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jeudi 29 décembre 2016

28 décembre 2016. Nouvelles de la Résistance : trois aphorismes progressifs de Léonard de Vinci

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Ce n’est pas ‘ignorance qui nous empêche de devenir vrai c’est la lâcheté !
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1. LES CITATIONS DU JOUR.
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(a) "Nombreux sont ceux qui croiront pouvoir à bon droit s’opposer à moi, en arguant du fait que les preuves que j’avance sont contraires à l’autorité de certains hommes, qu’ils tiennent ingénument en haute estime, sans voir que les choses que je dis sont nées de la dictée de la pure et simple expérience, qui est la maîtresse véritable"

(b) "La nature est remplie d’une infinité de raisons dont l’expérience n’a jamais vu la trace."

(c) "Dans la nature tout a toujours une raison. Si tu comprends cette raison, tu n’as plus besoin de l’expérience."
In
Léonard de VINCI.
Maximes, fables et devinettes. Traduit de l’italien et présenté par Christophe MILESCHI.
(Collection “Poche – Retour aux grands textes”)
Arléa, Paris, 2002, pp. 18, 24 et 19 successivement.
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2. COMMENTAIRES.
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Il est tout à fait intéressant et passionnant même de voir comment l’immense génie que fut Léonard de VINCI fait référence à trois principe qui me semblent être au fondement de la connaissance (sans parler du savoir, forme inférieure d’accès à la réalité) : l’expérience, la nature, la raison.

(a) Nombre de beaux esprits se sont empressés d’utiliser au profit de leur idéologie la première citation, en y voyant une attaque à peine voilée contre l’autorité dans l’Église. En réalité, Léonard vise ceux qui, se drapant de le manteau de la majesté ecclésiale, ont détourné au profit de leur propre pouvoir la Parole. (On m’objectera l’affaire Galilée. Or ce n’est pas l’affirmation scientifique qui a été condamnée par l’Église, c’est la conclusion que le célèbre astronome en a tirée sur la véracité scientifique de la Genèse ; l’exégèse n’avait pas encore fait son travail sur les genres littéraires dans la bible : récits historiques, mythes, poésies, prophètes, lettres, apocalypses, etc.) L’argumentation serait du reste risible, si ceux qui s’en emparent ne faisaient constamment référence à Jaurès, à Barbusse, à Marx, à Freud, à Nietzsche ou à d’autres maîtres du socialisme ou du soupçon, pour appuyer leur argumentation. Ceci étant dit, ayant dirigé pendant près de trente ans un laboratoire de recherche, je suis bien placé pour savoir que l’expérience dément souvent les préjugés ; à deux reprises, dans mon activité professionnelle, elle a bousculé toutes les idées reçues. Je n’en dirai pas plus.
(b)Voilà qui justement nous mène tout droit à la deuxième citation : l’impuissance de la raison à comprendre tout le réel : que ce soit l’origine du monde (ce que les astrophysiciens appellent la singularité), l’accrétion de nouveaux gènes à des formes de vie inférieures pour les faire évoluer vers plus de complexité, l’antidatage cérébral dans les fameuses expériences de Libet, etc. Ces raisons existent, mais elles échappent à la vérification expérimentale.
(c) Enfin la dernière citation nous met au pied d’une évidence : c’est que si l’on comprend les raisons qu’a la nature d’être ce qu’elle est, il n’est plus besoin de l’expérience. Conclusion paradoxale d’un homme qui avait fait de l'expérience le centre de sa vie artistique et intellectuelle. Si nos hommes politiques avaient compris les raisons qu’a la nature de nous avoir créés homme ou femme, ils ne se seraient pas mis en tête de marier deux hommes ou deux femmes. J’affirme donc ici la supériorité du droit naturel, tirée de la nécessité de la nature, sur le droit positif auquel notre conscience n’est tenue d’obéir que pour autant que ce droit positif ne viole pas les raisons qui la fait être ce qu’elle s’offre à nous.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Un évêque répond à un journaliste à propos de la crèche de PARAY-LE-MONIAL.

J’en tire cet extrait. Le lien vous permet de lire la totalité de l’intervention de cet évêque.

Ces derniers jours, à l’approche de Noël, la polémique a été relancée sur la présence de crèches dans des lieux publics. Des voix s’élèvent pour les interdire au nom de la laïcité. Pensez-vous qu’il faille repenser le modèle français de la laïcité ?
« C’est d’abord saugrenu que ce qui rappelle un événement heureux – prince de la paix pour nous autres catholiques – sépare. Qu’on se déchire dans la crèche est vraiment un paradoxe. Plus largement, quand sera-t-on enfin sérieux ? Aujourd’hui, on a un rapport hystérique à la laïcité dans notre pays. Je regrette que des personnalités politiques qui ont autre chose à faire et d’autres projets à porter puissent s’épuiser dans des débats qui divisent. Les clivages s’accentuent. Les évêques de France ont publié un document sur la nécessité de refonder le politique. Nous faisons le constat que nous sommes dans une société violente, de plus en plus segmentée. Il est de plus en plus difficile de vivre ensemble, de trouver un destin commun. Les gens ne se supportent plus. Que des politiques se servent de ces clivages et les accentuent en brandissant l’étendard de la laïcité est inacceptable. On attend mieux des politiques et je suis sévère à l’égard de celles et ceux qui instrumentalisent ces peurs et utilisent cette incapacité qu’ont certains à se comprendre et à se rencontrer. Cette histoire de crèches est l’un des symptômes d’une laïcité malade. Aujourd’hui, on a à retrouver une communauté de destin. J’en ai fait l’expérience pour avoir été sept ans évêque de Corse. Cette île a connu, et connaît encore, des événements racistes. C’est l’honneur du politique que d’aider les gens à se parler pour redécouvrir qu’ils ont une communauté de destin ».


