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mercredi 9 août 2017

09 août 2017. Nouvelles de la Dissidence. Ils s'accrochent comme des moules à leur rocher !

Toujours en compagnie de notre très chère Simone, nous traversons l’enfer des partis politiques, et les illusions de la démocratie et de la république.
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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"L'usage même des mots de démocratie et de république oblige à examiner avec une attention extrême les deux problèmes que voici.
"Comment donner en fait aux hommes qui composent le peuple de France la possibilité d'exprimer parfois un jugement sur les grands problèmes de la vie publique ?
"Comment empêcher, au moment où le peuple est interrogé, qu'il circule à travers lui aucune espèce de passion collective ?
"Si on ne pense pas à ces deux points, il est inutile de parler de légitimité républicaine.
"Des solutions ne sont pas faciles à concevoir. Mais il est évident, après examen attentif, que toute solution impliquerait d'abord la suppression des partis politiques.» 
In
Simone WEIL.
Note sur la suppression générale des partis politiques."
Climats/'Editions Flammarion, Paris, 2006 (date du dépôt légal). (Page 34.)
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2. COMMENTAIRES.
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J’avais considéré avec sympathie la tentative de monsieur MACRON de dépasser le jeu des partis. Comme le dit Simone WEIL des hommes très divers et de sensibilité politique différente peuvent être d’accord sur certains points, et en désaccord sur certains autres. Je me suis vite rendu compte, en entendant hurler le freluquet pendant ses meetings électoraux, qu’il n’en était rien. Il excitait la passion collective contre les partis en place pour les évincer de leur perchoir et, comme un sombre coucou, pondre ses œufs dans leur nid. Il a réussi au-delà de toute espérance. Comme disait un humoriste à propos d’un autre homme politique : « Il nous a fait traverser le Rubicon, c’était pour pécher à la ligne ! »
Voilà qui est fait puisqu’il s’agit maintenant de transformer le clan des supporteurs du Président en un parti comme les autres. C’est incontestablement une initiative d’une rare stupidité. Nous avions une chance d’échapper à la passion collective et de répondre tranquillement à des questions de nature politique.
Notez que Simone WEIL parle des hommes qui composent le peuple de France. Voilà la supériorité de ce génie de la philosophie : mettre les hommes au centre de l’action politique, et non point les idées. Nous savons bien que l’idéologie se moque du sort des hommes concrets. Que des villageois craignent pour leur sécurité devant l’afflux de réfugiés ou de migrants est une vraie question politique. On ne demande pas l’avis des villageois. Il a été décidé en haut lieu, au nom d’un mondialisme à la forte odeur de pétrole, de fric et de de maçonnerie que la France devait accueillir tout le monde. D’abord et légitimement, ceux qui sont menacés dans leur vie et dans leur bien, souvent pour des raisons religieuses (chrétiens, yézidis, chiites des pays sunnites), ensuite ceux qui viennent pour des raisons économiques afin de bénéficier de richesses à la création desquelles ils n’ont pas contribué – ce qui est compréhensible – mais dont ils exigent d’avoir leur part, souvent avec véhémence, à quoi s’ajoutent le ressentiment et l’agressivité. Et puis entre les deux groupes, une masse importante d’immigrés honteusement exploités, ou chargés de besognes que nos compatriotes répugnent à accomplir ; c’est ce que monsieur MACRON appelle une "opportunité économique" (sic).
Tous les partis excitent, dans un sens ou dans un autre, les passions collectives autour de cette question. Les uns soutiennent monsieur Cédric HERROU qui favorise l’immigration clandestine, les autres portent au pinacle les partisans de la remigration. Il n’y a pas la moindre réflexion sur les critères qui permettraient de discerner ceux des immigrés qui sont de vrais réfugiés de ceux qui sont des parasites en puissance et de ceux qui fuient la misère dans l’espoir de trouver en France une vie meilleure.
En premier lieu, il me semble que l’on devrait exiger de tous les immigrés des preuves concrètes de leur origine. Venir de Syrie ou d’Irak ou d’Erythrée n’a pas la même importance que de venir du Mali où nos soldats se font tuer pour défendre l’indépendance de ce pays, sans que ses citoyens se sentent obligés de le faire. Pas de preuve, pas d’accueil, retour au pays de départ (souvent la Libye).
En second lieu, il faut privilégier les familles, et non point les jeunes hommes qui peuvent porter les armes dans leur patrie, et contribuer à son relèvement par leur travail.
En troisième lieu, il faut expulser systématiquement les immigrés accueillis sur notre sol et qui auraient commis des délits ou des crimes. Voilà qui a un coût, me direz-vous. Il y a des moyens de le diminuer en passant des accords avec les pays d’origine.
En quatrième lieu, il faut demander aux richissimes pays du golfe de participer à l’effort d’accueil. Beaucoup de ces immigrés sont musulmans et trouveraient dans ces pays des conditions, une langue, une religion et une civilisation plus en accord avec leurs desiderata.
Si je prends comme exemple la question de l’immigration, c’est qu’elle est traitée sur le mode passionnel et que, de cette façon, elle n’a aucune chance de trouver une réponse à la fois rationnelle, juste et compassionnelle.
Toutes sortes de questions pourraient être ainsi mises au vote des hommes qui composent le peuple de France : le rôle de l’Europe, la réglementation du travail, la fiscalité. Mais voilà, demander au peuple son avis, c’est abandonner du pouvoir auquel les politiciens s’accrochent comme des moules à leur rocher !
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3. REVUE DE PRESSE.
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Empêcher l’Europe occidentale de s’allier avec la Russie : un marronnier anglo-saxon.

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Ne pas l’ouvrir ou l’euthanasie nationale assistée !

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Ils sont fous ces Canadiens !

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Compromission de tous les hommes politiques et Macronleaks !

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Pour nourrir le débat ouvert dans la section des commentaires.



