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vendredi 22 février 2019

Vendredi 22 février. Lettre à Marlène !


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Chère Marlène,

L’éclat de votre intelligence m’éblouit, la profondeur de votre réflexion me donne le vertige, la pertinence de vos comparaisons me laisse pantois tant elles surpassent en justesse celles d’Aristote, de Confucius, de Bouddha, de Lao Zi et de centaines d’autres philosophes réunis, qui font pâle figure à côté de votre splendeur philosophique. Heureusement, elles ne m’ont pas paralysé. Et je puis encore écrire.
"La Manif pour tous à des convergences idéologiques avec l’islamisme." Vous entendez bien, chers lecteurs ? Vous entendez combien résonne dans les ténèbres de la stupidité un jugement aussi massif, aussi injurieux, aussi haineux, une opinion indigne d’un ministre ? Faut-il reprocher aux musulmans d’aimer la famille comme vous le laissez entendre dans les commentaires que vous faites de vos propos ? Et faut-il comparer les pousseuses de poussettes aux barbus bardés de kalachnikov qui dézinguent à tout va ceux qui n’ont pas l’heur de leur plaire et n’ont qu’un lointain rapport avec nombre de fidèles de Mahomet dont ils se disent coreligionnaires et qu’ils s’efforcent de gagner à leur cause à coup de menaces et de pétrodollars.
La Manif pour tous n’est pas homophobe. Elle affirme, avec le bon sens multimillénaire de toutes les civilisations humaines, que le mariage est l’union d’un homme et d’une femme qui procréent et élèvent des enfants. Diable voilà qui sent furieusement la violence, voilà qui sent la poudre, qui verse le sang, qui décapite, pend, noie ou fusille.
Marlène, chère Marlène, pauvre Marlène, pourriez-vous accepter les opinions de ceux qui ne pensent pas comme vous sans les injurier, rendant ainsi tout débat impossible et inutile ? Je pense que la loge à laquelle vous appartenez va vous faire gagner des degrés dans l’échelle initiatique. Voyez-vous, je combats les idées de la franc-maçonnerie, car je les crois fausses. Mais il ne viendrait pas, à moi, l’idée de comparer les francs-maçons à des islamistes.
Chère Marlène, vous en avez trop dit ou pas assez. Trop, car on ne voit pas bien sur quoi vous tentez de fonder vos injures. Pas assez, car vous ne dites pas d’où vous parlez, au nom de quelle philosophie vous proférez de telles bêtises. J’ai envie de vous dire, comme Roxane à Christian pâmé d’amour aux pieds du balcon de sa belle, « Ça c’est le thème ! Glosez maintenant ! » Crachez votre bile contre les chrétiens en général, les catholiques en particulier. Dites-nous les raisons politiques, idéologiques et personnelles qui vous ont conduit à un tel dérapage, et alors peut-être pourrons-nous vous absoudre de la bêtise dont vous vous êtes rendu l’auteur ou le réceptacle.
Je vous prie, chère Marlène, d’agréer l’expression de mes hommages (si cependant une telle formule de politesse a encore du sens pour le ministre de l’égalité de l’homme et de la femme).

Philippe POINDRON.
Participant à toutes les manifestations organisées par LMPT.


Une dangereuse islamiste répond à la lumineuse, fluorescente, coruscante, étincelante Marlène.


Et voir aussi :


Alain FINKIELKRAUT réagit aux propos de Marlène. Il sait de quoi il parle, lui qui a été honteusement injurié il y a quatre jours.


Il paraît qu’il faut lutter contre la haine !


A dire vrai, Marlène, vous devez démissionner. Le plus tôt sera le mieux.

dimanche 25 mars 2018

Dimanche des Rameaux, 25 mars 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Arnaud, un témoin.


