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mardi 15 novembre 2016

15 novembre 2016. Nouvelles de la Résistance. Retrouver nos racines chrétiennes pour sortir de la boue

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Ce qui caractérise notre époque au point de vue religieux, c'est incontestablement que pour la très grande majorité des esprits le christianisme a perdu son sens, que pour un nombre immense d'âmes dès lors errantes et dispersées, il n'est plus la parole de vie, le principe suprême de la lumière et de la force. Et cela n'est pas vrai seulement de la foule inculte qui ignore, c'est vrai aussi et surtout de ceux qui savent, de ceux qui peuplent les Académies, les Universités, les Écoles. Et même, si la masse ne comprend plus le christianisme et s'en détourne systématiquement, c'est avant tout que les différents foyers où s'élaborent la science et la philosophie rayonnent en elle, par les journaux, les romans, les discours et la législation, des idées qui la dirigent en sens contraire.
Voilà le fait. Sachons, nous chrétiens, le reconnaître humblement et sincèrement. Un monde intellectuel s'est constitué en dehors du christianisme et contre lui. Et c'est ce monde-là qui règne sur les esprits, c'est ce monde-là qui parle haut, qui écrit, qui enseigne, qui est écouté."
In
Marcel LEGAUT.
Manifeste. Fernand Portal. Refaire l’Eglise de toujours, pp 84-85.
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2. COMMENTAIRES.
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J’ai une bonne raison de vous citer ce passage d’un homme tout à fait remarquable, dans la lignée des THIBON (chez qui, notre Marcel avait envisagé de se former au métier d’agriculteur) : cette raison, c’est la proximité des élections primaires dites de la droite et du centre. Nous avons sept candidats qui se présentent à nos suffrages. Deux émergent par leur intégrité et leur vision politique : Jean-Frédéric POISSON et François FILLON. Les autres sont de purs produits d’un système à bout de souffle où les idées et les projets, tous plus « objectifs » les uns que les autres s’élaborent dans des cénacles discrets de grosses têtes (ou qui se croient telles) qui savent mieux que nous ce qui est bon pour nous. Ma préférence, pour le premier tour va à Jean-Frédéric POISSON qui n’a jamais varié d’un iota dans ses convictions de disciple convaincu, et bien entendu à François FILLON pour le second tour, car il se pourrait qu’il crée la surprise.
Tant que nous ne reviendrons pas à nos racines chrétiennes, nous ne sortirons pas notre Patrie de la boue dans laquelle elle s’enfonce depuis tant d’années. Il ne s’agit pas d’imposer quoi que ce soit en matière de foi, de religion ou de culte (je n’aime pas ces deux derniers mots) à nos concitoyens ; il s’agit de promouvoir une politique qui tienne compte de toutes les dimensions humaines, lesquelles, nous dit saint Paul, comportent le corps (soma), l’âme ou psychisme (psuchè), et l’esprit (pneuma), lieu inviolable de notre personne où repose et demeure l’Esprit, ce lieu qui nous pousse à dire : non possum ! Je ne peux pas.
La politique aujourd’hui ne s’intéresse qu’au soma, et réduit l’homme à un consommateur en quête de plaisirs susceptibles de satisfaire ses sens, uniquement ses sens. C’est une impasse, et chaque jour qui vient nous le prouve.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Le milliardaire mondialiste à la manœuvre : j’ai nommé Georges SOROS.

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La complainte de Bernard-Henri LÉVY dont on connaît l'admirable idée de foutre le chaos en LIBYE !

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Ronald versus Donald !

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A lire absolument

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Censure élyséenne ! Anastasie pas morte !

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A lire aussi.

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La Manif Pour Tous se bouge en Bretagne.

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In memoriam !

http://lesalonbeige.blogs.com/.a/6a00d83451619c69e201bb09502ebe970d-800wi



samedi 11 juin 2016

11 juin 2016. Nouvelles de la Résistance. (Complément au premier billet de ce jour.)

