mercredi 11 juillet 2012

L'information contre la culture

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Françoise CHAUVIN vient de publier, sous les titre Les hommes de l'éternel,  aux Éditions MAME, en 2012, une série de conférences délivrées par Gustave THIBON entre 1940 et 1985. Il faudrait pouvoir citer in extenso  ce que dit notre vigneron philosophe. Je me contenterai de vous livrer la conclusion d'une causerie qu'il a faite à LAUSANNE, sans doute en 1965, sous le titre L'information contre la culture.
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"[...]la culture, comme le foi, exige un soubassement social. Il importe avant tout, pour faire face aux puissances anonymes qui dirigent l'opinion, des créer des ilôts de résistance, des groupes d'hommes concrètement liés les uns aux autres par le même idéal, la même foi. A l'intérieur de la cité technocratique et totalitaire qui règne 'par la force et par la grimace', nous avons à restaurer une cité fraternelle : une cité d'hommes libres et associés en tant que libres, un milieu social porteur de ces valeurs éternelles qui sont au-delà du social, une cité temporelle qui, au lieu d'écraser les individus sous la pesanteur des idoles, soit le lieu de passage vers la Cité de Dieu."
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Tous les mots comptent ici. Et dans le contexte politique actuel, il est important de les bien peser.
(a) Chers et rares lecteurs, je vous propose de créer cet ilôt de résistance. Il n'est point nécessaire de créer une association, une usine à gaz, un groupe de pression. Que nenni ! Il s'agit d'échanger nos idées et de lutter de toutes nos forces contre le système monstrueux qui continue de se mettre en place avec le concours aveugle de la puissance publique. Il s'agit de propager ces idées, de les faire connaître et partager. Je n'ai pas l'illusion de croire que nous renverserons le cours des choses, mais du moins, nous pouvons faire émerger timidement un nouveau mode de pensée (et non pas une nouvelle idéologie).
(b) Chers et rares lecteurs, je vous propose une méthode. Nos opinions doivent être fondées sur des faits, vérifiés et criblés. Ces faits doivent être replacés autant que possible dans une chaîne de causes et d'effets. Nous devons nous garder de l'idéologie, c'est-à-dire de la généralisation hâtive, et de cette maladie moderne qu'est l'auto-encéphaloscopie (si l'on me permet ce néologisme) laquelle consiste à regarder dans son cerveau plutôt que dans le réel. Non, tous les riches ne sont pas des salauds ; non tous les immigrés ne sont pas des fraudeurs ; non, tous les fonctionnaires ne sont pas des profiteurs. C'est le discernement, l'étude opiniâtre de la réalité, le partage entre les fraudeurs et les hommes droits, entre les travailleurs déclarés et les clandestins truqueurs, entre l'agent consciencieux et le planqué à manchettes de lustrine, qui permettra d'avancer avec justesse, justice et droiture.
(c) Chers et rares lecteurs, je vous propose, une fois faite cette discrimination, de ne pas tomber dans le piège de la condamnation sans appel ou de la louange complaisante. Là où un problème est posé, il y a une solution ou des solutions. Il s'agit simplement de l' (les)exposer, en disant clairement d'où chacun de nous parlons. Il apparaîtra certainement des divergences dans nos commentaires ; c'est logique, mais du moins aurons-nous agi "en hommes libres et associés en tant qu'hommes libres". Nous n'appartenons pas à l'état et encore moins au parti socialiste. Et nous devons le leur faire savoir, jusques et y compris au moyen la désobéissance civique quand les limites de l'acceptable sont franchies. Et il se pourrait qu'elles le fussent avant longtemps.
(d) Méfions-nous de l'nformation. Elle donne l'illusion aux informés qu'ils savent. En réalité, elle formate, elle manipule, elle ment, elle déforme, pour toute sorte de raisons qui ne sont pas toutes volontaires ou conscientes, mais découlent des exigences du métier d'informateur (urgence, immédiateté, sortie du contexte, surperficialité nécessaire pour éviter efforts et ennui aux lecteurs ou aux auditeurs). Et promouvons la culture. On y reviendra.
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mardi 10 juillet 2012

