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mercredi 5 septembre 2018

Mercredi 05 septembre 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Plutôt le portail sud de Chartres que l'usine d'air comprimé

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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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ALBERT CAMUS JUGE LA PRESSE DE SON PAYS.
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"À une ou deux exceptions près, le ricanement, la gouaille et le scandale forment le fond de notre presse. À la place de nos directeurs de journaux, je ne m’en féliciterai pas. Tout ce qui dégrade la culture raccourcit les chemins qui mènent à la servitude. Une société qui supporte d’être distraite par une presse déshonorée et par un millier d’amuseurs cyniques, décorés du nom d’artistes, court à l’esclavage malgré les protestations de ceux-là même qui contribuent à sa dégradation."
Albert CAMUS.
Entretien donné en 1951 à la revue Caliban (cité par J.-C. GUILLEBAUD dans un livre dont je reparlerai.)
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ET PHILIPPE MURAY ENFONCE LE CLOU !
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Il parle ici des Nuits blanches parisiennes!

"Vers une heure matin, au fond du XIIIe, le long d’une ancienne usine d’air comprimé, on se bousculait pour humer un parfum spécial présenté comme l’interprétation sous forme olfactive de l’usine en question. Près de moi, un jeune couple hésitait. Mais la fille l’a emporté. « On reste l’ai-je entendu dire à son compagnon, parce que sinon. » Sinon quoi ? Ce sinon en suspens définitif s’accordait parfaitement à cette nuit conçue par ses organisateurs comme « un parcours initiatique ». Initiatique de quoi ? La question ne se pose pas. Certes, dans les temps reculés, quand on s’initiait c’était à quelque chose, aux mystères d’Eleusis, aux mathématiques, au plaisir sexuel ou à la grammaire. Il n’en va plus de même lorsque les charlatans infatigables de l’événementiel sont au pouvoir et qu’ils n’ont d’autres projets que de vous initier à l’événementiel, qui lui-même n’est qu’un rien démentiel, c’est-à-dire de tester votre obéissance. La nouvelle dénomination est intransitive. Elle se moque des compléments d’objets d’autrefois. Elle nous initie. Elle n’a pas besoin de dire à quoi. On le saura bien assez tôt."
In
Philippe MURAY.
Moderne contre moderne. Exorcismes spirituels IV. Essais. Chapitre Nuit blnche gravement à la santé.
Les Belles Lettres, Paris, 2010 [quatrième tirage]. (Page 108.)
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COMMENTAIRES.
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CAMUS parle de la presse et des « artistes », MURAY du dévoiement et de l’intransitivité de l’art. Je n’aurai qu’un seul commentaire. Il tient dans une photo, celle de statues colonnes de la cathédrale de CHARTRES, que l’on veut avantageusement remplacer par une heure de contemplation nocturne du portail sud. Voilà qui vaut bien les nuits blanches et se moquent des approbations enthousiastes du journal L’aliénation (Libération !
du Nouvel observateur
lequel doit observer, comme jadis Néron l’incendie de Rome à travers son émeraude, l’incendie de Paris par les pyromanes de l’anti-culture. Des centaines, des milliers de personnes ont fait la queue pour sentir l’odeur d’une ancienne usine d’air comprimé ! Si ce n’est pas la servitude, ç y ressemble fort.

Le parieur préfère l’ombre des saules qui bordent les fontaines de nos campagnes, le grand silence de midi qui s’abat sur les moissons tremblantes et la déchirante douceur d’un soir qui voit naître peu à peu les étoiles. Là, le parieur s’initie aux beautés de la création. Est-ce trop demander à nos contemporains de faire ces expériences inoubliables ?

Statues colonnes du portail Sud. Cathédrale de Chartres.



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vendredi 29 septembre 2017

29 septembre 2017. Note brève. Non, madame, ce n'est pas parce que vous êtes une femme...

Madame,

         Vous vous plaignez d’être attaquée par la fachosphère (ce sont vos propres mots : cf. http://lelab.europe1.fr/video-anne-hidalgo-estime-etre-attaquee-par-la-fachosphere-avant-tout-parce-quelle-est-une-femme-franco-espagnole-3428780 ), au motif que vous êtes une femme, qui plus est dotée de la double nationalité, française et espagnole. Les mauvais esprits diraient que vous n’êtes qu’à moitié française ; c’est un mauvais combat et je trouve l’accusation non seulement peu courtoise mais totalement dénuée de fondement objectif. Nul ne vous conteste, en tout cas pas moi, l'amour que vous portez à votre patrie d’adoption.
         Ce n’est pas parce que vous êtes une femme, madame, que vous êtes critiquée et que l’on vous donne le sobriquet de Notre-Drame de Paris. C’est tout simplement parce qu’à défaut d’être muette (la vidéo le démontre amplement), vous êtes sourde et aveugle.
         Il n’est pas besoin d’être fasciste pour trouver incohérente et nuisible la condamnation des voies sur berge dans leur partie orientale : il y a le constat que là où jadis on mettait dix à quinze minutes pour faire quelques kilomètres on en met 30 à 35 aux bonnes heures, et 45 à 60 aux heures de pointe. Vous vous moquez complètement des banlieusards qui ont besoin de leur voiture pour se rendre de leur domicile à leur lieu de travail. Vous vous moquez complètement des riverains des quais asphyxiés par les émanations des véhicules à l’arrêt pour cause d’embouchonnage. Il vous faut satisfaire des imbéciles dont vous avez besoin pour demeurer accrochée, comme une moule à son rocher, à votre fauteuil de maire de Paris : j’ai nommé les « écologistes ». Votre dernier méfait, en matière de circulation, a consisté à restreindre à une voie la circulation automobile, de la voie sur berge occidentale, de façon à laisser le champ libre aux rares vélocipèdes que les propriétaires se risqueraient à emprunter, à moitié asphyxiés à leur tour par les vapeurs de gazole et d’essence.
       Bien entendu, vous prétendez que c’est pour lutter contre la pollution… Rien n’est moins sûr, et du reste, vous vous gardez bien de comparer les taux de pollution d’avant vos initiatives véhiculicides à ceux qu’il est possible de relever, un masque sur le nez, dans l’air méphitique qui plane sur les quais après lesdites initiatives.
         Non madame, je n’ai rien d’un facho. Je réfléchis aux problèmes de pollution. Il y avait bien des moyens de la réduire, par exemple en obligeant au covoiturage (comme au Pays-Bas sur certaines autoroutes), voire en le subventionnant (réduction du prix de l'essence par exemple), de façon à diminuer le nombre de voitures à occupant unique. Il était possible, comme dans d’autres grandes villes, de créer des parkings payants aux portes de Paris, et de donner alors à chaque occupant un ticket de métro ou de bus (de type mobilis), lui permettant d’aller dans la journée où bon lui semble et autant qu’il le veut, dans toutes les gares, dans tous les arrêts de bus des 5 zones qui entourent Paris (c’est un peu le cas à STRASBOURG avec les parkings relais). Il était possible de créer des axes réservés au seul transit transurbain, moyennant, comme à Londres, une faible redevance. Certes tout cela demande du temps, de la concertation, des compromis. Cela n’est pas votre fort.
         Mais vous êtes espagnole aussi, madame, et il vous fallait, conformément au génie de votre peuple d’origine, manifester votre autorité par l’interdiction, par la contrainte, et par les contraventions. BERNANOS, dans les Grands cimetières sous la lune a bien montré le caractère terrible des Espagnols, et hélas, surtout des bien-pensants espagnols. Vous êtes une bien-pensante d'une autre espèce idéologique que les culs-bénis fustigés par BERNANOS. Mais vous êtes quand même de la même texture psychologique. Et, comme de surplus, vous vous réclamez aussi des non moins terribles et sanglants révolutionnaires français... ma foi, il ne faut pas trop s'étonner de votre hargne contre ceux qui contestent vos decisions : "tous dans le même sac vous dis-je, ils me critiquent, ergo ce sont des fachos."

