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mercredi 28 septembre 2022

BILLET DU 28 SEPTEMBRE 2022. REMETTRE LES PENDULES A L'HEURE

 Oh, je sais, le vicomte de BONALD a mauvaise presse. C'est un auteur polygraphe, sans aucun doute. Mais il ne ne dit pas que des bêtises, et sa réflexion est souvent profonde, parfois dérangeante, mais toujours intéressante. Dans sa Démonstration philosophique de la société, il dit ceci qui me paraît assez juste :

"Un des plus grands maux qu'ait à l'Etat et à la famille la révolution, a été d'inspirer l'ambition des places et des honneurs, disons mieux, la fureur de sortir de leur condition, à une foule d'individus heureux jusque-là dans la vie privée, tourmentée aujourd'hui par des désirs que la loi d'admissibilité générale ne leur donne ni les moyens ni l'occasion de satisfaire, et d'avoir ainsi encombré toutes les carrières de médiocrités mécontentes, inutiles à leurs familles, à charge à l'Etat, qui ne peut cependant laisser sans moyens de subsistance ce nombre immense de jeunes gens à qui l'éducation des arts et des lettres qu'ils ont reçue, presque toujours aux frais du public, ne permet plus de reprendre les travaux utiles et lucratifs de la maison paternelle. Aujourd'hui que les particuliers. ne sont plus assez riches ou assez généreux pour payer les chefs-d'oeuvre des arts, l'Etat, pour faire vivre les artistes, commande des tableaux aux uns, des modèles en plâtre aux autres, des projets de monuments d'architecture qu'on n'exécutera jamais, et se ruine ainsi pour faire éclore des talents malgré la nature, comme on fait venir en serre chaude des fruits qui n'ont ni couleur ni saveur. Les écoles ont tué ces études solitaires qui fait le génie, et qui le font à leur tour."

Nous manquons de chauffeurs de bus, de cuisiniers, de personnels de restaurants, de maçons, de plombiers, de couvreurs, tous métiers artisanaux qui firent et la fortune et le moyen de progression sociale de nombre de ces jeunes gens auxquels BONALD fait allusion. Tout détenteur d'un baccalauréat se voit prix Nobel, tout maître ès sciences, est déjà agrégé, et l'opinion publique n'a qu'un mépris muet pour ces métiers nobles et utiles à la société. J'ai passé des heures à regarder des carreleurs ou des peintres en bâtiments, ou des élagueurs, tout rempli d'étonnement et d'admiration. Ces deux passions, je dois le dire avec tristesse, m'ont déserté quand je vois un fonctionnaire des impôts (je salue toutefois leur courtoisie) qui applique sans le moindre état d'âme des règles idiotes où pour avoir dépasser le plafond de revenus d'auto-entrepreneur de 90 euros, il vous accable de 3000 euros d'impôts sur le revenus (sans pénalité pour raison de bonne foi). Cette histoire est authentique... J'en ai été la victime. 

Ce sont les effets de seuil paraît-il. Je ne me plains pas. Je fais partie des privilégiés, mais ces privilèges je les ai acquis par mon travail, et non par voie d'héritage. Je trouve normal de payer des impôts. Je préfèrerais qu'ils servissent à aider mes compatriotes plutôt qu'à loger dans des hôtels fort coûteux des familles entières venus clandestinement d'Afrique ou du Proche-Orient. Je ne vois pas pourquoi, citoyen Français, je dois me plier à la loi (ce que je fais de bonne grâce) mais n'ai pas le droit de dénoncer des libéralités qui nous ruinent et détruisent le tissu social national.

