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mardi 8 avril 2014

Nouvelles de la Résistance : Veillée nationale ce soir

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Non, vous l'aurais-je assez dit, ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche d'être vrai, c'est la lâcheté.
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1. La citation du jour.

Ce soir grande veillée nationale des Veilleurs sur Culture et démocratie. Voici un texte que je me propose de lire en un lieu de veillée que je vous révélerai demain. Pour les Parisiens, le rassemblement se fera à la Fontaine Saint-Michel.

"[…]. Aussi monsieur SAUVY a-t-il parfaitement raison d’affirmer que l’information est d’une importance capitale en démocratie : elle est le seul lien qui puisse rassembler les individus en « société », le seul qui les articule plus ou moins les uns aux autres, le seul qui les avertisse des événements dont la connaissance importe aux conduites qu’ils doivent tenir. L’information coïncide avec la démocratie moderne et il n’est pas extraordinaire qu’elle en expulse peu à peu les trois pouvoirs qu’on attribue au système, pour s’agglutiner finalement à la puissance qui dirige le régime et dont nous savons qu’elle est toujours tyrannique et arbitraire, quel que soit l’aspect anonyme ou déclaré qu’elle revêt. Démocratie et information vont de pair. L’une et l’autre sont symétriquement irréelles.

            L’information est aussi indispensable aux régimes démocratiques contemporains et réciproquement que ne le sont entre eux l’avers et le revers d’une médaille. C’est la démocratie qui fait surgir l’information et c’est l’information qui permet la survie du système au titre d’élément décoratif d’un autre régime qui n’a pas encore reçu de nom : elle lui infuse un semblant d’existence parce qu’elle est perceptible, audible et visible. Les individus plongés dans la « société » de masses que la démocratie a fait surgir de l’Ancien Régime à microgroupes ont désormais en commun quelque chose qui les rassemble mais dont la précarité doit être renouvelée à chaque instant : le contraire des valeurs immanentes à la vie quotidienne et à ses finalités, la nouveauté, le choc émotionnel enrobé dans une conception imaginaire de l’existence sociale ou encore les changements incessants que « l’évolution » apporte au système de lois et de règlements qui enserre les citoyens dans ses rets et qui s’efforce de canaliser leurs comportements subjectifs en multipliant et en reserrant les maille de son filet par de perpétuelles « réformes de structure »."

Marcel De CORTE.
L'intelligence en péril de mort.
Edition du Club de la culture française, Paris, 1969. (Je possède et j'ai lu dix fois ce livre remarquable !)
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2. Commentaires.
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Je conviens avec vous que ce texte est dense et d'approche difficile. Il n'entend pas condamner la démocratie, mais les démocraties contemporaines, tout entières plongées dans le relativisme, et le combat des factions à coup d'idéologie pour la prise du pouvoir. En vérité, nous vivons sous le régime du relativisme le plus agressif, ce relativisme dont MUSSOLINI disait "qu'il est le fascisme" (je garantis l'authenticité de cette citation).
Nous avons besoin d'une information complète et non pas filtrée par des journalistes peu scrupuleux, des journalistes qui baignent dans leur ego boursouflé (heureusement, il y en a qui sont honnêtes) ; cette information ne peut se cantonner à nous faire prendre de connaissance de faits (soigneusement sélectionnés) et immédiatement, absolument contemporains de l'instant où ils sont diffusés. Ainsi et par exemple, les journaux télévisés dans leur forme sérieuse ou caricaturale, attaquent directement ou à mots couverts les ringards que seraient les cathos qui croient à la Parole du Maître, mais ils se gardent bien de nous montrer les photos des djihadistes syriens en train de jouer au football avec les têtes des chrétiens de KASSAB qu'ils ont décapités au nombre de 13. Je les ai vue,s ces photos, et je n'ai pas osé les publier dans un billet, tout simplement parce que l'on ne peut pas jouer sur l'émotion, bien compréhensible, pour faire avancer la vérité, mais l'on doit prendre du recul devant l'événement pour en voir toute l'horreur et toute la signification historique.
Une peau de saucisson dans une mosquée, et nous avons droit à une levée de boucliers des bien-pensants. Attention, je ne dis pas que j'approuve ce geste, mais je n'approuve pas davantage les profanations des églises qui, en nombre croissant, sont taguées, voient leur tabernacle brisé, leurs statues cassées, les chandeliers renversés, les bénitiers souillés d'excréments ou d'urine. Ces faits sont vérifiables (L'observatoire de la Christianophobie nous en donne des exemples pratiquement chaque semaine). De ces faits, nul ne nous informe. C'est bien le vice fondamental de la démocratie contemporaine qui n'a plus de démocratie que le nom et qui n'est qu'une forme terrible, insidieuse et révoltante de la servitude imposée par une minorité. à une majorité. La collusion entre les politiques, les journalistes et les puissances d'argent ou les sociétés de pensée empêche que la vérité des faits ne soit divulguée. Il n'y a donc pas d'information, sans parler, bien entendu, des mensonges historiques dont on bourre le crâne de nos enfants.
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3. Infos sur la résistance.
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Les lieux des veillées.

