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jeudi 18 juillet 2013

Nouvelles de la Résistance : même les Chinois...

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Le Shi jing fait partie des livres canoniques confucéens. Il s'agit d'un recueil de poésies et d'hymnes, d'où le nom qu'on lui donne aussi en français de Livre des Odes. J'ai trouvé ce poème prophétique (Partie III, Livre II, Ode 10) qui s'adresse à tous les tyrans, dictateurs, ou gouvernants autoritaires. On dirait qu'il a été écrit (il y'a plus de deux millénaires !) à l'intention de monsieur HOLLANDE à qui il pourrait être en effet dédié :
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"Le Ciel nous envoie des calamités,
Ne prenez pas un air de suffisance.
Quand le Ciel agit ainsi,
Ne restez pas dans l'indifférence !
du Ciel,

Si vos paroles étaient aimables et polies,
Le peuple aussi vivrait dans l'harmonie.
Si vos paroles étaient empreintes de respect,
Le peuple alors vivrait dans la paix !
Le Ciel nous oppresse,
Ne vous moquez pas de notre détresse !

Quand le Ciel manifeste sa colère,
Ne vous pavanez pas
Et ne vous vantez pas !...
Car le Ciel illumine le peuple,
Et la flute de bambou
Répond au pipeau de porcelaine
Comme les deux moitiés d'une houlette
Ne font qu'un seul et long bâton.

Révérez donc la colère du Ciel,
N'ayez pas l'audace d'en rire
Ou de vous en moquer.
Révérez les motions du Ciel,
N'essayez pas d'y échapper.
Le Grand Ciel voit tout
Et dans tous vos errements,
Le Grand Ciel est votre témoin."
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In Marcel HERTSENS. Sagesse éternelle de la Chine. Pensées et préceptes. Avec la collaboration de Marie Ina BERGERON. Collection Chemin de Lumière. Éditions du Centurion, sans mention de lieu, 1970.
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Jamais je n'ai lu de textes plus percutants et plus adaptés à la situation actuelle de notre patrie que ce poème initialement écrit pour condamner le comportement indigne d'un Fils du Ciel qui se prenait "pour une fin en soi". Le traducteur introduit le poème de la manière qui suit : "Les dépravations de ce Prince, ne remplissant son rôle de médiateur, provoqua immédiatement calamités et misères fondant sur le peuple."

Monsieur HOLLANDE ("Moi Président je") prend un air de suffisance. Il était content de sa performance lors de l'interview qu'il a accordée le 14 juillet. Ses paroles ne sont ni aimables ni polies ni empreinte de respect, bien qu'elles soient simplement réfractées par un entourage courtisan (ah ! monsieur BERGE !) qui ne fait que les rapporter. Le peuple ne vit pas dans la paix (attendons-nous à de gigantesques manifestations sociales eu début de septembre et à la poursuite d'une opposition résolue contre les innovations sociétales folles de ce Président et de son Gouvernement). Le ciel en effet illumine le peuple qui commence à comprendre qu'il a été floué par un menteur et qui voit pleuvoir sur lui des mesures coercitives ou financières insupportables : suppression des 10 % donnés aux retraités ayant élevé trois enfants ; augmentation de la TVA, modification (motivée du reste) du régime des retraites alors que le PS s'était opposé à celles qu'avait mise en place le Président SARKOZY, augmentation du prix des cigarettes, augmentation des droits de mutations (0,7 %, ce qui n'est pas rien), suppression du régime de faveur accordé aux heures supplémentaires, limitation à 120 km/h de la vitesse sur les autoroutes, suppression des 10 % d'abattement sur les pensions, obligation prochaine d'avoir une boîte noire sur les voitures, obligation de recevoir un enseignement sur la théorie du genre (monsieur CHATEL avait commencé il est vrai). Monsieur HOLLANDE se moque de ses opposants qu'il a refusé d'entendre, de recevoir, dont il n'a pas voulu prendre en considération les arguments, dont il a fait mettre au panier la pétition citoyenne parfaitement constitutionnelle. Il ne révère pas la colère du Ciel, il n'y croit simplement pas, et - petite différence d'avec la fin du poème - il ne tente pas d'y échapper. Mais le Grand Ciel est bien le témoin de ses errements. Lui seul est responsable ; lui seul aura des comptes à rendre.
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Car ce poème exprime bien la résistance de tout un peuple, le peuple chinois, aux iniquités d'un roi de la dynastie ZHOU, prototype des gouvernants incapables, tyranniques et déconnectés du réel. Mais par delà la situation de l'époque, il garde cette valeur éternelle de condamnation de l'iniquité. Notre résistance ne fait que commencer. Je vous invite à diffuser ce poème terrible. Et je vais l'envoyer aux Veilleurs.
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Voilà que dans la chaleur de l'été, la loi modifiant les conditions de recherche sur l'embryon humain a été votée. (Cette loi est parfaitement inutile ; j'ai déjà parlé des travaux de YAMANAKA sur les cellules pluripotentes induites qui permettent d'obtenir des cellules embryonnaires en modifiant l'expression des gènes de cellules adultes). Ainsi, il est condamnable d'utiliser des animaux, embryons compris, pour la recherche médicale et pharmacologique, mais il est licite de le faire pour des embryons humains. Voilà qui en dit long sur la conception que ces gens ont de l'homme. Le fond de notre résistance est là : non à la marchandisation du corps humain, non  ces folies. Non à ce matérialisme bassement marchand. Oui au partage, à la bienveillance, à la sobriété de la consommation. Non au tout fric ! Non au cul à tout va ! Non au commerce éhonté mondialisé qui pille les pauvres au profit de quelques nantis.


