera que les retraite les plus élevées. Mais alors ce genre de disposition porte un nom : impôt supplémentaire. Ils commencent sérieusement à nous gonfler. Mais les journaux restent étrangement silencieux, les syndicats et leurs responsables regardent le ciel, le nez en l'air. Imaginez un peu quel tollé si le Président SARKOZY avait pris cette mesure ! Elle est inique, injuste et révoltante. Ceux qui aujourd'hui bénéficient d'une pension de retraite ont cotisé, en leur temps, pour financer les pensions des inactifs. Il est normal que les actifs de ce jour contribuent à leur tour à financer celle des inactifs qu'ils sont devenus. Cet abattement est destiné à augmenter le "pouvoir d'achat" des pensionnés. Qui ne voit que le fait de travailler un semestre ou un an de plus permettrait d'abonder les caisses de retraite par les cotisations ? C'est sur la durée de cotisation qu'il faut jouer, pas sur la hauteur des pensions.
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Messieurs, si vous voulez qu'on vous estime, commencez par supprimer les avantages indus dont vous êtes bénéficiaires en matière de retraite ; vous les avez acceptés à l'unanimité (pour les députés), à l'initiative du Président de l'Assemblée Nationale d'alors, monsieur Jean-Louis DEBRE. Taillez dans le vif des dépenses improductives et somptuaires ; regroupez les communes, revenez sur la suppression de la reforme territoriale voulue par le Président SARKOZY et qui était une réforme de bon sens. Et cessez de financer les resquilleurs, les clandestins, les immigrés sans papiers et sans travail. Je conviens que ces hommes et ces femmes ont un droit imprescriptible à la vie, mais nous aussi. Il me semble qu'il serait plus utile d'investir dans leurs pays d'origine : éducation, agriculture, infrastructures, santé, de créer sur place et dans leur patrie des conditions de vie décentes et non de les voir parader dans l'espace public, souvent arrogants, toujours revendicatifs, et peu enclins à se plier aux règles communes.
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Autre incohérence, la baisse du prix des carburants, financées pour partie par le contribuable ; c'est une mesure démagogique qui ne va pas dans le sens de la diminution de la consommation, source de pollution et de déficit (en raison du coût des importations). On n'en finirait pas de citer les incohérences, les inepties, l'incompétence de ces gens qui prétendent nous représenter. A ce train, je ne donne pas cher de la popularité de monsieur HOLLANDE, de monsieur AYRAULT et de tant d'autres. Comme par hasard, c'est Manuel VALLS qui recueille le maximum d'assentiment pour sa politique énergique vis-à-vis des Roms. Là encore, que n'aurait-on pas dit (Audrey PULVAR en tête) si Claude GUEANT en avait fait autant  ?
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Bref, nous n'en voulons plus, que dis-je nous n'en voulons pas. Ils ne voient rien, ne comprennent rien, n'aiment pas leur patrie mais idolâtrent l'état, la bureaucratie et les dépenses. Ils nous gonflent, vous dis-je.

