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lundi 13 mars 2017

13 mars 2017. Nouvelles de la Résistance : jeunes gens, défendez la cause de la France dans le monde

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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Georges, ô cher Georges, vous nous manquez. Votre voix puissante, hélas, n’est plus là pour tonner et dénoncer l’imposture des hommes politiques qui prétendent gouverner notre patrie. Du moins, pour ceux qui vous connaissent et vous aiment, est-il encore possible de faire entendre ce que vous dîtes avec tant de force dans votre recueil intitulé Français, si vous saviez…
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1. LA CITATION DU JOUR.
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(a) "Il y a encore de la place dans le monde pour les hommes libres. Je l’ai écrit dès les premières semaines de mon retour en France et je l’écrivais pour les jeunes Français. Il faut que les jeunes Français sachent que le monde est encore plus grand et plus libre qu’on pense et qu’ils peuvent espérer jouir de ce monde.
Les imbéciles me reprochent d’exciter ainsi les jeunes Français à la désertion. Les imbéciles, à force d’imbécillités, les unes austères, les autres frivoles, feront bien pis que d’envoyer les jeunes Français aux antipodes voir si la vie est réellement aussi plate sur une planète pourtant sphérique, ils pousseront, sans le vouloir, les jeunes Français à l’« à quoi bon ? » fatal, à l’ « à quoi ça sert ? », bref, à une autre sorte de désertion beaucoup plus grave : la désertion à l’intérieur, la désertion du désespoir."
Article J’invite les jeunes Français à changer d’air, publié le 14 septembre 1945 (p. 43).

(b) "Je m’excuse de parler avec cette franchise, mais l’écriture va si lentement, les événements vont si vite ! À l’heure où nous sommes, il est vraiment trop facile et trop lâche d’écrire, à l’applaudissement des nigauds, que des milliers de jeunes Français veulent quitter la France parce qu’on y mange mal. Ce n’est pourtant pas le mot de nourriture qui revient presque à chaque ligne des lettres émouvantes que je reçois chaque jour, c’est celui de liberté. ― « Qu’ils restent donc ici pour la sauver » riposteront sans doute les professeurs de morale civique. Oh ! pardon… ils ne sauraient sauver la liberté sans nous, et ils se demandent si nous sommes même décidés à la défendre, si le jour venu nous ne leur conseillerons pas, en style munichois, d’abandonner ou d’échanger le plus avantageusement possible une liberté déjà grevée de trop d’hypothèques pour rapporter quoi que ce soit…"
Article Les héritiers dépouillés, publié le 1er mars 1946 (p. 129).
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2. COMMENTAIRES.
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Comme je les comprends ces jeunes qui, comme un des enfants que j’ai élevé est parti travailler en Californie, ou ce neveu en Floride, ou encore ces deux élèves à Londres, ou cette autre à Bâle, ou ma filleule à Londres, ont préféré quitter cette marâtre qu’est devenue la France pour ses enfants les meilleurs.
Les MACRON (surtout), LE PEN, MELENCHON, HAMON, FILLON (les trois derniers un peu moins) et tous les autres ne parlent que de quantité, que de problèmes économiques alors que notre jeunesse a d’abord besoin de sens.
Qu’en savez-vous, le vieux, pourraient me dire ceux de mes censeurs qui quelquefois me lisent ? J’en sais quelque chose messieurs, mesdames, car je les fréquente ces jeunes gens et ces jeunes filles, quatre fois par semaine, en différents lieux et à différents jours, pour leur parler du Maître, de ce Jésus que nous avons apostasié, nous les enfants de saint Rémi. Je les entends, et nombre d’entre eux demandent que je prie pour eux, me demandent conseil, ou viennent me faire des confidences qu’ils n’osent faire à leurs parents ou, pour les garçons, à leur père. Ils sont avides de beauté, d’esprit, de pureté (pas au sens sexuel comme seuls les imbéciles pourraient le croire, mais au sens de désintéressement, de don de soi pour une noble cause). Et tout ce que leur propose l’ectoplasme, c’est de leur parler de réforme des retraites, alors qu’ils n’ont pas encore vécu.
Misère ! Misère !
Quelle est la grande voix qui osera, aujourd’hui, dire que nous sommes en train de crever parce que nous avons renié ce qui faisait notre génie : une subtile alliance de goût, de légèreté, de joie, d’amour d’honneur et de service de Dieu ? Nous l’attendons, et pendant cette attente, il convient d’encourager nos jeunes gens, et je le fais, à essaimer de par le monde pour porter le flambeau de la patrie, et montrer à nos amis que la France n’est pas morte.
Quant aux jeunes gens qui restent, ils sortent surtout de l'ENA ou de Sciences Po, et on sait comment ils s'en tirent, en tirant leur subsistance du travail, de la sueur et du sang des pauvres.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Le Parquet doit être trop ciré !

