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vendredi 23 décembre 2011

Conclure sur la théorie du gender

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La théorie du gender, je pense l'avoir démontré dans mon billet d'hier, n'est pas une théorie scientifique, au sens où l'entendent les scientifiques eux-mêmes. C'est une "théorie" sociologique. Je conteste même qu'elle soit vraiment une théorie, car elle ne repose (à ma connaissance, mais là je manque de documents) sur aucune enquête sociale sérieuse, elle n'analyse aucun corpus de textes. C'est donc une construction de l'esprit, fondée sur la seule intuition des philosophes qui l'ont élaborée. Ce simple constat ne suffit pas à en nier la valeur. Il faut cependant la confronter au réel, à d'autres points de vue, venue d'autres disciplines : anthropologie, philosophie, éthologie, physiologie, etc.
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Du point de vue anthropologique, celui qui nous intéresse au premier chef, cette théorie présente au moins trois lacunes qui la rendent littéralement insupportable à tout esprit non prévenu :
(a) La première est qu'elle empêche de penser la différence sexuelle comme un élément structurant de l'humanité de chaque personne (Nicolas BROUWET). Nous naissons homme ou femme ; nous ne représentons en aucun cas la totalité de l'humain qui pourrait nous donner la latitude d'être un homme ou une femme au gré de nos pulsions ; il y a une manière masculine et une manière féminine de se comporter, et ces manières sont irréductibles l'une à l'autre. Elles sont en grande partie déterminées par la physiologie (mais pas seulement ; la culture y joue un rôle, cela est vrai), mais elles ont des répercussions inévitables sur le comportement. La preuve en est, chez les animaux et par exemple, qu'un lion n'a pas le même comportement qu'une lionne. Et dans ce cas précis, il paraît difficile de rendre la société responsable de ces différences. Des expériences conduites sur de très jeunes enfants indiquent que, d'une manière statistiquement significative, les petits garçons se ruent sur le camion ou sur le ballon plutôt que sur la poupée quand on leur présente des jouets, et ceci sous toutes les latitudes, tandis que les petites filles se précipitent sur la poupée, la dînette ou la mallette de maquillage (Pierre-Olivier ARDUIN). Mais ceci est un argument qui est rejeté (bien difficilement du reste et avec des détours un peu obscurs) par Judith BUTLER. Sachez qu'il y a en France des "expériences" qui consistent à imposer, dans les écoles maternelles, à des garçonnets de jouer à la poupée, et aux fillettes, de jouer aux petites voitures, de façon, pour le futur, à effacer dans leur personnalité, ce que la "nature" (entendons ce qui leur est donné à la naissance) devrait y imprimer. La grande manipulation a commencé.
(b) La seconde est que la personne humaine n'est pas la juxtaposition d'un corps biologiques et d'un esprit conscient et libre. Sur le plan de l'anthropologie, il y a de la part des tenants de la théorie du gender, une contradiction parfaitement autodestructrice. Il s'agit le plus souvent de penseurs matérialistes, qui par exception font ici le départ de ce qui initialement est uni dans une personne unique, en identifiant un principe immatériel ET une réalité matérielle qui en est disjointe. L'imposture consiste à dire que c'est la société qui se substitue à cette part immatérielle et l'aliène. Dans la perspective du gender, l'unité de la personne est impensable. Je reconnais qu'on peut croire qu'il en est ainsi, mais c'est une croyance.
(c) La troisième lacune est qu'elle ne pense pas la différence des sexes en termes de complémentarité, mais en termes d'opposition entre l'homme et la femme, au point que la maternité est présentée comme une aliénation. (Les théoriciens du gender, sans avoir fait d'enquêtes sur le sujet, plaindront ces femmes qui vont enfanter, sans se demander vraiment si elles sont heureuses ou non de cette perspective.) C'est pourquoi les féministes se sont ruées sur la doctrine pour en faire leur catéchisme. Se sont ensuite engouffrés dans la brèche ouverte par Judith BUTLER, les organisations homosexuelles. Je vois dans cette approbation une tentative de déculpabilisation d'une orientation sexuelle perçue (à tort ou à raison, j'insiste là-dessus) comme perverse. Notez que je ne dis pas anormale.
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Mais le plus impardonnable dans l'initiative de monsieur CHATEL, inspiré par des sociétés de pensée - dont le seul but est de mettre l'individu (je ne dis pas la personne) au centre de toute vie sociale-, consiste à apprendre à nos jeunes que la liberté consiste à choisir ce qui leur plaît, et non à choisir ce qui est bon pour eux. Imposer cette vue à des adolescents, en pleine recherche d'eux-mêmes, tourmentés par une sexualité naissante et indiscrètement exploitée, survalorisée, surmédiatisée, les soustraire à la transmission familiale de valeurs, est tout simplement criminel. On en fait des autistes, des enfants perdus, sans repères, sans havres, sans soutien. On ne forme pas des êtres humains en satisfaisant leur pulsion... et en les laissant se dépatouiller au milieu de leurs souffrances et de leurs contradictions.
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J'ajoute que j'ai élevé 6 enfants dont 4 garçons, que j'ai fréquenté pendant 40 ans des jeunes gens et des jeunes filles alors que j'enseignais à l'Université, que j'ai été chef de troupe scoute pendant 5 ans, que depuis quatre ans, je m'occupe de la catéchèse des collégiens et des lycéens de seconde, première et terminale, et que je me fonde sur une assez solide expérience des jeunes, pour affirmer ce que je viens de dire.
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Non à monsieur CHATEL.
Non à la gluante UMP si elle ne fait pas changer cela. Il y a quand même des députés de cette formation qui ont protesté, sans résultat. Le responsable est donc bien monsieur CHATEL, et ses services dont on se demande par qui ils sont dirigés.
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mardi 20 décembre 2011