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Les enfants serbes du Kosovo : ou comment il est possible d’aider sur place les populations menacées.

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Un extrait de ce qu’a dit le général de VILLIERS à la commission de l’Assemblée nationale.


jeudi 23 février 2017

23 février 2017. Nouvelles de la Résistance. Manche à air, sauce béarnaise !

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"L'absurdité, le gribouillisme qui résultent, va comme je te pousse, de l'enrôlement dans les partis, sont incomparablement plus manifestes aujourd'hui que jamais. Il suffit, d'ailleurs, que l'un d'eux se soit fait une spécialité des tournants en épingle à cheveux pour mettre en détestable condition tous les autres. N'y a aurait-il pas, dans la structure de tout parti politique, une anomalie rédhibitoire, un vice fondamentalement préjudiciable à l'homme ? C'est ce dont des esprits divers, mais qu'on peut tenir pour éclairer, se sont avisés tour à tour. Au meeting qui se tint l'an dernier à Pleyel sur le thème « Internationalisme de l'esprit» , l'occasion me fut donnée en sa présence de rappeler qu'Albert CAMUS voyait dans la non-appartenance à toute espèce de parti la première caution que devraient appelés à fournir ceux qui, d'un large et passionné échange de vues et d'idées, croient encore possible d'attendre un remède au mal actuel. On conçoit, en effet, que plus la discipline est forte à l'intérieur d'un parti, plus les idées qui le mènent tendent à se stéréotyper, à se scléroser. Qu'on se reporte aux maîtresses pages où Jules MONNEROT dans sa très importante Sociologie du communisme, montre comment un tel parti s'empare de «l'idéal du moi» pour le faire servir à sa propre socialisation." [Texte intégral.]
In
Simone WEIL.
Note sur la suppression générale des partis politiques.
Dans la préface d'André BRETON (parue d'abord dans Combat, N°1803, daté du 21 avril 1950), p. 17
Climats/'Editions Flammarion, Paris, 2006 (date du dépôt légal).
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2. COMMENTAIRES.
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Monsieur BAYROU, après avoir fait voter et voté lui-même pour le pire des présidents qu’oncques eut jamais la "République", décide donc de s’associer à un homme qu’il qualifiait il y a peu de "principal artisan de l'échec économique de François Hollande" et "de candidat des forces de l'argent", quand ce n’était pas "d’hologramme !"
Nous avons là un cas d’école du pire aveuglement qui se puisse imaginer en matière politique ! "Manche à air sauce béarnaise" va donc s’amalgamer, lui et son minuscule parti, à un ensemble hétéroclite où l’on retrouve des Alain MINC, des Pierre BERGE et autres grossiums de la finance, des écologistes heureux de quitter enfin le radeau de la Méduse sur lequel ils flottaient depuis quelques mois, des socialistes en mal de repère, de père et de pépère, et des Français qui ne savent plus à quel saint se vouer.
Il est très difficile de rentrer dans la conscience d’un autre, et encore plus dans celle d’un homme politique. Il se peut que dans ce choix, il y ait le fruit d’une délibération sur ce qu’est le bien commun ; on peut aussi se demander s’il n’est pas l’enfant bâtard de l’opportunisme et du ressentiment contre des collègues qui l’on dédaignés quand ils étaient au pouvoir. Je ne rentrerai pas dans ces considérations ad hominem. Mais je peux, en revanche, m’appuyer sur les déclarations programmatiques, les avis publics, les idées défendues avec une certaine inconstance par monsieur BAYROU. Il est vrai que le flou des propositions et des opinions de monsieur MACRON est propice à des ralliements ambigus. Tantôt il assume le fait d’être socialiste, tantôt il affirme que l’honnêteté (!) l’oblige à dire qu’il ne l’est pas… Mais deux manches à air qui se laissent aller aux vents des sondages ne font pas des hommes d’état.
Tout cela est misérable. Et le monde politique tel qu’il se présente à nous, à droite comme à gauche, comme aux extrêmes, est désespérant. Pourtant il faut aller voter. Dure besogne, mes amis, dure besogne. Suivons notre conscience, et votons pour des candidats qui ont des idées claires, fussent-elles tranchées, mais qui sont constants dans leurs opinions.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Avis préliminaire : je puise les liens que je vous transmets dans les lettres et newsletters que je reçois quotidiennement. Il me paraît important de vous faire connaître les principales nouvelles, souvent occultées par les médias officiels. Lisez-les en prenant votre petit déjeuner ou votre café !
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Pour qui roule le magazine Le Point ?

Drôle de titre tout de même. Je ne suis pas fasciste, et je ne soutiens pas monsieur MACRON. Le Point tente donc de nous faire croire que s’opposer à MACRON, c’est être fasciste. Une manipulation qui nous fait douter de l’objectivité de cette revue. Pourtant, elle n’appartient pas (pas encore) à monsieur DRAHI

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Déclaration de Manu le Petit en Algérie.

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Il n’y a pas que des cathos ringards qui s’opposent à l’avortement.

Lisez les déclarations de ces célébrités qui souvent sont athées.

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Emprisonné, torturé, et finalement expulsé de sa patrie. Il ne s’appelle pas Théo, lui.

Il est catholique, donc il n’intéresse ni le Canard, ni Charlie hebdo, ni Libératio, ni le Nouvel Obs, ni du reste les journaux réputés de « drouate »

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Le « Décodex » continue de décon…

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Thomas FABIUS, sa Porsche et la France d’en-bas !


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Le « Décodex », un autre manche à air.

Les raisons d’un changement de régime (vous m'en direz tant !). Regardez bien en bas




dimanche 24 août 2014

24 août 2014. Nouvelles de la Résistance, Justice et Vérité et lutte contre les partis

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Ah que c'est juste !

