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mardi 24 octobre 2017

24 octobre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Le pendule démocratique !

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Si Roberto n'existait pas on ne saurait l'inventer, tant sa pensée est ferme et nettement exprimée.

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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle, c’est de la faire aimer !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"La Déclaration des droits attribue donc à l’homme la possibilité de faire tout ce qu’il veut, y compris ce qui lui est nuisible, en ignorant ou en refusant toute loi naturelle ou morale, avec la seule limite de ne pas porter atteinte à la liberté d’autrui. Il s’agit d’une conception pour ainsi dire «westphalienne» de la liberté, dans laquelle l’individu, comme l’État est conçu comme une monade, superiorem non recognoscens. La liberté se fonde sur l’acte de volonté, singulier ou général, des individus, et, de fait, résulte de l’équilibre des intérêts, de la médiation entre les droits, en somme des rapports des forces sociales. Mais alors il s’ensuit une oscillation pendulaire entre les deux extrêmes de l’individualisme absolu, qui conduit à la désagrégation sociale, et de la domination absolue de la société sur l’individu, expression de cette «démocratie totalitaire» à laquelle Jacob TALMON a consacré une analyse lucide. La volonté générale, expression du peuple, du parti qui le représente, ou d’une minorité plus ou moins «éclairée», n’est assujettie à aucune loi, parce qu’elle est elle-même la source de la loi et de tout droit."
In
Roberto de MATTEI.
La dictature du relativisme. (Collection "Riposte catholique")
Muller édition, Asnières-sur-Seine, 2011. (Page 70.)
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2. COMMENTAIRES.
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Il faut vraiment être aveugle pour accepter l’idée que la moitié des voix plus une suffit à conférer l’autorité (le droit d’édicter des normes : auctoritas) et le pouvoir (le droit de les faire appliquer par la force : potestas) au camp, au parti, à la faction qui a la fortune de recueillir cette miraculeuse voix en plus. Il n’y a aucun moyen de créer dans une cité le climat d’amitié nécessaire à la vie en commun dans ces conditions parfaitement conflictuelles. ARISTOTE (Les Politiques, Livre IV, chapitre 11 : « En effet, la communauté politique suppose l’amitié, car on ne veut même pas faire de chemin en commun avec ses ennemis ») l’explique lumineusement. Il n’accorde aucune supériorité à l’un des trois régimes politiques droits (monarchie, aristocratie, et gouvernement constitutionnel) mais il dénonce vigoureusement les constitutions déviées qui découlent de ces régimes : la tyrannie, l’oligarchie et la démocratie. C’est une honteuse interprétation que de dire qu’il met la démocratie au rang des régimes droits. Il s’en explique d’une manière éclairante.
Roberto de MATTEI décrit les mouvements pendulaires de ces démocraties hors sol qui autorisent comme la nôtre (j’y reviendrai) les journaux stipendiés à injurier des initiatives citoyennes quand elles ne conviennent pas à leur idéologie. Libération à cet égard est un champion de la haine concentrée pour tout ce qui ne pense pas comme le mouvement LGBT dont il est un des plus fidèles et zélés serviteurs.
Bref, plus que jamais, il convient de déserter ce régime qui est en train de crever sous son poids, son aveuglement et son mépris de la subjectivité sociale, laquelle inclut aussi, figurez-vous, le sens du sacré, l'intuition de Dieu et le respect de la loi naturelle.
Ces raisons expliquent le désastreux mouvement démocratique pendulaire qui associe la liberté la plus extrême à la tyrannie la plus violente. La démocratie, en vérité devrait s'appeler Pendule démocratique, tant elle ne cesse d'osciller entre ces deux pôles !
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Excellent article sur l’Action Française.


Oui c’est un danger pour la République qui, du reste le sait ! Comme mon cher BERNANOS, je ne suis pas un adepte de MAURRAS, mais en revanche, je suis résolument contre un système qui se dit démocratique et a confisqué le pouvoir, l’argent et les avantages au profit d’une oligarchie insolente, incompétente et inutile qui se drape dans la toge d'une légitimité usurpée. La citation du jour explique lumineusement pourquoi je n’adhérerai jamais à la République française telle qu’elle s’impose à nous avec ses mensonges, ses manipulations et sa  négation de la nature humaine. Je complète ce commentaire par ceci : "Une démocratie sans valeurs se transforme facilement en un totalitarisme déclaré ou masqué comme le prouve l’histoire. " Jean-Paul II (Veritatis splendor, N°101 du 6 août 1993)
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Une information qui a peu de chance d’être diffusée dans la 

grande presse.