Non à monsieur Luc Chatel

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J'ai reçu d'un ami copie de la lettre envoyée à ses soutiens par le responsable de la pétition contre l'enseignement du gender. Je l'ai signée, et vous invite à en faire autant. L'obstination dans l'erreur, et qui plus est l'erreur scientifique est une marque de faiblesse. Il est encore temps de changer. Apparemment, le ministre ne veut pas se déjuger. A qui fait-il plaisir en donnant l'autorisation d'enseigner une théorie sociologique qui n'a strictement aucune base scientifique.  ? Il me souvient qu'il y a bien longtemps, Evelyne SULLEROT avait donné une conférence à un Colloque de Royaumont. Elle y exposait, expériences, données biochimiques et enquêtes de terrain à l'appui, que la distribution cérébrale des neurostéroïdes est très différente selon que l'on est un homme et une femme, et qu'il en résultait pour les hommes une meilleure orientation dans l'espace, et pour les femmes une plus rapide acquisition du langage. Voilà qui était scientifique. L'élucubration du gender est tout simplement ridicule. En revanche ne l'est pas l'existence de troubles de l'identification de genre. Voici donc la lettre envoyée à ceux qui ne veulent pas qu'on déboussole nos adolescents déjà bien perturbés par les sites internet sur la nature desquels je préfère ne point insister :
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Madame, Monsieur,

La polémique du genre n'est ni usée ni perdue. Déjà plus de 13 000 signataires protestent contre l'attitude du ministre... A nous d'être plus obstinés que le mutisme de Luc Chatel.

Mardi dernier encore, la sujet faisait pour la première fois l'objet d'une question orale au gouvernement à l'Assemblée Nationale. Luc Chatel a confirmé que le gender serait bien étudié cette année en classe de Première. Il a en effet refusé toute alternative aux manuels en place qui en font la promotion. Les professeurs qui n'ont reçu aucune directive relayeront donc l’idéologie des manuels. A l'approche des élections et de la promotion des valeurs de l'école, nous ne devons pas baisser les bras.

En novembre 2011, 75% des français exigent toujours que Luc Chatel réagisse au scandale du "gender" !

C'est un sondage IFOP, paru le 17 novembre, qui l'annonce. 55 % des Français contestent même le caractère scientifique de la "théorie du genre" tandis que 56% estiment que les programmes sont source de confusion pour des adolescents et demandent à ce que ce sujet ne se retrouve pas au baccalauréat. Cette théorie soutient que le sexe biologique ne détermine pas le genre sexuel de l'individu, construit par l'éducation et les choix de chacun. Cette théorie est de nature sociologique, et n'a aucun fondement biologique. Beaucoup se sont déjà mobilisés. L'Enseignement privé, plusieurs associations familiales, des professeurs du public, plus de 65000 signataires,80 députés puis 115 sénateurs et désormais l'opinion publique sondée.

Tout dernièrement encore, le 24 octobre le député Mariton interpellait le ministre en conférence de presse ; le 19 novembre des parents ont manifesté leur inquiétude par un happening lors de la journée nationale des professeurs de SVT. Le sujet reste brûlant !

Le silence du ministre devant cette protestation nationale est un déni de démocratie irresponsable à l'approche d’élections !
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5 mois d’autisme durant lesquels Luc Chatel montre son mépris des parents et des plus hautes instances représentatives de la République.?

C'est désormais un ultimatum politique !

Devant cette protestation nationale, le ministre Luc Chatel fait preuve d'un déni de démocratie irresponsable à l'approche des élections de 2012. L'école sera avec l'économie, le sujet principal des débats de la campagne présidentielle. Tous les débats sur ces réformes sociales feront référence à la polémique du gender. L'introduction toute récente de l'homoparentalité, concept non juridique, dans l'option Droit du nouveau programme de Terminale L à la demande d'une association de 600 parents homosexuels est une confirmation ultime des dérives du ministère actuel. Le sujet est donc d'actualité pour de longs mois. Il ne s'agit donc pas d'une pétition de plus, il s'agit désormais d'un ultimatum politique adressé au Président Sarkozy et un avertissement aux futurs candidats de notre attachement à la neutralité de l'école.

Cette pétition demande à Nicolas Sarkozy des solutions immédiates ou alors le remplacement de Luc Chatel à la tête de l’Éducation Naitonale : un-ministre-irresponsable.org.

Nous vous remercions pour l'intérêt que vous porterez à cet enjeu grave, certains que vous comprendrez l'état d'une situation qui a "dépassé les bornes". Votre nom n’apparaîtra pas sur la pétition. Vos coordonnées ne seront pas transmises à des tiers. Merci pour ce que vous avez peut-être déjà fait. Pensez à faire tourner ce message. Cette page facebook vous informera sur la mobilisation.

