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lundi 17 septembre 2018

Lundi 17 septembre 2018. Nouvelles du pari bénédictin : faire mentir Nietzsche !


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée dans le ciel.
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NIETZSCHE ET LE DERNIER HOMME.
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Dans l’un de ses admirables Exorcismes spirituels (le N°IV), Philippe MURAY cite en note un extrait de le Prologue d’Ainsi parlait Zarathoustra. Il me semble pourtant que les étoiles auxquelles fait allusion NIETZSCHE ne sont pas éteintes, et qu’il convient au parieur bénédictin d’en rejoindre l’armée jetée au travers du Ciel.

« Je veux parler de ce qui est le plus méprisable ; or c’est le dernier homme. / Malheur ! Arrive le temps où de l’homme ne naîtra plus aucune étoile. Malheur ! Arrive le temps du plus méprisable des hommes qui lui-même ne se peut plus mépriser. / La Terre alors est devenue petite, et sur elle clopine le dernier homme, qui rapetisse tout. Inépuisable est son engeance, comme le puceron ; le dernier homme vit le plus vieux. / “Du bonheur nous avons fait la découverte”, ― disent les derniers hommes, et ils clignent de l’œil. / Ils ont abandonné les régions où il était dur de vivre, car de chaleur on a besoin. On aime encore le voisin et l’on se frotte à lui, car de chaleur on a besoin. / Çà et là une petite dose de poison, ce qui fait agréablement rêver. Et à la fin, beaucoup de poison, pour agréablement mourir. / On travaille encore, car le travail est une forme de divertissement. Mais on prend soin que ce divertissement ne soit pas fatigue. / Pas de berger, un seul troupeau ! Chacun veut la même chose, tous sont égaux ! Qui se sent différent, à l’asile des fous rentre de plein gré ! / “Jadis tout le monde était fou” ― disent les plus fins, et ils clignent de l’œil. »
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COMMENTAIRES : FAIRE MENTIR NIETZSCHE.
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Quand je contemple le spectacle que nous renvoient aussi bien les médias, que les intellectuels du type qu’a si bien décrit BERNANOS sous le nom d’imbéciles, je ne puis m’empêcher d’être pour eux plein de compassion. Leurs prestations sont gonflées de nostalgies, d’approximations, d’abstractions, de réalités virtuelles, d'idéologies, et, en dépit des efforts qu’ils font pour briller, on a du mal à les voir scintiller au firmament de la vérité.
Car ils confondent notoriété, célébrité, bruit médiatique et ronronnements de salon avec ce qui jadis, sans éteindre la douleur et les limites propres à la condition humaine, en faisait la richesse, la véritable puissance et la dignité : ne pas être un animal, mais un homme véritable.
Nous devons faire mentir NIETZSCHE. Et la chose est possible. Dans l’affreuse tourmente que traverse l’Église, il nous reste la boussole de la Croix, de la prière et de l’amour. Rien ne nous oblige à approuver des positions, fussent-elles papales, cardinalices, épiscopales ou cléricales, si elles contredisent la Parole du Maître, ou l’affadissent : si le sel s’affadit, avec quoi salera-t-on ? Je maintiens donc la proposition que j’avais faite il y a un peu plus de quinze jours, de jeûner et de faire pénitence chaque vendredi jusqu’à la fin de décembre, et d’ancrer silencieusement notre action dans le seul nom qui sauve, celui de Jésus, pour le bien de notre Eglise. Oh ! Je sais, il n’y a là rien qui puisse satisfaire le surhomme, la volonté de puissance nietzschéens, mais rien non plus qui puisse nourrir le ressentiment, tant décrié par NIEZTSCHE avec (sur ce point) une certaine vraisemblance : il n’y a pas de ressentiment pour celui qui a mis son espoir ailleurs que dans les vanités humaines.
Voilà les réflexions que m’inspirent ce passage de NIETZSCHE, la crise de l’Église, et les enseignements de Jésus.




mardi 23 janvier 2018

23 janvier 2018. Note pas trop brève : le crucifié contre Nietzsche.