Les Maliens ne veulent plus de Français chez eux. Très bien. Ils ont raison. Nous, nous ne voulons plus de Maliens chez nous. C'est aussi simple que cela. Il est temps de remettre les pendules à l'heure et de de ne plus envoyer se faire tuer nos jeunes soldats pour des pays qui retournent à la violence et à la barbarie, et n'ont pas la moindre gratitude pour l'aide que la France leur a apportée avant qu'ils ne la chassent et la conspuent.

vendredi 23 août 2019

Vendredi 23 août 2019. Puissance et dignité ne font pas forcément bon ménage

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Aujourd’hui, je serai TRÈS bref. Nous nous contenterons de réfléchir à ce que dit Louis de BONALD :

« La même où il ne manque rien à la puissance, il peut manquer quelque chose à la dignité. »

Les Présidents de la République française disposent d’un pouvoir que les Rois de l’Ancien Régime n’avaient pas. Louis XV déjà se plaignait que les Parlements ne voulussent point enregistrer ses édits. Mais il ne lui serait pas venu à l’idée de contester le droit qu’ils avaient de refuser cet enregistrement. Il était puissant et digne. Et il y eu même un roi pour dire, alors que duc d’Orléans, il venait hériter la couronne : « Le Roi de France ne venge pas les injures du duc d’Orléans ». Il l’aurait pu, il ne le fit pas. Désormais, il s’appelait Louis XII et il ne punit pas les habitants d’Orléans qui ne l’avaient point soutenu dans sa rébellion contre le roi Charles VIII, son cousin, et qui venaient lui faire allégeance en implorant le pardon du nouveau roi. Louis XII aurait pu durement châtier la ville, car il en avait la puissance. Il ne le fit pas par respect pour la dignité royale à laquelle il était parvenu.
Quand monsieur HOLLANDE, tout puissant qu’il fut, sortait nuitamment, casqué, pour rejoindre qui vous savez, il manquait de dignité. Cela ne l’empêcha pas de manifester sa toute-puissance en obligeant à mentir le sinistre BOUCAULT sur le nombre de manifestants du 24 mars, et de faire voter sa loi sur le mariage homosexuel.
Quand monsieur SARKOZY, tout puissant qu’il fut, osa dire à l’un de ses concitoyens : « casse-toi, pauv’ con », il manqua de dignité. Cela ne l’empêcha pas de déclencher la désastreuse guerre de Libye dont nous payons aujourd’hui les pots cassés avec l’immigration clandestine incontrôlée.
Quand monsieur MACRON, tout puissant qu’il est nous impose sa loi de bioéthique, par la vertu de sa toute puissance, il manque de dignité quand il nous traite de Gaulois réfractaires.

Ainsi, Louis de BONALD a tout vu.




mardi 13 août 2019

Mardi 13 août 2019. Le vicomte et la machine.


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Il est de bon ton dans la confrérie des imbéciles de dézinguer le messager plutôt que de s’intéresser à son message. Personnellement, je m’intéresse beaucoup aux pensées différentes, à ces idées que le politiquement correct de la télévision, des journalistes, des grands médias, des vedettes du show-bizz ignorent ou méprisent. C’est pourquoi, et parce que je possède la quasi-totalité des œuvres du vicomte Louis de BONALD, un philosophe politique de très grande envergure, je vais vous citer quelques passages de ses livres.
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Nous sommes en 1829, quatorze ans à peine après la chute de l’Empire. BONALD a bien vu que la Révolution et l’Empire avaient apporté à la politique des modifications irréversibles, et il en prévoie les conséquences. Un peu plus d’un siècle avant BERNANOS, et en des termes que notre Georges ne renierait pas, voici ce qu’il dit :

"[…]. Les administrations modernes, occupées à provoquer l’invention de mécaniques qui puissent multiplier le travail de l’homme et le rendre plus facile, ne voient peut-être pas assez que plus il y a de machines qui remplacent les hommes, plus, dans la société, il y a des hommes qui ne sont que des machines."
In
Vicomte [Louis] de BONALD.