73 veillées sont organisées demain en simultané dans toute la France, sur le thème "Culture et démocratie". A quelques exceptions près, toutes commencent à 21h :
  • Ajaccio – Cours Napoléon (20h30)
  • Angers – Place du Ralliement
  • Annecy – Place de l’Hôtel de Ville
  • Arras – Beffroi place des Héros
  • Auch – Allées d'Etigny
  • Beauvais – Parvis de l’Hôtel de Ville
  • Bergerac – devant le Palais de Justice
  • Blois – Place de la République
  • Bourg-en-Bresse – (lieu à venir)
  • Bourges – Parvis de la Mairie
  • Cambrai – Parvis de l’Hôtel de Ville
  • Carhaix – Place de Latour d’Auvergne
  • Carpentras – Parvis de la Mairie
  • Chalon-sur-Saône – Place de l’Hôtel de Ville
  • Chambéry – Place du Château
  • Chartres – devant le monument à la mémoire de Jean Moulin (face à la Médiathèque)
  • Châteauroux – Place de la République (20h30)
  • Chatou – Gare, côté Choissy (20h30)
  • Cherbourg – devant le Théâtre (20h30)
  • Clermont-Ferrand – Place de Jaude
  • Cognac – Place François 1er
  • Colmar – Koïfhus
  • Dreux – devant la Sous-Préfecture
  • Evron – devant la Mairie
  • Haguenau – (lieu à venir, 20h30)
  • Houilles – Gare RER (20h30)
  • Jérusalem (ISR) – Consulat de France (18h30, heure locale)
  • Lamotte-Beuvron – Parvis de la Mairie
  • Laval – devant la Mairie
  • Le Mans – Place de la République (20h30)
  • Le Puy-en-Velay – Place Cadelade
  • Lille – Place de l’Opéra
  • Limoges – Place d’Aine
  • Londres (UK) – Hyde Park, face à l’Ambassade de France
  • Lons-le-Saunier – Place de la Liberté
  • Loudéac – Place de l’église
  • Lyon – devant l'Opéra
  • Mâcon – Quai Lamartine
  • Maisons-Laffitte – Gare RER (20h30)
  • Marseille – Ombrière du Vieux Port
  • Metz – Place d'Armes
  • Mont-de-Marsan – devant la Préfecture (20h)
  • Montélimar – Allées Provençales
  • Montluçon – Place Piquant (18h30)
  • Montpellier – devant la Préfecture
  • Nantes – Cours des 50 Otages
  • Orléans – Esplanade de la France Libre
  • Niort – Place de la Brèche
  • Paris – Fontaine Saint Michel
  • Pau – Place Clémenceau
  • Périgueux – Place André Maurois
  • Quimper – Médiathèque des Ursulines
  • Rambouillet – Parvis de la Gare
  • Roanne – Place de l'Hôtel de Ville (20h30)
  • Rennes – Parvis de la Gare
  • Rodez – devant la Préfecture
  • Saint-Etienne – Place de l’Hôtel de Ville
  • Saint-Marcellin – Kiosque du centre-ville
  • Saint-Raphaël – Espace Delayen (20h30, parking Bonaparte)
  • Sartrouville – Place de la Gare
  • Sceaux – Coulée Verte (93-97 rue Houdan)
  • Sélestat – Place Vanolles (cinéma)
  • Strasbourg – Place du Château (20h)
  • Toulon – Place de la Liberté
  • Toulouse – Place du Capitole
  • Tours – Place Jean Jaurès
  • Tréguier – Place de la Cathédrale
  • Troyes – devant l'Hôtel de Ville
  • Valence – Parvis de la Mairie
  • Valenciennes – Place d’Arme
  • Vannes – au pied des Rempart, côté Préfecture
  • Vienne – Place de l'Hôtel de Ville
  • Villefranche-sur-Saône – Place des Arts




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jeudi 26 décembre 2013

Nouvelle de la Résistance : elle est pas belle la presse française ? un journaliste français témoigne !

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Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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Ecoutez ! Je sais que ce billet est bien long. Mais si vous lisez la devise que je fais mienne depuis plusieurs semaines, vous devez vous sentir obligé de lire l'interview de Laurent BRAYARD jusqu'au bout. Il ne vous est pas interdit de rire aussi avec Coluche (Vidéo), et de partager les conclusions que je me suis permis de mettre en commentaires. N'oubliez jamais que la crise dans laquelle est plongé le monde depuis plusieurs années est le résultat de la cupidité de quelques banquiers américains qui, par amour de l'argent, n'ont pas hésité à plonger des millions de leurs clients dans la ruine et le désespoir, après les avoir floués par leurs mirifiques promesses.

1. Les citations du jour.

De BERNANOS d'abord (Les grands cimetières sous la lune) :

"Vous aurez beau me dire ce que vous voudrez des mensonges de la Presse. sa lecture n'en excite pas moins, non sans péril il est vrai, la faculté de jugement des pauvres diables".

De Marcel DE CORTE ensuite (L'intelligence en péril de mort) :

"Dès que l'on se soustrait aux communautés naturelles sont la bigarrure et la variété sont prodigieuses, on tombe dans l'uniformité du collectif. A l'unité dans la diversité fait place l'identité dans la séparation qui est le lot des régimes démocratiques. On se trouve à la limite en face d'un seul concept, le plus vide, le plus asocial qui soit, au nom duquel les hommes se dressent les uns contre les autres et se divisent à mort : l'humanité, le 'gros animal' dont parle PLATON, le Léviathan de HOBBES, 'L'Eglise' des modernistes et de leurs acolytes, dont le propre est de n'exister que dans l'imagination."

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2. Informations susceptibles de nourrir notre résistance.


Un journaliste français témoigne. (Interview intégrale à voir sur le site de Média-Press Info.) 

On dit que la France est un pays de liberté. Eh bien lisez ce passage de l'interview que Laurent BRAYARD a récemment accordé à Média-Press Info. Vous comprendrez que la presse française ne cesse de mentir, notamment sur la Russie et la dictature supposée de Vladimir POUTINE. Vous comprendrez aussi le honteux forcing de la Désunion Européenne pour faire rentrer l'UKRAINE dans son orbite et la résistance d'une grande partie des Ukrainiens à cette tentative de mainmise sur ses libertés et ses traditions. Voici le passage.

Laurent Brayard, pourriez-vous d’abord brièvement vous présenter aux lecteurs ?
 Bonjour à vous, je suis un journaliste indépendant mais aussi un historien et un écrivain. Je vis en Russie, à Moscou depuis quatre ans, j’ai 41 ans. J’ai longtemps vécu en Bourgogne, ma terre de cœur mais les hasards de la vie et une grande histoire d’amour m’ont conduit vers la Russie.