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C’est le moment de sortir du sommeil !
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1. LES CHRÉTIENS ET LE PARI BÉNÉDICTIN.
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"« Il ne faut pas être alarmiste, je sais, concède-t-il, mais nul ne peut ignorer les menaces très sérieuses qui pèsent sur les chrétiens, et les dangers bien réels du monde politique. Les chrétiens doivent comprendre ce que signifie être en minorité, et à quel point leur situation est critique. Sans cela, ils joueront à un jeu sans en connaître les nouvelles règles. » (Lance KINZER, ancien député à la Chambre des Représentants du Kansas ; il a abandonné la politique politicienne.) 
"KINZER soutient que les chrétiens, s’ils doivent effectivement se concentrer sur le local et les communautés paroissiales, ne peuvent pas pour autant se permettre de déserter la politique. L’enjeu des libertés religieuses est bien trop élevé. Que faire, en ce cas ? Il propose quelques pistes :
"— Entreprendre des actions aux niveaux local et national : interpeller les législateurs par courrier manuscrit (en non en copiant-collant des e-mails de groupes activistes) et lors des rencontres publiques.
"— Préférer des objectifs prudents atteignables. Ne pas se lancer à corps perdu dans la guerre culturelle et gâcher un capital politique précieux en gestes anecdotiques ou au contraire trop virulents. 
"— Rien n’est plus important que d’assurer la liberté, pour les institutions chrétiennes, de faire grandir les générations futures dans la foi. Vu notre faiblesse politique, c’est la priorité et le reste attendra. 
"— Faire appel aux médias locaux pour faire entendre la voix des chrétiens lors de débats importants.
"— Rester poli et respectueux, de manière à ne pas donner raison à ceux qui considèrent les engagements des chrétiens comme des combats de bigots puritains.
"— Parce que nous avons besoin de toute l’aide possible, former des alliances entre les différents courants du christianisme et avec les religions non chrétiennes. Tendre une main amicale aux homosexuels qui ne sont pas de notre avis, mais luttent pour la liberté d’expression et de pensée." 
Rod DREHER. Ouvrage cité.
Page 134.
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2. UN COMMENTAIRE PERSONNEL.
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Il ne fait aucun doute que les chrétiens sont les premiers visés par les fanatiques de l’islam. Ils en ont contre les « Croisés ». Nous venons de vivre un événement exceptionnel et le peuple français n’en a pas encore pris conscience ; les médias à cet égard, sont d’une lâcheté impardonnable, et je doute qu’un Godefroid de BOUILLON ou un Bohémond de TARENTE se soient laissé impressionner par des fanatiques qui croient défendre l’islam en assassinant ceux qu’ils appellent des mécréants ; ils les auraient pourfendus. Nous n’en sommes plus là, mais tout au moins pourrions-nous ne pas accepter que les chrétiens, leurs édifices, leur foi ne cessent d’être attaqués par les médias, avec la complicité de la justice qui ne sait plus ce qui est juste, ou celle d’un état qui naturalise un Marocain fiché S, condamné à plusieurs reprises, et laissé en liberté après de très légères condamnations. Comprenez bien qu’il ne s’agit pas de trouver des boucs émissaires sur qui déverser notre colère. Mais nous avons le droit, que dis-je le devoir de dire la vérité. La vérité que les médias nous cachent, la voici : elle émane d’un ami du lieutenant-colonel BELTRAME :

« Bonjour à tous,

Nous avons appris ce matin le décès d'Arnaud BELTRAME. 

Arnaud est le gendarme, lieutenant colonel, qui s’était proposé comme otage volontaire pour obtenir la libération d’une femme retenue par un terroriste hier à Trèbes dans l'Aude.

Un ancien collègue à lui organise un hommage prié à Notre-Dame de Compassion(75017) aujourd'hui à 17h00.
Ceux qui le souhaite et qui le peuvent sont fraternellement invités à nous y rejoindre.

Pour information, il venait de se convertir et se préparait pour son mariage dans 3 mois. Il était suivi par les moines de Lagrasse, qui lui ont donné l'extrême onction hier soir.

"Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime"

Sébastien RIVALLANT »

Avez-vous entendu un seul média parler de la conversion d’Arnaud à Celui qui sauve ? Ne faites donc vous pas le rapprochement entre son acte héroïque, prendre la place d’un otage, et sa rencontre avec le Crucifié ? Nous ne le savons pas, certes, mais moi je le fais ce ce rapprochement.
Nous pouvons aussi comparer l’attitude d’un homme debout à celle d’un homme imbibé de violences et de haine et qui donne un bien triste reflet de l’idée que quelques musulmans aveuglés se font de la virilité.
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3. CONTREPOINT DE REMI BRAGUE.
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Une lumière descendue du ciel éclaire l’attitude d’Arnaud BELTRAME :

"[…]. Nous sommes des êtres finis parce que nous sommes divisés, parce qu'il y a en chacun de nous deux aspects : je suis un être personnel, singulier, irremplaçable, mais il y a aussi en moi un côté « naturel», au sens très large, qui englobe tout ce que j'ai reçu. Ce qui, dans l'amour, nous unit à l'être aimé est le fait de ce que nous avons de plus personnel et de plus libre. Je n'ignore bien entendu nullement les tentatives des sciences humaines pour rattacher l'amour en tant que tel à ce qui en nous relève du naturel (par exemple de l'inconscient ou du social). Cependant, je me sens ici en droit de les déclarer sans pertinence. En effet, ces tentatives n'expliquent pas l'amour, mais le détruisent. Et le font justement du fait qu'elles tentent de l'expliquer. Un amour expliqué est un non-amour ou un amour illusoire."
Rémi BRAGUE.
Du Dieu des chrétiens et d'un ou deux autres. («Champs essais»).
Éditions Flammarion, Champs, Paris, 2009. (Page 104.)

Le choix d’Arnaud ne relève ni des sciences humaines, ni de la politique : il relève de la liberté et de l’amour de son semblable.
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4. LIENS UTILES.
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Après le déboulonnage de la statue du Pape Jean-Paul, la Fédération de la libre pensée veut interdire à nos militaires de se rendre dans des églises... 


Mais elle n’a pas empêché Arnaud de rentrer dans le Supermarché ! Chacun de nous appréciera les motivations et la pertinence de ces initiatives de la Libre-Pensée, en un moment particulièrement douloureux pour notre pays.
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Stéphane POUSSIER, ex-candidat de la FI, se réjouissait de la mort d’Arnaud ; il vient d’être exclu de la formation de Jean-Luc MÉLENCHON.


