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dimanche 11 août 2013

Nouvelles de la Résistance : récit de Nicolas, et culot de madame Taubira, deuxième billet du 11 août 2013

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Le magazine Valeurs actuelles publie un interview de Nicolas BERNARD-BUSS(E), incarcéré honteusement et dans des conditions plus que questionnables pour avoir manifesté son opposition à la loi dite TAUBIRA. Il est intéressant de noter que le directeur de cette publication affirme être sur écoute et qu'un journaliste de son équipe voit lui aussi ses divers comptes Facebook et Twitter perturbés par une censure vigilante, dont l'un et l'autre attribuent la paternité à monsieur Manuel VALLS. D'abord les extraits de l'interview de Nicolas, puis un commentaire, et au passage un petit salut à madame Nathalie DUTARTRE qui semble s'être fait un honneur et un devoir d'avoir agi comme elle l'a fait : servilement et, disons le mot, bêtement (au sens de BERNANOS). J'ajoute que je salue avec une amitié non feinte mais légèrement ironique les lecteurs appointés par le pouvoir pour suivre les écrits de tous ceux qui ne pensent pas bien, dont les miens. Donc, voici l'extrait !
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"«Petit bourgeois, qu'est-ce que tu fais là ? (...)Tu dois être un gros pervers, on va te défoncer en prison», ont lancé des détenus à Nicolas-Bernard-Buss, dans le fourgon de police l'amenant à la prison de Fleury-Mérogis, le 19 juin dernier. Unique opposant à la loi Taubira à avoir été incarcéré, le sort de Nicolas, jeune militant de 23 ans, devenu le symbole de la répression policière contre le collectif de la Manif pour tous. L'opposant avait été condamné à deux mois de prison ferme, avec mandat de dépôt, par le tribunal correctionnel de Paris. Dans l'hebdomadaire Valeurs actuelles du 8 août, le militant revient sur la peine qu'il a purgée du 19 juin au 9 juillet. Insultes, coups, maltraitance, il décrit comment il est devenu un «objet», traité comme du «bétail».
Tout est allé très vite entre les deux jours qu'il passe en garde à vue à sa condamnation: «Je n'ai pas le temps de réfléchir». L'épisode de la fouille intégrale semble l'avoir traumatisé: «On me déshabille, les vêtements sont fouillés, les coutures déchirées. À la première plainte, ce sont des coups, des insultes, des brimades. (...) Trois heures plus tôt, je n'aurais jamais pensé voir la prison. Je suis désormais le détenu numéro 404 247», explique-t-il. Il juge avoir subi un traitement «dégradant, déshumanisant et profondément humiliant». Privé de douche pendant plusieurs jours, il décrit l'état insalubre de sa cellule de trois mètres carrés: «Il y a des excréments dans les coins, du vomi séché aux murs, la paillasse est imbibée d'urine. Il me reste soixante-deux jours à endurer, dans une position d'infinie faiblesse, libre de rien, privé de tout».
 «Je me suis interdit le désespoir et j'ai prié»
Pour tenir, son «esprit développe une capacité de résistance. Je me sentais en danger, j'étais maltraité dès qu'on me déplaçait, bousculé en toute occasion. Je me suis interdit le désespoir et j'ai prié. Même déshumanisé, je n'ai pas craqué en prison, ni depuis d'ailleurs. Mais ça va forcément finir par arriver.» L'enfer des nuits avec les «bruits de la prison» est le plus dur pour le militant. «C'est le plus violent. En permanence, des détenus sont en train de crier, de taper, de pleurer -des sanglots épouvantables-, de se cogner la tête contre les barreaux. J'entends des cris de démence, de folie, parfois des ricanements, juste à côté. C'est nerveusement insupportable. Il y a de quoi devenir fou.» En isolement total pendant trois semaines, il a seulement eu des contacts avec l'aumônier, ses avocats et des députés. Voisin de cellule du braqueur Rédoine Faïd, il a pu discuter avec lui par la fenêtre: «Si tu t'évades, prends-moi avec toi!», a-t-il lancé à celui qui était parvenu à s'échapper de la prison de Sequedin en avril.
La mobilisation des militants à l'extérieur lui «redonne un moral d'acier» et permet de rendre sa vie en prison «moins éprouvante». Rien que les deux premiers jours, il reçoit 700 lettres de soutien. Alors que les surveillants n'ont pas le temps lire l'intégralité de ces premiers courriers, plus de 1000 lettres lui sont destinées le troisième jour. «Ce fut un réconfort immense», conclut-il."
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Madame TAUBIRA a envoyé des circulaires, pondu des notes, s'est exprimé à de nombreuses reprises pour dire ou exprimer son intention de supprimer ou alléger les peines de prison. Mais elle n'a pas demandé au procureur de faire appel l'incroyable jugement qui a condamné Nicolas à la prison immédiate. Elle était donc d'accord, pour ce cas-là, avec la sanction. On ne s'oppose pas sans risque à madame TAUBIRA. La même ose accuser de laxisme les gouvernements de droite qui, en voulant accroître l'application des peines par voie de décret, a commis en 2004, une erreur juridique de première grandeur puisqu'il lui fallait passer par la loi. Mais que je sache, en 2004 il y avait des députés de l'opposition d'alors, madame TAUBIRA y compris, et il semble bien que la bourde leur soit passer inaperçue. Ils sont donc aussi répréhensibles que le Garde des Sceaux d'alors monsieur PERBEN. Elle ose parler de laxisme à propos de cette erreur, alors qu'à DREUX un juge libère trois malfrats au motif qu'il n'y a pas de place pour les loger, mais de la place, et une place dégoûtante de saleté, on en a trouvée une pour Nicolas. Et elle ose dire encore que pour les malfrats drouais  ce n'est que partie remise, et que l'exécution de la peine est simplement différée, alors qu'il est indiqué dans divers média qu'il n'y aura pas de suites judiciaires ! Tout de même, la bourde laxiste condamné par la championne de la justice à sens unique était censée remettre en liberté des milliers de condamnés. Su les quelques 1 500 dossiers de prisonniers susceptibles de bénéficier de l'erreur juridique, et examinés à ce jour, un peu plus de 70 ont été libérés. L'ampleur de la bourde n'est donc pas si considérable que madame TAUBIRA veut bien le dire. Non, nous ne sommes pas égaux devant la loi, et les dérives de certains juges, qui ont toujours des arguments juridiques pour valider leurs errements, n'enlèvent pas de notre esprit le poison du doute quant à leur impartialité. Heureusement, le Français de tous horizons, et notamment les Français des couches qualifiées avec mépris par nos élites de "populaires" ont du bon sens. Et comme le dit CICERON : "C'est une chose étonnante que, lorsqu'il faut produire, il y ait tant de différence entre l'homme instruit et l'ignorant, et qu'il y en ait si peu lorsqu'il faut juger". Personnellement, je pense que CICERON était très optimiste ; les instruits son englués dans leur savoir théorique et ce sont souvent des imbéciles (au sens de BERNANOS° ; les ignorants ignorent la théorie, ils ne regardent ni dans les livres ni dans leur cerveau, mais dans leur cœur et ils observent le monde.
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Voilà qui me va bien, sans doute, de dire tout ça, alors que je pourrais passer pour un de ces imbéciles que condamne BERNANOS et le sens commun. Si je puis donner cette impression, je vous en demande pardon, du fond du cœur. Je sais de quel côté penche ce dernier, et ce n'est pas du côté des puissants ni des riches.
 

