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mercredi 29 mai 2019

Mercredi 29 mai 2019. Mes chroniques... Les frileux et les exclus


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CHRONIQUE DU TEMPS QUI SE GÂTE.
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Les oligarques sont obligés (un peu) de lâcher monsieur MACRON.

On peut se demander comment un journal sur lequel plane l’ombre tutélaire et lourde de monsieur NIEL a pu laisser sortir l’affaire BENALLA. Nous soutenons, bien entendu, madame Ariane CHEMIN, convoquée, sans doute sur ordre, par la DGSI…
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CHRONIQUE DES ÉLECTIONS EUROPÉENNES.
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Voilà qui devrait faire réfléchir.


Non, les Républicains ne méritaient pas BELLAMY.

Ils l’ont soutenu comme la corde soutient le pendu. Et ça continue.

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CHRONIQUE DES EMMERDEURS.
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La limitation de vitesse sur les rocades n’améliore rien du tout.

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CHRONIQUE D’UNE OPPOSITION LAMINÉE.
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Un bel article, dont l’extrait ci-dessous.

"Qui va s’opposer au « projet » d’Emmanuel Macron ?
Mais là où la chose devient grave pour la France, c’est que cette déconstruction du paysage politique vient accompagner la déconstruction du pays en lui-même, de ses traditions sociétales, de son contrat social. Qui, aujourd’hui, en France, aura assez de poids politique pour s’opposer à la casse du modèle social français, initiée, entre autres, par les cinq « ordonnances Travail » du 22 septembre 2017 ?
Qui, aujourd’hui, en France, aura assez de poids politique pour s’opposer à la casse sociale et salariale (ça aurait pu intéresser la gauche) liée à l’ouverture massive des frontières pour attirer une main d’œuvre bon marché venue de pays plus ou moins lointains (ça aurait pu intéresser la droite), initiée par le tandem Merkel-Macron en 2017 ?"
L’embourgeoisement des catholiques. Ils préfèrent l’ordre à la justice ?
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CHRONIQUE DES « ZÉLITES ».
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Quand on a lu BRANCO, on comprend que Sciences Po est un relais fidèle du macronisme. Notre Juan décrit cela très bien.


Quand pourra-t-on se débarrasser du haut ?



mercredi 14 décembre 2011

Toujours les mythes

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Poursuivant la lecture du livre d'Alfred SAUVY, je trouve ceci qui est délectable. (Aimant à faire partager mes délectations aux amis, je me fais un devoir de le porter à votre connaissance).
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SAUVY dénonce l'attitude qui "consiste à lancer et répéter contre ses adversaires, haute entreprise et gouvernement, des anathèmes qui réchauffent le coeur et donnent bonne conscience individuelle et collective."

"Les communistes ne sont pas les seuls, loin de là, à pratiquer cette méthode ; elle constitue - toujours pour la politique économique - l'attitude fondamentale de la gauche française : critique et revendications, sans chercher à dépister les difficultés, à établir des priorités. Il lui est si pénible de compter, d'étudier et si agréable d'exprimer ce qui pèse sur le coeur."

Et il poursuit, quelques paragraphes plus loin :

"L'ignorance en matière économique (et surtout des faits économiques), chez des personnes de haute culture, en particulier dans le monde de l'enseignement, a quelque chose de déconcertant. Dès lors l'indignation a tant d'occasions de se manifester qu'elle finit par constituer pour ALCESTE une nourriture, une raison d'être. Toujours la mentalité du sujet, qui se refuse à l'effort nécessaire pour juger en citoyen."
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Pour être absolument honnête intellectuellement, il faut souligner que le livre de SAUVY dont j'extrais ces lignes date de 1966, et qu'il a pour les politiciens de droite des mots tout aussi carrés. Du reste, à propos de l'aveuglement des gens soi-disant éclairés et de leur attachement à des chimères, SAUVY parlera des "bienfaits de l'idéothérapie".
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C'est ainsi que dans la même foulée, monsieur HOLLANDE propose de construire 300 000 logements sociaux (entendons-nous bien : l'objectif est louable, mais il est est parfaitement démagogique : où les construire ? Il n'y a plus de terrains à bâtir (ou très peu) dans les villes-bassins d'emploi.  Avec quel argent  si l'on y ajoute le coût des 60 000 postes d'enseignants ? Emprunter ? Certes ? Mais à quel taux ? A moins de tailler dans des dépenses inutiles. Et il y en a, comme les dépenses engagées pour indemniser les élus, quel que soit la nature de leur mandat, les frais de représentations et de missions, les frais de communication (qui ne sont que des publicités ou de la propagande pour le commanditaire de l'action de communication). Si l'on fait le total de ces dépenses que l'on pourrait sans doute réduire de moitié et qu'on le compare au total des recettes procurées par la suppression (tout à fait normale, j'insiste) du bouclier fiscal, on sera étonné de la disparité des sommes. Et tout est l'avenant. Les économies, c'est bon pour les autres. Les impôts, c'est bon pour les riches. Est riche, celui qui gagne plus que moi. Misère.
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Bonne nuit.