Législation primitive considérée dans les derniers temps par les seules lumières de la raison, suivie de divers traités et discours politiques.
Librairie d’Adrien Le Clère et Cie, Paris, 1829 (page 12).
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Dans ce passage, BONALD réfléchit sur le progrès (dont Marc WEINSTEIN a bien montré qu’il n’a qu’un résultat, celui de rendre l’homme inutile) et ses conséquences. Il voit bien que la transformation de l’homme en machine est la conséquence de la division du travail, notion économique indispensable pour comprendre et la philosophie de l’industrie et de ses capitaines, et la mondialisation. Ce qui me paraît intéressant, en outre, c’est le titre de l’ouvrage qui parle (pour faire référence au siècle abusivement appelé « des Lumières ») des « seules lumières de la raison. »
Regardez bien à quoi son réduit aujourd’hui la plupart des salariés moyen : à l’état de rouage dans une organisation conçue d’en haut par quelques crânes d’œuf, sans aucune considération pour l’homme. Comme j’ai horreur de généraliser, je ne disconviens pas qu’il existe des entreprises qui fonctionnent sur un autre modèle, et j’en connais. Mais elles sont rares.
J’aimerais avoir votre avis !



lundi 5 août 2019

Mardi 30 juillet 2019. Penser et parler, ce n'est pas la même chose !


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JUSTE RÉFLEXION QUI ECLAIRE CE QUE PEUT ÊTRE LA CONSCIENCE.
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"La faculté de penser, ou l’esprit, est la faculté d’attacher des pensées aux mots, et la faculté de parler est la faculté d’attacher des mots aux pensées, qualité dont la deuxième tient à l’homme physique et à la flexibilité des organes, et c’est ce qui fait qu’elle est plus commune que l’autre, et qu’on voit plus de gens qui parlent facilement que de gens qui pensent très juste. […]."
Vicomte Louis de BONALD.
In Dissertation sur les idées (repris page 90 du tome troisième de l’ouvrage intitulé Législation primitive considérée dans les derniers temps par les seules lumières de la raison).
Librairie d’Adrien Le Clère et Cie, Paris, 1829).
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COMMENTAIRES.
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Dans la réflexion que nous nous efforçons de faire ensemble sur la conscience, ce passage est très éclairant pour nous. Il indique qu’il est parfaitement possible de concevoir qu’un être humain soit capable de penser sans pouvoir parler. Et c’est du reste ce que de nombreux neurologues ont pu montrer. Certes, il est impossible de penser sans passer par les mots, ou plus exactement par la parole intérieure. Car nous pensons avec des mots sonores. Et cette capacité de joindre en un seul acte un son, une forme et un sens m’a toujours paru extraordinaire.
Le psittacisme logorrhéique des journalistes en mal de pensée illustre l’ironique constat de notre bon vicomte : ils parlent beaucoup, mais ils pensent peu. Autrement dit, ils utilisent des formes lesquelles font du bruit, mais n’ont pas beaucoup de sens.
C’est tout pour aujourd’hui.



samedi 6 juillet 2019

Vendredi 05 juillet : l'assassinat légal ? ils n'ont ni regrets, ni remords


Grâce au concours conjugué de quelques membres de sa famille, du dévoiement de la médecine, de l’inhumanité de la justice (pour reprendre un bon mot de VOLTAIRE, monsieur MOLINS doit faire attention ; son cœur lui étant tombé dans la vessie, il se pourrait qu’il y accumulât quelques cailloux), grâce encore aux pressions de la franc-maçonnerie, Vincent LAMBERT vit ses dernières heures. Tous ces responsables auront à répondre au tribunal de Dieu, de leurs actes homicides.
Je vous livre un extrait de la Préface, situé page 5, d’un ouvrage dont je vous ai déjà parlé et dont voici la référence exacte :

de BONNALD [vicomte Louis].
Œuvres de M. de Bonald. Tome XII.
Démonstration philosophique du principe constitutif de la société, suivie de Méditations politiques tirées de l’Évangile.
Librairie d’Ad[rien] Le Clère et Cie, Paris, 1830.