         Ce ne sont pas les fachos, madame, qui veulent votre peau. Vos opposants veulent seulement que vous ne leur rendiez pas la vie impossible. Il me semble que c’est là une revendication légitime, laquelle ne m’interdit pas, car vous êtes une femme, qui plus est de la noble origine espagnole (je suis là sérieux), de vous prier d’agréer mes hommages attristés.

Philippe POINDRON

samedi 5 septembre 2015

05 septembre 2015. Nouvelles de la Résistance. A propos de l'envie qui ronge les puissants... Deuxième billet de ce jour

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Aujourd'hui, je n'introduirai pas la devise par une notule préliminaire ; elle vous sera délivrée toute crue, tant l'actualité l'illustre et souligne sa puissance.

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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1. La citation du jour.
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"L'envie, à plus qu'à nuls autres, s'attaque à ceux
Qui de leurs propres ailes se sont envolés,
Et fuient loin de la cage commune."

PETRARQUE est cité par notre cher Arthur SCHOPENHAUER. Je n'ai pu trouver d'où est tirée cette citation. Il s'agit d'un ouvrage en vers.
Si je cite ce très grand poète, c'est que je rentre d'une région où il passa une partie de sa vie, et se languit d'amour pour une ingrate Laure. Il a immortalisé FONTAINE-DE-VAUCLUSE et la très belle SORGUE qui y sort en bouillonnant, jaillissant des entrailles de la Terre. C'est peu dire que j'aime ce coin du Comtat Venaissin. Je m'y sens bien. Et ma foi, j'aurais bien aimé discuter avec François PETRARQUE quand il habitait là-bas.

2. Commentaires.
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Je ne crois pas nécessaire de commenter davantage l'évidence. Nombre de nos Princes, qui se sont envolés de leurs propres ailes et ont quitté la cage commune pour des cages dorées, comme celle de l'Elysée par exemple, n'ont pas la moindre idée du réel, et sont dévorés d'envie. L'idée que monsieur VALLS pourrait lui faire de l'ombre pour de très hypothétiques élections primaires (une rare idiotie, soit dit en passant) est probablement insupportable à monsieur HOLLANDE. Ne parlons des envies réciproques qui rongent les coeurs de messsieurs SARKOZY, FILLON, COPPE ou JUPPE, ou de tout autre responsable politique de moindre envergure (je parle d'envergure médiatique !).
J'imagine la déception des ministrables qui ont cru judicieux de déserter le radeau pourrissant de la Méduse écologique, dans l'espoir de récolter un maroquin lequel est revenu à une marocaine (d'origine), devenue par la grâce du monarque ministre du travail. Il va falloir qu'elle donne l'exemple. Pour l'instant, il y a beaucoup de mots, mais peu d'actions. Laissons lui le temps. Elle vient d'arriver et elle est plutôt sympathique.
Beaucoup de mes lecteurs doivent se demander pourquoi je ne parle pas de la question des "migrants" ou des "réfugiés". C'est que la chose n'est pas très claire et que dans ces afflux non maîtrisé et non maîtrisable la responsabilité de monsieur SARKOZY (Libye) et celle de monsieur HOLLANDE (qui voulait dézinguer Bachar El ASSAD) sont simplement gigantesques. J'y reviendrai.
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3. Informations diverses.
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A partir des Tweets des Sentinelles.

Décidément, aujourd'hui, c'est le jour de l'Italie ! Des Sentinelles pour défendre l'homme, sa dignité et sa vérité ! Les Italiens ne lâchent rien. Les Français non plus.

Termoli, le 18 juillet


Fano, le 25 juillet.


Tarente, le 27 juillet.

Vérone, le 2 août.





Ici nous sommes à BORDEAUX.

Le 20 juillet




Là à PARIS, le 2 septembre.


De GANDHI cette citation.



vendredi 3 octobre 2014

03 octobre 2014. Nouvelles de la Résistance. Démocratie ou démocratisme ?

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Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.

Alors qu'attendons-nous pour être courageux ?
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1. La citation du jour.
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"Trois influences majeures s'affrontent et luttent chacune pour la possession de la Terre.
Démocratie, Communisme, Fascisme. D'où vient la puissance de ces trois courants ? Et pourquoi entre eux la batailles est-elle si implacable ?
Dans chacune de ces trois masses en présence se reconnaissent distinctement, mais à l'état d'ébauche incomplète, les trois aspirations qui sont les caractéristiques de la foi en l'avenir : passion du futur, passions de l'universel, passion du personnel; toutes les trois mal ou insuffisamment comprises, - voilà le triple ressort qui tend et oppose atour de nous les énergies humaines.

