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mercredi 22 août 2018

Mercredi 22 août 2018. Nouvelles du pari bénédictin. Sur les enfants : Maxima puero reverentia debetur


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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JEAN BASTAIRE PARLE DE L’ENFANCE.
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"Il arrive qu’on classe les hommes en deux catégories : ceux qui parlent de leur enfance et ceux qui préfèrent n’en rien dire. Mais la véritable distinction n’est pas là, car chez les seconds, le silence peut être l’effet  d’une querelle intime ou d’un trop grand amour. Le point de divergence réelle est entre ceux qui savent et ceux qui ignorent l’importance de l’enfance en eux et combien ils sont les fils de leurs jeunes années."
In
Jean BASTAIRE.
Court traité d’innocence. Appendice I. Péguy et l’enfance.
Lethielleux, Paris/Culture et vérité, Namur, 1977. (Page 93.)
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ARISTOTE AUSSI.
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[…], Puisque, en effet, toute famille est partie d’une cité, et que tous ces éléments appartiennent à une famille, et que l’excellence de la partie doit être considérée par rapport au tout, il est nécessaire que ce soit en prenant en compte la constitution qu’on éduque les enfants et les femmes, si du moins il importe pour que la cité soit vertueuse, que les enfants soient vertueux et les femmes vertueuses. Et nécessairement cela importe, car les femmes constituent la moitié de la population libre, et des enfants viennent des membres de la communauté politique."
In
ARISTOTE.
Les Politiques. Traduction et présentation de Pierre PELLEGRIN. Nouvelle édition. (GF N°490.) (Livre I, Chapitre 13, page 149.)
GF Flammarion, Paris, 2015.
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COMMENTAIRES PERSONNELS.
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En rapprochant ces deux citations, on voit combien l’éducation des enfants est un problème éminemment politique (au sens où il intéresse la Cité, c’est-à-dire la vie dans l’espace public qui est l’espace politique par excellence). En s’arrogeant le droit exclusif d’éduquer les enfants (puisque le ministère de l’instruction publique s’est transformé en ministère de la (dés)éducation nationale), l’État prétendu démocratique a achevé d’imprimer à la société le sa marque totalitaire. Incapable d’enseigner la vertu (fût-elle seulement civique), il a été très diligent en ce qui concerne la diffusion du vice (ligne azur, intervention du planning familial dans les établissements, éducation dite sexuelle qui n’est que l’enseignement de techniques purement animales). Ne nous étonnons donc pas de voir des bandes dites de jeunes dévaster des magasins en cas de manifestations, s’adonner au trafic de drogues, au vol, au viol en réunion, que sais-je encore. Peut-être serait-il bon de revoir l’éducation des enfants jusqu’à leur entrée dans l’adolescence, que Jean  BASTAIRE fixe opportunément, sans le dire, à 12 ans. Mais d’un état matérialiste (un matérialisme qui se drape dans la vertueuse tunique de la laïcité au nom d'une Constitution dévoyée par qui nous savons), il n’y a rien à attendre. On le voit bien du reste aux réactions négatives que suscite par ses fermes initiatives l’excellent ministre de l’éducation nationale, monsieur BLANQUER.
Le parieur bénédictin, s’il a des enfants, s’efforcera de les soustraire à l’influence de ces mauvais bergers : il existe d’excellentes écoles hors contrat ; leurs directeurs doivent demander aux parents les plus aisés qui ont choisi leur établissement d’aider les familles les moins bien pourvues. L’Eglise elle-même devrait organiser des quêtes impérées pour aider ces établissements. Mais elle ne le fera pas ! Pourtant, il n’y a rien à tirer d’un monde qui prétend qu’avoir deux parents de même sexe n’a aucun effet sur le développement d’un enfant.
Maxima puero reverentia debetur ! (Juvenal, Satire, XIV, 47).
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BEAUX LIENS A LIRE TOUS !
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Chronique des cinglés (suite et hélas pas fin !) : dans la livraison du 16 août, pour ce qui est du Figaro !






Et toujours les chances pour la France.


Et des  chances pour l’Allemagne.


Et une chance pour l’Angleterre.


Et des chances pour la Suède.



Que la Maison de France soit bénie !


Il ose, ce démagogue, critiquer les Italiens !


Sus aux entreprises !


dimanche 26 novembre 2017

26 novembre 2017. Note ultrabrève : une remarque fulgurante.