jeudi 20 septembre 2012

Où est le respect ?

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Nombre de chrétiens ont été choqués par l'exposition du Piss Christ ou la pièce de théâtre intitulée Golgotha Picnic, toutes manifestations prétendues artistiques et qui ne faisaient que blesser dans leur foi ceux qui croient en Jésus-Christ. Le principe de réciprocité, fondement d'une relation de charité avec les autres, devrait pousser toutes les consciences droites à condamner sans réserve les provocations de Charlie Hebdo et ses caricatures de MAHOMET. Ce que nous, pauvres croyants de chrétiens mous, nous avons laissé faire, nous ne pouvons le laisser faire pour des croyants convaincus qui ne partagent pas notre foi. Ces atteintes à la religion musulmane ne servent pas la paix civile ni les bonnes relations entre croyants de différentes confessions. Nous avons suffisamment d'occasion de divergences et d'affrontement sans en rajouter par d'inutiles imbécillités. Les dessinateurs de Charlie Hebdo sont des imbéciles au double sens de BERNANOS et de la langue française.
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Ce sont précisément des provocations de ce genre qui poussent nombre de musulmans, jusqu'ici paisibles, à se radicaliser. Des données historiques et rationnelles me donnent à penser que la foi très respectable des musulmans reposent sur des données en partie erronées, mais je pense aussi à des hommes comme Christian de CHERGE, le prieur de TIBHIRINE, enlevé et exécuté dans des conditions encore mystérieuses, qui priait avec de pieux fidèles de MAHOMET. Voilà le bon exemple, voilà le charité en acte, voilà la vraie manifestation d'une confiance absolue en Jésus. Voulez-vous connaître le début de l'une des prières qu'il disait avec ses amis ? La voici :
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"Seigneur unique et tout puissant,
Seigneur qui nous vois, toi qui unit tout sous ton regard,
Seigneur de tendresse et de miséricorde,
Dieu qui es nôtre, pleinement, apprends nous à prier ensemble,
Toi le seul maître de la prière,
Toi qui attire le premier ceux qui se tournent vers toi !"
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C'est moins vendeur que les caricatures de Charlie Hebdo, certes. Mais qui de nous, au fond de son coeur, ne voit que c'est infiniment plus juste, plus respectueux des vrais croyants musulmants (je ne parle pas des fanatiques qui déshonorent l'islam et son prophète), plus humain, et finalement plus tolérant que l'intolérante tolérance que ne cessent de prôner ces pauvres incendiaires ?

