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mardi 12 mars 2019

Mardi 12 mars 2019. Un cri en faveur de l'existence !


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Au lieu d’un château fort dressé au milieu des terres, pensons plutôt à l’armée des étoiles jetée à travers le ciel.
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CHESTERTON REMET LES PENDULES À L’HEURE QUANT À LA PLACE DE L’ÉCONOMIE DANS LA VIE HUMAINE.
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"[…]. Que l’homme ne puisse pas vivre sans pain n’implique pas qu’il vive seulement de pain. Il lui est naturel de se préoccuper beaucoup moins des mécanismes économiques qui, lui procurant son pain quotidien, assurent son existence, que de cette existence elle-même, de l’univers où il s’éveille chaque matin, de la place qu’il y tient. Ce n’est pas sa subsistance qui le préoccupe le plus, mais son existence. Pour une fois où il se représentera clairement ce que lui rapporte son travail et ce que lui coûte sa nourriture, il lui arrivera dix fois de se dire qu’il fait beau, que le monde est bizarre, que la vie vaut d’être vécue, que le mariage n’est pas toujours rose, que les enfants sont gentils, mais que sa jeunesse était plus gaie, bref de méditer vaguement sur le mystère de la vie humaine. Ce que je viens de dire est vrai de la plupart des esclaves à gage de notre monde industriel qui, par son horreur et son inhumanité, a réussi à rendre réellement primordiale la question économique, mais l’est infiniment plus de la multitude innombrable de paysans, de chasseurs, de pêcheurs qui forment encore la plus grande partie de l’humanité. Même les cuistres qui font dépendre la morale de l’économie suppose l’existence. L’existence implique une foule d’interrogation mais, d’ordinaire, nous songeons plus souvent à son sens qu’à ses moyens. La preuve de ce que j’avance est simple, simple comme le suicide. Abolissez l’univers par l’imagination, vous abolirez du même coup les professeurs d’économie politique ; si vous avez décidé de mourir, vous n’avez plus besoin qu’ils vous apprennent comment vivre. Toutes les initiatives et toutes les décisions qui forment le cours de notre histoire ont eu ce caractère commun d’enrayer le cours purement économique des choses. De même que l’économiste peut se dispenser de calculer l’augmentation du salaire du suicidé, il peut omettre de calculer la retraite du martyr. Et de même qu’il est inutile qu’il calcule la pension du martyr, il est inutile qu’il calcule les allocations familiales du moine. Les plans de l’économie sont, à chaque instant, remis en question par le soldat qui meurt pour son pays, par le paysan qui laboure son champ, par le converti qui s’exerce à suivre les préceptes de sa religion, ce qui ne relève pas d’une comptabilité des moyens de subsister, mais d’une vision du sens de l’existence ― de ce que l’homme ressent au fond de lui-même quand il regarde à travers ces étranges fenêtres qu’on appelle des yeux, cet étrange spectacle qu’on appelle le monde."
In
G[ilbert] K[eith] CHESTERTON.
L’homme éternel. 2e édition, 2e tirage (nouvelle traduction).
Dominique Martin, Bouère, 2012. (Page 145.)
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COMMENTAIRES.
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Avec l’humour décapant qui le caractérise, CHESTERTON éclaire, selon moi, une grande partie des problèmes politiques contemporains. Ne prendre en compte que la matière, négliger la subjectivité sociale, ne pas imaginer que le suicide d’un paysan, les attentats sanglants, les naissances ou les morts puissent avoir des répercussions essentielles sur les comportements des personnes qui font l’expérience de ces ruptures, forment le socle incertain de la soi-disant science économique. CHESTERTON a un jugement tranchant comme une lame de rasoir à propos des cuistres qui font dépendre la morale de l’économie. Il me semble que la crise sociale actuelle, si profonde qu’on n’en voit pas vraiment la fin, est un cri en faveur de l’existence : nous voulons vivre ! Bien entendu, il est très réducteur de faire dépendre l’existence de l’économie, appelée par les Gilets jaunes « pouvoir d’achat », mais quand on a le crâne bourré par des considérations financières, on a du mal à se défaire de ce credo putride et corrompu. Il se trouve qu’une nouvelle forme d’existence, plus conviviale, plus fraternelle, plus indifférente aux diktats des médias et du pouvoir, est en train de naître. Comme toute naissance, elle se fait dans la douleur et les cris d’un enfantement difficile. Qui ? Quel homme lucide, désintéressée, quelle femme courageuse osera se jeter dans l’arène pour rappeler ces quelques règles essentielles de ce que les anciens appelaient la vie bonne ?