mardi 16 juillet 2013

Nouvelles de la résistance : les divagations de Ségolène...

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Ma première impression était la bonne. J'avais cru que les échecs avaient changé le regard de Ségolène ROYAL. Il n'en est rien. Elle est toujours aussi aveugle, plongée dans une idéologie qui la coupe du contact avec le réel. Voici, tirée des Nouvelles de France, un article de Pierre MENOU. Il décrit, avec vivacité et ironie, la réaction de madame ROYAL à l'affaire de Nicolas BERNARD-BUSSE.
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Triste expérience

15 JUILLET 2013 par MENOU PIERRE dans LA UNE, POLITIQUE, SOCIÉTÉ avec 1 COMMENTAIRE
Ah, la brave fille que cette Ségolène ! Si elle n’existait pas , il faudrait l’inventer. Interrogée sur la détention deNicolas Bernard-Busse, scandaleuse par ses motifs, infâme par ses conditions, Mme ex a répondu sans honte :« Ça lui fera une expérience ! »
Cocue-reine rejoint ainsi dans l’ignoble l’« humoriste » Guillon, qui n’a jamais fait rire que lui (encore son rire n’est-il qu’un grincement de dents) et qui ricanait en pensant que le jeune Nicolas pourrait se faire violer sous la douche. Le bobo de gauche est sans pitié, comme le gendarme de Courteline. Et pour cause : c’est un flic de la pensée.
Elle a pourtant raison, Ségolène : ça lui fera une leçon, à Nicolas, dont il tirera les enseignements, comme les millions de Français que l’injustice de cet entaulement a révoltés.
Première enseignement : pour la gauche, la liberté d’expression et la tolérance sont des notions qui ne s’appliquent qu’à la gauche. La fameuse phrase de Voltaire sur la nécessité de se battre pour permettre de s’exprimer à ceux qui ne pensent pas comme soi, n’a jamais été prise au sérieux par nos braves socialistes (il est vrai que Voltaire lui-même n’en pensait pas un mot.) Les conclusions sur la conception que lesdits socialistes se font de la liberté peuvent en être aisément tirées : qui n’est pas politiquement correct ne mérite pas d’être traité démocratiquement.
Deuxième enseignement : aux yeux des socialistes, la balance de la justice n’a qu’un seul plateau, qui penche forcément à gauche. Autrement dit, hors la gauche, point de droit. Il est donc parfaitement indifférent à Ségolène Royal et à ses amis politiques – à commencer par l’homme avec lequel elle a partagé une grande partie de sa vie et qui partage ces conceptions, puisque c’est avec son assentiment et sur son ordre que ses ministres de l’Intérieur et de l’injustice conduisent la répression –, il leur est parfaitement indifférent, donc, qu’un jeune opposant soit jeté en prison pour un simple « délit » d’opinion. Très exactement, la justice, Ségolène et ses amis s’en foutent.
On peut trouver des précédents dans l’histoire, qui montrent où ce mépris du droit des gens a pu mener des pouvoirs qui se réclamaient aussi du socialisme, qu’il fût international en Union Soviétique ou national en Allemagne. Je n’exagère pas : la racine des terrorismes modernes, comme l’a montré Soljénitsyne, se trouve dans la Révolution française, dont nos socialisme n’ont de cesse de se réclamer – relisez Peillon. Ils en conservent le complexe du coupeur de tête, si bien illustré naguère par Paul Quilès.
À la France aussi, à la France toute entière, le socialisme « fera une expérience », comme dirait Ségolène. Une expérience douloureuse dont de plus en plus Français pensent aujourd’hui qu’ils s’en seraient passés !"
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Pour moi, cette déclaration est scandaleuse, et montre bien le caractère totalitaire de l'idéologie, dont le propre, je vous le rappelle, est d'ignorer l'homme concret. Décidément, le socialisme est bien peu humain et il ne vaut guère mieux que les systèmes qu'il prétend combattre alors qu'il en partage les choix. Mais les yeux des Français sont en train de s'ouvrir. D'abord, ils pensent que les notions de gauche et de droite n'ont plus aucun sens puisque des deux côtés on semble s'accommoder de la mondialisation, de l'exploitation éhontée des ressources de la planètes, du règne du tout-fric et du tout-cul. Ensuite, ils ne sont pas ennemis d'un effort partagé et d'une meilleure distribution des richesses. Vivement que les responsables de notre désastre quittent la scène publique et que prennent le relais des jeunes, ouverts, bienveillants, à l'écoute de leurs compatriotes, et partisans, comme l'a si bien dit Pierre RABHI, d'une heureuse sobriété. (Je reparlerai du livre de cet écrivain qui m'ouvre et qui vous ouvrira d'immenses horizons et des voies et moyens de cheminer vers la vie bonne.)