mercredi 4 juillet 2012

Réflexion d'un jour

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Vu ce matin dans le métro, cette petite annonce concernant l'ouverture et la fermeture des diverses stations. "La station Liberté est fermée jusqu'au 23 (ou 24, je ne sais plus) août". Je la trouve savoureuse cette mention, et parfois je me demande si un malin génie ne cherche pas à nous faire comprendre le sens profond des événements.
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Je connais bien des imbéciles (au sens de BERNANOS) qui risquent de se mordre les doigts. Ils ont voté pour un champion qui prétendait défendre leur liberté : au lieu de cela, l'un de ses ministres, madame FILIPETTI puisqu'il faut la nommer (comme il fallait nommer la peste par son nom dans la fable de notre bon LA FONTAINE, dans ce petit chef d'oeuvre qui a pour titre : Les animaux malades de la peste), donc madame FILIPETTI, pour augmenter notre liberté d'échange propose d'instaurer pour tous les utilisateurs d'internet une REDEVANCE. Vous voyez, ces gens qui méprisent l'argent, cherchent par tous les moyens à en faire rentrer dans les caisses de l'état et accessoirement dans celle de tous ces innombrables élus qui grouillent sous les lampions des luxueux salons de nos palais, présentés comme les Palais de la République : je veux parler du Sénat et du Palais Bourbon.
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C'est une constante marotte, une obsession, une addiction qui saisit nos socialistes : pour eux notre argent, celui que nous gagnons ou avons gagné par notre travail est l'argent de l'état. Il ne nous appartient pas, pas plus que nos enfants que l'on oblige à fréquenter (pour toutes sortes de raisons dont la gratuité) des établissements où l'on enseigne le mépris de la morale, la moquerie de la politesse et la négation de l'esprit civique pour en faire de bons moutons.
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Il faut s'attendre aussi à bien des augmentation d'impôts. Et ceux qui imaginent que la seule taxation des riches suffira à combler le gouffre abyssal creusé par des libéralités injustifiables envers telle ou telle catégorie de citoyens, de fonctionnaires (ah ! la prime de chauffage des employés du Sénat ! Indéxée sur le prix du pétrole, elle atteint la coquette somme de 4 000 euros et quelque par ans), ou de ressortissants étrangers qui n'ont strictement rien d'autre à faire que de traire la vache à lait, en seront pour leur frais  (attention, là encore, pas de généralisation hâtive ; tous les étrangers ne sont pas dans ce cas, loin de là ; il en est de fort civiques, civils et polis).
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Monsieur HOLLANDE a perdu 7 points d'opinions favorables dans les sondages. Je doute fort que le seul soutien de quelques citoyens à son projet insensé de mariage homosexuel  soit de nature à le faire remonter. Allons, je prends les partis. La chute va continuer, et c'est heureux. Car le mensonge se paye du mépris public et il a menti, sur toute la ligne. Il faudra apurer les comptes publics, diminuer les charges de l'état (et donc le nombre de fonctionnaires), moins intervenir dans la vie des corps intermédiaires. Certes les subventions aident bien des associations à survivre. Mais l'argent qui nous est pris pour le leur donner est très cher, en termes gestion, de contrôle, de paperasses et nous empêche de le transférer à qui nous voudrions. Pitié, de l'air, de l'air. Oui, la station Liberté est fermée et je crains fort que ce soit pour très longtemps. La vie du citoyen dans l'espace public n'appartient pas à la classe politique, elle n'appartient pas davantage à l'Etat. Elle nous appartient à nous. Courage, résistons à ces furieux de l'impôt, à ces adeptes de l'interdiction à ces spécialistes de l'embrigadement des cerveaux.
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C'est tout pour aujourd'hui. Si, quand même ; à quand une loi sur l'interdiction des cumules de mandats ? En entendites-vous parler sur les étranges lucarnes ? Ouites-vous le moindre murmure sur cette mesure adoptée dans l'enthousiasme par les militants socialistes ? C'est tout de même plus urgent que le mariage homosexuel ou la loi sur l'euthanasie, non ?

mardi 3 janvier 2012

Que faire ?