Signez la pétition !
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J'avais déjà émis plus que des réserves quant au soutien qu'il convient d'apporter à l'UMP aux élections. Nous n'admettons pas, que ce soit bien clair, que des ministres se mêlent pour des raisons obscures (le sont-elles vraiment ?) de promouvoir la théorie du gender qui n'a aucune base scientifique mais satisfait au plus haut point certaines sociétés de pensée ; elles continuent leur travail de sape pour faire advenir un homme nouveau qui n'existe que dans la tête de leurs chefs. Et si je trouve que Nicolas SARKOZY est à l'heure actuelle le moins mauvais candidat à la présidentielle, il est non moins clair que les députés portant la gluante étiquette de l'UMP n'auront jamais mon suffrages (je l'avais déjà dit à propos du Piss Christ) s'ils ne font pas pression sur leur ministre pour qu'il change de position. Je préfère des adversaires au pouvoir, car je sais contre quelles idées je combats, que des "amis" qui ne sont que les sous-marins d'un "progrès" tout ce qu'il y a de plus contestable et qui trahissent leurs électeurs.
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Non ! Non et non !

vendredi 21 octobre 2011

Chronique d'un désastre annoncé

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Est-ce un hasard si, à l'occasion du billet appelé "Avertissement", publié hier, les commentaires portent sur l'immolation volontaire par le feu de cette enseignante de BEZIERS ? Un lecteur y voit la marque d'un trouble mental, un autre le signe d'une révolte contre un système inhumain, à bout de souffle, ruineux et inefficace. N'y a-t-il pas, sous-jacente à ces commentaires, une allusion à l'incivilité permanente des jeunes et notamment (mais non exclusivement) des jeunes français d'origine maghrébine ? Il y a en effet une importante population immigrée dans cette région. Le climat, la géographie, une certaine douceur de vivre rappellent à ces déracinés la mère patrie ; ce ne saurait être (pour l'instant ?) la France qui cependant les accueille avec largesse, et qui donne la nationalité française aux enfants qui naissent en leur sein. En vérité le malaise est bien plus profond, et l'imputer exclusivement à ces jeunes non éduqués, déboussolés, sans ancrage culturel est une erreur d'approche.
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Roparz HEMON, qui penche pour le trouble mental, indique que Lise BONNAFOUS avait tout loisir de rejoindre l'enseignement privé. Cette remarque met en lumière l'attrait qu'il exerce auprès des familles que l'éducation de leurs enfants intéressent au plus haut point. Cette année, 40.000 enfants n'ont pu rentrer dans l'école privée où leurs parents désiraient les inscrire. Ce n'est pas par amour du catéchisme, de l'Église ou du Christ qu'elles piaffaient d'impatience au seuil de ces établissements. C'est pour des raisons concrètes : des professeurs qui ne font pas grève (s'ils l'ont fait cette année, c'est pour les raisons que je viens de dire : suppression de postes, impossibilité par conséquent de répondre à toutes les demandes), s'occupent personnellement de tous les enfants qui leur sont confiés, transmettent par leur exemple des valeurs d'ouverture, de civisme, d'altruisme ; des principaux ou proviseurs qui exercent avec fermeté leur autorité et ne tolèrent pas le moindre écart par rapport à la charte éducative présentée aux parents et à laquelle ceux et leur(s) enfant(s) doivent adhérer, et qu'ils doivent signer. Bien entendu, il y a aussi des enseignants de ce calibre dans l'enseignement public. J'en ai rencontrés, souvent et nombreux. Mais ils sont impuissants (cf. l'interview de Philippe ISNARD, et la suite que les autorités son Collège a donné à une sordide affaire de pédophilie ; comme quoi il y a des silences assourdissants). Les inspecteurs veillent, le Ministère surveille, et les sociétés de pensée - je vous laisse deviner lesquelles - contrôlent, imposent, et se réjouissent de la progression de l'athéisme, de l'hédonisme, du matérialisme. Ce sont là des valeurs qui font leur fond de commerce.
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Je voudrais rappeler à Roparz HEMON trois immolations par le feu qui n'ont pas été interprétées comme des marques de troubles psychiques, mais comme l'ultime manifestation d'une impuissante protestation : Jan PALACH sur la place Venceslas de Prague qui voulait protester contre l'invasion soviétique de son pays, un évêque catholique pakistanais qui voulait dénoncer les persécutions dirigées contre ces ouailles, plus récemment, cet étudiant tunisien, obligé de faire le marchand des quatre saisons, parce que, semble-t-il, faute d'appuis politiques, il ne trouvait pas d'emploi adapté à sa qualification.
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Madame BONNAFOUS aurait pu rejoindre l'enseignement privé sous contrat, c'est un fait. TIPPEL signale le traitement lamentable de sujets mineurs fait par les pouvoirs publics à ceux des titulaires du CAPES qui vont dans les établissements privés : traitement inférieur, régime de retraite défavorable, avancement souvent bloqué.
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Nous pouvons assimiler le système de l'enseignement privé sous contrat à une sorte de Concordat passé entre l'Etat et les Églises ou Religion (catholique essentiellement, mais aussi protestantes, juive) sans compter les établissements neutres. Il est intéressant de rappeler ici ce que le pape LEON XIII dans son Encyclique Immortale Dei.
"Dans les États où la législation civile laisse à l'Église son autonomie et où un concordat public est intervenu entre les deux puissances, d'abord on crie qu'il faut séparer les affaires de l'Église des affaires de l'Etat, et cela dans le but de pouvoir agir impunément contre la foi jurée et se faire arbitre de tout en écartant tous les obstacles. Mais comme l'Église ne peut le souffrir patiemment, car ce serait pour elle déserter les plus grands et les plus sacrés des devoirs, et qu'elle réclame absolument le religieux accomplissement de la foi qu'on lui a jurée, il naît souvent entre la puissance spirituelle et le pouvoir civil des conflits dont l'issue presque inévitable est d'assujettir celle qui est le moins pourvue de moins humains à celui qui en est mieux pourvu."
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C'est donc avec notre argent de contribuable que monsieur CHATEL entend imposer aux adolescents comme théorie scientifique, la théorie du gender, et monsieur HOLLANDE va aggraver la situation des élèves en difficulté, en interdisant leur redoublement. Il n'y a qu'une solution pour rendre aux parents la responsabilité éducative de leurs enfants, leur donner un chèque éducation et les laisser libre de choisir l'établissement qu'ils jugent adapté à leur(s) enfant(s), sous deux conditions : agrément de l'établissement par l'état (sécurité des bâtiments, qualification des enseignants, charte pédagogique) et maintien de la collation des grades par l'Etat. Ce ne sont pas là des conditions léonines, mais tout à fait acceptables. Mais les sociétés de pensée, les syndicats de gauche, les anticléricaux, les politiciens de gauche, d'extrême-gauche, voire d'extrême-droite, n'y trouvent pas leur compte. Ce qu'il leur faut, ce sont des conditions qui leur permettent d'accéder au pouvoir, d'en jouir au maximum, au détriment de l'essentiel.
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Nous courons au désastre, c'est inscrit dans la réalité de demain : le système est à bout de souffle. Mais grâce à monsieur HOLLANDE, sa mort, jusqu'ici lente à venir, a toute les chances d'être précipitée. C'est à se demander si, pour cette raison, il ne faudrait pas voter pour lui !

