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mardi 26 septembre 2017

26 septembre 2017. Nouvelles de la Dissidence. Les origines contiennent déjà la complexité : non à l'avortement.

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Nous poursuivons la lecture de René GUENON
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Rien n’est plus facile que de prêcher la vérité. Le miracle c’est de la faire aimer.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"[…]. Quoi qu’il en soit, et pour nous en tenir à l’idée même de la « simplicité primitive », on ne comprend pas du tout pourquoi les choses devraient toujours commencer par être simples et aller ensuite en se compliquant ; au contraire, si l’on réfléchit que le germe d’un être quelconque doit nécessairement contenir la virtualité de tout ce que sera cet être par la suite, c’est-à-dire que toutes les possibilités qui se développeront au cours de son existence y sont déjà incluses, on est amené à penser que l’origine de toute chose doit en réalité être extrêmement complexe, et c’est là, précisément la complexité qualitative de l’essence ; le germe n’est petit que sous le rapport de la quantité ou de la substance, et, en transposant symboliquement l’idée de grandeur, on peut dire que, en raison de l’analogie inverse, ce qui est le plus petit en quantité doit être le plus grand en qualité. […]."[Texte intégral.]
In
René GUÉNON.
Le règne de la quantité et les signes des temps. (Collection "Tradition".) Édition définitive établie sous l’égide de la Fondation René Guénon.
Gallimard, Paris, 2015. (Page 88.)
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2. COMMENTAIRES.
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René GUÉNON n’est plus là pour nous dire les raisons qu’il aurait d’être résolument opposé à toute forme d’avortement. Dans cet extrait, il explique lumineusement que le germe n’est petit que sous le rapport de la quantité : un œuf ou un embryon humain est perçu comme un petit tas de cellules. Mais les partisans acharnés de l’avortement négligent complètement la qualité, la potentialité, la complexité primitive tout entière incluse dans ce commencement. Dans ce monde où il est facile de nier la singularité des faits comme des êtres humains, tout est réduit à l’identique, au dénombrable. Cette conception conduit à ne considérer, dans la gestion de l’économie, que les aspects macroéconomiques, massifs, et à négliger complètement les aspects qualitatifs, spécifiques, et irréductibles à l’autre de chaque personne. Le propre du monde moderne est donc d'être matérialiste pour des raisons politiques d'affirmation et d'exercice du pouvoir.
Bien entendu, il faut bien comprendre que gérer des peuples de millions voire de centaines de millions d’êtres humains rend impossible la prise en compte des aspects personnels de chacun d’entre eux. La chose n’est possible que si l’on restaure ou instaure, entre les princes et les citoyens des corps intermédiaires de petites tailles, les seuls qui soient à même de prendre en compte les différ(a)nces-différences. Qui ne voit donc que l’égalité, telle qu’elle est appliquée dans notre système politique ne prend en compte que l’aspect quantitatif, pesant, spatial, du réel et ne fait qu’augmenter les disparités entre ceux qui prennent en compte le qualité et ceux qui la négligent.

PS : Je suis les recommandations téléphoniques de Geneviève, qui m’a demandé d’utiliser une police de caractères de taille plus grande.
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3. REVUE DE PRESSE INSOLENTE.
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Ce que le chrétien n’est pas !

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Complément à mon billet d’avant-hier sur la vérité.

"La vérité d’une proposition consiste en ce qu’elle dit de ce qui est, que cela est ; exprimé de manière scolastique, cela consiste en l’adequatio rei et intellectus. Toute vérité est en tant que telle vraie quels que soient la personne, le moment ou les circonstances où on la considère. Aucune vérité ne peut contredire quelque autre vérité."
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Une sortie de Michel ONFRAY.

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Il est urgent de couler le journal Le Monde.

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De l’Orient de l’Europe vient la lumière.

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Mon cher Léon de nouveau à la mode !

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Ecoutez, écoutez cette bouleversante interprétation de l’Agnus Dei par I Muvrini un groupe de chanteurs de musique traditionnelle corse.

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Merci qui ? Merci monsieur OBAMA.

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Sur l’élection de monsieur MACRON.

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Une aberration sociale.



Illustration de la non-prise en compte de la qualité dénoncée par GUENON.

PS : Je note qu'à 12 h 02, Facebook où j'ai affiché le lien à ce billet est inaccessible. Anastasie a dû se réveiller.

mercredi 23 août 2017

23 août 2013. Nouvelles de la Dissidence. Dénoncer le règne de l'argent et celui des imbéciles !