C'est le mot dissidence qui m'a plu. Il faut que je le précise !
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On se demande ce que les pouvoirs publics attendent pour les 

fermer.

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J’espère bien que l’Action Française va gagner son procès 

contre ces imbéciles.


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C’est une habitude bien française !

: nous avons abandonné le Tsar Nicolas II, comme quelques décennies plus tard nous avons abandonné le Shah d’Iran.

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Même le Huf le dit !

(L’infirmerie se moquerait-elle de l’hôpital ?)

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Bientôt on vendra tout : sperme et ovocytes !

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Le Pr Stéphane MERCIER et sa juste analyse de l’avortement.


dimanche 31 juillet 2016

31 juillet 2016. Nouvelles de la Résistance : Ô capitaine ! Mon capitaine !

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Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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Surtout ne me demandez pas pourquoi c'est ce superbe poème de WHITMAN que je mets aujourd'hui en citation du jour. Je vais simplement essayer dans les commentaires de justifier ce choix :

"Ô Capitaine ! mon Capitaine ! fini notre effrayant voyage,
Le bateau a tous écueils franchis, le prix que nous quêtions est gagné,
Proche est le port, j'entends les cloches, tout le monde qui exulte,
En suivant des yeux la ferme carène, l'audacieux et farouche navire ;

Mais ô cœur ! cœur ! cœur !
Oh ! les gouttes rouges qui lentement tombent
Sur le pont où gît mon Capitaine,
Étendu mort et glacé.

Ô Capitaine ! mon Capitaine ! lève-toi et entends les cloches !
Lève-toi – c'est pour toi le drapeau hissé – pour toi le clairon vibrant,
Pour toi bouquets et couronnes enrubannés – pour toi les rives noires de monde,
Toi qu'appelle leur masse mouvante aux faces ardentes tournées vers toi ;

Tiens, Capitaine ! père chéri !
Je passe mon bras sous ta tête !
C'est quelque rêve que sur le pont,
Tu es étendu mort et glacé.

Mon Capitaine ne répond pas, pâles et immobiles sont ses lèvres,
Mon père ne sent pas mon bras, il n'a ni pulsation ni vouloir,
Le bateau sain et sauf est à l'ancre, sa traversée conclue et finie,
De l'effrayant voyage le bateau rentre vainqueur, but gagné ;

Ô rives, Exultez, et sonnez, ô cloches !
Mais moi d'un pas accablé,
Je foule le pont où gît mon Capitaine
Étendu mort et glacé."
In
Feuilles d'herbe. 
Trouvé sur Internet. Le site précise que ce poème a été écrit après l'assassinat d'Abraham LINCOLN, un homme juste s'il en fut.
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2. COMMENTAIRES.

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C'est en pensant au sacrifice du père Jacques HAMEL qu'il m'a paru évident, mais d'une évidence aveuglante que je devais vous faire connaître ce tragique poème, celui qui clôt le superbe film que vous avez sans doute vu : Le cercle des poètes disparus.

Dans ce navire accueilli à grand son de trompe par une foule en délire, je vois notre patrie qui jamais n'a péri, au coeur même des plus grands dangers, et qui pourtant se porte mal ; et dans ce capitaine étendu mort sur le pont, je ne puis m'empêcher de voir le père HAMEL qui git, sans vie, et dont le sang macule les lattes de bois lambrissant le gaillard d'avant du navire. Il est capitaine, certes, mais aussi père ; en effet sa mort a engendré des fils pour la patrie, des fils qui sont prêts à défendre l'essentiel. Les cloches peuvent sonner la victoire définitive de la vie, de la vérité et du chemin, (et elles le doivent) sur les forces des ténèbres, mais ce sont les cloches des églises ; il n'empêche, c'est le coeur gros que j'arpente à mon tour le pont du bateau et bientôt j'errerai sur les quais couverts d'une foule qui ne semble vraiment pas comprendre ou voir le sens de ce crime, et n'entend de la part du pouvoir qu'un slogan : ça va mieux. Non, ça ne va pas mieux. Il s'agit maintenant de se défendre, en justice, en vérité, mais sans faiblesse.
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3. INFORMATIONS DIVERSES
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La nauséabondité vue par monsieur CAZENEUVE.

La France rendue peu à peu nauséabonde à l'évocation de son origine chrétienne, dixit monsieur CAZENEUVE. Voir la photo présentée par le lien ci-dessous.