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. Les citations du jour.
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(a) De Simone WEIL, dans sa Note sur la suppression générale des partis politiques, cette conclusion :

"Presque partout - et même souvent pour des problèmes purement techniques - l'opération de prendre parti, de prendre position pour ou contre, s'est substitué à l'opération de la pensée.
C'est une lèpre qui a pris origine dans les milieux politiques, et s'est répandue, à travers tout le pays, presque à la totalité de la pensée.
Il est douteux que l'on puisse remédier à cette lèpre, qui nous tue, sans commencer par la suppression des partis politiques."

(b) Du philosophe ALAIN, qui fut le Maître de Simone WEIL, cette remarque qu'il fit (en février 1950, le 10 très exactement, bien après la mort de son élève à LONDRES) sur la Note :

"Comme a dit Simone WEIL, aucun candidat ne devra se soumettre à un parti ; car ce n'est pas du tout cela qu'on lui demande. On lui demande au contraire de ne jamais suivre un parti, et de ne jamais abandonner le vrai parti, celui de la Justice et de la Vérité, choses qui ne peuvent être connues et suivies que par des individus, soutenus par leurs amis, et jamais par les partis qui s'accordent à poursuivre ensemble le Juste et le Vrai, mais qui n'y pensent jamais, attendu qu'une collectivité ne peut rien penser."
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2. Commentaires.
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Les luttes internes qui agitent aussi bien le PS que l'UMP sont très exactement des luttes partisanes. Et c'est pourquoi, je serais le Président SARKOZY, je ne m'acharnerais pas à vouloir prendre la tête de cette dernière. Laissons cette tentative ridicule aux divers crânes d'oeuf, dont le crâne bordelais, laissons-les s'échiner pour parvenir à leur fin. Le jeu n'en vaut pas la chandelle.

Je sais bien que l'on va m'objecter ceci : qu'est-ce que la Justice ? Qu'est-ce que la Vérité ?

Voici deux exemples qui vont vous montrer qu'il est très facile de définir l'injustice (et donc de donner un contour à la justice) et le mensonge, l'erreur ou la fausseté (et donc de donner un contour à la vérité).

Justice : un homme qui a violé pendant des mois sa fille mineure est condamné à six mois de prison. Une femme qui a publié sur un réseau social une caricature - effectivement condamnable - de madame TAUBIRA est condamnée à neuf mois de prison ferme et à une amende considérable ; par la même occasion, sans que l'on sache trop pourquoi, le FN est condamné à une amende pénale de 30 000 euros.

Mensonge : en France, la gestation pour autrui est interdite. Madame TAUBIRA, par le biais d'une circulaire tout à fait contestable, demande, et même ordonne que les enfants nés de la sorte soient inscrits à l'état-civil. Nombre de juges en avaient décidé autrement, en appliquant la loi. Ils sont contredits. On voit donc ce qu'il en est. Mensonge tordu. La croissance selon monsieur HOLLANDE est de retour ; l'avion qui venait de BAMAKO et s'est écrasé dans le Nord-MALI a eu un accident technique (le contenu des boîtes noires devrait être disponible ; il est, paraît-il, inexploitable !) alors que l'hypothèse de l'attentat est sans doute la plus probable ; ce sont les pro-Russes qui ont abattu l'avion de la Malaysia Airline (les photos que j'ai pu consulter à ce sujet montre des impacts de balles sur le cockpit, et en aucun cas des traces d'une explosion provoquée par un missile) ; l'immigration est une chance pour la France (demandez aux Marseillais ce qu'ils en pensent). On n'en finirait pas de dresser la liste des mensonges d'Etat, des mensonges nécessaires à la prise du pouvoir et au maintien de celui-ci, au nom de l'idéologie, et non point au nom de la Vérité et de la Justice

Et je vais même vous dire une chose qui va vous étonner. La censure par le Conseil Constitutionnel des dispositions relatives à l'allègement des cotisations des salariés, dans le cadre du Pacte de Responsabilité, au motif d'une offense au principe d'égalité, relève à la fois de l'injustice et de l'erreur. Bonne digestion messieurs les Conseillers ! Bon cognac ! Bon cigare !
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3. Informations diverses.
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La Savoie salue les vacanciers (via le Salon beige).


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29 août : accueil de Christiane Taubira sur l'île de Ré.

Le ministre de la Justice se déplace à la Maison centrale de Saint-Martin-de-Ré.
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23 août : accueil de Manuel Valls à Caen.

Manuel Valls se rendra à la cérémonie d’ouverture des Jeux équestres mondiaux, samedi 23 août au stade d’Ornano à Caen.
Programme :
18h00 Arrivée du Premier ministre à la Préfecture de Caen
Remise des insignes de Commandeur de la Légion d'honneur à Léon GAUTIER, vétéran du commando Kieffer, en présence de Bernard CAZENEUVE, ministre de l’Intérieur
19h30 Départ du Premier ministre
19h45 Arrivée du Premier ministre au stade d’Ornano, Caen
20h00 Cérémonie d’ouverture des Jeux équestres mondiaux
22h30 Fin de la cérémonie, départ du Premier ministre.
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Edito du site Contrepoint en date du 23.