Dans le cas de la Démocratie, la chose est obvie. Deux erreurs de perspective, logiquement liées entre elles, viennent affaiblir et vicier la vision démocratique du Monde : l'une affectant son personnalisme, et l'autre, par voie de conséquence, son universalisme. L'élément social ne prend sa pleine originalité et sa pleine valeur que dans un ensemble où il se DIFFERENCIE (majuscules de votre serviteur). Pour n'avoir pas vu cela, le démocratisme, au lieu de libérer, a émancipé. Chaque cellule s'est par le fait crue autorisée à s'ériger en centre pour soi-même. De là l'éparpillement condamné par les faits, des faux libéralismes intellectuels et sociaux. Et de là aussi le ruineux égalitarisme menaçant toute construction sérieuse d'une Terre nouvelle. La démocratie, en donnant au peuple la direction du progrès, paraît satisfaire l'idée de totalité. Elle n'en présente qu'une contrefaçon. Le  vrai universalisme prétend bien convier sans exclusion à ses synthèses, toutes les valeurs, toutes les plus obscures potentialités. Mais il est essentiellement organique et hiérarchisé. Pour avoir confondu individualisme et personnalisme, foule et totalité, - par émiettement et nivellement de la masse humaine, la démocratie a risqué de compromettre les espérances nées avec elle, d'un avenir humain. Voilà pourquoi elle a vu se séparer d'elle, à gauche : le Communisme, et se dresser contre elle, à droite : tous les Fascismes."
Pierre TEILHARD de CHARDIN.
In
Cahiers Pierre Teilhard de Chardin.
1. Construire la Terre [édition originale en 5 langues : français, anglais, allemand, russe et arabe].
Editions du Seuil, Paris, 1958.
(Je possède cet ouvrage en édition originale.)
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2. Commentaires.
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Une fois de plus j'observe que de très grands esprits, de vrais penseurs (et non des bateleurs de foire dont monsieur Bernard Henri-Lévy me semble être le prototype) convergent dans leurs analyses. Que ce soit Simone WEIL et sa Note sur la suppression générale des paris politiques  ou Gustave THIBON et son Diagnostics. Essai de Physiologie sociale, tous, avec des sensibilités et des histoires de vie très différentes disent la même chose. L'universalisme exclut l'existence des partis politiques qui ne font qu'exclure et désigner des adversaires, le personnalisme exclut l'existence des partis politiques qui ne caressent que les flancs du "gros animal social", l'avenir exclut l'existence des partis politiques qui confondent le progrès et la nouveauté.
Le dévoiement de la démocratie est parvenue, avec nos actuels gouvernants, à un degré rarement atteint. En faisant des lois (de portée générale) pour satisfaire des minorités (leur égoïste désir), ce gouvernement passe à côté de l'Universel. En confondant l'individu (atome social esseulé, isolé, ballotté qu'il convient de chouchouter pour mieux l'aliéner) et la personne (sujet social dont les comportements ont des répercussions sur tous ses frères en humanité), ce gouvernement nie l'importance du Relationnel. En ignorant les répercussions à long terme de ses initiatives sociétales, ce gouvernement offense l'Avenir.
C'est pourquoi il a donné des assurances à une minorité agissante et puissante (le lobby homosexuel et le mouvement LGBT), il continue de démolir avec bonheur l'institution pluri-millénaire qu'est la famille (dont MARX avait dit la nécessité de la détruire en commençant par détruire l'image de la sainte Famille [cf. Huitième thèse sur FEUERBACH]), et est le plus fervent promoteur d'un libéralisme émancipateur en effet, mais certainement pas libérateur, en forçant par la violence des lois les Français à obéir aux lois du marché le plus cupide qui n'ait jamais existé.
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3. Informations.
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Du Bulletin d'information N°15 de SOS Education (par A. BLONDEL), cette information saisissante.

Depuis le début de l'année, les parents d'élèves [...]  disent qu'ils ont de plus en plus de mal à boucler les fins de mois. Les impôts des familles montent en flèche...on supprime les bourses au mérite, qui soutenaient les bons élèves issus des foyers les plus modestes... Le gouvernement, qui s'apprête par ailleurs à investir des fortunes pour acheter des tablettes numériques chinoises aux collégiens, cherche encore des économies ? Qu'il lise le dernier Journal Officiel, il y trouvera le nombre hallucinant des décharges syndicales dans l'éducation nationale : 1.873 Equivalents Temps Plein (ETP), soit, en prenant le coût moyen annuel d'un enseignant, hors pension, plus de 80 millions d'euros !Auxquels s'ajoutent, bien entendu, les millions des subventions directes...Il y a trois ans, un rapport sénatorial estimait à 4 milliards d'euros le chèque que la collectivité faisait annuellement aux syndicats, qui représentent, public et privé confondus, à peine 8% des salariés. 4 milliards... si les syndicats se mettaient à fonctionner sur les seules cotisations de leurs adhérents, combien d'élèves en difficulté pourrait-on aider avec cette manne ?
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La Manif Pour Tous à PARIS.

GPA : 2 cardinaux encouragent La Manif Pour Tous.

J'ai lu la contribution de ces cardinaux dans le Figaro. Elle est remarquable. J'en reparlerai demain.

Mgr Santier assure de son soutien les défenseurs de la famille.

Mgr de Kérimel ne peut pas se taire concernant les mères porteuses.

Mgr Habert (évêque de SEEZ) encourage à manifester

Le Collectif Famille Mariage invite à participer à la manifestation du 5 octobre.

La Manif Pour Tous crispe l'exécutif.

« Je ne crois pas du tout à une GPA éthique » dit Marie-Georges BUFFET (merci à elle).

Les AFC appellent les familles à manifester dimanche.

Sens Commun appelle à manifester dimanche.

Les Adoptés pour l'Enfance appellent à manifester.

Le député Yannick Moreau appelle à manifester dimanche.

Le diocèse de Fréjus-Toulon appelle à manifester le 5 octobre.

Mgr Michel Aupetit et La Manif Pour Tous. (Il la soutient et en comprend les motifs. Mgr AUPETIT est médecin.) PMA, GPA, "on nous force à accepter l'inacceptable" a-t-il dit.

Le PCD appelle à manifester dimanche 5 octobre.

Le SIEL de Paul-Marie COUTEAUX appelle à manifester dimanche.

Et d'autres encore.

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Une dizaines de députés déjà annoncés dimanche.