mercredi 19 octobre 2011

Courage, cher Philippe Isnard, vous n'êtes pas seul !

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J'ai promis de commenter l'interview de Philippe ISNARD par Enquêtes et Débats. Je le ferai en tant que biologiste, enseignant, chrétien et citoyen.
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Réaction du biologiste. J'ai eu l'honneur d'enseigner la Virologie à l'université  Louis Pasteur, devenue Université de Strasbourg. C'était et c'est encore l'une des plus fameuses universités scientifiques françaises, riche de deux Prix Nobel (Jean-Marie LEHN, Chimie ; Jules HOFFMANN, Médecine). J'ai eu le bonheur de discuter voire de collaborer avec des grands noms de la science qui exerçaient dans cette Université : Pierre CHAMBON (Biologie moléculaire), Henri DURANTON (Physiologie végétale), Jean-Pierre EBEL (Biochimie et biologie moléculaire), Léon HIRTH (Virologie végétale), Pierre KARLI (Neurophysiologie), Paul MANDEL (Neurochimie), Jean-Claude STOCLET (Pharmacologie moléculaire), Michel TARDY (Psychopédagogie), Camille WERMUTH (Pharmacochimie). La liste n'est pas exhaustive. Quand j'ai été nommé professeur, René THOM (Mathématiques), Abraham MOLES (Psychologie sociale), et d'autres très grands noms (BENOIT, DAUNE, MINCK par exemple) ainsi que les collègues que je viens de nommer, développaient dans cette université un enseignement et des recherches de premier plan. Certains d'entre eux nous ont quittés ; d'autres continuent de travailler, de penser, et de produire. J'ai admiré leur sagesse, leur probité intellectuelle, leur esprit critique ; j'ai beaucoup appris à leur contact, je leur suis redevable infiniment de ce que j'ai pu faire.

