vendredi 31 août 2012

Le Monde nous la baille belle...

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Il n'est pire sourd que celui qui ne veut point entendre. Le Monde et ses journalistes font partie de la cohorte des idolâtres qui dansaient de joie dans l'avion, quand Françoise HOLLANDE rentrait à Paris au soir de son élection, et qui semblent atteints d'une surdité profonde à quoi s'ajoute une cécité définitive et irrémédiable. Souffrez que vous explique brièvement pourquoi.
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Dans le numéro daté du 20 août, en page 12, en bas à droite, le Journal publie une note sur l'immigration et un commentaire sur la circulaire concernant les Roms. Notons d'abord qu'en 15 jours, Monsieur VALLS a fait évacuer plus de camps illicites de Rom que ne l'a fait monsieur GUÉANT en six mois. Et les évacuateurs n'y ont pas été de main morte ; je l'ai vu de mes yeux vu au Journal Télévisé : des pelleteuses ont broyé les abris de fortune, et les baraquements illégalement installés, tandis qu'on renvoyait en Roumanie leurs habitants (pour le dernier camp évacué). Voilà pour les faits. Or donc, une circulaire sur l'évacuation des campements illicites vient d'être publiée. Les journaleux du Monde précisent : "Intitulée 'Circulaire relative à l'anticipation et à l'accompagnement des opérations d'évacuation des campements illicites', elle donne un cadre relativement précis aux préfets sur la façon dont les campements illégaux doivent désormais être démantelés. Un changement de ton comparé à l'époque SARKOZY".
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Ainsi, il y a des bonnes évacuations, celle qui se font à l'ombre des circulaires à changement de ton, et les mauvaises, celles qui exécutent elles aussi les décisions de justice mais à l'époque SARKOZY. Je vais commenter leur commentaire à ces faux-culs : parlent-ils du contenu de cette circulaire ? Que nenni ! Ils se bornent à dire que puisque circulaire il y a, anticipation, accompagnement des opérations d'évacuation, il y a par conséquent un changement de ton. Il me semble à moi, que le résultat est le même, et que plutôt de spéculer sur des mots, ils feraient mieux de voir la réalité : dans les deux cas, du temps de monsieur SARKOZY et de celui de monsieur HOLLANDE, on évacue et on renvoie. Et pour les habitants des campements illicites, il n'y guère de différence. Entendîtes-vous madame BALASKO, messieurs Yannick NOAH et Pierre ARDITI et tant d'autres supporters d'une idole qui commence à se fissurer (avant de s'effondrer ?) protester, proposer aux Roms de venir s'installer sur les pelouses de leurs propriétés ? Rien. Des mots, des mots, des paroles verbales, et la dure réalité : il n'est pas acceptable de laisser s'installer n'importe où des gens que l'on ne peut accueillir dignement dignement et à qui on ne peut assurer un revenu régulier.
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Voulez-vous un autre exemple de la partialité du Monde ? Dans la même livraison, page 9, l'incipit de l'article consacré au 150 000 contrats pour les jeunes est celui-ci : "Après la publication, lundi 27 août, des mauvais chiffres du chômage, LE GOUVERNEMENT REPREND LA MAIN !" On croit rêver. Il reprend la main ? Mais ils se moquent de nous, ces guignols. Le problème de la France est un problème d'insuffisance de production de richesses. Ce n'est pas en ponctionnant encore plus ceux qui les produisent et en tapant sur la patrons qu'on va stimuler cette dernière. Les richesses sont issues du secteur primaire (agriculture, mines, élevage) et secondaire (transformation, commerce, transport). Le secteur tertiaire fleurit comme les champignons de couche sur un substrat nutritif qui ne leur est en rien redevable : de la bonne terre, fumée par de l'engrais d'origine animale. On aurait pu penser que ces emplois allaient être mis au service des producteurs de richesse. Il n'en est rien. On les réserve au secteur public et notamment aux collectivités territoriales (déjà surchargées de personnels), et pour des emplois dont l'utilité ne peut être discernée qu'au moyen d'un microscope incantatoire très puissant. Nous nageons en plein dans un système qui nous enfonce dans la décadence, ôte aux citoyens la responsabilité de leur vie, et ne leur fait miroiter que les plaisirs de l'instant présent et de l'immédiateté. Le Monde, décidément, nous la baille belle.
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Si chacun d'entre nous, qui le pouvons, acceptions de parrainer un jeune en difficulté, en lui donnant des cours, en le recevant, en l'aimant tout simplement, mais de manière exigeante et simple, on avancerait un peu plus vite. Et 150 000 personnes bénévoles, ça se trouve. Les organisations qui pourraient recueillir les demandes existent. Il suffirait de leur confier cette tâche, au lieu de l'abandonner à un état de plus en plus totalitaire et irréaliste.
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C'est tout pour aujourd'hui.

dimanche 26 août 2012

Suite...