mercredi 9 mars 2011

A messieurs les indignés

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Ils sont vos enfants naturels, ces électeurs que vous traînez dans la boue. Depuis plus de deux siècles, les penseurs qui vous soutiennent et une partie de vos responsables n'ont cessé de pratiquer en paroles et en actes une politique violemment antichrétienne. Et cela continue. Il y deux ou trois ans, des enseignants de l'école publique de la région du Nord ont protesté car on fêtait la saint Nicolas avec les enfants des écoles maternelles. Votre fanatisme est tel que vous avez fait supprimer des éphémérides de la télévision publique la mention saint qui précède le prénom que l'on célèbre. Un présentatrice décontractée vous dira, sourire guimauveux aux lèvres, que "demain on fête les Félicités". Vous ignorez ou voulez que le peuple ignore qui était cette jeune femme martyrisée avec sa coreligionnaire Perpétue, par exemple, tout comme ces hommes et ces femmes donnés aux malades, aux pauvres, à tous les laissés pour compte, aux orphelins.
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Depuis plus de trente ans, vous ne cessez de prôner des valeurs matérialistes, pouvoir d'achat, confort, loisirs, plaisirs. Et votre idéologie s'est répandue dans les médias avec une vitesse confondante. Vous ne parlez que de droit, jamais de devoirs. Vous faites parler ceux à qui vous vous adressez à la première personne du singulier : J'ai droit à... Vous avez critiqué l'éventualité d'un retour au cours de morale à l'école primaire. Vous avez supprimé l'obligation de porter un prénom tiré du martyrologe au point que l'on peut s'appeler Prune, Cerise, Frigidaire, Mahmadou ou Mohammed. Or le prénom est un élément fondamental de l'identification de la personne, dans une culture donnée. Vous ne connaissez que les individus, pas les personnes. Vous parlez de solidarité, jamais de générosité, et bien entendu de charité, cette vertu théologale qui plonge ses racines dans l'amour que le Créateur a pour ses créatures.
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Vous avez contribué en grande partie à effacer de l'esprit de nos concitoyens la conscience morale, de celle qui nous fait discerner et peser nos choix avant que les actualiser. Vous êtes une église, avec des croyances, mais vous êtes une église sans foi. Et s'il faut parfaitement admettre que le poids de l'Eglise catholique institution dans la vie politique et personnelle était devenu intolérable, en France, à un moment donné de l'histoire des hommes, à ce moment crucial où le choix de la charité et du don aurait contribué au véritable progrès humain, vous avez choisi la haine et la violence, le mépris et l'insulte, la destruction et la dérision. Et vous n'avez cessé d'intervenir dans la vie personnelle de vos concitoyens. Les électeurs que vous méprisez sont vos enfants naturels. Vous n'avez que ce que vous méritez. Vous êtes des fauteurs de guerre civile, car vous prétendez imposer au peuple ce que vous jugez bon pour lui, mais vous vous gardez bien de lui demander s'il est d'accord. Et ce que vous voulez imposer n'est jamais clairement exprimé.
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Si vraiment vous croyez à ce que vous dites, annoncez dans votre programme politique que vous augmenterez les impôts pour transformer les banlieues dites sensibles (suppression des ghettos "ethniques", destruction des barres d'immeubles inhumaines, création de commerces de proximité et de services, parcours scolaires adaptés, poste de police, équipements collectifs), que vous mettrez sur pied des programmes obligatoires d'alphabétisation pour les immigrés clandestins, que vous leur procurerez un toit et un travail décent. Mais de grâce, ne versez pas des larmes de crocodiles devant les misères du monde. Il y a longtemps que vous avez anesthésié le sens de la compassion et du partage dans le peuple. Il est votre enfant. Et vous le rejetez. Savez-vous qu'il existe des tests de recherche en paternité ?
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mercredi 15 septembre 2010