Par Baptiste Créteur
Internet a permis de nombreux développements, notamment celui des sites d’entraide et de partage ou la mise en relation entre particuliers. Du covoiturage à la récupération, de la location de logements inoccupés au prêt entre particuliers, c’est tout un écosystème qui se développe, offrant des solutions moins chères voire gratuites aux consommateurs. Parfois en concurrence avec des entreprises, ces services créent souvent des opportunités inexistantes.
Adèle, 23 ans, est pionnière de BlaBlaCar, site leader de covoiturage. « À l’origine, je n’avais pas le choix pour faire Saumur-Rennes où la SNCF ne propose pas de train direct. »
Mais ce n’est pas au goût de tout le monde. Les professionnels de l’hôtellerie ne voient pas d’un bon œil la concurrence d’AirBnB, et les taxis refusent la concurrence d’alternatives moins coûteuses ; tous deux ont obtenu de l’État qu’il mette des bâtons dans les roues des nouveaux entrants sur leur marché.
Pour Diouldié CHARTIER-BEFFA  :
Dès lors que cette mise en réseaux, qui s’affranchit des intermédiaires, se généralise, « on a affaire à un libéralisme sauvage, non structuré qui s’exprime ». Au détriment de l’économie traditionnelle. [...] Biouldé Chartier-Beffa prône une régulation d’urgence de ce marché par les pouvoirs publics, car « ces starts up [sic] n’ont pas les mêmes charges que leurs homologues traditionnelles ni les même salariés, ni les mêmes taxes. » La « guerre » a bien commencé : il suffit de voir la violente opposition entre Uber et les taxis ou entre Rbnb [sic] et l’hôtellerie. « Et, demain, la multiplication des services à domicile est une vraie menace ».
Des solutions innovantes offrant aux citoyens des possibilités nouvelles et plus avantageuses, c’est bien trop libéral, et ça crée une concurrence à l’économie traditionnelle. Vite, réglementons, taxons, interdisons !
Cette concurrence néolibérale débridée, ce capitalisme sauvage qui s’exprime par le partage et l’échange entre adultes consentants menacent directement l’économie. Pour endiguer l’invasion du libéralisme, il faut aller plus loin, et en finir définitivement avec le gratuit et le pas cher, avec le don, l’échange et le service entre particuliers. Interdire non seulement AirBnB, mais aussi Couchsurfing.
Il faut en finir avec le coup de main donné à un ami pour repeindre son salon, qui part d’une bonne intention mais fait concurrence aux artisans locaux. Interdire aux Français d’héberger un ami en plein déménagement, ou de garder pour lui quelques cartons dans un coin du grenier, pour sauver les hôtels et garde-meubles.Traquer les naïfs qui pensent qu’inviter un collègue à dîner est un geste innocent et bienveillant sans se rendre compte qu’ils mettent ainsi en péril tout le secteur de la restauration. Pourchasser ceux qui offrent ou vendent pour un prix modique les vieux meubles dont ils n’ont plus l’usage. Enfermer ceux qui prêtent de l’argent à un voisin dans le besoin, et lui évitent de payer des frais bancaires. Il faut en finir avec tous ces pirates. Que dire de la colocation, qui évite à chacun d’avoir à louer son propre appartement ? Ou de l’auto-stop, ce covoiturage gratuit et sauvage face auquel les professionnels du transport sont désarmés ?
Ce n’est pas seulement l’écosystème de la mise en relation entre particuliers qu’il faut tuer dans l’œuf, mais l’idée même de la solidarité et du partage.
À moins de considérer que ces échanges nouveaux entre particuliers, gratuits ou bon marché, ne regardent que ceux qui y prennent part. Qu’il n’y a aucune raison de protéger des modèles simplement parce qu’ils font face à une concurrence nouvelle, aucune raison de privilégier le payant au gratuit, aucune raison pour que les particuliers ne puissent pas librement échanger, directement ou via des intermédiaires, gratuitement ou non.
Et de considérer que c’est au consommateur de choisir, parmi une offre aussi large que possible, s’il préfère économiser sur l’hébergement ou bénéficier des services d’un hôtel, s’il préfère louer une voiture à un particulier ou bénéficier des services et de la flexibilité d’un loueur, s’il veut des meubles neufs ou s’accommode volontiers d’anciens.
Mais ça, bien sûr, c’est du libéralisme sauvage : no pasaran !"
Il est intéressant de lire cette analyse qui complète ce que je disais hier sur les échanges gracieux de service et sur le troc. Mais heureusement, les imbéciles veillent ! Pour madame Diouldié CHARTIER-BEFFA, spécialiste en études de marché,  il est temps de mettre fin à ce partage. Où allons-nous en effet si les gens se mettent à se passer du fisc, de l'Etat et de l'administration ? Je vous le demande. Et comment madame Diouldié CHARTIER-BEFFA va-t-elle assurer son métabolisme de base ? Je vous le demande encore ! Nous avions déjà de nombreux candidats aspirant à régner sur les Imbéciles en tant qu'imbécile suprême. Voici que nous avons maintenant une candidate à ce règne ! Heureusement pour elle, la loi salique, en France, exclut les femmes de toutes prétentions au trône, fût-il celui des Imbéciles. Pour être juste avec cette dame, cependant, elle cible des services rémunérés (Blabla Car par exemple, ou Uber) que personne, hormis ceux qui les proposent, n'est en mesure de proposer au public. Il est clair, cependant, que l'auteur de l'édito a assimilé les services rémunérés aux services échangés gratuitement. Je ne sais pas si madame CHARTIER-BEFFA mettaient ces derniers dans le même panier que le "libéralisme sauvage". Il y a tout lieu de le penser en raison du flou de son argumentation.
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jeudi 1 mai 2014

Que l'esprit de parti va de pair avec la politique de Gribouille !

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La redirai-je assez notre devise ?

Ce n'est pas l'ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c'est la lâcheté.
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1. La citation du jour.
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C'est encore grâce à ma très chère Simone WEIL, la grande, que je vous délivrerai la citation du jour ; elle ne lui est pas attribuable, mais c'est par elle que je puis vous en faire part :

"L'absurdité, le gribouillisme qui résultent, va comme je te pousse, de l'enrôlement dans les partis, sont incomparablement plus manifestes aujourd'hui que jamais. Il suffit, d'ailleurs, que l'un d'eux se soit fait une spécialité des tournants en épingle à cheveux pour mettre en détestable condition tous les autres. N'y a aurait-il pas, dans la structure de tout parti politique, une anomalie rédhibitoire, un vice fondamentalement préjudiciable à l'homme ? C'est ce dont des esprits divers, mais qu'on peut tenir pour éclairer, se sont avisés tour à tour. Au meeting qui se tint l'an dernier à Pleyel sur le thème « Internationalisme de l'esprit» , l'occasion me fut donnée en sa présence de rappeler qu'Albert CAMUS voyait dans la non-appartenance à toute espèce de parti la première caution que devraient être appelés à fournir ceux qui, d'un large et passionné échange de vues et d'idées, croient encore possible d'attendre un remède au mal actuel. On conçoit, en effet, que plus la discipline est forte à l'intérieur d'un parti, plus les idées qui le mènent tendent à se stéréotyper, à se scléroser. Qu'on se reporte aux maîtresses pages où Jules MONNEROT dans sa très importante Sociologie du communisme, montre comment un tel parti s'empare de « l'idéal du moi»  pour le faire servir à sa propre socialisation."