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Et enfin :

Voilà ce dont la presse n'a pas parlé ! Pensez donc ! D'ici que cet officier exemplaire ait déposé sa vie volontairement pour en sauver une autre ! Arnaud avait fait le pari bénédictin. Nous pensons à Marielle, son épouse, à sa maman, admirable de dignité. 


samedi 19 décembre 2015

19 décembre 2015. Nouvelles de la Résistance. La Révolution de l'amour et la Révolution de la haine.

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Le billet de ce jour aura une autre structure que celle à laquelle mes fidèles lecteurs (si, si, il y en a !) sont habitués. Il opposera deux visions du monde celle d’un monde unifié par l’amour, et celle d’un monde dominé par la haine. Je vous demande de lire intégralement ce billet. Je le dédie à une amie du midi. Elle se réconnaîtra.

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1. La Révolution de l’amour.
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Première épître de saint Paul aux Corinthiens, chapitre 13, versets 1 à 13.

"Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas l’amour, je ne suis plus qu’un airain qui sonne ou qu’une cymbale qui retentit. Quand j’aurais le don de prophétie et que je connaîtrais tous les mystères et toute la science, quand j’aurais la plénitude de la foi, une foi à transporter les montagnes, si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien. Quand je distribuerais tous mes biens en aumônes, quand je livrerais mon corps aux flammes, si je n’ai pas l’amour, cela ne me sert de rien.
L’amour est longanime, l’amour est serviable, il n’est pas envieux, l’amour ne fanfaronne pas, ne se rengorge pas ; il ne fait rien d’inconvenant, ne cherche pas son intérêt, ne s’irrite pas, ne tient pas compte du mal, il ne se réjouit pas de l’injustice, mais il met sa joie dans la vérité. Il excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout
L’amour ne passe jamais. Les prophéties ? Elles disparaîtront. Les langues ? Elles se tairont. La science ? Elle disparaîtra. Les langues, elles se tairont. Car imparfaite est notre science, imparfaite aussi notre prophétie Quand donc viendra ce qui est parfait, ce qui est imparfait disparaîtra. […].
Bref, la foi, l’espérance et l’amour demeurent tous les trois, mais la plus grande […] c’est l’amour.

Les fruits du pardon.

Vatican, Mardi 10 janvier 2006  – A propos de la libération, prévue jeudi prochain, à Istanbul, de Mehmet Ali Agça, auteur de l’attentat contre Jean-Paul II le 13 mai 1981, place Saint-Pierre, le cardinal Martino rappelle que Jean-Paul II a « pardonné à son agresseur » et cite le Message pour la Journée mondiale de la Paix 2002 : « Il n’y a pas de paix sans justice, il n’y a pas de justice sans pardon ». Le cardinal Renato Raffaele Martino a en effet déclaré, le 9 janvier, à la télévision de l’Associated Press: « Nous avons entendu à nouveau ces jours-ci Isaïe qui dit du Rédempteur: « Il est venu proclamer la libération des prisonniers; il ne brise pas le roseau froissé, il n’éteint pas la mèche qui fume » (cf. Lc 4,18; Mt 12,20; Is 42,3). Il ajoutait: « Jean-Paul II qui a tout de suite pardonné à son agresseur, a intitulé l’un de ses messages pour la Journée mondiale de la paix : « Il n’y a pas de paix sans justice, il n’y a pas de justice sans pardon (2002) ». […].
Pour sa part, le porte-parole du Saint-Siège, M. Joaquin Navarro Valls a cité, dimanche 8 janvier, cette parole du pape Jean-Paul II, cinq jours après l'attentat, dans un message enregistré depuis son lit d’hôpital au Gemelli, lors de l’angélus du dimanche 17 mai 1981: « Je prie pour le frère qui m'a frappé et auquel j'ai sincèrement pardonné ». Le pape reprenait aussi à son compte un proverbe polonais et disant: « Une main a tiré. Une autre a dévié la balle ». Il a attribué cette protection à la Vierge Marie. Dans le même message, il a confié l'humanité au Cœur Immaculé de Marie. 
Le pape avait été atteint par 3 des balles tirées par le Browning d’Agça et blessé au ventre, au coude droit et à l'index de la main gauche. Le 23 mai, les médecins signaient un communiqué disant que la vie du pape n'était plus en danger. Sorti de l’hôpital, il sera une nouvelle fois au bord de la mort au mois d’août, du fait d’un virus contracté lors de la transfusion sanguine nécessaire lors de son opération, comme l’a raconté Mgr Dziwisz (cf. Zenit, 13 mai 2001). Le pape sortait de l'hôpital le 3 juin pour y retourner le 20 pour de nouveaux examens, qui allaient confirmer la présence d'un virus, cause de la fièvre et de différents symptômes. Un point de pleurésie allait compliquer les choses. Mais le 5 août, une opération d'une heure devait libérer le pape du système de dérivation mis en place lors de la première opération, et il allait pouvoir rentrer au Vatican le 14 août. Le lendemain, il célébrait l'Assomption devant une foule de cinquante mille personnes. Le soir, à 17 h 30, il s'envolait en en hélicoptère pour Castelgandolfo.
[…].
Condamné à perpétuité en Italie, Ali Agça, âgé de 23 ans au moment de l’attentat, avait été libéré au cours du Grand Jubilé, en juin 2000, à l’issue de la grâce signée non par le président italien Oscar Luigi Scalfaro, mais par son successeur Carlo Azeglio Ciampi, avec l’avis favorable du Vatican, après avoir purgé une peine de 19 ans. 
Lors de l'annonce de la grâce présidentielle, M. Navarro Valls, avait fait savoir la « satisfaction personnelle » du pape pour cette mesure (qui s'accompagnait de l'extradition vers la Turquie), en particulier du fait qu'elle survenait dans le cadre du Jubilé. Le pape avait reçu la mère de Mehmet Ali Agça en 1994 et en 1996, et son frère Adnan, en 1997. Le 26 février 1999, Agça avait lui-même écrit au pape lui demandant de bien vouloir intervenir favorablement auprès des autorités italiennes. Déjà, en 1997, le Vatican avait fait savoir qu'il n'y avait pas d'objection à la grâce. 
La justice italienne a alors remis l’ancien terroriste des « Loups gris » aux autorités turques : il y avait été condamné pour l’attaque d’une banque, dans les années 1970, et pour le meurtre d'un journaliste turc en 1979, mais s’était évadé. Après son extradition, sa peine à perpétuité a été transformée par les juges turcs à 10 ans, puis elle a été réduite à 5 ans pour « bonne conduite ».