On m'accordera que j'ai sur bien des contempteurs de Philippe ISNARD un certain avantage, celui de connaître de très près la biologie. Je vais plus loin. Il y a 30 ans, le laboratoire dont j'avais la responsabilité mettait au point des systèmes de coculture de fragments de moelle d'embryon de rat et de fibres musculaires humaines obtenues par fusion de ce que l'on appelle des cellules satellites musculaires. Nous obtenions ainsi une innervation des cellules musculaires et pouvions observer leurs contractions rythmiques, pendant des mois, moyennant le renouvellement régulier du milieu de culture. Bien évidemment, l'idée nous est venue de voir ce que donnerait l'usage de moelle d'embryon humain. Contact fut pris avec le service d'un très grand hôpital universitaire parisien où l'on avait mis au point une technique d'avortement respectant l'intégrité de l'embryon. Une fois prélevé, celui-ci était placé dans un liquide conservateur, puis envoyé par avion à notre laboratoire. J'avais demandé et obtenu l'accord du Comité National Consultatif d'Ethique pour pratiquer ces recherches. C'était avant que je rencontre Jésus. Je n'avais pas pris conscience que les tissus embryonnaires nous arrivaient vivants (sinon l'innervation eût été impossible) et que nous étions responsables de la mort d'un être humain en puissance. Qui n'a jamais vu un embryon de 12 semaines ne peut pas comprendre ce que signifie un avortement. Les chercheurs et moi-même étions pétrifiés devant ce petit être voué à la mort. Je mis fin très rapidement à ces expériences que je regrette amèrement. Puisse le Dieu de miséricorde ne pas m'en tenir rigueur au jour du jugement.
Comprendrez-vous, messieurs les promoteurs de mort que je parle d'expérience, d'une expérience que vous n'avez pas ? Que vous êtes tout entiers pris dans votre système : ils, elles ont le droit de faire l'amour quand ils, elles le veulent. Peu importe les conséquences, pourvu qu'il y ait jouissance et plaisir immédiats. Les IVG ne sont pas faites pour les chiens, non ? Bien entendu, je n'ignore pas que nombre de chercheurs et de médecins ne voient aucun obstacle moral à ces pratiques. Eux, ils savent. "Parce que vous dites que vous êtes sans péché, votre péché demeure" a dit Jésus. Qu'ajouter d'autre ?
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Réaction de l'enseignant. Un véritable enseignement développe l'esprit critique. Un fait, qu'il soit de science dure ou de science molle, ne prend son véritable sens et son poids que quand il est passé à l'aune de la critique (cf. mon billet sur l'esprit critique). Une interprétation honnête exige qu'on présente les arguments qui militent en sa faveur, et ceux qui vont à son encontre. Il me paraît donc honnête de présenter aux jeunes gens et jeunes filles, dont l'environnement hédoniste n'encourage pas la continence, sans parler de chasteté, les conséquences d'une grossesse indésirée, et les effets psychiques désastreux d'un avortement. J'ai vu, de mes yeux vus, à la télévision, une séquence où l'on nous montrait des adolescents en train d'enfiler un préservatif sur un phallus en plastique... (cf. mon récent billet consacré à une citation de Léon BLOY). Voilà qui en dit long sur la neutralité de l'enseignement.
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Réaction du chrétien. Il me paraît passablement contradictoire de militer à la fois  contre la peine de mort (à juste titre) et pour l'avortement. Je sais que l'avortement tue un être humain. Ce savoir n'est pas le fruit de l'idéologie, mais de l'expérience personnelle. Oh ! Je connais l'argumentation : un embryon n'est pas un être humain, son cerveau n'est pas développé, etc. Il ne devient homme qu'à la naissance. Cela revient à dire que des victimes d'accident de la route, ou d'une maladie neurodégénérative centrale, n'ayant plus de cerveau intact, ne sont plus des êtres humains, sans parler de ceux d'entre eux qui présentent des troubles psychiques graves (schizophrénie, autisme, etc.) et qu'il serait légitime de les tuer. HITLER n'a pas hésité à supprimer les malades mentaux. Je m'en tiens à la loi naturelle, et au Décalogue : "Tu ne tueras pas". Voilà mon rocher, ma forteresse et mon salut. Cela était, est et restera juste et vrai jusqu'à la fin des temps. Tant pis pour les sociétés de pensée fondamentalement anti-chrétiennes, et donc anti-humaines, qui sont à l'origine de ces ténébreuses innovations sociétales !
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Réaction du citoyen. Là, je m'adresse à monsieur CHATEL. Est-il donc disciplinairement et pénalement répréhensible de présenter tous les aspects d'une question à des jeunes qui s'interrogent ? Pourquoi les représentants du planning familial ont-ils la liberté de venir parler de la pilule, du préservatif, de l'avortement dans les classes de seconde, première, terminale, sans qu'un autre aspect de la sexualité leur soit présentée ? Monsieur CHATEL, et d'autres ministres de l'"Education Nationale" (!!!) avant lui ont adopté les mêmes attitudes, les mêmes comportements, la même complaisance : surtout ne pas contrarier les ténors de la pensée unique, du politiquement correct. Voilà qui n'aide pas à former des consciences éclairées. Mais le but de l'enseignement, en France, n'est-il pas de formater les esprits et des les rendre compliants à ceux qui détiennent le pouvoir (politique, médiatique et financier) ? TAINE (j'ai fait un billet là-dessus) l'avait déjà dit !
J'ajoute encore un point. Les populations immigrées aiment les enfants et elles en font. Il n'est pas rare de voir des familles d'origine africaine compter six, sept, voire plus de dix enfants. A ce train-là, il apparaîtra chez nous à moyen terme, avortement aidant, un  déséquilibre démographique en faveur de ces populations, et nous n'aurons plus que nos yeux pour pleurer nos libertés, nos traditions, nos valeurs, notre mode de vie perdus. Après tout, il paraît que les populations européennes sont d'origine africaine et que leur souche s'est installée sur notre continent il y a 70.000 ans (cf. l'émission excellente d'Arte, hier soir ; encore que l'idéologie sous-jacente à l'intervention de certains chercheurs laissaient à penser qu'il était "mal" de s'opposer au flux migratoir en provenance d'Afrique). Les nouveaux venus avaient, paraît-il, la peau noire, et c'est, toujours paraît-il et sans aucun fait scientifique à l'appui autre que l'application de l'évolutionisme darwinien, le climat et la préférence sexuelle qui a fait apparaître des hommes à la peau blanche.
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Je termine. Il est toujours très dangereux de décontextualiser des initiatives sociétales, politiques, éthiques. Un homme qui pense, pense d'abord aux conséquences de ses choix, et non à sa gloire personnelle, à son rayonnement politique ou social. Voilà la vraie liberté (cf. mon billet relatif à la vision qu'a Simone WEIL, la  philosophe, pas l'autre Simone, de la liberté).
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Tenez bon Philippe ! Et si vous me lisez, commentez et intervenez !
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Le soleil ni la mort... A propos de Philippe Isnard