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Les pantins qui nous gouvernent ou aspirent à le faire devrait lire cet extrait que je trouve particulièrement bien adapté à la situation présente :

          "L’affaiblissement des anciennes oppositions idéologiques ne se conçoit qu’associé au déclin de la politique des partis et des classes. La bataille politique cesse d’être identifiée comme l’affrontement de forces sociales irréductiblement antagonistes, organisées en armées rivales et soudées autour de programmes résolument contradictoires. Elle apparaît ouvertement pour ce qu’elle n’avait jamais cessé d’être, en réalité, mais que sa dramatisation dissimulait, une lutte pour le pouvoir entre des appareils et des hommes de pouvoir. Des appareils et des hommes perçus comme relativement interchangeables et proches, pragmatiquement parlant, et pour lesquels, dès lors, le problème est de capter la faveur mouvante de publics composites. L’adaptation aux mouvements de l’opinion et le maniement de l’image acquièrent dans ce cadre une place prédominante. L’art de conquérir et de conserver le pouvoir trouve une nouvelle jeunesse, à l’épreuve de l’univers du suffrage, avec le genre de virtuoses, libres d’attaches et de convictions, que son exercice appelle. Machiavel resurgit à l’avant-scène de la démocratie. À ceci près que ce métier très classique doit opérer dans un milieu inattendu et sous des contraintes auxquelles l’histoire ne l’avait pas habitué. Il lui faut se couler dans un discours social avec lequel il jure passablement dès l’abord, et composer avec des attentes qui ne lui rendent pas la partie facile. Le nouveau machiavélisme devra être un machiavélisme du bien, dédié à la célébration de l’homme et du droit, voué au ministère des justes causes et des bons sentiments, sans cesse à témoigner de son humanité, de sa compassion pour les victimes, de son souci sensible du malheur du monde. De là un porte-à-faux inconfortable d’entrée, pour les détenteurs de pouvoir ou les candidats à leur succession, entre le cynisme qui leur est attribué, par position, et la vertu qu’ils sont tenus d’afficher. Si le génie de la démocratie consiste à domestiquer à son profit quelques-unes des plus dangereuses passions humaines, alors consolons-nous de notre mélancolie en nous disant que le spectacle de carnassiers redoutables ânonnant les litanies du culte humanitaire auquel il nous est donné quotidiennement donné d’assister représente un sommet de la civilisation." 
In
Marcel GAUCHET.
La Démocratie contre elle-mêmei (Tel N°317)
Chapitre :Quand les droits de l’homme deviennent une politique, page 64, §2.
Gallimard, Paris, 2002.

C'est précisément parce que monsieur POISSON échappe à ces coteries, que sa pensée est claire et argumentée (il est professeur de philosophie, je crois) que je le soutiens. Et ce n'est pas parce qu'il est le Président du Parti Démocrate Chrétien. Les deux adjectifs n'ont rien à voir avec mon choix. N'oublions jamais que tout pouvoir vient de Dieu, et c'est ce pouvoir venu de Dieu qui a autorisé PILATE à condamner à mort JESUS ("Tu n'aurais sur moi aucun pouvoir s'il ne t'avait été donné d'en haut" dit-il à PILATE qui s'étonne du silence de son interlocuteur.) Un pouvoir n'est pas et n'a pas à être confessionnel, voilà qui est clair. Mais il n'a pas à envahir de ses tentacules tout l'espace public et privé, y compris sacré, comme Normal Ier le mou et la Belle carnassière tentent de le faire.
Je vais sans doute vous étonner, mais je dis ce que je pense. Un des rares ministres dignes de respect est madame EL KHOMRY qui reste ferme et cependant ouverte au dialogue; reconnaissons aussi un certain panache à Manuel VALLS. 

lundi 17 octobre 2011

Appel d'urgence aux orthopédistes !