samedi 11 juin 2011

A propos de l'appel à témoin

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Je mentirais  si je disais que j'approuve le commentaire qu'un lecteur a fait du billet intitulé "appel à témoin" ; il ne dessert ni la vérité ni le nécessaire rapprochement entre les hommes. Je vais tenter d'expliquer ici pourquoi.
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Si je considère l'histoire de l'Église en Europe, j'en arrive à conclure que la foi des Européens est passée par trois étapes, dont il est difficile de tracer les limites chronologiques et intellectuelles avec précisions, mais qui me semblent bien réelles. On peut toujours essayer.
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Lorsque pendant les invasions barbares et peu après, l'Église alors indivise, a été la seule puissance avec laquelle les envahisseurs aient dû composer, lorsque le savoir et la culture se sont développés pour l'essentiel dans les monastères alors en pleine floraison, la foi est devenue comme co-naturelle au statut d'occidental. Elle faisait corps avec les moeurs, la culture, les arts, l'organisation de la société médiévale. La foi était SOCIOLOGIQUE.
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Les choses changent avec la Renaissance, les humanistes, la Réforme. Des querelles théologiques, philosophiques et finalement politiques ont opposé des systèmes d'idées les uns aux autres. D'abord insensiblement, puis de plus en plus âprement au fur et à mesure que les contestations intellectuelles prenaient consistance, les croyants se réclamaient d'une foi très conceptuelle. Cette phase a culminé avec les Lumières. Elle a duré, en France en tout cas, jusqu'au début du XXe S. On a vu des philosophes athées, agnostiques, chrétiens plutôt conservateurs ou plutôt novateurs élaborer des systèmes aux résonances souvent politiques. La foi était alors plutôt IDEOLOGIQUE.
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Nous voici entré dans la troisième et dernière phase, celle de la foi CHARISMATIQUE ou foi des disciples. Le fait de croire en Jésus aujourd'hui et dans le monde entier ou presque ne confère plus aucun avantage social ou financier. Les chrétiens sont les croyants les plus persécutés au monde et qui comptent le plus de martyrs. On n'en finirait pas d'égrener la litanie sanglante de leurs noms : qu'ils soient évangéliques, catholiques, orthodoxes, protestants, ils fournissent tous les jours le plus gros contingent de ceux pour qui les droits de la conscience primant ceux de l'Etat, meurent pour Jésus. Les croyants charismatiques, il leur faut témoigner de l'amour de leur Dieu pour les pauvres, de la Vérité que l'Esprit Saint révèle à ceux qui l'accueillent, du dessin d'amour du Père pour chacun des hommes, dessein qu'a révélé le Fils.
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Je considère que mon commentateur a un point de vue idéologique et/ou sociologique. Et je vais résumer ici ma propre position :
(a) Les fidèles musulmans qui ne prêchent pas tous la guerre saint ou la haine des Roumi, mais expriment une foi sincère, ont droit à notre respect, et par certains côtés à notre admiration.
(b) Nous avons le devoir de nous informer sur leur religion, et d'en montrer les possibles incohérences philosophiques, les erreurs historiques, l'incompatibilité avec l'usage d'une véritable raison.
(c) Nous avons le devoir de dialoguer avec eux et des amener par la discussion à envisager leur foi et la nôtre d'un oeil neuf, et par conséquent, nous avons la mission, en tant que disciples, de les EVANGELISER. Ce n'est pas en les ridiculisant, en pratiquant des amalgames injustes, en jouant de l'ironie, que ce dialogue nécessaire à la paix pourra naître, et surtout pas leur conversion au seul Nom qui sauve.
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lundi 18 avril 2011

La pullulation des imbéciles

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La pullulation des imbéciles est un phénomène très inquiétant. Il faudrait les plumes réunies de Léon BLOY et de BERNANOS pour la dénoncer avec l'humoristique férocité de mes polémistes préférés.

En Avignon, deux individus se sont introduits dans le musée privée d'Yvon LAMBERT, le collectionneur et amateur "d'art", propriétaire du Piss Christ et initiateur de l'exposition "Je crois aux miracles". Ils ont détruit à coups de masse la photo blasphématoire et, sans le vouloir semble-t-il, détruit aussi une autre oeuvre dont la presse ne donne ni le nom, ni le sujet.

Je dis ici tout net que ces personnes ont mal agi. Le Christ Jésus, le Roi des Pauvres dont nous fêtions hier l'entrée solennelle à Jérusalem, l'a bien dit à Pilate : "Mon Royaume n'est pas de monde". Il revenait à la justice de trancher. Soyons sans illusion. Au nom de la liberté, les magistrats auraient donné tort à Civitas, l'association catholique qui entend promouvoir "la royauté sociale du Christ" sur le monde, sans avoir bien compris qu'une telle ambition est un contresens mystique absolu.

Je ne mettrais donc pas au nombre des imbéciles ces deux iconoclastes. Ce n'est pas de ce côté qu'il faut se tourner pour en contempler les visages satisfaits. Non. Il faut aller voir du côté des élites.

Poursuivons donc l'inventaire. Réaction de monsieur Yvon LAMBERT : "C'est incroyable. Deux oeuvres foutues quand même pour toute cette histoire. Ca devient insupportable." Il vaut la peine d'interroger le sens de cette constatation attristée. Des "oeuvres" ? Des "oeuvres", ça ? La photo de monsieur LAMBERT, qui n'est qu'un homme, plongée dans un pot de chambre et présentée comme oeuvre d'art, qu'en dirait-il ? Il se plaint : "Pour toute cette histoire ?" Un individu isolé, parce qu'il est riche, isolé dans sa forteresse de riche, a tout à fait le droit de souiller son regard et ses yeux avec de l'ordure. A-t-il le droit d'en imposer le spectacle à ses semblables ? Voilà qui mérite réflexion. "Insupportable ?" Ce qui est insupportable, monsieur, c'est le mépris que vous affichez vis-à-vis de ceux qui ne partagent pas vos choix, à juste titre. Vous piétinez allègrement ce qu'ils ont de plus cher, vous ridiculisez Celui à qui ils entendent consacrer leur vie. Et vous le faites par artiste interposé, sans assumer vos propres choix de vie. Vous le pouvez, parce que vous êtes riche, influent, connu et apparemment dépourvu de cette délicatesse du coeur si chère aux Saints. Ce que vous déplorez, c'est la destruction de quelque chose qui vous a coûté de l'argent, ce n'est pas d'avoir offensé les petits. Les grands sont suffisamment malades des yeux pour vous comprendre, vous suivre, vous encenser, et pleurer avec vous des larmes de crocodiles.