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Hier, je vous livrais quelques réflexions d'Hannah ARENDT. Elle avait compris l'essence même du message christique. Jésus n'a jamais dit qu'il fallait combattre la puissance publique, mais qu'il fallait ne lui rendre que son dû et le reste à Dieu. Tout le monde connaît le "Rendez à César". Et du reste, il ajoutait : "vous êtes dans le monde, mais vous n'êtes pas du monde". C'est en s'appuyant sur les commentaires qu'on fait depuis des siècles les théologiens chrétiens qu'Hannah ARENDT a pu développer son argumentation sur le refus des chrétiens à accepter que les relations interhumaines n'aient pour seul lieu d'expression que l'espace public, l'espace proprement politique.
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Sans le vouloir, encore une fois, je tombe sur cette prière, que dis-je ? ce cri de Mère TERESA, qui complète mon billet d'hier. Elle avait tout compris et elle a donné sa vie, littéralement, pour affirmer la vérité des paroles de Jésus. Là voici. Je vous la livre, en me disant que je suis bien loin de pratiquer ce qu'elle recommande avec tant de vigueur.
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"Quand je suis découragée, envoie-moi quelqu'un à encourager !
Quand j'ai besoin de la compréhension des autres, donne-moi quelqu'un qui ait besoin de la mienne !

Quand ma croix devient lourde, donne-moi la croix d'un autre à partager !
Quand je suis pauvre, conduis-moi à quelqu'un dans le besoin !

Quand j'ai froid, envoie-moi quelqu'un à réchauffer !
Quand je suis blessée, donne-moi quelqu'un à consoler !

Quand je n'ai pas le temps, donne-moi quelqu'un que je puisse aider un instant !
Quand je suis humiliée, donne-moi quelqu'un dont j'aurai à faire l'éloge !

Seigneur, quand je suis affamée, donne-moi quelqu'un qui ait besoin de nourriture,
Quand j'ai soif donne-moi quelqu'un qui ait besoin  d'eau !"
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Voilà à quoi les disciples sont appelés. En vous livrant cette prière, en vous parlant de cette femme qui a eu la force et l'audace de vivre ce que le Maître demandait, je m'interroge moi-même. Video méliora, deteriora sequor ! Et de nouveau, je m'efforce d'écouter.
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Oui, il y a urgence à créer ces cellules de vie saines et saintes. On y reviendra. Et comme une citation ne vient jamais seule, permettez-moi de conclure par cette remarque de notre cher Gustave THIBON : "Il est plaisant de voir que ce sont les hommes qui crient le plus que tout doit changer qui pensent le moins à se changer eux-mêmes ! Mais la vraie nouveauté [et c'est bien ce que détaille concrètement mère TERESA, me permettrai-je de remarquer dans ce billet] ne peut naître qu'en nous - c'est celle de 'l'homme nouveau' dont parle saint Paul. Le Christ a dit "Soyez parfait comme votre Père céleste est parfait", et le seul progrès qui n'a pas de limite et pas de rançon, c'est celui qui va dans ce sens."
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Le seul programme, le seul chemin, la seule issue offerts à l'humanité est celui de la sainteté. Et ma foi, plutôt que d'y encourager les autres, exerçons-nous chacun à marcher sur ce chemin. Comme dit mon très cher Gustave,, "on est bien certain [d'y] marcher longtemps, de ne jamais s'arrêter, et de ne jamais y arriver... Mais hors de ce chemin, comme dit le Sage, que peut-il arriver de nouveau au vieil homme ?
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Je m'absente pour quatre jours.

samedi 25 août 2012

Nec ulla magis...

