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lundi 4 novembre 2019

Lundi 04 novembre 2019. Gros efforts pour de grandes sottises.


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LA CITATION DU JOUR, APPLIQUÉE À QUI NOUS SAVONS.
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"Nae iste magno conatu magnas nugas dixerit"
TERENCE. Héautontimorouménos, vers 621.

"Assurément, cet homme va se donner une grande peine pour dire de grandes sottises."
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COMMENTAIRES.
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Ce n’est pas pour rien que MONTAIGNE reprend dans ses Essais (III, 1) cette phrase empruntée à une comédie de TERENCE, l’Heautontimorouménos, (vers 621), expression grecque que l’on peut traduire par Le bourreau de soi-même. J’ignorais que BAUDELAIRE avait repris ce titre à son compte pour regrouper une partie de ses poèmes, tirés notamment des Fleurs du mal. Il vaut la peine de le rappeler.
Si je cite aujourd’hui ce vers que je vous autorise à diffuser le plus largement possible, c’est que notre Président de la république et son en même temps se donne un mal fou pour concilier l’inconciliable, en se faisant aider sans doute par de nombreux communiquants aussi arrogants qu’ignorants des sentiments de nos concitoyens. Pour être le plus honnête possible, je dois dire que certaines mesures prises par ce gouvernement ne sont pas mauvaises. Mais j’attends, par exemple, que l’on expulse systématiquement vers leurs pays d’origine les immigrants clandestins coupables de contraventions, de délits ou de crimes, et que l’on instruise rapidement et humainement le cas des demandeurs d’asile et celui des immigrés clandestins sans titre de séjour qui croupissent dans les ordures envahis par les rats.
Il faudrait aussi infliger à tous les entrepreneurs qui utilisent de la main d’œuvre étrangère clandestine, en la payant avec un lance-pierre, de très sévères sanctions pouvant aller de la suspension provisoire à définitive de l’entreprise, voire, quand la situation est honteusement abusive, à sa confiscation.
Je reçois tous les jours des informations de sources diverses faisant état des exactions, agressions, viols, vols avec violences, menaces, etc., commises par des étrangers en situation irrégulière. Bien entendu, je n’ignore pas que cette sélection de nouvelles est orientée. Il n’empêche qu’elle est inquiétante. Demandez aux Nantais, ou aux Avignonais ce qu’ils en pensent. Vous serez édifiés. La justice ne fait rien pour faire exécuter l’ordre de quitter le territoire, quand il est donné, par exemple.
Il faut aussi saluer toutes les initiatives des bonnes volontés qui s’efforcent d’apprendre notre langue, de former à un métier, de loger les immigrés qu’ils soient clandestins ou légitimes. Ils sont nombreux, ceux qui considèrent d’abord la dignité humaine. Il faut les approuver et les encourager. Car un être humain est digne, avant tout. Mais cette dignité est aussi celle de nos compatriotes qui souffrent de se voir méprisés par la bien-pensance. Le journal Libération organise une manifestation contre l’islamophobie. Fort bien. Il n'y a aucune raison d'accepter que l'on méprise les musulmans pieux. Mais que n’en fait-il aussi pour combattre la cathophobie dont il est l’âme, le foyer incandescent, l’icône imbécile et très souvent mensongère ? Il devrait s’informer sur l’islam, sur le Coran, sur la théologie musulmane, sur les communautés musulmanes, très diverses. Il n’en fait rien. Fidèle à sa méthode idiote qui consiste à considérer l’idée plus que la réalité, il met dans le même sac ceux qui souffrent de la violence des bandes ethniques, maghrébines ou africaines, et ceux qui méprisent l’Autre parce qu’il est différent. Bref, tout comme le Président, il fait de grands efforts pour proférer de grandes sottises.


samedi 17 septembre 2016

17 septembre 2016. Nouvelles de la Résistance. L'homme ne vit pas que de pain !