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2. La Révolution de la haine.
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Repris du site Aletéia, les propos de Che GUEVARA.

"[…]
Ernesto Che Guevara était un jeune homme qui croyait en la construction d’un monde plus humain. Il était mû par l’amour des pauvres et la lutte pour la justice sociale. Mais le désir a grandi en lui de les obtenir à tout prix, en conquérant le pouvoir politique et en imposant sa vision. Il changea, abandonna progressivement ces idéaux qui faisaient de lui un être honnête.
Lors de la Tricontinentale en 1967, il a pu dire ce qu’il n’avait jamais dit quand il était un jeune humaniste : « Un révolutionnaire doit opter pour la haine comme facteur de lutte ; la haine intransigeante de l’ennemi, qui pousse au-delà des limites naturelles de l’être humain et en fait une efficace, violente, sélective et froide machine à tuer ». Le Che avait changé, il subissait les conséquences de s’être laissé pénétrer par le mal moral et il commença à justifier l’injustifiable. Dans sa nouvelle vision de la société, l’autre était un ennemi, un dommage collatéral. Il n’était plus guidé par le « bien commun » mais par le désir déshumanisant de ne pas laisser à l’ennemi « une minute de tranquillité, une minute de calme hors de ses casernes, et même dedans : l’attaquer où qu’il se trouve ; qu’il ait la sensation d’être une bête traquée où qu’il aille ».
Comment est-il possible qu’un homme qui avait prêché de nobles et justes idéaux soit devenu comme ces tortionnaires qu’il dénonçait ? Comment a-t-il pu se laisser entrainer par la soif de pouvoir politique et éprouver ce vil sentiment qui défigure l’humain ? La haine, fruit de la polarisation, comporte une dynamique psychologique d’autodestruction qui se nourrit de ressentiments. Mais ce n’est pas une force naturelle. Elle découle de décisions personnelles qui trahissent les idéaux les plus nobles par des pratiques viles et irrationnelles. Face à la haine, il faut une conversion, un changement, mais cela est-il possible ? Oui, certainement.
Nous le voyons avec les premières communautés chrétiennes. Elles vivaient clandestinement et subissaient les persécutions et les tortures, mais elles n’ont jamais répondu aux agresseurs avec les mêmes armes. Elles ont compris que la haine équivaut à tuer (1 Jean 3,15*). Haïr c’est renoncer à bien vivre, se laisser consumer par l’agressivité et les insultes. Changer signifie aimer l’ennemi. Cela ne signifie pas qu’il faut lui donner de l’affection, mais qu’il ne faut pas agir comme lui, il ne faut pas devenir tortionnaires et se laisser vaincre par la haine. La dépolarisation du pays dépendra de notre capacité à ne pas laisser la haine alimenter nos désirs, nos mots et nos actions. Nous pouvons retrouver la paix politique et la réconciliation sociale.
* « Quiconque a de la haine contre son frère est un meurtrier, et vous savez que pas un meurtrier n’a la vie éternelle demeurant en lui. »"

La mort de Che GUEVARA.

Che GUEVARA a été tué en Amérique du Sud par les forces boliviennes, après avoir été capturé vivant. Il a été exécuté et, pour avoir une preuve de sa mort, on lui a coupé les deux mains que l’on conservera dans le formol. Ainsi s’accomplit la parole de l’Evangile, quiconque se sert de l’épée périra par l’épée.
Inutile d’ajouter que je trouve répugnante l’exécution d’un homme sans défense, même s’il fut d’une très grande cruauté.




samedi 1 février 2014

Nouvelles de la Résistance : Haine, ressentiment et pensée abstraite .