Voici ce qu’un jeune de troisième (15 ans à peine) a dit à propos de la puissance de Dieu :

"La Puissance de Dieu, c’est l’amour."


En ce jour où les Disciples fêtent le Christ Roi, il est bon de rappeler que les mystères du Royaume sont révélés aux petits et aux enfants. Cette remarque est fulgurante.

vendredi 3 novembre 2017

03 novembre 2017. Lettre du Pérou (2)

Comme je l’avais dit lors de la publication du premier billet intitulé Lettre du Pérou (1), je poursuis la publication de plusieurs extraits des lettres d’information que Marie envoie régulièrement à ses amis. Bien entendu, je le fais avec son autorisation expresse. Marie est une jeune volontaire partie au Pérou pour s’occuper d’un Centre ouvert par les jésuites à des enfants pauvres et en difficulté à Tacna, au Pérou. Le Centre répond au nom glorieux de Cristo Rey.
Marie nous décrit ici, avec une grande justesse de ton, avec amour et empathie, ses premiers contacts avec les enfants.

"
[…].
Comme je suis arrivée samedi dernier,    j’ai découvert un Centre silencieux. J’ai donc pu me reposer deux jours avant de rencontrer les enfants. En effet, la maison des volontaires se trouve dans le centre Cristo Rey ce qui est très confortable car je n’ai qu’à traverser la cour pour me trouver sur mon lieu de travail. Quand je suis arrivée, après un trajet épuisant (22 h de bus), trois volontaires m’attendaient dans la maison : deux volontaires péruviennes Kelly & Milagros et une volontaire du Pays Basque Ane : enfin, une Européenne ! Kelly & Milagros étaient assez réservées quand je suis arrivée mais Ane m’a accueillie très chaleureusement Nous nous sommes tout de suite très bien entendues. Je l’envie car la langue n’a pas été un obstacle pour elle pendant sa mission ici qui a duré 3 mois. Mais Ane repartait deux jours après. Elle m’a alors proposée de venir à une petite fête organisée par les volontaires américaines qui travaillent dans le Centre mais vivent assez loin de celui-ci. Là-bas, j’ai rencontré de supers volontaires avec des caractères bien trempés, comme je les aime Comprendre les Péruviens est déjà un défi en soi mais alors comprendre une Américaine qui parle en espagnol,  c’est encore pire. Je vais peut-être leur demander de me parler dans leur langue maternelle pour que je puisse améliorer mon anglais,  peut-être même que je les comprendrais mieux !