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"« L’homme ne vit pas seulement de pain. »
Affirmation fondamentale, fondatrice. L’homme n’est pas seulement un animal évolué, qui cherche sa pitance dans une terre sauvage. Il y a là une révolution anthropologique, en ce sens que l’on touche à la conception même que l’on peut avoir de l’humain. Cela, assurément, la civilisation gréco-romaine (et d’autres sans doute) l’avait déjà senti et pensé. Mais qui l’a dit avec une telle simplicité et une telle force ? Là, ce n’est plus de lui [Jésus] qu’il parle, c’est de nous tous. Et il nous dit quelque chose que nous savions bien, au fond, mais que nous ne parvenions peut-être pas à formuler. L’homme ne vit pas seulement de pain. Tout homme, fût-il incroyant ou le plus indifférent, peut se sentir concerné par ces mots, dès lors qu’une seule fois, disposant de tous les biens matériels utiles ou agréables, l’argent, les plaisirs, le pouvoir, l’approbation générale, il a éprouvé que son cœur et son âme n’en étaient point apaisés, et qu’il ne se sentait vraiment vivant qu’à travers une pensée, un amour, un idéal, une espérance. Nous pouvons négliger ou dédaigner une telle parole, mais celui qui l’a entendue une seule fois dans sa vie ne saura, ne pourra jamais l’oublier."
In
François TAILLANDIER.
Jésus.
Perrin, Paris, 2016.
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2. COMMENTAIRES.
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(a) Je recommande absolument la lecture du livre de François TAILLANDIER à mes lecteurs, qu’ils soient ou non chrétiens. Il aborde la personne de JESUS avec distance, esprit critique et respect, à travers le seul témoignage scripturaire. Décapant, innovant, décoiffant !
(b) Si j’ai choisi cet extrait, qui commente la réponse que Jésus fait à Satan, lors de l’épisode de la tentation au désert, c’est qu’il me semble parfaitement expliquer l’impasse dans laquelle se sont précipités les hommes politiques en refusant de prendre en compte dans leurs perspectives et programmes, cet aspect essentiel de l’homme. Ils le réduisent à un consommateur, à un jouisseur, à un animal hédoniste et ils ne voient pas que l’homme a besoin d’amour, d’idéal, d’espérance. Qui a jamais fait une génuflexion devant un taux de croissance ? Qui a jamais contemplé, comme horizon de sa vie, Paris-plage, les nuits blanches, les journées du patrimoine ? Il y a toujours dans la pensée de l’homme un au-delà du matériel, du quantifiable, du palpable, de l’immédiat et toujours la petite flamme de l’esprit de Dieu brille dans son cœur.
La grande erreur des socialistes auxquels, malheureusement, la prétendue opposition républicaine emboîte le pas, c’est justement de borner la vie humaine à l’horizon terrestre, et de borner de même ledit horizon. Le succès des partis extrêmes (qu’ils soient de « droite » ou de « gauche ») est précisément d’avoir fait appel à des perspectives que j’ose appeler « spirituelles ».
(c) La grandeur de notre patrie, la signification symbolique de son existence dans le chœur des nations, le message spécifique qu’elle a à proclamer au monde entier (bien des pays ne se privent pas de proclamer leur message à eux : Chine, Russie, États-Unis, Iran, etc.), qui s’en occupe, qui en a souci ? Ils ne pensent qu’à leur réélection. Ils ne pensent pas à la France. Faudrait-il se résoudre à ce que la France n’ait plus rien à dire au monde ?
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Il s’agit de punir Monsieur BRILLAULT, initiateur de la pétition dont le sinistre DELEVOYE a refusé la prise en compte : du site du Boulevard Voltaire :


Je vais dire très clairement ce que je pense de la présence de clandestins sur notre sol. S’ils ne peuvent prouver que leur vie et leurs biens sont menacés dans leur pays d’origine, il convient de les y renvoyer sans attendre et d’imputer au pays de retour les frais engagés par le transport (en rognant, par exemple, sur les aides officielles octroyées au dit pays). La dilution des migrants clandestins dans l’espace national est une hérésie, elle est inacceptable. Sans doute faudrait-t-il aussi dénoncer l’accord léonin qui instaure à CALAIS la frontière avec le Royaume-Uni, et laisser à ce pays le soin de traiter le problème.
Cette opinion n’offense pas la charité. Nous n’avons pas à accepter le mensonge et l’exploitation de notre naïveté par nombre de gens (attention, là encore pas de généralisation) qui, justement, ne veulent vivre chez nous que de pain, au lieu de s’occuper de leur patrie d’origine, et qui cherchent leur pitance sur la terre sauvage de la jungle de CALAIS. Mais il est vrai que les Occidentaux leur ont donné l'exemple du matérialisme le plus plat, le plus obscène. Sauf que certains de ces migrants ont gardé le sens de la transcendance et que certains l'ont exalté de matière satanique au point de faire le projet ou de le réaliser : s'attaquer à nos concitoyens, les mitrailler, les décapiter, ou les égorger.