Préface d'André BRETON (parue d'abord dans Combat, N°1803, daté du 21 avril 1950, au livre de Simone WEIL dont voici la référence.
Note sur la suppression générale des partis politiques.
Climats/'Editions Flammarion, Paris, 2006 (date du dépôt légal).
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2. Commentaires.
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J'aime beaucoup la remarque sur les tournants en épingle à cheveux. Après avoir conduit pendant deux ans une politique de Gribouille, en chargeant la barque des entreprises, petites ou grandes, de taxes de plomb, monsieur HOLLANDE s'avise qu'il faut peut-être l'alléger de quelques kilos. Alors, revirement complet. Toute la rue de Solférino (enfin presque) a maintenant pour l'entreprise les yeux que Chimène avait pour Rodrigue. Après avoir déclaré il y a deux ans que son ennemi, c'est la finance, monsieur HOLLANDE comprend aujourd'hui que sans argent (ce qui, d'ailleurs, n'est pas tout à fait la même chose que la finance), il est impossible d'investir. Alors il a l'idée géniale d'augmenter la TVA pour faire financer son pacte de responsabilité et sa banque d'aide à l'investissement. Si ça marche, il s'attribuera le mérite d'un succès qui revient en vérité aux sacrifices et au travail des Français. Oui ! Gribouille ne ferait pas mieux. Peut-être aurait-il mieux valu ne pas augmenter la TVA, ne pas toucher au "pouvoir d'achat" des ménages et ne pas freiner la consommation ordinaire pour soutenir la production, et s'épargner le recours inutile à une armée de plumitifs chargés de contrôler, de réprimer et de vérifier les entrepreneurs, quand ce n'est pas les rectifier, au sens ou MAO l'entendait.
La vérité oblige à dire que nous baignons dans système politique mondialisé étouffant, contraignant, organisé pour le profit d'un tout petit nombre de grandes entreprises internationales. Il s'agit d'une réalité. Et il faut donc en tenir compte. Il aura fallu deux ans à nos imbéciles pour voir que leur étrange politique conduisait à la ruine de la patrie en raison de leur déni de la réalité. Ils ont assommé les entreprises, sans alléger le poids des dépenses publiques, sans diminuer le nombre de fonctionnaires, sans toucher aux avantages indus des régimes spéciaux de retraite, par pur esprit partisan. Nous pouvons demander à nos dirigeants de dépasser cet esprit de parti, nous pouvons leur demander de voir le bien commun, lequel n'est certes pas de signer, par exemple, ce Traité transatlantique qui nous met sous la coupe des Etats-Unis, de leurs conglomérats, de leurs financiers. [On a vu comment ces derniers, en jouant avec l'argent de leurs clients, ont déclenché la crise des subprimes, et conduit à la ruine tant d'entreprises. Sur ce point, monsieur MELENCHON ou madame LE PEN ont raison. Mais l'objectivité oblige à dire aussi que monsieur VALLS (je renonce, ici, et pour cette fois à utiliser le sobriquet de MENTON POINTU) a donné un coup de barre dans la bonne direction au pédalo en péril.]
Il ne peut pas y avoir redistribution de richesses qui n'ont pas été produites. C'est du bon sens élémentaire. Toute politique qui favorise l'offre est porteuse d'amélioration. Quant aux prétentions salariales exorbitantes des "élites", il y aurait peut-être aussi à redire. Qu'un responsable puisse gagner en un an ce qu'un salarié payé au SMIC mettra dix ans à obtenir est tout simplement intolérable (je parle bien de salaire, non pas de revenus autres comme des retours sur brevet, des droits d'auteurs, des dividendes [lesquels doivent être raisonnables, pour des raisons de justice et de vérité]). Comme quoi, sans esprit de parti, on peut partager des opinions émises par des personnalités de tous horizons politiques !
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3. Quelques infos :

Une information qui n'a guère été reprise par les médias (via le salon beige).


mercredi 14 août 2013

Nouvelles de la Résistance : l'esprit de corps est un esprit de haine, deuxième billet du 14 août 2013