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Amis lecteurs, pourquoi interrompre, je vous le demande, notre voyage dans l’œuvre de Gustave THIBON ? Pas de réponse à cette question. C’est comme si l'on disait, mourant de soif à côté d’une source, pourquoi boire de cette eau ?
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de 

devenir vrai, c’est la lâcheté !

L’une de ses formes les plus hideuses est la perversion du langage.
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Encore un exemple de la parodie de l’éternel dans le temps. L’homme hanté par le rêve d’une immortalité terrestre, oublie que la vie n’est qu’un trait d’union éphémère entre le néant et l’éternité. Il met tout en œuvre pour ne pas penser à sa mort : littérature de fuite et d’évasions, divertissements, assurance contre tous les risques, narcotiques du corps et de l’âme, escamotage des cadavres, suppression du deuil, oubli des défunts : autant d’écrans interposés entre lui et la tombe qui se creuse…
"Mais par un étrange paradoxe, en même temps qu’il se veut immortel comme individu, il néglige et laisse mourir autour de lui les entités sociales et spirituelles qui donnent un sens à sa chétive existence : les familles, les patries, les traditions, les religions, toutes les trames dont il est le fil… Peu lui importe que les civilisations soient mortelles pourvu que l’individu soit sauf. Anticipation frauduleuse sur la vie d’outre-tombe où les organismes sociaux disparaîtront tandis que les âmes rentreront dans l’éternité. Ici-bas, c’est le contraire qui doit se produire : comme le fleuve qui demeure à travers la fuite des vagues, les collectivités sont faites pour survivre aux individus. C’est ce que sentaient nos aïeux en subordonnant l’individu à la famille et à la Cité et en mettant, dans tous les domaines, l’héritage au-dessus de l’héritier. Aujourd’hui, pour renverser le ciel sur la terre, on perd à la fois la terre et le ciel." (C. XXIII, 27.8.1955.)
In
Gustave THIBON.
Parodies et mirages ou la décadence d’un monde chrétien. Notes inédites (1935 – 1978). Introduction de Françoise CHAUVIN.
Éditions du Rocher, Monaco, 2011. (Page 37)
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2. COMMENTAIRES.
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Il faut bien comprendre que les détenteurs de la puissance économique et financière tiennent dans leurs gants de fer les États et les gouvernements, quand ils ne les achètent pas. Il leur est absolument nécessaire de détruire tous les corps intermédiaires, à commencer par la famille, afin d’établir sur le monde le règne du commerce, de l’argent et de la distraction (au sens de PASCAL) qui empêche les hommes de penser à leur destinée d’éternité ou à la vie de la cité. Victoire du règne de l'argent ?
Bien sûr que l’homme se veut immortel. Les médias ne cessent de nous canuler avec leur transhumanisme, leur congélation de cadavres en vue d’une très hypothétique résurrection, leur sérum de jouvence, et j’en passe ! Ils ne parlent jamais du désespoir de tant d’êtres humains qui n’ont d’autre issue que de quitter ce monde en s’ôtant la vie après, éventuellement, l’avoir prise aussi à leurs congénères. Victoire des imbéciles ?
C’est bien de cela qu’un nombre croissant de Français est en train de prendre conscience. Je ne crois pas trop aux grands partis politiques, aux grands meetings (auxquels j’ai eu la faiblesse de participer, à deux reprises, la première en 1988, la seconde il y a quelques mois). Mais je crois aux échanges de vue courtois, fussent-ils divergents dans leurs analyses et leurs conclusions. Je crois aux apports de Marc (dont j’ai déjà parlé ici même), de Maximilien, de Romain, de Michel, de Françoise, d’Alexandre, d’Elisabeth, d’Aph Aph, de Fabrice, de Roland, de Dominique, et de tant d’autres amis qui me font l’honneur de commenter les liens de mes billets que je donne sur Facebook.
Nous n’avons rien d’autre à faire que d’appeler les choses par leur nom : les attentats sont le fait de sujet qui se réclament de l’islam. C’est une triste vérité, qui n’entame en rien l’amitié et le respect que l’on peut avoir pour de pieux musulmans qui pratiquent l’aumône, la prière et le jeûne diurne ; qui ont aussi un sens unique de la transcendance de Dieu.
Nous devons dire que l’élection de monsieur MACRON a été fabriquée de toute pièce par des hommes de pouvoir et d’argent, parce qu’ils y avaient intérêt. Cela ne préjuge pas, du reste, que la politique qui va être conduite soit à condamner sur toute la ligne. Pour l’instant nous n’en savons rien.
Nous devons affirmer qu’il y a des idées et des actes vrais, et d’autres faux ; qu’il y a des oeuvres d’art belles et d’autres laides.
Nous devons affirmer qu’il existe une morale naturelle et qu’elle ne saurait être transgressée sans dommage pour l’humanité entière.
Bref, nous devons dénoncer l’imposture qu’est la perversion quotidienne du sens des mots par des gens qui ont intérêt à nous mentir. Nous devons dénoncer le règne de l'argent et celui des imbéciles.
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3. REVUE DE PRESSE.
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Les petits secrets du macronleaks !