Poursuivons encore. Monsieur AILLAGON, ex-ministre de la culture, en charge du château de Versailles dont il se plaît régulièrement à dénaturer le sens et la beauté en y organisant l'exposition d'oeuvres "d'art" contemporain, (qui n'ont "d'art" que le nom, et n'ont de raison d'être prisées que celle d'être produites par des artistes qui les vendent à prix d'or, dont la "beauté" est en proportion directe de leur cote sur le "marché" [ah ! tout est dit] de l'art) gémit, pleure, souffre : il est "extrêmement choqué" (vite des sels !) et parle "d'un acte de régression très inquiétant". Sans doute pense-t-il à ce qui pourrait arriver aux pièces dont il nous impose la vue dans la Galerie des Glaces ou ailleurs. Car il nous les impose. Il veut éduquer notre sens artistique, paraît-il. C'est un mauvais maître. Ce n'est pas l'art contemporain qui est en cause - il a donné naissance à des chefs-d'oeuvre -, c'est le goût de monsieur AILLAGON.

Poursuivons enfin. Monsieur Frédéric MITTERRAND tout en concédant "que l'une des deux oeuvres pouvaient choquer certains publics", condamne "une telle atteinte fondamentale, la présentation de ces oeuvres relevant de pleinement de la liberté de création et d'expression qui s'inscrit dans le cadre de la loi". Voilà bien le comble de l'hypocrisie, la contorsion mitterandesque la plus pure, qui consiste à faire un pas en avant (ça peut choquer certains publics) pour en faire immédiatement deux en arrière (liberté de création et d'expression).

Mais monsieur le Ministre, vous savez bien que ce n'est pas cela qui est en cause. Ce qui fait question, ce n'est pas la présentation de cette oeuvre, c'est que de l'argent public, gagné par des contribuables (dont certains font partie de ces "certains publics" exquisément désigné par vous avec un tantinet de commisération), vienne aider à la présentation de telles "oeuvres" par le biais d'une publicité outrageante pour les chrétiens. En somme, pour vous la liberté d'expression et de création donne tous les droits. Ne pas mettre de limites à sa volonté et à son désir porte un nom en psychiatrie : perversité. Oh, loin de moi de vous accuser d'être un pervers. C'est l'ensemble de notre société qui est pervertie parce que perverse. On blasphème, comme on délocalise ou ostracise au gré de ses humeurs, de ses désirs, de sa concupiscence. Il n'y a plus de fondement solide aux lois, rien que des idées relevant de systèmes dont nous sommes en train de crever.


Allez, je conclus. Condamnation sans réserve de la destruction de ces oeuvres. Condamnation de l'aide de l'état et des collectivités locales à l'exposition de monsieur LAMBERT. Respect de la liberté de ce monsieur duquel je réclame en réciprocité la même disposition d'esprit.


Décidément, les imbéciles (ceux que définit si drôlement BERNANOS) prolifèrent. "Non à la prolifération des imbéciles !" Est-ce point là un joli mot d'ordre pour une campagne présidentielle ? En tout cas, et puisque qu'aucune parole de regret n'est venue de madame ROIG et que monsieur Frédéric MITTERRAND a exhalé sa douleur dans une plainte à mettre dans une anthologie des thrènes, je persiste. Plus jamais ma voix à ces imbéciles.