Il ne désire pas s’interroger sur les étrangetés financières de monsieur MACRON. Il a peur de se casser la figure ?

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Une explication :

Intéressant que ce soit Médiapart l’auteur de cette enquête ! A lire ABSOLUMENT.


cf. https://networkpointzero.wordpress.com/2017/03/08/macron-cible-par-la-cia/  

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Le coup d’état de Pépère.

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C’est Pépère qui peut être fier de son travail  !

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Voilà l’affiche que des laïcards ont fait interdire par l’agence de régulation de la publicité.



Diffusez-là au maximum ! Rien que pour enquiquiner les imbéciles.
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Résistance, résistance !

http://lesalonbeige.blogs.com/.a/6a00d83451619c69e201b7c8db733d970b-pi

vendredi 6 novembre 2009

Clarification

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Juste avant de partir en voyage, un billet qui me semble nécessaire, une clarification sur le problème de l'identité nationale. Il m'apparaît en effet que dans mes remarques sur cette question, j'ai été insuffisamment précis.
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Une première constatation : le débat sur l'identité nationale n'a de sens que parce que nombre de jeunes français, qui ont des parents d'origine étrangère, souvent africaine ou nord-africaine, ne se reconnaissent pas ou ne veulent pas se reconnaître comme tels. Il s'agit donc de voir comment il est possible d'agréger ces jeunes gens à la communauté nationale sans leur faire renier leurs origines.
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J'ai eu d'assez nombreux élèves dont les parents ou grands parents étaient d'origine portugaise, italienne, espagnole ou polonaise. Aucun d'eux n'avait oublié d'où venait sa famille, mais aucun n'aurait songé à revendiquer une autre appartenance que française. La pauvreté, le fascisme, la guerre civile avaient poussé ces familles à émigrer ; elles s'étaient intégrées sans difficulté. Mais ces pays étaient tous européens et de tradition chrétienne. Et les différences n'étaient pas considérables entre le pays d'origine et le pays d'accueil. J'ai eu un beau-frère d'origine roumaine ; il était plus amoureux de sa nouvelle patrie que nombre de Français nés en France de parents français. Il parlait admirablement notre langue. Et pourtant, il aimait tout naturellement sa patrie d'origine. J'ai eu aussi des élèves d'origine nord-africaine. Là encore, pas de problèmes avec eux, avec comme seule réserve (et encore), certaines manières de voir la réalité propre à la langue arabe et à la religion musulmane. Certains la pratiquaient avec ferveur, d'autres un peu plus mollement. J'ai eu aussi des élèves venus de l'Afrique noire, et qui, hormis le fait qu'aucun d'eux n'a songé à revenir dans son pays où sa compétence aurait été utile, n'ont eu la moindre difficulté d'intégration. Dans tous les cas, je le reconnais bien volontiers, il s'agissait d'une élite, douée, travailleuse, intelligente.
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La question de l'intégration se pose essentiellement pour les "jeunes des banlieues", des cités. Des bandes organisées et rivales se disputent des territoires pour pouvoir organiser leur trafic de drogues, de voiture, de téléphones portables volés, etc. Ces bandes sont marquées ethniquement. On peut tourner autour du pot autant que l'on veut, c'est ainsi. Bien entendu, cette organisation n'est pas imputable à un quelconque facteur racial. C'est un effet culturel. On se regroupe par affinité de culture, de langue, de religion. Et comme on s'ennuie, qu'il n'y a pas d'emplois, et que la société de consommation étend ses ravages et ses mirages, on veut des voitures, des I-phones, des appareils de photos, des blousons de cuir, "comme les autres". L'argent du trafic étant facilement gagné, il est inutile de se donner du mal pour travailler à l'école, pour acquérir un diplôme ou une compétence professionnelle. La pression exercée par les pairs sur les individus achève de désagréger le reste de sentiment d'appartenance à une communauté nationale. On peut toujours dire qu'il faut éduquer, enseigner, etc. Si ces jeunes n'y trouvent pas d'intérêt, ils ne se laisseront ni éduquer ni enseigner. La conclusion me semble claire : la prévention des trafics et leur répression doivent être exemplaires et impitoyables. Encore faut-il en avoir la volonté politique, et l'ayant, y mettre les moyens. Ceux-ci viendront avec.
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Tout autre est le cas des étrangers. Il y a des étrangers en situation régulière, qui travaillent, payent leurs impôts, etc. Prenons seulement conscience que leurs enfants nés en France seront presque automatiquement français, et qu'il convient de prendre en compte dès maintenant cette question. Et puis il y a des étrangers en situation irrégulière, c'est-à-dire sans titre de séjour régulier. Des employeurs peu scrupuleux les recrutent, les payent avec un lance-pierre, et ne déclarent rien aux URSAFF et autres caisses de ceci et de cela. Ils doivent être très sévèrement sanctionnés, leur établissement ou leur entreprise fermée voire confisquée. Et le cas des étrangers ainsi exploités doit être examiné en détail pour une éventuelle régularisation qui ne peut être automatique. D'autres étrangers sont en situation irrégulière. Ou bien ils se cachent, et souvent vivent de rapines ou de mendicité à la sauvette. Ou bien, comme ceux de la jungle de CALAIS, ils attendent dans des conditions misérables de passer en Grande Bretagne. Ils excitent la pitié et, ce qui est bien naturel, se voient offrir des aides ponctuelles par des personnes généreuses. On doit les admirer, car il n'est pas question de fermer ses entrailles à un frère qui a faim. Mais on doit les mettre en garde contre les effets pervers d'une telle aide, et leur faire comprendre qu'il n'est pas d'autres solutions politiques acceptables que de renvoyer ces malheureux dans leur pays d'origine.
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On voit bien qu'il ne s'agit plus là d'identité nationale, encore que des idéologues voudraient nous le faire croire. Une absence de droit ne saurait créer de droit. C'est ainsi. Où alors qu'on n'exige pas de nos compatriotes qu'ils aient un comportement civique.
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J'espère voir été clair.
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samedi 7 juin 2008