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Roparz Hemon me demande si j'ai parlé de Philippe ISNARD, ce professeur sanctionné pour avoir fait visionner à ses élèves, entre autre, un documentaire sur l'avortement. Voici l'interview que lui a accordé un journal non catholique, laïc, "Enquêtes et débats". Je n'ai pas parlé de Philippe ISNARD, et je regrette ce silence. Je vais donc le réparer. Voici d'abord l'interview. Veuillez la lire, je vous en prie, dans sa totalité, même si elle est longue. Vous verrez comment fonctionne le mensonge, le politiquement correct et la course aux électeurs. Je ferai un bref commentaire dans un autre billet.
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"Nous avons été l’un des rares médias non catholiques à parler de Philippe Isnard, ce professeur suspendu pendant 4 mois de l’Education nationale pour avoir fait visionner à ses élèves de seconde et de première un documentaire anti-avortement. Il a bien voulu répondre à nos questions, et sa franchise devraient ravir nos lecteurs.
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Question : M. Isnard, la censure vient de vous frapper deux fois, une fois par l’Education Nationale, une fois par Radio Notre-Dame. Le sort s’acharne sur vous ?

Réponse : Le fonctionnement des médias en France rappelle celui des régimes totalitaires. L’AFP, dont le principal financement est étatique, diffuse un message, repris alors en cœur sans vérification par des médias aux ordres. Et tous perçoivent également de grasses subventions étatiques, histoire d’être bien sûr de leur soumission. Le fonctionnement totalitaire de l’éducation nationale, sa partialité idéologique, son obscurantisme en ce qui concerne l’avortement sont bien connus. D’ailleurs, le recours à des dénonciations (anonymes à ce jour mais émanant de profs comme j’ai pu le constater) rappelle là encore les régimes nazis et soviétiques.

A vrai dire, la censure est plus étendue: aucun des médias étatiques qui m’ont lynché ne m’a accordé de droit de réponse à ce jour, ni rectifié les mensonges diffusés au grand public. Ils ne se sont pas excusés pour les procédés malhonnêtes employés, comme pour France TV qui a interviewé des élèves que je n’ai même pas en classe.

En clair, les médias me refusent la parole. Et refusent de dire la vérité, comme par exemple le fait que le film incriminé décrit la procédure par aspiration, mise au point par les “médecins” nazis dans les camps de concentration en 1942, est celle utilisée en France pour les avortements légaux. Ils refusent de donner les autres films et documents que j’ai utilisés (documentaires “soit un homme”,”SOS femme en détresse”, discours de Mme Veil, texte de la loi Veil, image d’un fœtus à 12 semaines…)

Ils cachent aussi qu’aucun élève, d’après le rapport de la cellule de “soutien psychologique”, ne s’y est présenté!!!
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Question : Pour que nos lecteurs aient une idée de l’importance de la sanction qui vous frappe, pouvez-vous nous indiquer si beaucoup de professeurs ont ainsi été suspendus par le passé, et pour quelles raisons ?

Réponse. J’ai siégé moi-même en CAPA disciplinaire (Commission administrative paritaire académique) de 2001 à 2004. Nous y avons jugé des cas extrêmes. Je me souviens qu’une professeur, accusée et condamnée par la justice dans une sordide affaire de pédophilie avec ses élèves de collège, avait eu une sanction inférieure à 4 mois de suspension. Malgré mon indignation car j’étais partisan, vous vous en doutez, d’une éviction définitive. Bien sûr, dans l’intérêt du service, l’affaire n’a pas été ébruitée par les syndicats, c’est tellement plus grave quand un professeur tente un débat objectif et scientifique sur l’avortement! L’administration m’avait même refusé que l’on enquête pour savoir, ces deux enseignants étant en charge de l’atelier photo du collège, s’ils avaient pris les photos dans ce cadre!!

A part Direct 8 et Radio Notre-Dame qui vous a tout de même invité 2 fois, les médias traditionnels ne se sont pas intéressés à votre affaire, qui est pourtant gravissime en terme de liberté d’expression, comment l’expliquez-vous ?

D’autres journalistes se sont intéréssés à l’affaire (Valeurs actuelles, Famille chrétienne, blogs chrétiens, le journal Alba en Espagne, RCF, Direct 8 (des évéchés dont le mien et celui du Var qui m’ont courageusement appuyé). Je leur rends hommage pour leur courage.