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François HOLLANDE est donc le grand triomphateur des élections primaires organisées par le PS. Je viens juste de lire le discours qu'il a fait après sa victoire annoncée. C'est un chef-d'oeuvre de langue de bois ! Rassembler la gauche, l'extrême-gauche, les écologistes, et les centristes allergiques à l'actuel Président de la République n'est pas une mince affaire. Elle risque d'être nuisible à la santé de ses articulations.
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Monsieur HOLLANDE, en effet, sans être un vieillard, n'est plus tout à fait jeune. Il a sans doute un début de coxarthrose ; je crains pour lui une aggravation de cette très douloureuse maladie de la hanche s'il persiste à vouloir faire le grand-écart. Le seul programme du PS en général et de monsieur HOLLANDE en particulier est de démolir par tous les moyens celui qui a eu le courage de s'attaquer aux féodalités qui font crever la France et notamment : les magistrats (réforme de la carte judiciaire ; le courageux Éric de MONTGOLFIER aurait des choses à dire sur ses collègues, lui que ses adversaires ont tenté de détruire), les syndicats de l'éducation nationale (obligation d'accueil des enfants en cas de grève), les fonctionnaires du trésor et ceux du budget (fusion des services du Trésor et du Budget), les fonctionnaires des ASSEDIC et ceux de l'ANPE (création du Pôle Emploi), les élus territoriaux (avec la réforme territoriale). L'as du rétropédalage en effet, est bien monsieur HOLLANDE, qui veut en revenir à la bonne vieille sauce mitterrandienne, qui refuse tous les changements, rendus cependant nécessaires par les mouvements du monde, des mouvements auxquels il ne peut s'opposer, même si certains d'entre eux sont contestables : mais rappelons-nous que l'Uruguay Round, le Traité de Mastricht, l'internationalisation ououtrancières des échanges, l'ouverture à l'immigration clandestine avec la régularisation des sans-papiers, furent l'oeuvre de son Maître, le très florentin Président défunt François MITTERRAND. Il est loin d'en avoir le talent et la culture, et il n'a pas su comme lui porter à un extrême point de perfection l'art de la dissimulation.
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C'est pourquoi, considérant avec inquiétude l'état des hanches du candidat, j'ose lancer un appel urgent aux orthopédistes nationaux, européens, occidentaux, internationaux : qu'ils se tiennent prêts à intervenir au cas où le grand écart atteindrait son extrême point de tension : je décèle déjà un craquement annonciateur de désastre dans la mesure qui consiste à interdire le redoublement pour financer les créations de postes de 60.000 enseignants. Que des enseignants dignes de ce nom participent à un tel écartèlement me semble relever du sadisme le plus pur. Respectons, je vous prie, les hanches de François HOLLANDE.
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mardi 11 octobre 2011

A propos de la mondialisation et des primaires

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A la surprise générale, Arnaud MONTEBOURG a fait un score tout à fait remarquable aux élections primaires organisées par le PS. Peut-être serait-il intéressant de savoir pourquoi.
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L'un des thèmes de prédilection du trublion était la démondialisation. Et je pense qu'il faut attribuer à cette volonté d'y mettre un terme, ou en tout cas d'en atténuer les effets, la pluie inattendue de suffrages qui est tombée sur lui.
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Définition (provisoire) de la mondialisation : nous appelons mondialisation un phénomène économique et culturel qui tend à transformer le monde entier en un marché unique, et à uniformiser les modes de vie, de consommation et de pensée, quand ce n'est pas la langue.
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Causes de la mondialisation : il y en a au moins deux. (a) La première est la diffusion instantanée de l'information (télévision, internet, radiodiffusion). Peu importe que celle-ci soit vraie ou fausse. Ce qui compte pour les détenteurs des moyens d'information, c'est le pouvoir qu'ils exercent sur l'humanité, grâce au monopole de la collecte et de la diffusion des "nouvelles". Bien entendu, les détenteurs  ne se formulent pas la chose ainsi. Mais c'est bien ainsi que ça fonctionne, et à un point tel que nombre d'états tentent à cette fin de créer des agences d'information du type AFP, Reuters ou Chine Nouvelle. Qui détient l'information, détient le pouvoir. (b) La deuxième raison est que la mondialisation du marché permet de simplifier les moyens de production et donne aux grandes entreprises multinationales de belles perspectives de gains, au seul profit des actionnaires (privés ou publics [fonds souverains] ou semi-publics [fonds de pension]). Pour uniformiser le marché, il convient d'uniformiser la langue d'échange, d'où le forcing des anglo-saxons pour imposer l'anglais, et ce, avec un certain succès.
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Les conséquences de la mondialisation. Elles sont terribles et terrifiantes dans leurs perspectives de violence ! A force de multiplier le même, de n'avoir qu'un profil de "consommateur" et d'être humain, on suscite la rivalité mimétique, l'indifférenciation et la violence, comme l'a si bien analysé René GIRARD. C'est pour cette raison que le monde est parcouru de crises identitaires ; le port du voile, du tchador, de la burka, du turban sikh, de la kippa, n'est jamais qu'un moyen de marquer sa différence. Il ne peut y avoir d'entente entre les peuples si on nie leur identité culturelle, historique, traditionnelle. Il ne faut pas chercher ailleurs la montée du FN. La revendication de l'identité nationale est légitime, n'en déplaise à tous les internationalistes. J'aimerais du reste que monsieur MONTEBOURG ne borne pas sa critique de la mondialisation aux seuls aspects économiques du phénomène, mais l'étende aux aspects culturels, historiques et traditionnels. Chiche ?
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Pour moi, c'est clair ! Non à la mondialisation à l'américaine. Oui au dialogue culturel, à l'échange entre des peuples, des hommes différents. Le respect de l'autre passe par la reconnaissance de sa singularité. Par autre, en effet, j'entends aussi bien les peuples que les personnes.
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C'est tout pour aujourd'hui.