Propagande

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C'est la première fois que, sans du reste l'avoir voulu, je regarde un journal télévisé depuis les élections présidentielles. Une séquence, sur TF1, nous présente François HOLLANDE à l'Elysée ; il traverse "à pieds" la cour d'honneur, précise une voix enamourée et admirative, va serrer ostensiblement "la main des gendarmes", reçoit ses collaborateurs avec décontraction (il ne porte pas de cravate). Il nous est montré une pièce ou s'affairent des jeunes gens et jeunes filles qui trient du courrier. Le responsable de ce service indique avec gravité et componction qu'il est important de connaître l'opinion des citoyens et que ce service sert à prendre le pouls de l'opinion publique. Il semble, mais je ne me souviens pas de l'avoir entendu expressément, que le responsable prétend répondre à tout ce courrier. Bref, un modèle de démocratie de proximité...
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Trois jours plus tôt, j'emprunte un bus de la CTS (Compagnie des Transports Strasbourgeois) de la  ligne 13 (direction Lingolsheim Gare) ; je vais dans ce quartier de STRASBOURG qui jouxte LINGOLSHEIM. Derrière l'inconfortable siège où je suis assis, sur un siège non moins inconfortable, un homme d'un certain âge. Nous ne sommes pas bien nombreux dans ce bus. Les échanges sont plus faciles. Soudain, alors que je ne lui demande rien, je l'entends dire : "Je n'ai pas voté pour lui". Je lui réponds, comprenant à  sa mine attristé de qui il veut parler que moi non plus. L'homme me raconte son histoire, sans que je lui demande quoi que ce soit. Avais-je l'air d'un citoyen prêt à entendre sa plainte ? Sans doute. Il est invalide à 80 % et la COTOREP lui versait une pension d'invalidité. Elle lui réclame depuis trois mois, avec insistance, le remboursement de 6000 euros, au motif qu'il a quitté la France pendant une période supérieure à 6 mois, ce qui, paraît-il, conduisait à l'interruption du versement de la pension. Bien entendu, il est insolvable et dans l'incapacité de rembourser cette somme. J'ai écrit, me dit-il, au Président SARKOZY dont j'ai reçu une réponse dans les trois jours : on m'assurait que l'on allait se renseigner et donner suite à mon affaire. Hélas pour lui, ajoute-t-il, les Français ont préféré monsieur HOLLANDE. Qu'à cela ne tienne. Il réécrit au nouveau président, une fois, deux fois, sans que le service si complaisamment présenté au journal de TF1 hier soir, lundi 9 juillet, n'ait daigné lui répondre. Ils ont du prendre du retard chez le Père Noël !
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Il s'agit d'une anecdote. Mais elle illustre bien la disjonction entre la propagande, les blablas, et la réalité. J'ai conseillé à ce monsieur de ne rien rembourser et de faire appel au Médiateur de la République. Et je me permets de porter à la connaissance de mes rares lecteurs ce que j'ai vécu d'une part, et ce que j'ai entendu de l'autre, en l'espace de trois jours.
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Il existe bien une spécialité socialiste : celle de la propagande. Je ne comprends pas les journalistes qui présentent de tels reportages sans aucun esprit critique et sans enquête de satisfaction préalable sur le fonctionnement d'une service censé être à l'écoute du citoyen.
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C'est tout pour ce matin.

lundi 9 juillet 2012

L'orphéon gouvernemental

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Il en est du gouvernement actuel comme d'un orphéon municipal. Du joueur de gros tuba au tintinabulateur de triangle, tous font semblant de suivre le chef qui, tout en battant la mesure, marche à reculons en tête du cortège en regardant ses ouailles avec de gros yeux, pour tâcher de les faire jouer en mesure. Le pauvre s'échîne, s'époumone, s'éponge le front du revers de sa veste à galon, mais il en résulte un tintamarre des plus cocasses qui ne trompe personne dans la foule amusée, car chacun joue sa propre musique.
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Madame FILIPETTI veut instaurer une taxe sur les I-phones, ordinateurs et  moyens d'accès autres que la télévision classique aux programmes télévisés. Monsieur CAHUZAC est contre. Monsieur FABIUS assure au premier ministre turc qu'il n'y aura pas de nouvelle loi sur le génocide des Arméniens, monsieur HOLLANDE affirme au responsable des français descendant des Arméniens réfugiés dans notre patrie au moment du drame (celui-ci lui téléphonait pour témoigner de sa surprise devant ces propos inconsidérés), qu'il en fera une. Voilà deux exemples récents de dissonance. Elles datent de moins de 8 jours.
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Monsieur FABIUS a traité monsieur HOLLANDE "d'opposition caoutchouc" ; il est devenu le ministre des affaires étrangères de celui qui disait de lui que c'était "le pire de tous, notre pire adversaire. Il ne pourra jamais être ministres des affaires étrangères (...) à cause de son 'non' au référendum".