Et s'ils donnaient l'exemple ?

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Les députés de l'opposition sont ridicules. Pendant le débat sur les retraites, ils brandissent des pancartes sur lesquelles on peut lire : "Taxer (sic) le capital" ou "Retraite : départ à 60 ans". J'attends encore qu'ils fassent des propositions. Il en est une qui serait très symbolique et de grande valeur s'ils l'explicitaient. Elle consisterait à renoncer aux avantages que les députés de la précédente législature, en fin de mandat et à l'instigation du Président de l'Assemblée d'alors, se sont accordés en matière de retraite, à l'unanimité. Quand on prétend défendre la vertu, on la met en pratique.
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Qu'ils continuent ainsi, et ils vont achever de ruiner notre pays. Car ils le savent aussi bien que les actuels gouvernants. Il est impossible de financer les retraites sans avoir recours à l'emprunt sur les marchés internationaux, à un taux très élevé. Ils devraient tout de même rappeler à leurs électeurs :
(a) que ce sont les actifs qui financent les pensions des retraités.
(b) que le système des retraites est fondé sur la répartition ; alors répartissons ce qu'il y a dans les caisses. S'il n'y en a pas assez, il n'y a que trois solutions, augmenter les cotisations sociales tant patronales qu'ouvrières, diminuer le montant des pensions, diminuer le nombre des pensionnés en retardant l'âge légal de la retraite. Taxer le capital est une aimable plaisanterie. Il l'est déjà, par le biais de l'impôt de solidarité sur la fortune, et l'imposition (à 21 %, me semble-t-il) des plus-values boursières, pour ceux qui ne sont pas assujettis à l'ISF. Et si l'on tient à faire fuir à l'étranger ce qui reste de fortunes en France, il n'y a qu'à prendre cette mesure.
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Pour vous donner une idée de la morosité des entrepreneurs, je pourrais vous confier que Laurent, le jeune restaurateur dont je parlais il y a un peu plus d'une semaine, m'a dit hier : "j'envisage de partir à l'étranger ; ici, ce n'est plus possible. J'enseignais la (haute) cuisine, j'irai apprendre à des anglais ou des américains ou des japonais", et il révélera les secrets que nos traditions avaient pieusement conservés, tout ce qui fait notre patrimoine.
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Ainsi sera respecté le principe d'égalité. On sera tous pareils, on aura tous les mêmes revenus, la même manière de vivre, la même culture, les mêmes envies, les mêmes désirs, la même bouffe, la même bagnole. Mais gare à celui qui aurait un peu plus que les autres ; je ne donnerais pas cher de sa peau. Nous irons ainsi - comme l'a montré si bien René GIRARD - vers la plus grande violence, et peut-être même la guerre civile.
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Ces gens-là sont aveugles, injustes, et d'une rare inconséquence.