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Comme vous le savez, je mets le lien de mes billets quotidiens sur ma page Facebook, et en réalité, c’est sur cette page, publique, que se tiennent les discussions les plus serrées.
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         Je répondrai ici et d’abord à Maximilien, l’un des hommes les plus érudits, les plus fins et les plus musiciens que je connaisse. Un véritable ami. Maximilien se demande comment il m’est possible de trouver à Jésus des traits de caractères remarquables et puissants. Et il confesse – si je puis utiliser cette expression – que Nietzsche a raison contre le Crucifié, qui a prêché une morale d’esclaves. Je soutiens ici le contraire. Le Crucifié a raison contre Nietzsche
         En premier lieu, je dirai que j’ai eu la grâce d’une conversion immédiate, éblouissante, le 21 août 1997. Je n’ai pas à détailler ici les conditions qui m’ont conduit à accueillir cette lumière. Mais voilà le principe d'intelligibilité de mes opinions.
         En second lieu, il m’apparaît que Jésus, à ce qu’en disent les Évangiles, n’a jamais parlé de morale, jamais. Et je mets au défi qui que ce soit de prouver le contraire. À plusieurs reprises, il a dit à des infirmes ou des malades qu’il venait de guérir de leurs infirmités : "Va, et ne pèche plus". Toute la question qui se pose dans cette remarque est donc celle du péché et non pas celle du : « il faut », « tu dois », « il ne faut pas ». Jésus n’a jamais parlé en termes d’interdits ou d’obligations, mais toujours en termes de vie, et notamment de vie éternelle.
         Alors il convient de regarder ce qu’il a fait, et de voir s’il a vécu librement, au sein d’une société corsetée par les six-cents et quelques commandements rituels de la Torah. Il commence par affirmer que le Fils de l’Homme est Maître du sabbat – voilà qui fait désordre dans ce système où les scribes, les prêtres, sont les maîtres du jeu social – puis il affirme que le sabbat est fait pour l’homme et non l’homme pour le sabbat. Si nous essayons de nous plonger dans la mentalité de l’époque, nous constatons qu’il fait preuve d’une liberté de ton et d’action (puisque il guérit le jour du sabbat, ce qui est assimilé à un travail, interdit en un tel jour) impensable dans la société juive de l'époque.
         Bien conscient qu’il bouscule des traditions multiséculaires, qui lui vaudront d’être tué, il proclame : "Je suis venu apporter un feu sur la terre et comme il me tarde qu’il soit allumé". Je ne trouve pas dans ces paroles un discours mellifluent, sirupeux, ou convenu. Il y a là une affirmation. Mais qu’est-ce que ce feu ? On peut déjà affirmer qu’il va apporter la division entre ceux qui se laissent consumer par lui, et ceux qui tentent de l’éteindre avec l’eau bourbeuse et mondaine : "le père [se dressera] contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille, la belle-fille contre la belle-mère, etc."
         Déjà le vieillard Siméon dit à Marie, la mère de Jésus, lors de la présentation au Temple, que ce petit bébé serait "un signe de contradiction". Il s’agit donc de savoir en quoi consiste cette contradiction : personnellement, je crois qu’elle consiste à renoncer à la volonté de puissance (telle que Nietzsche la décrit et qui est en général mésinterprétée : il s’agit de la volonté de vivre et de donner plein développement à une pulsion vitale de croissance et d’expansion, et non pas de soumettre autrui à sa propre volonté) sans jamais tomber dans le ressentiment, ce sentiment effectivement trop répandu dans la partie de la population humaine soumise à l’esclavage d’un travail sans intérêt, à l’obéissance à un maître, un sentiment qui conduit à des Révolutions et à la survenue de maîtres encore plus exigeants. Il s’agit donc d’accepter de donner sa vie (et il y a bien des manières de le faire) sans jamais juger (c’est la partie de la contradiction la plus difficile à vivre).
         Il y a enfin cette scène extraordinaire où l’on voit Jésus se faire un fouet pour chasser les vendeurs du Temple, renverser les tables des changeurs de monnaie et proclamer la sainteté du lieu. Vous imaginez, de nos jours, un ascète, un thaumaturge reconnu, un homme bon et pieux, chasser à Lourdes les marchands de bondieuseries en leur reprochant leur impiété ? Non décidément, ce n’est pas l’attitude d’un esclave qui dit oui à tout. Jésus n’est pas un béni-oui-oui, loin de là, et sa majesté éclate, quand il dit à Pilate qu’il est Roi, mais que sa Royauté n’est pas de ce monde, et quand il lui rétorque qu’il n’aurait, lui, Pilate, aucun pouvoir sur lui, s’il ne lui avait été donné d’en-haut.
         En somme, ce ne sont pas les paroles onctueuses de quelques clercs bien intentionnés, mais les exemples de ces hommes et ces femmes qui ont vécu librement en s’opposant souvent aux pouvoirs en place qui enseignent. La liste de ces courageux est trop longue et parmi eux des prêtres, des évêques, des moines, des laïcs. Il n’y a qu’à consulter le martyrologe.
         Je ne puis m’empêcher de penser à cette terrible parole : "Celui qui rougira de moi devant les hommes, je rougirai de lui devant mon Père". Que jamais cette condamnation ne s'applique à ma personne !
         Ce que je viens de dire ne relève ni de l’apologie, ni de l’autojustification, mais tout simplement de la profession de foi.
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         Je répondrai à Louis-Marie dans un second billet distinct de celui-là.