mercredi 23 mars 2011

Les pompiers pyromanes

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Ils poussent des cris d'orfraies. Ils "front-republicanisent". Ils s'échinent à éteindre un feu qu'ils ont contribué à allumer par leur aveuglement, leur démagogie et leur soif du pouvoir. Voilà un jugement à l'emporte pièce sur messieurs les hommes politiques, de l'opposition comme de la majorité. Ils n'ont pas voulu écouter la plainte du peuple. Ils ont ce qu'ils méritent. Je vais essayer d'expliquer pourquoi.
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Le Front National a fort habilement joué sur les sentiments d'attachement à leur patrie qu'éprouvent encore nombre de Français. Je ne dis pas qu'il a raison. Je dis qu'il a simplement observé les réactions du peuple. Quand le fisc vous inflige 10 % de majoration parce que vous n'avez pas payé vos impôts à temps, mais que des policiers se font agresser dans les quartiers abandonnés aux bandes mafieuses de trafiquants de drogue, sans réaction réelle des pouvoirs publics, vous vous interrogez sur les deux poids deux mesures, car faute d'informations, vous avez tendance à généraliser et à mettre ces débordements au compte de tous les immigrés. La généralisation est la caractéristique même de l'idéologie ; elle n'a aucun souci de l'homme concret ; ce qui l'intéresse, ce sont les idées qui s'assemblent dans le cerveau de ses élucubrateur.
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Je croise très souvent une femme qui porte le foulard. Elle est originaire d'un pays du Maghreb. Elle s'occupe des enfants d'une famille de notre immeuble. Je la vois promener les petits, l'un dans sa poussette, l'autre lui donnant la main. Image de la patience, du sourire. Nous nous saluons avec respect quand nous nous croisons. Elle dit merci quand on lui tient la porte pour qu'elle puisse sortir sans encombre avec les enfants. Et elle a eu ce mot admirable, alors que je lui disais admirer son sourire et sa gentillesse avec les petits qu'elle a en charge : "monsieur, quand on n'aime pas les enfants, on ne s'occupe pas". Elle ne renie rien de ses origines, ce qui paraît normal, mais elle respecte les modes de vie, les usages et les formes de politesse sociale de son pays d'accueil. Cette personne est intégrée. Aucun problème. J'ai pour elle un très grand respect, et de l'amitié. Et je n'admets pas qu'on la méprise ou qu'on l'ignore. Là-dessus, je suis INTRANSIGEANT.
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Quand des bandes ethniques (elles se définissent elles-mêmes ainsi) terrorisent les voyageurs d'un train de banlieue, dévastent une gare parisienne, trafiquent aux su et au vu de tous, de la drogue ou des téléphones portables volés à l'arraché ou sous la menace, par exemple, quand la presse parle pudiquement de bandes de "jeunes des banlieues" dont on connaît parfaitement la constitution, la violence, les propos haineux tenus contre leur propre patrie, le Français de base, celui qui essaye de respecter la loi, est scandalisé de voir que les hommes politiques donnent l'impression de prendre systématiquement le parti des dites bandes, en stigmatisant la chasse au faciès ou la haine de l'étranger. Le Français de base voit dans leurs propos la haine qu'ils ont pour leurs compatriotes. Quand le voyageur du métro constate, comme je puis le faire, que l'immense majorité des fraudeurs sont des jeunes gens d'origine étrangère, et qu'il paye, lui, sa carte Navigo, il est écoeuré de voir qu'il n'y a jamais aucune sanction, aucun contrôle. Les seuls contrôles qu'il connaît et qui ne sont pas tendres, sont les contrôles fiscaux, les contrôles de la répression des fraudes, les contrôles de vitesse, les contrôles d'identité (qui, il faut le reconnaître frappent trop souvent les jeunes gens d'origine étrangère, africaine ou maghrébine), les contrôle du travail, les contrôle de sécurité sociale, sans compter tous ceux que j'oublie. Ce qu'il n'admet pas, le Français de base, c'est qu'au pays qui se prétend le pays de l'égalité, il y ait deux poids et deux mesures devant la loi.
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On voit bien pourquoi les hommes politiques en place anathématisent les électeurs du FN. Ce qui les intéresse, c'est le pouvoir. Le PS, idéologiquement dominant dans les milieux de la culture et de l'enseignement, espère ainsi récolter les fruits de son entreprise de diabolisation. La majorité, prisonnière de cette idéologie, n'ose reprendre à son compte le désir légitime de bien des Français de se réapproprier leur bien : la France. Instrumentalisant ce désir légitime, le FN propose de sortir de l'euro et de l'Europe, ce qui est tout de même un peu court, et s'est déclaré contre l'intervention de l'ONU en Libye, ce qui est inadmissible.
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En vérité, aucun de ces partis, aucun de leurs responsables n'a compris que la France a besoin d'être rassemblée, et non point déchirée, que ce qui l'a faite participe à la fois de la générosité et de la fierté d'être français. Tous ces gens qui se déchirent pour le pouvoir sont des pompiers pyromanes.
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Pour être bien clair, je résume : (a) nous crevons de la généralisation ; (b) il y a des ghettos ethniques qui doivent être démantelés ; (c) nous avons à faire un grand effort d'acculturation des étrangers régulièrement présents sur notre sol ; (d) nous n'avons pas de devoirs particuliers vis-à-vis des clandestins qui veulent profiter de la vache à lait, mais nous avons de très grands vis-à-vis de leur pays d'origine ; il faut les aider, les débarrasser de leurs dictateurs, tyrans, ou présidents corrompus, payer leurs matières premières à leur juste prix, et ne pas leur imposer nos modes de pensée, de vie, et de consommation : voilà ce qui semble respecter la différence.
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C'est tout pour aujourd'hui.