dimanche 22 août 2010

Ségolène n'est pas dentellière

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On le savait depuis longtemps. Mais elle confirme son inaptitude totale à faire de la dentelle. Ni au Puy, ni à Alençon, ni à Calais, elle n'aurait la moindre chance de s'exercer à cet art si délicat qui fit la réputation de la France, du temps où elle s'intéressait à ses racines et à ses artisans.
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Or donc, je cite, d'après Ségolène, Monsieur SARKOZY est un nul et "sème la pagaille". Il faut dire que Ségolène, par son agitation verbale, n'est pas pour peu dans l'organisation du désordre. Mais elle manque quelque peu de culture. Déjà, en Chine, avec l'invention ridicule de la "bravitude", et la grave offense qu'elle fit aux convenances et aux rites, en se promenant en tailleur-pantalon blanc (couleur du deuil dans l'Empire du milieu) sur la Grande Muraille, elle montrait qu'elle ne se prenait pas pour son logarithme. Mais sa valeur réelle est très inférieure au millième du logarithme prétendu. Alors puisqu'elle aime la Chine (dit-elle), je vais lui résumer l'anecdote que relate HAN FEI ZI, dans l'ouvrage qui porte son le nom, le Han Fei zi, chapitre XXXII.
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Or donc, ZICHAN fut appelé, dit l'ouvrage, par les Ducs JIAN puis DING de ZHENG, comme Premier Ministre. A peine promu par le Duc JIAN, ZICHAN entreprit de nombreuses réformes dont l'ampleur et la rudesse le rendirent fort impopulaire. Des couplets satiriques commencèrent à circuler sur ce personnage qui croyait pouvoir tout réformer. Il fallut attendre trois ans pour voir fleurir les fruits de ces initiatives. Et après avoir servi le Duc JIAN pendant 5 ans, non seulement plus personne n'eut songé à persifler et à moquer le Premier Ministre, mais et je cite le Han Fei zi : "Les voleurs avaient disparu ; on ne ramassait pas les objets oubliés sur les routes ; on ne cherchait pas à cueillir les fruits des pêchers et des jujubiers dont les branches dépassaient les clôtures ; on pouvait retrouver trois jours plus tard un couteau ou un poinçon abandonné sur le bord du chemin. Même au bout de trois années consécutives de calamités naturelles, le peuple n'aurait pas été menacé par la disette." (Traduction de J. LEVI.)
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Le Président de la République, lui, a dû prendre connaissance de ce texte. Dans l'entretien qu'il a accordé à la chaîne de télévision américaine CBS, le 12 avril (ça ne date pas d'aujourd'hui donc), il dit ceci : "Quand il y a crise, il y a du mécontentement, parce qu'il y a de la souffrance. Mais nous avons été élu pour faire les réformes nécessaires, pour sortir notre pays de la crise. Dans le métier de chef de l'Etat, vous avez à faire des choses qui sont justes sans être populaires. Tout ne se réduit pas à la popularité ou à l'impopularité. Le devoir du chef de l'Etat, c'est de prendre des décisions qui ne sont pas populaires mais qui préparent l'avenir."
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Mais Ségolène, à l'image du peuple français, l'un des plus conservateurs du monde, soutient les magistrats qui ne veulent pas de la réforme de la carte judiciaire, les opposants aux réformes des retraites qui ne veulent rien céder sur les "avantages acquis", les chauffeurs de taxi qui ne veulent pas partager le gâteau alors qu'il est de notoriété internationale que ce service, à Paris, est parfaitement indigent, les enseignants qui ne veulent pas que l'on touche à quoi que ce soit dans les programmes (avec parfois, il est vrai des argments recevables) ou dans les postes (30.000 enseignants sans élèves en France, tout de même), les syndicats qui sont opposés au service minimum, les contrôleurs aériens (6.656 euros de salaire mensuel net, 155 jours de travail par an, moins d'un jour sur deux par conséquent) qui ne veulent pas que l'on rationnalise la gestion des vols, etc., etc. Bien entendu, on sait ce que coûte cette gabegie, Ségolène le sait. Mais elle n'a qu'une idée en tête : critiquer, mentir à l'occasion, injurier, bref dire n'importe quoi, pour qu'on parle d'elle. En voilà une deuxième dont je souhaite ardemment qu'elle ne parvienne jamais à la magistrature suprême. Je la vois assez bien à la tête du service chargé de faire raccompagner chez les elle les policiers du beau sexe par un mâle collègue... C'était là une promesse de campagne. Elle disait bravitude. J'ose lui suggérer un deuxième néologisme qui caractérise à la perfection sa principale qualité : ridiculitude. Il est temps qu'elle fasse des contre-propositions de façon qu'on puisse en examiner la pertinence.
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Amen.

vendredi 2 mai 2008

Tenez bon, monsieur le Président !