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Racisme et islam radical : mêmes ennemis de l’humanité !

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Je redonne ce lien :

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Je crains bien que l’auteur de cet article n’ait raison !


Mais ça ne les empêche pas, les politicards, de bombarder à tout va et indistinctement les positions syriennes ou irakiennes peuplées de citoyens qui soutiennent ou non l’état islamique ou Bachar El-Assad. Non, ce que veulent les états dits occidentaux (en vérité des vassaux des États-Unis), c’est se passer du gaz russe et mettre à genoux la Russie, en construisant leur gazoduc du Qatar en Turquie, malgré l’opposition et des Russes (ce que l’on peut comprendre) et des Syriens.
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Il existe des musulmans éclairés et justes : lisez ceci !


Honneur et remerciements à ces gens qui pensent.
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Je redonne encore ce lien, qui montre l’influence de la franc-

maçonnerie en Amérique.



Portrait d'Albert PIKE, fondateur du Ku Klux Klan, en habit maçonnique.

vendredi 19 mai 2017

19 mai 2017. Nouvelles de la Résistance. Vive la vie ! Non à la bureaucratie !

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Suite et fin du cycle consacré à Marc WEINSTEIN :
L’évolution totalitaire de l’Occident. Sacralité politique I.
Hermann, Le Bel Aujourd’hui, Paris, 2015.
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LES CITATIONS DU JOUR.
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Thèse 6. Totalitarisme et démocratie, loin de la parenté que leur prête le discours néolibéral, sont deux tendances antagoniques. La démocratie est une tendance antique et moderne à la division articulée du social par indétermination subjective (mouvement relatif). Le totalitarisme est une tendance moderniste à l’indivision du social sous déterminations objectives (mouvement absolu de la technoscience, de l’État et de l’économie.) (Page 349.)

"De là viennent les deux types de totalité que l’on connaît aujourd’hui.
"Le premier est celui de la totalité démocratique, où l’universel second émane des relations premières entre autonomies particulières. Le principe est le suivant : plus les parties locales (cité, commune, conseil, lieu de production, comité de quartier, corporation artisanale, association civique, coopérative paysanne, région, etc.) seront autonomes et reliées entre elles horizontalement (interdépendance fédérative), plus chacune symbolisera en elle-même le tout de l’humanité universelle autonome. La totalité universelle démocratique repose donc sur le symbolisme métonymique général, elle est relationnelle, relative, seconde, respectueuse des parties particulières locales, fondamentalement décentralisées, polycentralisées, sans détermination dominatrice. On aura compris que ce type de totalité, qui eut un certain succès au début des Temps modernes (cités franches, institutions communales aux États-Unis) avant de devenir ponctuel (Commune de Paris, soviet de Kronstadt, consejos ou juntas espagnols de 1936-1937, conseils hongrois de la révolution" de 1956), est aujourd’hui presque inexistant et que l’avenir démocratique de l’humanité universelle passe par lui.
"L’autre totalité est de tendance capitaliste et totalitaire ; elle réalise l’impossible de faire exister de manière première et séparée l’universel qui n’a pas d’existence première et séparée (c’est le motif désormais connu du gouvernement économique et/ou étatique comme art de rendre nécessaire ce qui est impossible). De même que le Dieu chrétien est la Substance Une, Première, Universelle qui « existe » de manière première et séparée (avant et hors la diversité des êtres particuliers), de même l’Unité objective formée par la science, l’État et le capital est première et transcendante par rapport à la multiplicité diverse des communautés sociales, multiplicité qui doit donc être réduite à l’Un scientifique (destruction des savoirs autres que scientifiques), à l’Un étatique (destruction des institutions autres qu’étatiques), à l’Un capitaliste (destruction des modes de production autres que capitalistes). Dans cette réduction à l’Un global, ce qui est détruit ou empêché, c’est aussi l’autonomie des parties particulières locales (coopératives, communes, conseils, etc.), où l’agir de l’homme trouve en principe sa seule réalité (puisqu’il ne dispose pas de l’ubiquité de Dieu pour habiter en même temps tous les endroits du monde). Quand la tendance est à la fabrication d’une population mondiale-Une, uniformisée scientifiquement, étatiquement et économiquement, exposée aux mêmes blockbusters, à la même langue globish, à la même nourriture pathogène et/ou rapide (fast-food), on obtient un tout universel qui n’a plus de parties autonomes et particulières pour y renvoyer symboliquement et métonymiquement. […]." (page 359.)