La devise :

Non ! Non et non ! Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. La citation du jour

Dans un certain nombre de billets, j'ai déjà fait allusion à Marcel DE CORTE et à son livre intitulé L'intelligence en péril de mort (Editions du Club de la Culture française, Paris 1969). C'est un ouvrage rare dans tous les sens du terme ; rare à dénicher dans une librairie, rare par son contenu. Si vous avez l'occasion d'en trouver un exemplaire (il sera nécessairement d'occasion), n'hésitez pas, achetez-le ! Voici un extrait du chapitre premier de cette magistrale réflexion :

"Parce que le monde réel lui inflige sans désemparer les désaveux les plus cinglants, [la pensée abstraite, déracinée de l'expérience] doit faire appel aux puissances hostiles du ressentiment et de la haine qui l'anéantiront, mais parce qu'elle ne peut réaliser ses promesses toujours démenties par la force même des choses, elle doit en appeler aux puissances de l'appétit, de la convoitise, de la concupiscence pour soutenir l'architectonique de ses songes, et pour les projeter dans le futur par incapacité congénitale à les incarner dans le présent."
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2. Commentaires.

La "théorie" du genre n'a pas encore reçu le moindre début d'ombre de soupçons de commencement de preuve scientifique expérimentale, que ses concepteurs entendent l'imposer à nos enfants en invoquant des "analyses", des "observations" ou des "faits" (conscients de la faiblesse de leur opinion, leurs tenants n'utilisent pas le mot théorie du genre, mais celui de faits de genre). Monsieur PEILLON a beau prétendre le contraire, il ment quand il dit que cette "théorie" n'est pas enseignée dans les écoles. Il faut dire que celle-ci est propagée essentiellement par les milieux homosexuels, qui en essayant d'abolir la distinction des sexes, entendent aussi s'affranchir d'une sorte de culpabilité sur leur orientation sexuelle. (Judith BUTLER, la grande théoricienne de cette élucubration, affiche hautement son statut de lesbienne.)
Or nous disposons de deux tentatives d'expériences tendant à montrer l'une le bien fondé de la théorie du genre, l'autre les bienfaits d'une éducation "neutre" en matière de reconnaissance du sexe biologique dans l'éducation.

Il y a celle du sinistre Dr MONEY (c'est son nom et c'est tout un programme) ; après avoir opéré un garçonnet de 8 mois qui présentait une malformation du pénis consécutive à une circoncision ratée, il le fait élever comme une fille. David REIMER, c'est son nom, subit une castration, et MONEY prévoit même de faire une vaginosplastie ; il bourre DAVID d'oestrogènes et il le renomme Brenda. David a un frère jumeau. MONEY les incite à faire l'amour ensemble, les photographie nus, et publie dans des revue pédophiles. David, à l'adolescence, décide d'être ce que la nature a fait de lui : un mâle. Il reprend  son prénom. Quand il atteint l'âge d'homme, il se suicide, et son frère Brian sera retrouvé mort, après, dit-on, avoir absorbé trop de médicaments qu'on lui administrait pour traiter une schizophrénie. En vérité, cette mort est un suicide.

Il y a également cette expérience réalisée dans un kibboutz, en Palestine, dans les années 1920. Je vous suggère d'en aller lire le compte-rendu au site suivant :

http://lavoiedelepee.blogspot.fr/2014/01/des-bleus-et-des-roses-sont-dans-un.html

Pour illustrer la citation de Marcel DE CORTE, voici la lettre qu'un parent a reçu. Je crains que vous ne puissiez la voir, et vous signale que ce parent est menacé d'un signalement au procureur pour dérive sectaire, parce qu'il a retiré son enfant pour une journée ! La voilà bien la haine et le ressentiment, la violence de ce ramassis d'imbécile. Nous ne voulons pas pour nos enfants de cette éducation-là qui est parfaitement destructrice. Il y a des homosexuels, c'est un fait ; il y a des trans-sexuels ; c'est exact ; il y a des bisexuels c'est non moins vrai. Avec l'introduction de la prétendue éducations sexuelle pour les enfants de 6 ans, j'affirme qu'il y une intrusion insupportable, à la limite de la pédophilie, dans l'intimité des petits : Maxima pueris reverentia debetur. Merci à Dominique qui m'a transmis cette information.

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Monsieur HOLLANDE, monsieur PEILLON, monsieur VALLS feraient mieux, le premier de s'occuper du chômage, des sans-abris, de la pauvreté qui galope, de la perte de compétitivité de notre pays, du ridicule dont il couvre notre patrie avec sa vie privée, le second, de l'illéttrisme et de l'absence de formation de plus de 100 000 jeunes qui tous les ans sortent du système scolaire sans aucun diplôme, et le troisième devrait planter sa tente à MARSEILLE avec un fusil à lunette pour débusquer les tueurs qui rodent dans les quartiers Nord de cette bonne ville : il y a eu quand même quatre assassinats à MARSEILLE au mois de janvier. Menton Pointu ne semble pas trop s'en inquiéter : projection dans un futur radieux (demain ça ira mieux, foi de Menton Pointu) par incapacité congénitale à incarner ses songes (creux)  dans le présent. Exeant !
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3. Info sur la résistance.