Lundi 25 septembre fut un grand jour car je commençais enfin ma mission. Je pense que les semaines à venir vont être à l’image de ces premiers jours, aussi enrichissantes qu’épuisantes. La première matinée, j’ai d’abord rencontré de jeunes élèves de 15ans qui devaient faire leurs devoirs car elles avaient école l’après-midi. En effet, au Pérou les enfants n’ont école qu’une partie de la journée. J’ai donc discuté avec elles pour apprendre à les connaître. Comme ont pu le constater d’autres volontaires d’Inde, trouver le juste milieu avec des adolescents est assez compliqué. Car elles n’ont pas conscience de la distance que nous devons avoir. Je dois donc créer un équilibre nouveau qui n’est pas celui entre l’élève et le professeur mais qui n’est pas non plus celui entre deux amis En effet, très rapidement elles m’ont demandé mon Facebook/WhatsApp etc. Ce matin, l’une d’entre elles – absolument fascinée par mes frères et sœur que j’avais en photos sur mon téléphone – a commencé à parler par Messenger avec Antoine, l’un de mes frères. Elles sont d’ailleurs toutes convaincues que mes frères sont acteurs de cinéma car ils sont grands et beaux. Les Péruviens sont vraiment petits et les transports en commun ne sont pas adaptés aux« gringos » : c’est ainsi que les latinos appellent les Américains mais finalement nous sommes considérés de la même manière en tant qu’Européens.
L’après-midi a été bien plus musclée. J’ai découvert les petits Péruviens entre 6 et 9 ans. Imaginez-vous une salle avec une vingtaine d’enfants assis (c’est un bien grand mot) sur de grandes tables rondes adaptées à leur taille qui passent leur temps à crier et à nous appeler. J’ai vécu un moment aussi surprenant qu’émouvant à mon arrivée dans la salle. En effet, quand Gina – qui est responsable du programme pour les enfants – m’a présentée aux enfants,  plusieurs se sont levés et sont venus m’enlacer alors qu’ils ne connaissaient que mon prénom. Ces enfants sont aussi prenants qu’attachants. Ils sont aussi épuisants. Les «profesora» fusent tous en même temps. Soit ils crient, soit ils chuchotent quand ils veulent me dire quelque chose Ainsi, je dois d’abord gérer toutes les demandes qui arrivent en même temps, leur apprendre à être patients, puis comprendre ce qu’ils veulent me dire ce qui n’est pas une mince affaire car je ne connais pas le vocabulaire du quotidien en espagnol.
Expliquer le principe de la soustraction en espagnol alors que ce n’est déjà pas clair pour moi en français est un des défis que je dois relever au quotidien. Mais malgré toute la peine que j’ai parfois et toute la fatigue que je peux ressentir, je reste touchée par leur spontanéité et la confiance qu’ils m’accordent. Milagros qui connaît chacune de leur histoire personnelle m’a expliqué que si ces enfants sont au Centre, c’est parce que les écoles « normales »ne veulent pas les accueillir parce qu’ils ont des parcours très difficiles et des histoires familiales terribles Ainsi, derrière chaque enfant, il y a de très grandes blessures affectives et des difficultés économiques. Et pourtant, aimer et faire confiance semblent être des élans naturels chez eux. C’est très étrange et mystérieux.
Aujourd’hui, j’ai de nouveau aidé les adolescentes à faire leurs devoirs Mais cette après-midi, j’ai dû relever un autre défi. J’ai dû m’occuper de jeunes garçons et jeunes filles de 12ans beaucoup plus agités et ça n’a pas été évident. Je peine à les comprendre car ils parlent vite et tous en même temps, comme les enfants. Mais ils sont beaucoup moins patients et peuvent être désobéissants. Moi qui suis plutôt autoritaire de nature (je sais, c’est une découverte pour vous, je préférais vous l’apprendre d’ici), je me suis sentie impuissante car je n’avais pas les mots pour dire ce que je voulais et gérer mes émotions comme la colère qui montait et la patience qui diminuait. Ainsi, des deux côtés, la douceur est à conquérir.

[…]."

lundi 30 octobre 2017

30 octobre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Les trois questions des enfants !

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Cycle consacré au scientisme.

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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Au milieu de cette frénésie [i.e; : le rythme vertigineux du progrès], l'un des plus grands dangers qui menacent l'homme moderne serait de s'arrêter de penser, se laisser comme engloutir dans le gouffre des événements sans s'interroger sur leur sens, de prêter attention seulement à l'avenir immédiat sans réfléchir sur son propre passé, et de se situer dans la proximité immédiate d'un horizon mutilé, qui se présente à lui à partir des moyens de communication de masse, pour épuiser, en la perdant, toute perspective historique. Face à ce danger réel, il nous faut nous arrêter, et avancer tout doucement pour nous poser de nouveau les trois questions fondamentales : qui sommes-nous, d'où venons-nous et où allons-nous ?"
In
André VALENTA.
Le scientisme ou l'incroyable séduction d'une doctrine erronée. Préface du cardinal POUPARD.
Mélodie, Cercle de réflexion sur la science, sans mention de lieu, 1995. (Page 2.)