Sur votre blog, vous racontez une histoire vraiment étonnante. Un journaliste français, que vous connaissiez depuis longtemps, vous a avoué récemment vous avoir retiré de ses contacts twitter parce que ce que vous écriviez n’était pas dans ligne des rédactions françaises et que son rédacteur en chef lui avait fait le reproche d’être en contact avec vous. Pourriez-vous nous en dire plus ?
Je suis en France depuis quelques semaines, à cause d’un grave accident qui a manqué de me coûter la vie. Ce séjour forcé m’a fait penser un moment que je pourrais vivre à nouveau en France avec ma compagne. J’ai donc cherché du travail et j’ai écumé tous les médias nationaux et les régionaux proches de ma région. Ayant travaillé pour La Voix de la Russie, média public russe, je savais déjà que je porterais à vie une sorte d’étiquette du genre « Kremlin » sur le front ! Mais j’ai vite compris que cela serait pire encore que ce que j’imaginais. Je n’ai pas qu’un ami qui travaille dans le journalisme. J’ai été surpris de l’absence de solidarité, par les silences ennuyés à la fois de mes amis et des rédactions. L’ami dont je parle, est un ami d’enfance, il travaille pour un très grand journal régional, l’un des plus importants de notre pays. Je ne peux pas, sans lui créer des ennuis, le citer, au moins par fidélité à notre amitié et par principe, je peux seulement ajouter que le journal en question est Sud-Ouest… une très grosse boutique, le 2e quotidien régional français. La conversation que j’évoque a eu lieu dans un cadre privé, des retrouvailles entre vieux amis. Ma surprise fut grande d’entendre mon camarade pendant la moitié de notre rencontre, me marteler que je devais, supprimer mes réseaux sociaux, disparaître de la toile si je voulais un jour travailler dans le journalisme en France et vendre des livres… L’histoire que je raconte est vraie, il a été sermonné par sa rédaction pour m’avoir dans ses contacts Twitter et a dû rendre des comptes. Pendant les quelques heures de notre conversation, il a vainement tenté de m’expliquer qu’il fallait absolument que je reste dans la rédaction d’articles dans une ligne modérée centriste, le plus neutre possible et en évitant d’écrire contre la gauche et en particulier ce qui pourrait froisser les milieux gays, de gauche ou des pouvoirs en place.
 3 Mieux encore, ce journaliste explique que pour garder son poste et ne pas être mis au placard, il vaut mieux écrire dans l’air du temps. Quel regard, cela vous donne-t-il de la presse française ?
Oui c’est tout à fait ce qu’il m’a dit et redit, à savoir que je devais pour être sûr de travailler, n’écrire que dans les sillons tracés par les rédactions. Pour avoir travaillé un peu dans le journalisme et avoir écouté des amis, comme Olivier Renault, un grand journaliste ayant une vaste expérience, je savais déjà que le système était verrouillé. Il est évident que les rédactions françaises sont sous contrôle, Serge Halimi en parlait déjà depuis longtemps dans son ouvrage, Les Nouveaux chiens de garde. Depuis cette époque, le système s’est durci, je rappelle aussi que Coluche avait également démontré la concussion et la mise sous contrôle des médias dans une émission restée célèbre : http://www.youtube.com/watch?v=7JNL2OSiEZ0 . Ma vision de la presse française est donc négative, la liberté d’expression n’existe que de façade et la grande majorité des médias français sont contrôlés, rappelons que l’Etat français est propriétaire de plusieurs chaînes de télévision et subventionne de nombreuses officines médiatiques. Les autres petit à petit ont été maîtrisés, nous pourrions même dire infiltrés !
 4  Peut-on parler d’un cas isolé pour ce journaliste français, qui après tout pourrait fantasmer, ou alors est-ce bien le cas de la presse française en général ?
 Je ne pense pas qu’il s’agisse d’un cas isolé, je pense que mon ami m’a tenu ce discours eu égard à notre longue amitié, mais qu’il ne se rendait pas compte lui-même de ce que cela signifiait. Avec d’autres camarades journalistes nous avions lancé un projet, le projet Camille Desmoulins qui surveillait la presse française sur le thème de la Russie. Nous avons rentré dans des fichiers des centaines d’articles de journaux nationaux et régionaux en rentrant également les auteurs, la signature ou non de l’AFP, une notation selon une échelle de russophobie. Le travail hélas colossal ne nous a pas permis faute de financement de tenir plus de six mois, mais les résultats ont été effarants. Nous avons constaté que plus le journal avait de tirage, plus les articles publiés étaient des copier/coller de l’agence AFP. Certains journaux comme Le Parisien atteignait les 86 % d’articles de l’AFP, des régionaux un peu moins, le bon élève était Le Bien Public avec un total de 50 %. Ce simple fait démontre bien, qu’il n’y a plus de journalistes qui écrivent, seulement quelques « autorisés » signant dans de grandes vitrines médiatiques tels Le Monde ou Le Figaro. Il nous a été impossible de déterminer qui écrit dans l’agence AFP et qui contrôle l’agence mais les pistes sont limpides. Dans ce projet nous notions aussi les propriétaires des médias, nous avons été surpris du nombre de banques… En discutant avec quelques collègues ostracisés comme moi, nous arrivions tous à la même conclusion, le système formate des journalistes dans les grandes écoles, ils sont formés pour évoluer dans le cadre donné mais rares sont ceux qui font aujourd’hui du journalisme. Il faut chercher dans les médias alternatifs ou francophones étrangers pour aujourd’hui trouver de la vraie information, une information traitée sans pression et librement. Toutefois à l’heure actuelle le Sénat et Hollande récemment durant son voyage en Israël ont parlé de « nettoyer » internet, c’est dire où nous en sommes, si cela devait arriver, nous serions clairement dans une dictature démocratique, la première de l’histoire.
 5  Alors que les médias français ne cessent de montrer Poutine comme un dictateur au service duquel est la presse russe. N’est-ce pas risible ?
Oui et je peux en parler, je me suis trouvé en février 2013 dans un press-tour dans la ville d’Ekaterinbourg pour la candidature à l’EXPO 2020 avec de nombreux journalistes russes et étrangers. J’ai demandé à ceux de l’opposition, notamment communiste, s’ils pouvaient travailler librement, ils m’ont tous répondu que oui. Ceux de Komsomolskya Pravda, héritier de la Pravda étaient même chagrinés de voir comment la presse occidentale est en déliquescence, écrit sans cesse des absurdités, des inventions et des délires caricaturaux sur l’état de la presse russe. Moi-même j’ai écrit un article sans concession sur le président Poutine, dénommé Le syndrome de Borodino et j’ai boycotté les cérémonies de septembre 2012 pour le bicentenaire de 1812. Non seulement ma rédaction a publié mon article très sévère pour Poutine et le pouvoir en place, mais je n’ai pas été inquiété, loin de là. J’ajoute que le président Poutine se prête à un exercice de communication avec le peuple russe, chaque année, cela s’appelle La ligne. A l’avance les citoyens russes peuvent poster des questions, le jour même Poutine répond pendant des heures, son record étant 9 heures de suite, à des dizaines de questions, internet, téléphoniques, courriers… et qu’il répond à des questions vraiment sensibles de gens qui ne sont pas de son parti. Les questions ne sont pas choisies, le président doit subir cette épreuve, être convaincant, s’avancer sur des sujets épineux et il répond ! Toute la presse est invitée et participe, nous n’avons pas cela en France… nos journalistes et politiciens manquent de courage !
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Coluche et la presse française.

Voir cette vidéo intéressante.

http://www.youtube.com/watch?v=7JNL2OSiEZ0
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3. Commentaires.