"Nous ne  nous arrêterons pas plus longtemps sur cette doctrine abjecte [le sensualisme ou matérialisme], réfutée dans nos Recherches philosophiques, etc., et M. DAMIRON l’a remarqué : elle animalise l’homme, en n’offrant à ses désirs et à son activité que des jouissances matérielles ; elle laisse la vertu souffrante sans récompenses, le crime heureux, sans châtiment, la conscience sans remords, l’homme sans avenir et sans consolation ; et comme elle ne voit d’autre bonheur que la vigueur corporelle, et nie tout autre devoir que celui de la conserver, elle semble imaginée tout exprès pour les méchans (sic), que HOBBES appelle des enfans (sic) robustes."

J’ai respecté l’orthographe de cet ouvrage, paru avant la réforme qui eut lieu vers le milieu du XIXe siècle.

Notez bien chaque terme :

La vertu souffrante sans récompense : c’est bien le cas des parents de Vincent qui souffrent de voir leur fils handicapé et avaient accepté cette situation en la prenant en charge. L’insinuation de la presse qui en fait des catholiques intégristes est insupportable et honteuse ; elle impute à leur foi ce qu’ils appellent faussement un acharnement thérapeutique, moyen commode s’il en est de noyer le poisson et d’éviter une réflexion philosophique en profondeur sur ce qu’est la vie, et un travail scientifique non moins profond sur les lésions cérébrales. Moyen imparable de disqualifier davantage encore l’Église catholique. Conspiration accusatrice des imbéciles du type si bien décrit par BERNANOS. Ces gens m'inspirent à la fois du mépris et de la pitié.

Le crime heureux, sans châtiment, la conscience sans remords : il se semble pas que monsieur SANCHEZ, monsieur MOLINS, madame Rachel LAMBERT, sans compter PONCEFRELU-PILATOQUET aient à craindre la moindre sanction pour avoir accepté de mettre en œuvre un assassinat légal. Quant aux remords, on  attend toujours…

L’homme sans avenir et sans consolation : comment ces acteurs du crime légal pourraient-ils croire à quoi que ce soit de consolant dans la vie humaine, eux qui ne croient qu’à la jouissance matérielle, et certes pas à la vie éternelle.

N’épiloguons pas sur le bonheur qui résiderait dans la seule vigueur corporelle. Faute de pouvoir l'améliorer, car conserver la vigueur résiduelle de Vincent, "ILS" le pouvaient, "ILS" ont préféré ôter de leur vue, de leurs soucis, de leur conscience, un être humain sans défense. Décidément, cette philosophie politique est bien faite « pour les méchans ».


Louis de BONALD est né et est mort à MILLAU. Il écrit admirablement bien. Et sous prétexte qu’il était catholique, royaliste et ultramontain, on a dédaigné de l’honorer en cette ville en donnant son nom à une rue, une avenue ou un boulevard. Pire, là comme ailleurs, on a ignoré sa pensée philosophique. Or elle mérite d’être examinée objectivement, sans cette stupide prévention qui rejette dans les ténèbres de la République, tous les penseurs qui n’ont pas adhéré à la totalité de ses utopies, sans parler de ses erreurs. Les gens de CLERMONT-FERRAND n'ont pas eu ces scrupules, eux qui ont édifié un centre en l'honneur de Georges COUTHON, un  sanguinaire révolutionnaire des plus résolus, qui fut initié à la franc-maçonnerie en cette ville. On a les références qu'on mérité !


mardi 19 mars 2019

Dimanche 17 mars 2019. Nouvelles du pari bénédictin : philosophie du moi ; philosophie du nous, ou la condamnation d'un système politique