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Hier, je vous citais un passage des Quatre fléaux  de Lanza del VASTO. Je poursuis aujourd'hui la citation d'un extrait qui complète ce que je vous ai donc déjà livré sur l'Esprit de Corps. Je commenterai ce passage, car Lanza del VASTO est un apôtre de la non-violence, valeur suprême à laquelle tiennent par-dessus tout les Veilleurs ; de plus, sans le savoir, Lanza del VASTO fait écho à Simone WEIL.
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"Sans doute l'Esprit de Corps rapproche entre eux ceux qui sont du même corps, c'est-à-dire du même groupe, mais c'est moins un amour commun qu'une hostilité collective. C'est toujours un amour limité comportant son revers de haine. L'Esprit de Corps auquel toutes les vertus civiques se trouvent liées est une arme à deux tranchants comme la hache des licteurs avec son faisceau de verges autour du manche. L'amour limité projette une ombre d'aversion et de méfiance sur tout ce qui n'est pas l'objet aimé. Le revers d'ombre est même plus étendu que l'objet éclairé, car si son objet est limité, l'agressivité qui en résulte prend des proportions universelles et se rabat sur n'importe quoi. Il ne faut donc pas s'étonner si "l'amour de la patrie", par exemple, n'oblige pas du tout celui qui le professe à la bienveillance et bienfaisance à l'égard de tous ses compagnons, mais l'oblige expressément à faire la guerre à tous les ennemis de la patrie. Cette sorte d'amour n'a pas pour raison le besoin d'union, mais bien les besoins de la défense et de l'attaque. Les concitoyens, en temps de paix et laissés à eux-mêmes, s'exploitent et s'oppriment tranquillement les uns les autres ; ils ne se résolvent à "l'union sacrée" que sous la pression du danger imminent et de l'ennemi commun. Ce n'est donc pas assez de dire que l'Esprit de Corps est un amour limité qui a son revers de haine, il faut remarquer que la haine y est à l'endroit et l'amour à l'envers."
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Je n'aurais pas la cruauté de rappeler que l'Union de la Gauche ressemble un peu à ces rassemblements destructeurs, et que la moins nette union de la droite prétendument républicaine, est de la même eau. Les partis politiques s'appuient sur l'Esprit de Corps. Il ne peut rien en résulter de bon. Je n'ai pas eu l'opportunité de vous résumer les trois premières étapes de la Marche des Veilleurs. Mais c'est exactement le contraire de cet Esprit étroit et rempli de haine, un beau contraire qui s'est manifesté avec éclat dans une des veillées ; c'est un esprit d'ouverture et de non violence qui a prévalu. La parole y a été donnée à des opposants des Veilleurs. Ils ont été écoutés avec respect, et si les désaccords probablement persistent, le mur de la haine a commencé de se fissurer. C'est tout de même plus constructif que les anathèmes du sénateur MICHEL ou de madame TAUBIRA. Ce sont ces forteresses partisanes qu'il faut démanteler et les Veilleurs ont commencé de le faire.
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Il faut donc supprimer les partis ou en limiter les pouvoirs de nuisance et de division. Lisez le livre de Simone WEIL dont je vous rappelle les références :
"Note sur la suppression générale des partis politiques. Précédée de Mettre au ban les partis politiques par André BRETON. Et suivie de Simone Weil par ALAIN. Éditions Flammarion, Climats, Paris, 2009."
Et écoutez ce que la philosophe a écrit (sans doute en 1938) à Georges BERNANOS, ce cher Georges BERNANOS, à propos de son ouvrage Les Grands cimetières sous la lune :
 
"Ce que vous dites du nationalisme, de la guerre, de la politique extérieure française après la guerre m'est également allé au cœur. J'avais dix ans lors du traité de VERSAILLES. Jusque là j'avais été patriote avec toute l'exaltation des enfants en période de guerre. La volonté d'humilier l'ennemi vaincu, qui déborda partout à ce moment (et dans les années qui suivirent) d'une manière si répugnante, me guérit une fois pour toute de ce patriotisme naïf. Les humiliations infligées par mon pays me sont plus douloureuses que celle qu'il peut subir."
 
Cela n'empêcha pas Simone WEIL de gagner LONDRES au péril de sa vie, au début de la deuxième guerre mondiale. Elle y mourut de tuberculose. Il est donc possible de manifester des désaccords sans détester l'autre et en étant fidèle positivement à ce que l'on croit juste et véridique. C'est cela penser. Et c'est tout le contraire de l'idéologie qui ne connaît que les idées et ne pense pas.
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Demain, je reviendrai sur la confusion entretenue depuis la Révolution française entre Droit et loi.
 
 
 

dimanche 27 novembre 2011

La démocratie est bien malade

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Un parti qui  représente environ 7 % des électeurs n'aura aucun mal à trouver les 500 signatures requises pour valider la candidature de son champion aux élections présidentielles ; un parti qui recueille entre 18 et 20 % des voix peine à trouver chez les élus les dites signatures. C'est ce qu'on appelle la démocratie.
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Je n'ai de sympathie ni pour les écologistes ni pour le Front National. J'ai dit ailleurs que ces partis présentent dans leurs programmes des propositions qui me paraissent utiles ou bonnes. Il est donc tout à fait normal que madame Eva JOLY puisse se présenter. Mais je trouve scandaleux que Marine LE PEN ait du mal à recueillir ces signatures et que les ténors de la politique, sous le prétexte qu'il faut éviter les candidatures farfelues à l'élection présidentielle, aient porté de 100 à 500 le nombre de signatures d'élus pour valider la candidature d'un citoyen français, en l'assortissant de la publication de l'identité de ces soutiens. En démocratie, tout citoyen doit avoir le droit de se présenter à cette élection, sans aucune barrière. Toutes les mesures dites de précautions sont des arguties pour préserver le pré-carré et les prébendes de ceux qui depuis trente ans ne cessent de nous conduire tout droit dans le mur. Bien entendu, cette liberté doit être associé la responsabilité. Les frais de campagne ne doivent pas être remboursés au candidat, et encore moins à ceux qui ont obtenu plus de voix en pourcentage que le seuil requis par la loi. Le candidat doit les payer de ses fonds personnels, ou des dons de ses partisans, ou sur les fonds du parti qu'il représente. Et je trouve curieux que les champions des "plus démunis" fassent justement pleuvoir les deniers publics (notre argent, je le redis) sur les plus gros partis, et assèchent les plus petits.
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La vérité, c'est Simone WEIL qui l'a exprimée dans ce petit livre, ce petit bijou de réflexion dont j'ai si souvent parlé : Note sur la suppression générale des partis politiques. Elle décrit les caractères des partis. Elle en voit trois essentiels. Voici ce qu'elle dit du dernier :
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"Quant au troisième caractère des partis, à savoir qu'ils sont des machines à fabriquer de la passion collective, il est si visible qu'il n'a pas à être établi. La passion collective est l'unique énergie dont disposent les partis pour la propagande extérieure et pour la pression exercée sur l'âme de chaque membre."
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Feu le Président MITTERRAND excellait dans l'art d'attiser les passions collectives. En soutenant le "Touche pas à mon pote", par exemple, ou en modifiant in extremis la loi électorale pour éviter un désastre, il a fait entrer 50 députés du FN, tout en poussant les siens à taper dessus à bras raccourcis. C'est un moyen d'accéder au pouvoir, de s'y maintenir ou de s'y accrocher. je doute fort que c'en soit un de gouverner. Un excellent article sur la nécessité de l'union nationale en ces moments de crise terrifiants (car nous n'avons pas tout vu, loin de là) a paru dans Le Figaro de vendredi sur ce sujet. J'y reviendrai.
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dimanche 20 novembre 2011