mardi 30 août 2016

30 août 2016. Nouvelles de la Résistance. Marcel en remet une couche...

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LES CITATIONS DU JOUR.
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"Un grand effondrement silencieux, une énorme déception tacite, s’est abattu sur notre civilisation nordique. Toutes les époques précédentes se sont tuées à la tâche et ont été crucifiées dans leur tentative de comprendre ce qu’est réellement la vraie vie, et ce qu’était réellement l’homme de bien. Une portion définie du monde moderne est arrivée indubitablement à la conclusion que ces questions n’ont pas de réponse, que ce que nous pouvons faire, tout au plus, c’est de placer quelques pancartes aux endroits manifestement dangereux pour empêcher les hommes, par exemple, de se soûler à mort ou d’ignorer jusqu’à l’existence de leurs voisins. […].
"Toutes les phrases et tous les idéaux populaires d’aujourd’hui sont des échappatoires pour se dérober au problème du bien. Nous adorons parler de « liberté », et dès que nous en parlons, nous évitons toute discussion sur le bien. Nous adorons parler du « progrès », et nous évitons aussi une discussion sur le bien. Nous adorons parler d’« éducation », autre manière d’éviter une discussion sur le bien. L’homme moderne déclare : « Abandonnons tous ces critères arbitraires et embrassons la liberté. » Ce que l’on peut rendre en toute logique par : « Ne décidons pas de ce qui est bon, mais considérons qu’il est bon de ne pas en décider. » Il dit : « Assez de vos vieilles formules morales, je suis pour le progrès. » C’est-à-dire, logiquement rendu : « N’établissons pas ce qui est bon, mais établissons s’il y a un moyen d’en avoir davantage. » Il dit : « Ce n’est ni dans la religion, ni dans la morale, mon ami, que réside l’avenir de la race, mais dans l’éducation. » Ce qui, exprimé clairement signifie : « Nous ne pouvons décider ce qui est bon, mais donnons-le à nos enfants. »"
In
Gilbert Keith CHESTERTON.
Hérétiques. Traduction de l’anglais, notice et notes par Lucien d’AZAY.
Climats/Flammarion, Paris, 2010, p.33