"Les plus sincères des quelques survivants du libéralisme aujourd’hui (je ne dis pas : du néolibéralisme) objectent à la démocratie qu’on ne peut pas faire confiance au peuple : celui-ci ne vote-t-il pas le cas échéant pour des candidats extrémistes voire racistes ? Question qui laisse bien sûr deviner un nouveau plaidoyer pour les élites « éclairées ». Mais, encore une fois, le problème est mal posé.
"Et si, à l’inverse, les bonnes questions étaient celles qui renoncent à faire du peuple une essence immuable ? Un être figé, incapable de s’auto-éduquer ? Et si au lieu de décider que la démocratie est impossible par manque d’un peuple vertueux, il ne valait mieux pas se demander si ce n’est pas le manque de démocratie qui empêche l’avènement d’un peuple relativement vertueux ? L’agir autonome n’est-il pas éducateur, et la démocratie ne se prouve-t-elle pas par et dans l’agir qui s’auto-éduque ?" (Page 361.)
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2. COMMENTAIRES.
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Le retour à une véritable démocratie consiste à recréer des corps intermédiaires vivants, nourrissant le lien social par des échanges incessants, et agissant à son niveau de compétence, selon le principe de subsidiarité. Il n’y a pas d’autres solutions pour entretenir la paix civile. La société n’est pas faite d’individus semblables. La grande imposture de l’égalité consiste à confondre l’égalité ontologique de dignité avec l’égalité sociale des conditions, c’est-à-dire à considérer comme identiques EN FAIT des personnes qui sont différentes. L'exemple du tirage au sort des étudiants, validé par la nullissime ex-ministre de la Déséducation nationale est une excellente illustration de cette tendance des politiques à nous prendre pour des numéros.
Oui, le peuple, pour autant qu’on veuille bien lui faire confiance et qu’on ne méprise pas sa supposée ignorance, est capable de s’auto-éduquer. L'exemple inverse de cette absence de confiance nous est donné par la Franc-maçonnerie dont les membres se croient autoriser à penser pour le peuple, dans des conciliabules que fréquentent nombre d'hommes politiques, qui y trouvent un appui et des relais pour leur élection, au prix du reniement de leurs propres sentiments.
On peut objecter que ce retour aux corps intermédiaires risque de faire flamber le communautarisme. La critique aurait de la valeur si le système actuel ne l’avait justement pas institué obliquement, douceureusement, au mépris de toute justice et dans l’irrespect le plus total de la loi, notamment avec les associations prétendument cultuelles, subventionnées par l’Arabie saoudite et le Qatar, qui ne sont que des sous-marins de la subversion de nos valeurs et de nos modes de vie.
Fort heureusement, il existe de très grands esprits chez les musulmans Français contemporains qui ont flairé le piège et ne cessent de le dénoncer. Malheureusement on ne les entend pas, et leur vote compte peu pour la réélection des nuls. Je connais de ces esprits. J'ai eu l'honneur d'en avoir certains pour élèves. Ils se reconnaîtront. Je les assure ici de mon amitié et de mon affection.
Par définition, un corps intermédiaire doté de pouvoirs politiques est hétérogène, et ne peut avoir pour ciment une religion ou une philosophie. Il est par nature horizontal et non pas pyramidal comme il en est aujourd’hui. Marc WEINSTEIN en a identifié un certain nombre et je les ai énoncés dans des billets précédents et dans celui-ci même.
C’est à la société de s’auto-organiser en vertu de sa capacité à fédérer les personnes par l’instauration d’un véritable lien social. Et ce ne sont pas les Associations, le plus souvent des relais des partis politiques, qui sont des corps intermédiaires. Outre qu’elles sont étroitement contrôlées par les Préfets, qu’elles doivent déposer des statuts en Préfecture, établir des procès-verbaux d’Assemblée générale, elles ne sont qu’un pâle reflet de la vie véritable, mais un parfait miroir de l’organisation bureaucratique du pays.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Sur les fouilles du Saint-Sépulcre.

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La foi soulève des montagnes. Honneur et prière pour nos frères d’Alep.

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Franc-maçonnerie et normes législatives.