Plusieurs députés participeront le 5 octobre à la Manif pour tous. Henri Guaino, Hervé Mariton, Jean-Frédéric Poisson, Philippe Meunier, Jacques Myard, Xavier Breton, «vraisemblablement Laurent Wauquiez», a précisé M.Gosselin, député UMP de La Manche, à l’issue d’une réunion de l’Entente parlementaire pour la famille.
Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République, a indiqué qu’il manifesterait cette fois-ci alors qu’il n’avait pas participé aux précédentes mobilisations de la Manif pour tous.
«La GPA me choque, pas le mariage homosexuel».
Sont annoncés également Jacques Bompard, Marion Maréchal-Le Pen, Gilbert Collard.

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Et dimanche soir, après la manifestation...

A la suite à la manifestation du 5 octobre, les Veilleurs de Paris invitent ceux qui le peuvent à venir veiller avec eux.
Théâtre de l'Odéon (6° arrondissement)
A partir de 18h30
Sur le thème "Les Lois".

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Un officier de police attrape un manifestant et l'asperge de spray au poivre en plein visage.

Voilà une vidéo sur les répressions des manifestants à Hong Kong qui scandalise les médias du monde entier, y compris en France.
Les mêmes n'étaient pas aussi choqués quand la police de Manuel Gaz aspergeait des poussettes et des enfants.
A HONG KONG.

A PARIS.


lundi 24 mars 2014

Nouvelles de la Résistance : les péchés des médias ; propos des élections municipales.

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. La citation du jour.

Elle nous vient de l'évêque de ROME, François.

"Je considère que les péchés les plus graves que commettent les médias sont ceux qui concernent les contre-vérités et les mensonges, et ils sont trois : la désinformation, la calomnie et la diffamation. La calomnie et la diffamation sont graves, mais le plus grave c’est la désinformation. La calomnie c’est un péché mortel, mais l’on peut toujours arriver à clarifier les choses, et à faire valoir finalement que c’est une calomnie. La diffamation c’est un péché mortel, mais on peut réussir à dire que c’est une injustice. Mais la désinformation, c’est ne dire que la moitié des choses, celles qui me conviennent, et ne pas dire l’autre moitié : de sorte que celui qui regarde la télévision ou écoute la radio ne peut bien juger les choses parce qu’ils n’a pas tous les éléments, car ils ne lui ont pas été livrés. Evitez ces trois péchés : la désinformation, la calomnie et la diffamation." 
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2. Commentaires.
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Il semble que ce qu'il est convenu d'appeler dans les médias bobos "la majorité",  ait été sanctionnée par le Peuple pour avoir exagérément péché par la désinformation, la calomnie et la diffamation. Ces armes employées avec succès par des esprits florentins, dont nous gardé parfois mémoire - je ne cite personne - ne réussissent pas aux imbéciles patentés (au sens de BERNANOS) qui nous gouvernent ou prétendent le faire. Mensonges et désinformation étatiques à propos du chômage, de l'Ukraine, des relations commerciales avec les États-Unis, conduites par monsieur HOLLANDE et qui nous mettent pieds et poings liés à la merci de ce pays. Calomnie et diffamation, avec les écoutes téléphoniques, les confidences distillées aux journalistes du Monde par François HOLLANDE, les fuites en direction de Médiapart et qui concernent le Président SARKOZY, dont le seul tort était de ne pas être franc-maçon, ni énarque, ni haut fonctionnaire prébendé.
Trois résultats des élections me réjouissent particulièrement. (a) La magistrale culotte enregistrée à MARSEILLE par monsieur MENUCCI, choisi au terme d'une sulfureuse primaire pour porter la bannière socialiste (sa compétitrice était dix fois mieux que lui en sens politique, en probité et en caractère ; elle avait le tort de porter un nom qui ne revenait pas à ces messieurs, lesquels, la main sur le coeur, disent qu'ils ne sont pas racistes !) (b) L'élection au premier tour, à NIORT, d'un candidat classé initialement comme sans étiquette et que, bizarrement j'ai vu qualifier de radical peu après les premières publications de résultats. Le maire sortant, PS, est largement battu dans une ville qui est gouvernée par la gôôôche depuis 60 ans. (c) Mais surtout, la réélection du maire de FONTGOMBAULT qui, en compagnie de son conseil municipal avait pris une délibération contre le mariage entre personne de même sexe. La liste adverse, suscitée on ne sait comment, et qui avait fait radier des listes électorales dix moines envoyés pour un temps hors de leur monastère, au motif qu'ils n'habitaient pas la commune, a pris une veste, et ce ne sont pas les 54 moines électeurs, résidant dans ce bourg, qui ont fait l'élection.
Bien que, si j'avais habité PARIS, je n'eusse point voté pour madame KOCIUSKO-MORIZET, je constate avec intérêt et curiosité qu'elle arrive en tête dans la capitale... Tout cela est excellent.
Quant à traiter de fascistes, de nazis, de racistes, les électeurs du FN, comme se sont plus à les qualifier les ténors de gôôôôche, c'est proprement scandaleux. Monsieur MELANCHON, du reste, l'a dit sur TF1 : si le FN défend toutes ces horreurs, alors il faut l'interdire, et non pas lui permettre de présenter des candidats parce que ça pourrait gêner la droite dite "républicaine", comme si les responsables du FN ne l'étaient pas républicains. Rappelons ici aux courtes mémoires que c'est monsieur MITTERRAND qui, en modifiant la loi électorale, a permis à des dizaines de députés du FN de rentrer à l'Assemblée, rien que pour enquiquiner la droite dite "républicaine".
Le PS a trahi les ouvriers dont ils prétendaient défendre les intérêts. C'est vrai à HENIN-BEAUMONT, à FLORANGE, à FORBACH et ailleurs. On verse des pleurs sur le leader syndical Marc BLONDEL qui est né à HENIN-BEAUMONT et est mort fort opportunément avant de voir sa ville natale changer de couleur politique. On ne s'est jamais demandé si les valeurs qu'il a défendues comme homme de gauche, laïcard convaincu et franc-maçon assidu n'ont pas contribué à pousser à la révolte et au désespoir ces hommes et ces femmes qu'il prétendait défendre et qui viennent de donner congé à une gauche corrompue.
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3. Infos diverses et instructives.
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Laïcité à la sauce parisienne.