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Dans le livre d'Hannah ARENDT qui reprend des textes fragmentaires recueillis par Ursula LUDZ, et intitulé Qu'est-ce que la politique ? notre philosophe cite ce passage de TERTULLIEN tiré de l'Apologétique : Nec ulla magis res aliena quam publica (Rien  ne nous est plus étranger que la politique). ARENDT, avec une finesse d'analyse magistrale, indique que pour un chrétien, il s'agit d'offrir à tous les hommes, sans exception, la possibilité d'une liberté analogue à celle qu'elle appelle la liberté académique et qui, grâce à l'établissement d'un espace proprement politique et public, offert chez les Grecs à une multitude d'égaux, avait permis à un petit nombre de privilégiés de jouir d'une vraie liberté de pensée au sein de l'Académie.
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Bien plus, et avec autant de pénétration, elle indique ceci : "Pour les chrétiens, il ne s'agit pas d'établir un espace pour le petit nombre à côté de celui de la multitude : il s'agit bien plutôt du fait qu'un espace public, qu'il soit pour le petit nombre ou pour la multitude, est inacceptable en raison de son caractère public." Un peu plus loin, elle ajoute : "Une communauté d'hommes qui estime qu'il faut vraiment régler toutes les affaires humaines en termes de bonté, et qui, par conséquent n'est pas effrayée à l'idée d'aimer ses ennemis - fût-ce à titre d'expérience - de récompenser le mal par le bien, une communauté qui, en d'autres termes, considère que l'idéal de la sainteté est un critère - non seulement pour le salut de l'âme individuelle dans l'éloignement des hommes, mais pour la direction des affaires humaines elles-mêmes - ne peut se tenir qu'à l'écart de la sphère publique et de sa lumière. [...]. La question était bien plutôt que le message chrétien proposait une forme d'existence dans lesquelles les affaires humaines en général devaient être renvoyées de la sphère publique pour revenir à une relation personnelle d'homme à homme." D'ailleurs elle commentera avec vigueur le côté "apparence" et "hypocrisie" de cet espace public.
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L'idéologie socialiste, et je dirai même l'idéologie démocratique française, consiste à faire exactement tout le contraire : régler les relations humaines par une multitudes de lois, de décrets, de protocoles, de recommandations ; évacuer la question de la bonté dans les relations interpersonnelles pour les remplacer par la fumeuse notion de solidarité dont le seul médiateur, le seul organisateur, le seul inspirateur est l'Etat ; renvoyer la question de la morale à l'inspiration du moment, du désir et des plaisirs. Les Français sont individualistes dit-on ? Mais comment pourrait-il en être autrement quand le déploiement de la liberté personnelle est renvoyé à l'espace privé (celui qui jadis, chez les Grecs, était justement l'espace de l'esclavage).
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Je reviendrai donc sur le désintérêt que les chrétiens doivent manifester vis-à-vis des initiatives de nos actuels dirigeants ; il convient de vivre comme s'ils n'existaient pas, de les tenir dans le plus profond éloignement de nos pensées, sans haine, sans détestation, de faire comme il nous semble juste et bon, d'obéir aux lois que notre conscience ne réprouve pas, et de désobéir à celles qui ne cessent de la violenter. Je reviendrai aussi sur ces petites unités de vie saine dont je parlais il y a quelques semaines. Bref, aimons les êtres humains, et ne tenons point compte de ceux qui se croient investis du pouvoir de tout leur imposer.
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C'est tout pour aujourd'hui
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dimanche 19 août 2012

Réveil

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Aujourd'hui, billet très court, mais très instructif.
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Le philosophe ALAIN faisait remarquer que l'homme qui s'endort incline la tête comme pour dire oui. Il me semble que les dernières élections illustrent parfaitement ce mouvement d'acquiescement. Mais il ajoutait aussitôt, avec malice, que l'homme qui se réveille agite la tête de droite et de gauche, comme pour dire non. Je crains fort que le réveil douloureux qui s'annonce, après une anesthésie faite de bonnes paroles, de promesses, de vacances et de canicule, ne s'accompagne d'une vigoureuse protestation contre le mensonge et l'hypocrisie politiques. Si l'on savait comment résoudre la quadrature du cercle, ça se saurait. Ils prétendaient connaître la solution de cette énigme. Qu'ils la mettent en oeuvre ou qu'ils s'en aillent...
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C'est tout pour aujourd'hui.

jeudi 16 août 2012

Des propos qui laissent rêveur...

Objet : Interview d'une député fraîchement élue... QUEL CHARISME ! Et quelle franchise !
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Un correspondant me transmet par courriel l'interview d'une députée socialiste fraîchement élue. Je ne peux pas imaginer que cet entretien soit fidèlement retransmis, mais il y a des références. Toutefois, il n'existe pas de journal portant ce titre, mais un journal titré Le Berry républicain. Je n'ai pas pu trouver les archives de ce journal pour le 18 juin. Je vous livre donc la chose avec tous les bémols nécessaires quant à l'authenticité totale de ce dialogue surréaliste. Toutefois, si non e vero...
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"Entretien d’Emilia Sanchez, nouvelle députée socialiste. « Les dernières nouvelles du Berri », 18 juin 2012.
Q : Vous venez d’être élue députée de la République française, quel est votre sentiment ?