lundi 30 mars 2015

30 mars 2015. Nouvelles de la Résistance : Elections départementales : la défaite des partis !

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Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !

Au risque de décevoir quelques lecteurs, je dirais que le résultat des élections dites départementales me laissent perplexes et me font juger avec une sévérité encore plus grande les hommes politiques de tous les partis.


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1. Les citations du jour.
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(a) "Toujours au sens où nous l’entendons, le mythe peut être propre à une catégorie d’individus (par exemple une classe sociale ou un parti politique antinomiques à l’objectivisme scientifique) ou bien affecter l’ensemble de l’opinion. L’étude de ces mythes généraux est plus intéressante que l’autre, parce que moins connue. Que chaque catégorie sociale surestime les revenus des autres, tout au moins de celles qui sont opposées, n’a rien pour surprendre. Mais lorsqu’un mythe de nature plutôt socialiste est répandu aussi bien dans les milieux conservateurs ou inversement, cette généralisation est un test de sa puissance." 
In
Alfred SAUVY.
Mythologie de notre temps. (Collection "Études et documents Payot." [Série Politique et économique.]
Payot, Paris, 1966.


(b) "Pendant quinze jours, je m’étais confiné dans ma chambre et je m’étais entouré de livres à la mode dans ce temps-là […] je veux parler des livres où il est traité de l’art de rendre les peuples heureux, sages et riches en vingt-quatre heures. J’avais donc digéré – avalé, veux-je dire – toutes les élucubrations de ces entrepreneurs de bonheur public, de ceux qui conseillent à tous les pauvres de se faire esclaves et ceux qui leur persuadent qu’ils sont tous des rois détrônés."
BAUDELAIRE, cité par
Pascal BRUCKNER.
Misère de la prospérité. La religion marchande et ses ennemis.
[Bernard] Grasset, Paris, 2002.

(c) "Le pire ennemi de la vérité, ce n'est pas le mensonge, ce sont les convictions !"
NIETZSCHE, cité par le même.

(d) "Si une seule passion collective saisit tout un pays, le pays entier est unanime dans le crime. Si deux ou quatre ou cinq ou dix passions collectives le partagent, il est divisé en plusieurs bandes de criminels. Les passions divergentes ne se neutralisent pas, comme c'est le cas pour une poussière de passions individuelles fondues dans la masse ; le nombre est bien trop petit, la force de chacune est trop grande, pour qu'il puisse y avoir neutralisation. La lutte les exaspère. Elles se heurtent avec un bruit vraiment infernal, et qui rend impossible d'entendre même une seconde la voix de la justice et de la vérité, toujours presque imperceptible." 
In
Simone WEIL.
Note sur la suppression générale des partis politiques.