Une très ancienne prophétie

Je ne vous dirai pas qui a écrit, il y a près de 2000 ans cette prophétie faite pour notre siècle. Un temps viendra où l'on ne supportera plus l'enseignement solide ; mais au gré de leurs caprices, les gens iront chercher une foule de maîtres pour calmer leur démangeaison d'entendre du nouveau.
Il me semble que ces temps, inaugurés sous les Lumières, sont définitivement advenus. Nous faisons fi de notre histoire, de notre culture, de ce qui nous a constitués, et nous nous ruons vers les dernières nouveautés. Ce prurit de nouveauté s'appuie certes sur un trait constant de la nature humaine, inquiète de trouver des réponses à des questions sur la vie et la mort, et avec elles, la paix qui est censée les accompagner. Mais il est aussi devenu le moteur de notre civilisation marchande qui a besoin, pour honorer l'appétit croissant des gens de la finance, de produire des biens affectés dès le départ d'un coefficient d'obsolescence, de façon à pouvoir inonder le marché, de manière continue, d'objets, d'idées, de modes nouveaux qui tous sont destinés à périr dans l'intention délibérée de leurs concepteurs. Le nouveau, en quelque sorte, est devenu un moyen de faire de l'argent. L'idéologie du progrès a été dévoyée, et ce dévoiement était inscrit dans sa structure même.
Il y a de grandes conséquences à cette manière de vivre : tout d'abord, nous avons du mal à faire des projets et à nous situer dans le temps historique, avec un passé, un présent, un avenir. Nous vivons dans l'instant. Ensuite et en conséquence, nous perdons nos repères culturels ; nous ne les comprenons plus ; nous ne voyons plus comment ils nous ont formés ; et nous en venons à les rejeter pour aller nous ne savons où. Mais il n'y a pas de bons vents pour celui qui ne sait pas où il veut aller, et qui ne sait pas d'où il vient. C'est une des causes de l'actuelle désorientation de la jeunesse. Elle me désole. Il me semble entr'apercevoir des solutions efficaces ; elles requéraient un accord unanime de tous les acteurs sociaux pour être mise en oeuvre. Hélas, HEGEL et MARX ont fait leur oeuvre, et l'on a crucifié JÉSUS une deuxième fois.
Ce qui motive ces acteurs, et l'on ne peut leur en vouloir, c'est la recherche de la notoriété, du pouvoir, de l'efficacité, conditions de leur survie - et qui de nous veut mourir ? - ce n'est pas celle de la vérité, dont il pense qu'elle les tuerait (Guy BEART l'a bien chanté : Ce jeune homme a dit la Vérité, il doit être exécuté) alors qu'en réalité, elle les ferait vivre, elle nous ferait vivre.
Je ne vois plus qu'une issue ; vivre en fonction d'une vérité inlassablement recherchée en espérant qu'elle fera tache d'huile par la vertu de l'exemple.
Tout ce qui est nouveau n'est pas forcément un progrès. Il faudrait trier. Difficile quand la vie intellectuelle se résout à un combat d'écoles, de systèmes, d'idée, et non à un examen contradictoire, bienveillant, objectif des faits, des solutions possibles et de leurs possibles conséquences, par les élites, les responsables politiques, les acteurs industriels, commerciaux et financiers et bien entendu, les citoyens. On peut toujours rêver.