Monsieur MONTEBOURG a surnommé François HOLLANDE de "FLANBY" ; il est devenu le ministre du redressement productif de celui qui le traitait de "paon qui fait la roue et s'admire".

Monsieur PEILLON s'est douloureusement plaint de ce que "François ne travaille pas, il ne lit rien, il n'y a que les dépêches AFP qui l'intéressent". Il est devenu le ministre de l'éducation nationale de celui qui le présentait comme "sournois comme un serpent".
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Sans forcer le trait, il est évident que tous ces gens se détestent ou se combattent, et que ces mésententes visibles n'augurent rien de bon pour notre patrie. Entendons-nous bien. Je ne mets nullement en doute le désir qu'ont toutes ces personnes de servir aussi les intérêts de la France. Il en est même qui ont du talent. Je doute simplement qu'ils sachent dépasser leur idéologie pour regarder la réalité en face. Tant qu'ils confondront l'argent avec la richesse, la patrie, avec le parti, les électeurs socialistes avec les Français  il n'y aura aucun moyen de sortir du cercle vicieux dans lequel nous a enfermé leur présentement très pauvre analyse de l'économie, de la société et de l'homme. On peut penser qu'ils seront ramenés sur terre par les faits qui eux ne mentent pas. C'est vraiment ce que je souhaite.
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mercredi 4 juillet 2012

Réflexion d'un jour

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Vu ce matin dans le métro, cette petite annonce concernant l'ouverture et la fermeture des diverses stations. "La station Liberté est fermée jusqu'au 23 (ou 24, je ne sais plus) août". Je la trouve savoureuse cette mention, et parfois je me demande si un malin génie ne cherche pas à nous faire comprendre le sens profond des événements.
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Je connais bien des imbéciles (au sens de BERNANOS) qui risquent de se mordre les doigts. Ils ont voté pour un champion qui prétendait défendre leur liberté : au lieu de cela, l'un de ses ministres, madame FILIPETTI puisqu'il faut la nommer (comme il fallait nommer la peste par son nom dans la fable de notre bon LA FONTAINE, dans ce petit chef d'oeuvre qui a pour titre : Les animaux malades de la peste), donc madame FILIPETTI, pour augmenter notre liberté d'échange propose d'instaurer pour tous les utilisateurs d'internet une REDEVANCE. Vous voyez, ces gens qui méprisent l'argent, cherchent par tous les moyens à en faire rentrer dans les caisses de l'état et accessoirement dans celle de tous ces innombrables élus qui grouillent sous les lampions des luxueux salons de nos palais, présentés comme les Palais de la République : je veux parler du Sénat et du Palais Bourbon.
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C'est une constante marotte, une obsession, une addiction qui saisit nos socialistes : pour eux notre argent, celui que nous gagnons ou avons gagné par notre travail est l'argent de l'état. Il ne nous appartient pas, pas plus que nos enfants que l'on oblige à fréquenter (pour toutes sortes de raisons dont la gratuité) des établissements où l'on enseigne le mépris de la morale, la moquerie de la politesse et la négation de l'esprit civique pour en faire de bons moutons.
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Il faut s'attendre aussi à bien des augmentation d'impôts. Et ceux qui imaginent que la seule taxation des riches suffira à combler le gouffre abyssal creusé par des libéralités injustifiables envers telle ou telle catégorie de citoyens, de fonctionnaires (ah ! la prime de chauffage des employés du Sénat ! Indéxée sur le prix du pétrole, elle atteint la coquette somme de 4 000 euros et quelque par ans), ou de ressortissants étrangers qui n'ont strictement rien d'autre à faire que de traire la vache à lait, en seront pour leur frais  (attention, là encore, pas de généralisation hâtive ; tous les étrangers ne sont pas dans ce cas, loin de là ; il en est de fort civiques, civils et polis).
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Monsieur HOLLANDE a perdu 7 points d'opinions favorables dans les sondages. Je doute fort que le seul soutien de quelques citoyens à son projet insensé de mariage homosexuel  soit de nature à le faire remonter. Allons, je prends les partis. La chute va continuer, et c'est heureux. Car le mensonge se paye du mépris public et il a menti, sur toute la ligne. Il faudra apurer les comptes publics, diminuer les charges de l'état (et donc le nombre de fonctionnaires), moins intervenir dans la vie des corps intermédiaires. Certes les subventions aident bien des associations à survivre. Mais l'argent qui nous est pris pour le leur donner est très cher, en termes gestion, de contrôle, de paperasses et nous empêche de le transférer à qui nous voudrions. Pitié, de l'air, de l'air. Oui, la station Liberté est fermée et je crains fort que ce soit pour très longtemps. La vie du citoyen dans l'espace public n'appartient pas à la classe politique, elle n'appartient pas davantage à l'Etat. Elle nous appartient à nous. Courage, résistons à ces furieux de l'impôt, à ces adeptes de l'interdiction à ces spécialistes de l'embrigadement des cerveaux.
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C'est tout pour aujourd'hui. Si, quand même ; à quand une loi sur l'interdiction des cumules de mandats ? En entendites-vous parler sur les étranges lucarnes ? Ouites-vous le moindre murmure sur cette mesure adoptée dans l'enthousiasme par les militants socialistes ? C'est tout de même plus urgent que le mariage homosexuel ou la loi sur l'euthanasie, non ?