mercredi 10 juillet 2013

Nouvelles de la résistance : un jugement détartré, la libération de Nicolas, troisième billet du 10 juillet 2013

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Je sais ! Faire des jeux de mots sur les patronymes n'est pas toujours du meilleur goût. Mais il y a des cas où ils s'imposent. Madame Nathalie DUTARTRE avait rendu un jugement de nature politique et, semble-t-il, infondé juridiquement. Le jugement en appel est, si je puis dire, "détartré". Certes, il y a eu condamnation pour les deux chefs qui avaient valu à Nicolas son incarcération (usurpation - toute relative - d'identité, et rébellion), mais condamnation à une amende de 3 000 euros dont 1 500 avec sursis. Je pense que les avocats lanceront une sorte de souscription pour que Nicolas puisse payer cette somme relativement importante. Dans la mesure où les faits qui lui sont reprochés sont très largement postérieurs à une interpellation qui elle, était infondée (il n'était plus à NEUILLY près des studios M6, mais sur les Champs-Elysées, et il ne me semble point qu'il y ait eu, sur les Champs Elysées, sommation à se disperser prononcée par un commissaire ceint de son écharpe tricolore), le premier jugement était plus que contestable. Les juges d'appel avaient un moyen imparable de le conforter : il eût été de condamner Nicolas à 20 jours de prison, déjà couverts par son séjour à FLEURY avant sa comparution en appel. Ils n'en ont rien fait et ils ont choisi l'amende. Ils ont bien fait et il doit bien y avoir une raison. Il semble également que Nicolas ait la répartie prompte et l'esprit assez vif, au point - me suis-je laissé dire - de faire rire l'assistance par ses réponses au juge. Peut-être est-ce agaçant ? Mais peut-on reprocher à un jeune homme d'avoir un idéal, des arguments et de la répartie ?
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Nous ne dirons jamais assez merci à des juges qui ont rendu un jugement "détartré", et qui finalement, dans le contexte tendu actuel, est assez équilibré (même s'il me paraît partiellement infondé). Et nous ne saurions jamais remercier suffisamment madame Nathalie DUTARTRE dont le jugement "entartré" de considérations politiques et personnelles a permis de mettre en évidence le caractère éminemment autoritaire de madame TAUBIRA et l'idéologie totalitaire d'un Manuel VALLS, d'un François HOLLANDE, d'un Vincent PEILLON. Ces jeunes qu'ils pensaient caresser dans le sens du poil (si je puis me permettre un expression triviale dont l'interprétation étendue n'est pas sujette à erreur ; disons le clairement : dans le sens du sexe poly-directionnel et polyvalent), ne veulent pas d'une vie au rabais, sans envergure, sans perspective, sans dépassement. Voici que commence à se réaliser la prophétie de Marthe ROBIN pour notre patrie. Monsieur HOLLANDE est l'instrument providentiel d'un réveil inattendu et improbable ; grâce lui soit rendue, mais ce serait mieux si on pouvait le lui faire savoir le jour, pas trop éloigné je l'espère, où il prendra sa retraite. Au pire moins de quatre ans !
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C'est tout pour aujourd'hui.

mardi 9 juillet 2013

Nouvelles de la Résistance : oui la condamnation de Nicolas est de nature politique, unique billet du 9 juillet 2013

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Messieurs Dominique REYNIER et Christophe de VOOGD sont professeurs à l'Institut des Sciences Politiques de PARIS. Défenseurs de ce qu'ils appellent une "conception libérale de la société", ils ont pris position en faveur de la loi TAUBIRA. Notons que c'est au nom d'un système d'idées, la société libérale, et non de la réalité concrète des hommes, des femmes, des enfants, des familles (quel qu'en soit le type) qu'ils ont pris ce parti. Je ne le partage pas, bien sûr. Mais ces spécialistes de la chose politique ont l'honnêteté de dire d'où ils parlent.
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Leur Tribune Libre publiée dans le Figaro du Samedi 6 juillet 2013, n'en a que plus de relief et elle devrait attirer l'attention des amoureux de la liberté. Elle est intitulée : "L'affaire Nicolas" annonce-t-elle le retour du délit d'opinion en France ?
Ils développent leur argumentation en quatre points : (a) "la sanction est d'une sévérité sans égale au vu des condamnations généralement relevées consécutivement à une manifestation sur la voie publique". Et de citer les cas des faucheurs d'OGM ou des ouvriers d'AULNAY qui n'ont pas été sanctionnés de la sorte, sans compter les "saccageurs" du Trocadéro. "Les seules condamnations à la prison ferme ces dernières années ont concerné des faits de violence avérée." (b) "Le recours à la comparution immédiate dans le cas de Nicolas est une application limite de la législation". Elle ne s'applique que si la peine encourue est au moins égale à deux ans de prison ; en cas de flagrant délit, elle doit être supérieur à six mois. La loi précise : "le prévenu ne peut être mineur et il ne peut s'agir d'un délit de presse, ni d'un délit politique, ni d'une infraction dont la procédure de poursuite est prévue par une loi spéciale." Et de souligner une approximation ou un mensonge (ce qui me paraît plus juste) : La loi PERBEN date de 2002, et non de "l'ancien quinquennat" derrière le paravent duquel s'abrite madame TAUBIRA pour justifier et les réquisitions du parquet (qui dépend d'elle) et la condamnation prononcé par madame Nathalie DUTARTRE (n'oublions pas son nom, et prions sainte RITA pour n'avoir jamais affaire à elle dans des histoire de tee-shirts subversifs, de station debout ou assise prolongée en des lieux publics, propriété de tous les Français) (c) La référence à la loi de 2007 relative aux peines planchers est irrecevable car elle ne s'applique qu'à des faits passibles de trois ans de prison, et à des récidivistes, ce qui, juridiquement n'est pas le cas de Nicolas, puisque le Parquet a fait appel de sa première condamnation, et qu'un appel étant suspensif, elle n'existe point. (d) Enfin, madame DUTARTRE n'a pas utilisé sa latitude d'appréciation et elle a suivi les réquisitions du Parquet lequel, je le redis, est sous la dépendance totale du Garde des Sceaux.
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Je vous livre ici dans son intégralité la conclusion des tribunistes :
 
