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samedi 11 février 2017

10 février. Nouvelles de la Résistance. Amour et vérité se rencontrent ! Idéologie et haine aussi

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"N’est-il pas honteux pour un physicien dont la mission est d’observer et de scruter la nature de demander un témoignage sur la vérité à des esprits imprégnés par la coutume ?"
In
CICERON.
De natura deorum. Livre I, chapitre XXX. Diverses éditions dont celle de NISARD (que je possède).
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2. COMMENTAIRES.
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Voilà bien une citation qui sent le paradoxe. CICERON fait référence à des savants ou chercheurs qui se piquent de scruter la nature et, en réalité, pour interpréter leurs observations, font appel à ce que notre auteur appelle la coutume et qui n’est autre que l’idéologie.
Bien qu’ils s’en défendent presque tous (à l’exception de quelques rares d’entre eux), nos hommes politiques sont matérialistes, ou en tout cas, laïcisme oblige, se refusent à faire appel aux réalités de l’esprit. Or ces réalités existent.
Pour trouver ce qu’ils croient être le vrai, il s’en réfère donc à la coutume, c’est-à-dire à l’idéologie dite « républicaine » et qui n’a de républicain que le nom. Pour un Vincent PEILLON, il n’y a rien avant la Révolution ; pour les gens de gauche, il n’y a rien hors du socialisme ; pour les gens de droite, il n’y a rien hors de ce qu’ils appellent la liberté d’entreprendre.
Mais ce n’est pas ainsi que les choses se présentent : il y a des vérités qui relèvent de la pensée et plus exactement de la métaphysique. Les déconstructeurs – paix à leurs mânes – se sont ingéniés à la vouloir détruire. Elle se rappelle à notre bon souvenir : la question de l’identité, qu’elle soit personnelle ou collective, est une question métaphysique (voir Infos diverses). La question des transcendantaux : le bon, le vrai, le bien, est une question cruciale qui est exactement au cœur des débats politiques actuels. Or seul le vrai est aimable (digne d’amour) tout comme le bien. La volonté de nuire, comme le prouvent les « révélations » du Canard ne relèvent pas de la vérité, mais de l’idéologie. Sa manière de présenter des faits (qui sont avérés) est insinuatrice, fielleuse, puante de satisfaction du devoir accompli de destruction. Bien entendu, s’il apparaît que la rétribution de madame FILLON par son mari est une rétribution fictive, alors il faut que le candidat assume ce choix désastreux. Mais il faut étendre cette suspicion à tous les élus qui emploient leurs épouses, leurs compagnes quand ce n’est pas leurs maîtresses. Il n’y a aucune recherche de vérité là-dedans ; il y a une référence constante à la coutume de ce journal : défendre mordicus la gauche (tout en faisant semblant de l’égratigner) et dézinguer la droite par tous les moyens : la délation, le fouinement dans les poubelles des ministères, l’entretien et la constitution de réseaux qui lui fournissent matière (c’est le mot qui convient) à ses vomissures. Le Canard n’est pas un journal satirique. C’est l’exutoire de ces hommes qui nous gouvernent actuellement et qui, dans l’incapacité de condamner des emplois présumés fictifs dont beaucoup d’entre eux ont été bénéficiaires, chargent leurs copains d’exécuter leurs basses œuvres !
Amour et vérité se rencontrent dit un Psaume ; idéologie et haine aussi !
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Une évidence !

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Un politicard de premier plan !

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L'identité est une question métaphysique.









dimanche 11 août 2013

Nouvelles de la Résistance : récit de Nicolas, et culot de madame Taubira, deuxième billet du 11 août 2013