D : « Oui, je suis très heureuse. Je vais enfin pouvoir quitter mon emploi d’employé de bureau (rires) ! » 

Q : Vous allez toucher fin juillet 2012, votre salaire de député de mi juin à fin juillet (soit un mois et demi) ainsi que la prime de représentation de 7000 euros par mois, soit un versement fin juillet de 19500 euros environ. Cela ne vous impressionne t-il pas ?

D : « Oui, un peu mais c’est la récompense d’une campagne électorale de près de deux mois pour laquelle je n’ai pas été payée et qui a été difficile. Avec le salaire et la prime du mois d’août, cela fait quand même, d’après les calculs de mon mari, près de 30.000 euros ! »

Q : Le salaire d’un député et la prime de représentation de 7000 euros par mois, plus les autres mandats et fonctions, cela représente tout de même près de 14.000 euros par mois, ne trouvez vous pas cela trop élevé ?

 D : « Pas vraiment. D’après les calculs de mon mari, sur les soixante prochains mois (un mandat de cinq ans), cela représente en capitalisant tous ces gains près de un million d’euros. Vous savez, je ne m’intéresse pas beaucoup à l’argent mais j’ai un mari comptable… ».

Q : « Que pensez-vous des prochaines mesures que doit prendre le gouvernement ?

D : « Le gouvernement a raison. Il faut taxer les riches et notamment les entrepreneurs qui touchent des dividendes sans rien faire. Nous proposons d’aligner les impôts sur le capital sur ceux du travail ».

Q : Et vous, accepteriez vous de reverser une partie de vos indemnités et primes de député ? D : « Cela n’a rien à voir. Arrêtez de me parler d’argent. Parlez moi plutôt des capitalistes qui exploitent les pauvres gens ! »
Q : Sur la question du Smic, le gouvernement doit il faire un geste ?

D : « C’est difficile en ce moment. Les gens doivent comprendre que l’on doit se serrer la ceinture » 

Q : Mais vous aviez promis une hausse du Smic ! 

 D : « Laissez-moi tranquille. L’entretien est fini »

Q : Attendez, j’ai encore une question !

D : « Je vais signaler votre comportement au responsable du Parti socialiste. Vous serez sanctionné. Vous n’êtes qu’un larbin ! »

Q : Revenez, j’ai encore une question…

La jeune députée a quitté précipitamment la salle d’entretien…"
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Que dire ? Rien ! On reste pantois.

mardi 14 août 2012

Deuxième billet du jour

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Les Entretiens de CONFUCIUS ont été traduits en français notamment par S. COUVREUR, Pierre RYCKMANS (alias Simon LEYS), Anne CHENG et très récemment par Charles DELAUNAY. J'achève la lecture de la traduction de RYCKMANS. Et en pensant à nos hommes politiques, je ne puis m'empêcher de leur rappeler ce que le sage disait du comportement digne de l'humain, en m'appuyant sur cette traduction qui - je dois le préciser - ne semble pas avoir fait l'unanimité chez les sinologues :
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Au livre IV, section 7 :
"Le maître dit : vos fautes vous définissent. C'est à vos fautes que l'on reconnaît votre vertu."

Alors, beaucoup de fautes, peu de vertu ?

Au livre IV, section 16 :
"Le maître dit : l'honnête homme envisage les choses du point de vue de la justice, l'homme vulgaire du point de vue de son intérêt."

Est-il juste de prélever 75 % d'impôts à quoi s'ajoute CSG et autres prélèvements ?
Est-il juste de ne jamais opérer de contrôles auprès des personnes qui bénéficient de l'aide publique (travail au noir des chômeurs, par exemple ; utilisation frauduleuse de carte Vitale, etc.).
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Chers politiques, si vous envisagiez les choses du point de vue de CONFUCIUS, qui nous dit encore, parole toujours actuelle, au livre II, section 16 :
"Attaquer un problème par le mauvais bout, voilà qui est désastreux."

A bon entendeur...

On vit très vieux en Algérie...