Trajet parisien de La Manif Pour Tous.


PARCOURS-2FEV-1
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Manif pour Tous à Paris de l'Ecole Militaire à Denfert-Rochereau.

Un accord vient d’être trouvé avec la préfecture de police concernant le parcours.
Pour le départ du cortège, les manifestants sont invités à rejoindre dès 13h la place de l’Ecole Militaire. La tête de cortège s’élancera par l’avenue Bosquetpour arriver sur la Place Denfert-Rochereau où un podium sera installé.
Un dispositif audio et vidéo sera mis en place autour de la place afin de permettre au plus grand nombre de suivre les interventions et l’animation prévue sur le podium à partir de 15h.
La Manif Pour Tous rappelle le sujet de ses manifestations de dimanche : parce qu’elle défend le droit de l’enfant à avoir un père et une mère, et sa famille, elle dira NON à la PMA pour les couples de femmes, NON à la légalisation des mères porteuses (GPA), NON à l’enseignement du genre à l’école (NON à l’ABCD de l’égalité) et NON aux autres projets anti-familles du gouvernement.
Comme pour les précédentes mobilisations de La Manif Pour Tous, c’est dans un bon état d’esprit que les familles se préparent à faire entendre leurs voix dans le calme et la détermination.
La Manif Pour Tous dénonce en effet les manœuvres du gouvernement : que ce soit hier matin sur RTL au micro de Jean-Michel Apathie ou hier soir sur France 3 dans un débat avec la présidente de La Manif Pour Tous, Dominique Bertinotti, Ministre déléguée à la famille, a confirmé que la PMA pour les couples de femmes est bel et bien à l’ordre du jour. Car si cette mesure, qui conduit à la fabrication d’enfants privés de leurs pères, ne doit pas figurer dans le projet de loi Famille, Dominique Bertinotti n’a pas fermé la porte au soutien du gouvernement à un amendement sur le sujet. Or, des députés ont d’ores et déjà annoncé qu’ils déposeraient un amendement en ce sens. Dominique Bertinotti a par ailleurs rappelé que sur cette question de la PMA, le gouvernement suivra la recommandation du CCNE (Comité consultatif national d’éthique) dont la composition a été profondément modifiée en septembre dernier par le Président de la République lui-même.
La Manif Pour Tous de dimanche est donc l’occasion de dire au gouvernement que nous ne sommes pas dupes sur ses projets concernant la PMA, et demain les mères porteuses, nouvel esclavage du 21e siècle dont les femmes démunies commencent déjà à être les victimes.
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La France vue par un journal italien (via le salon beige).


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Le jeûne de Béatrice BOURGES (vidéo).

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=nQcyCFFhZs8

Je dois préciser ici que je ne trouve pas l'initiative de Béatrice BOURGES judicieuse, dans la mesure où elle n'a aucune chance d'aboutir. Mais je trouve que Menton Pointu est lamentable, et qu'il révèle sa petitesse d'esprit dans toutes ses dimensions : largeur, longueur et hauteur. Il ferait mieux de s'occuper de la délinquance, de la sécurité et des dealers marseillais.

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Agression d'Albéric Dumont, coordinateur de LMPT (Salon beige).

DA la sortie de son rendez-vous de plusieurs heures avec la préfecture de police afin de déterminer le parcours de la manifestation de dimanche, parcours qui n'a toujours pas trouvé de point d'arrivée, Albéric Dumont a été agressé par 15 militants antifas, que Manuel Valls n'a jamais inquiétés.
Il a porté plainte et ses agresseurs ont été interpellés. Il n'est pas blessé et reste plus déterminé que jamais.
Interpellés les agresseurs ? Il serait intéressant de savoir ce qui les attend...
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Clin d'oeil ! (Merci à Brigitte !)





lundi 12 août 2013

Nouvelles de la Résistance, l'opinion du député socialiste Jérôme Lambert, premier billet du 12 août 2013

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Voici une déclaration du député PS, Jérôme LAMBERT, l'un des rares députés de gauche à avoir voté contre la loi TAUBIRA.
 