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetées à travers le ciel.
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LES TROIS ÉCOLES.
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"Les écoles de philosophie moderne, matérialiste ou éclectique [l’auteur désigne ainsi les philosophies relativistes], ont fait la philosophie de l’homme individuel, du moi, qui joue un  si grand rôle dans leurs écrits ; j’ai voulu faire la philosophie de l’homme social, la philosophie du nous, si je peux ainsi parler, et ces deux pronoms, moi et nous, distinguent parfaitement les deux manières différentes de philosopher.
Qu’on y prenne garde, cependant ; jamais ce moi, mille fois répété, ne peut être ni dire nous, et quel est le moi qui puisse dire nous, si ce n’est le moi général, un moi pouvoir, un homme enfin qui représente les autres ; l’homme roi dans une société, l’HOMME DIEU dans l’univers ?"
In
Œuvres de M. de BONALD. Tome XII.
Démonstration philosophique du principe constitutif de la Société. Introduction.
Librairie d’Ad. Le Clère et Cie, Paris, 1830. (Page 64.)
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COMMENTAIRES.
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Il est de bon ton de reléguer les œuvres du vicomte de BONALD au magasin des ringardises. En vérité, c’est un excellent philosophe ; sa langue est limpide et ses idées, fondées sur l’intuition, la tradition, le bon sens, et l’évangile, sont souvent extrêmement justes. Mais on préfère enseigner à nos jeunes têtes la philosophie des déconstructeurs, essentiellement relativiste, ou celle des matérialistes, désespérante et ténébreuse, plutôt que de comparer les trois types de philosophies, et notamment leurs conséquences politiques. BONALD en dégage une qui est essentielle : les philosophies matérialiste et relativiste sont des philosophies de l’individu coupé des relations avec les autres, avec la nature, et avec la transcendance (quelle que soit la forme ou le nom qu’on donne à cette dernière). Il en résulte un système parfaitement individualiste, qui faute d’être ancré dans des valeurs stables, transhistoriques et transpatiales,  obligent les pouvoirs publics à réguler sans cesse par des lois souvent contestables, et toujours contestées, les  comportements des individus, sans considération pour les personnes, sujets sociaux en relation avec autrui. Là git, me semble-t-il les raisons profondes de la crise que traverse notre malheureuse patrie : ses dirigeants confondent plaisir et bonheur, ordre imposé et ordre accepté, autorité de service et pouvoir de contrainte. Et les choses ne vont pas aller en s’arrangeant.
Que le parieur se souvienne de cette parole du Maître : le serviteur n’est pas au-dessus de son Maître, et l’on sait ce qu’il est advenu au Maître, Lui qui était sans péché.

samedi 15 mars 2014

Nouvelles de la Résistance : les médias et les journalistes vus par un prophète

Vite et d'abord la devise :

Non, ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. La citation du jour.