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Je désire répondre en détail aux commentaires que CORATINE avait fait de mon antépénultième billet. Elles sont à la fois trop précises, trop douloureuses, et, je me permets de le dire, parfois assez injustes, pour que je réponde dans la précipitation, sur le coup de l'émotion, sans avoir réfléchi..
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CORATINE a jugé bon de supprimer ces commentaires. Je n'ai donc pas eu le temps de les analyser en profondeur. Mais, me souvenant de la teneur générale de ses propos, j'en résumerai la tonalité par quelques mots : révolte, difficultés matérielles difficiles à supporter, appel à une juste solidarité, recours à l'état, et une malicieuse et gentille ironie pour mes naïves paroles.
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A qui a le nécessaire et même le superflu, ce qui est mon cas, il est facile de prêcher, et d'inonder ses proches ou ses lecteurs, de paroles lénifiantes. Je ne voudrais pas qu'on me compare à ce pharisien qui, dans le Temple de Jérusalem, se vantait de jeûner, de payer la dîme, de suivre scrupuleusement le sabbat et qui regardait de haut, le publicain, caché dans l'ombre au fond du sanctuaire et qui pleurait sur son péché. Je serais vraiment désolé ; ce n'est pas mon intention, et je suis tout à fait conscient de mes limites et de mes honteuses retenues en matière de partage et de solidarité.
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Cependant, il y a une chose que tout le monde peut faire : tenir compte de l'autre, y faire attention, lui sourire, lui parler. Cette ouverture me semble indispensable au maintien du lien social. Les exemples que j'ai donnés dans ce domaine sont vécus. Ils ne sont pas exemplaires, attention, mais anecdotiques et indicatifs. Déjà, de l'air et du liant. C'est dans cet esprit que, résolument, j'arpente l'espace public, fréquenté par autrui.
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Si j'étais conséquent, ce que je ne suis pas, je donnerai tout mon superflu à ceux qui manquent de tout. Je n'ai fait qu'effleurer le sujet, mais enfin je l'ai effleuré. Et très franchement, l'urgence du partage me travaille. Je fais ce que je peux. "Peut faire mieux" me dit ma conscience.
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Que faire alors ? Il me paraît évident que la situation de nombre de nos concitoyens, sans parler du reste de l'humanité, est inhumaine. Et il est non moins évident qu'aucun de nous n'est tout puissant et ne peut à lui tout seul résoudre cette insupportable quadrature du cercle. Je ne crois pas non plus que le recours à l'impôt soit la solution à tous les problèmes. Le développement des technostructures et de l'administration de l'Etat engloutit des sommes considérables pour les résultats que l'on connaît. Recruter des fonctionnaires pour engranger plus d'impôts pour faciliter la redistribution pour etc., c'est consommer la moitié des sommes collectées. Il est absolument nécessaire que nos concitoyens prennent conscience de ce fait. Utiles, ces structures le sont dans le monde tel que nous le voulons. Efficaces, c'est un autre problème.
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Il y aurait un moyen plus simple, qui consisterait à court-circuiter toutes ces administrations, et à laisser aux citoyens le soin de donner à qui il veut une portion (imposée par la loi en fonction de la richesse de chacun) de ses revenus. Il suffirait simplement, toujours par la loi, de définir les associations agréées (nécessairement encadrées par des bénévoles, et scrupuleusement contrôlées a posteriori, avec des statuts obligeant à la rotation régulière des responsables et des membres du conseil d'administration) susceptibles de recevoir ces contributions. Pour éviter que le contribuable ne triche, ces prélèvements seraient opérés a priori, après que le salarié ou le rentier ou le pensionné, ou l'artisan, ou le commerçant eussent choisi l'association bénéficiaires. Révolution ! Mais quel est l'homme politique qui accepterait de dessaisir l'Etat du pouvoir de nous tondre la laine sur le dos ? Comment flatterait-il sa clientèle électorale ? Il faudrait à l'Etat de quoi fonctionner, c'est l'évidence. Mais il lui resterait la TVA qui représente la plus grosse part des rentrées, et un impôt sur les sociétés complètement redéfinis et incluant les versements aux associations agréées. L'intérêt de ce système est que nous toucherions du doigt la détresse du prochain et que nous aurions le sentiment PERSONNEL de l'avoir concrètement touchée.
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Ainsi, chère CORATINE, je ne crois pas que l'Etat soit tout-puissant, je ne crois pas que l'on doive accuser le Président de la République des maux qui frappent une partie de nos concitoyens ; c'est collectivement que nous sommes responsables, par excès d'égoïsme, d'individualisme, d'indifférence. Et j'ajoute que demander à l'Etat ce que des enfants ou des proches pourraient, que dis-je ?, devraient  faire pour leurs parents, me semble renforcer le climat d'immoralité et d'égoïsme dans lequel notre société contemporaine moisit, se décompose ou se noie.
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Je ne sais pas si j'ai répondu. Je désire simplement que CORATINE prenne mes propos comme ceux d'un homme qui cherche, voit bien ses limites, et se heurte à celle de l'humaine nature.
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mercredi 22 juin 2011