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Les ravages de l’idéologie et du népotisme.

Lisez l’article, et vous comprendrez bien des choses sur les maux qui frappent l’Université française. J’ai moi-même été le témoin indirect ce genre de coups fourrés ! L'un d'eux a conduit une fois un collègue d'une très haute probité morale, et en outre un très scientifique, à démissionner de la commission de spécialité dont il était membre, pour protester contre un déni de justice.


vendredi 30 janvier 2015

30 janvier 2015. Nouvelles de la Résistance. Une société sans amour et sans espérance ?

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Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !

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1. La citation du jour.
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Lu à la dernière veillée parisienne cet extrait d'une conférence de Georges BERNANOS, datée de 1945 (merci à AXEL qui m'a transmis ce texte) :

"Qui ne défend la liberté de penser que pour soi-même est déjà disposé à la trahir.
Si l’homme ne pouvait se réaliser qu’en Dieu ? Si l’opération délicate de l’amputer de sa part divine – ou du moins d’atrophier systématiquement cette part jusqu’à ce qu’elle tombe desséchée comme un organe où le sang ne circule plus – aboutissait à faire de lui un animal féroce ? Ou pis peut-être, une bête à jamais domestiquée ?
Il n’y a qu’un sûr moyen de connaître, c’est d’aimer.

Le grand malheur de cette société moderne, sa malédiction, c’est qu’elle s’organise visiblement pour se passer d’espérance comme d’amour ; elle s’imagine y suppléer par la technique, elle attend que ses économistes et ses législateurs lui apportent la double formule d’une justice sans amour et d’une sécurité sans espérance." 
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2. Commentaires.
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Nous sommes gouvernés depuis des lustres par des hommes qui pratiquent une justice sans amour, parce qu'ils ne croient qu'au droit positif, c'est à dire aux lois votées par des majorités de rencontre. Ils appliquent aveuglément à leurs adversaires des sanctions qu'ils ont imaginées pour eux et des règles qui protègent leurs affidés ; ils se sont ménagés des refuges qui les met à l'abri de punitions qu'ils méritent par leur complaisance.
Nous sommes gouvernés depuis des lustres par des hommes qui prétendent nous apporter la sécurité avec leurs lois sur le chômage, mais sont incapables de procurer du travail à leurs concitoyens qu'ils réduisent au désespoir ou forcent à l'exil. Ils se mêlent de tout et ne s'occupent de rien. Ils sont ténébreux, tortueux, vindicatifs, parfois - hélas - corrompus matériellement et très souvent corrompus intellectuellement.
Mais ils sont des hommes, des frères en humanité. C'est bien ce qui rend très difficile de lutter contre leur politique suicidaire pour la patrie, ruineuse pour leurs concitoyens, et tueuse de nos libertés. Il n'y a qu'une manière de le faire : la pensée, la réflexion, la culture et le courage de la protestation.
Simone WEIL a dit quelque part qu'une société ne pense pas. Il faut des hommes exceptionnels pour lui imposer un cours contraire à celui d'un fleuve emporté vers la mer des illusions. Nous en manquons cruellement. Ceux qui nous dirigent vont dans le sens du courant ; ils sont le produits d'une société qui se prive délibérément d'espérance et d'amour. Nous avons les dirigeants que nous avons secrétés par notre refus de Dieu.
Toutes les mesures prises par ce gouvernement consistent à dresser "les plus démunis" contre "les riches" pour justifier la spoliation des classes moyennes assimilés à ces "riches". Je croirai à leur sincérité le jour où ils dénonceront le véritable scandale de ce monde : 1 % des hommes possède 99 % des richesses de notre planète. Ils font la pluie et le beau temps ; ils manipulent les cours des matières premières et des monnaies ; ils imposent leurs normes et leurs produits ; ils font l'opinion mondiale en contrôlant les médias ; et souvent ils soutiennent des groupes armés en Afrique ou en Amérique du Sud, dans le seul but de contrôler les sources de matières premières sises dans les territoires gagnés par lesdits groupes. Ces hommes auront des compte à rendre au tribunal de Dieu. Rien ne nous empêche de prier pour eux afin d'éclairer leur conscience. Mais rien ne nous empêche non plus de dénoncer sans relâche ce scandale abominable.
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3. Infos menues.
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Merci à Brigitte qui me transmet ce texte.

"Au cours du journal télévisé de 13h00, du 24 janvier 2015, sur France 2, un reportage faisait état de la situation de l’imprimerie qui fut le dernier refuge des frères Kouachi. Les dégâts occasionnés à la suite du déclenchement des feux, mettant fin à la fuite des deux terroristes islamistes, auraient été chiffrés à 100 000 euros. Pour une remise en état des lieux, ces fonds manquent. L’imprimerie est à l’arrêt, le personnel au chômage et la population a lancé un appel aux dons qui se traduit par un millier d’euros… Je suis abasourdi et révolté par cette information. Une entreprise française subit une double peine et mendie de quoi reprendre le travail, tandis que Charlie Hebdo récolte des millions d’euros des Français… et, surtout, ce journal, qui était, initialement, en faillite, a reçu immédiatement un million d’euros de l’Etat, avec un accompagnement médiatique indécent. Je demande que ce journal, qui n’est pas le mien, reverse à l'imprimerie 100 000 euros de la somme reçue de l’Etat, soit 10%.... Dans ces 100 000 euros, venus des impôts des contribuables français, il y aura ma part… Qu’un semblant de morale ou de justice apparaisse, enfin, dans notre société qui marche sur la tête, mais  qui excelle en communication…"

Je ne suis plus CHARLIE du tout !
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Merci encore à Brigitte  pour cet éloge des vautours !