vendredi 11 mars 2011

Incohérence de la pensée

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Madame AUBRY a reproché à Michèle ALLIOT-MARIE de n'avoir pas compris l'aspiration du peuple tunisien à la démocratie, et son désir de secouer la pesante tutelle d'un tyran. Et sur ce point, il faut lui donner raison. Fort bien. Il me semble logique par conséquent de considérer que madame AUBRY confère le caractère démocratique au nouveau régime en train de se mettre en place au pays des Carthaginois. Fort bien encore.
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Il se trouve que des milliers de Tunisiens fuient ce paradis démocratique nouvellement apparu pour tenter de gagner la France, en qui ils voient leur seul salut. Madame BRUNEL, utilisant l'expression maladroite de "remettre dans les [ou "dans des", qui ne dit pas la même chose que "dans les"] bateaux ceux de ces clandestins qui viendraient à aborder les côtes de notre pays suscite un tollé général de la classe politique. Quoi ! Comment ? Est-ce possible ? Une honte. Effets de manche, mouvements mussoliniens du menton, et tutti quanti.
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Je reprends donc ma méthode des questions.
(a) La Tunisie actuelle est-elle oui ou non démocratique ?
(b) Pourquoi tant de Tunisiens fuient-ils leur pays ?
(c) Avons-nous les moyens de les accueillir décemment et si oui, comment et à quel prix ?
(d) Est-il possible tout à la fois de vouloir recruter des fonctionnaires, augmenter le pouvoir d'achat, accueillir des immigrés clandestins, en faisant payer les riches et seulement les riches ? Ne faudrait-il pas mettre à contribution d'autres citoyens pour appliquer cette politique, et qui ?
(e) Serait-il possible de demander leur avis aux Français (indépendamment de leur couleur de peau ; un compatriote est un compatriote ; il n'y a aucune concession à faire là-dessus).
(f) Est-il possible de reconnaître l'autre en son identité profonde quand on ne sait pas soi-même qui l'on est ?
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Questions subsidiaires.
(a) Pourquoi monsieur Laurent HENART, numéro 2 du Parti Radical, s'est-il félicité publiquement de la reculade du Gouvernement sur la déchéance de la nationalité, et l'attribue-t-il à l'influence du Centre ?
(b) Serait-il judicieux, puisque cette mesure, probablement anticonstitutionnelle, n'a point passé la rampe du Législateur, de lui substituer la déchéance des droits civiques ?
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La véritable faiblesse de l'opposition est sa pensée : creuse, contradictoire, incohérente, elle est ballottée au gré des influences diverses qui l'agitent. Je conçois parfaitement que l'on pratique une politique d'accueil des clandestins. Mais alors il faut dire comment on va s'y prendre et ne pas mentir aux Français sur les sacrifices qui leur seraient demandés au cas où elle développerait. Il faudrait d'autres références et un autre Credo pour qu'elle fût un succès. Sinon, mensonge, duperie, tromperie.
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lundi 9 novembre 2009

Le prophète, l'utopiste et l'homme concret.