jeudi 28 juin 2012

Plus sectaire qu'eux, tu meurs

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Monsieur Claude BARTOLONE a été élu Président de l'Assemblée Nationale. Aux dires de Sophie HUET, journaliste au Figaro (elle semble être impartiale et objective, saluons sa probité), le nouveau Président, par son attitude et ses paroles a gagné l'estime de tous ses collègues. Tous les députés l'ont applaudi debout. C'est bien.
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Maintenant parlons un peu du sectarisme des députés socialistes. Pas un, semble-t-il, n'a jugé utile de saluer madame Marion MARECHAL-LE PEN, élue du FN, qui en raison de son âge - c'est la plus jeune de nos élus - avait pour mission de surveiller le scrutin. Ce ne fut pas le cas de la plupart des élus de l'UMP qui ont fait preuve de cordialité à son endroit. Quel mépris pour les électeurs que l'attitude de ces pantins. A-t-elle volé ses voix ? A-t-elle été élue par des voyous ? Et les Français qui ont voté pour elle sont-ils moins dignes que ceux qui ont porté leur voix sur les représentant de l'extrême-gauche ? Mais qu'est-ce ça signifie ? Du côté de l'opposition UMP, monsieur Jean-François COPE, assis à côté de monsieur COLLARD, autre député du FN, n'a pas jugé bon de lui adresser la parole. Et il a même plaisanté en disant (je cite de mémoire) qu'il n'avait jamais été heureux au loto et que cette promiscuité ressemblait un peu à ces échecs réitérés.
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Ainsi, non seulement les députés PS et monsieur COPE sont sectaires, mais ce sont aussi des gougnafiers. Au train où vont les choses, il ne faudra pas s'étonner si avant peu, il y a une révolte du bon peuple qui ne comprend pas pourquoi, dans une République qui a inscrit la Fraternité comme le troisième terme de sa devise, des gens qui disent la défendre avec des trémolos dans la voix ne défendent que leur pré-carré, leurs intérêts personnels et ceux de leur clientèle électorale. Le Front de gauche qui pèse 11 % des voix a plus d'une dizaine de députés ; le FN qui en a près du double, n'en obtient que deux. Voilà  qui devrait amener les défenseurs de la justice à revoir leur code. En vérité, il nous faut un régime présidentiel, et une représentation nationale qui tienne un peu plus compte de l'opinion du pays. Encore une fois, je ne crois pas que le FN ait une solution politique crédible aux difficultés qui nous assaillent, et certaines de ses positions me semblent combattables et même dangereuses. Mais quand un gouvernement revient à donner plus de droits à des étrangers qui pour certains le bafouent, se moquent de ses lois, veulent lui imposer les siennes, et que ce gouvernement accable ses propres nationaux d'impôts, de règlements, d'exclusions, d'ukase, alors il faut dire stop et rentrer en résistance dans le respect des lois pour autant qu'elles n'offensent pas la conscience et que cette résistance s'inscrive dans la reconnaissance de l'humain en tout homme.
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Et je vais plus loin. si ces messieurs du PS boycottent les élus du FN, alors qu'ils aillent plus loin et interdisent ce parti. On verra bien. Leur attitude est misérable, inconséquente, puérile, insupportable, antidémocratique et assez peu républicaine.
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Bref, plus sectaires qu'eux, tu meurs !