Je ne critique pas ce panneau, que ce soit bien clair ! J'en cherche simplement d'autres où seraient indiqués les horaires des messes, des cultes ou des offices du sabbat. La laïcité à la parisienne me semble très asymétrique. Je n'en ai point vus de ces panneaux supplémentaires ! Mais si madame HIDALGO est élue, elle remédiera sans doute à cet oubli.
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Quant à monsieur HOLLANDE qui habite PARIS mais n'est pas moine (ça se saurait), il a quand même été voter à TULLE, en prenant un avion Falcon à 15 000 euros le déplacement.








4. Humour (vache) !
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dimanche 9 février 2014

Nouvelles de la Résistance : vivre en vérité

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Souffririez-vous encore, lecteurs anonymes mais amicaux, que je vous abreuvasse de la devise que vous semblez avoir adoptée vous aussi  ? Je me plais à penser que oui !

Non ! Non et non ! Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. La citation du jour.

Edith STEIN, (devenue en religion Soeur Thérèse-Bénédicte de la Croix, puis quelques années après sa mort à AUSCHWITZ, sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix, co-patronne de l'Europe), fut un moment, l'assistante de ce grand philosophe qui disait d'elle : "en tout, elle est absolument vraie". C'est à HUSSERL, donc, que j'emprunte la citation de ce jour, en un moment où le pouvoir et les médias nous abreuvent de mensonges, de contre-vérités ou de vérités approximatives.

"S'intéresser à la philosophie, réfléchir à l'occasion sur des questions de vérité et même y travailler continuellement, ce n'est pas encore être philosophe [...]. Ce qui y manque, c'est le radicalisme de la volonté prête à l'ultime exigence." 

(Trouvé dans le livre de Michel BITBOL. La conscience a-t-elle une origine ? Des neurosciences à la pleine conscience : une nouvelle approche de l'esprit. Flammarion, Paris, 2014.)

Le radicalisme d'Edith l'a conduit au Carmel et du Carmel aux chambres à gaz.
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2. Commentaires.

A dire vrai, il n'y a pas grand chose à rajouter. Nos gouvernants, le premier d'entre eux, vivent dans un mensonge permanent, le respirent, le distillent et en imprègnent l'esprit public. De monsieur CAHUZAC dont la presse semble ignorer qu'il existe encore, et qui n'avait aucune honte à prendre la parole dans des conférences sur la lutte contre l'évasion fiscale, à monsieur HOLLANDE qui a besoin de cacher son visage sous un casque intégral pour rejoindre mademoiselle GAYET, en passant par Madame Najat VALLAUD-BELKACEM et monsieur PEILLON (qui se dit agrégé mais ne l'est pas par la voie normale) qui traitent de "rumeurs" l'enseignement de la théorie du genre dans les écoles, ou par madame TAUBIRA qui estime qu'il n'est nulle besoin de faire valider par le parlement les ordonnances instaurant le mariage entre deux personnes de même sexe, (ce qui porte un nom, forfaiture ; notons qu'aucun membre de "l'opposition" n'a jugé utile de la relever), tout en ces personnes est mensonge.
On se tromperait lourdement si on les accusait de mentir volontairement. Et c'est précisément cette ignorance de leur mensonge qui nous les fait repousser avec vigueur. Un péché avoué est un péché pardonné ! Pour eux, puisqu'il n'y a pas de vérité, il ne saurait y avoir de mensonge. C'est leur système de vie, de pensée, d'action qui est imprégnée de cette idée qu'il suffit de vouloir pour pouvoir, que l'on est libre de se construire comme on veut. Leur esprit est tout simplement faux. On ne peut rien ou pas grand chose contre des esprits faux qui tiennent tous les leviers du pouvoir : assemblées, médias, police, collectivités territoriales. On ne peut qu'utiliser le peu de démocratie qui nous reste pour les chasser d'un lieu où leur médiocrité d'âme n'aurait jamais dû leur permettre d'accéder.
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3. Infos sur la Résistance (via le Salon beige).
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10 février : accueil de Christiane Taubira à St-Ouen (93).

Le ministre doit se rendre à réunion de campagne du candidat PS le 10 février à 19h30, salle Barbara au 5 rue des Ecoles à St-Ouen (93).
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Une vidéo intéressante sur les consignes données par Menton Pointu à sa police.

http://www.breizh-info.com/7759/actualite-societale/les-exactions-de-lextreme-gauche-protegees-par-manuel-valls/
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Les Sentinelles/Veilleurs debout à BORDEAUX.


ont demandé à madame TAUBIRA de ne plus s'occuper de la famille.

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Sentinelles/Veilleurs debout Place Vendôme.


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Qui peut bien avoir attenté ainsi au GODF 
(lequel va porter plainte) ?



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Pendant ce temps à RENNES.
De paisibles antifas brûlent deux voitures, tabassent les CRS, dans une émeute-manifestation anti-FN (ce parti tenait une réunion en la bonne ville bretonne).
Je dis "paisibles", parce qu'il semble pas que Menton Pointu ait ordonné que l'on mette en garde à vue ceux qu'il a sans doute pris pour ses anges gardiens. Qui se ressemble s'assemble ?

http://www.dailymotion.com/video/x1bjk0r_rennes-manif-anti-fn-guerilla-urbaine_news





mercredi 15 janvier 2014

Nouvelles de la Résistance : Pasolini à notre secours ! Oui à la marche pour la vie

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Commençons, très chers et rarissimes lecteurs, par la devise qui nous unit (je l'espère).

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.

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1. La citation du jour.

On le dit et on le sait sulfureux. Et pourtant... de Pier Paolo PASOLINI (cité par Fabrice HADJADJ), cette opinion qui est proprement stupéfiante dans la bouche de ce cinéaste talentueux certes et provocateur :

"Je suis traumatisé par la législation sur l'avortement, parce que je la considère, comme beaucoup, comme une légalisation de l'homicide. Dans mes rêves et dans mon comportement quotidien - c'est quelque chose de commun à tous les hommes - je vis ma vie prénatale, mon heureuse immersion dans les eaux maternelles : je sais que là j'étais vivant" (In Ecrits corsaires. Traduction de P. GHILON. Le livre de poche, Paris, 1979). 