Cet extrait est tiré de la Préface.
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2. COMMENTAIRES.
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Les enfants, eux ne s’y trompent pas. Quand ils demandent à leur papa ou à leur maman comment on fait des bébés, la question qu’ils posent est celle de leur propre origine : d’où est-ce que je viens ?
J’avais un peu moins de sept ans quand cette question se posa à ma petite cervelle avec une très grande acuité : pourquoi suis-je là ? Comment suis-je venu là où je suis ? Un ou deux ans plus tard, je me promenais dans la contre-allée de l’avenue de Longueil, à Maisons-Laffitte où j’habitais, et je me souviens très précisément encore du vertige littéralement abyssal qui me saisit lorsque je pris conscience que les hommes étaient mortels et que je l’étais moi-même. Ce souvenir ne s’est jamais effacé de ma mémoire.
En somme, dans la Préface de ce livre hélas difficilement trouvable, le cardinal POUPART explique très clairement que la science positive et surtout le progrès des technosciences nous arrachent avec une terrible violence aux questions essentielles de notre existence et nous privent de notre vie.
Bien entendu, loin de moi l’idée que les sciences sont condamnables. J’ai passé 80 % de ma vie professionnelle à faire de la recherche, mais chaque fois que nous avancions (un peu) dans la résolution de quelques questions, j’étais, nous étions, émerveillés de la réponse : elle allait toujours dans le sens de l’homéostasie de la vie, c’est-à-dire dans cette inclination propre à tout être vivant à persister dans l’être. Les Prométhées aux petits pieds peuvent envisager de greffer des têtes entières sur un tronc humain, de créer des algorithmes d’intelligence artificielle qui pourraient dépasser l’intelligence humaine et soumettre l’humanité à la dictature de leurs décisions, prévisions et analyses ; ils peuvent aussi penser au transhumanisme. Ils croient qu’ils peuvent inventer un homme nouveau. Ils ne font que le détruire.
Oui, un enfant conçu par PMA ou par GPA se posera toujours la question de savoir d’où il vient. Il serait intéressant de connaître les explications alambiquées de leurs « parents » 1 et 2. Oui, un enfant se demande ce qu’il fera plus tard, et il s’interroge sur ses aptitudes et ses capacités jusqu’à ces jours fatals où l’État avec son APB et ses faux systèmes de sélection l’aiguillera vers une voie sans issue. C’est la négation de la personne réduite à l’état d’atome social…
Oh ! Certes, il est trop facile de condamner sans trouver de solution. En tout cas, il y en a une qui ne marchera jamais : c’est de laisser à l’État, à son administration anonyme, à ses fichiers informatisés le soin de dire aux citoyens comment trouver le chemin du bonheur. Or (et ARISTOTE l’affirme), le propre d’une bonne constitution c’est d’assurer au citoyen la vie heureuse.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Un entretien passionnant et d’une rare intelligence.


Hommage à Fatiha BOUDJAHLAT, une femme qui pense et dit ce qu’elle pense avec une rare précision de langue. Entre autre, cette phrase : « Et enfin, j’invite les bourgeois multiprivilégiés à cesser de profiter de leurs privilèges médiatiques et politiques, tout en se berçant de la chaleur réconfortante de la pénitence. Ils ne servent que leurs intérêts de classe ».
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Un avis de Robert MENARD sur le problème catalan.

On n’est pas obligé de partager l’avis de Robert MENARD. Cependant il a un réel avantage, celui de poser la question de l’unité dans la diversité et de la supériorité du point de vue girondin sur le point de vue jacobin.


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C’est qu’ils contents d’eux, les bougres ! Ils ont réussi à faire 

enlever la croix de Ploermel (enfin c'est ce qu'ils croient).



Heureusement qu’il y a la Pologne !

Vive la Pologne.

L’image contient peut-être : 1 personne, mème et texte

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Quant à l’indépendance de la Catalogne, on voit par quoi elle 

est inspirée :

Les poings levés, ça ne vous rappelle rien ? 

Carles Puigdemont, l'idéologue prêt à tout pour l'indépendance

samedi 14 octobre 2017

14 octobre 2017. Note brève. Homo telephonicus !

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"Une enseignante était chez elle, et à l'heure du dîner, elle a commencé à lire les devoirs faits par ses élèves.
Son mari était près d'elle et jouait à je ne sais quoi sur sa tablette.
Pendant qu'elle lisait le dernier devoir, les larmes ont commencé à rouler silencieusement sur le visage de sa femme.
Le mari a vu ça et a demandé:
- « Pourquoi tu pleures ma chérie? Qu'est-ce qui s'est passé? »
La femme:
- « Hier, j'ai donné un devoir aux élèves de première année, sur... le sujet : Mon Souhait. »
Le mari:
- « D'accord, mais pourquoi pleures-tu? »
- « C'est le dernier devoir qui me fait pleurer.
Le mari curieux :
- « Qu'est-ce qui est écrit dans ce devoir et qui te fait pleurer? »
- « Écoute, je vais te le lire :
« Mon souhait est de devenir un smartphone. Mes parents aiment tellement leur smartphone. Ils sont tellement préoccupés avec leur smartphone que, parfois ils oublient de s'occuper de moi.
Quand mon père rentre fatigué du travail, il a du temps pour son smartphone, mais pas pour moi.
Quand mes parents sont en train de faire un travail important et que le smartphone sonne, ils répondent au téléphone à la première sonnerie. Mais pas à moi... même si je pleure.
Ils jouent des jeux sur leur smartphone, mais pas avec moi.
Ils ne m'écoutent jamais, même quand je suis en train de leur dire quelque chose d'important. Alors, mon souhait est de devenir un smartphone ».
Après avoir écouté, le mari était ému et a demandé à sa femme :
- « Qui a écrit ça? »
La femme:
- « Notre fils »"