Climats/'Editions Flammarion, Paris, 2006 (date du dépôt légal).
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2. Commentaires.
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Je ne saurais dissimuler que le résultats des élections départementales qui voient la défaite du PS ne me font pas pleurer de tristesse. En revanche, les analyses et les commentaires qu'en font les hommes politiques et les journalistes me semblent être ceux d'homme pris par les passions et non point par le souci de la justice.
Analyser les "défaites" et les "victoires" des uns ou des autres en termes partisans est une imposture. Le corps électoral n'a pas sanctionné un parti et plébiscité un autre ; il a, me semble-t-il, condamné le mensonge de François HOLLANDE et il a dénoncé les convictions de nombre de socialistes qui ont rejeté dans les ténèbres extérieures et mis au banc de la patrie des millions d'électeurs qui, à tort ou à raison, ont porté leurs voix sur les candidats du Front National.
La prestation de Manuel VALLS hier soir était pathétique. Il établissait un catalogue de tout ce qui ne va pas mais il n'a rien fait depuis qu'il est premier ministre pour relancer l'économie en prenant une série de mesures simples : diminution des dépenses publiques (par la diminution du nombre de fonctionnaires notamment), diminution du coût du travail, relance de l'économie par la diminution des impôts qui pèsent sur les épaules de ceux des Français qui produisent des richesses et ne relèvent pas de la politique d'assistance (qu'il ne faut certes pas condamner, mais sans doute analyser à la lumière d'une véritable connaissance de l'homme).
La prestation de monsieur SARKOZY ne m'a pas davantage convaincu. Parler de reconquête comme s'il s'agissait d'une guerre ? Non, merci. Je n'ai aucune envie de combattre ceux de mes compatriotes qui ne pensent pas comme moi ; j'ai, certes, envie de les convaincre de la justesse de certaines analyses, mais je les respecte.
La prestation de Marine LE PEN était mieux ajustée à la réalité, mais elle aussi se place sur un plan partisan, en prétendant que son parti est le seul parti d'opposition.
Le seul qui ait fait un discours remarquable est monsieur MELANCHON : il n'a pas parlé de parti ; il a parlé de l'homme, et même si je combats ses positions en ce qui concerne l'objection de conscience et la puissance supérieure du droit positif sur la loi naturelle, je ne puis m'empêcher de penser qu'il a l'étoffe d'un homme politique de premier plan. Mais c'est justement parce qu'il a une certaine vue humaniste de la politique qu'il n'a aucune chance de jamais l'emporter.
Je rappelle enfin et pour mémoire que le Nord, terre favorite de Martine AUBRY échappe au PS, que la Seine-Maritime où s'agite monsieur FABIUS a fait de même, que madame Marisol TOURAINE n'a pas pu éviter que le département dont elle est originaire et dont elle a présidé le Conseil général, l'Indre-et-Loire tombe dans l'escarcelle de la "droite", que les Côtes d'Amor où régnait madame LEBRANCHU ont fait de même. Je ne parle même pas de la Corrèze et des Deux-Sèvres que monsieur HOLLANDE pour l'un, madame ROYAL pour l'autre n'ont pu conserver à leur parti. Ne parlons pas de l'Essonne de monsieur VALS ! Mais allez consulter les sites des médias aux ordres et vous verrez comment on enrobe de confiture la déconfiture de nos Princes. A cet égard, France Info est un concentré de manipulation et de mauvaise foi.
En vérité, ces résultats signent la défaite des partis.
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3. Informations diverses.
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Vous êtes de gauche ? Votez raciste, votez socialiste ! (Site des Nouvelles de France.)

Lisez de bout en bout cet article ! Il vous montrera l'hypocrisie de nos gouvernants.