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=1152990158065438&set=a.156548237709640.31052.100000633956458&type=3

Pourquoi les fanatiques se gêneraient-ils alors pour égorger les vendeurs de cette nauséabondité (qu'on me pardonne ce néologisme) ?
Il est vrai que pour se faire pardonner, monsieur CAZENEUVE était à la messe célébrée à la mémoire du Père HAMEL en la cathédrale  ND de PARIS par le cardinal André VINGT-TROIS
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Lire l'article relatif à la mort de ce petite garçon dans

http://www.ndf.fr/poing-de-vue/30-07-2016/aux-portes-de-leurope-il-y-a-vlad-6-ans-qui-ne-sera-jamais-aylan-il-a-ete-tue-par-un-obus-ukrainien-made-in-usa/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+ndf-fr+%28Nouvelles+de+France%29

Le seul tort de cet enfant ? Habiter une région russophone de l'UKRAINE, aujourd'hui pays parfaitement nazi, et inféodé aux USA. Il n'est pas syrien, il ne git pas sur une plage, juste dans un buisson, comme le Dormeur du Val.
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Relire saint  Jean-Paul II.

https://www.facebook.com/defendstoneglise/photos/a.1761458630805657.1073741829.1761358084149045/1761855607432626/?type=3 ou voir ci-dessous.



C'est ce que j'ai essayé de dire dans le commentaire du poème de WHITMAN.

samedi 23 juillet 2016

23 juilet 2016. Nouvelles de la Résistance. A propos de l'Europe, à l'occasion de la sainte Brigitte de Suède.

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Du site L'Evangile au quotidien, ce commentaire de saint Jean-Paul II sur l'Europe. A l'intention de ceux qui ont torpillé l'idée de l'Europe et sa réalité charnelle, en apostasiant ses origines chrétiennes :

"Saint Jean-Paul II (1920-2005), pape 
Motu proprio  « Spes aedificandi » 01/10/1999 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana) 


Sainte Brigitte de Suède, co-patronne de l'Europe

     La foi chrétienne a façonné la culture du continent européen et a été mêlée de façon inextricable à son histoire, au point que celle-ci serait incompréhensible sans référence aux événements qui ont caractérisé d'abord la grande période de l'évangélisation, puis les longs siècles au cours desquels le christianisme, malgré la douloureuse division entre l'Orient et l'Occident, s'est affirmé comme la religion des Européens eux-mêmes... 

     La route vers l'avenir ne peut pas ne pas tenir compte de ce fait ; les chrétiens sont appelés à en prendre une conscience renouvelée afin d'en montrer les potentialités permanentes. Ils ont le devoir d'apporter à la construction de l'Europe une contribution spécifique, qui aura d'autant plus de valeur et d'efficacité qu'ils sauront se renouveler à la lumière de l'Évangile. Ils se feront alors les continuateurs de cette longue histoire de sainteté qui a traversé les diverses régions de l'Europe au cours de ces deux millénaires, où les saints officiellement reconnus ne sont que les sommets proposés comme modèles pour tous. Il y a en effet d'innombrables chrétiens qui, par leur vie droite et honnête, animée par l'amour de Dieu et du prochain, ont atteint, dans les vocations consacrées et laïques les plus diverses, une sainteté véritable et largement diffusée, même si elle était cachée. L'Église ne doute pas que ce trésor de sainteté soit précisément le secret de son passé et l'espérance de son avenir... 

     C'est pourquoi, complétant ce que j'ai fait quand j'ai déclaré co-patrons de l'Europe, aux côtés de saint Benoît, deux saints du premier millénaire, les frères Cyrille et Méthode, pionniers de l'évangélisation de l'Orient, j'ai pensé compléter le cortège des patrons célestes par trois figures également emblématiques de moments cruciaux du deuxième millénaire qui touche à sa fin : sainte Brigitte de Suède, sainte Catherine de Sienne, sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix. Trois grandes saintes, trois femmes qui, à des époques différentes –- deux au cœur du Moyen Âge et une en notre siècle –- se sont signalées par l'amour actif de l'Église du Christ et le témoignage rendu à sa croix."


samedi 19 décembre 2015

19 décembre 2015. Nouvelles de la Résistance. La Révolution de l'amour et la Révolution de la haine.

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Le billet de ce jour aura une autre structure que celle à laquelle mes fidèles lecteurs (si, si, il y en a !) sont habitués. Il opposera deux visions du monde celle d’un monde unifié par l’amour, et celle d’un monde dominé par la haine. Je vous demande de lire intégralement ce billet. Je le dédie à une amie du midi. Elle se réconnaîtra.

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1. La Révolution de l’amour.
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Première épître de saint Paul aux Corinthiens, chapitre 13, versets 1 à 13.

"Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas l’amour, je ne suis plus qu’un airain qui sonne ou qu’une cymbale qui retentit. Quand j’aurais le don de prophétie et que je connaîtrais tous les mystères et toute la science, quand j’aurais la plénitude de la foi, une foi à transporter les montagnes, si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien. Quand je distribuerais tous mes biens en aumônes, quand je livrerais mon corps aux flammes, si je n’ai pas l’amour, cela ne me sert de rien.
L’amour est longanime, l’amour est serviable, il n’est pas envieux, l’amour ne fanfaronne pas, ne se rengorge pas ; il ne fait rien d’inconvenant, ne cherche pas son intérêt, ne s’irrite pas, ne tient pas compte du mal, il ne se réjouit pas de l’injustice, mais il met sa joie dans la vérité. Il excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout
L’amour ne passe jamais. Les prophéties ? Elles disparaîtront. Les langues ? Elles se tairont. La science ? Elle disparaîtra. Les langues, elles se tairont. Car imparfaite est notre science, imparfaite aussi notre prophétie Quand donc viendra ce qui est parfait, ce qui est imparfait disparaîtra. […].
Bref, la foi, l’espérance et l’amour demeurent tous les trois, mais la plus grande […] c’est l’amour.

Les fruits du pardon.

Vatican, Mardi 10 janvier 2006  – A propos de la libération, prévue jeudi prochain, à Istanbul, de Mehmet Ali Agça, auteur de l’attentat contre Jean-Paul II le 13 mai 1981, place Saint-Pierre, le cardinal Martino rappelle que Jean-Paul II a « pardonné à son agresseur » et cite le Message pour la Journée mondiale de la Paix 2002 : « Il n’y a pas de paix sans justice, il n’y a pas de justice sans pardon ». Le cardinal Renato Raffaele Martino a en effet déclaré, le 9 janvier, à la télévision de l’Associated Press: « Nous avons entendu à nouveau ces jours-ci Isaïe qui dit du Rédempteur: « Il est venu proclamer la libération des prisonniers; il ne brise pas le roseau froissé, il n’éteint pas la mèche qui fume » (cf. Lc 4,18; Mt 12,20; Is 42,3). Il ajoutait: « Jean-Paul II qui a tout de suite pardonné à son agresseur, a intitulé l’un de ses messages pour la Journée mondiale de la paix : « Il n’y a pas de paix sans justice, il n’y a pas de justice sans pardon (2002) ». […].
Pour sa part, le porte-parole du Saint-Siège, M. Joaquin Navarro Valls a cité, dimanche 8 janvier, cette parole du pape Jean-Paul II, cinq jours après l'attentat, dans un message enregistré depuis son lit d’hôpital au Gemelli, lors de l’angélus du dimanche 17 mai 1981: « Je prie pour le frère qui m'a frappé et auquel j'ai sincèrement pardonné ». Le pape reprenait aussi à son compte un proverbe polonais et disant: « Une main a tiré. Une autre a dévié la balle ». Il a attribué cette protection à la Vierge Marie. Dans le même message, il a confié l'humanité au Cœur Immaculé de Marie. 
Le pape avait été atteint par 3 des balles tirées par le Browning d’Agça et blessé au ventre, au coude droit et à l'index de la main gauche. Le 23 mai, les médecins signaient un communiqué disant que la vie du pape n'était plus en danger. Sorti de l’hôpital, il sera une nouvelle fois au bord de la mort au mois d’août, du fait d’un virus contracté lors de la transfusion sanguine nécessaire lors de son opération, comme l’a raconté Mgr Dziwisz (cf. Zenit, 13 mai 2001). Le pape sortait de l'hôpital le 3 juin pour y retourner le 20 pour de nouveaux examens, qui allaient confirmer la présence d'un virus, cause de la fièvre et de différents symptômes. Un point de pleurésie allait compliquer les choses. Mais le 5 août, une opération d'une heure devait libérer le pape du système de dérivation mis en place lors de la première opération, et il allait pouvoir rentrer au Vatican le 14 août. Le lendemain, il célébrait l'Assomption devant une foule de cinquante mille personnes. Le soir, à 17 h 30, il s'envolait en en hélicoptère pour Castelgandolfo.
[…].
Condamné à perpétuité en Italie, Ali Agça, âgé de 23 ans au moment de l’attentat, avait été libéré au cours du Grand Jubilé, en juin 2000, à l’issue de la grâce signée non par le président italien Oscar Luigi Scalfaro, mais par son successeur Carlo Azeglio Ciampi, avec l’avis favorable du Vatican, après avoir purgé une peine de 19 ans. 
Lors de l'annonce de la grâce présidentielle, M. Navarro Valls, avait fait savoir la « satisfaction personnelle » du pape pour cette mesure (qui s'accompagnait de l'extradition vers la Turquie), en particulier du fait qu'elle survenait dans le cadre du Jubilé. Le pape avait reçu la mère de Mehmet Ali Agça en 1994 et en 1996, et son frère Adnan, en 1997. Le 26 février 1999, Agça avait lui-même écrit au pape lui demandant de bien vouloir intervenir favorablement auprès des autorités italiennes. Déjà, en 1997, le Vatican avait fait savoir qu'il n'y avait pas d'objection à la grâce. 
La justice italienne a alors remis l’ancien terroriste des « Loups gris » aux autorités turques : il y avait été condamné pour l’attaque d’une banque, dans les années 1970, et pour le meurtre d'un journaliste turc en 1979, mais s’était évadé. Après son extradition, sa peine à perpétuité a été transformée par les juges turcs à 10 ans, puis elle a été réduite à 5 ans pour « bonne conduite ».