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Une amie me transmet ce message qui répond (en partie) à la critique que fait Aerelon dans un commentaire de mon billet d'hier, à savoir l'absence de références sur quoi s'appuie Le Grincheux pour conforter ses affirmations. En tout cas, pour les centenaires algériens, voici une source autorisée qui confirme les abus commis par les familles et les proches d'ayant-droit à une pension de retraite, lesquels ont quitté ce monde depuis très longtemps. Il suffit de ne point déclarer son décès pour que la France, bonne vache à lait continue de payer indûment des retraites à des cotisants disparus.
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"Savez-vous que l’on vit plus vieux en Algérie que partout ailleurs dans le monde ? C’est l’intéressante découverte faite par la Cour des comptes qui, en épluchant les comptes de la CNAV (caisse nationale d’assurances vieillesse), l’organisme qui paye les retraites a constaté que le nombre de retraités centenaires algériens (plus de 50.000) était particulièrement important.  Ce nombre est même très très supérieur au total des centenaires recensés par l’état-civil en Algérie.

Rolande Ruellan, présidente de la 6e chambre de la Cour des comptes qui a présenté le 9 juillet dernier un rapport sur la fraude sociale devant une commission parlementaire reconnaît le problème (document que chacun peut consulter pour vérifier cette info) : « Il y a des retraités qui ne meurent plus dans les pays étrangers » dit-elle, insistant, en particulier, sur le nombre de retraités centenaires algériens. Pourquoi ? Comment ? C’est ce qu’a tenté de savoir la commission.

« Il suffit de ne pas déclarer à la caisse de retraite le décès de l’ayant-droit » précise la magistrate.  « Mais il n’y a pas de contrôle ? » s’étonne un membre de la commission.

« En Algérie nous n’en avons pas les moyens. Il faudrait mettre des contrôleurs itinérants dans tous les pays. Ce n’est pas évident ! » , souligne-t-elle. En résumé clair : les algériens bi-nationaux, ayant travaillé en France deviennent immortels à partir du moment où ils se retirent en Algérie pour leur retraite.   Ce sont leurs enfants, voire leurs petits-enfants qui continuent à percevoir la pension de retraite, bien après leur décès. Et il ne faut évidemment pas compter sur les autorités algériennes pour faire la chasse aux fraudeurs. 

On peut s’étonner, tout de même, qu’un organisme comme la CNAV qui verse chaque année 4 milliards d’euros de retraite à l’étranger, dont plus d'1 milliard pour l’Algérie, ne soit pas en mesure d’effectuer un minimum de vérifications :
- soit en demandant, tous les deux ans par exemple, aux bénéficiaires de donner une preuve de leur existence - comme cela se fait en France pour les professions libérales, notamment.
- soit, en les invitant à se présenter dans les consulats de France pour percevoir leurs pensions (plus compliqué peut-être… Mais après tout pour percevoir la pension rien n'est impossible... surtout pour leurs enfants qui ne manquerons pas d'accompagner leurs vieux... pour récupérer une partie de la pension due et perçue....normalement).
Alors que le dossier des retraites est au cœur des préoccupations des Français, il serait bon que nos gouvernants se penchent aussi sur cette question... ne pensez-vous pas...
Et qu'en pensent les "braves" syndicats... Là, ils n'ont pas réagi... on ne les a pas entendus... Quand on vous dit que les syndicats... ou les élus responsables nous prennent pour des IMBÉCILES(notamment nos "super ministres de gauche ou de droite car ce problème ne date pas d'hier...)

En attendant une réaction qui ne viendra peut être jamais.
PENSEZ A DIFFUSER LARGEMENT CETTE INFO (vérifiable sur document officiel) SUR LES CENTENAIRES ALGÉRIENS, C'EST UNE PERFORMANCE A SALUER..."
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Je désire préciser ceci : il est tout à fait normal qu'un salarié binational algérien ayant cotisé en France dans les conditions prévues par la loi touche sa retraite, même s'il vit en Algérie. Il n'y a pas à contester ce point de justice et d'équité. Mais nous aimerions bien qu'en retour les citoyens algériens, les citoyens franco-algériens et les jeunes français descendants d'Algériens venus s'installer en France cessassent de cracher dans la soupe. Le respect n'est pas à sens unique. Et à supposer que notre patrie ait beaucoup à se reprocher, il ne faudrait pas oublier que la réciproque est tout aussi exacte. En d'autres termes cela n'excuse pas ceci : que des harkis aient été torturés, ébouillantés, dépiautés littéralement, dès l'indépendance algérienne, sous les yeux impuissants des officiers en qui ils avaient mis leur confiance et remis leur vie ne doit pas plus s'oublier que les massacres perpétrés à ORAN par les Français peu après la fin de la deuxième guerre. Une pitié réciproque serait le prélude de la justice, pour reprendre une expression de JAURES.