"[…].Ni le bon plaisir monarchique, ni l’arbitraire de l’État, ni l’accaparement des principales fonctions par une oligarchie fermée ne sont compatibles avec les réquisitions élémentaires de la « république moderne » que n’est toujours pas la République française.
"À cet égard, le règne socialiste apparaît de plus en plus clairement avec le recul, comme une formidable occasion manquée. Dix ans de règne n’auront abouti, par un admirable contre-emploi, qu’à implanter le capitalisme au sein d’une culture particulièrement rebelle. Pour le reste, la gauche sera passée complètement à côté de ce qui eût dû être sa mission historique, à savoir la libéralisation d’un système autoritaire ― son explicitation démocratique, si l’on veut. Sur ce point comme sur les autres, le refus de la réflexion et l’obstination sans vraie foi dans des doctrines d’un autre âge ont conduit à une prompte capitulation sans conditions. Point même d’états d’âme, sur ce terrain-là : ils se sont instantanément évanouis dans la béatitude vorace du pouvoir et des places. […]."
In
Marcel GAUCHET.
La démocratie contre elle-même. (Collection "Tel", N°317.)
Gallimard, Paris, 2002.
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2. COMMENTAIRES.
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On dira que je radote, en ramenant constamment Marcel GAUCHET ou CHESTERTON sur le devant de la scène. Mais leurs propos tenus à des décennies d’intervalles, se répondent magnifiquement l’un à l’autre.
En tout premier lieu, il est clair qu’en renonçant à dire ce qu’est le bien, et en se bornant, par des oukases et des interdits, à dire où est le mal (parfois, du reste en l’inventant de toute pièce), notre soi-disant République a renoncé définitivement à promouvoir et à rehausser la morale publique et privée. Elle a élevé le relativisme à la hauteur d’un absolu (ce qui n’est pas la moindre de ses contradictions) et elle a renoncé à transmettre à nos enfants des valeurs ou plutôt des vertus ; elle tend à conserver les intérêts d’une caste arrogante et incapable. Elle se cantonne à un matérialisme débilitant. On est loin de REGULUS ou de SCIPIN !
GAUCHET en rajoute une couche et il est particulièrement sévère avec le socialisme mitterrandien (qui est ici visé par ses propos) lequel, avec monsieur HOLLANDE, a atteint u niveau de mensonge et de cynisme rarement atteint dans le cours de notre tumultueuse histoire. Pépère est soucieux, paraît-il, de la trace qu’il laissera dans l’histoire. Je crains fort que l’histoire, mauvaise fille, ne l’efface de notre mémoire collective. Quand on voit comment les rats quittent le navire élyséen pour se trouver de bonnes places dans la haute fonction publique où ils continueront de nuire, on se dit que cette oligarchie est décidément indécente. Ils sont dans le déni du réel, ce sont les prêtres et les adorateurs de doctrines d’un autre âge. Le cadavre hélas bouge encore. Il ne dépend que de nous de l’immobiliser aux prochaines élections !
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Une illustration parfaite des propos de Marcel GAUCHET (du site du Figaro).

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Pathétique président (du site des Nouvelles de France).

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Le grand bourrage de crâne (du site du Boulevard Voltaire) :

Selon monsieur CAZENEUVE, la France et la République, c’est la même chose ! Décidément, il n’a rien compris. Heureusement que ce n’est pas le cas, Sinon, je ne donne pas cher de notre malheureuse patrie. Mais comme disait TALLEYRAND, un ministère qu’on soutient est un ministère qui penche, idem pour un régime politique ! Attention, je suis résolument pour la démocratie, mais la vraie, celle qui consiste à donner voix au chapitre au Peuple, dans des conditions qui tiennent compte du principe de subsidiarité et des corps intermédiaires. A cet égard, et pour cette raison-là, on ne peut pas condamner l’initiative du référendum local sur le nouvel aéroport de NANTES.







vendredi 1 août 2014

1er août 2014. A mes lecteurs de Pologne ! Deuxième billet de ce jour.

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Il y a peu, je citais CHESTERTON et son petit livre merveilleux : A bâtons rompus. Propos débridés. Il consacre un chapitre VIII intitulé A PROPOS DE LA POLOGNE à ce pays dont, je ne sais pourquoi, un nombre croissant de mes lecteurs sont originaires (473 pages vues depuis ce pays au mois de juillet).

Je leur dédie donc un passage de ce texte :

"Quand les Polonais battirent les Bolcheviques sur le champ de bataille, c'était exactement ça : la vieille tradition chevaleresque  infligeant une défaite à tout ce qui est moderne, tout ce qui est fatalité, tout ce qui est mécanique dans sa méthode et matérialiste dans sa philosophie. C'était l'idée de MARX que tout est inévitable, idée détruite par la conception chrétienne que rien n'est inévitable, non, même pas ce qui est déjà arrivé. Mr BELLOC a résumé l'idéal polonais en deux vers dédiés à un grand sanctuaire polonais :

Espoir des demi-vaincus ; maison d'or,
Sanctuaire de l'épée et tour d'ivoire."