"La vraie question qui, espère-t-on sera posée par la presse ou par l'opposition, devient donc bel et bien politique : les opposants au mariage gay font-ils l'objet de mesures d'exception ? On a recensé, semble-t-il, près de 1000 gardes à vue décidée au seul motif que les personnes manifestaient, arboraient des signes de la "Manif pour tous" ou en portait le tee-shirt. Peut-on confirmer cette information (oui on le peut, et il ne faut pas faire semblant d'ignorer la réalité). Le caractère liberticide pris par la gestion du maintien de l'ordre face aux manifestations de ces opposants à un projet de loi, puis à une loi, n'est rien de moins que préoccupant.
 
La silence, presque complet et inhabituel, qui accompagne cette dérive rend la situation proprement inquiétante. Assiste-t-on, en France, au retour du délit d'opinion ? La mise en garde très claire du Conseil de l'Europe au sujet de l'attitude des pouvoirs publics dans leur gestion de la contestation du mariage constitue un signal sérieux. Que se passe-t-il dans la Patrie des droits de l'homme ?"
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Il semble donc bien que la qualification de "prisonnier politique" attribuée à Nicolas repose sur quelques solides fondements. A l'heure tardive où je rédige ce billet, au retour d'un voyage éclair à STRASBOURG, je ne connais pas encore le résultat du jugement en appel. Quoi qu'il en soit, je n'ai pas confiance dans cette justice aux ordres dont l'organe de régulation n'est pas capable de dire que le "murs des cons" est un manquement à la déontologie et à la discipline des magistrats. Tout est pipé. J'attends avec intérêt le défilé du 14 juillet. Soyons clair du reste : je désapprouve tout bruit, toute injure, tout mouvement d'hostilité. Le mieux serait de se taire au passage de la voiture présidentiel et de tourner ostensiblement le dos à un Président qui voulait rassembler les Français et n'est même pas capable de rassembler ses troupes.
 
 

mardi 2 juillet 2013

Nouvelles de la Résistance, Mme Taubira les pieds dans le tapis, second billet du 2 juillet 2013

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En faisant ma revue matinale des réactions consécutives à la condamnation de Nicolas BERNARD-BUSSE, je tombe sur ceci que je vous livre incontinent. Je me demande si madame TAUBIRA ne va pas être obligé de marcher avec des béquilles, car elle s'est prise les pieds dans le tapis. Par ailleurs, en deuxième partie de ce second billet du jour, je vous donnerai quelques infos à moi communiquées par Antoine, cet ami très cher en compagnie de qui je me rends aux rassemblements des Veilleurs parisiens :
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" Près de deux semaines après l’arrestation de Nicolas, le jeune opposant au mariage homosexuel détenu à Fleury-Mérogis, la polémique sur la légitimité de son arrestation ne tarit pas.
 
Dans un entretien à BFM TV, la ministre de la Justice Christiane Taubira s’est dédouanée en rappelant que les lois appliquées étaient « les lois de l’ancien quinquennat » (1).
Une excuse irrecevable aux yeux de Jean-Paul Garraud. Le président de l’Association professionnelle des magistrats a publié ce communiqué (1) :
« Les déclarations de Mme Taubira, rejetant la responsabilité de l’incarcération de Nicolas Bernard-Busse, condamné à quatre mois d’emprisonnement dont deux ferme suite à la manifestation anti mariage gay, sur la législation de la précédente majorité, sont totalement de mauvaise foi ou relèvent d’une rare incompétence.
Tout d’abord, la loi sur les peines planchers ne s’appliquait certainement pas à ce jeune homme qui n’est pas un récidiviste au sens juridique du terme. Ensuite, même si elle s’appliquait, les juges sont toujours libres de « descendre en dessous du plancher » en motivant leur condamnation. Car, contrairement à la propagande gouvernementale, la loi sur les peines planchers n’entraîne pas une automaticité dans la sanction.
En réalité, devant le tollé provoqué par l’incarcération de ce jeune manifestant, alors que de nombreux récidivistes avec casier judiciaire à rallonge restent impunis, la Garde des Sceaux tente d’allumer de lamentables contre-feux qui ne trompent personne ».
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De vous à moi, mais ne le répétez pas, madame TAUBIRA est en équilibre très instable...
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Et ce message d'Antoine :