2. Commentaires.

Je ne pourrai pas, hélas, participer à la Marche pour la Vie, car je serai éloigné de PARIS le 19 janvier. Je vais voir mes petits-enfants. L'un d'eux porte un prénom qui signifie "Dieu exauce". C'est tout un programme de vie que ce prénom, c'est une pluie de bénédictions qui tombe sur ses parents, c'est un sourire, des petites jambes qui gigotent, des bras qui se tendent vers vous : c'est un émerveillement pour qui le prend dans ses bras ! Heureux grand-père que je suis !
Si, au lieu de regarder dans leur cerveau, monsieur HOLLANDE et sa triste cour prenaient le temps d'aller dans un service de Gynécologie-Obstétrique, ou dans un centre où l'on pratique des avortements,et qu'ils avaient sous les yeux, comme je l'ai eu un jour dans le laboratoire de recherche dont j'étais le directeur, un embryon humain de 12 semaines, arraché au ventre de sa mère, et vivant encore ils ne partiraient pas le coeur aussi léger dans cette aventure de la Loi sur l'avortement. Désormais, il ne sera plus possible à des Centres d'écoute de futures mamans en détresse de critiquer l'avortement ou de les détourner de leur funeste dessein. C'est devenu un droit, figurez-vous. "Baisez, jouissez, avec ou sans capote ! La Sécu fera le reste". Je suis désolé d'être aussi grossier ou vulgaire, mais je traduis en termes orduriers l'ordure qui fermente au fond des ces coeur  perdus.
Il est temps de signifier à ces gens qu'ils doivent partir ; il est temps de signifier aux candidats qui se présentent à nos suffrages que nous exigeons l'abrogation des Lois socialistes qui prétendent donner à l'homme la maîtrise de la vie et de la mort. Même avec un casque sur la tête, on ne peut pas se transformer en déesse ATHENA, protectrice et emblème de la sagesse ; on peut tout au plus porter des sous-vêtements de cette marque.  Du balai ! Du balai ! Du balai ! 
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3. Informations sur la Résistance.

Mères Veilleuses à RODEZ ou Manu le Ridicule : vidéo.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=UsSTIr_F_Ww
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Un an après, retour au Champ de Mars (du Salon beige).


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Pourquoi nous devons aller manifester le 19 janvier à la marche pour la vie : vidéo (via le Salon beige).

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=pNifKmqrpnk


Pourquoi nous devons aller manifester le 26, jour de la colère : vidéo  (via le Salon beige).

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=l5d-3T70SkQ

Pourquoi nous devons aller à La Manif Pour Tous, le 2 février : vidéo (via le Salon beige).

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=yZsY65B1_xs

dimanche 10 novembre 2013

Nouvelles de la Résistance : merci à tous ceux qui ne courbent pas l'échine, deuxième billet du 10 novembre 2013

Dans mon premier billet de ce jour, je vous ai donné un large extrait du discours prémonitoire de TOCQUEVILLE prononcé en janvier 1848, à la Chambre des Députés . Le noeud du malaise de l'époque, il l'avait bien saisi : le gouvernement qu'il critiquait avait confondu ses intérêts personnels et privés avec le bien commun, et la Révolution couvait parce que les gouvernants étaient devenus indignes de leur charge. Il me semble que nous sommes aujourd'hui dans une situation analogue. La probité exige de moi que je dise ceci : le phénomène n'est pas propre à la "gauche". Cette confusion des intérêts a commencé il y a bien longtemps, et la "droite" ne peut se prévaloir d'une virginité de rosière dans ce lupanar organisé et général qu'est devenu le monde politique. Ce n'est pas la loi qui peut pousser les hommes à  avoir une conduite morale (je rappelle ici que la morale est une science de discernement qui consiste à donner des réponses justes à une seule et unique question : que dois-je faire pour avoir la vie bonne ?), c'est la conscience, et  la prise en compte de l'existence de l'autre dans sa singularité d'abord, dans son insertion sociale ensuite. Et s'il est vrai que l'intérêt général doit primer sur les intérêts particuliers, s'il est non moins vrai que les biens terrestres ont une destination universelle, il est faux de faire passer pour de l'intérêt général ce qui n'est qu'un intérêt particulier au service d'intérêts politiques personnels. Je suis convaincu, par exemple, que la résistance à la construction de l'aéroport de ND des LANDES tient à un procès réciproque que se font l'une à l'autre les parties en cause : monsieur AYRAULT veut son aéroport pour asseoir sa puissance sur NANTES et sa région ; les Zadistes se contrefoutent des paysans ; ils défendent une idéologie ultra-gauchisante. Il est très difficile d'y voir clair, d'autant que plus personne ne fait confiance à personne ; le soupçon général s'est installé, parachevant le délitement du lien social et l'émiettement du corps social en lobbies défendant des intérêts particuliers. Il est urgent de restaurer le dialogue, de renoncer à prendre des lois qui divisent profondément notre peuple, et peut-être de changer une constitution qui, à force de ravaudages, est devenue illisible.
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Le Salon beige communique :
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Un portique écotaxe : cela peut servir.

Sur le périphérique parisien :


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Lancement des Bonnets roses (et bleus) pour la famille et les enfants.

Face aux attaques répétées du gouvernement contre les familles et souhaitant participer à la révolte actuelle des bonnets de toutes les couleurs, les Bonnets roses arrivent afin de hausser le ton contre ce gouvernement.
Les Bonnets roses se battent pour un retour sur la loi Taubira ayant institué l'adoption pour tous et disent Non aux projets actuels du gouvernement.
Non à l'actuel pillage fiscal des familles, Non à la théorie du gender, Non à la PMA pour tous et à la GPA, Non à la réforme des rythmes scolaires, Non au projet de création d'un statut du beau-parent, Non à la réforme du congé parental et Non à tous les projets futurs d'un gouvernement qui n'a pour seul objectif que de détruire la famille.
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La manif pour tous à la défense : autre photo (on voit mieux !)


Les veilleurs d'EPINAL (sur TWITTER).

Permalien de l'image intégrée

Ecotaxe en Bretagne (site du Figaro).


Et la révolte de la jeunesse (site du Figaro).

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Les sentinelles sont partout.

Place vendôme.

Au pied de l'Arc de triomphe.



Place Beauveau où elles sont sur très vite qu'elles n'étaient point les bienvenues !



Même scénario devant l'Assemblée se disant nationale.


Hier samedi, à Versailles devant la préfecture des Yvelines...



... ou encore devant le Palais de justice de Chambéry.


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Melun défend la famille.