Les Polonais ne sont jamais vaincus. Ils ne le seront jamais s'ils consentent à ne pas renier leur baptême. Comme le disait à CHESTERTON, dans un français excellent, un officier polonais : "L'unique ami de notre pays, c'est Dieu."
Puissent-ils s'en souvenir pour toujours.

mercredi 30 juillet 2014

30 juillet 2014. Nouvelles de la Résistance. Le mensonge pittoresque et le pittoresque véridique

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Avec étonnement et infiniment de colère, je redis ceci :

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.


Il me faut justifier l'étonnement et la colère. J'ai eu hier 162 pages visitées. Le billet du jour, consacré aux exactions des islamistes de MOSSOUL n'a guère intéressé. Seulement 9 lecteurs ! C'est que voir des hommes crucifiés - je ne sais pas s'ils étaient chrétiens, mais il semble que oui d'après mes sources - ne doit pas beaucoup intéresser. Ce n'est pas vendeur, ce n'est pas tendance. Je suis infiniment triste de voir qu'englués dans notre bien-être, nous avons perdu tout sentiment de compassion. Oh certes, il y a tous ces massacres en Terre sainte. Mais on en parle et on les déplore. On parle des victimes des accidents aériens, et c'est également juste. On ne dit rien de nos frères d'Orient. Ce ne sont que des chrétiens ! Il n'avait qu'à pas l'être et tout eût été bien. On se tamponne le coquillard avec une patte de langouste de ce qui peut leur advenir. Terrible indifférence. Vous ne pouvez pas dire que vous ne savez pas.
Vous avez encore le droit de manifester votre indignation et votre soutien. Quant à ces fous de MOSSOUL, ils ont déjà perdu, quoi qu'ils en disent, et ils paieront le prix fort de leurs crimes, non pas à cause de notre vengeance, car nous en sommes incapables et du reste la vengeance n'a jamais réglé les conflits des hommes, mais à cause de leurs conflits internes.
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1. La citation du jour.
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"Il y a trois façons d'écrire l'histoire. L'ancienne manière victorienne, dans les livres de notre enfance, était pittoresque et largement fausse. La dernière habitude, plus éclairée, adoptée par les autorités académiques, consiste à penser que les méthodes peuvent continuer d'être fausses aussi longtemps qu'elles évitent d'être pittoresques. Ainsi, les autorités pensent-elles que, tant qu'un mensonge est obscur, il aura des allures de vérité. La troisième façon est d'utiliser le pittoresque (qui est un instinct parfaitement naturel de l'homme pour ce qui est de nature à aider la mémoire), mais pour en faire un symbole de vérité et non un symbole de mensonge. Il s'agit de dire au lecteur ce que signifiait réellement l'événement pittoresque, au lieu de le laisser dénué de sens ou d'en donner une explication trompeuse. C'est donner une image véritable au lieu d'une image fausse ; mais il n'y a pas l'ombre d'une raison pour qu'une image ne soit pas pittoresque."

In Gilbert Keith CHESTERTON.
A bâtons rompus. Propos débridés. Traduit de l'anglais par Maurice LE PECHOUX.
(Collection "Revizor").
L'âge d'homme, Lausanne, 2010.
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2. Commentaires.
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Si la situation de notre monde n'était pas aussi troublée et grosse d'événements dramatiques, je n'aurais pas hésité un instant à vous faire connaître d'autres constats tout imprégnés de cet humour qui n'appartient qu'aux britanniques. Et les passages qui suivent la citation de ce jour en sont tout imprégnés.
CHESTERTON, cet anglais converti au catholicisme, a reçu du ciel une plume éblouissante. Chacune de ses contributions (pour celles que je connais) est faite de feu, un feu qui illumine, éclaire et réchauffe sans brûler.
La citation du jour illustre à l'envi la tendance actuelle du journalisme et du monde politique à faire du pittoresque mensonger, à écrire l'histoire immédiate ou passée comme il convient à l'esprit du temps, bref à nous enfumer.
Ainsi voit-on monsieur HOLLANDE prendre en main la gestion médiatique, politique et sécuritaire de l'accident qui vient de survenir au MALI. Il serait injuste de le traiter de comédien ou de bateleur de foire. Il est préférable de lui faire le crédit d'une véritable émotion. Mais enfin, monter en épingle ce dramatique accident, au moment où l'on apprend que chômage a de nouveau bondi, que le califat islamique d'IRAK sème la mort et la terreur sur son passage, que l'on ne sait toujours rien du crash de l'avion de la Malaysia Air Lines en UKRAINE, laissent sur une impression curieuse de perspectives volontairement faussée, ou, si l'on préfère, d'une initiative à visée politique, destinée à détourner l'attention de nos compatriotes sur les problèmes de l'heure (émeutes fomentées par certains islamistes des banlieues dites "sensibles" ; chômage ; imposition nouvelle d'un million de familles en raison de la baisse de plafond du quotient familial ; stagnation de l'économie, etc.). Quand, dans un siècle, des historiens, aussi impartiaux qu'il est possible de l'être en ces matières, se pencheront sur l'histoire de notre temps, ils seront sans doute étonné de la myopie de nos hommes politiques et de nos élites.
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3. Informations diverses.
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A TOULOUSE pour les chrétiens d'Orient.