Pour les médias officiels, la vérité leur fait peur, et ils sont aux ordres de l’Etat. Ils sont les Tartuffes de notre temps:cachez ces restes de foetus avortés que je ne saurai voir… Jamais dans l’histoire un aussi petit groupe d’hommes (les médecins avorteurs) n’en aura tué un si grand nombre. (7 millions de morts pour les seuls avortements par aspiration rien qu’en France depuis la loi Veil). Par ailleurs, l’Etat contrôle les médias, via l’AFP(ravda) et les subventions…distribués à tous…ou presque!
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Question. Par contre sur Internet les relais sont nombreux, sur les sites chrétiens mais pas seulement, qu’en pensez-vous ?

Sur internet, pour l’instant, les chrétiens peuvent encore s’exprimer, c’est le principal îlot de liberté qui demeure face à la pensée unique. Profitons-en pour tenter de faire obstacle au projet de loi sur la bioéthique et celui sur l’euthanasie, qui, par leur volonté de tuer les plus faibles (vieillards, handicapés, trysomiques, …) et son eugénisme, n’est que la reprise des projets des Nazis mis en œuvre dans l’opération T4. Je rappelle que les nazis utilisaient pour justifier l’opération T4 les mêmes arguments pseudo-humanitaires : c’est pour leur bien que l’on tuait -et que l’on tue dans le ventre de leur mère aujourd’hui- les handicapés. N’allaient-ils pas être malheureux?

Vous avez vous-même utilisé internet pour faire savoir que vous aviez été censuré par Radio Notre-Dame, trouvez-vous qu’Internet change le rapport de forces entre les médias et les invités ? Concernant la censure de Radio Notre-Dame dont vous dites être la victime, il paraît étonnant qu’ils vous aient invités deux fois et qu’ils aient reçu des pressions pour vous désinviter brutalement la 3è fois. Louis Daufresne vous a-t-il dit qu’ils avaient reçu des menaces suite aux deux premières émissions, qui seraient la source des pressions de la direction pour vous désinviter ?

Je remercie Radio notre dame de m’avoir invité deux fois. Je prie pour qu’ils m’invitent à nouveau, ils ont fait preuve de courage en m’invitant et ils pourraient, avec l’aide de Dieu, retrouver ce courage. Les chrétiens doivent recréer des médias libres et des établissements scolaires libres, ce qui suppose une vraie séparation d’avec l’État, surtout lorsque celui-ci est coupable de crime contre l’humanité. Et de ne pas se préoccuper des subventions. Il faudrait aussi que l’État ne puisse plus intervenir dans la nomination des évêques, ceci pour garantir leur l’indépendance.
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Question. Etiez-vous au courant de la désinvitation brutale par Louis Daufresne et Radio Notre Dame d’Anne-Marie Delcambre et de moi-même (Jean Robin) pour le roman La Mosquée Notre-Dame en avril 2009 ? Qu’en pensez-vous ?

Réponse. “Désinviter” au dernier moment un invité est choquant, cela laisse entendre que la Radio subit des pressions. Si on ne veut pas d’une personne, il ne faut pas l’inviter! Et réfléchir avant! Et aussi lui dire vraiment pourquoi on la “désinvite..”.
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Question. Quand l’avortement était encore interdit, le débat était lui-aussi interdit, comme il l’est aujourd’hui mais par ceux qui réclame aujourd’hui l’ouverture du débat. Comment l’expliquez-vous et n’y a-t-il pas une hypocrisie à demander ce qu’on avait soi-même refusé ?

Pour ma part, je n’ai jamais empêché quiconque de s’exprimer. Et j’ai respecté tous mes élèves. Ainsi, dans ce débat, pour respecter la laïcité, je n’ai pas utilisé les arguments spécifiquement chrétiens contre l’avortement, je me suis placé juste sur le plan de la science, et du droit naturel.

Pour autant, en tant que citoyen, je pense que la loi ne peut établir que tuer son semblable est un droit. Et s’il y a certes des cas de détresse, il faut venir en aide à la maman en détresse et à son bébé.Tuer le bébé ne fait qu’ajouter à la détresse. Les 70 millions d’euros utilisés pour la politique pro-mort des enfants à naître doivent servir à l’accueil de la vie.

L’appel au meurtre est réprimé, et à ce titre, jusqu’à il y a peu, faire la promotion de l’avortement était interdit, comme dans la loi Veil initiale d’ailleurs, puisqu’officiellement réservée aux cas de détresse. Ce qui peut et doit être débattu, c’est comment aider la maman et l’enfant, mais sans tuer ce dernier.

Il faudrait notamment faciliter les adoptions, alors qu’on les a rendus impossibles en France et que tant de couples, et de plus en plus, souffrent d’infertilité.
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Question. Seriez-vous prêt à débattre devant notre caméra avec un défenseur du droit à l’avortement ?

Réponse. Je propose au ministre Luc Chatel un débat sur la neutralité de l’Éducation nationale, notamment dans le domaine du respect de la vie et de l’avortement, et sur la liberté d’opinion. Puisqu’il m’a sanctionné sans motifs, sans m’avoir entendu, qu’il accepte au moins de s’en expliquer loyalement.