La thèse évoquée dans l’article est accessible sur le site :

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La dernière imbécillité de la plus mauvaise ministre attaquée en Conseil d’État.



dimanche 18 septembre 2016

18 septembre 2016. Nouvelles de la Résistance. Marx et la nostalgie des temps passés

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"La bourgeoisie a joué dans l’histoire un rôle éminemment révolutionnaire. Partout où elle a conquis le pouvoir, elle a détruit les relations féodales, patriarcales et idylliques. Tous les liens qui unissent l’homme féodal à ses supérieurs naturels, elle les a brisés sans pitié pour ne laisser subsister d’autre bien [lire lien] entre l’homme et l’homme, que le froid intérêt, les dures exigences du paiement comptant. Elle a noyé les frissons sacrés de l’extase religieuse, de l’enthousiasme chevaleresque, de la sentimentalité petite-bourgeoise, dans les eaux glacées du calcul égoïste."
Karl MARX, cité par
Philippe de VILLIERS.
Le moment est venu de dire ce que j’ai vu.
Albin Michel, Paris, 2015, p. 89.
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2. COMMENTAIRES.
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Je reviendrai sur le livre de Philippe de VILLIERS qui non seulement est écrit dans une langue superbe, mais encore exécute symboliquement et justement avec une élégance aussi rationnelle qu’aristocratique, ― comme le firent jadis vis-à-vis de nombre de leurs compatriotes, mais injustement les révolutionnaires aux dégouttant de sang ―, ceux de nos hommes politiques, de nos journalistes, de nos prétendues élites qui ont conduit notre malheureuse patrie là où elle en est.
Revenons à la citation de MARX. Elle est intéressante, dans la mesure où ce dernier reconnaît de la valeur à l’extase religieuse, à l’enthousiasme chevaleresque, aux relations féodales, patriarcales et idylliques. Remarquons avec lui, qu’en détruisant les corps intermédiaires en tant que société politique, l’affreuse bourgeoisie révolutionnaire nous a progressivement conduit à la mondialisation, à la financiarisation de la vie économique, à la réduction de la vie humaine aux seuls échanges matériels, et à la naissance de la lutte des classes. Il semble bien, là, que MARX exprime un certain regret d’une société détruit par un clan d’hommes cupides, immoraux, amoraux, ne tenant pour rien la dimension spirituelle de la vie humaine et qu'il justifie ainsi sa théorie.
Notez aussi que nos gouvernants illustrent point par point l’achèvement de la destruction de tous les liens qui donnent du prix à l’existence humaine. Les relations féodales, quoi qu’on en dise, n’ont pas disparu dans l’épaisseur de la société. Jadis, une puissante lignée pouvait accorder sa protection à des vassaux et aux peuples e son domaine, dans une relation fondée sur la confiance. Certes, ces relations ne furent pas toujours exemplaires, mais un noble qui dérogeait au code de l’honneur gouvernant sa classe en était banni. Il n'avait pas le droit de s'adonner à des activités industrielles ou marchandes. Sinon, il dérogeait. Aujourd'hui, par exemple, on peut être député et condamné à de la prison ferme, en assistant aux séances de l'Assemblée Nationale, équipé d'un bracelet électronique. Les féodalités sont bannies ? Mais alors pourquoi parle-t-on du fief de madame AUBRY ou de monsieur MONTEBOURG, ou de madame ROYALE ? Pourquoi parle-t-on des barons du socialisme ? De l’inféodation d’un haut fonctionnaire à tel ou tel parti, dans le seul but de servir sa carrière ? Les relations patriarcales sont en effet détruites avec la destruction voulue et programmée de la famille (ces relations n'impliquaient pas que l'homme fût supérieur à la femme : cette supériorité est née avec le Code Napoléon), et les lois sociétales qui ne servent que des intérêts économiques. Ne parlons pas des relations idylliques, nous dirions amoureuses, qui de nos jours ont laissé la place à la sexualité sans amour et au vagabondage affectif.
Cette invasion de la vie sociale et politique par la bourgeoisie si bien décrite par MARX est illustrée par des hommes comme Emmanuel MACRON, Jacques ATTALI, Alain MINC, ou encore le richissime Pierre BERGE. Ne parlons pas des journalistes… Il y en a de trop pour que les nomme dans la liste des menteurs, des misérables ou encore et surtout, des aveugles. Demain, je reviendrai sur le chapitre que Philippe de VILLIERS consacre à l’émission L’heure de vérité où l’ignoble (au sens étymologique) Ivan LEVAI a tenté d’asperger notre auteur de ses préjugés excrémentiels, de ses courtes vues, de son manque de profondeur. Homme bien né, Philippe de VILLIERS ne lui a pas flanqué son poing dans la figure. Personnellement je n’aurais pas hésité car j'ai la tête près du bonnet. Nous n’avons pas besoin de ces gens intellectuellement malhonnêtes et il est bon de relayer dans les chaumières l’idée que nous préférons le dialogue courtois à la hargne idéologique et que nous avons à nous défendre contre ces vipères.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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La République invente les gaz toxiques (du site Breizh info).