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Un ami, fidèle lecteur du Blog, m' a téléphoné hier matin pour me dire qu'il s'y passait des choses très graves, que les échanges étaient violents, et qu'il convenait que je lusse tous les commentaires sur l'identité nationale afin d'y réagir. J'ai bien réfléchi. Je ne l'ai pas fait. Car cette lecture préalable aurait eu pour effet de soulever des approbations ou des préventions que je qualifierais volontiers de narcissiques "Tiens, c'est bien ! Il pense comme moi" ou "Il raconte des bêtises !"
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Il se trouve qu'une amie m'a prêté l'article d'un théologien protestant, Alain HOUZIAUX, intitulé : "L'idéal de chasteté dès les débuts du christianisme. Pourquoi ?" in Études théologiques et religieuses, 2008/1, pp 73-103. Et c'est dans cet article que je crois avoir trouvé la réponse aux conflits d'opinions qui traversent la réflexion sur l'identité nationale ; HOUZIAUX fait une distinction très remarquable, et opératoire entre le prophète et l'utopiste. Que dit-il ? Ceci :
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"Les prophètes font du Royaume un idéal eschatologique qui appelle et attire. Les utopistes prétendent vouloir instaurer (souvent de force) le Royaume, les prophètes se souviennent que le Royaume ne peut et ne doit être de ce monde. Les utopistes oublient que l'utopie caractérise un "sans lieu" et un "non-lieu" et veulent l'instituer dans le lieu de monde." Et reprenant la distinction de FREUD entre "l'idéal du moi" et "le surmoi", HOUZIAUX poursuit "Notre idéal du moi nous appelle à suivre un idéal, une promesse, un exemple. [...] Notre surmoi édicte des règles, des carcans, des interdictions. L'idéal du moi suscite chez le sujet plutôt des sollicitations positives et idéalistes alors que le surmoi s'exprime plutôt sous forme de prohibitions répressives."
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Et il m'apparaissait que, quelle que soi l'opinion professée en matière d'identité nationale, nous étions tous à la fois un peu prophète et un peu utopiste. Comment, en réalité, le problème se présente-t-il ? Avec les clandestins, nous avons devant nous des hommes concrets, nous sommes nous-mêmes des hommes concrets. Les choses se manifestent alors ainsi :
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On peut imaginer sans peine, que pour les étrangers venus clandestinement en Europe, le départ de leur patrie est un arrachement, une amputation, une douleur. On quitte une terre, des paysages, des coutumes, sa famille, ses amis, un mode de vie, pour aller vers un avenir que l'on croit meilleur et l'on se retrouve dans un pays qui ne peut offrir ce que l'on cherche. On découvre que c'est un mirage, on a honte de son échec (surtout dans le cas d'un Africain qui, venu en Europe, passe pour le grand homme de la famille laquelle se repose alors entièrement sur lui pour sa vie matérielle) et l'on se saigne aux quatre veines pour ne pas perdre la face. On va de petits boulots en petits boulots, de petits larcins en petits larcins, on fraude dans le métro pour se déplacer, on essaye de tirer le maximum des prestations sociales ; à dire le vrai, on n'a guère d'autre choix.
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Comment se présente pour les Français, hommes concrets que nous sommes, cette situation ? Nos enfants, malgré de longues études, ne trouvent pas de travail. Les médias ne cessent de nous rabâcher que le pouvoir d'achat est en régression. Certaines bandes de jeunes font peur et sont dangereuses - on glisse là de la question des étrangers clandestins à celle des jeunes issus de l'immigration - les nuisances engendrées par les campements sauvages de clandestins deviennent insupportables aux riverains. La CGT met de l'huile sur le feu en organisant des grèves sur le tas dans les entreprises ou établissements qui emploient des étrangers sans titres de séjour, et réclame pour eux une régularisation, légitimable par certains côtés : ils font le travail que nous ne voulons plus faire. Ces dysfonctionnements sont sans doute peu nombreux par rapport à la masse des étrangers. Mais ce sont eux que les médias commentent. D'où le mécontentement d'une partie de l'opinion qui, se sentant abandonnée des autorités, durcit son discours et ses pratiques. Bref, on va peu à peu vers une situation qui a été prévue par HOBBES si je ne m'abuse : celle de "Tous contre tous". Les Français contre les étrangers, les pro-étrangers contre les anti-étrangers, les ruraux contre les citadins, les clandestins de langue arabe contre les clandestins d'Afrique noire, les blogueurs pour contre les blogueurs contre, etc.
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Si nous gardons raison, nous voyons bien (a) qu'il nous est impossible d'accueillir dignement ces milliers d'immigrants, alors que nous avons du mal à faire vivre nombre de nos compatriotes ; nous ne sommes pas prêts - me semble-t-il - à partager notre terre et nos richesses avec ces clandestins, au prix d'une diminution notable de nos revenus ; (b) nous ne voudrions pas nous arracher à notre patrie, quand bien même nous ne cessons de protester et d'en vouloir toujours plus ; la situation n'est donc pas si mauvaise que cela pour nous ; (c) ce que nous ne voulons pas pour nous, nous ne pouvons le vouloir pour ces miséreux ; une seule solution par conséquent : leur permettre de rester chez eux, d'y plonger très naturellement leurs racines, en favorisant le développement de leur pays par notre contribution technique, scientifique, médicale, financière, en respectant des échanges équitables, en étant très rigoureux sur les critères de régularisation des sans-papiers, et humains dans les mesures d'accueil transitoire que nous réservons aux étrangers ; (d) en étant absolument intransigeant, en cas de naturalisation, sur la bonne connaissance de la langue française, du fonctionnement politique de notre pays, de ses traditions, de ses lois essentielles.
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Tout cela est du bon sens. En agissant ainsi, nous savons que le Royaume n'est pas de ce monde et ne peut l'être. Et nous sommes prophètes. En évitant de faire peser sur les épaules de nos compatriotes qui vivent difficilement et quotidiennement un fardeau que nous ne portons pas nous-mêmes, nous quittons l'utopie. Et c'est bien l'homme concret et non un système d'idées que nous servons.