lundi 25 juin 2012

Bonnes feuilles de Julien Benda

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Je vous avais promis de vous livrer un petit commentaire sur le livre que Julien BENDA a publié sous le titre Discours à la nation européenne, en réponse sans aucun doute aux Discours à la nation allemande de FICHTE.
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Julien BENDA est sans doute un philosophe qui prend la pause. Une critique très serrée de ses positions a été publiée par Jean MALAQUAIS sous le titre Julien Benda et la justice abstraite. http://revueagone.revues.org/822 (Revue AgonE, tome 23, pages 193-204, 2000). Et je dois dire que son idéalisme froid, inspiré de PLATON et de KANT me glace quelquefois le coeur. Mais il aime la philosophie spéculative et il dit dans l'ouvrage dont je viens de vous donner le nom des choses tout à fait intéressantes. Celle-ci, notamment :

"La religion de l'originalité est la religion de ce qui ne se rattache à rien et toise l'univers du haut de cet Unique. C'est la religion de l'orgueil et du mépris."

Et s'adressant aux clercs (dont il avait fustigé la lâcheté dans son fameux La trahison des clercs), il leur dit encore ceci :

"En tout cela, ce qu'il vous faut faire, c'est encore détruire l'oeuvre insensée du XIXe siècle, qui s'est mis à élever la spontanéité au-dessus de l'ordre, l'originalité au-dessus de la vérité."

Nous y voilà. BENDA rejoint là Marcel DECORTE dont je vous ai souvent parlé. Tout le monde aujourd'hui se veut original et se pense "différent" des autres alors que chacun de nous ne fait que les imiter dans leur conformisme de pensée, de désirs et de comportement. C'est que nous sommes pris dans les griffes du gros animal social français, héritier de la Révolution.

Ce désire de changement, ce prurit d'originalité, cette volonté affichée de création (voyez comment l'on singe,  le Créateur), c'est la maladie incurable su siècle. Elle explique les délires de certains artistes (ah ! le monochrome verts de KLEIN, un monochrome qui se présente comme une planche à pain verticalement dressée enduite d'un vert glauque, un vert verts-de-gris, un vert caca d'oie, et qui vaut des millions. Ah ! Le Golgotha picnic,  le Piss Christ, les infâmes colonnes de BUREN, et les délires musicaux de tel ou tel auteur). Attention, il ne s'agit pas de jeter le bébé avec l'eau du bain, et il est tout à fait possible de discerner dans la modernité ce qui vient de l'esprit (MANESSIER par exemple) ou ce qui est le fruit pourri de l'orgueil et de la bouffissure de l'ego. En matière de politique, nous allons être servi, que dis-je, nous le sommes déjà, tant les situations personnelles, les propositions aberrantes, l'idolâtrie du relativisme ont atteint des sommets. Nous sommes en train de crever, et il semble que la plupart d'entre nous en soyons heureux. Nous sommes dans le vent !
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Donc, BENDA sur l'originalité à tout prix, a mille fois raison. La nouveauté, l'originalité n'est pas de nature dialectique ; elle n'est pas davantage le fruit de l'automatisme de la parole ou du geste. La nouveauté est ce vient ajouter à la substance ; elle est de nature purement accidentelle (au sens philosophique qui oppose la substance à l'accident) et cependant pensée.
Et en matière politique, on a vu ce que donne la rupture !
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A bientôt.


samedi 23 juin 2012

Un texte de l'Institut pour la Justice

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J'ai reçu ce texte émanant d'un correspondantde de l'Institut pour la Justice.
N'hésitez pas à le faire connaître et à adhérer à cet organisme.
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"Bonsoir à tous les membres de l’association ainsi qu’à ceux qui font qu’elle existe.

Je souhaitais évacuer l’immense peine qui m’envahit depuis l’annonce du décès de mes deux collègues féminins gendarmes.

Je ne peux m’empêcher d’être en colère et d’avoir le goût du sang dans la bouche. Il n’y a plus aucune limite chez cette partie de la population qui semble avoir acquis ses valeurs dans un univers virtuel ; mais tellement réel pour les familles de leurs victimes !