J'avais déjà signalé la chose, très bien documentée par Reynald SECHER dans son livre Vendée Vengé (sic)

Il ne s’appelait pas Aylan (du site Observatoire de la christinaophobie).



JUNCKER s’en fout ! Il poursuit les négociations. 

C’est tout simplement l’homme qu’il convient d’éjecter de l’Europe à grands coups de pieds dans le derrière !





Image de la manifestation du 24 mars 2013, où, selon BOUCAULT le sinistre, il y avait 250 000 personnes... J’y étais : on était deux ou trois, tout au plus, comme l'atteste cette photo !

Rendez-vous à PARIS le 16 octobre pour une nouvelle manifestation. Les médias s'efforcent de nous faire croire qu'il y aura peu de monde. A nous de leur montrer qu'ils sont tort.

jeudi 25 août 2016

25 août 2016. Nouvelles de la Résistance : Simone Weil avait prophétisé les moments que nous vivons !

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Dans l'ensemble, la situation où nous sommes est assez semblable à celle de voyageurs tout-à-fait ignorants qui se trouveraient dans une automobile lancée à toute vitesse et sans conducteur à travers un pays accidenté. Quand se produira la cassure après laquelle il pourra être question de chercher quelque chose de nouveau ? C'est peut-être affaire de quelques dizaines d'années, peut-être aussi de siècles. Il semble cependant que les ressources matérielles de notre civilisation ne risquent pas d'être épuisées avant un temps assez long, même en tenant compte de guerres, et d'autre part, comme la centralisation, en abolissant toute initiative individuelle et toute vie locale, détruit par son existence même tout ce qui pourrait servir de base à une organisation différente, on peut supposer que le système actuel subsistera jusqu'à l'extrême limite des possibilités. Somme toute, il apparaît raisonnable de penser que les générations qui seront en présence des difficultés suscitées par l'effondrement du régime actuel sont encore à naître. Quant aux générations actuellement vivantes, elles sont peut-être, de toutes celles qui se sont succédé au cours de l'histoire humaine, celles qui auront eu à supporter le plus de responsabilités imaginaires et le moins de responsabilités réelles. Cette situation, une fois pleinement comprise, laisse une liberté d'esprit merveilleuse."
In
Simone WEIL.
Réflexions sur les causes de la liberté et de l'oppression sociale. (Collection Folio/Série Essai N°316), p. 146
Gallimard, Paris, 2004 (date du dépôt légal de cette édition).

Tous les Français devraient lire cet ouvrage !
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2. COMMENTAIRES.
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Il y avait bien longtemps que je n’avais cité Simone WEIL, selon moi un des penseurs les plus profonds du XXe siècle. Le livre d'où j’extrais ce passage a été publié il y a plus de soixante ans. Il n’a pas pris une ride.
Simone WEIL souligne bien les défauts de l’organisation politique et sociale qui est la nôtre et celle des pays qui se prétendent démocratiques. Cette prétention, en effet, est des plus grotesques. Les citoyens ont perdu la possibilité de se constituer en corps intermédiaires dotés de pouvoirs politiques. Il en résulte que nous avons abandonné le soin de guider nos vies selon notre vocation à une administration anonyme, toute puissante en droit, impotente en fait. De sorte que l’on met sur nos épaules, par le biais de votes qui sont des turlupinades, le soin de régler des problèmes aussi lourds que celui de l’identité nationale, des racines de notre patrie, de l’immigration incontrôlée ; une fois que nous avons délégué nos pouvoirs à la prétendue et soi-disant représentation nationale et à un exécutif boursouflé, nous sommes complètement dépourvus des moyens qui nous permettraient de vivre selon des vues partagées par.la majorité des Français.
Il est probable que les politiciens de tous poils n’ont pas prêté assez d’attention aux événements de SISCO en Corse. Des citoyens ont pris les moyens (ils étaient, paraît-il illégaux !) pour faire respecter le droit (celui de l’accès public à la plage) que les pouvoirs publics sont incapables d’imposer. Nous voici donc dépossédés des responsabilités réelles, celles de vivre chez nous comme nous l’entendons, au profit de responsabilités imaginaires, celles de régler des problèmes brûlants qui infectent notre vie quotidienne dans l’espace public.
Il est grand temps que la mascarade prenne fin. Et je dois dire que cette situation me laisse en effet une liberté d’esprit merveilleuse.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Du site des Nouvelles de France cet article sur les événements de SISCO.