Chers amis, résistons, résistons ! 





samedi 28 septembre 2013

Paris vaut bien une anti-messe

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Singeant à l'envers notre bon roi Henri, madame KOSCIUSKO-MORIZET, a décidé que PARIS valait bien une anti-messe. Voici un petit articulet tiré du site des Nouvelles de France :

"Décidément, Nathalie Kosciusko-Morizet, la candidate UMP à la mairie de Paris, en veut aux cathos. Après avoir refusé de reconduire le maire sortant du 8e arrondissement François Lebel qu’elle juge en privé « homophobe et dangereux » (et qui s’apprête à monter une liste dissidente, comme en 2008 où il avait battu Pierre Lellouche, déjà investi par l’UMP), elle aurait dans le collimateur le maire du 6e arrondissement Jean-Pierre Lecoq, pourtant jugé indéboulonnable dans son arrondissement."
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Madame KOSCIUSKO-MORIZET se trompe de cible. Elle s'imagine qu'elle doit s'attirer les voix des modérés du centre gauche pour satisfaire son ambition. C'est pourquoi elle affirme qu'en cas de duel PS-FN elle voterait pour le PS, c'est pourquoi elle s'est abstenue lors du vote sur la loi TAUBIRA, et c'est encore pourquoi elle désire évincer de la candidature ceux de ses collègues qui risquent de se mettre en travers de son chemin en raison de leurs convictions. On dit d'elle que c'est une tueuse. Et j'ai bien peur que ce ne soit vrai. Il nous reste le vote pour empêcher que ne soit perpétré ces meurtres symboliques, et nous pouvons, dans les arrondissements où la gauche est certaine de l'emporter, voter pour des listes qui correspondent à nos idées, et dans les autres, au pire, en faire autant, au mieux nous abstenir. C'est avec ce genre de personnel politique que notre pays a été conduit au bord du gouffre et que nous sommes en train de faire un grand pas en avant ! Madame KOCIUSKO-MORIZET fait partie de ces "élites" complètement déconnectée du réel. Elle sait tout mais ne sait que ça. C'est déplorable. Elle et ses amis sont parfaitement responsables de la venue des socialistes au pouvoir et de leur mainmise sur les médias, les familles, les consciences, l'économie. Par moment, j'ai envie de crier : "Du balai, du balai, du balai ! Occupez-vous de la France et des Français. Vos petites ou grandes ambitions ne nous intéressent pas. Portez moins de tailleurs Chanel et investissez-vous un peu plus personnellement, concrètement, dans la lutte contre la pauvreté et les véritables exclusions (les moins visibles et les plus douloureuses), non point de manière affectée, mais dans le silence de votre cœur et de votre conscience. Oui, du balai, du balai, du balai ! Un peu moins de Paris-plage, de nuits blanches, d'universités d'été, et un peu plus de considération pour ceux qui n'ont ni votre culture, ni votre prestige social, ni vos diplômes, ni votre richesse, mais qui font tourner notre pays." Ce n'est pas de la démagogie. J'aurai mauvaise grâce à ne pas reconnaître qu'on peut me classer dans ce groupe de citoyens. J'en ai conscience. Du moins essayé-je mettre en pratique les conseils que je donne à nos responsables, et cela ne regarde que moi.
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N'oublions jamais ceci qui est une fable très instructive. La Belgique est restée plus d'un  an sans gouvernement, et elle n'en est pas morte. Ce qui signifie que les gouvernements, dans leur mode de fonctionnement abstrait, planifié, mis en mots, mais seulement en mots, ne servent pas à grand-chose, sinon à pourvoir des postes juteux !
 
 

samedi 17 novembre 2012

Sur le vif

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Il est 17 h 45 au moment où je commence à rédiger ce billet. Je tiens à préciser ces détails, avant que les télévisions aux ordres ne vous rendent compte de manière partiale et déformées de la "manif' pour tous" organisée aujourd'hui à PARIS par différents mouvements, confessionnels ou non, groupés en un collectif. Il s'agissait de s'opposer au projet de loi que madame TAUBIRA, avec la bénédiction (si l'on peut dire) de MM AYRAULT et HOLLANDE s'apprête à présenter au Parlement, et qui concerne le mariage de deux personnes du même sexe et ouvre le loi à l'adoption ainsi qu'à la procréation médicale assistée.
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Nous avions reçu des organisateurs des consignes formelles. Elles ont été respectées. (a) Pas de slogans politiques ; (b) pas de revendications confessionnelles ; (c) respect absolu des homosexuels et défense de proférer à leur encontre des paroles de mépris ou de rejet. Il nous était demandé aussi de renvoyé aux porte-paroles dûment mandatés par les organisateurs les journalistes qui auraient voulu nous interroger. Les organisateurs nous avaient également prié de ne pas céder à d'éventuelles provocations. Ainsi, au cas où deux hommes ou deux femmes s'embrasseraient après s'être fondu dans la foule en faisant mine d'être des manifestants, les maris devaient embrasser leurs femmes, ou manifester leur affection pour un proche de sexe opposé. Un orateur a également parlé du drapeau bleu-blanc-rose, pour rappeler que la patrie ne portait pas de jugement sur ces orientations sexuelles. Enfin, il était interdit de distribuer des tracts et nous devions en avertir immédiatement un membre responsable (gilet bleu) qui devait intervenir alors pour faire cesser la distribution.
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Le cortège de manifestants s'est mis en route peu après 14 h 30. En tête, il y avait un vingtaine d'élus ceints de leur écharpe tricolore. J'ai interrogé une jeune fille d'une vingtaine d'année, membre du service d'ordre (gilet jaune) ; elle m'a indiqué que plus de 1000 jeunes assuraient cette fonction. J'ai pu le constater des mes propres yeux : ces jeunes avaient de 18 à 30 ans. L'animation était assurée par une équipe de jeunes. La foule était très mélangée ; des familles entières avec leurs enfants (dont nombre de bébés en poussettes), des adolescents et adolescentes, des gens (souvent des couples) dans la force de l'âge, et des personnes plus âgées. Impossible d'en dresser une statistique précise. Il me semble que prédominaient les jeunes couples (avec leurs enfants) et les couples dans la force de l'âge (avec souvent des enfants, pré-adolescents ou adolescents). J'ai aussi remarqué qu'un  cameraman, sur le trottoir du boulevard Raspail cherchait l'image choc, l'image scoop, alors qu'il suffisait de filmer une séquence de la foule qui défilait bon enfant pour rendre compte des faits. Et je reteins qu'une image est toujours le reflet des choix subjectifs de celui qui la fixe. A l'entrée de la rue de Rennes (j'ai un doute sur la rue), il y avait une contre-manifestation. Entre cent et deux cents femmes, se déclarant lesbiennes, huaient les manifestants qui, à de très rares exception, n'ont pas répliqué. Ces femmes portaient des pancartes : "Enfin une loi juste" ; "La messe en latin" ; "Range ta bible". On ne sait pas trop pourquoi la messe en latin et la bible étaient impliquées dans cette contre-manifestation qui m'a paru pitoyable.
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Quand je suis arrivée sur la place située derrière les Invalides, elle était noire de monde, et je n'ai pu aller au-delà du débouché du boulevard sur cette place. Il était 17 heures. Un haut-parleur nous a fait savoir que les derniers manifestants quittaient la place  Denfert-Rochereau. De fait, en remontant le boulevard Monparnasse jusqu'à la station Duroc, pour prendre le métro, j'ai pu voir ce dernier noir de monde. J'évalue à plus de 100 000 le nombre des manifestants. Mais comme une chaîne de jeunes gens et jeunes filles, munis de compteurs manuels, et placés peu après l'Eglise Saint-François-Xavier comptaient le nombre de personne se dirigeant sur les Invalides, nous aurons une appréciation relativement fiable de la taille de la foule, et sans doute sous-estimée en raison de que l'on appelle les passages en coïncidence. C'est donc le nombre publié par les organisateurs qui doit être pris en compte. Chose émouvante, les cloches de Saint-François-Xavier n'ont cessé de teinter pendant le passage du cortège.
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Cette manifestation n'est qu'un hors d'oeuvre. Et les participants sont fermement décidés à manifester de nouveau si les aveugles et les sourds continuent de nous conduire au gouffre.
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C'est tout pour ce soir.
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vendredi 19 mars 2010