jeudi 9 avril 2009

Ils ne savent quoi inventer

L'opposition socialiste, en mal d'idées, ne sait plus quoi inventer pour se faire remarquer des médias. Il convient là encore de montrer comment fonctionnent l'idéologie, la propagande, et l'ingénue mauvaise foi. La dite opposition vient de découvrir qu'il existe un texte de loi, fort ancien, punissant les citoyens qui se sont rendus coupables d'avoir aidé un étranger en séjour irrégulier. Il profite de ce qu'une bénévole du Nord a été entendue par la police pour avoir nourri et réconforté des étrangers cherchant à gagner la Grande-Bretagne (et aussi pour recharger les batteries de leur téléphone portable, ce qui me laisse tout de même rêveur), pour demander l'abolition d'un délit qui n'existe pas ! Les socialistes oublient de dire que cette bénévole n'a fait l'objet d'aucune poursuite, et que le texte de loi incriminé précise que nul ne peut être inquiété pour avoir aidé un étranger en situation de détresse physique (sommeil, faim). La loi française, en effet, punit la non assistance à personne en danger. Et le texte incriminé, précise qu'il ne peut dans ce cas y avoir de poursuites judiciaires. Si l'initiative socialiste aboutissait, il n'y aurait plus aucun moyen de juger ces immondes que sont les passeurs.
L'angélisme de l'opposition vis-à-vis de ces situations, à l'évidence douloureuses et complexes, est absolument irrationnel, et gros de dangers. Il suffisait de regarder la vidéo diffusée (illégalement) par un policier (gardé à vue puis poursuivi pour cette raison) où l'on voit quatre jeunes d'origine étrangère - seraient-ils de nationalité française - voler et tabasser un jeune homme dans un bus, en injuriant les passagers et en hurlant des propos racistes (contre les Français), pour mesurer combien la question des populations immigrées est brûlante dans certains quartiers en France (la situation est sans doute très répandue en Europe). Ce n'est pas l'origine étrangère qui fait question, c'est le ressentiment que ces populations nourrissent contre la France, attisé du temps de monsieur MITTERRAND par les Touche-pas-à-mon-pote, les Harlem DESIR, ou l'imbécile monsieur LE PEN. Le ressentiment peut avoir parfois des fondements, il ne faut pas le nier. Ces jeunes gens de nationalité française mais dont les parents sont nés hors de France, bénéficient pourtant comme tous les autres jeunes français de la gratuité de l'école, de la sécurité sociale, des perspectives de retraite, du droit de vote. Et fort heureusement, nombre d'entre eux s'intègrent sans renier leur origine. Ce qui est faux, et qui est exploité par les parangons de la "solidarité", c'est de faire l'amalgame entre l'origine étrangère et victimisation dont on veut auréoler celle-ci. C'est la généralisation du jugement, c'est l'esprit de système qui veut qu'un Français d'origine maghrébine ou africaine doit être mieux considéré que les autres, au motif que l'imbécillité humaine, dont la loi n'est pas responsable, les traiterait moins bien. Décidément, ils ne savent pas quoi inventer... Je préférerais, moi, qu'on discute dans les écoles, collèges, lycées et universités, à l'occasion d'une journée dédiée à cette discussion, de ce qu'impliquent les notions de liberté, d'égalité et de fraternité. Chiche ?