"« bio » de Nicolas… 

Dans l’article, le nom de la juge : « La juge (Nathalie) Dutartre, qui a prononcé la peine, a eu la main lourde. Elle ne s'était pourtant pas montrée si sévère à l'égard du comédien Michaël Youn qui, après avoir insulté et brutalisé deux policiers, s'était vu dispenser de peine en 2011. »"
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N'oublions jamais le nom de ce juge : madame Nathalie DUTARTRE. Et si jamais nous la croisons, sait-on jamais ? faisons-lui savoir, avec courtoisie et non violence mais fermeté notre manière de voir sur sa façon de concevoir la justice ! Madame Nathalie DUTARTRE ! Qu'auriez-vous dit si Nicolas, au lieu de s'appeler Nicolas BERNARD-BUSSE s'était appelé Nicolas DUTARTRE ? Avant de prendre des décisions de justice, il est toujours bon de faire fonctionner ses neurones miroirs, dits aussi neurones de l'empathie, ou si l'on préfère, de mettre en œuvre la règle d'or de la réciprocité. Apparemment vous avez un code pénal à la place du cœur, enfin sauf pour Michaël YOUN, pour qui le cœur semble avoir pris le pas sur le code pénal.
 

jeudi 27 juin 2013

Nouvelles de la Résistance, ma nuit du 26 au 27 avec les Veilleurs, deuxième billet du 27 juin 2013

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J'avais préparé hier mon premier billet de ce jour en reprenant le courriel de mon neveu. Compte-tenu des graves incidents qui ont émaillé la veillée, tenue hier soir place de la République par les Veilleurs, il me semble indispensable de vous faire la relation de ce que j'ai vécu, en compagnie d'Antoine, de ses deux fils Matthieu et Charles et de 500 autres personnes, réduites, sur le coup de 2 heures du matin, à 110 (nombre de Veilleurs restés sur la Place) à quoi s'ajoutent une trentaine d'autres dont je vais vous parler.
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La soirée d'hier était consacrée à l'histoire et à la mémoire : textes superbes, commentaires de Xavier, un philosophe, et d'un historien de haute volée, Emmanuel (je ne suis pas sûr que ce prénom soit exact). Mais avant tout, lecture par Axel du discours rédigé et tenu par Madeleine à STRASBOURG, dans l'enceinte du Parlement européen. Si des responsables des Veilleurs me lisent, ce qui est toujours possible, je leur demande instamment de mettre ce discours en ligne sur leur site. On s'en souviendra longtemps. J'ajoute qu'il s'agit d'un discours absolument fondateur.
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Sur les coups de minuit et quelque, Axel nous invite à nous lever pour marcher (Emmanuel vient d'achever de nous parler de ce qu'est l'histoire). Nous le faisons. Il ne nous dit pas où nous allons ; nous apprendrons dans quelques minutes, qu'il a l'intention de nous conduire sur la place de l'Hôtel de Ville. Nous progressons de quelques dizaines de mètres vers l'Ouest de la Place. Un étroit cordon de gendarmes nous barre la route. qu'à cela ne tienne, nous nous efforçons de traverser le début du boulevard Saint-Martin à hauteur de la Rue Meslay et de la Rue du Temple. A la suite d'une désorganisation du service d'ordre, une partie du cortège parvient à traverser le boulevard, mais est bloquée par un cordon de gendarmes. De notre côté, pensant que si nous sommes retenus du côté du tertre de la Place, c'est pour nous ne traversions que quand le feu passe au rouge, et donne la voie aux piétons, nous attendons. De ce fait, nous empiétons un peu sur la chaussée (d'où nous avions été un peu repoussés sans violence mais sans ménagements). Mais on nous repousse alors définitivement vers le terre-plein et j'entends un gradé exprimer sa peur qu'il n'y ait un accident en raison du flux des voitures. Que faire ? De part et d'autre du Boulevard nous nous asseyons. Il doit être environ 1 heure du matin, peut-être un peu plus. Grâce au ciel, l'autre groupe a réussi à emporter une sono, et Axel peut donc communiquer avec lui. Lecture de textes superbes. Il semble qu'il y ait des négociations avec le directeur de cabinet du Préfet de Police. Je vois un homme en veston, chemise ouverte, sans cravate, l'air un peu fatigué, et hagard (c'est qu'on ne lui a pas appris à l'ENA ou ailleurs comment faire avec des non violents), et il me semble bien que c'est lui, le DIRCAB dudit Préfet. Axel nous assure que nous pourrons sans doute marcher vers l'Hôtel de Ville. Vers 1 h 30, nous voyons arriver un bus de gendarmerie qui se gare Rue du Temple à hauteur de l'autre groupe, puis nous voyons un commissaire (tout à l'heure j'en verrai deux) muni d'un porte-voix, ceint - comme la loi l'y oblige - d'une écharpe tricolore, faire les sommations au groupe dont nous sommes séparés. Axel, imperturbable, et lisant ou faisant lire des textes (en ponctuant chaque lecture d'un "Je continue" résolu) tous plus superbes les uns que les autres, met en avant les droits de la conscience et nous continuons avec lui, assis, de manifester notre refus non violent et définitif de la violence qui nous est faite.