Ils seront brefs :

Notre avenir n'est pas avec la finance américano-maçonnique, mais avec la totalité de l'Europe. Le poumon européen occidental a besoin du poumon oriental. Je préfère SOLJENYTSINE à Barak OBAMA et aux banques américaines.
Il n'y a plus ou presque de journalistes libres en France.
Monsieur HOLLANDE et sa clique ne cessent de nous mentir par médias interposés, des médias qu'ils contrôlent.
Informez vous auprès de sites indépendants.

mercredi 11 juillet 2012

L'information contre la culture

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Françoise CHAUVIN vient de publier, sous les titre Les hommes de l'éternel,  aux Éditions MAME, en 2012, une série de conférences délivrées par Gustave THIBON entre 1940 et 1985. Il faudrait pouvoir citer in extenso  ce que dit notre vigneron philosophe. Je me contenterai de vous livrer la conclusion d'une causerie qu'il a faite à LAUSANNE, sans doute en 1965, sous le titre L'information contre la culture.
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"[...]la culture, comme le foi, exige un soubassement social. Il importe avant tout, pour faire face aux puissances anonymes qui dirigent l'opinion, des créer des ilôts de résistance, des groupes d'hommes concrètement liés les uns aux autres par le même idéal, la même foi. A l'intérieur de la cité technocratique et totalitaire qui règne 'par la force et par la grimace', nous avons à restaurer une cité fraternelle : une cité d'hommes libres et associés en tant que libres, un milieu social porteur de ces valeurs éternelles qui sont au-delà du social, une cité temporelle qui, au lieu d'écraser les individus sous la pesanteur des idoles, soit le lieu de passage vers la Cité de Dieu."
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Tous les mots comptent ici. Et dans le contexte politique actuel, il est important de les bien peser.
(a) Chers et rares lecteurs, je vous propose de créer cet ilôt de résistance. Il n'est point nécessaire de créer une association, une usine à gaz, un groupe de pression. Que nenni ! Il s'agit d'échanger nos idées et de lutter de toutes nos forces contre le système monstrueux qui continue de se mettre en place avec le concours aveugle de la puissance publique. Il s'agit de propager ces idées, de les faire connaître et partager. Je n'ai pas l'illusion de croire que nous renverserons le cours des choses, mais du moins, nous pouvons faire émerger timidement un nouveau mode de pensée (et non pas une nouvelle idéologie).
(b) Chers et rares lecteurs, je vous propose une méthode. Nos opinions doivent être fondées sur des faits, vérifiés et criblés. Ces faits doivent être replacés autant que possible dans une chaîne de causes et d'effets. Nous devons nous garder de l'idéologie, c'est-à-dire de la généralisation hâtive, et de cette maladie moderne qu'est l'auto-encéphaloscopie (si l'on me permet ce néologisme) laquelle consiste à regarder dans son cerveau plutôt que dans le réel. Non, tous les riches ne sont pas des salauds ; non tous les immigrés ne sont pas des fraudeurs ; non, tous les fonctionnaires ne sont pas des profiteurs. C'est le discernement, l'étude opiniâtre de la réalité, le partage entre les fraudeurs et les hommes droits, entre les travailleurs déclarés et les clandestins truqueurs, entre l'agent consciencieux et le planqué à manchettes de lustrine, qui permettra d'avancer avec justesse, justice et droiture.
(c) Chers et rares lecteurs, je vous propose, une fois faite cette discrimination, de ne pas tomber dans le piège de la condamnation sans appel ou de la louange complaisante. Là où un problème est posé, il y a une solution ou des solutions. Il s'agit simplement de l' (les)exposer, en disant clairement d'où chacun de nous parlons. Il apparaîtra certainement des divergences dans nos commentaires ; c'est logique, mais du moins aurons-nous agi "en hommes libres et associés en tant qu'hommes libres". Nous n'appartenons pas à l'état et encore moins au parti socialiste. Et nous devons le leur faire savoir, jusques et y compris au moyen la désobéissance civique quand les limites de l'acceptable sont franchies. Et il se pourrait qu'elles le fussent avant longtemps.
(d) Méfions-nous de l'nformation. Elle donne l'illusion aux informés qu'ils savent. En réalité, elle formate, elle manipule, elle ment, elle déforme, pour toute sorte de raisons qui ne sont pas toutes volontaires ou conscientes, mais découlent des exigences du métier d'informateur (urgence, immédiateté, sortie du contexte, surperficialité nécessaire pour éviter efforts et ennui aux lecteurs ou aux auditeurs). Et promouvons la culture. On y reviendra.
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vendredi 29 juillet 2011

Décryptage

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L'écoute attentive des informations révèle les intentions, les principes, les non-dits des locuteurs, tout à fait insoupçonnés de l'oreille distraite. Ce matin, j'écoutais les nouvelles diffusées par RTL. Trois d'entre elles m'ont paru vraiment dignes d'une analyse critique.
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La première a trait à l'utilisation d'huile de friture usagée comme carburant. Il existe une société établie en France-Comté (pour autant qu'il m'en souvienne) qui collecte ces huiles auprès des restaurants, les traite et les revend pour qu'elles soient mélangées à l'essence. Une tonne d'huile fournit environ une tonne de carburant. Deux petits commentaires m'ont fait sursauter. (a) La loi fixe la proportion d'huile que l'on peut mélanger à l'essence à 7 % ; (b) on pourrait ajouter jusqu'à 30 % d'huile à l'essence sans dommages pour les performances des véhicules  ou pour les moteurs. Et je me pose des questions : pourquoi faut-il que ce soit la loi qui détermine cette proportion ? Pourquoi 7 % alors que 30 % seraient utilisables (sans doute à moindre coût pour l'usager) ? La fiscalité a-t-elle quelque chose à voir avec cette restriction ? Les pétroliers peut-être ? Combien de tonnes d'huile pourrait-on collecter en France ? A quel prix ? Combien d'employés travaillent dans l'usine de traitement des huiles alimentaires usagées ? Y aurait-il des emplois à la clé ? Cette collecte a-t-elle une utilité écologique ?
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Deuxième information. Le Bureau Enquête Accident s'apprête à rendre son troisième rapport d'étape sur l'accident de l'Airbus Rio-Paris d'Air France. Le Président de l'Association des victimes est interviewé. Il manifeste sa déception après la publication du deuxième rapport et dit ne rien attendre du troisième. Qui dit déception dit attente en effet. Qui attente dit désir. Quel est donc le désir du Président ? Il se dit choqué de la mise en cause des pilotes de l'appareil. Il pense donc qu'il y a une autre cause. Il ne dit pas laquelle. Nous ne savons pas s'il est spécialiste de l'aéronautique, ou s'il a une quelconque compétence pour l'interprétation des données des enregistreurs (les fameuses "boîtes noires"). Nous pouvons supposer qu'il n'a pas confiance dans les enquêteurs, et qu'il leur fait le procès de dissimuler des éléments qui pourraient nuire, mais à qui ? A Air France ? A Airbus ? Certes, il est parfaitement légitime que les parents des victimes cherchent à connaître la vérité sur ce drame. Mais s'il y a des préjugés, ou des procès d'intention, d'où qu'ils viennent, je doute fort qu'ils la connaissent jamais. Voilà où en est aujourd'hui dans notre milieu de vie la perception et la réalité de la communication : méfiance, mise en cause de la bonne foi des interlocuteurs. Je vous fais remarquer que je mets pas en cause leur sincérité. Je pose des questions. A entendre tout ça, je me dis : On est loin des principes d'HABERMAS et d'une communication éthique.
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Troisième information. Nicolas HULOT, candidat malheureux aux élections primaires des écologistes, a accordé un entretien à un journal breton dont j'ai oublié le nom. Il y exprime son amertume après sa défaite, son désir d'écrire un livre sur ces quatre mois de vie politique, une vie qui a tourné court, et il met en cause Eva JOLY qui (si j'ai bien compris) n'a eu aucun mot pour le défendre quand il a été hué et qu'il aurait reçu des épluchures de pommes de terre à la figure lors d'une réunion conjointe. Nicolas HULOT devrait chercher si cette coutume n'est pas d'origine norvégienne, comme l'omelette du même nom qui mélange le chaud et le froid. Nicolas HULOT est sincère, sympathique, médiatique et très bon communicateur. Mais il a un grand défaut : il n'est pas cynique. En politique, ça ne pardonne pas.
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samedi 4 juin 2011