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Le magazine Valeurs actuelles publie un interview de Nicolas BERNARD-BUSS(E), incarcéré honteusement et dans des conditions plus que questionnables pour avoir manifesté son opposition à la loi dite TAUBIRA. Il est intéressant de noter que le directeur de cette publication affirme être sur écoute et qu'un journaliste de son équipe voit lui aussi ses divers comptes Facebook et Twitter perturbés par une censure vigilante, dont l'un et l'autre attribuent la paternité à monsieur Manuel VALLS. D'abord les extraits de l'interview de Nicolas, puis un commentaire, et au passage un petit salut à madame Nathalie DUTARTRE qui semble s'être fait un honneur et un devoir d'avoir agi comme elle l'a fait : servilement et, disons le mot, bêtement (au sens de BERNANOS). J'ajoute que je salue avec une amitié non feinte mais légèrement ironique les lecteurs appointés par le pouvoir pour suivre les écrits de tous ceux qui ne pensent pas bien, dont les miens. Donc, voici l'extrait !
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"«Petit bourgeois, qu'est-ce que tu fais là ? (...)Tu dois être un gros pervers, on va te défoncer en prison», ont lancé des détenus à Nicolas-Bernard-Buss, dans le fourgon de police l'amenant à la prison de Fleury-Mérogis, le 19 juin dernier. Unique opposant à la loi Taubira à avoir été incarcéré, le sort de Nicolas, jeune militant de 23 ans, devenu le symbole de la répression policière contre le collectif de la Manif pour tous. L'opposant avait été condamné à deux mois de prison ferme, avec mandat de dépôt, par le tribunal correctionnel de Paris. Dans l'hebdomadaire Valeurs actuelles du 8 août, le militant revient sur la peine qu'il a purgée du 19 juin au 9 juillet. Insultes, coups, maltraitance, il décrit comment il est devenu un «objet», traité comme du «bétail».
Tout est allé très vite entre les deux jours qu'il passe en garde à vue à sa condamnation: «Je n'ai pas le temps de réfléchir». L'épisode de la fouille intégrale semble l'avoir traumatisé: «On me déshabille, les vêtements sont fouillés, les coutures déchirées. À la première plainte, ce sont des coups, des insultes, des brimades. (...) Trois heures plus tôt, je n'aurais jamais pensé voir la prison. Je suis désormais le détenu numéro 404 247», explique-t-il. Il juge avoir subi un traitement «dégradant, déshumanisant et profondément humiliant». Privé de douche pendant plusieurs jours, il décrit l'état insalubre de sa cellule de trois mètres carrés: «Il y a des excréments dans les coins, du vomi séché aux murs, la paillasse est imbibée d'urine. Il me reste soixante-deux jours à endurer, dans une position d'infinie faiblesse, libre de rien, privé de tout».
 «Je me suis interdit le désespoir et j'ai prié»
Pour tenir, son «esprit développe une capacité de résistance. Je me sentais en danger, j'étais maltraité dès qu'on me déplaçait, bousculé en toute occasion. Je me suis interdit le désespoir et j'ai prié. Même déshumanisé, je n'ai pas craqué en prison, ni depuis d'ailleurs. Mais ça va forcément finir par arriver.» L'enfer des nuits avec les «bruits de la prison» est le plus dur pour le militant. «C'est le plus violent. En permanence, des détenus sont en train de crier, de taper, de pleurer -des sanglots épouvantables-, de se cogner la tête contre les barreaux. J'entends des cris de démence, de folie, parfois des ricanements, juste à côté. C'est nerveusement insupportable. Il y a de quoi devenir fou.» En isolement total pendant trois semaines, il a seulement eu des contacts avec l'aumônier, ses avocats et des députés. Voisin de cellule du braqueur Rédoine Faïd, il a pu discuter avec lui par la fenêtre: «Si tu t'évades, prends-moi avec toi!», a-t-il lancé à celui qui était parvenu à s'échapper de la prison de Sequedin en avril.
La mobilisation des militants à l'extérieur lui «redonne un moral d'acier» et permet de rendre sa vie en prison «moins éprouvante». Rien que les deux premiers jours, il reçoit 700 lettres de soutien. Alors que les surveillants n'ont pas le temps lire l'intégralité de ces premiers courriers, plus de 1000 lettres lui sont destinées le troisième jour. «Ce fut un réconfort immense», conclut-il."
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Madame TAUBIRA a envoyé des circulaires, pondu des notes, s'est exprimé à de nombreuses reprises pour dire ou exprimer son intention de supprimer ou alléger les peines de prison. Mais elle n'a pas demandé au procureur de faire appel l'incroyable jugement qui a condamné Nicolas à la prison immédiate. Elle était donc d'accord, pour ce cas-là, avec la sanction. On ne s'oppose pas sans risque à madame TAUBIRA. La même ose accuser de laxisme les gouvernements de droite qui, en voulant accroître l'application des peines par voie de décret, a commis en 2004, une erreur juridique de première grandeur puisqu'il lui fallait passer par la loi. Mais que je sache, en 2004 il y avait des députés de l'opposition d'alors, madame TAUBIRA y compris, et il semble bien que la bourde leur soit passer inaperçue. Ils sont donc aussi répréhensibles que le Garde des Sceaux d'alors monsieur PERBEN. Elle ose parler de laxisme à propos de cette erreur, alors qu'à DREUX un juge libère trois malfrats au motif qu'il n'y a pas de place pour les loger, mais de la place, et une place dégoûtante de saleté, on en a trouvée une pour Nicolas. Et elle ose dire encore que pour les malfrats drouais  ce n'est que partie remise, et que l'exécution de la peine est simplement différée, alors qu'il est indiqué dans divers média qu'il n'y aura pas de suites judiciaires ! Tout de même, la bourde laxiste condamné par la championne de la justice à sens unique était censée remettre en liberté des milliers de condamnés. Su les quelques 1 500 dossiers de prisonniers susceptibles de bénéficier de l'erreur juridique, et examinés à ce jour, un peu plus de 70 ont été libérés. L'ampleur de la bourde n'est donc pas si considérable que madame TAUBIRA veut bien le dire. Non, nous ne sommes pas égaux devant la loi, et les dérives de certains juges, qui ont toujours des arguments juridiques pour valider leurs errements, n'enlèvent pas de notre esprit le poison du doute quant à leur impartialité. Heureusement, le Français de tous horizons, et notamment les Français des couches qualifiées avec mépris par nos élites de "populaires" ont du bon sens. Et comme le dit CICERON : "C'est une chose étonnante que, lorsqu'il faut produire, il y ait tant de différence entre l'homme instruit et l'ignorant, et qu'il y en ait si peu lorsqu'il faut juger". Personnellement, je pense que CICERON était très optimiste ; les instruits son englués dans leur savoir théorique et ce sont souvent des imbéciles (au sens de BERNANOS° ; les ignorants ignorent la théorie, ils ne regardent ni dans les livres ni dans leur cerveau, mais dans leur cœur et ils observent le monde.
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Voilà qui me va bien, sans doute, de dire tout ça, alors que je pourrais passer pour un de ces imbéciles que condamne BERNANOS et le sens commun. Si je puis donner cette impression, je vous en demande pardon, du fond du cœur. Je sais de quel côté penche ce dernier, et ce n'est pas du côté des puissants ni des riches.
 