dimanche 13 février 2011

Connexions

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Je vous disais hier que CONFUCIUS, par certains côtés, rappelait la pensée d'Emmanuel MOUNIER et de son personnalisme communautaire. Pour MOUNIER, il est impossible de dire "je" sans dire"nous". L'autre tient dans sa pensée une place irremplaçable.
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De son Traité du caractère, j'extrais ceci qui me semble répondre à l'importance que CONFUCIUS accordait à l'autre à travers les rites, entendons les formes sacrées de la politesse, quand elle exprime la beauté de la relation entre les hommes.
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"Aussi fréquent que le besoin de fuir le monde est le besoin de fuir dans le monde : "le monde"au sens biblique du mot, c'est autrui dépossédé de sa réalité de prochain et transformé en objet de divertissement. Pour cette jeune mère coquette, son enfant est un colifichet parmi d'autre ; pour ce mari avantageux, sa femme représente une parure flatteuse, un élément de son prestige social ; belle, elle pose sur ses journées le charme rare et miraculeux qu'apporte à la vie quotidienne la présence d'un luxe fragile. Combien d'hommes, qui passent pour répandus parmi les hommes, les maintiennent-ils, jusques et y compris leurs proches, dans une zone intermédiaire entre l'ignorance et l'indifférence, où ils s'effacent en tant que destins autonomes. La foule bruyante et bigarrée des hommes est une vaste foire où rien n'est plus aisé que de se perdre. Les relations mondaines fournissent à quelques uns un vaste alibi où ils vont chercher des surprises pour leurs désirs, des complicités à leurs faiblesses, un aliment à leur commérage, une fièvre d'intrigues semi-vécues, de scandales frôlés, d'impudeurs esquissées, de méchanceté à l'état naissant, agitations qui donnent à un coeur ingrat l'illusion de sentir et à une tête vide l'illusion de penser."
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Je ne puis m'empêcher de penser que les relations mondaines, telles que les décrit MOUNIER sont de celles qui ne cessent d'être présentées, encensées, critiquées ou jalousées par les médias, par l'opinion publique. Nombre de "nouvelles" que nous présentent tel hebdomadaire, tel quotidien, tel feuille de choux, sous la plume tiède et interchangeable de tel ou tel journaliste, peuvent tomber sous le coup de ce que MOUNIER en dit : surprises pour les désirs, avec les nouveautés qui déferlent quotidiennement sur nos écrans, complicité pour les faiblesses que les supporters de la majorité comme de l'opposition avoue pour leurs champions, scandales évoqués, supputés, imaginés, interprétés que le Canard Enchaîné, Marianne, Valeurs actuelles, Le Figaro, Libération, Le Monde, etc. nous réservent, recuits et ressassés, méchanceté de tels propos qui n'apportent rien au débat d'idée, ou aux propositions des responsables pour régler les difficultés dans lesquelles s'englue notre patrie. C'est bien vrai, les coeurs de pierre se donnent l'illusion de ressentir, alors qu'ils ne sentent vibrer que leurs tripes ; les têtes creuses, à l'aide des grands systèmes et des grands principes, se pavanent sur le devant de la scène. Mais il y a toujours des pauvres, des mal logés, des chômeurs, et je ne vois point que le politique ait compris l'importance de la relation symétrique et vraie, ritualisée par le courtoisie, pour commencer à régler ces problèmes. Traiter l'autre comme soi-même, se mettre à sa place, c'est commencer à ne pas supporter pour lui ce que nous ne supporterions pas pour nous-même.
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Demain, petit commentaire sur un excellent article de Denis TILLINAC.