lundi 10 octobre 2011

Esprit de parti, esprit faux, esprit de système...

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Je comprends fort bien le contentement des responsables du PS. Ils ont obtenu un très grand succès en organisant ces élections primaires. Du côté de la majorité, un seul élu a reconnu ce succès. Monsieur COPE a tenté, lui, de le limiter en constatant, ce qui est juste mais un peu court, que 4 % seulement des Français avaient participé à ce vote. Ce n'est pas ainsi qu'il va rallier des sympathisants à sa cause.
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Mes lecteurs réguliers savent combien que je ne puis pas rentrer dans l'esprit de parti. Pour des raisons que j'ignore, il semble être plus fortement ancré dans le coeur des électeurs socialistes que dans celui des électeurs de la majorité, où il y habite plus le souci des élus que celui des électeurs.
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Alors, pour éclairer ma position, il m'est infiniment délicieux de proposer à votre réflexion ces deux petits passages de la Note sur la suppression générale des partis politiques, ouvrage que l'on doit au génie que fut Simone WEIL :
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"Les partis sont un merveilleux mécanisme, par la vertu duquel, dans toute l'étendue d'un pays, pas un esprit ne donne son attention à l'effort de discerner, dans les affaires publiques, le bien, la justice, la vérité."

et

"Un homme qui adhère à un parti a vraisemblablement aperçu dans l'action et la propagande de ce parti des choses qui lui ont paru justes et bonnes. Mais il n'a jamais étudié la position du parti relativement à tous les problèmes de la vie publique. En entrant dans le parti, il accepte des positions qu'il ignore. Ainsi, il soumet sa pensée à l'autorité du parti. Quand, peu à peu, il connaîtra ces positions, il les admettra sans examen."
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C'est la raison pour laquelle, hier, je faisais allusion à la signature que l'on demandait aux votants des primaires, une signature d'adhésion "aux valeurs de gauche", et suggérais qu'on y réfléchisse à deux fois avant de le faire. Je n'ai aucune illusion. La passion l'emportera sur la raison, et nous rencontrerons les mêmes désillusions si le candidat socialiste est élu Président de la République, jusqu'à ce que les yeux s'ouvrent. Symétriquement, je prédis les mêmes désillusions au cas, pour l'instant improbable, où ce serait le candidat de l'actuelle majorité.