"Ce n'est pas l'élection du Président de la République qui fait la loi, c'est l'assemblée nationale. Quand j'entends dire que les Français ont tranché le 6 mai, je dis non. Avoir voté comme moi pour François Hollande ne signifie pas forcément être d'accord avec toutes les propositions du candidat. Parmi ses soixante propositions, trois ou quatre me dérangeaient, en particulier celle du « mariage pour tous ». [...] Dans mon environnement charentais, cela fait des mois que je parle de mes doutes sur cette reforme. Quand je m'adresse à des gens de gauche, plus de 80 % comprennent les raisons pour lesquelles je redoute les conséquences du « mariage homosexuel » ; 99 % des commentaires que je reçois par mail ou par courrier me sont favorables ! [...] Je n'admets pas dans ce projet de loi son impact sur la filiation : je refuse de donner à des enfants une double filiation paternelle ou une double filiation maternelle. Je crois que la loi peut corriger les erreurs ou les excès de la nature, sinon ce serait la loi de la jungle. Mais la loi ne peut pas changer la nature d'un homme et d'une femme. "
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Chers amis, je vous invite à aller sur le site du Journal Libération qui, parlant des Veilleurs sous le titre Au secours, ils reviennent, donnent libre cours à des commentaires d'une violence et d'une haine dont on n'a guère l'idée si l'on ne les voit pas soi-même. Il en est de même du site des Veilleurs-Officiels, où un nombre croissant de commentaires injurieux apparaissent. Ces commentaires, d'un ton parfaitement uniforme, sont probablement télécommandés, car le président normal s'inquiète de ne pouvoir contrôler les réseaux sociaux. Si vous commentez, ce que je vous invite instamment à faire, faites-le sans violence, sans haine et sans jugement de valeur ; insistez sur les droits de la conscience (madame TAUBIRA a elle-même dit qu'elle agissait selon sa conscience, et rien que cet aveu légitime notre résistance à sa loi ; nous n'avons aucune raison de mettre en doute sa bonne foi quand elle affirme suivre cette conscience, et elle n'en a pas davantage pour suspecter notre bonne foi), insistez sur le fait que des telles résistances dans l'opinion publique doivent être prises en considération, qu'elles traduisent un mouvement profond de refus. Quant aux arguments plus subtils qui nous invitent à parler des enfants pauvres et à les défendre, plutôt que de protéger les éventuels enfants d'une paire homosexuelle, on peut objecter que la défense de ces enfants ne figuraient pas dans le programme du candidat et qu'elle ne figure pas davantage dans ses projets. Je propose donc, en plus de notre résistance spirituelle et non violente, que nous lancions un grand mouvement d'aide et de solidarité pour ces enfants, d'où qu'ils viennent : soutien scolaire, aide alimentaire, aide aux logements, loisirs et éducation... Prenons le relais de ces incapables qui n'ont qu'une idée : avoir le pouvoir, et le conserver le plus longtemps possible. Ne nous payons pas de mots comme eux, agissons concrètement.
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Je commenterai aujourd'hui dans un deuxième billet l'accusation d'un commentateur du site des Veilleurs qui traite monsieur LAMBERT de député félon ce qui en dit long sur la puissance de l'idéologie et le manque de recul de nombre d'opposants à notre mouvement.
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mardi 11 septembre 2012

Le triomphe de l'humour haineux ; l'éructation de l'envie

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Deux événements récents me donnent à penser que nous ne prenons pas le bon chemin de la paix civile.
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Le journal Libération fait dans l'humour haineux en titrant CASSE-TOI RICHE CON et en vilipendant  Bernard ARNAULT qui demande la nationalité belge. Plusieurs remarques à ce propos. Il semble que ce journal continue d'être hanté par le Président SARKOZY, puisqu'il singe et subvertit la réponse malheureuse que celui-ci a faite à un de nos concitoyens qui l'insultait (il est nécessaire de bien souligner ce point). Ensuite, et quoique monsieur de ROTSCHILD (qui est le principal actionnaire de ce torchon) dise de bien sur ce titre en en vantant les vertus commerciales, il s'agit tout simplement d'une injure. Monsieur ARNAULT a bien expliqué qu'il continuait de payer ses impôts en France, rien n'y fait. Libération lui prête de sombres intentions de soustraction à ses obligations fiscales. Il y a des limites aux jugements téméraires et aux pétitions de principe. Monsieur ARNAULT a porté plainte. Il a raison. Et j'espère bien qu'il va gagner son procès. Libération aura gagné de l'argent de bien mauvaise manière.
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Deuxième événement intéressant. L'intervention de monsieur MELANCHON, présentée à un journal télévisé, sur cette demande de naturalisation. Il fallait voir la tête de l'orateur, le rictus véritablement haineux, le visage révulsé ; il disait à son public : "Non, mais vous vous rendez-compte ? Quarante milliards d'euros ? Vous voyez ce que ça fait par jour, par heure, par minute ?" Il suait le ressentiment et l'envie, le désir de démolir, la rage impuissante. Je vous jure que je n'exagère pas l'impression qui se dégageait de cette intervention. Elle appelle plusieurs remarques sous forme de questions. La première a trait à un fondement essentiel de la morale qui est le principe de réciprocité : ne pas faire à autrui ce qu'on ne voudrait pas qu'il nous fasse. (a) Supposons que monsieur MELANCHON soit multimilliardaire, trouverait-il juste qu'on l'impose à 75 % au-delà d'un certain revenu, ce qui, avec le RDS, la CSG, l'ISF revient à faire payer en impôt une somme supérieure au revenu ?  Quelle serait sa réaction ? (b) Monsieur ARNAULT a-t-il accumulé malhonnêtement sa fortune ? A-t-il dissimulé des revenus ? A-t-il fraudé le fisc ? Peut-on lui reprocher d'utiliser à son intérêt les possibilités que lui offre la loi s'il ne l'enfreint pas ? (c) Monsieur ARNAULT a-t-il nui à sa patrie par son activité ? (Il semble que non quand on voit les sommes que les étrangers dépensent pour acheter des produits de luxe de type VUITTON ou MOET-HENNESSY) ? A-t-il délocalisé toute sa production ? Paye-t-il mal les personne qu'il emploie dans ses entreprises ? Y a-t-il dans le monde politique un homme de son envergure capable de donner du travail à des milliers, voire des dizaines de milliers de compatriotes par sa seule activité, son sens des affaires, son esprit d'entreprise ? Répondez, monsieur MELANCHON, et faites-le honnêtement s'il vous plaît !
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Mais je conclus. Si monsieur ARNAULT, ce qui reste à démontrer, demandait la nationalité belge pour échapper à l'impôt, celui-ci serait-il injuste (attendons l'avis du Conseil Constitutionnel), alors il ne mériterait pas de rester Français. Et monsieur MYARD, député UMP, maire de MAISONS-LAFFITTE, connu pour son franc parler et ses opinions claires sur nombre de problèmes brûlants qui nous minent, a raison : c'est scandaleux. Et je redis ce que j'ai déjà dit au moins dix fois dans mes billets : exil fiscal ? déchéance de la nationalité ! Mais pas de procès d'intention, pas de haine, pas de lutte des classes : tout cela nous a fait assez de mal. Il suffit de prendre acte ; on ne peut se prévaloir de l'aide de sa patrie quand on refuse de la servir ; un point, c'est tout.
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Voilà pour aujourd'hui.