Chant pour Emilie

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Vendredi dernier, vers 19 heures, je rentre chez moi en Métro. En haut de l'escalier qui descend au quai, je vois, acagnardée contre le mûr, une jeune fille. Elle est littéralement prostrée. Un bonnet de laine marron orangé enfoncé sur la tête, elle ne lève pas les yeux. Entre ses genoux, une sébile, ou plus exactement un gobelet en carton de chez McDo. Elle ne dit rien, ne réclame rien, ne regarde rien.
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Je suis saisi de compassion, après, je dois le dire, un moment d'hésitation : nous sommes tellement sollicités. Je fourrage dans ma poche intérieure, en extirpe mon porte-monnaie, et met quelques pièces dans le gobelet. Tout de même, je m'interroge. Et je l'interroge.
-Comment vous appelez-vous ?
-Emilie.
Et elle lève un peu le visage ; je vois deux yeux verts, envahis de tristesse.
-Que faites-vous là ? Où dormez-vous ce soir ?
-Je ne sais pas. J'ai commencé tard, cet après-midi. Je suis là depuis peu de temps, une heure.
- ???
-Oui, avant ce sont les gitans qui font la manche.
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Je comprends alors que les escaliers, les trottoirs, les porches et tous lieux où l'on peut apitoyer le passant sont colonisés dès le matin par les gitans qui se partagent entre eux les territoires et entendent bien se les garder pour eux. Emilie ne peut donc mendier que quand ils ont fait place nette.
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Emilie a 24 ans. Je ne connais pas les raisons pour lesquelles une jeune fille de son âge se trouve réduite à cette extrémité. J'ai le coeur serré en y pensant. Bien entendu, j'ai rallongé un peu mon obole. Je regrette de ne pas avoir donné plus.
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Si vous passez par la station Sèvres-Babylone, ligne 10, direction Pont de Saint-Cloud, et que vous voyiez une jeune fille aux yeux verts, c'est Emilie. Je vous en supplie, soyez plus généreux que moi. que de telles situations puissent exister me révolte. Mais que faire ?
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Un autre billet tout à l'heure.

dimanche 7 mars 2010

Petit matin dans la ville

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Est-il plus agréable promenade que celle du petit matin dans les rues de ma ville, presque désertes ? Déjà l'orient s'empourpre de lumière. Un petit vent frisquet venu de l'est fait voleter des tracts électoraux abandonnés cette nuit par des militants pressés de regagner leur logis. Les enseignes au néon peu à peu animent les bars et les cafés. Au comptoir, là, un homme en casquette sirote un petit noir, tandis que le garçon fait semblant d'essuyer des tasses, sèches sans doute depuis longtemps. Et ici, deux ouvriers en bleu de chauffe attendent l'ouverture du chantier voisin, un immeuble en réparation. Un garçon, dans un autre, remet en place les chaises.
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Le parc n'est encore peuplé que d'arbres dépouillés de leur ramure. Mais j'entends des merles chanter le printemps qui vient. Lointaine rumeur des voitures sur le boulevard périphérique ! Pétarade d'une moto qui démarre au quart de tour lorsque le feu de signalisation passe au vert ! L'homme qui la dompte doit être en retard. La salle de sport du stade municipal est violemment éclairée ; des agents de service commencent à en nettoyer le sol, tandis que quelques sportifs matutinaux attendent sur ses marges que leur territoire se libère. Vie qui se déploie ! Hymne à la vie qui monte ! Lent développement.
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Voilà maintenant le bord de Seine. Les friselis de l'eau font sautiller le fleuve aux rayons rasants du soleil qui daigne faire son apparition. Bruits du métro, bus qui viennent de quitter le dépôt où ils ont passé la nuit. Certains "ne prennent pas de voyageurs". Pour moi, c'est un mystère que de les voir circuler à vide. Il doit y avoir des raisons. Elles m'échappent ! Bien que le froid soit assez vif ce matin, je suis en sueur à force d'aligner les pas à un rythme rapide. Bientôt, je rentrerai chez moi. Je sentirai sur le palier l'odeur du café et du pain grillé. J'ai trouvé une boulangerie ouverte, et le boulanger, blanc de fatigue et de farine, m'a cédé une baguette pas trop cuite et des croissants que je destine à la maisonnée. Choses simples de la vie, et qui ont tant de prix pour moi. Heureux les simples d'esprit...