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Lu sur le site Agora Vox ceci.

Ce texte vient confirmer ce que j'ai de l'origine de l'Islam dans plusieurs billets (textes du père SOUBEYRAND ou d'Alfred-Louis de PREMARE, notamment) :

"L’actualité met l’islam dans toutes les conversations et toutes les préoccupations. Attentats, djihad, « islamisation », polémiques et coups littéraires masquent cependant une réalité fondamentale de cette religion.
Un cataclysme de proportions bibliques se déroule en effet sous nos yeux sans qu’il n’y soit prêté attention. L’islam est entré dans sa phase d’apocalypse, et qui sait, peut-être d’effondrement, malgré ce que laisse à penser le raidissement des forces islamistes dans le monde entier. L'apocalypse, c'est étymologiquement la « révélation ». L’eschatologie musulmane veut croire qu’il s’agira du « jour du jugement », lorsque Jésus reviendra sur terre aidé du Mahdi pour triompher des infidèles et établir l’islam à tout jamais. Dans le monde réel, le « jour du jugement » est déjà arrivé pour l’islam, en catimini : c'est la mise à jour récente par la recherche historique des origines véritables de cette religion, bien loin des présupposés de la légende islamique. Le visage du monde en sera bientôt transformé.
Des publications d’une portée historique quasiment sans précédent ne cessent de se succéder depuis les années 2000, dans l’indifférence du grand public. Des sources nouvelles y sont étudiées, des documents mis à l’écart au cours des siècles y sont redécouverts, des hypothèses nouvelles quant aux origines de l'islam sont avancées. Ces travaux démolissent peu à peu la validité du discours musulman et la cohérence de l’histoire sainte musulmane, (voir par exemple Le Grand Secret de l’Islam, synthèse de quelques unes de ces recherches parue cet automne). Le colosse islam vacille. Il ne le sait pas encore.
Ainsi, le caractère nouveau et inédit de la « révélation coranique » a été balayé (Edouard-Marie Gallez, Mehdi Azaiez, Manfred Kropp, Guillaume Dye) : le consensus des chercheurs établit désormais que le coran s’inscrit dans la continuité du milieu judéochrétien qui l’a accouché. C’est cette « antiquité tardive », travaillée par des courants juifs et chrétiens hétérodoxes - les spécialistes parlent de « judéo-nazaréisme ».
On a établi l’impossibilité physique de l’existence de la ville de La Mecque au temps de Mahomet selon ce que prétend le discours musulman (Patricia Crone). Les « Mecquois » que décrit le Coran, et donc les origines de l'islam, sont à chercher ailleurs, probablement en Syrie (Robert Kerr, Edouard-Marie Gallez).
Le texte coranique lui-même, soumis pour la première fois à une étude informatisée systématique (Jean-Jacques Walter) a révélé de tout autres fondements que ceux que le discours islamique lui attribue : il n’a pas été composé entre 610 et 632, mais par une cinquantaine d’auteurs différents sur une période de plus de deux cent ans ; Mahomet ne s’est jamais prétendu le prophète d’un monothéisme nouveau, mais a prêché l’antichristianisme du milieu nazaréen dont il était issu (Christoph Luxenberg a prouvé par ailleurs que le texte coranique provient pour une part de traductions directes de l’araméen). Il n’a été intronisé fondateur d’une religion nouvelle qu’au moins 60 ans après sa mort.
Les travaux en cours des projets Coranica et Corpus Coranicum laissent supposer d’autres publications tout aussi renversantes. Ils convergent et renforcent la lame de fond qui risque bien d’emporter cette religion.
Et que font les musulmans face à cela ? Ils s’écharpent l’un l’autre au nom du « véritable islam » qui doit selon eux prévaloir sur toute la terre. Ils continuent de le faire aujourd’hui comme ils le font depuis 1400 ans, et ce alors même que le tapis vient d’être tiré sous leurs pieds. Leur écrasante majorité ignore tout de ces découvertes. Elle se braque dans le refus dogmatique de considérer les origines de l’islam dans une perspective historico-critique. Que fera-t-elle lorsque ces travaux atteindront la conscience du grand public ?
Voici qui change considérablement les présupposés des scénarios de catastrophe subtilement élaborés par les lanceurs d’alerte, les déclinologues, les partisans du « choc des civilisations » et autres pourfendeurs de l’islamisation et du « grand remplacement ."

samedi 11 janvier 2014

Nouvelles de la Résistance : les souples échines de certains magistrats

D'abord et toujours la devise qui nous permets à la fois d'espérer, de persévérer et de rester non-violent.

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Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.

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1. La citation du jour.

Des Nouveaux discours (新 語) de LU JIA, en pensant au récent arrêt du Conseil d'Etat sur requête de Manu !

"Certains accordent leur conduite au siècle et leur propos à l'oreille [du souverain], se contentant de prévenir ses intentions et de complaire à ses ordres. Ils se conforment aux intentions du souverain et suivent ses ordres. Ils brandissent bien haut la droiture mais tournent le dos à la rectitude ; ils nourrissent des visées tortueuses et s'accordent sans peine aux déviants, s'appuient sur les avantages ou les points faibles de la situation et s'adonnent aux disciplines des diplomates. Ceux-là se gardent bien de toute parole offensante et ne conçoivent aucun autre principe que la conformité." (Traduction de Béatrice L'HARIDON et Stéphane FEUILLAS. Collection "Bibliothèque chinoise". Les Belles Lettres, Paris, 2012).
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2. Commentaire.