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Du site du Salon beige, cette autre analyse des événements de SISCO

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Racisme « anti-blanc ». Du site du Boulevard Voltaire.



Ces trois informations, à elles seules, résument mieux qu’un long discours ce que dit notre grande Simone WEIL. Vous avez le droit de commenter.

jeudi 26 septembre 2013

Nouvelles de la Résistance : quand les mandarins confisquent la démocratie

Dans l'avant propos à son livre consacré aux fonctionnaires divins de la Chine, Jean LEVI, un très brillant sinologue français dit ceci à propos de l'émergence de la classe des mandarins au milieu de la ruine de la société aristocratique, féodale certes mais chevaleresque, de la Chine antique :
 
"Dans un monde où les mobiles des hommes ont été mis à nu, où la politique a été dépouillée du voile encombrant de la morale, il devient possible de manipuler les hommes et ainsi de reprendre le contrôle du devenir. Il suffit pour cela de créer une machine qui soit aussi spontanée, aussi universelle et inhumaine que l'insaisissable objet qu'elle veut étreindre, parce qu'elle est coulée dans les plus bas instincts de l'homme. Cet appareil, c'est la bureaucratie qui tourne rond et fait marcher droit. Les hommes marchent droit grâce aux lois ; le temps tourne en rond par le discours ; des techniques de surveillance rendent tous les actes prévisibles, tandis que les rites, redécouverts, transforment le cours de l'Histoire en cycle saisonnier. Tels sont les fondements de l'ordre absolu".
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Jean LEVI applique l'analyse à cette classe de lettrés qui peu à peu ont pris le pouvoir en Chine antique, en l'édifiant sur les ruines laissées par l'effondrement des Royaumes Combattants. Ce texte est d'une étonnante modernité, et il exprime très exactement la situation actuelle de notre patrie. L'ordre féodal de l'Ancien Régime, injuste à bien des égards - il est nécessaire de le reconnaître, mais il était réformable en profondeur grâce au concours de ceux qui en étaient pourtant les bénéficiaires [cf. le duc d'AIGUILLON ou le comte de NOAILLES] - s'est effondré dans les violences et les convulsions de la Révolution. Avec le bienveillant concours du tyran BONAPARTE, ridiculement transformé en empereur d'un pays qu'il a d'abord détesté (ses lettres, écrites de Corse en témoignent abondamment), une classe de nouveaux mandarins a confisqué le pouvoir concret (du Préfet aux Directeurs départementaux ou régionaux, des secrétaires généraux de préfectures à ceux de régions, sans compter les innombrables chefs de service des diverses instances chargées de mettre au pas les Français et qui sont si nombreux qu'il est impossible de les énumérer) dans le respect absolu des injonctions de l'Etat qui les recrute et les promeut. Ce pouvoir, il appartenait aux corps intermédiaires, dont TAINE souligne avec nostalgie la disparition et avec elle la dissolution du lien social ; l'historien souligne que depuis l'Empire, nous vivons dans "une caserne philosophique".
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Mais la pire classe de mandarins qui soit, c'est très clairement celle des soi-disant représentants du peuple : les députés et, indirectement, les sénateurs. Combien d'entre eux, avant d'être élus, exerçaient une profession qui ne soit pas celle de fonctionnaire ? Combien d'entre eux peuvent avoir de la réalité une vue qui ne soit pas d'abord celle de l'Etat dont ils ont tiré pitance avant de se lancer dans l'arène de la politique ? Combien savent ce qu'est un bilan, une trésorerie ? Combien savent ce qu'est d'établir un bulletin de salaire, de correspondre avec l'inspection du travail, de traiter avec les URSSAF, de trouver des clients ou un marché ?  je veux dire le savent CONCRETEMENT, EXPERIMENTALEMENT ? Combien ont été CHEFS D'ENTREPRISE ? Tout est dans leur tête, dans leur idéologie, dans leur passion immodérée et irrépressible du pouvoir.
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Je vous ai mis le lien qui vous permettra de voir une petite vidéo tournée à BORDEAUX lors des journées parlementaires du PS. Vous verrez comment ces nouveaux mandarins confisquent à leur profit la police d'état pour ne pas avoir à entendre les protestations du peuple (certes, il n'y avait pas foule de manifestants à BORDEAUX ; il y avait foule de forces de l'ordre). C'est tout à fait édifiant. Nous vivons dans un système bureaucratique qui nous prive des libertés les plus élémentaires, celle de protester, celle de professer publiquement ce à quoi nous croyons (hors du champ religieux bien sûr, mais dans celui de la conception de l'homme et de la société), celle de dire non à des gens qui nous accablent de taxes, mais ont refusé de modifier leurs traitements, leur système de retraite, ou encore de supprimer les avantages indus dont ils bénéficient. Je ne sache point que l'UMP ait protesté contre ce refus de changer quoi que ce soit à ce honteux régime de faveur. Voilà le lien :
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http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=V-sJr-PEzPk
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Nous crevons ce cette soi-disant élite, et tout particulièrement de celle qui constitue la classe des hauts fonctionnaires ; ils trouvent normal de jouer au ping-pong entre leur emploi public et des emplois privés où ils peuvent négocier contre argent sonnant et trébuchant les relations qu'ils avaient quand ils étaient au service de la patrie. Il ne faut pas généraliser. Il y a des hauts fonctionnaires qui ont eu la passion de servir (jadis un Paul DELOUVRIER, aujourd'hui un Xavier MUSCA à qui, avec l'élégance de pingouin qu'on lui connaît, monsieur HOLLANDE a refusé la direction de la Caisse des Dépôts, préférant y mettre un homme à sa botte). Honneur à eux, et honte aux autres qui se gavent d'un  argent immérité qu'ils dérobent au peuple.