mardi 14 décembre 2010

Je proteste

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Je dois élever les plus vives protestations contre les propos tenus par POTOMAC dans son commentaire de mon dernier billet. Et je me demande si la question QUE JE NOUS POSAIS, je dis bien NOUS, à moi-même comme à mes compatriotes, ne s'adresse pas particulièrement à lui. Je vais donc résumer de nouveau ma position de façon à me faire comprendre clairement.
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J'invite d'abord mes lecteurs habituels ou occasionnels à lire ou relire les billets que j'ai consacrés à la question de l'islam de façon qu'ils puissent vérifier la cohérence de mes positions.
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(a) Il est tout à fait normal qu'un croyant ait le droit de vivre sa foi partout dans le monde et tout spécialement au pays autoproclamé "des droits de l'homme". Et je ne suis pas choqué de croiser de nombreux musulmans pieux dans la rue ou dans ma vie quotidienne. Il y a dans l'islam des idées très belles, notamment sur la transcendance de Dieu. Et je me sens plus proche d'un croyant musulman que d'un athée libertin.
(b) Nous sommes dans un pays qui - n'en déplaise à certains courants de pensée que la prudence m'interdit de nommer - dans un pays de tradition chrétienne. Cette tradition a modelé le paysage de nos villes, de nos campagnes, de notre littérature, de nos arts, de nos modes de vie. Ce n'est que la tradition, certes, mais elle est multiséculaire et l'on n'efface pas d'un coup de torchon ce qui fait que notre patrie est ce qu'elle est. La grande finance internationale le désire pour imposer au monde entier ses produits et ses services. Nous devons résister à cette tentative totalitaire.
(c) La France a établi des principes politiques fondés sur des préceptes chrétiens ; certes, ils ont été sécularisés, mais ils tirent bien leur origine des commandements de Jésus. Il en est un particulièrement important que l'on appelle la règle d'or. L'Évangile est le seul texte au monde qui la formule de manière positive (à l'exception peut-être de CONFUCIUS dans ses Entretiens) : Fais à autrui ce que tu voudrais qu'il te fasse. Il se peut que POTOMAC soit choqué que je réclame de l'Arabie, de l'Irak, de l'Algérie ou d'autres pays à majorité musulmane les droits que ma patrie accorde à leurs ressortissants. Mais ce me semble être juste. J'ajoute que je n'attends pas que la réciprocité soit mise en oeuvre pour faire à autrui ce que je voudrais qu'il me fasse. Dans ces domaines l'exemplarité est essentielle.
(d) C'est la dissymétrie du traitement médiatique des questions relevant de l'islam ou de des chrétiens qui me choquent, pour ne pas dire plus, et c'est contre ces vues biaisées que je m'insurge.
(e) Nous ne pouvons pas accepter que se développent sur notre propre sol des communautés, pour l'instant minoritaires, qui entendent nous imposer leurs lois (car il s'agit bien de cela) et ne rien devoir en retour aux lois de leur nouvelle patrie.
(f) Fort justement, les Algériens ont obtenu leur indépendance, et tant d'autres pays de tradition musulmane, que la France a jadis colonisés. Ils se sentaient minorisés, réduits à l'état de sujet sans droits politiques. Ils ont expulsé de la manière que l'on sait nombre de Français qui n'étaient pour rien dans le traitement que des gouvernements en majorité de gauche avait imposé à leur patrie naissante ; ils en ont même tués, torturés, massacrés. On a un peu tendance à l'oublier. La colonisation pratiquée par Jules FERRY et ses partisans (et, pour l'Algérie, par d'autres avant lui) a été une colossale erreur. Il n'y a aucune raison que nous nous laissions, nous, coloniser. Il n'en est même pas question.
(g) Il n'en demeure pas moins qu'une importante population musulmane vit en France. C'est un fait. Il n'est pas question de l'expulser ou de la maltraiter. Il faut mettre en oeuvre tous les moyens pour enseigner, loger, donner des emplois à ses membres devenus ou nés français. Cela suppose un fort investissement dans l'apprentissage de la langue française, une dispersion des habitats qui aujourd'hui forment des ghettos, une lutte sans pitié contre ceux de ses membres qui se livrent à toutes sortes de trafic, et un immense effort d'évangélisation active et de prières pour les amener à la Lumière qu'est Jésus. Bref, un changement de REGARD.
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Je vous mets au défi, cher POTOMAC, de trouver dans mes billets une autre pensée. Elle n'est ni de gauche ni de droite (concept d'un creux incroyable qui permet d'éviter l'effort de réflexion suscité par le réel) ; elle est de bon sens. Je conclus. Si vous ne partagez pas ces vues, ce que je peux concevoir, dites-moi comment vous allez traiter un problème qui irrite un nombre croissant de Français, mais ne m'accusez pas d'extrémisme. Ça, je ne peux pas le tolérer.

jeudi 21 octobre 2010

Pointes sèches

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Elle se croit courageuse ; elle n'est qu'insolente. Elle pense qu'elle est intelligente ; elle parle comme un perroquet. La xyloglossie est une maladie contagieuse. Mais madame Audrey PULVAR est jolie. C'est sans doute pourquoi monsieur ESTROSI, en galant homme, n'a pas envoyé promener la péronnelle qui l'interrogeait sur je ne sais quelle chaîne de télévision numérique. Elle ne cherchait pas la vérité ; elle ne cessait de l'interrompre ; elle voulait l'entraîner à la faute, le déstabiliser. Il lui a quand même fait remarquer qu'elle ne le laissait pas parler. Personnellement, j'aurais quitté le plateau en expliquant publiquement que je refuserais désormais d'y mettre les pieds tant qu'elle officierait dans cette émission. C'est ce qu'on appelle l'objectivité dans l'optique pulvarienne.
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Vue dans le métropolitain, ce matin, une petite affichette de la CGT. "Ma retraite (ou la retraite, je n'ai pas gardé en mémoire ce point), je veux décider", comme s'il s'agissait d'une question individuelle. Curieux pour un syndicat qui se réclame du marxisme, du collectivisme et nie la personne. Mais il n'en est pas à une contradiction près. La dialectique a toujours raison de la vérité, jusqu'au jour où le réel explose à la figure. C'est ce qu'on appelle la vérité dans l'optique marxiste.
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Des manifestants bloquent ce matin les voies du RER A à ACHERES. La tradition prétendue contestataire ne s'est pas perdue à ACHERES, où vivent de nombreux agents de la SNCF. Je connais bien, très bien, cette ville pour y avoir été chef scout pendant 5 ans. A l'époque, le maire, une femme, était communiste. Il me souvient lui avoir demander un rendez-vous pour qu'elle me signe un papier qui m'eût permis, grâce au Conseil Général de Seine-et-Oise, d'obtenir du matériel (des tentes en l'occurrence) pour camper. Nous n'étions pas riches, et les familles des jeunes qui fréquentaient la troupe étaient de condition modeste. Savez-vous ce qu'elle m'a répondu ? "Mais je ne sais pas, moi, si votre dernier camp s'est bien passé. Je ne peux pas signer un papier qui atteste ce point-là". J'ai eu beau lui dire que s'il en avait été autrement, elle aurait eu vent de plaintes, de récriminations. Rien n'y a fait. Et elle a rajouté : "Si je vous aide, je retarde la paupérisation de la classe ouvrière, et la venue de la révolution". Et je n'ai pu obtenir ce matériel. Je précise que cette troupe scoute était chrétienne. C'est ce que l'on appelle la justice dans l'optique communiste.
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La police, fort justement, lève le blocage des dépôts pétroliers. Qu'à cela ne tienne ! Les grévistes vont dégonfler les pneus des camions citernes dont les chauffeurs, non grévistes, attendent aux portes pour charger. C'est ce que l'on appelle le respect de l'autre dans l'optique syndicale.
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Si vous estimez qu'il est temps de dire tout haut que la liberté ne consiste pas à faire tout ce que l'on veut, et que ces grèves sont non seulement injustifiées, mais désastreuses pour l'image de notre pays, pour notre économie, pour notre avenir, dites-le, et dites-le ici.