"Aujourd’hui, Manuel Valls « stigmatise » donc le Front national et le revendique. Il faut dire qu’il s’y connaît en stigmatisation, l’ancien immigré espagnol. Il est même un spécialiste du genre. Jugez plutôt.
En 2009, alors qu’il était simple candidat aux primaires socialistes, un chibani s’approche de Valls pour lui serrer la main. Monsieur 5% aux primaires serre la main du monsieur un peu trop basané à son goût et soupire : « belle image de la ville d’Evry… ». Il dit ensuite à l’homme qui l’accompagne : «Tu me mets quelques blancs, quelques white, quelques blancos.» (1).
A l’époque, Faouzi Lamdaoui, ex-conseiller de Hollande, dénonce un «dérapage scandaleux». Le premier d’une longue série…
En 2013, qui déclare : «La situation, devenue intolérable, ne peut perdurer : il faut faire respecter la loi en démantelant le maximum de camps de Roms insalubres… Les occupants de campements ne souhaitent pas s’intégrer dans notre pays pour des raisons culturelles ou parce qu’ils sont entre les mains de réseaux versés dans la mendicité ou la prostitution… » ? (2)
Le Pen ? Estrosi ? Hitler ? Perdu. C’est ManuelValls.
Pour ces propos, Valls est attaqué pour «incitation à la haine raciale». Il n’est même pas jugé car en France socialiste, les ministres peuvent faire n’importe quoi, ils sont au-dessus des lois, tout le monde le sait bien.
A «gauche», on entend un tollé général, à commencer chez les écologistes qui dénoncent une atteinte au « pacte républicain ». En ciblant une catégorie en raison de son appartenance ethnique, Valls prouve ainsi à tous ceux qui ont des doutes sur son attachement aux valeurs républicaines qu’ils ont bien raison.
Cette même année 2013, Valls et les socialistes expulsent 20 000 Roms des bidonvilles où ils vivent, soit deux fois plus, oui vous lisez bien, deux fois plus, que sous l’ère Sarkozy. La population totale de Roms qui vit en bidonvilles en France est d’environ 20 000 personnes. Cela signifie que cette année-là, chaque Rom vivant en République Socialiste Laïque a été expulsé au moins une fois. Ça, c’est de la valeur républicaine de gauche, de la vraie.
Toujours en 2013, à Saint-Fons, mairie tenue par la sénatrice-maire Demontès, expulsée elle aussi depuis aux dernières municipales, les socialistes inventent… la classe ethnique au commissariat. Très soucieuse d’intégrer les enfants Roms et de leur apprendre les valeurs de la République Socialiste, madame la sénatrice à l’idée géniale d’ouvrir une classe spéciale, réservée aux enfants Roms, dans le même bâtiment que celui de la police. A droite la police municipale, à gauche la police nationale. On n’a pas encore trouvé mieux pour encadrer les enfants dès leur plus jeune âge et leur apprendre qu’ils n’ont pas vocation à s’intégrer. Le Défenseur des Droits, feu Dominique Baudis, qualifie cette classe de « stigmatisante » et ordonne sa fermeture.
En 2014, à Bron, rebelotte avec une autre sénatrice maire socialiste à Bron : Annie Guillemot. Cette fois, les enfants Roms sont parqués dans une classe spéciale d’une école, sans contact avec les autres enfants et sont privés de cantine. Non mais, on fait déjà la garderie, on va pas encore les nourrir en plus, faut pas déconner. On est socialiste ou on ne l’est pas. (2)
On pourrait multiplier les exemples des propos et des actes racistes, xénophobes, stigmatisants des socialistes contre les Roms. Refus de scolariser les enfants, refus de domicilier les parents, refus d’inscrire des citoyens européens sur les listes électorales, expulsions massives, violences policières, … Un livre entier ne suffirait pas.
Quoi ? Comment ? Les socialistes racistes ? Eux qui donnent des leçons à longueur de temps ? Non. Pas possible. Et si encore les socialistes se contentaient d’être racistes. Non, ils sont en plus hypocrites et menteurs.
En 2012, alors qu’il est candidat à la présidence de la république, Hollande, premier socialiste écrit : « J’ai toujours dénoncé, et je continuerai à le faire, la stigmatisation dangereuse lancée par le candidat sortant en août 2010 à l’égard des populations de Roms : expulsions brutales à répétition, stigmatisation toujours plus forte d’une population, interdiction de travailler et de se former, reconduites aux frontières sans résultat… » (4). Etonnant, non ?
[…] Jamais la France n’a mené une politique aussi répressive, raciste et discriminatoire envers une minorité ethnique que depuis l’accession des socialistes au pouvoir. Cette politique se traduit par des discours racistes et xénophobes au plus haut niveau de l’état, par une course effrénée aux chiffres et par des violations répétées des lois françaises et internationales.
Alors mesdames et messieurs de gauche, si vous pensez qu’il est urgent de voter pour un parti républicain afin de dire non au racisme, à la xénophobie, à la stigmatisation des minorités., votez donc pour qui vous voulez, ou ne votez pas, mais ne votez pas socialiste.
Ou alors, ne venez plus jamais nous parler de vos valeurs puantes et nauséabondes, prétendument de gauche, que vous remballerez avec vous en 2017.
A bon entendeur, salut.


Philippe Alain

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mercredi 11 mars 2015

11 mars 2015. Nouvelles de la Résistance : Dieu est mort et la violence est là

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L'ignorance nous empêcherait de devenir vrai ?
Allons donc, ce n'est pas l'ignorance qui nous en empêche, c'est la lâcheté !

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1. Les citations du jour.
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(a) "C'est au XIXe siècle que l'Histoire remplace Dieu dans la toute puissance sur le destin des hommes mais c'est au XXe siècle que se font voir les folies politiques nées de cette substitution."
In
François FURET.
Le passé d'une illusion. Essai sur l'idée communiste au XXe siècle.
Robert Laffont/Calmann-Lévy, Paris, 1995.