dimanche 9 octobre 2011

Un joli portrait

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Je n'y peux rien ! Mes lectures me ramènent constamment vers la Chine, ses historiens, ses philosophes, ses historiens. Au moment où les sympathisants dits "de gauche" sont appelés à désigner leur candidat aux prochaines élections présidentielles, et après avoir lu les compte-rendus des débats qui ont précédé ces élections "primaires", je suis poussé à vous faire connaître le portrait que le légiste HOUEN YU-YUE (orthographe selon la notation de l'EFEO) fait de LI SSEU, (un soi-disant lettré, se réclamant des anciens rois, et adepte d'un CONFUCIUS dont il avait tordu la bienveillante doctrine au seul profit de sa caste) au premier empereur QIN SHI HUANGDI. La traduction du texte chinois est sans doute due à ÉTIEMBLE, dont j'ai récemment parlé.
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"Que veulent donc ces prétentieux lettrés qui attaquent en toute occasion un gouvernement qu’ils devraient admirer et auquel certainement ils ne refuseraient pas leur admiration s’ils étaient mieux renseignés ? Pourquoi louer sans cesse les anciens et accabler de reproches Votre Majesté ? Ne serait-ce pas pour créer dans les esprits un lent mécontentement et pour pousser ensuite la population à une révolte ouverte ? Ô, mon maître, prenez garde, ces gens-là sont plus à craindre que vous ne le pensez. Moi qui observe et surveille leur conduite depuis longtemps déjà, qui suis exactement renseigné sur leurs menées et qui les connais à fond, je vois en eux vos plus dangereux ennemis. À chaque heure, on les voit se glisser de maison en maison, de rue en rue, et répandre partout sur vous les bruits les plus outrageants. Au dire de ces gens, vous êtes un prince rempli d’orgueil, qui a la cynique prétention de surpasser tout ce qu’il y a d’estimable dans l’antiquité, un homme exalté, inquiet et révolté, qui veut tout bouleverser et renverser l’Empire. Dès que vous promulguez une loi, ils la jugent injuste ou inutile. De même quand vous promulguez un  décret, ils le tournent, le critiquent, ainsi que les termes dans lesquels il est rédigé, et s’efforcent de vous rendre méprisable. Si vous entreprenez quelques travaux publics, ils disent que vous trompez le peuple, que vous accablez vos sujets et en faites des victimes de vos humeurs. Rien de ce que vous faites ou dites ne leur convient."
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C'est  très exactement l'impression que donnent ces messieurs (Manuel VALLS excepté, le plus malin des six, et le plus en prise avec la réalité) quand ils critiquent l'actuel gouvernement : évocation des mânes de feu le Président MITTERRAND, hommage aux grands ancêtres du socialisme, nostalgie du bon vieux temps où les radicaux faisaient construire dans leur circonscription électorale des lignes de chemin de fer qui n'ont jamais servi (oh, ils ne furent pas les seuls), où l'on bouffait du curé ouvertement (aujourd'hui, c'est sournoisement), où l'on négociait des légions d'honneur au plus offrant ou au mieux pensant.  Soyons juste. Tout ne fut pas nul quand ils étaient au pouvoir et régnaient sur la France. Ce serait inepte de le prétendre, et je ne le dirai pas. En matière sociale, il y eut jadis de très bonnes décisions. Mais le péché de ces messieurs, comme celui de leurs actuels successeurs, c'est de vouloir régner par tous les moyens sur les esprits, en colonisant la culture et l'enseignement, en adulant leurs porte-voix (je veux parler de nombreux journalistes), et en faisant croire au peuple qu'il est possible d'être riche, heureux et libre, sans travailler, sans aimer sa patrie, sans épargner. Ils prétendent (par exemple), imposer aux jeunes médecins le lieu où ils devront s'installer (belle liberté) ; leurs alliés prévisibles proposent de porter certaines tranches d'imposition à 70 % (madame JOLY) voire à 100 % (monsieur MELANCHON) (belle richesse) ; nombre d'entre eux militent pour la libéralisation de la vente de drogues (belle conception du bonheur). Tout est faux dans leur vision de l'homme ! Ils ont une conception purement politique du bonheur, et ils veulent nous l'imposer. Voilà leur péché originel.
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Si vous signez votre adhésion aux valeurs de gauche avant d'aller voter, soyez conscient de ce que vous signez. C'est tout pour aujourd'hui.

vendredi 7 octobre 2011

Ai-je bien compris ?