Le Conseil d'Etat, saisi en référé par notre cher Manu, a donc décidé d'interdire le spectacle de Dieudonné M'BALA M'BALA. C'est une décision très grave et ceci pour deux raisons. La première est qu'il suffira désormais qu'un quelconque ministre, insatisfait de la décision d'un quelconque Tribunal Administratif, saisisse le dit Conseil, pour faire casser par des Magistrats à l'échine souple ce qui ne convient pas à son ego. Dans le cas de Manu, je dis ego  à dessein. S'il n'avait pas fait état dans une de ses déclarations publiques du fait qu'il était indéfectiblement attaché à ISRAEL en la personne de sa femme qui est de confession israélite, je n'y aurais pas fait allusion. Mais les inclinations personnelles (parfaitement respectables du reste), et les attachements particuliers ne doivent rien avoir affaire avec le Bien commun et l'Intérêt public et je trouve parfaitement incongru dans un régime qui se prétend laïc d'avancer ce genre d'argument. Entendons-nous bien encore : c'est parce que ce régime se dit laïc (alors qu'il n'est que bassement anti-chrétien et plus spécifiquement anti-catholique) que je proteste, non pour des raisons de fond. La seconde est un corollaire de la première ou en tout cas lui est intimement lié. Si notre état "laïc" n'avait pas nié qu'il existe une Loi naturelle, une Loi non écrite, qui s'impose à tous les hommes, un de ses ministres n'auraient pas eu besoin  de faire dire la morale par un Tribunal, lequel, pour respecter le pseudo-principe de laïcité, invoque dans son arrêt le Trouble à l'ordre public alors qu'il ne s'agit pas de cela, mais du respect que l'on doit à tout être humain au nom même de son humanité. L'antisémitisme de monsieur M'BALA M'BALA est à vomir. Et pourtant il trouve des clients et des fans ; ils n'auraient pas existé si l'éducation soi-disant nationale avait appris à nos enfants le respect de l'autre, fait à l'image de Dieu. Nous y voilà ; nous sommes là en un point où l'état s'arroge le droit de dire ce qui est bien ou ce qui est mal, en s'inspirant du droit positif. L'Etat se fait Dieu.
Monsieur GARCIA peut ignoblement blasphémer la personne du Christ avec son Golgotha picnic, Manu défend la liberté d'expression. Il aurait pu, s'il avait été cohérent, faire interdire le spectacle pour trouble à l'ordre public : des manifestations priantes et silencieuses ont eu lieu lors des représentations de ce torchon, à l'extérieur du théâtre où se tenait la représentation ; des spectateurs décidés ont protesté bruyamment pendant celle-ci, ils ont été déférés et sanctionnées. Monsieur GARCIA, lui, a eu une très belle promotion à MONTPELLIER.
C'est ce que l'on appelle la justice dans notre pays. Comment peut-on avoir la moindre estime pour un tel régime et pour ses "élites" ?
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3. Infos sur la résistance.


Quand Manu était pour la liberté d'expression : vidéo.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=a4Crus9gbwc

Devant le Zénit(h) de NANTES hier soir, à la demande de Manu.


[Je précise de nouveau que je ne soutiens en aucune façon monsieur Dieudonné M'BALA M'BALA. Si le geste appelé "quenelle" prend une signification volontairement et intentionnellement antisémite, il est impossible de l'approuver ; on ne peut que le condamner, et je le fais sans aucun problème.  Mais il semble que ce ne soit pas toujours le cas et que des jeunes l'utilisent "pour s'amuser" ! Rien à voir avec le soutien éhonté de Manu à la pièce blasphématoire Golgotha picnic !]
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Manu à PLERIN en Bretagne.



Noter la présence der manifestants coiffés de bonnets rouges.

Vidéo : http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=9ijZgmsocMc

Manu est accueilli à Brest et il est salué à son départ.

Vidéo : http://www.dailymotion.com/video/x19ghha_accueil-valls-brest_news

Vidéo : http://www.dailymotion.com/video/x19ghxe_accueil-valls-brest-suite_news

Vidéo : http://www.dailymotion.com/video/x19ghss_au-revoir-valls-brest_news

La Manif Pour Tous.





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Veilleurs et Sentinelles/Veilleurs debout à ANGERS (Ouest France, via le Salon beige). 




mardi 24 septembre 2013

Nouvelles de la Résistance : interview de Nicolas Bernard-Buss par Marc-Olivier Fogel, premier billet du 24 septembre 2013


Photo du jeune Nicolas dans les locaux de la police.

Trouvé sur divers sites de réseaux sociaux cet article :
"Invité de Marc-Olivier Fogiel jeudi sur RTL, Nicolas Bernard-Buss, qui a passé trois semaines à la prison de Fleury-Mérogis en juin et juillet (à cause de son opposition à la loi Taubira qui dénature le mariage et instaure un droit à l’enfant au détriment du droit des enfants à avoir un papa et une maman), remet en cause la version des policiers à qui il a été condamné à payer des dommages et intérêts, soulignant d’ailleurs que le restaurant Pizza Pino n’a pas déposé de plainte suite à sa prétendue violence.