(b) "Le réel n’est pas rationnel mais religieux, c’est ce que nous disent les Évangiles : il réside au cœur des contradictions de l’histoire, dans les interactions que les hommes tissent entre eux, dans leurs relations toujours menacées par la réciprocité. [...].
In
René GIRARD.
Achever Clausewitz. Entretiens avec Benoît Chantre.

Carnets nord, Paris, 2007.

(c) "Dieu est mort ! Dieu reste mort ! Et c’est nous qui l’avons tué ! Comment nous consolerions-nous, nous, meurtriers entre les meurtriers ! Ce que le monde a possédé de plus sacré et de plus puissant jusqu’à ce jour a saigné sous notre couteau — qui nous nettoiera de ce sang ?".
NIETZSCHE, cité par René GIRARD dans Achever CLAUSEWITZ.
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2. Commentaires.
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Ces trois citations font toutes référence à l'évacuation de Dieu hors de l'espace public. Compte tenu des orientations philosophiques et idéologiques de nos gouvernants, mais aussi de nombreux membres de l'opposition qui se prétend républicaine (je pense à monsieur LAGARDE, le grand manitou de l'UDI, très proche des francs-maçons semble-t-il), on peut s'interroger sur la pertinence de cette opinion.
François FURET observe très justement que Dieu a été chassé de l'Histoire au XIXe siècle ou plus exactement que l'Histoire a chassé Dieu de son horizon pour prendre sa place, en se parant de tous ses attributs : l'infaillibilité, l'évolution orientée, la toute puissance, le messianisme, le bonheur parfait de l'humanité en ligne de mire, un bonheur qui se confond avec l'horizon (ligne imaginaire qui s'éloigne en même temps qu'on tente de s'en approcher). Un imbécile, dont j'ai oublié le nom, clamait au moment de l'examen de la loi de séparation (en 1905) "qu'il fallait achever l'oeuvre de déchristianisation de la Révolution" (j'ai fait un billet là-dessus il y a un certain temps) ; il était persuadé que le bonheur de l'humanité était à ce prix. Neuf ans plus tard, la gauche radicale, anti-cléricale, laïcarde lançait notre patrie dans l'aventure la plus sanglante qu'elle ait jamais tentée ; cette affreuse guerre de 1914 dont nous ne nous sommes jamais remis a été le prototype de la guerre totale, l'événement inaugural de la barbarie qui s'est épanouie ultérieurement en fleurs monstrueuses, avec son perfectionnement des techniques guerrières. HITLER et STALINE sont nés de cette guerre folle.
NIETZSCHE avait-il prévu les horreurs qui couronneraient l'assassinat de Dieu ? Personne ne nous nettoiera du sang des millions de soldats français, allemands, autrichiens, turcs, italiens, anglais, américains, serbes, russes, bulgares ou belges morts pour rien. Nous voyons aujourd'hui le caractère parfaitement absurde de cette fureur. Et mon coeur s'est serré de douleur, en voyant l'autre soir, à la télévision, un reportage sur les villages français abandonnés et en entendant le commentaire qui accompagnait la description de l'un d'eux : "aucun des hommes du village n'était revenu de la guerre de 14 !", ce qui explique son abandon. Ne parlons pas de la terreur communiste stalinienne, de l'abomination nazie, de la Révolution culturelle maoïste, des atrocités commises par les khmers rouges (avec la bénédiction de nombreux "intellectuels" occidentaux). Il faudrait y inclure aussi le califat islamique et le cortège de cadavres qui accompagnent sa progression ou sa retraite ; il s'agit là d'un cas apparemment paradoxal puisque ces fous prétendent agir au nom de Dieu. Un examen attentif du discours de ses chefs montre que le mobile de cette entreprise sanglante est purement de pouvoir, de domination sur le monde et sur l'humanité. C'est là une des contradictions que relèvent René GIRARD.
La prise en compte du réel exige qu'on reconnaisse son caractère religieux et non pas rationnel. Mais de cela, les idéologues n'en veulent rien savoir. Ils parlent de l'Humanité (ce n'est pas pour rien que le journal communiste porte ce nom), de l'Homme (avec un grand H et au singulier). Ce sont là des abstractions qui n'existent que dans leur cerveau. D'où les grandes envolées lyriques sur la République, d'où les attaques de monsieur VALLS contre monsieur ONFRAY (sur lesquelles nous reviendrons), d'où les circulaires de madame Najat VALLAUD-BELKACEM aux recteurs. Mais le réel qu'ils tentent de saisir avec des mots abstraits s'écoulent entre leurs mains comme du sable ou de l'eau.
Les idéologues vont petit à petit mourir de leur belle mort. Et je pense à tous les idéologues, de droite comme de gauche ou du milieu. Car, comme l'a souvent dit Hannah ARENDT, la politique implique la prise en compte de la pluralité des hommes comme des opinions, et non point le carcan du politiquement correct auquel il nous est enjoint d'adhérer sous peine d'exclusion de l'espace public.
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3. Informations diverses.
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Icône des martyrs coptes décapités en LIBYE.