J’apprends qu'Abdallah Boumezaar pourrait être mis en examen avec sa compagne. Il était incarcéré jusqu’au mois de septembre dernier ! Il s’agit d’un multirécidiviste incontrôlable qui bénéficie de l’abandon d’une justice étouffée par un pouvoir politique bien-pensant ! Quel est l’intérêt d’une information judiciaire face à de tels actes ? Demander à des gendarmes d’auditionner des membres de sa famille afin de pouvoir dire que c’est un adulte qui a connu une enfance difficile ? Lui trouver des circonstances atténuantes ou un début d’explication à son acte barbare ? Dépenser une fois de plus l’argent du contribuable pour influer sur la décision de la cour d’assises ? Connaître, à travers des expertises et contre-expertises, les angles de pénétration des balles avec lesquelles il a tué les gendarmes ? Avec un peu de chance les délais des expertises lui permettront de ressortir avant son jugement et de pouvoir fuir ; voire faire de nouvelles victimes pour devenir une star du petit écran !

Le ministre de l’intérieur nous explique que la nation va rendre hommage à nos deux collègues décédées alors que dans le même temps M. HOLLANDE souhaite abolir les peines plancher qui « sont contraires au principe de l'individualisation des peines». La justice publique est venue brider la justice privée en lui promettant d’être dissuasive et de protéger l’individu. Où en sommes-nous aujourd’hui ? 90€ pour un dépassement de 6 km/H en agglomération avec un système de recouvrement plus onéreux que la créance et une violence galopante épargnée par un pouvoir condescendant...

Je suis chef de groupe enquêteur en unité de recherches au sein de la gendarmerie nationale (l’Institut pourra relayer vos messages car je me suis clairement identifié auprès de lui et il a pu vérifier mon appartenance à l’institution). Je sors de mon devoir de réserve et de mon anonymat pour crier ma colère. Je suis âgé de 40 ans et cela fait maintenant 18 ans que j’accompagne les victimes. Je me suis investi corps et âme durant plusieurs années de mon existence pour mon métier et au détriment de ma famille. Je ne regrette aucun de ces moments offerts aux victimes et à leur famille. Aujourd’hui je ne me reconnais plus dans ce système régenté par les statistiques et qui permet aux délinquants de faire partie du paysage audiovisuel entre deux sujets d’information au journal télévisé ; quand ce n’est pas entre deux publicités !

Nos représentants ont le devoir de nous protéger des prédateurs qui menacent la cité. Je me tourne vers chacun d’entre vous messieurs et mesdames nouvellement élus. Rappelez-vous que vous avez promis de défendre les intérêts et de garantir les droits de chacun de vos concitoyens. Comment pouvez-vous tolérer et permettre de telles choses qui durent maintenant depuis de si nombreuses années ! Les policiers et les gendarmes sont-ils en guerre ? Doivent-ils mener le combat de la paix publique seuls ? Ne serions-nous pas en droit de brûler des voitures ou des containers à poubelles pour être entendus à notre tour ? Est-ce ainsi que vous apportez votre soutien aux garants des libertés individuelles ?

Je croise les doigts régulièrement pour que l’un de mes proches ne soit pas victime d’un tel individu car je sais que cela aura pour conséquence de m’anéantir. Dois-je prendre les armes pour protéger ceux qui me sont chers ?

Je crains malheureusement que notre justice ne soit de plus en plus défaillante dans les années à venir. J’invite donc toute personne, qui aura pris connaissance de ce mail, à rejoindre l’Institut pour la justice et à inviter les membres de son entourage à faire de même.

Ma colère et mon inquiétude ne sont malheureusement pas apaisées à l’issue de ce message mais mes pensées vont aux proches de mes deux collègues décédées.

Je laisse ce texte à la pertinence de l’Institut qui pourra en faire l’usage le plus opportun à ses yeux.

Un citoyen qui veut croire



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Vous aussi, vous pouvez agir en transmettant ce message à tous vos contacts et en signant nos pétitions adressées aux pouvoirs publics.

Il y a quelques jours, nous avons rassemblé plus de 260 000 signatures contre le laxisme de la justice des mineurs. Si vous n’avez pas encore signé la pétition, vous pouvez le faire allant sur notre site.