« Je suis passé devant la 16e chambre du TGI de Paris, qui n’est pas une chambre dévolue aux comparutions immédiates mais au proxénétisme aggravé et au trafic de stupéfiants. Est-ce que c’est une manière de traiter un opposant politique ? », s’interroge Nicolas Bernard-Buss. « On a été traités comme des dissidents chinois », explique-t-il avant de remercier les auteurs de messages de sympathie à son encontre et d’indiquer qu’il réfléchit à une riposte judiciaire."
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Voilà où nous en sommes ! On emprisonne un bijoutier qui se défend (je reste interrogatif sur son geste que je puis comprendre sans nécessairement l'approuver : impuissance concrète de l'état à faire régner la paix et l'ordre abstraitement inscrits dans ses obligations) ! On emprisonne un jeune qui n'a strictement rien fait au regard de la loi quand on l'a appréhendé, mais qui est suspecté de rébellion et d'usurpation d'identité (c'est ce dont le procureur l'a accusé madame et ce pour quoi le juge Nathalie DUTARTRE  l'a condamné). Mais on envisage de ne pas mettre en prison les condamnés à des peines inférieures à 5 ans et l'on condamne les voyous du RER de GRIGNY à des peines de prison avec sursis. Comment peut-on se reconnaître dans cette justice ? Faut-il être docteur en droit pour comprendre ses attendus ?
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Madame TAUBIRA (qui a sans aucun doute donné des ordres de sévérité dans l'affaire de Nicolas) suinte la haine des concitoyens qui ne partagent pas son ressentiment contre un passé dont il ne semble pas qu'elle ait été la victime, celui de l'esclavage (les plus ardents défenseurs de cette exploitation honteuse des êtres humains ont été les armateurs nantais,  presque tous affiliés aux loges maçonniques).  Je la plains. Que faire ? sinon essayer de rentrer dans sa manière de voir pour en démonter l'illogisme, l'a priori et la nocivité ? La plaindre, infiniment la plaindre, car ce n'est pas dans le ressentiment qu'elle trouvera la paix. Et s'il est clair que nous devons condamner absolument les horreurs de l'esclavage (madame TAUBIRA a été très active dans la reconnaissance par notre patrie de cette abomination), il est non moins clair que nos élus auraient dû donner suite à la proposition de loi déposée à deux reprises par plusieurs députés, dont monsieur Lionel LUCA, tendant à reconnaître les horreurs des guerres de Vendée et la responsabilité de la République dans ces crimes. La proposition a été repoussée avec le concours des députés de gauche qui ont crié au scandale. Il y a les bons morts, et il y a les morts inintéressants, surtout les bébés et les enfants que les sbires des colonnes infernales embrochaient et jetaient comme des ballots de baïonnette en baïonnette. N'oublions jamais ce dont nous sommes sortis - ("Il est encore fécond le ventre d'où est sorti la bête immonde" [Berthold BRECHT]) - ce qui a été peut parfaitement être de nouveau.
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Que viennent faire ici les guerres de Vendée me direz-vous ? C'est que la faculté d'apprécier le présent est d'abord celle de juger le passé (cf. Hannah ARENDT), en son particulier. Il n'est pas possible de comprendre les événements du présents si nous oublions ce qui, à la suite d'un long enchaînement de causes et d'effets, les a engendrés. Et ce qu'a engendré la Révolution, c'est la dictature de l'état et le règne du droit positif contre les droits de la conscience.
 

jeudi 5 septembre 2013

Une deuxième lettre à Charlotte, deuxième billet du 5 septembre 2013

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Chère Charlotte,

Hier encore tu me faisais savoir par courriel que tu te demandais si le combat que nous menons, et que je poursuis à ma façon, en valait la peine, alors que des millions d'homme crèvent de misère dans le monde et n'ont pas la joie de connaître JESUS. Tu me disais aussi que nous ne pouvons rien contre les francs-maçons, la presse, les hommes politiques en place, etc.
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Je voudrais répondre en abandonnant aujourd'hui la pauvre cape de l'histrion pamphlétaire, et en revêtant autant qu'il m'est possible la tunique des invités au Banquet du Royaume, te dire ceci et le dire à tous ceux qui viendraient à lire cette lettre. La mort et le péché sont définitivement vaincus et l'Agneau de l'Apocalypse le dit de manière abrupte : "C'est fait". Nous n'avons pas à craindre la victoire du mal sur le bien, car le Prince des Ténèbres sait qu'il a mordu la poussière, pour toujours. "J'ai vu Satan tomber comme l'éclair" dit Jésus.
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Ensuite, il faut bien voir que la loi dite TAUBIRA est une loi faite pour les riches, et que cette richesse, nous l'avons souvent volée aux pays pauvres. Tout se tient. Il faut des milliers d'euros pour faire faire une PMA ou une GPA. Cette loi est un luxe de nantis, de gavés ; elle est faite pour une minorité de Français ; elle est une offense à la justice. Je me souviens de ce témoignage d'une cliente du Club Med. Elle passait des vacances en Afrique (je crois que c'était au Sénégal). Il y avait là des buffets splendides pour les déjeuners et les dîners : des poissons rares, des entrées, des gâteaux, des fruits, des boissons de toutes sortes. Les vacanciers se pressaient, se piétinaient pour se servir goulûment, quitte à jeter ou à abandonner ce qu'ils ne pouvaient avaler quand ils s'étaient déjà empiffrés. Et derrière les barrières ajourées qui entouraient le club, il y a avait des petits enfants, au ventre ballonné par la malnutrition, aux yeux remplis de mouches, fiévreux, malades, qui les regardaient, ces ripailleurs sans pudeur. "Il aurait bien voulu manger les miettes qui tombaient de la table du riche, mais personne ne lui donnait rien, et les chiens venaient lécher ses plaies" dit l'épisode évangélique du pauvre LAZARE. Notre confort, notre développement, et l'immigration incontrôlée contre quoi nous pestons est la conséquence de notre absence de sobriété, de tempérance, de compassion et de fraternité. Accepterions-nous, employé du Club Med en Afrique ou en Asie, d'être payé au tarif en vigueur dans ces pays ? Ce que nous ne voulons pas pour nous, pourquoi l'acceptons-nous pour les autres ? Ma conscience se révolte aussi bien contre les menteurs qui nous gouvernent (combien coûte un missile que l'on s'apprête à tirer sur la Syrie ?) que contre les injustices qui rongent le monde. Et plutôt que de donner le droit de vote aux étrangers, ce qui ne coûte rien, il vaudrait mieux augmenter substantiellement l'aide que nous accordons aux pays émergents, en prenant bien garde de n'y pas alimenter la corruption qui les rongent.
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Lors de notre prochaine rencontre, je proposerai à notre groupe de devenir le parrain d'un enfant abandonné de l'Inde. Oh, goutte d'eau infime dans l'océan de misère qui baigne notre humanité, mais si 1 million de Français parrainaient chacun un enfant des foyers accueillant en Inde des petits indiens abandonnés par leur famille dans les gares, notamment celle de BOMBAY (300 euros par an), alors notre combat pour le justice serait incarné, prendrait racine dans la terre fraternelle ! Car celui qui dit qu'il aime Dieu qu'il ne voit pas, et qui n'aime pas son frère qu'il voit, celui-là est un menteur.
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A bientôt chère Charlotte. Avec mon affection et mon amitié.
 