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Je n'ai pas suivi le dernier débat (ni le premier, ni le second du reste) entre les candidats aux élections primaires du PS. (Ne trouvez-vous pas que ces élections primaires ont un petit goût américain ? Curieux pour des responsables politiques qui critiquent le capitalisme ou le libéralisme, non ?) Je n'ai fait qu'en lire les compte-rendus. A contre-coeur, je dois le dire, il me faut reparler de monsieur François HOLLANDE, auquel je m'étais promis de ne plus jamais faire allusion.
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Si le sujet n'était pas aussi grave, il y a aurait de quoi se taper le derrière par terre de rire. Enfin, d'après ce que je crois avoir compris des propositions assez nébuleuses du "favori des sondages". Un  des moyens de créer des postes d'enseignants consisterait, (si j'ai bien compris, j'insiste), à supprimer les redoublements. Il faut avoir de sacrées oeillères pour proposer une telle imbécillité. Dans tel collège du Bas-Rhin, que je ne nommerai pas, le Principal me disait que 20 % des élèves arrivent en sixième sans savoir lire correctement, et ne possèdent que 300 à 400 mots de vocabulaire. Cent cinquante mille jeunes de 16 ans quittent tous les ans le collège sans diplôme et sans qualifications, et sont aiguillés vers des voies sans issues et socialement marquées par la honte et la dévalorisation. Supprimer le redoublement, c'est condamner définitivement l'élève à aller d'échec en échec, à en faire un révolté, un aigri, un malheureux. Mais les statistiques sont sauves. Vive monsieur HOLLANDE !
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Je me permets se signaler à l'intention du candidat la lecture du rapport publié par l'Institut pour la Promotion du Lien Social sur la prise en charge des élèves en difficulté (siège STRASBOURG) ; j'ai été le Président de cet Institut pendant 3 ans et c'est pendant mon mandat que cette enquête, conduite par une armée nombreuse de bénévoles, a été réalisée. Nous avons analysé plus d'une centaine de réponses à des entretiens faits auprès des principaux, des conseillers principaux d'éducation, des assistantes sociales, des infirmières scolaires, des conseillers d'orientation psychologues, des professeurs principaux. Chaque entretien a duré entre une heure trente et deux heures et a fait l'objet d'une retranscription soigneuse avant analyse de contenu. La lecture de ce rapport est éclairante, je dirai même édifiante.
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Il faut quand même savoir que dans tel autre collège de la banlieue de STRASBOURG, un professeur principal nous confiait que, sur une heure de cours théorique, il arrivait à enseigner pendant dix minutes au plus, et qu'un jour un élève lui a dit : "monsieur, vous pouvez dire ce que vous voulez, on s'en fout". La vérité est qu'on ne peut pas faire boire des ânes qui n'ont pas soif, et que l'institution de l'Education dite Nationale navigue à l'aveugle, complètement dépassée par l'ampleur des phénomènes sociaux qui bouleversent notre pays en particulier et les pays développés en général. Elle ne parvient pas à susciter l'intérêt du plus grand nombre. Et ce n'est pas seulement une question de méthode. Lui coller la responsabilité de cet échec est certainement injuste ; la crise est une crise de système. Le courage politique consiste à la regarder en face et à en tirer les conséquences pratiques : critique perpétuelle de l'autorité, absence d'inculturation d'un nombre croissant d'enfants d'origine étrangère, chômage des parents, développement de trafics en tout genre dont le rendement est plus juteux que celui d'un travail honnête, culte de la facilité et du plaisir promu par les médias, par la publicité, matérialisme total des doctrines politiques qui se disputent âprement le pouvoir, etc. 