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France Info s'indigne : une mosquée rayée de la carte ! 

Mais France Info semble ignorer que le Tombeau de Jonas à MOSSOUL a été dynamité, et que la totalité des Eglises de cette ville (assyro-chaldéennes, arméniennes, syriaques orthodoxes, etc.) ont été pillées, ou irrémédiablement détériorées, que des icônes inestimables de la Vierge ont été piétinées (thttp://www.aina.org/news/20140723101146.htm ; http://www.aleteia.org/fr/international/article/mossoul-leveche-incendie-il-ny-a-plus-de-chretiens-dans-la-ville-5881755227652096). A dire vrai, la Révolution française n'a pas fait mieux. Mais la mosquée de GAZA est démolie (ce qui est certes inacceptable, sauf à imaginer que derrière cet édifice se cachaient des entrées de tunnels) 
(Voir à cet égard le document sur ces tunnels sur http://cryptome.org/2014-info/gaza-ugi/gaza-ugi.htm [Merci à mon ami Dominique qui m'a transmis ce lien]) et France Info s'indigne de la mosquée sans mentionner les tunnels.

Pour la destruction de cette mosquée voir :
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L'UE s'attaque à l'économie russe (site du Figaro).

Avec cette photo d'une ville ukrainienne en zone dite "rebelle".

La folie continue donc. Pourquoi faut-il que nous soyons les suiveurs des Etats-Unis dont les initiatives (IRAK, AFGHANISTAN, sans compter jadis le VIETNAM) ont été toujours couronnées du succès que l'on sait ? Où est notre véritable intérêt ? Ne serait-il pas de nous entendre avec nos proches voisins plutôt qu'avec un peuple dont tout nous sépare, et pas seulement un océan ? C'est à n'y rien comprendre. Les informations que nous distillent les officines américaines sont des manipulations grossières. Nous nous sommes laissé espionner par leurs agences de renseignement pendant des années, et c'est à ces gens (dont les banquiers sont responsables de la crise économique mondiale) que nous faisons confiance ? Mais il faut être aveugle pour ne pas voir où est notre avenir.