"Car il faut en convenir, c'est une terrible puissance que celle des journaux politiques. Un homme loue un local à placer ses bureaux ; il traite avec des marchands de papier et des imprimeurs ; il engage des rédacteurs, jeunes pour la plupart, et frottés de bel esprit et de littérature romantique, mais sans expérience des hommes et des choses ; il leur livre la religion, la politique, la morale, la société, le public, le roi lui-même : "" Parlez de tout et osez tout, leur dit-il, et régentez les peuples et les rois ; livrez-vous aux conjectures les plus hardies, avancez les faits les moins certains ; plus vous serez malins, méchants ou frondeurs, plus vous serez lus ; ne craignez rien ; à côté de vous est le bouc émissaire, un éditeur fictif, ou gérant, responsables de toutes vos iniquités, payé pour être puni à votre place, même corporellement ; et, fussiez-vous seul de votre avis, souvenez-vous que vous êtes... l'opinion publique."
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2. Commentaires.
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Ces paroles, auxquelles, hormis la mention du roi, rien ne devrait être changé, nous les devons à Louis de BONALD (In Mélanges littéraires, politiques et philosophiques. Tome second. Librairie Adrien Le Clere, Paris 1854. [Je possède ce livre ainsi que le tome premier du reste.]) Dire que je partage entièrement l'opinion de Louis-Gabriel-Ambroise, vicomte de BONALD en matière de liberté de la presse serait un mensonge. Il était en faveur d'une censure d'état et je ne partage pas cette opinion. Mais la question est bien de savoir s'il n'existe pas aujourd'hui une forme plus subtile de censure, celle, par exemple, qu'un Pierre BERGE, président du Conseil de Surveillance du Monde, exerce sur la rédaction de ce "Journal". (Souvenez-vous qu'il a voulu sanctionner le responsable de la parution d'une publicité en faveur de La Manif Pour Tous.) Examinez les journaux gratuits de ce jeudi 13 mars, où Direct Matin réussit l'extraordinaire performance de publier une livraison où il n'est pas question un seul instant de l'affaire du mensonge de madame TAUBIRA. Examinez la réaction d'un RUQUIER qui tacle un de ses invités parce qu'il s'est permis de traiter les Femen de "connes" (ce qui me paraît une insulte très légère et déplacée car très en deçà de la réalité). Lisez les quelques informations que je donne ci-dessous et notamment celle qui a trait à la censure d'un tract électoral à TOULON pour des motifs qui sont incroyablement incroyables ! Regardez le Yann BARTHES qui, au Petit Journal, en raison de sa belle gueule, se croit permis de tourner en dérision tous ceux qui ne partagent ni ses opinions ni son état de vie.
Les Français ne sont pas si bêtes qu'ils le croient, ces imbéciles patentés et plus bernanosiens que jamais. Parce qu'ils ont de l'argent, du prestige social, des relations de pouvoir, voire le pouvoir, ils s'imaginent qu'ils peuvent nous faire accroire tous leurs mensonges et leurs manipulations. Ils se trompent, ils se gourent, ils errent, et bientôt ils sombreront, si ce n'est dans le mépris -qu'à mon avis nul être humain ne mérite - du moins dans l'oubli du Peuple. Les livres d'histoire raconteront les grandes manifestations et le mouvement social qui, grâce au bienveillant concours de ces imbéciles, secoue, traverse et réveille le meilleur de notre patrie. Je doute fort qu'ils mettent en couverture la photo de monsieur BERGE ou de monsieur BARTHES ou de monsieur RUQUIER.
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3. Infos sur la Résistance (surtout via le salon beige).
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21 mars : accueil de Christiane Taubira au salon du livre (via le Salon beige).
Au salon du livre de Paris : Christiane Taubira est attendue vendredi 21 mars, de 16h à 16h30.
Mais aussi, côté jeunesse, une table ronde qui « écrabouille gaiment les stéréotypes » comme « les filles jouent à la poupée et les garçons à la bagarre ». Vendredi, 15 h 30 / 16 h 30, «P’tite scène », Dès 5 ans.
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Accueil de George Pau-Langevin le 13 mars à Antony

"Nous étions une quinzaine de militants venus accueillir Madame le ministre George PAU-LANGEVIN jeudi 13 mars au soir à Antony (92) en préambule de la réunion électorale de la liste d’union de la gauche pour les municipales 2014. Un temps annoncée, Christiane TAUBIRA, s’est finalement décommandée au profit du Ministre délégué chargé de la « réussite éducative » (sic ! si si, ça existe). Surpris par notre mobilisation malgré l’absence du Garde des Sceaux, les militants de gauche nous ont fait bon accueil à l’image de François RIVET, le numéro un de la liste, qui est venu échanger avec nous. Petit ou grand Ministre, à Antony, la LMPT ne lâche rien !"
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Combien d'erreurs sur cette photo électorale ?


Sur cette photo issue du tract électoral de la liste Tous pour la famille, à Toulon, destiné aux électeurs :

La commission de propagande a rejeté la profession de foi de la liste Tous pour la famille, à Toulon, refusant sa diffusion par les services préfectoraux au motif que le foulard porté par Geneviève sur la photo y figurant était "trop rouge" alors que certaines lignes sont en bleu et que le papier est blanc, ce qui évoquerait de façon trop flagrante le drapeau français.
Flagrant, non ?
Cette décision a été attaquée en référé devant le tribunal administratif de Toulon.