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Prétendre créer 60.000 postes d'enseignants en 5 ans, pour faire face au problème, est une imbécillité de plus à mettre au compte déjà chargé du candidat à la candidature. Je ne parle même pas du coût insensé de cette mesure. Il me semblerait bien utile que l'administration de l'Education Nationale commence par faire ménage et fasse un recensement exact de son personnel. Or, présentement, personne, je dis bien personne, n'est en mesure de dire combien il y a d'enseignants titulaires, stagiaires, contractuels, en congé maladie, remplaçants. Il conviendrait ensuite de dresser la liste des enseignants qui, pour diverses raisons, dont certaines très valables, n'enseignent pas   et sont payés par l'Education Nationale. C'est bien joli d'épingler Luc FERRY qui, professeur des universités, n'a pas donné de cours tout en continuant de percevoir son salaire. Mais allons plus loin : combien d'enseignants ont des décharges dites "syndicales" ? Combien d'enseignants titulaires académiques (remplaçants) ne remplacent pas, car il n'y a personne à remplacer ? Combien de professeurs de disciplines rares (souvent des langues étrangères) n'enseignent pas faute d'auditeurs ? Une mesure utile ne consisterait-elle pas à former des professeurs bivalents (il en existait il y a quelques années ; j'en connais un, un ami alsacien, qui enseigne les mathématiques et l'éducation physique) ? Une autre enquête à conduire : déterminer avec précision le nombre de jeunes titulaires d'un CAPES ou d'une agrégation qui, dégoûtés des conditions dans lesquelles on les fait enseigner, dépourvus de tous moyens de coercition et de sanction, démissionnent de leur poste au bout de deux ou trois mois (j'en connais) ? Est-il normal de nommer d'emblée les plus jeunes professeurs, sans expérience ou peu expérimentés, dans des Collèges ou des Lycées réputés "difficiles" ? Ce sont là de vraies questions.
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Lors des dernières années de ma carrière, mon Doyen m'a demandé d'enseigner la biologie cellulaire en première année des études pharmaceutiques. Ce n'était pas ma discipline, j'étais agrégé de virologie, mais faire de la virologie sans connaître un minimum (c'est peu dire) de biologie cellulaire est impossible. Mon Doyen avait raison. Une semblable aventure m'est arrivée à mes tout débuts : on m'a chargé de l'enseignement de mycologie (micromycètes), discipline qui m'était parfaitement inconnue. Il a bien fallu que j'apprenne. Je dois dire que ce fut difficile. C'était même une corvée. Je m'en suis acquitté du mieux que j'ai pu jusqu'à l'arrivée dans notre faculté d'un spécialiste très qualifié.
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Monsieur HOLLANDE veut recruter 60.000 enseignants ? Sur 5 ans ? Encore faudrait-il qu'il ait des candidats (le métier est de moins en moins attrayant) et des candidats compétents. Bien sûr on peut arriver par des mesures incitatives à avoir ce nombre de postulants. S'assurer de leur compétence est une autre affaire quand on voit le nombre de candidats recalés au CAPES ou à l'agrégation dans la forme actuelle des concours.
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Enfin, croire qu'un professeur qui ne peut tenir une classe de 30 élèves, tiendra fermement en main une classe qui en fait 25 est une imposture. En outre, un simple calcul indique que le temps dégagé par cette diminution des effectifs est de 18 %. Sur une classe de 30 élèves et pour une heure, un professeur peut théoriquement consacrer 2 minutes à chacun de ses auditeurs. S'ils sont 25, cela lui donne 20 secondes de plus à consacrer à chacune de nos têtes blondes ou brunes. Il y a un intérêt évident à augmenter le nombre de professeurs, mais ce n'est pas celui des enfants, c'est le leur, car 18 % de temps en moins pour les corrections des devoirs et des compositions, ça fait du temps en plus pour regarder la téloche, siroter un apéro, ou lire un bon roman. (Que l'on prenne cette remarque avec recul ; elle est faite cum grano salis !)
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Nostalgie du bon vieux temps des hussards noirs ? Pas du tout. Car il y  avait un souffle, une générosité, du dévouement dans cette entreprise. On peut en contester certains aspects (et je les conteste, mais seulement les aspects négatifs). Ces candidats-là se moquent de nous. Je préférais l'idée de Ségolène ROYAL. Faire raccompagner en leur domicile des policières par des policiers, c'est tout de même plus sexy.
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