dimanche 31 juillet 2011

La dictature du relativisme

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Je ne l'ai pas trouvé dans une officine lefébristes, ni dans une librairie pieuse et bigote, mais dans une très célèbre et érudite maison de la rue Bonaparte, siège d'un éditeur établi là depuis longtemps. Vous aurez reconnu, j'en suis sûr, la librairie PICARD, dont les manuels d'archéologie, pour ne citer qu'eux, sont irremplaçables. Couverture noire, sévère, et titre en rouge et blanc : La dictature du relativisme  que l'on doit au Pr Roberto de MATTEI, m'a immédiatement intéressé. Et je me suis procuré, pour 14 euros, cet essai que je qualifierai de remarquable.
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On y retrouve des vérités simples qui habitent confusément notre esprit, par exemple que la famille est antérieure à toute forme de société politique. De MATTEI indique (page 27) que "La négation de la famille traditionnelle est inscrite dans le plan de toutes les utopies révolutionnaires, parce qu'elle propage une conception organique et harmonieuse de la société et des relations humaines qui lui sont contraires. De fait, le milieu familial reflète l'unité, la diversité, la hiérarchie de l'univers et la stabilité des principes moraux qui doivent régir la société".
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Déjà dans son introduction, de MATTEI avait planté le décor : "Le grand débat de notre temps, j'en suis convaincu, n'est pas de nature politique ou économique, mais culturelle, morale et, en dernière analyse, religieuse. Il a pour objet le conflit entre deux visions du monde : celle qui croit à l'existence de principes et de valeurs immuables, inscrits par Dieu dans la nature de l'homme, et celle qui estime que rien n'existe de stable et de permanent, mais que tout est relatif aux temps, aux lieux et aux circonstances." Mes plus anciens lecteurs savent qu'à travers mes billets, c'est exactement le point de vue que je m'efforce de défendre, avec un bonheur relatif, j'en conviens, et sans l'armature philosophique suffisante pour démonter les sophismes dont nous abreuvent les mauvais bergers. Figurez-vous que dans la Préface de cet ouvrage, due à Guillaume de THIEULLOY, on apprend que peu avant son élection, et pendant sa campagne, Jacques CHIRAC avait solennellement déclaré : "Non à une loi morale qui primerait la loi civile". Ceci revient à dire que la loi a tous les droits et livre le citoyen à "l'arbitraire le plus funeste". Je maintiens donc que si le citoyen doit obéissance à la Loi, tant qu'elle ne viole pas la loi naturelle, il a le devoir de résister à tout ce qui offense cette dernière.
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C'est un très vieux débat. Les imbéciles qui pullulent dans les couloirs des assemblées nationale, régionales, départementales, consulaires, syndicales, universitaires, etc. devraient méditer ce que disait le grand CICERON (non, pas l'espion, l'autre, l'écrivain latin) dans son traité intitulé De Republica (intéressant que ce titre, non ?) : "Il n'y aura point une autre loi à Rome, une autre à Athènes, une autre maintenant, une autre après, mais une même loi, éternelle et immuable régira tous les peuples, dans tous les temps ; et celui qui a porté, manifesté, promulgué cette loi, Dieu, sera le seul maître commun et le souverain monarque de tous ; quiconque refusera de lui obéir se fuira lui-même, et, renonçant à sa nature humaine, par cela même il subira de très grandes peines, quand même il échapperait à ce qu'on appelle ici-bas des supplices."
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Tout est dit, et par un homme politique qui ne connaissait pas Jésus, ni les droits de l'homme ; il ne connaissait de l'homme que sa nature humaine.