lundi 8 février 2010

Qu'on ne se méprenne pas

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Plusieurs lecteurs m'ont fait savoir par d'autres voies que celles des commentaires que mes billets pourraient être exploités par des représentants de "l'extrême-droite". Je pensais avoir été clair. Sans doute pas assez. Je vais donc préciser ma pensée sur ce que j'appelle le droit naturel à une patrie.
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Chaque être humain est inscrit dans une lignée et dans un territoire. Je puis ainsi dire que ma grand-mère maternelle me parlait de son trisaïeul, né avant la Révolution, et qu'elle m'a légué le gilet brodé qu'il portait ; car sa famille, venu des Flandres à la fin du XVIIe siècle, s'était installée en France pour y exercer le métier de chasublier et de brodeur. Ainsi, je me reconnais de lointaines origines étrangères. Et pourtant, je me sens français, jusqu'à la moelle de l'os. Nombre de membres de ma famille ont combattu pour défendre la patrie qu'elle avait adoptée, y ont perdu la vie parfois, ou des années passées en captivité, voire, pour mon grand-oncle, résistant de la première heure, plus d'une année de déportation à DACHAU. Pouvez-vous comprendre que tout ce passé, qui a bercé mon enfance et mon adolescence, donne une couleur et un prix à l'attachement que je porte à la France ? Semblablement, il me plaît de sillonner tous les coins et recoins de l'hexagone, et il n'est guère de provinces que je n'aie visitées. J'y ai trouvé les traces vivantes d'une histoire vivante, inscrite dans un espace que peu à peu j'ai fait mien. Jamais je n'accepterai que cet héritage soit pollué, trafiqué, altéré au nom d'une pseudo-solidarité et d'une pseudo-générosité qui ne sont que l'alibi de la lâcheté.
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MAIS, car il y a un mais, je connais nombre de Français d'origine étrangère qui aiment leur patrie, l'honorent de leur amour et de leur travail, de leur culture et de leur participation à la vie civique. Et il me plaît, par exemple, de voir que telle femme d'origine algérienne, mais française non seulement de nationalité, mais de coeur, ait été élue sénateur. Qu'elle soit socialiste ne me gêne guère ; son parcours est exemplaire et son discours (elle est passée par la CFDT et non par la CGT ! Nuance !) me paraît cohérent, argumenté, bienveillant. Je ne veux donc pas qu'on mette dans le même sac toutes ces personnes qui ont un nom ou une allure étrangers. Ce que je récuse, c'est l'extension rampante d'une culpabilité indue, vis-à-vis de tous les étrangers installés légalement ou nom sur notre sol. Le respect qu'on leur doit exige qu'on les traite comme tous les autres citoyens, dans le respect de leur origine bien évidemment, et qu'on exige d'eux un minimum de participation à la vie sociale. Ceci implique, au moins, une bonne connaissance de notre langue, l'adhésion sans arrière-pensée à nos lois et à notre constitution, et l'intégration progressive (par exemple en renonçant à prendre comme premier prénom un prénom étranger) à une culture suffisamment ouverte pour accueillir les apports étrangers mais suffisamment forte pour ne pas se renier elle-même.
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J'espère qu'Eugénie, de la patronne de qui nous célébrons la fête ces jours-ci, m'accordera qu'il s'agit là de propos très modérés et réalistes.