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Des Gavroches, ce montage :

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A NANTES, des Sentinelles/Veilleurs debout contre l'euthanasie.

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Ce soir Veillée à 19 h 30, Place du Palais Bourbon, avec les Veilleurs de PARIS.

mardi 21 octobre 2014

21 octobre 2014. Quelques réflexions avant de m'absenter pendant 8 jours...

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Personne n'y peut quoi que ce soit :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté !
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1. La citation du jour et son commentaire.
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Juste avant de partir pour quelques jours, aussi bien et d'abord pour me reposer, et ensuite pour travailler, j'ai envie de dire à ceux qui me font l'honneur de lire mes billets ceci que disait NIETZSCHE :

"Attendre un écho, ne recevoir que des éloges !"

C'est l'impression que je ressens en constatant qu'il n'y a pas de commentaires à mes billets ou qu'il y en a de rarissimes. En revanche, je reçois relativement régulièrement des courriels d'approbation et de félicitation. Mon désir était d'instaurer un débat autour de quelques idées forces : personne contre individu, communautés humaines contre collectivités anonymes, tyrannie de l'Etat soi-disant démocratique qui, par le jeu du droit positif peut imposer (c'est le cas de le dire) tout ce qu'il veut aux citoyens, y compris ce qui heurte la conscience, suppression de la notion de transmission par la suppression de l'enseignement de l'histoire, mémoricide des horreurs de la Révolution, erreurs anthropologiques du socialisme et de ses divers avatars, etc.

Je pensais naïvement que ces thèmes étaient de nature à susciter des échanges approfondis entre mes lecteurs. Tristement, je constate qu'il n'en est rien, de sorte que je m'interroge sur la nécessité de poursuivre l'entretien de ce Blog, un entretien qui me coûte beaucoup de temps et d'effort.

Oui, attendre un écho, et ne recevoir que des éloges ! Voilà qui est bien triste pour celui qui veut un débat et non point de l'encens. 
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2. Informations diverses.
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Devant la Maison Blanche !


A PARIS.


Sur les plages de France.


Reprise des billets le 30 octobre.

vendredi 14 septembre 2012

Un philosophe fou qui prophétise.

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Juste avant de m'absenter ces deux citations empruntées à NIETZSCHE. Elles donnent vraiment à réfléchir. Mais qui vraiment a envie de réfléchir aujourd'hui ? Il ne me semble pas que ce soit le monde politique
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"Peu de gens se rendent compte de ce qui va s’effondrer maintenant que se trouve minée cette foi qui était la base, l’appui et le sol nourricier de toute chose… Nous devons désormais nous attendre à une longue abondance de démolitions, de ruines et de bouleversements. Qui pourrait devenir le prophète de ces immenses terreurs, de ces ténèbres, de cette éclipse de soleil que la terre n’a encore jamais connue ?"
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"Quand toutes les permutations seront épuisées, qu’adviendra-t-il après ? Ne sera-t-on pas obligé de revenir à la foi, et peut-être à la foi catholique ?" (Confidence faite à Lou SALOME, sa maîtresse. NIETZSCHE appartenait à une famille protestante qui comptait des pasteurs depuis 15 générations ! C'est dire le poids de ces mots.)
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Nous sommes en fin de cycle ! On s'envoie des injures à figure, on désigne l'ennemi (les riches ou les syndicats, c'est selon), mais on ne réfléchit pas en profondeur aux fins de la politique (qui consistent à conduire l'homme vers la fin qui lui est due), et l'on s'épuise en petites phrases, pendant que la substance même de la patrie s'épuise et cède devant l'invasion sournoise de toutes sortes d'innovations morales ou démographico-ethniques. Les gens qui nous dirigent depuis 30 ans (ça a commencé avec Valéry GISCARD d'ESTAING suivi de François MITTERRAND ; je ne dis pas cela par souci de fausse symétrie ; les deux hommes sont du même monde) ont préféré suivre l'opinion que de dire et servir la vérité, ils ont choisi la mode et non point la substance de la France. Ils nous ont enfoncés. Et les imbéciles (merci BERNANOS) qui gouvernent les esprits depuis 30 ans  ont donné le nom du second à un  quai- de Paris, à une bibliothèque et à une station de métro. Le premier aura-t-il ce périlleux honneur ? J'en doute et c'est tant mieux pour lui.
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C'est tout pour aujourd'hui. Vous avez le droit de commenter.