Encore Gustave

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Il y a bien longtemps que je ne vous aie pas cité l'un des aphorismes si bien ciselés de mon cher Gustave THIBON. Voici une perle trouvée dans son ouvrage Notre regard qui manque à la lumière.:
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"[...] : les hommes apprécient un mets ou un remède dans la mesure où la publicité empoisonne leur cerveau ; ils jugent de le beauté d'une femme ou du talent d'une actrice d'après le bruit qu'on fait autour d'elles ; ils attendent pour s'ouvrir à la charité du Christ, de lire dans un journal faisandé (et le mot est encore trop indulgent, car le faisan est encore plus empaillé que pourri) un  reportage sur l'abbé Pierre entre une photographie de vamp et le récit d'un crime sordide, tandis que la misère en chair et en os qu'ils côtoient chaque jour les laisse indifférents. Ils ne voient plus dans le monde que la poudre qu'on leur jette aux yeux et seul le tapage de la grosse caisse trouve un écho dans leur coeur."
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Misères ? Séisme du Japon et centrale nucléaire "explosée" ? Bombardements divers, en Libye et ailleurs ? Attentats au Pakistan et en Afghanistan ? Morts d'Abidjan, de Damas, de Sanaa ? Chômeurs ? Emplois des jeunes ? Qui s'en préoccupe personnellement, effectivement et concrètement aujourd'hui ? Qui le pourrait d'ailleurs, empêtré qu'il est dans des "soucis" souvent dérisoires, mais qui occupent toutes ses pensées ?
Beauté d'une femme ? Talents d'une actrice ? Couples de people qui se forment ou se défont ? On ne connaît même plus les noms des actrices primées à Cannes l'an dernier ? Bébé d'unetelle né d'untel, son énième mari ou amant ou compagnon ? Nouveau talent qui détrône la pourtant indéboulonnable Lady je-ne-sais-plus-qui ? Des pages et des pages de magazines imprimés sur papier glacé, sur quoi souffle un vent de désert !
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Comment trouver son assise, comment former son jugement dans ce tourbillon d'informations qui nous sont assénées et qui ne sont pas toutes nécessaires ? Comment se former une idée juste et mesurée, préalable à tout jugement, qu'il soit moral ou esthétique ? Comment agir droitement, une fois notre jugement formé ? J'avoue que devant la complexité de ces questions, je ne trouve pas de réponses toutes faites. Je connais la méthode pour y parvenir, et j'ai un repère qui porte un Nom. Mais elle me demande des efforts, la méthode, et le Nom qui sauve exige bien des renoncements. Éternel balancement entre l'accomplissement douloureux du meilleur et l'attrait délicieux de la facilité.
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Affaire à suivre