Une histoire d'éléphants

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Aurais-je voulu l'inventer que jamais je n'aurais pu y arriver. Dans le livre qu'il a intitulé Une nouvelle conscience pour un monde en crise (Les Liens qui libèrent, Paris, 2011), Jeremy RIFKIN rapporte cette histoire d'éléphants.
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"[…]. Il y a plusieurs années, dans une réserve d’Afrique du Sud, des zoologistes ont constaté un étrange changement de comportement chez les éléphants adolescents. Ils s’étaient mis à défier les rhinocéros et d’autres animaux, et même à les tuer : c’était du jamais vu. Leur curieuse conduite laissaient perplexes les scientifiques, qui n’arrivaient pas à trouver d’explication satisfaisante. Puis l’un des zoologistes s’est souvenu que, quelques années plus tôt, pour éviter le surpeuplement, on avait abattu tous les vieux éléphants mâles. Peut-être y avait-il un lien – mais les scientifiques se demandaient bien lequel. Néanmoins, ils ont réintroduit deux adultes mâles dans la réserve et, en quelques semaines seulement, les éléphants adolescents avaient cessé de manifester ce comportement, qui était en fait antisocial, et commençaient à s’aligner sur celui des mâles plus âgés. Ce qu’ont observé à cette occasion les zoologistes, c’est que les jeunes éléphants apprennent de leurs aînés, exactement comme les enfants humains, et que, lorsque les modèles sont absents, ils n’ont aucun guide pour leur enseigner le comportement social convenable."
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Je vous jure que cette histoire est authentique. Et je me demande si nous ne vivons pas une histoire analogue au PS. Après qu'on a tué de diverses façons les vieux éléphants mâles, Lionel JOSPIN, Laurent FABIUS, Pierre MAUROIS, Michel ROCARD, Dominique STRAUSS-KAHN par exemple, quelques éléphants adolescents, Manuel VALLS, Arnaud MONTEBOURG se sont mis à ruer dans les brancards et ont commencé à vouloir démolir d'autres éléphants, Alexandre GUERINI, les députés de plus de 72 ans, et les éléphants archaïques qui avaient survécu au massacre purificateur, jusqu'à ce que la réintroduction d'éléphants mâles adultes, François HOLLANDE, Pierre MOSCOVICI, Michel SAPIN, viennent remettre un peu d'ordre dans le troupeau, au détriment des éléphantes du reste, Martine AUBRY, Ségolène ROYAL. La nature est un livre dont il suffit de tourner les pages pour tirer les enseignements les plus pointus. L'UMP a fait un peu plus de place aux éléphants adolescents. Je crains qu'ils n'aient appris de leurs aînés un comportement social convenable qui leur fait plier la trompe au moindre coup de défense des vieux adultes.
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lundi 31 octobre 2011

Les Partis au crible de la Parole de Dieu (1)

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Je tiens pour acquis que parler c'est exprimer, toujours, une certaine vérité. Quand je prends connaissance des discours que tiennent les partis politiques, je ne puis m'empêcher de trouver que tel ou tel aspect de leurs analyses est justifié. Et cette justification est éclairée tout simplement par  la Parole de Dieu. Je vais me livrer à l'exercice qui consiste à extraire des propos des partis ces lumières qui scintillent comme les étoiles dans les ténèbres épaisses de la démagogie, de la mauvaise foi, de l'erreur, du mensonge. Je le ferai en deux ou trois contributions, pour ne pas alourdir des billets qui ont tendance à être trop longs. Aujourd'hui, je parlerai de la Nouvelle Gauche et du Parti Socialiste.
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Commençons par la Nouvelle Gauche et la Parti Communiste. Je trouve juste l'aspiration à vouloir un monde plus humain, plus juste et plus fraternel que met en avant ces partis.
En écho à cette aspiration violente et apparemment destructrice d'un certain ordre, il y a la Parole de Jésus : Je suis venu apporter le feu sur la terre et comme il me tarde qu'il soit allumé (Luc 12, 49). La suite du discours indique que ce feu purificateur, c'est celui que Jésus allume dans les coeurs en acceptant librement de mourir sur la croix.
Mais immédiatement me vient en tête la condamnation que Jésus fait de la violence et la béatitude qu'il envoie sur les doux : Heureux les doux, car ils recevront la terre en héritage (Matthieu 5, 4). Vous entendez bien : c'est la terre qui est l'héritage promis aux doux. Monsieur MELANCHON, lisez les Béatitudes.
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Le Parti Socialiste s'indigne avec raison du foisonnement de la pauvreté, et met la lutte contre ce fléau au premier plan de ses préoccupations. Dans son Epitre (que LUTHER qualifiait à tort d'Epitre de paille jusqu'à ce que dans un passé récent,  l'accord luthérocatholique vienne mettre fin à la querelle de la justification par la seule foi), Jacques dit avec justesse : Si un frère ou une soeur sont nus, s'ils manquent de leur nourriture quotidienne et que l'un de vous leur dise : "Allez en paix, chauffez-vous, rasasiez-vous", sans donner ce qui est nécessaire à leur corps, à quoi cela sert-il ? Ainsi en est-il de la foi : si elle n'a pas les oeuvres, elle est tout  à fait morte (Jacques 2, 15-17). Il y a donc une ardente obligation à faire cesser ce scandale. Le Parti Socialiste a donc mille fois raisons. Mais en écho à cette obligation, Paul, le grand, l'immense Paul de TARSE affirme : Et puis, quand nous étions près de vous, nous vous donnions cette règle : si quelqu'un ne veut pas travailler qu'il ne mange pas non plus (2 Thessaloniciens 3, 10). Il est donc nécessaire de faire tout ce qu'il faut pour que chacun ait un emploi, mais il faut aussi prendre des mesures symboliques et des mesures concrètes pour obliger ceux qui le peuvent à travailler quand ils en ont l'opportunité. Il est inutile de faire faire par des travailleurs étrangers des tâches qu'un de nos concitoyens peut remplir. Je rappelle qu'il y a 200 000 postes non pourvus dans le secteur de la restauration et de l'hôtellerie...
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Ainsi je retiens deux idées-forces, deux idées positives, auxquelles j'adhère totalement : oui à un monde renouvelé par une révolution qui serait celle de l'amour combinée à la douceur, oui à un combat contre la pauvreté qui joindrait l'exigence de la fraternité à celle de la justice.
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La suite demain, avec le MoDem, l'UMP et le Front National