Merci à un très cher ami alsacien qui m'a transmis ce texte. Puisse-t-il faire réfléchir les parents et les époux autant qu'il m'a fait réfléchir, moi qui n'ait pas de smartphone et suis pourtant accroché à mon ordinateur plus qu'il n'est désirable !


lundi 29 juillet 2013

Lettre à mon fils, deuxième billet du 29 juillet 2013

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Mon enfant bien-aimé,
 
Nous n'avons pas les mêmes opinions politiques, et tu ne partages pas ma foi. Bien que j'en sois parfois peiné, je comprends qu'un fils doive tuer le père pour accéder à l'autonomie.
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Nous avons eu un échange assez vif avant-hier soir à propos des Manifestations contre la Loi dite TAUBIRA. Et surtout, avec ta vive intelligence, tu as, dialectiquement, avancé que les participants à la Manif pour tous se sont mobilisés pour les enfants, en général, mais n'ont rien fait pour défendre les enfants, très nombreux dans notre patrie, qui vivent dans la pauvreté, en particulier. Argument en apparence imparable. Et de plus tu as souligné que le candidat HOLLANDE avait inscrit la proposition du mariage homosexuel dans son programme.
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Je constate que le candidat HOLLANDE n'a pas inscrit dans son programme la lutte contre la pauvreté qui frappe un nombre croissant de ces petits, que la "majorité" ne semble pas faire de cet objectif un grande cause nationale prioritaire, et qu'il est mal venu de prétendre que les participants à la Manif pour tous ne font rien pour combattre la pauvreté qui frappe ces enfants. Ni toi ni moi n'en savons quoi que ce soit. A ma remarque sur ma propre participation à cette lutte contre la pauvreté qui frappe les enfants, tu m'as objecté que ce n'était pas une personne (et j'en ai inféré aussi une collection de personnes) qui pouvait faire quoi que ce soit dans ce domaine. Bien que tu ne l'aies pas explicitement formulé, tu as laissé entendre qu'il s'agissait d'un problème de nature politique. C'est vrai ! Et voilà qui condamne définitivement un régime qui satisfait 2 000 personnes pour des raisons idéologiques, et en négligent des dizaines de milliers d'autres par impuissance et incapacité. J'ajoute, et je termine, que nombre des manifestants sont certes des chrétiens, mais pas tous et que nombre de ces chrétiens, que tu ne sembles guère apprécier, sont engagés dans des actions caritatives silencieuses, efficaces, et indispensables pour combattre la misère matérielle de centaines et de milliers de familles. Je te rappelle pour information que la Conférence de saint Vincent de Paul, sur la seule paroisse de Sainte-Jeanne de Chantal (PARIS XVIe !) distribue 30 tonnes de nourriture chaque année à ces frères qui sont rongés par la misère. Oh ! petit ruisseau de charité (un mot que déteste les socialistes) sans doute, mais qui se jetant avec d'autres (comme les Resto du cœur) dans le grande fleuve de la fraternité humaine et de la compassion, leur rend moins dure la vie matérielle, en attendant qu'une plus juste répartition des richesses terrasse définitivement leur misère et les réinstalle dans leur inaliénable dignité !
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Voilà, mon enfant bien-aimé, ce que je voulais te dire, avant de te voir le 31 août, à la veille de ton départ pour le grand tour du monde que tu t'apprêtes à faire pendant un an avec ta famille. Je suis fier de toi. Tu es un médecin magnifique de patience et de compétence dans ta spécialité d'interniste. Et tu vas certainement manquer au CHU où tu exerces comme PH. Votre projet familial est beau et bon et je me réjouis de voir mes trois petits-enfants (12 ans, 10 ans et 5 ans) se lancer naturellement dans l'aventure, comme si elle allait de soi. Mes lecteurs pourront la suivre sur votre Blog familial (faire "Charlipopettes" sur Google).
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Je vous embrasse tous.
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