samedi 15 août 2009

Il y a loi et loi

Il est intéressant de lire, sous la plume de l'esprit supérieur que fut CICERON, l'avis que voici : "Il existe une loi vraie, celle de la droite raison, conforme à la nature répandue à tous les êtres, toujours d'accord avec elle-même, non sujette à périr, qui nous rappelle impérieusement à remplir notre fonction, nous dit la fraude et nous en détourne [...]. Cette loi n'est pas différente à Athènes et à Rome, autre aujourd'hui, autre demain, c'est une seule et même loi immuable, qui régit toutes les nations et en tout temps." (De Republica, 3, 22).
Non moins intéressant, l'avis de ce génie que fut PASCAL : "Pourquoi me tuez-vous ? Eh, quoi ! ne demeurez-vous pas de l'autre côté de l'eau ? Mon ami, si vous demeuriez de ce côté, je serais un assassin, cela serait injuste de vous tuer de la sorte, mais puisque vous demeurez de l'autre côté, je suis un brave et cela est juste." (Pensée III, article IX, dans l'édition publiée en 1803 chez Antoine Augustin Renouard, à Paris). Il dit encore : "Les états périraient, si on ne faisait souvent plier les lois à la nécessité. Mais jamais la religion n'a souffert cela, et n'en a usé. Aussi il faut ces accommodements ou ces miracles. Il n'est pas étrange qu'on se conserve en pliant, et ce n'est pas proprement se maintenir et encore périssent-ils enfin entièrement : il n'y en a point qui ait duré quinze cents ans. Mais que cette religion [PASCAL veut parler du christianisme] se soit toujours maintenue et inflexible, cela est divin."
Ces deux textes mettent bien en évidence le caractère apodictique ("qui a une évidence de droit et non de fait" dit le Larousse) de certaines lois, et l'aspect casuistique de certaines autres ("subtilité complaisante", nous dit le même Larousse, de la deuxième acception du terme ; on peut entendre ici et de préférence, "adapté à des situations particulières").
Il me semble que cette distinction est capitale et doit être saisie par tous les législateurs. Oui, on peut dire qu'il y a des lois de circonstance ; hélas elles sont trop nombreuses, spécialement en France. Mais on peut dire aussi qu'il y a des lois nécessaires et inviolables, par exemple : toutes celles qui touchent au respect de la vie, à la dignité d'autrui, au partage des biens. On peut en discuter les modalités parfois, mais alors on est souvent dans l'argutie et le vain combat politique. On a le devoir de dire qu'il est injuste de laisser à la rue des dizaines de sans-logis, on a le devoir de dire qu'il est injuste de laisser de nombreuses familles dans la misère ; on a en retour le droit d'exiger des sans-logis, une fois réglée leur situation, une participation à la vie sociale par le travail au service de tous ; on peut exiger des familles justement aidées par la contribution de tous, qu'elles participent par l'impôt, fût-il modique, à la vie de la patrie. Toutes ces conclusions sont triviales, j'en conviens, mais elles correspondent bien à "la nature répandues dans tous les êtres" dont parle CICERON, et elles soulignent le caractère contraignant pour la personne de certains comportements qui seuls sont en mesure d'y correspondre, ainsi que le côté paradoxal des exigences formulées par les États, dont parle PASCAL.
A méditer. Respecter le bien d'autrui justifie certains aspects de la loi dite HADOPI ; respecter la vie de famille, le repos et le partage exige le repos dominical.