Monsieur le Président,

Tenez bon ! Nombre de nos rois et de nos gouvernants ont rencontré l'histoire et trouvé la grandeur en maintenant le cap au milieu des tempêtes. Les réformes que vous avez entreprises porteront leurs fruits, inévitablement. Il se peut que des féodalités syndicales, fonctionnariales, commerçantes, capitalistes, et financières trouvent à redire à vos initiatives, parce que leurs intérêts particuliers paraissent momentanément lésés. Mais monsieur DELORS a bien été obligé d'avoir recours à un emprunt forcé pour combler les trous creusés par la calamiteuse politique de monsieur MAUROY, voulue par le Président MITTERRAND, et les contribuables n'en sont point morts. Douloureux certes, mais inévitable pour empêcher la catastrophe immédiate. La décadence n'en a pas été arrêtée, hélas, et nous devons payer aujourd'hui les erreurs d'hier. Mais les grands ténors de la gôôôche n'ont pas trouvé anormal, à l'époque, que l'on ampute le "pouvoir d'achat" des Français pendant deux ans.
Je trouve bien pâle le soutien de vos troupes. Il faudrait un autre ton, une autre vigueur d'argument pour démonter les calomnies, les outrances, les accusations venimeuses des médias. Un exemple ? Tenez, prenez celui de madame ROYAL. Elle a déclaré, après votre dernière intervention télévisée, que vous étiez un menteur. Jolie accusation de la part d'une candidate malheureuse qui n'a pas hésité pendant la campagne électorale à promettre un SMIC à 1500 euros, pour déclarer après son échec qu'elle n'y avait jamais cru ! Il ne faut rien laissé passer de ces propos, rien absolument rien. Certes, l'opposition peut toujours déclarer qu'il faut faire payer les riches. Alors, il faut poser à ses chefs la question que voici : Avez-vous les moyens d'empêcher les fortunes des riches de quitter notre pays ? A l'évidence la réponse est non. Ils peuvent toujours dire qu'ils prendront des mesures pour empêcher ces fuites. Ils n'en ont pas les moyens ; ils ont soutenu monsieur MITTERRAND dans son initiative de MAASTRICHT. Nous sommes dans la seringue de l'Europe. Et tout compte fait, la seringue n'est pas si inconfortable que cela. Il faut demander à ces messieurs les moyens qu'ils comptent mettre en oeuvre pour faire baisser le prix des matières premières, des denrées alimentaires, et du pétrole et enrayer la chute du dollar. Il faut les interroger sur le réel, et non sur leur système, d'une navrante indigence de perspectives.
Un journal qui fait dans le sérieux titre après l'intervention du chef de l'état (je cite de mémoire) : changement de style, cap maintenu. Voilà bien le comble de l'hypocrisie. Jusqu'à ce changement de style, ils n'ont cessé de juger le Président sur les apparences. Et maintenant qu'elles ont changé, à mon avis très positivement, ils prétendent que ce ne sont que des apparences, mais que le fond de la politique - qu'ils n'ont jamais sérieusement critiquée, soupesée, à laquelle ils n'ont jamais fait la moindre contre-proposition - reste la même. Heureusement qu'elle reste la même. Fasse le ciel que ces irresponsables de salon (Ils me font penser aux théologiens de Constantinople qui discutaient du sexe des anges alors que les Turcs campaient à leurs remparts) ne deviennent jamais conseillers du Prince.
J'aurai demain l'occasion de citer mon cher Gustave THIBON. J'ose espérer que quelques uns de vos tièdes soutiens voudront bien me lire. Ils trouveront dans les propos du paysan philosophe de bien rafraîchissantes idées, marquées au sceau du bon sens, de la sagesse et du lent mûrissement d'une pensée roborative. Et bien propre à confondre ces pense-faux que sont les MM, MMes HOLLANDE, ROYAL, FABIUS, MOSCOVICI, et tutti quanti.
J'invite mes lecteurs à donner leur avis. S'ils le partagent, je suggère que nous prenions l'initiative de mener un combat non point d'idées (on voit ce que ça donne) mais de pensées. Il est possible d'avoir des opinions différentes, mais de grâce, qu'elles portent sur des faits, pas sur des systèmes.
Veuillez agréer, monsieur le Président, l'expression de ma très haute considération.