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A ce moment, nous voyons qu'une trentaine de Veilleurs, pris dans les derniers rangs de l'autre groupe, et donc parfaitement au hasard,  est embarqué, illégalement dans le bus. Les avocats qui nous aident affluent. Discussion avec Axel. Ceux des Veilleurs de l'autre groupe qui n'ont pas été embarqués restent assis. Des deux côtés nous sommes étroitement encerclés par un cordon de gendarmes et il nous est impossible de partir. Toujours des textes, toujours le chant de l'espérance. Un commissaire, son porte-voix et son écharpe tricolore vient nous faire les sommations d'usage. Certains Veilleurs quittent le groupe, car ils travaillent et il faut bien qu'ils dorment. Le gros de notre groupe reste sur place. Le bus part pour la rue de l'Evangile. Nous, nous ne bougeons pas d'un pouce. Un commissaire bon enfant, au ton de grand père, après les sommations précédant l'usage de la force, nous indique qu'il suffirait de déclarer nos prochains rassemblements à la Préfecture pour qu'ils soient encadrés par les forces de l'ordre (il semble me souvenir qu'il a utilisé le mot "aider à organiser"), nous indique que notre manifestation (qui est encore un rassemblement puisque nous ne bougeons pas et pour cause), mais nous ne voulons pas que notre mouvement ait quelque chose à voir avec des responsables qui utilisent illégalement la force. Axel reste inflexible. Nous ne partirons que quand tous les embarqués seront ramenés en bus sur les lieux d'où on les a fait monter dans ce dernier. Vote à l'unanimité : nous resterons. Nous apprenons que certains embarqués ont accepté de signer un papier "d'aveux" de participation à une manifestation illégale (il me semble bien que c'est le mot utilisé, et non pas "non autorisée"). Un avocat indique qu'il ne faut pas signer ce papier. Grâce aux téléphones portables, nous parvenons à prévenir ceux qui ne l'ont pas encore signé (dont on refuse de leur donner copie) et que l'on menace, de ne pas le faire. Petit à petit par groupe de cinq, les embarqués sont libérés, et Axel essaye d'organiser leur transport vers la Place de la République. Il reste absolument inflexible et indique que nous ne bougerons pas tant que nos amis ne seront pas avec nous. Flottement dans les forces de l'ordre. Nous acceptons d'être embarqués à notre tour après un vote unanime à main levée. Et il est évident que l'hypothèse a été envisagé en haut lieu, et non moins évident que le commissaire de police a dû faire pression pour qu'il n'en soit rien. Dans notre groupe, je vois un homme d'une quarantaine d'année, portant une barbe et le chapeau à bords plats des juifs pieux, assis par terre, profondément intériorisé. Cher frère juif, merci pour ta présence ardente, celle du frère aîné dans la foi pour ceux d'entre nous qui sommes chrétiens.
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Calme, détermination, maîtrise de soi de nos deux groupes. Le recours à la force a fait long feu. L'injustice et la bêtise du Préfet de Police et de ce Gouvernement éclatent au grand jour. Après avoir tergiversé, le commissaire accepte que le groupe de la Rue du Faubourg du Temple (49 Veilleurs) rejoigne notre groupe (61 personnes). Le cordon de gendarmes s'écarte alors vers le centre du terre- plein, et il écarte aussi avec rudesse un jeune contre-manifestant noir qui ne semble pas être à jeun ; nous entendons quelques injures du genre "à bas les culs coincés" (c'est nous ; moi j'aurais dit plutôt "les culs endoloris"). J'entends une voix, est-ce celle d'un gendarme, s'adresser à un des excités en lui disant : "Vous n'avez pas honte ?". Nous apprenons enfin que nos amis sont tous sortis et qu'ils ont regagné ou regagnent leur domicile.
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Voilà, comment au pays des Droits de l'Homme, on confond les genres (c'est vraiment le cas de le dire). Ils voudraient faire de nous des enragés, qu'ils ne s'y prendraient pas autrement. Mais nous ne jouerons jamais ce jeu-là. Résistance non violente, ouverture, culture, irrépressible détermination, beauté.
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Encore deux choses. Au début de la veillée, témoignage d'Hervé MARITON qui, en compagnie de quelques autres parlementaires a pu rendre visite à Nicolas. Il nous confirme que dans les quelques premiers jours de son incarcération on l'a mis dans une cellule sans fenêtres ni lumière, mais que depuis hier, ces conditions sont bien meilleures. Et puis cette scène : deux jeunes hommes (une vingtaine d'années) ont pu se hisser sur la place forme qui entoure la fontaine et s'embrassent à bouche que veux-tu dans l'indifférence abyssale de l'assistance. Penauds et l'air faussement ravis de leur exploit, ils nous quittent.
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Je vais me recoucher ! Je suis claqué !