jeudi 23 avril 2009

L'information déformante

Il y a presque deux ans, lorsque j'ai ouvert ce Blog, j'avais fait état de ce livre absolument décapant. J'en avais cité quelques passages. L'actualité m'incite à y revenir. Dans le chapitre III de son livre (L'intelligence en péril de mort), Marcel DE CORTE traite de "l'information déformante". Et je trouve dans ces réflexions une illustration parfaite de la manière dont nos médias traitent des non événements. (Il s'agit surtout de la polémique artificielle suscitée par madame ROYAL à propos de réflexions qu'aurait faites le Président SARKOZY et que toutes les personnalités présentes à ce dîner - de la majorité comme de l'opposition - disent avoir été déformées, voire inventées de toutes pièces, par la Présidente de la Région POITOU-CHARENTES à seule fin de faire parler d'elle dans les médias.)
Le chapitre III, donc, commence ainsi
L'intelligentsia et ses utopies, l'exaltation de la science comme critères universels des connaissances, panacée de tous les mots et substance de la société future sont des phénomènes qui caractérisent notre siècle et qui témoigne du divorce de l'intelligence et de son objet propre : le réel extramental, ainsi que le triomphe corrélatif de l'imagination poétique, constructrice d'un univers qui soit uniquement l'oeuvre de l'homme. Mais si puissantes que soient notre faculté imaginative et notre capacité d'illusion, elles ne parviennent néanmoins pas à créer de toutes pièces, à partir de rien, leur contenu dont les artifices passeront dans la réalité. Elles ont beau renoncer délibérément, avec une sorte d'assurance olympienne, aux données de l'expérience et de la tradition, elles ne peuvent pas se nourrir de néant. Il leur faut quelque chose dont elles puissent tirer partie tant pour justifier l'objectivité qu'elles veulent revêtir que pour continuer sous ce masque leur travail de destruction du réel. Mais ce quelque chose doit être aussi peu indépendant de leur domination que possible. Il doit être malléable à l'extrême. Il doit pouvoir accueillir avec docilité la forme que la volonté de puissance de l'homme entend leur donner. Ce quelque chose dont la volonté de puissance axée sur l'imagination peut faire à peu près tout ce qu'elle veut a reçu un nom : l'information.
Et Marcel DE CORTE d'insister sur le fait que l'information porte sur tout ce qui arrive, advient, survient, a lieu, surgit dans l'immensité de l'Univers. Elle se déploie sur un arrière-fond de changement continu. En somme, l'information porte sur le nouveau. Et le fait nouveau, dans notre civilisation contemporaine, prend la place jadis attribuée à l'expérience et à la tradition. Et Marcel DE CORTE de citer quelques dizaines de pages plus loin la remarque de Jean MADIRAN : L'information moderne, par nature, ignore ce qui est important, ou n'en retient que l'écorce étrangère à la dimension intérieure et à la dimension historique... Les techniques de l'information moderne réclament d'abord de celui qui les manie qu'il se place hors des conditions humaines de réflexion, de méditation, de confrontation personnelle permettant de saisir la portée d'un événement.
Dans le cas qui nous préoccupe, les propos prêtés à tort au Président de la République n'ont strictement aucune importance, si ce n'est celle d'être saisie avec une rare bêtise par une femme politique avide d'un pouvoir qu'elle croyait fermement tenir de par son verbe et sa beauté (qu'il faut lui reconnaître), un pouvoir qui pour le bien de notre patrie et celui du PS lui a échappé. Monsieur GEOFFRIN de Libération a accordé crédit à une ou deux confidences, non recoupées, venues de sources qu'il ne cite pas, dont il garantit la fiabilité. Certes. Mais où étaient-elles ces sources ? Ont-elles entendu vraiment ? Ont-elles saisi quelques bribes d'une conversation privée ? Et dans quel but se sont-elles empressées de la faire connaître ? Les relations de la France et de l'Espagne méritent qu'on accorde un peu plus de réflexion dans la diffusion de ces (fausses) réflexions. Mais c'était nouveau ; ça risquait de faire vendre du papier. Dame ! Il faut bien vivre ! Et surtout, ça nuisait à un "ennemi" qui est quand même le représentant légitimement élu des Français. Il n'y a pas la moindre trace de réel, de vérité, d'importance dans la relation de ces (faux) échanges. Il y a un événement crée de toutes pièces qui permet à une irresponsable de rebondir dans l'opinion.
Ce journal-là, décidément, me dégoûte. Et pourtant je ne saurais dissimuler qu'il lui arrive de publier des analyses et des points de vue intéressants, noyés hélas dans une idéologie culturo-marxisto-boboïque, dépourvue de recul, et de connaissances historiques. Mais agir avec une telle légèreté, faire tant de mal à son pays pour soutenir sa camarilla, voilà qui est insupportable. On sait où peuvent conduire ces "informations" inintéressantes, dépourvues de toutes prises sur le réel. Monsieur Edwy PLESNEL fut un champion du genre qui a très probablement contribué au suicide de Pierre BEREGOVOY en diffusant des "informations" sur un prêt parfaitement régulier à lui consenti par un ami.
Tout cela est minable.

mardi 17 mars 2009

Exercices de lecture

Un journal gratuit, Métro, pour le nommer, nous apprend qu'Amad LY, figure de "grand frère" de Seine-Saint-Denis, lauréat de Prix de l'éthique 2008, est mis en examen pour enlèvement, séquestration, tentative d'assassinat et violences aggravées. Deux de ses frères ont été eux aussi mis en examen. L'entrefilet ne précise pas si c'est pour les mêmes motifs.
Il y a plusieurs manières de lire cette information.
Manière idéologique.
Première lecture idéologique :
Le politiquement correct a encore frappé, et l'on a récompensé monsieur Amad LY au motif que son nom avait une consonance étrangère, sans doute maghrébine, sans s'être renseigné d'abord sur ses activités. Pauvre France. On a récompensé tout simplement un forban.
Deuxième lecture idéologique :
Si Amad LY s'était appelé DUPONT, les journaux n'auraient pas parlé de cette affaire. On ghettoïse encore plus les jeunes issus de l'immigration. C'est un scandale, c'est la chasse au faciès.
Manière critique, factuelle et objective.
Le journal ne nous donne pas les attendus du jury qui a récompensé monsieur Amad LY. Il devait avoir de bonnes raisons de le faire. Par ailleurs, le même journal ne nous dit pas quelles charges réelles pèsent sur ce jeune homme. Il n'est pas encore mis en cause, seulement mis en examen. Attendons de voir la suite. Bornons-nous à nous étonner d'une telle distance entre un Prix de l'éthique et une mise en examen. Il y a là quelque chose qui dérange.
Appliquons la méthode à l'information suivante. Le pape Benoît XVI réhabilité un évêque négationiste.
Manière idéologique.
Première lecture idéologique.
Il était temps de remettre de l'ordre dans la maison et de réintégrer des hommes qui veulent le bien de l'Eglise. Vatican II nous a tout fichu par terre avec ses réformes modernistes, son oubli de la tradition immémoriale. Eux ont réussi à en garder quelque chose.
Deuxième lecture idéologique.
Voilà bien un pape réactionnaire. Non seulement il ne comprend rien à la société moderne, mais il approuve des positions intenables historiquement et moralement. Il a été dans les jeunesses hitlériennes. Il n'a rien oublié.
Manière critique, factuelle et objective.
Il ne s'agit pas d'une réhabilitation, mais d'une levée d'excommunication. Jamais Benoît XVI n'a exprimé la moindre complaisance pour le nazisme, et la communauté juive lui a d'ailleurs donné acte de son amitié pour le judaïsme, après la levée de l'excommunication. Devant l'émotion soulevée par sa décision, Benoît XVI a publié une lettre à ses "Collègues" dans l'épiscopat, dans laquelle il précise qu'à l'avenir il serait plus attentif aux informations diffusées par Internet, et qu'il ne connaissait pas les opinions de Mgr WILLIAMSON avant de lever les excommunications qui intéressent, outre Mgr WILLIAMSON, trois autres évêques.
On peut supposer que la Curie romaine, toutefois, possède des informations précises, que cette information lui était parvenue, mais qu'elle n'a pas cru bon d'en avertir le pape. On peut aussi supposer qu'un homme de l'envergure intellectuelle de Benoît XVI a de très bonnes raisons théologiques et pastorales d'avoir pris cette décision de levée d'excommunication, premier pas, mais premier seulement, d'un retour à la pleine communion.
Aucune des informations susceptibles d'atténuer les effets de cette décision, en lui donnant l'éclairage exact, n'a été reprise entièrement par la presse, (à l'exception de La Croix), et notamment la Lettre aux évêques. On peut aussi s'interroger sur les raisons qui ont poussé la presse à tronquer l'information. Ce sont là des questions, pas des insinuations, ni des accusations. Il est probable que le sensationnel intéresse plus les lecteurs que la mise en perspective.
Voilà comment, me semble-t-il, il eût été objectif, factuel et critique de lire les deux informations que je viens de commenter. Mais tout va tellement vite, qu'on ne prend pas le temps de réfléchir. Et voilà comment on manipule, et voilà comment on décérèbre.