Nous crevons de notre aveuglement

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A lire et relire les Origines de la France contemporaine de TAINE, je comprends pourquoi les imbéciles, qui, du temps du grand historien, avaient pris d'assaut le gouvernement de notre patrie, ont préféré donner à cet idiot d'AULARD la chaire d'Histoire de la Révolution plutôt qu'à lui, un scientifique intègre. Ils ne pouvaient supporter le spectacle de leurs erreurs de perspective et de leurs errements politiques.
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A la fin du Livre cinquième, consacré à l'analyse du "Monde moderne" que nous a légué la Révolution, TAINE constate qu'il y a une antinomie fondamentale entre un régime qui se dit et se prétend démocratique et l'administration quasi totalitaire mise en place par Napoléon BONAPARTE. D'un côté, des "élus" qui cajolent les citoyens pour ménager leur réélection, de l'autre un système centralisé, carré, anonyme, inhumain, préfectoral. Et TAINE, constatant avec mélancolie le fait, dit ceci, qu'il vaut la peine de méditer et qui définit à la perfection les vices de notre République :
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"Sans doute le préfet, expédié de PARIS, demeure toujours le directeur en titre, le gérant actif et responsable de l'hôtel départemental et communal ; mais il est tenu de le gérer en vue des élections prochaines, et de façon à maintenir la majorité parlementaire dans la possession des sièges qu'elle occupe au Parlement. Partant, il doit se concilier les meneurs locaux du suffrage universel, administrer avec leur concours, subir l'ingérence de leurs convoitises et de leurs préventions, prendre chaque jour leur avis, y déférer souvent, même pour le détail, même pour l'application quotidienne d'un fonds déjà voté, pour la nomination d'un garçon de service, pour la nomination de l'apprenti non payé qui pourra un jour remplacer ce garçon" [NdT : un tel système existait à cette époque, en effet]. - "De là le spectacle que nous avons sous les yeux : un hôtel mal tenu où la profusion et l'incurie s'aggravent l'une par l'autre, où les sinécures se multiplient et où la corruption s'introduit ; un personnel de plus en plus nombreux et de moins en moins efficace, tiraillé entre deux autorités différentes, obligé d'avoir ou de simuler le zèle politique et de fausser par sa partialité la loi impartiale, appliqué, par delà son devoir professionnel à des besognes malpropres ; dans ce personnel, deux sortes d'employés, les nouveaux venus, avides, et qui, passe-droit, s'emparent des meilleures places, les anciens, qui n'y prétendent plus, patients, mais qui, à force de pâtir, se rebutent. Dans l'hôtel lui-même, de grandes démolitions et reconstructions, des façades architecturales, en style de monument, pour la montre et la réclame, des bâtisses toutes neuves, décoratives et horriblement onéreuses, des dépenses extravagantes ; par suite des emprunts et des dettes, une note plus grosse à la fin de chaque année pour chacun des occupants ; des prix de faveur et cependant très hauts pour les petites chambres ; des prix démesurés pour les grands et moyens appartements ; au total, des recettes forcées et qui ne suffisent pas aux dépenses, un passif qui déborde l'actif, un budget dont l'équilibre n'est stable que sur le papier, bref une maison qui mécontente son public et s'achemine vers la faillite."
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Quelle lucidité prophétique ! Et quelle puissance d'analyse ! Encore faut-il ajouter un  détail que TAINE ne pouvait connaître et qui vient compliquer le tableau. Il ignorait qu'il allait exister une fonction publique territoriale, mise en place par les collectivités de la même qualité, et dont la taille a quadruplé depuis la création des Régions, lesquelles échappent en partie au pouvoir des Préfets ; elles sont aujourd'hui aux mains de l'opposition ; elles sont un troisième pouvoir auquel il faut prêter grande attention. Il ne s'agit plus pour elles de préserver le pré carré de leurs amis au Parlement. Il s'agit d'occuper le terrain sur place afin de préparer la prise du pouvoir dans une optique parfaitement totalitaire. A ce petit jeu, les éléphants, éléphanteaux et éléphanticules qui dévastent en seigneurs la jungle régionale, sont passés maîtres. Ils nous préparent un bel avenir. Je crains fort que la pluie et le vent ne viennent achever le délabrement de notre hôtel, un hôtel qui fut si beau, un hôtel qui le paraît toujours mais dont les tenanciers ont mis à l'encan le peu de beau mobilier qui le peuplait encore et remplissent de pauvres bougres venus d'outre-horizon des chambres ouvertes à tous les vents.
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Lisez, relisez, méditez TAINE. Il a vu juste presque en tout. Il n'a pas droit à un Boulevard, une place, ou un Lycée, lui. C'est que les imbéciles rechignent à la lumière.
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