vendredi 2 septembre 2011

Remarques diverses

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Quelques citations, ce matin. Je ne les commente pas. Elles se suffisent à elles-mêmes ; elles éclairent le sens des billets que je m'efforce d'écrire depuis maintenant plus de trois ans. Ce sont aussi des réponses aux objections et remarques de mes lecteurs.
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"Le comportement de l’homme n’est pas déterminé de manière absolue par l’instinct, comme pour les animaux, mais il naît de la capacité humaine de comprendre et de vouloir ; c’est dans cette capacité de jugement et de choix que consiste  la liberté de l’homme, qui est avant tout une liberté par rapport au conditionnement physique auquel le soumet sa nature corporelle." (Roberto de MATTEI. La dictature du relativisme.)
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"Le refuge et la prison. - Rien de plus facile que de trouver un refuge dans la tendresse d'une femme. Le miracle de l'amour, c'est que ce refuge ne se transforme pas aussitôt en prison. Le nid est bien à la mesure des ailes, mais des ailes repliées et immobiles." (Gustave THIBON. Notre regard qui manque à la lumière.)
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"Je crois en Dieu mais je refuse son monde. C'est ce que DOSTOÏEVSKI fait dire à IVAN, dans les Frères Karamazov : 'Ce monde de Dieu, je ne l'accepte pas... Ce n'est pas Dieu que je repousse mais la création, voilà ce que je me refuse à admettre.' Et le Grand Inquisiteur, quelques pages plus loin, dira à Dieu : 'Je suis revenu me joindre à ceux qui ont corrigé ton oeuvre.
Là se trouve peut-être une réponse à mon étonnement : dans l'histoire de la pensée occidentale, pourquoi a-t-on accordé une importance quasi exclusive au mal commis et a-t-on si peu réfléchi au mal injustement souffert ? Pourquoi ce désintérêt alors que le témoignage de l'expérience montre que nous en sommes bien davantage préoccupé, même si cette préoccupation est souvent occultée ? Car nous attribuons spontanément le malheur à une culpabilité censée tout expliquer ; mais cette représentation s'enracine dans un sentiment de culpabilité qui est à son tour un malheur incompréhensible." (Lytta BASSET. Le pouvoir de pardonner.)
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"On avoue que l'esprit de parti est aveugle, rend sourd à la justice, pousse même des honnêtes gens à l'acharnement le plus cruel contre des innocents. On l'avoue, mais on ne pense pas à supprimer les organismes qui fabriquent de tels esprits. (Simone WEIL. Notes sur la suppression générale des partis politiques.)
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"La morale du bon citoyen n'a que peu de rapport avec l'exercice des vertus et l'acquisition de la conscience. C'est une adaptation aux raisons de la commodité, de la convenance et de la coutume, ce qui est tout à fait différent. Aussi est-ce une morale à double face et à double tranchant, une morale qui bascule à point nommé, qui se retourne comme un gant, ce qui prouve qu'elle n'a point de part avec la vérité." (Lanza del VASTO. Les quatre fléaux.)
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"Pour être exact, il faudrait dire qu'ils [Ndt : les riches] [...] ont encore plus besoins que les pauvres [d'être consolés], ayant l'âme beaucoup plus fine, comme l'a si délicatement observé notre Paul BOURGET, doué lui-même d'une âme si fine qu'elle paraît n'avoir qu'une seule des trois dimensions requises pour la délimitation géométrique des choses brutes et palpables. [...] Sans remonter jusqu'au temps des Martyrs dont l'histoire n'est pas du tout consolante, on peut lire, dans des ouvrages excessifs qu'il y eut des époques, fort antérieures à l'institution des Jésuites où on parlait beaucoup moins de consolation. La consolation était ajournée à la venue du Paraclet, venue qu'on supposait lointaine, et, en attendant ce Troisième Règne de Dieu sur la terre, on pensait qu'il fallait souffrir au pied de la Croix, dans le Sang du Père des pauvres. Cela on le pensait résolument, absolument, et la dévotion n'avait rien de sentimental. 'L'éminente dignité des pauvres' dont parla BOSSUET beaucoup plus tard, n'était pas un vain discours adressé à des perruques et à des plumages, mais une réalité tangible, indiscutée, au point qu'il était presque banal de voir des riches et parfois de très hauts seigneurs se faisant pauvres pour y avoir part. Il est vrai qu'alors on avait peur de l'Evangile et que, depuis on est devenu plus brave. 'Malheur à vous, riches, parce que vous avez votre consolation !' Essayez donc aujourd'hui d'effrayer quelqu'un de cette Parole de Jésus-Christ." (Léon BLOY. Exégèse des lieux communs.) Et de lui encore, cette pensée détachée : "Je meurs du besoin de la Justice."
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