vendredi 11 juillet 2008

Qu'avons nous gagné ?

Je reviens à mon très cher BERNANOS et à son ouvrage remarquable et si drôle dont j'ai déjà donné de larges extraits dans des billets anciens : La France contre les Robots.
L'homme d'autrefois ne ressemblait pas à celui d'aujourd'hui. Il n'eût jamais fait partie de ce bétail que les démocrates ploutocratiques, marxistes ou racistes nourrissent pour l'usine et le charnier. Il n'eût jamais appartenu aux troupeaux que nous voyons s'avancer tristement les uns contre les autres, en masses immenses derrière leurs machines, chacun avec ses consignes, son idéologie, ses slogans, décidés à tuer, résignés à mourir, avec la même résignation imbécile, la même conviction mécanique : "C'est pour mon bien... C'est pour mon bien". Loin de penser comme nous à faire de l'Etat son nourricier, son tuteur, son assureur, l'homme d'autrefois n'était pas loin de le considérer comme un adversaire contre lequel n'importe quel moyen de défense est bon, parce qu'il triche toujours.
Vision réactionnaire ? Nostalgie de l'Ancien Régime ? Louange à la monarchie ? Certes non. Et le Roi de France, ce monarque prétendu absolu que nous caricaturent avec complaisance nos livres d'histoire falsifiés, pouvait s'entendre dire par le Président au Parlement de Toulouse, monsieur de la ROCHE FLAVIN : Telle est la Loi du Royaume que nul édit ou ordonnance royale n'est tenu pour édit ou ordonnance s'ils ne sont d'abord vérifiés aux Cours souveraines par délibération d'icelles ! (Citation par BERNANOS dans l'ouvrage évoqué plus haut).
Plusieurs mémoires (dont ceux de l'abbé DUCLOS, au XVIIIe siècle) mentionnent le rôle de corps intermédiaire des Parlements. Imagine-t-on, aujourd'hui, un Conseil Régional vérifier la conformité des lois, décrets, et arrêts, à sa propre constitution ? Et l'on appelle le pouvoir de nos rois, pouvoir absolu ? Il y avait bien, sous l'Ancien Régime, des contre-pouvoirs d'une puissance que nous ne pouvons imaginer. Et même après un Lit de Justice, qui obligeait, il est vrai, un Parlement à se soumettre, les édits ou ordonnance n'avaient aucune chance d'être suivis si le Parlement en question n'en contrôlait ou n'en voulait point l'application.
En vérité, le citoyen, aujourd'hui, est nu devant l'Etat qui contrôle toute la vie sociale par le moyen de son administration, laquelle, loin d'obéir aux Lois, les appliquent de manière curieuse, en les interprétant TOUJOURS dans un sens qui favorise le développement de son pouvoir. Oui aux Lois ! Non à l'arbitraire ! Nous en avons vu hier un bon exemple avec le cas de madame PETRELLA, convaincue de crime par un tribunal italien, et hébergée chez nous, au mépris de toute justice et de tout bon sens, sur la seule décision d'un Président de la République, soutenu de manière occulte par un cortège de syndicats de magistrats, de syndicats de policiers, relayés par toutes sortes de "collectifs" et d'associations de gôôôôche, plus enclins à soutenir les leurs qu'à dénoncer leur violence aveugle et les crimes qu'ils auraient pu commettre.
Voilà pourquoi l'idée d'accueillir des combattants des FARC, soi-disants repentis, est fausse, et contribue plus à désorienter les cervelles qu'à leur permettre de penser.