vendredi 25 avril 2008

Platon pas mort

Des milliers de lycéens s'agitent dans les rues de nos grandes villes, au motif qu'ils ne veulent point que l'on supprime des postes d'enseignants dans leur établissement. Il y a certes de l'inquiétude dans ces comportements. Il y a aussi et surtout de la manipulation par les différents mouvements syndicaux de gôôôche qui pensent obtenir par ces manifestations "spontanément organisées" ce qu'ils désirent, comme ils l'ont déjà fait jadis, de monsieur DEVAQUET aux plus récents ministres de l'éducation nationale : et ce désir, c'est un affaiblissement de leur autorité de tutelle, surtout quand elle n'est pas de leur couleur politique, pour faire triompher leurs idées par la violence juvénile sollicitée, puisqu'ils n'ont pu l'obtenir des urnes.
Il faut donc rappeler un certain nombre de faits.
Il y a en France 30.000 (trente mille) enseignants, payés par l'éducation nationale, qui n'ont aucun élève, soit parce qu'ils ont une décharge syndicale, soit parce que leur discipline (notamment dans les langues dites rares) n'attire aucun lycéen, soit pour toute sorte d'autres raisons qui toute ne sont pas très claires. La polyvalence d'un enseignant permettrait d'affecter, par exemple, un professeur de portugais à l'enseignement de l'anglais, à condition que lors de sa formation, ledit enseignant acquiert cette double compétence. Impossible ? Certes non. J'en suis du reste le vivant exemple. Agrégé de microbiologie, et plus exactement de virologie, j'ai été mandé par mon Doyen, au tout début de ma carrière, pour enseigner pendant deux ans la mycologie, et à la fin de celle-ci, pour enseigner aux 450 étudiants de première année la biologie cellulaire. Dans les deux cas, il m'a fallu créer de toutes pièces un cours qui se tienne. Et ce ne fut point une mince affaire.
Deuxième fait. La démographie des lycéens est en baisse. Il est donc assez paradoxal d'augmenter le nombre de postes d'enseignants quand le nombre d'enseignés diminue. Nous ne sommes pas assez riches pour nous autoriser ce luxe. Du reste, le problème n'est pas quantitatif, mais qualitatif. Et je doute fort qu'un enseignant incapable de maîtriser une classe de 35 élèves y réussisse mieux avec une classe de 25.
Troisième fait. Nos jeunes ont des comportements tout à fait nouveaux, auxquels les enseignants ne savent pas faire face. Jean-Marie PETITCLERC, du reste, écrit dans un livre remarquable (Enfermer ou éduquer. Les jeunes et la violence. Dunod, Paris, 2004) ceci : Il m'arrive souvent d'être invité par des enseignants ou des éducateurs me demandant de les aider à réfléchir sur les évolutions des comportements des jeunes. J'aime leur dire : 'Et si nous commencions par réfléchir à l'évolution des comportements des adultes, qui leur a fait perdre toute crédibilité auprès des jeunes'. Il identifie avec clairvoyance la triple crise de la société : une crise de l'autorité qui rend difficile la transmission des repères ; une crise de projection dans l'avenir, qui rend difficile la mise en projet ; une crise de l'apprentissage de la socialisation qui se manifeste par des difficultés croissantes dans le rapport à la loi.
On voit bien, selon moi, que cette triple crise est le fruit amer (a) de l'individualisme induit par le règne sans partage de l'idéalisme des Lumières, (b) de l'attaque incessante conduite contre la religion en vertu du principe sacralisé de la laïcité qui a produit une crise du sens, et (c) de la relativisation de la morale et du relativisme philosophique qui en est le support, voulu par les médias et les marchands du temple qui font argent de tout, et notamment du sexe, de la violence et de la pornographie.
Plus que jamais PLATON est d'actualité. Permettez que je vous rappelle ce qu'il disait dans La République :
Lorsque les parents s'habituent à laisser faire leurs enfants ; lorsque les enfants ne tiennent plus compte de leurs paroles ; lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves ; lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus rien au-dessus d'eux, l'autorité de rien ni de personne, alors c'est en toute justesse le début de la tyrannie.
Oui ! La jeunesse n'a que du mépris pour ceux de ses maîtres qui s'abaissent à les suivre au lieu de les guider.
Oui ! PLATON par mort !