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mardi 8 mars 2011

L'europe et l'Asie pour le millième billet

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C'est aujourd'hui le millième billet de ce Blog. Je voudrais combiner aujourd'hui les deux centres d'intérêt autour desquels j'ai tourné depuis mon premier billet : la politique, non point dans ses aspects politiciens, mais comme l'art de gouverner les peuples et les hommes en leur rendant ce qui leur est dû parce qu'ils sont des hommes ; et la Chine, ma deuxième passion.
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Gilbert Keith CHESTERTON, homme de lettre et journaliste anglais, a publié dans le journal londonien Illustrated London News, quarante-deux propos, au cours de l'année 1927. Ces propos ont été rassemblés en un ouvrage qui, dans sa traduction française, porte un titre très évocateur : A bâtons rompus. Il parle de toutes sortes de choses avec profondeur et en même temps légèreté, comme vous pourrez le constater dans ce qui suit (il suffit de se rappeler que nous sommes dans le premier tiers de XXe siècle quand ces lignes ont été écrites ; elles sont extraites du quatrième article intitulé A propos de l'Europe et de l'Asie).
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"Pour ce qui est de l'opinion exprimée par un capitaliste de tout premier plan selon laquelle tout eût été bien en Chine si nous avions retiré les missionnaires et sans doute laissé seulement les marchands, je dirai personnellement (pour corriger légèrement le propos) que tout eût été bien si nous avions retiré les marchands et laissé les missionnaires. Mais sous réserve de cette différence, je serais tout à fait prêt à accepter en bloc le fond et la forme de sa phrase.
[...] Si notre civilisation a quoi que ce soit à donner aux autres population de la planète, ce doit sûrement être de leur apporter des idées d'homme et pas seulement de leur vendre des pantalons, des chaussures et des chapeaux melons. [...] Notre tournure d'esprit concernant l'expansion des méthodes européennes en Asie a toujours été d'une inconséquence des plus confuses et immorales. Nous avons insisté pour qu'ils aient des machines et nous nous sommes opposés à ce qu'ils aient des mitrailleuses ; nous leur avons souvent permis d'entrer dans nos académies et interdit de prendre place à leurs propres assemblées nationales ; nous nous sommes moqués d'eux parce qu'ils portaient leur propre costume, puis moqués d'eux parce qu'ils portaient le nôtre. [...] La question chinoise est vraiment sérieuse et il est temps que le Chinois nous apparaissent sérieusement pour ce qu'il est en soi et non pour ce qu'il nous apparaît à nous, [je veux dire] l'incarnation de quelque chose d'extravagant et d'extrême, aux extrémités de la terre."
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Et un peu plus loin, ceci :
"Bref, l'Européen prend un air supérieur, mais pas dans le domaine où il est vraiment supérieur. A cet égard, il y a une ironie très étrange et une contradiction, voire même un renversement de situation. Non seulement l'Asie a emprunté tout ce que l'Europe a de mauvais, mais l'Europe elle aussi a très largement puisé dans tout ce que l'Asie a de mauvais. [...] Nous n'avons pas réussi à faire que le lointain Asiatique se sente chrétien, mais nous avons réussi à lui donner l'allure d'un malotru [CHESTERTON fait ici allusion à la laideur et la vulgarité des vêtements des Occidentaux]. Ceci me paraît l'une des plus étranges et des plus sinistres de toutes les contradictions historiques, lorsque nous considérons ce que la chrétienté avait à donner et ce qu'elle a donné."
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Tout le développement qui suit est d'une profondeur incroyable. Je n'ai pas pour le moment le loisir de le détailler. Je dirai simplement que pour CHESTERTON, le meilleur de l'Europe ("l'esprit de libre arbitre, d'engagement personnel chevaleresque et charitable, ce vent frais d'espoir", "les idées courageuses et vivifiantes, de celles qui rendent possible la vie en commun, la chrétienté en a infiniment plus que n'importe quelle culture") nous n'avons pas su, ou surtout pas voulu le transmettre. Révolution Française oblige, rationalisme des Lumières et sociétés de pensée qui le soutenaient, de même. Et c'est ainsi que HEGEL s'est payé le luxe ridicule de refuser à CONFUCIUS le statut de philosophe que les Jésuites européens lui avaient pourtant accordé vers la fin du XVIIe siècle, en publiant leur Confucius sinarum philosophus. Chercher l'erreur ; considérez les résultats ; regardez qui a honoré et compris l'esprit de la Chine, et qui a rêvé de "pendre le dernier prêtre avec les tripes du dernier roi". Oui, cherchez l'erreur. Soyez honnête, et dites si nous avons gagné à mettre MARX et LENINE au coeur de cet immense pays, au lieu et place de JESUS.
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