samedi 28 juin 2008

Informations positives, informations négatives

Deux sénateurs roumains, l'un du parti au pouvoir (le Parti National-Libéral), l'autre du Parti de La Grande Roumanie, ont fait voter, à l'unanimité, par leurs collègues, un projet qui prévoit que les programmes d'actualités des télévisions et radios devraient, dans la même contenir des informations positives et négatives.
Bien entendu, levée de bouclier de la part des journalistes qui ne partagent pas l'objectif visé par les sénateurs d'améliorer le climat général et d'offrir au public la chance d'avoir des perceptions équilibrées de la vie quotidienne, psychiquement et émotionnellement.
Une actualité est une actualité, elle n'est ni positive ni négative, elle reflète tout simplement la réalité dit avec une apparente justesse, le président du CNA (Conseil National de l'Audiovisuel), Rasvan Popescu. Cette remarque serait effectivement juste si les médias avaient la possibilité de connaître la totalité de l'actualité, y compris dans les plus petits faits, ceux qui ne font pas de bruit et sont cependant positifs et remarquables. Absolutiser l'actualité, comme le fait monsieur POPESCU, en feignant de croire ou en croyant qu'on peut y accéder dans sa totalité, est au mieux une erreur, ou une idolâtrie, au pire un poison, un mensonge et une manipulation en vue d'accéder à la puissance sur les esprits. Je veux bien croire à la sincérité de monsieur POPESCU, mais je mets en doute son sens critique. A vrai dire, pas plus que je ne crois à la neutralité des médias (qui choisissent les sujets, les ordonnent selon une progression intentionnelle, les commentent [je donnerais un exemple tout à l'heure], et leur donnent une couleur, positive ou négative justement), je ne crois à la possibilité de ventiler les nouvelles en catégorie positive ou négative. Je peux simplement espérer plus d'objectivité dans leur présentation, et de plus solides références aux valeurs, ou aux vertus sur lesquelles notre système politique est construit. Bref, un recours à plus de pensée et de réflexion, et un refus du recours au réflexe conditionné de l'idéologie.
Ainsi, le SMIC vient d'être augmenté de 2,5 %. Présentation des médias : "Le SMIC est augmenté de 2,5 % ; c'est moins que l'inflation". Cette présentation est intentionnellement négative, et diffusée sous cette forme en vue de nuire. Il était plus juste de titrer : "Le SMIC est augmenté de 2,5 % ; les bénéficiaires notent que c'est moins que l'inflation, et juge cette augmentation insuffisante", et plus juste d'indiquer, dans le commentaire, que cette augmentation n'est pas négligeable en cette période de difficultés économiques, surtout si l'on y ajoute tous les coups de pouce qui ont été donnés ici et là aux ménages les plus modestes (prime de rentrée scolaire, prime à la cuve, prime pour l'emploi, etc.), et viennent abonder leurs ressources. Vous le voyez, la méthode des médias est simple : ils isolent un fait de son contexte, comme s'il avait une existence propre (ce qui est bien évidemment stupide), et ne cherchent pas (pour la plupart) à les mettre en relation avec d'autres faits.
En somme, selon le caractère optimiste ou pessimiste du journaliste, selon ses opinions politiques, philosophiques ou religieuses, il présentera, avec la meilleure bonne foi du monde, une série de faits qu'il aura sélectionnés parmi ceux dont il aura eu connaissance, et il nous donnera pour vérité définitive ce qui n'est qu'une présentation personnelle d'une toute petite partie de l'histoire quotidienne du monde.
Toutefois, je partage l'avis des deux sénateurs (et j'en veux pour preuve l'euphorie des Français après la victoire de notre équipe au Mondial de football), l'humeur des gens, et leur vie même, sont très fortement influencées par la tonalité et la couleur que les grands médias donnent à leurs informations. Il faut cependant se garder de tout ce qui ressemblerait à de propagande ou de la manipulation.
J'en profite pour dénoncer ici avec violence et révolte, une publicité de la Mairie de Paris, payée avec l'argent des contribuables. Une affiche : on y voit sous ses meilleurs airs, en couleur, l'hôtel de ville, et sous la photo, un commentaire : "Paris protège l'amour" ; à la place du soleil, un préservatif aux reflets dorés. Paris protège ainsi les relations sexuelles à risque, lesquelles n'excluent pas l'amour certes, mais ne les incluent pas forcément non plus, et j'aurais même tendance à dire s'en passent fort bien. Voilà comment avec des mots on tourneboule la cervelle de nos concitoyens, on assène des équivalences (amour égale relations sexuelles quand on veut, si l'on veut, où l'on veut) qui n'ont aucun appui sur le réel ou le vécu des êtres de chair. Lamentable ! Triste ! Honteux ! Dangereux. Bien dans l'esprit du temps, bien dans l'esprit parisien.
Remarque du soir. Je viens de passer devant l'une de ces publicités de la Mairie. Je n'avais pas vu que l'Association ou le Groupe qui soutient cette initiative s'appelle "Paris-Plaisir/Paris-capotes". Mon commentaire est donc amplement justifié : c'est le plaisir que l'on protège, et certainement pas l'amour. Pouah !