mercredi 26 juin 2013

Toute ressemblance..., second billet du 26 juin 2013

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Sigurdur OLI, un policier enquêteur, est l'acteur principal du roman (écrit par  Arnaldur INDRIDASON, un maître islandais du roman policier) intitulé La Muraille de lave. Voici les paroles qu'il met dans la bouche de son héros. OLI passe par le commissariat et il voit un jeune homme violent assis sur un banc et qui attend d'être interrogé. Voici comment il réagit, après avoir échangé quelques mots aigres-doux avec le jeune délinquant (le roman est  traduit de l'islandais par Eric BOURY):
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"Menotté au banc, les épaules tombantes, la tête baissée sur sa poitrine, les yeux rivés au sol, le jeune homme espérait qu'on ne tarderait plus à le conduire dans la salle d'interrogatoire afin de pouvoir repartir. Les policiers comme Sigurdur OLI savaient qu'il n'était pas le seul à se jouer d'un système qui remettait en liberté ceux qui enfreignaient la loi dès qu'une affaire était éclaircie. Cela signifiait qu'il allait avouer, qu'il serait relâché et qu'il pourrait reprendre ses activités. Ensuite, il écoperait sans doute d'une petite condamnation avec sursis, et, s'il cumulait un nombre suffisant d'effractions sur une période donnée, il finirait par passer quelques malheureux mois à la prison de LITLA-HRAUN où il purgerait la moitié de la peine prononcée, car les autorités pénitentiaires participaient à ce que Sigurdur OLI appelait le chouchoutage des criminels. Le jeune homme et ceux de son espèce plaisantaient copieusement sur les juges, les périodes de mise à l'épreuve et la vie confortable qu'ils menaient aux frais de la Direction des affaires carcérales."
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Toute ressemblance avec la situation française etc. Vous connaissez la suite. Nicolas BERNARD-BUSSE n'a pas trafiqué de drogues, n'a rien détruit, n'a commis aucune infraction jusqu'à sa comparution devant un juge dont la presse tait soigneusement le nom ; il a refusé, comme les faucheurs d'OGM, que l'on relève ses empreintes génétiques et il a eu bien raison. Quant à la rébellion, elle est absolument imaginaire comme le prouve la vidéo projeté par son avocat lors de l'audience. C'est pourquoi, à la différences des chouchous de madame TAUBIRA et parce qu'il a osé protester conte une loi inique, il se retrouve pour deux mois derrière les barreaux d'une des pires prisons françaises. Mais injustes auront des comptes à rendre à la justice, et  si ce n'est tout de suite, ce sera plus tard. Ils peuvent se draper dans la toge dont ils enveloppent leur pauvre carcasse, se caresser le menton avec l'épitoge bordée de fausse hermine qui en fait l'inutile ornement (j'ai moi-même porté la toge des professeurs d'Université et je sais de quoi je parle), ce procureur et ce juge, ils peuvent jouer les offensés, les outrés, les stricts observateurs de la loi, ils ont commis une injustice que nous ne pouvons ni accepter ni oublier. Je vous recommande ce roman ne serait-ce que pour les paroles roboratives de Sigurdur OLI, un mec assez sympa !
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Par ailleurs, comme je ne suis pas sûr que mes courriers arrivent à Nicolas, et que mon Blog est manifestement surveillé, je signale que j'ai envoyé à notre jeune emprisonné ce roman, assorti d'une lettre et de 3 timbres, vendredi dernier, départ de la poste du Boulevard Murat, que je lui ai écrit une première lettre, postée dans une boîte de la rue de Paris à BOULOGNE-BILLANCOURT, le dimanche 23 juin, départ le lundi, timbre représentant le proverbe "Quand le chat n'est pas là, les souris dansent", que j'en ai postée une autre hier soir à 17 h 50, boîte aux lettres de devant la poste du Boulevard Murat, levée à 18 h, timbre représentant l'expression "Sauter du coq à l'âne", et que je m'apprête à en poster une autre ce soir avec un timbre illustrant fort opportunément l'expression "Être serrés comme des sardines". (Pour dire le vrai, je ne l'ai pas fait exprès...) Je témoigne ici de ces gestes pour que, si je suis lu par les censeurs de la République, que je salue ici respectueusement, on ne bloque pas mon courrier et que Nicolas, au sortir de prison, puisse voir qu'il a été soutenu.
 

Nouvelles de la Résistance : un magistrat se lève, premier billet du 26 juin 2013

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Il y a comme un malaise dans une partie de la magistrature. Un magistrat l'exprime dans le texte que voici. Tenu par le devoir de réserve, il utilise le pseudonyme de MALESHERBES, l'avocat courageux du roi Louis XVI, "qui a dit non alors que tout le monde disait oui". A la fin de ce texte, je joins quelques liens qui vous permettront de connaître quelques réactions. D'abord le texte.

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"Magistrats de France, réveillez-vous !

 

            Le devoir de réserve qui s’impose à moi comme magistrat ne peut me bâillonner, il m’interdit seulement de m’exprimer à vsage découvert. C’est pourquoi j’ai choisi d’écrire sous le parrainage de ce grand magistrat, MALESHERBES, qui défebdit le roy Louis XVI devant la Convention au cours du procès qui conduisit à sa condamnation à mort. L’histoire a justement glorifié son nom, tandis qu’elle a rejeté dans l’oubli celui qui fut accusateur. À l’époque pourtant, c’était le contraire et personne n’aurait parié unb kopeck sur la réputation de l’avocat.

            Aujourd’hui, magistrats de France, ne soyez pas impressionnés par la force que déploie un pouvoir aux abois. Aujourd’hui, le 19 juin précisément, le combat des anti mariage gay a changé de nature. Ce n’est plus un échange d’idées, c’est devenu un combat contre la dictature.

            Le 19 juin 2013, un tribunal (celui de Paris) a condamné un manifestant de la Manif Pour Tous à une peine d’emprisonnement ferme en comparution immédiate. Quel était le crime commis par celui-ci justifiant cette sévérité inhabituelle alors que les agresseurs d’un train (le RER D° étaient condamnés il y a quinze jours à de simples peines assorties du sursis, alors que les casseurs du Trocadéro du mois de mai ne sont toujours ni jugés, ni a fortiori condamnés ?

            Les chefs de prévention étaient rébéllion et refus de se soumettre à un prélèvement génétique.Les faucheurs d’OGM, qui font du refus de prélèvement ADN un de leurs combats sont régulièrement condamnés à des peines… d’amendes. Mais cela ne vaut pas pour Nicolas, manifestant pacifique au pied d’un studio de télévision condamné à de l’emprisonnement ferme pour partie. C’est aussi pour la rébellion qu’il a été décerné un mandat de dépôt par les juges. Emprisonné immédiatement pour avoir refusé de se soumettre à la dictature !

            Rébéllion : mais c’est la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen elle-même en son article 2 qui élève au rang de droit naturel et imprescriptible la résistance à l’oppression. Et lorsque les policiers agissent en dehors de toute légalité, (ils n’avaient pas sommé l’attroupement de se disperser comme le loi les y oblige – article 431-4 du code pénal), alors oui, la résistance devient un devoir. Et elle s’appelle rébellion dans notre droit positif. Mais ce n’est pas une infraction, c’est un devoir de l’homme libre.