dimanche 18 avril 2010

Que la haine est toujours la fille d'un préjugé

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Je vous ai dit hier soir que, dans le billet de ce jour, je reviendrais sur les réflexions de Cynthia FLEURY (dont une de mes lectrice et très fidèle amie prétend qu'elle me sert d'égérie !). Promesse tenue. Cynthia parle fort bien d'une pathologie propre à notre démocratie, celle du mal de dire le mal, pathologie qui, selon moi, frappe surtout les journalistes et les hommes politiques.
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Tout le monde ou presque connaît l'histoire du jeune Joseph, le dernier fils de Jacob, ce jeune Joseph livré par ses frères à des marchands de passage, en raison de la haine qu'ils lui portaient. Ils n'acceptaient pas que leur père semblât manifester une préférence pour ce petit dernier, que Rachel, sa mère, avait attendu si longtemps et qui était morte peu de temps après l'avoir mis au monde. Voici comment Cynthia FLEURY commente, avec l'aide de Marc-Alain OUAKNIN, cet épisode :
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"[...] La haine des fils contre Joseph est née de l'idée qu'ils se faisaient des sentiments de leur père à l'endroit de Joseph et du contenu de ses songes. [Joseph, en effet, avait rêvé qu'il aurait un avenir lumineux et puissant. Note du transcripteur]. Avant la haine, il y a donc l'interprétation que l'on se fait des choses - et finalement le préjugé. Or qu'est-ce que la médisance sinon (d'abord) un préjugé ? Qu'est-ce que médire, sinon juger le monde à partir de schémas déjà connus ? Avant même d'interroger la teneur des événements et des actes, on juge d'emblée, on statue et l'on médit."
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C'est très exactement ce que je reproche à l'opposition socialiste qui critique, médit, moque, et ridiculise le Président de la République, avant même de s'interroger sur le contenu ses réformes qu'il propose. Je fais le même reproche à ceux qui, "à droite" (mot idiot, et erreur topologique fondamentale) critiquent sans en examiner les tenants et les aboutissants, les rares idées émises par l'opposition. Mais je suis obligé de constater que la rancune et la haine sont de ce côté-là (à "droite") moins tenaces et moins rancies que de ce côté-ci (à gôôôôche). Le socialisme français et les médias qui le suivent sont les champions de la médisance, du ressentiment, de la haine et de la rage impuissante.
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Alors quelles solutions trouver à cette situation où des partis, agitateurs de passions collectives, et donc ouvriers du mal tel que le dit Simone WEIL (cf le billet d'hier), entretiennent une division stérile, et interdisent par conséquent un vrai débat public ?
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Je vous ai dit hier que je citerai aussi Rémi BRAGUE. Il me semble qu'il ouvre un début de réponse à la question. Voici ce que dit cet excellent philosophe sur le dialogue, forme intime du débat public : "Si l'on souhaite un véritable dialogue, il faut commencer par respecter l'autre. Ce qui implique : le comprendre comme il se comprend lui-même, prendre les mots sont il se sert dans le sens qu'il leur donne, accepter la situation initiale de désaccord pour tenter de la faire évoluer vers une meilleure compréhension."
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On aura reconnu là les règles formulées par Jürgen HABERMAS dans son ouvrage majeur : Pour une éthique de la communication. Peut-être la dignité du débat public exige-t-elle un peu plus de morale, un peu moins d'arrogance et de volonté de puissance ? Qui ne voit la profonde convergence d'analyse de ceux qui font l'effort de penser avant de trancher : hier Simone WEIL, Jürgen HABERMAS, aujourd'hui Cynthia FLEURY et Rémi BRAGUE ? Ces philosophes n'ont pas forcément les mêmes opinions politiques, mais ils sont les amis des hommes et l'honneur de l'humanité. Allons, messieurs et mesdames les journalistes, messieurs et mesdames les politiques, encore un petit effort.
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Je m'absente quelques jours et reprendrai à mon retour. J'aimerais que mon lecteur déçu se manifeste.