jeudi 31 mars 2011

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Un fidèle lecteur me demande mon avis sur un article publié par contrepoint.org, un site internet entretenu par le parti communiste de PLAISIR (pour autant que j'ai pu m'en rendre compte). Je n'ai pas trouvé cet article. Mais si vous voulez voir l'étalage de l'idéologie la plus pure, jointe à la démagogie la plus extrême, vous pouvez toujours allez vous amuser et naviguer sur ce site. Les "nantis" n'ont qu'à bien se tenir. Le jour où ces fanatiques viendraient à venir au pouvoir, ce qu'à Dieu ne plaise, je ne donnerais pas cher de leur peau ; quant à leurs biens, il n'est même pas nécessaire d'en parler ; ils se seraient évaporer comme beurre en broche, à la manière des biens nationaux qui ont fait la fortune des bourgeois libertins à la Révolution, et qui ont fait le lit du capitalisme le plus inhumain. La jalousie, l'envie, le ressentiment, la médiocrité ! Vraiment ça donne envie de donner raison à ce fou de NIETZSCHE.

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jeudi 18 septembre 2008

Oui au mérite

Madame Valérie PECRESSE vient de prendre une excellente mesure qui consiste à attribuer aux étudiants qui auraient eu une mention Très Bien au baccalauréat et dont les parents ne paieraient pas d'impôts sur le revenu, un pécule de 200 euros mensuels. Les fanatiques de l'égalité s'étranglent. Ils ignorent simplement qu'il existe des étudiants brillants mais désargentés qui ne peuvent continuer leurs études faute de revenus et que cette mesure est de simple bon sens. Je suis bien placé pour le savoir, car j'ai rencontré ce type d'étudiants pendant ma carrière universitaire.
A quoi est due cette haine du mérite chez les partisans les plus déclarés de l'idéologie socialiste ? Et pourquoi cette haine suscite-t-elle tant de rejet dans l'esprit de nombre de conscience droite qui, par leurs actes, prouvent au quotidien qu'ils ont l'esprit de partage et le souci des autres ?
Dans un article signé par Paul-Augustin d'ORCAN, publié dans cette mine qu'est Le Livre noir de la Révolution Française, la question est très clairement présentée et la réponse non moins claire montre combien le mythe de l'égalité est une aporie. Voici le paragraphe qui me semble résumer au mieux la pensée de l'auteur.
L'instinct démocratique, qui tente et obtient d'imposer à l'Occident sa domination, tourne autour d'une notion que cet instinct avance comme un dogme semblant aujourd'hui intangible et dont NIETZSCHE montre la problématique intrinsèque avant d'en démasquer l'origine PSYCHOLOGIQUE. Ce "dogme" est celui de l'égalité. La question insoluble posée par la décision qui met l'égalité au principe est simple : (et de citer ici NIETZSCHE) Problème de l'égalité, alors que nous avons tous soif de distinction ; or on nous prescrit au contraire de nous appliquer les mêmes exigences qu'à autrui. C'est d'une telle stupidité, d'une si visible folie ! Mais elle est considérée comme une idée supérieure, on y perçoit à peine la contradiction rationnelle.
En fait, le souci égalitaire n'est jamais que l'expression d'un instinct parmi les autres, une volonté de puissance qui entend s'imposer et qui effectivement l'emporte aujourd'hui. Le fondement du partage et de la justice n'est pas l'égalité, c'est la fraternité ontologique, la compassion, la reconnaissance de l'unicité de chaque être humain, et non point ce principe né de l'instinct le plus vil, celui d'accaparer ce que les autres possèdent et que l'on ne possède pas. Cela n'exonère pas les riches de l'exigence de partage, bien au contraire. Car la fraternité implique que l'on reconnaisse être de la même famille.
Madame PECRESSE a bien raison. Il faut soutenir cette initiative qui permettra une véritable ascension sociale à ceux des jeunes qui en ont le désir, le goût et les aptitudes.