Philippe

dimanche 11 août 2013

Nouvelles de la Résistance : récit de Nicolas, et culot de madame Taubira, deuxième billet du 11 août 2013

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Le magazine Valeurs actuelles publie un interview de Nicolas BERNARD-BUSS(E), incarcéré honteusement et dans des conditions plus que questionnables pour avoir manifesté son opposition à la loi dite TAUBIRA. Il est intéressant de noter que le directeur de cette publication affirme être sur écoute et qu'un journaliste de son équipe voit lui aussi ses divers comptes Facebook et Twitter perturbés par une censure vigilante, dont l'un et l'autre attribuent la paternité à monsieur Manuel VALLS. D'abord les extraits de l'interview de Nicolas, puis un commentaire, et au passage un petit salut à madame Nathalie DUTARTRE qui semble s'être fait un honneur et un devoir d'avoir agi comme elle l'a fait : servilement et, disons le mot, bêtement (au sens de BERNANOS). J'ajoute que je salue avec une amitié non feinte mais légèrement ironique les lecteurs appointés par le pouvoir pour suivre les écrits de tous ceux qui ne pensent pas bien, dont les miens. Donc, voici l'extrait !
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"«Petit bourgeois, qu'est-ce que tu fais là ? (...)Tu dois être un gros pervers, on va te défoncer en prison», ont lancé des détenus à Nicolas-Bernard-Buss, dans le fourgon de police l'amenant à la prison de Fleury-Mérogis, le 19 juin dernier. Unique opposant à la loi Taubira à avoir été incarcéré, le sort de Nicolas, jeune militant de 23 ans, devenu le symbole de la répression policière contre le collectif de la Manif pour tous. L'opposant avait été condamné à deux mois de prison ferme, avec mandat de dépôt, par le tribunal correctionnel de Paris. Dans l'hebdomadaire Valeurs actuelles du 8 août, le militant revient sur la peine qu'il a purgée du 19 juin au 9 juillet. Insultes, coups, maltraitance, il décrit comment il est devenu un «objet», traité comme du «bétail».
Tout est allé très vite entre les deux jours qu'il passe en garde à vue à sa condamnation: «Je n'ai pas le temps de réfléchir». L'épisode de la fouille intégrale semble l'avoir traumatisé: «On me déshabille, les vêtements sont fouillés, les coutures déchirées. À la première plainte, ce sont des coups, des insultes, des brimades. (...) Trois heures plus tôt, je n'aurais jamais pensé voir la prison. Je suis désormais le détenu numéro 404 247», explique-t-il. Il juge avoir subi un traitement «dégradant, déshumanisant et profondément humiliant». Privé de douche pendant plusieurs jours, il décrit l'état insalubre de sa cellule de trois mètres carrés: «Il y a des excréments dans les coins, du vomi séché aux murs, la paillasse est imbibée d'urine. Il me reste soixante-deux jours à endurer, dans une position d'infinie faiblesse, libre de rien, privé de tout».
 «Je me suis interdit le désespoir et j'ai prié»
Pour tenir, son «esprit développe une capacité de résistance. Je me sentais en danger, j'étais maltraité dès qu'on me déplaçait, bousculé en toute occasion. Je me suis interdit le désespoir et j'ai prié. Même déshumanisé, je n'ai pas craqué en prison, ni depuis d'ailleurs. Mais ça va forcément finir par arriver.» L'enfer des nuits avec les «bruits de la prison» est le plus dur pour le militant. «C'est le plus violent. En permanence, des détenus sont en train de crier, de taper, de pleurer -des sanglots épouvantables-, de se cogner la tête contre les barreaux. J'entends des cris de démence, de folie, parfois des ricanements, juste à côté. C'est nerveusement insupportable. Il y a de quoi devenir fou.» En isolement total pendant trois semaines, il a seulement eu des contacts avec l'aumônier, ses avocats et des députés. Voisin de cellule du braqueur Rédoine Faïd, il a pu discuter avec lui par la fenêtre: «Si tu t'évades, prends-moi avec toi!», a-t-il lancé à celui qui était parvenu à s'échapper de la prison de Sequedin en avril.
La mobilisation des militants à l'extérieur lui «redonne un moral d'acier» et permet de rendre sa vie en prison «moins éprouvante». Rien que les deux premiers jours, il reçoit 700 lettres de soutien. Alors que les surveillants n'ont pas le temps lire l'intégralité de ces premiers courriers, plus de 1000 lettres lui sont destinées le troisième jour. «Ce fut un réconfort immense», conclut-il."
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Madame TAUBIRA a envoyé des circulaires, pondu des notes, s'est exprimé à de nombreuses reprises pour dire ou exprimer son intention de supprimer ou alléger les peines de prison. Mais elle n'a pas demandé au procureur de faire appel l'incroyable jugement qui a condamné Nicolas à la prison immédiate. Elle était donc d'accord, pour ce cas-là, avec la sanction. On ne s'oppose pas sans risque à madame TAUBIRA. La même ose accuser de laxisme les gouvernements de droite qui, en voulant accroître l'application des peines par voie de décret, a commis en 2004, une erreur juridique de première grandeur puisqu'il lui fallait passer par la loi. Mais que je sache, en 2004 il y avait des députés de l'opposition d'alors, madame TAUBIRA y compris, et il semble bien que la bourde leur soit passer inaperçue. Ils sont donc aussi répréhensibles que le Garde des Sceaux d'alors monsieur PERBEN. Elle ose parler de laxisme à propos de cette erreur, alors qu'à DREUX un juge libère trois malfrats au motif qu'il n'y a pas de place pour les loger, mais de la place, et une place dégoûtante de saleté, on en a trouvée une pour Nicolas. Et elle ose dire encore que pour les malfrats drouais  ce n'est que partie remise, et que l'exécution de la peine est simplement différée, alors qu'il est indiqué dans divers média qu'il n'y aura pas de suites judiciaires ! Tout de même, la bourde laxiste condamné par la championne de la justice à sens unique était censée remettre en liberté des milliers de condamnés. Su les quelques 1 500 dossiers de prisonniers susceptibles de bénéficier de l'erreur juridique, et examinés à ce jour, un peu plus de 70 ont été libérés. L'ampleur de la bourde n'est donc pas si considérable que madame TAUBIRA veut bien le dire. Non, nous ne sommes pas égaux devant la loi, et les dérives de certains juges, qui ont toujours des arguments juridiques pour valider leurs errements, n'enlèvent pas de notre esprit le poison du doute quant à leur impartialité. Heureusement, le Français de tous horizons, et notamment les Français des couches qualifiées avec mépris par nos élites de "populaires" ont du bon sens. Et comme le dit CICERON : "C'est une chose étonnante que, lorsqu'il faut produire, il y ait tant de différence entre l'homme instruit et l'ignorant, et qu'il y en ait si peu lorsqu'il faut juger". Personnellement, je pense que CICERON était très optimiste ; les instruits son englués dans leur savoir théorique et ce sont souvent des imbéciles (au sens de BERNANOS° ; les ignorants ignorent la théorie, ils ne regardent ni dans les livres ni dans leur cerveau, mais dans leur cœur et ils observent le monde.
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Voilà qui me va bien, sans doute, de dire tout ça, alors que je pourrais passer pour un de ces imbéciles que condamne BERNANOS et le sens commun. Si je puis donner cette impression, je vous en demande pardon, du fond du cœur. Je sais de quel côté penche ce dernier, et ce n'est pas du côté des puissants ni des riches.
 