            Et vous, policiers de France, qu’attendez-vous pour poser les armes lorsque vous recevez des ordres illégaux ? Certains d’entre vous auraient dit leur dégoût lorsqu’ils sont forcés d’arrêter des veilleurs pacifiques. Honte à vous : si vous êtes dégoûtés, refusez ! Mais en agissant, vous vous faites les complices actifs et conscients de la dictature. L’expression de votre gêne est pitoyable, c’est la même qui étreignait PONCE PILATE lorsqu’il envoyait le Christ au Calvaire.

            Magistrats de France, ne voyez-vous donc pas que le combat n’est plus celui de la légalité mais celui de la légitimité. Les manifestatios contre le mariage de personnes de même sexe ont montré qu’une loi ne peut pas simplement être « légale » pour être appliquée, mais elle doit surtout être légitime. Ce n’est pâs parce qu’un texte a été voté par les représentants du peuple en usant de ruses diverses qu’il est légitime. Tous les totalitarismes de l’histoire, toutes les dictatures du monde se sont toujours appuyés sur la légalité pour agir. Aujourd’hui, une loi a été votée et promulguée sur le mariage gay. Mais le peuple de France continue à manifester pour dire qu’elle n’est pas légitime. Et nous devrions participer à cette entreprise de négation du peuple ? Il n’en est pas question.

            Nous ne serons pas comme le Procureur de BORDEAUX qui a écrit aux maires de son ressort pour qu’ils fassent laire la voix de leur conscience sous peine des pires sanctions.

            Nous ne serons pas comme le Procureur de PARIS qjui, après avoir été le zélé serviteur d’un gouvernement de droite lorsqu’il était le directeur de cabinet du ministre de la justice, se fait le chantre de la répression la plus sévère contre ces horribles manifestants pacifiques.

            Nous ne seront pas comme ces Procureurs Généraux, quasiment tous nommés par le gouvernement d’avant 2012, qui sont aujourd’hui les courtisans les plus pressés auprès du pouvoir en place et donnent de multiples gages de leur soumission.

            Nous ; nous serons le rempart ultime de la liberté d’opinion, les avocats inlassables d’un peuple à qui on refuse le droit de s’exprimer. MALESHERBES est un modèle. Il s’est levé pour dire non quand tout le monde disait oui.

 
Le 20 juin 2013

Chrétien Guillaume de MALESHERBES"
 
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Voici maintenant quelques liens en complément d'information sur cette réaction :

D'abord l'adresse d'un site qui n'est pas politiquement correct et qui, par conséquent, m'enchante.


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france.eternelle.over-blog.com/article-exclusif-la-condamnation-qui-ebra...‎

Il y a 23 heures – Sa condamnation sévère ébranle la magistrature comme la .... Manif pour Tous : «Le jeune Nicolas dormira ce soir à côté des dealers, des ...

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www.forumeux.org › ... › Actus en France qui font la une‎

... à deux mois de prison ferme pour "rébellion" envers les forces de l'ordre de Nicolas, ... Sa condamnation sévère ébranle la magistrature comme la hiérarchie ...

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actualite.portail.free.fr/.../exclusif-la-condamnation-qui-ébranle-la-magist...‎

Il y a 1 jour – La condamnation qui ébranle la magistrature - Un haut magistrat, ... de prison ferme pour "rébellion" envers les forces de l'ordre de Nicolas, ...

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jackturf.blogspot.com/2013/06/la-condamnation-qui-ebranle-la.html‎

Il y a 1 jour – LA CONDAMNATION QUI ÉBRANLE LA MAGISTRATURE ! ...e soir, alors qu'un ciel sombre obscurcit la capitale, le jeune Nicolas, manifestant ...

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www.lavie.fr/.../condamnation-de-nicolas-bernard-busse-deux-poids-deu...‎

Il y a 1 jour – Condamnation de Nicolas Bernard-Busse : deux poids deux mesures ? ... -exclusif-la-condamnation-qui-ebranle-la-magistrature-21-06-2013- ...

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vigilanceliberte.canalblog.com › Deux poids deux mesures‎

Il y a 1 jour – France: La condamnation qui ébranle la magistrature. Nicolas. Un haut magistrat, indigné, anonyme et rebelle, brise son devoir de réserve ...

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actu.orange.fr/.../exclusif-la-condamnation-qui-ébranle-la-magistrature-l...‎

Il y a 1 jour – La condamnation qui ébranle la magistrature ... jeudi, à deux mois de prison ferme pour "rébellion" envers les forces de l'ordre de Nicolas, ...

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www.lamanifpourtous18.fr/‎

Nicolas, prisonnier politique depuis ... La condamnation qui ébranle la magistrature ... Comment Nicolas, 23 ans, manifestant, s'est retrouvé à Fleury-Mérogis.

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france-news.qlh.fr/exclusif-la-condamnation-qui-ébranle-la-magistrature...‎

Il y a 1 jour – Un haut magistrat, indigne, anonyme et rebelle, brise son devoir de ... de prison ferme pour “rébellion” envers les forces de l'ordre de Nicolas, ... Sa condamnation sévère ébranle la magistrature comme la hiérarchie policière.
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Pour terminer une information qui risque de ne pas être trop diffusée. Une bande vidéo de la RATP montre que le jeune Clément MERIC a frappé Estéban dans le dos et que dernier s'est retourné et a porté un coup à son agresseur pour se défendre. La vidéo ne permet de voir si Estéban avait dans la main un poing américain. Ceci explique pourquoi, depuis quelques jours, on met quelques bémols sur cette dramatique histoire, car elle est dramatique...
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Ce soir, veillée à 21 h 30. Je n'ai pas encore vu le lieu où elle se tiendra et ne manquerai pas de vous tenir informé dans mon second billet. (Vous ne rêvez pas, il est bien 4 h 50 !)