lundi 3 décembre 2007

Pour une éthique de la communication

Plusieurs de mes billets ont porté sur ce que j'appelle la désinformation, volontaire ou non, que distillent des mass media comme France Info. Il me souvient avoir lu un livre difficile, mais très éclairant, de Jürgen HABERMAS, intitulé Morale & communication. Conscience morale et activité communicationnelle. (Traduction et introduction par Christian BOUCHINDHOMME. "Passages", Collection dirigée par Heinz WISMANN). [Les Éditions du] Cerf, Paris, 1986.)
On ne saurait résumer en un court billet ce que dit le brillant philosophe. Du moins ai-je retenu quelques règles pratiques qui permettent de dire qu'une communication est fondée en morale, ou qui permettent de communiquer d'une manière morale. On peut au moins donner quelques pistes qui aident à trancher ces questions.
Première règle, faire à son interlocuteur le crédit de la bonne foi ; je traduis pour les journalistes : bien séparer le rapport des faits, et des paroles, en accordant à ces dernières une valeur de sincérité, et l'interprétation personnelle de ces faits et de ces paroles, en situant le lieu (idéologique, politique, philosophique) d'où l'on parle.
Deuxième règle, s'accorder sur le sens des mots quand on discute ou que l'on communique ; je traduis pour les journalistes : quand un mot prête à confusion, en donner la définition, et bien mettre des guillemets verbaux quand on rapporte des faits ou des paroles connotés (j'ai donné un bel exemple d'un abus de langage chez France Info, où les journalistes appellent "Thèse officielle" la description de l'accident de Villiers-le-Bel par les autorités par opposition au récit qu'eux-mêmes font de cet accident en fonction de leurs informations et de leurs convictions. Il suffisait de dire : "Les autorités disent que l'accident etc.", et non pas "affirment" ou "prétendent", ni même "déclarent" et éventuellement de rajouter, "par commodité de langage nous parlerons de thèse officielle ou de version officielle".
Troisième règle, laisser parler son interlocuteur jusqu'au bout ; je traduis pour les journalistes : ne pas sélectionner dans un discours ou dans une image, celle qui favorise son propre point de vue (j'ai donné un bel exemple de cette sélection immorale en présentant le témoignage de monsieur Robert WAHICKO, qui sur France 3 affirme que les policiers sont immédiatement intervenus auprès des jeunes victimes en faisant des massages cardiaques, et qui sur France Info, a vu les policiers déplacer la voiture accidentée et quitter très rapidement les lieux.) Selon que l'on sélectionne l'une ou l'autre partie de ce témoignage, on a des avis différents sur l'attitude des policiers ; si on les joint, alors les choses prennent une tout autre signification.
HABERMAS cite un philosophe américain du nom de WHITE : "La vérité morale, dit ce dernier, n'est pas tant de savoir s'il faut faire quelque chose, que le fait que cette chose-là est la seule QUE L'ON PUISSE FAIRE". En somme, ces trois règles mettent à bas les principes des grands maîtres modernes du soupçon qui ont nom MARX, NIETZSCHE et FREUD ; elles sont la marque d'un esprit bienveillant, qui se réclame d'un maître autrement plus lumineux et sublime dans son humanité et qui s'appelait JESUS.

vendredi 13 avril 2007

Intellectuels et politique

J'en ai par dessus la tête d'être manipulé par des informateurs de tous poils déconnectés de la réalité, et farcis d'idéologie. Voilà pourquoi je m'efforcerai, tous les jours si possible, de commenter l'actualité d'une part, et de discuter de choses plus profondes et plus constantes, de l'autre, pour contrebalancer, à ma modeste mesure, leur irresponsabilité.
Non à la pensée unique !
Je vais commencer par une citation tiré d'un livre dont je recommande absolument la lecture à toute personne de bonne volonté soucieuse de penser en vérité et d'agir en vue d'un bien.
"La démocratie moderne n'existe pas. Ce qui existe dans le pur décor théatral des démocraties, ce sont les minorités dirigeantes qui conquièrent l'ETAT VACANT et en occupent les postes de commande, soit directement soit par personnes interposées. Ces minorités qui détiennent les leviers de l'état démocratique ne peuvent agir QU'EN FAISANT COMME SI LA DEMOCRATIE EXISTAIT, sincèrement ou non, le sachant ou ne le sachant pas. Elles ne peuvent gouverner les citoyens qu'en les trompant et en les persuadant qu'ils détiennent tous les pouvoirs alors qu'ils sont privés du pouvoir essentiel de décision et de direction qu'ils possèdent verbalement et qui détermine tous les autres. Leur bonne ou mauvaise foi, encore un coup, n'a rien à voir en l'espèce. En aucune période de l'histoire, le citoyen n'a été plus démuni de pouvoir réel que dans la démocratie moderne. Et cependant tout se dit comme s'il était roi, et tout se passe alors qu'il est soliveau."
"On s'étonne parfois que la plupart des "intellectuels" soient "de gauche" et enclins à tout pardonner au communisme, on se demande souvent pourquoi les grands centres d'information : agences de presse, journaux, actualités cinématographiques, radio, télévision, université, centres de recherche, etc., sont truffés de révolutionnaires, de prosélytes de la subversion, ou d'aimables "libéraux" qui se prêtent en soufriant au rôle de fourriers du nihilisme. Le contraire serait surprenant. Malgré les exceptions, qui ne sont pas tellement nombreuses, et qui sont dues au hasard et à la nécessité de la lutte, tous ces centres sont peuplés de gens qui répugnent à la condition humaine et veulent en bouleverser les assises [...] parce qu'ils sont aussi loin que possible de la vie quotidienne des hommes, parce qu'ils sont les moyens d'expression d'un régime dont les membres, à des degrés divers, aujourd'hui au plus bas, sont presque tous amputés de leur relation fondamentale à la réalité et au principe de réalité. Le milieu de "l'information" est aussi éloigné que possible des milieux naturels ou s'écoule la vraie vie des hommes, où il ne se passe rien de "nouveau" que l'incessant renouvellement de la vie, où les finalités maîtresses de l'existence humaine se déploient paisiblement comme le cours des rivières et des fleuves vers l'Océan. [...] Les milieux d'information sont les salons de la démocratie où des êtres anonymes qui grouillent dans le régime se révèlent comme les microbes et les virus sous le microscope."
In
Marcel DE CORTE.
L'intelligence en péril de mort.
Editions du Club de la Culture Française, Paris, 1969.
Evidemment, avec cet amer constat, on ne fait pas bouger les choses. Mais l'auteur le veut ainsi : avant de faire, de construire, d'agir, il est nécessaire de penser et de penser d'une manière qui ne soit pas déconnectée du réel. Je partage ce point de vue.
Quelques remarques complémentaires. J'émets les plus grandes réserves sur les compétences politiques d'un candidat qui brigue la magistrature suprême, désire donc être le chef des armées, et qui croit qu'il suffit d'un sous-marin atomique pour assurer la dissuasion, c'est à dire la protection du territoire national contre toute attaque ennemie. Je ne juge pas du bien fondé de la dissuasion. Je dis que pour l'instant c'est notre doctrine de défense. Le candidat ne l'a pas remise en cause. Une telle ignorance est abyssale et dangereuse. J'ajoute que le même candidat vient de remplacer l'argumentation par l'injure envers un de ses compétiteurs. C'est tout simplement indigne de la fonction prétendue.
Rassurez-vous. Les autres candidats auront leur lot.
Politis-Philippe