mercredi 26 juin 2013

Nouvelles de la Résistance : un magistrat se lève, premier billet du 26 juin 2013

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Il y a comme un malaise dans une partie de la magistrature. Un magistrat l'exprime dans le texte que voici. Tenu par le devoir de réserve, il utilise le pseudonyme de MALESHERBES, l'avocat courageux du roi Louis XVI, "qui a dit non alors que tout le monde disait oui". A la fin de ce texte, je joins quelques liens qui vous permettront de connaître quelques réactions. D'abord le texte.

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"Magistrats de France, réveillez-vous !

 

            Le devoir de réserve qui s’impose à moi comme magistrat ne peut me bâillonner, il m’interdit seulement de m’exprimer à vsage découvert. C’est pourquoi j’ai choisi d’écrire sous le parrainage de ce grand magistrat, MALESHERBES, qui défebdit le roy Louis XVI devant la Convention au cours du procès qui conduisit à sa condamnation à mort. L’histoire a justement glorifié son nom, tandis qu’elle a rejeté dans l’oubli celui qui fut accusateur. À l’époque pourtant, c’était le contraire et personne n’aurait parié unb kopeck sur la réputation de l’avocat.

            Aujourd’hui, magistrats de France, ne soyez pas impressionnés par la force que déploie un pouvoir aux abois. Aujourd’hui, le 19 juin précisément, le combat des anti mariage gay a changé de nature. Ce n’est plus un échange d’idées, c’est devenu un combat contre la dictature.

            Le 19 juin 2013, un tribunal (celui de Paris) a condamné un manifestant de la Manif Pour Tous à une peine d’emprisonnement ferme en comparution immédiate. Quel était le crime commis par celui-ci justifiant cette sévérité inhabituelle alors que les agresseurs d’un train (le RER D° étaient condamnés il y a quinze jours à de simples peines assorties du sursis, alors que les casseurs du Trocadéro du mois de mai ne sont toujours ni jugés, ni a fortiori condamnés ?

            Les chefs de prévention étaient rébéllion et refus de se soumettre à un prélèvement génétique.Les faucheurs d’OGM, qui font du refus de prélèvement ADN un de leurs combats sont régulièrement condamnés à des peines… d’amendes. Mais cela ne vaut pas pour Nicolas, manifestant pacifique au pied d’un studio de télévision condamné à de l’emprisonnement ferme pour partie. C’est aussi pour la rébellion qu’il a été décerné un mandat de dépôt par les juges. Emprisonné immédiatement pour avoir refusé de se soumettre à la dictature !