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2. La Révolution de la haine.
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Repris du site Aletéia, les propos de Che GUEVARA.

"[…]
Ernesto Che Guevara était un jeune homme qui croyait en la construction d’un monde plus humain. Il était mû par l’amour des pauvres et la lutte pour la justice sociale. Mais le désir a grandi en lui de les obtenir à tout prix, en conquérant le pouvoir politique et en imposant sa vision. Il changea, abandonna progressivement ces idéaux qui faisaient de lui un être honnête.
Lors de la Tricontinentale en 1967, il a pu dire ce qu’il n’avait jamais dit quand il était un jeune humaniste : « Un révolutionnaire doit opter pour la haine comme facteur de lutte ; la haine intransigeante de l’ennemi, qui pousse au-delà des limites naturelles de l’être humain et en fait une efficace, violente, sélective et froide machine à tuer ». Le Che avait changé, il subissait les conséquences de s’être laissé pénétrer par le mal moral et il commença à justifier l’injustifiable. Dans sa nouvelle vision de la société, l’autre était un ennemi, un dommage collatéral. Il n’était plus guidé par le « bien commun » mais par le désir déshumanisant de ne pas laisser à l’ennemi « une minute de tranquillité, une minute de calme hors de ses casernes, et même dedans : l’attaquer où qu’il se trouve ; qu’il ait la sensation d’être une bête traquée où qu’il aille ».
Comment est-il possible qu’un homme qui avait prêché de nobles et justes idéaux soit devenu comme ces tortionnaires qu’il dénonçait ? Comment a-t-il pu se laisser entrainer par la soif de pouvoir politique et éprouver ce vil sentiment qui défigure l’humain ? La haine, fruit de la polarisation, comporte une dynamique psychologique d’autodestruction qui se nourrit de ressentiments. Mais ce n’est pas une force naturelle. Elle découle de décisions personnelles qui trahissent les idéaux les plus nobles par des pratiques viles et irrationnelles. Face à la haine, il faut une conversion, un changement, mais cela est-il possible ? Oui, certainement.
Nous le voyons avec les premières communautés chrétiennes. Elles vivaient clandestinement et subissaient les persécutions et les tortures, mais elles n’ont jamais répondu aux agresseurs avec les mêmes armes. Elles ont compris que la haine équivaut à tuer (1 Jean 3,15*). Haïr c’est renoncer à bien vivre, se laisser consumer par l’agressivité et les insultes. Changer signifie aimer l’ennemi. Cela ne signifie pas qu’il faut lui donner de l’affection, mais qu’il ne faut pas agir comme lui, il ne faut pas devenir tortionnaires et se laisser vaincre par la haine. La dépolarisation du pays dépendra de notre capacité à ne pas laisser la haine alimenter nos désirs, nos mots et nos actions. Nous pouvons retrouver la paix politique et la réconciliation sociale.
* « Quiconque a de la haine contre son frère est un meurtrier, et vous savez que pas un meurtrier n’a la vie éternelle demeurant en lui. »"

La mort de Che GUEVARA.

Che GUEVARA a été tué en Amérique du Sud par les forces boliviennes, après avoir été capturé vivant. Il a été exécuté et, pour avoir une preuve de sa mort, on lui a coupé les deux mains que l’on conservera dans le formol. Ainsi s’accomplit la parole de l’Evangile, quiconque se sert de l’épée périra par l’épée.
Inutile d’ajouter que je trouve répugnante l’exécution d’un homme sans défense, même s’il fut d’une très grande cruauté.