jeudi 19 juin 2008

Une directive européenne sur l'expulsion des clandestins

Le Parlement européen a adopté à une large majorité (367 voix pour, 206 contre et 109 abstentions) une directive censée harmoniser les politiques européennes en matière d'expulsion des étrangers en situation irrégulière, ceux que l'on appelle les clandestins. Les belles consciences de gôôôôche (les verts, SOS racisme), et les associations de défense des droits de l'homme (Amnesty international, notamment) protestent, car cette directive porte à 18 mois maximum la durée de détention. Essayons d'y voir plus clair et avec objectivité.
D'abord, il s'agit d'une durée maximale. Et qui peut le plus peut le moins. En France cette durée est de 32 jours, et le ministre n'entend pas changer cette règle. Mais il faudra que la Grande-Bretagne et les Pays-Bas s'y mettent, chez qui cette durée de détention n'a pas de limite. Grosso modo, il s'agit donc d'une sorte d'amélioration.
Nous vivons en démocratie. Ce qui y règle les comportements dans l'espace public, c'est la loi. Il en résulte qu'une situation de non droit ne peut créer de droit. Il me semble que ce principe doit rester intangible. Mais il faut aussi que la loi et son esprit soit respectée par la puissance publique. C'est aussi un principe intangible.
Tout être humain a le devoir de vivre. C'est, selon moi, encore un autre principe intangible. On ne saurait donc accabler a priori ces pauvres diables qui ont réussi, au prix de mille périls, à traverser les océans, souvent sur des bateaux de fortune, qui ont perdu nombre de leurs compagnons pendant cet exode.
J'ai déjà eu l'occasion de dire qu'il n'y a pas de droits sans devoirs corrélatifs. Les défenseurs des droits de l'homme devraient donc rappeler à leurs protégés qu'ils sont accueillis dans un pays qui a des lois, et qu'ils ont le devoir de les respecter, quand bien même leur séjour est entaché d'une tare originelle. Nous ne pouvons accepter la polygamie, le trafic de drogue ou de faux papiers, les rapines, les violences et les arrogances de ceux que nous hébergeons momentanément. Ils doivent être considérés comme tous les citoyens de notre pays.
Il faut que les belles consciences de gôôôôche comprennent que l'on ne peut à la fois réclamer l'augmentation du pouvoir d'achat, l'accroissement des dépenses publiques improductives (l'Etat devait à la Sécu, aux dires de Philippe SEGUIN, un milliard d'euros au titre des soins gratuits dispensés aux clandestins), l'augmentation du nombre de fonctionnaires, le maintien de structures administratives coûteuses et vermoulues, et l'empilement de dispositifs sociaux qui aboutissent à créer de nouvelles structures, grandes dévoreuses de papiers, tatillonnes, et viscéralement méfiantes vis-à-vis des administrés. On peut toujours faire payer les riches. En France, les riches sont à l'heure actuelle les titulaires de hauts salaires. Ils sont des forces importantes pour entretenir la vigueur économique et l'innovation dans notre pays. Les autres riches, les vrais, ont fichu le camp depuis longtemps, avec la bienveillante complicité politique des socialistes et du Traité de Maastricht.
Alors que faire devant la détresse de ces pauvres gens qui croient trouver chez nous l'Eldorado, et ne rencontrent que mépris et misère ? Il me semble qu'il ne faut pas attendre 18 mois (directive votée) ni 12, ni 6. Il faut immédiatement renvoyer chez eux ces clandestins. Ceci n'est pas suffisant. Il faut aider beaucoup plus et beaucoup mieux les pays pauvres, les pays en voie de développement, les pays émergents, payer les matières premières à leurs producteurs directs, en évitant les spéculateurs, traders, courtiers, et autres intermédiaires qui ne sont que des parasites. Il faut aussi comprendre que les modes de développement de ces pays ne sont pas forcément les nôtres, adapter nos aides à leurs cultures, éviter d'y faire du tourisme à la mode du Club Méditerranée, y aller le coeur et l'intelligence ouverts, et savoir dépenser généreusement sans se faire avoir (ce qui n'est pas bon non plus). Bref, il y a toute une politique à reconsidérer, et qui passe aussi par l'éducation de nos concitoyens.
Et puis monsieur MAMERE, qui est maire de BEGLES pourrait peut-être demander à ses administrés de recevoir chez eux ces clandestins, il pourrait donner l'exemple lui-même ; il pourrait aussi construire un Foyer d'Accueil pour eux, et les embaucher comme employés municipaux dans des conditions qui autoriseraient leur régularisation. Mais entre l'action et les paroles verbales, il y a un pas que monsieur MAMERE hésite à franchir. A vrai dire, d'ailleurs, tous les élus socialistes, notamment dans les grandes villes (ils les administrent presque toutes) devraient en faire autant. Ils mettraient ainsi en accord leur discours et leurs actes.