            Rébéllion : mais c’est la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen elle-même en son article 2 qui élève au rang de droit naturel et imprescriptible la résistance à l’oppression. Et lorsque les policiers agissent en dehors de toute légalité, (ils n’avaient pas sommé l’attroupement de se disperser comme le loi les y oblige – article 431-4 du code pénal), alors oui, la résistance devient un devoir. Et elle s’appelle rébellion dans notre droit positif. Mais ce n’est pas une infraction, c’est un devoir de l’homme libre.

            Et vous, policiers de France, qu’attendez-vous pour poser les armes lorsque vous recevez des ordres illégaux ? Certains d’entre vous auraient dit leur dégoût lorsqu’ils sont forcés d’arrêter des veilleurs pacifiques. Honte à vous : si vous êtes dégoûtés, refusez ! Mais en agissant, vous vous faites les complices actifs et conscients de la dictature. L’expression de votre gêne est pitoyable, c’est la même qui étreignait PONCE PILATE lorsqu’il envoyait le Christ au Calvaire.

            Magistrats de France, ne voyez-vous donc pas que le combat n’est plus celui de la légalité mais celui de la légitimité. Les manifestatios contre le mariage de personnes de même sexe ont montré qu’une loi ne peut pas simplement être « légale » pour être appliquée, mais elle doit surtout être légitime. Ce n’est pâs parce qu’un texte a été voté par les représentants du peuple en usant de ruses diverses qu’il est légitime. Tous les totalitarismes de l’histoire, toutes les dictatures du monde se sont toujours appuyés sur la légalité pour agir. Aujourd’hui, une loi a été votée et promulguée sur le mariage gay. Mais le peuple de France continue à manifester pour dire qu’elle n’est pas légitime. Et nous devrions participer à cette entreprise de négation du peuple ? Il n’en est pas question.

            Nous ne serons pas comme le Procureur de BORDEAUX qui a écrit aux maires de son ressort pour qu’ils fassent laire la voix de leur conscience sous peine des pires sanctions.

            Nous ne serons pas comme le Procureur de PARIS qjui, après avoir été le zélé serviteur d’un gouvernement de droite lorsqu’il était le directeur de cabinet du ministre de la justice, se fait le chantre de la répression la plus sévère contre ces horribles manifestants pacifiques.

            Nous ne seront pas comme ces Procureurs Généraux, quasiment tous nommés par le gouvernement d’avant 2012, qui sont aujourd’hui les courtisans les plus pressés auprès du pouvoir en place et donnent de multiples gages de leur soumission.

            Nous ; nous serons le rempart ultime de la liberté d’opinion, les avocats inlassables d’un peuple à qui on refuse le droit de s’exprimer. MALESHERBES est un modèle. Il s’est levé pour dire non quand tout le monde disait oui.

 
Le 20 juin 2013

Chrétien Guillaume de MALESHERBES"
 
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Voici maintenant quelques liens en complément d'information sur cette réaction :

D'abord l'adresse d'un site qui n'est pas politiquement correct et qui, par conséquent, m'enchante.


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france.eternelle.over-blog.com/article-exclusif-la-condamnation-qui-ebra...‎

Il y a 23 heures – Sa condamnation sévère ébranle la magistrature comme la .... Manif pour Tous : «Le jeune Nicolas dormira ce soir à côté des dealers, des ...

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... à deux mois de prison ferme pour "rébellion" envers les forces de l'ordre de Nicolas, ... Sa condamnation sévère ébranle la magistrature comme la hiérarchie ...

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Il y a 1 jour – La condamnation qui ébranle la magistrature - Un haut magistrat, ... de prison ferme pour "rébellion" envers les forces de l'ordre de Nicolas, ...

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Il y a 1 jour – LA CONDAMNATION QUI ÉBRANLE LA MAGISTRATURE ! ...e soir, alors qu'un ciel sombre obscurcit la capitale, le jeune Nicolas, manifestant ...

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Il y a 1 jour – Condamnation de Nicolas Bernard-Busse : deux poids deux mesures ? ... -exclusif-la-condamnation-qui-ebranle-la-magistrature-21-06-2013- ...

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Il y a 1 jour – France: La condamnation qui ébranle la magistrature. Nicolas. Un haut magistrat, indigné, anonyme et rebelle, brise son devoir de réserve ...

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actu.orange.fr/.../exclusif-la-condamnation-qui-ébranle-la-magistrature-l...‎

Il y a 1 jour – La condamnation qui ébranle la magistrature ... jeudi, à deux mois de prison ferme pour "rébellion" envers les forces de l'ordre de Nicolas, ...

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www.lamanifpourtous18.fr/‎

Nicolas, prisonnier politique depuis ... La condamnation qui ébranle la magistrature ... Comment Nicolas, 23 ans, manifestant, s'est retrouvé à Fleury-Mérogis.

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france-news.qlh.fr/exclusif-la-condamnation-qui-ébranle-la-magistrature...‎

Il y a 1 jour – Un haut magistrat, indigne, anonyme et rebelle, brise son devoir de ... de prison ferme pour “rébellion” envers les forces de l'ordre de Nicolas, ... Sa condamnation sévère ébranle la magistrature comme la hiérarchie policière.
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Pour terminer une information qui risque de ne pas être trop diffusée. Une bande vidéo de la RATP montre que le jeune Clément MERIC a frappé Estéban dans le dos et que dernier s'est retourné et a porté un coup à son agresseur pour se défendre. La vidéo ne permet de voir si Estéban avait dans la main un poing américain. Ceci explique pourquoi, depuis quelques jours, on met quelques bémols sur cette dramatique histoire, car elle est dramatique...
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Ce soir, veillée à 21 h 30. Je n'ai pas encore vu le lieu où elle se tiendra et ne manquerai pas de vous tenir informé dans mon second billet. (Vous ne rêvez pas, il est bien 4 h 50 !)