Merci d’avoir répondu à nos questions, nous allons relayer cette interview et votre demande de débat à M. Chatel.
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Je vais faire un commentaire dans un autre billet. Mais je puis déjà vous citer (encore) cette belle maxime de la ROCHEFOUCAULD : "Le soleil ni la mort ne se peuvent regarder fixement". Il s'agit là du soleil de la vérité, et de la mort de millions d'innocents, de ces pauvres sans paroles (infans) que le cruel HERODE n'aurait pas hésiter à supprimer dans le sein de leur mère s'il en avait eu les moyens, pour empêcher la naissance de ce Roi-Messie qui aurait pu prendre sa place. 

mardi 18 octobre 2011

Sur le gender et sa bêtise

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Monsieur Luc CHATEL restera le ministre qui a accepté que l'on présente comme scientifique la théorie du gender aux adolescents. Cette théorie veut que l'orientation sexuelle, le genre, soit le fruit de la culture et non de la nature, et qu'il résulte, en fin de compte, du libre choix des individus. L'expérience, la très petite mais réelle expérience que j'ai pu acquérir auprès de mes amis séropositifs (homosexuels ou trans-sexuels) de l'Association Tibériade m'indique que cette orientation est tout sauf le fruit d'une libre délibération et qu'elle ne dépend en aucune manière de la culture ou d'un choix discerné.
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Voici donc un texte que m'a transmis un ami parisien et qui a été rédigé par le père Daniel ANGE.

"Pauvres fans du gender ! Soyez logiques, allez jusqu'au bout de vos thèses. Pendant que vous y êtes, supprimez aussi les admirables différences complémentaires des grandes races humaines. Naître Asiatique ou Africain noir : intolérable, discrimination imposée par la nature. Proposez aux petits camerounais de devenir blancs, à la petite Chinoise de devenir noire. Hormones, chirurgie faciale et ça y est. Enfin libre de choisir ma race, ma physionomie. Et si un petit anglais veut le facies slave : no problem. Tout est possible.


Paradoxe : vous ne supportez pas cette horrible, injuste, stupide « nature ». Rien n'est naturel (surtout pas l'hétérosexualité ! au mieux : l'homosexualité), rien n'est définitif, rien n'est immuable. Mais en même temps, vous êtes écolos : vous respectez la nature, que tout soit bio, c'est-à-dire, justement naturel. En plus, ça rapporte !

Mais alors, soyez logiques : supprimez les odieuses différences chez animaux et végétaux, qui aussi se reproduisent par bi-polarité. Ou faut-il dire la coq et le poule ? Quelle discrimination ! Le coq qui féconde la poule : odieuse domination !

Pour échapper à votre stupide nivellement, je devrais être une biche. Au moins, on respecterait ma nature, mon espèce et mon sexe. Heureusement que les arbres n'ont pas de tendances sexuelles, et qu'on les classe d'après ce qu'ils sont.

Bref, l'écologie, le bio dans tous les domaines, sauf celui de l'humain. (...)

Et à qui l'enfant doit –il dire « maman » ou « papa » ? Puisqu'il n'y a plus de différence, il faut inventer un mot bivalent : Ma-pa ? Pa-man ? N'importe quoi !

Dans les écoles, il faut bannir les mots de garçons et de fille… «Dans ma classe, j'ai 14 bi, 8 homos, 3 hétéros et pour le moment, un seul trans.» Mais demain, ça peut changer, la nuit porte conseil, n'est-ce pas ?

Spet 2011 : «Deux organisations féministes lancent une campagne pour supprimer la mention «Melle» dans les formulaires, perçue comme discriminatoire, violant la vie privée. Mais avec l'obligation d'écrire ton gender, ce sera bien pire !

Les mots même de père/mère, enfant, frère, sœur, époux-se, fils/fille doivent être éliminés dans toutes les langues, le plus vite possible, sans parler du mot honni entre tous de famille. Cela puisque tous rattachés à ces deux mots détestables entre tous : homme-femme . Et donc aussi, ipso facto, ceux d'amour, don de soi, communion, etc… (...)

Pourquoi ? Mais pourquoi donc cet acharnement à détruire la famille par tous les moyens ? Veut-on vraiment créer des sociétés saccagées par la délinquance, la violence, le crime ? N'y a-t-il déjà pas assez de familles en ruines, d'enfants et d'ados désespérés parce que non aimés et dont la violence est le seul cri ?

N'avez-vous donc pas d'enfant à vous pour que vous massacriez ceux des autres ? N'avez-vous donc jamais rêvé d'une famille unie, d'une épouse fidèle, pour bombarder ainsi nos familles ?

Arrêtez ! Convertissez-vous ! Mettez-vous à reconstruire après tant de ruines. La guerre à l'humanité, déclarez-la terminée. Au moins une armistice. Que nous puissions reprendre souffle. On n'en peut plus ! On en a marre ! On sursature !

Pitié, pitié, pitié pour ce continent jeune suffisamment mitraillé.

Je tremble pour vous. La mort, ça vient vite. N'importe où, n'importe quand. Peut-être demain. Personne n'échappera au jugement. Je ne veux pas que vous ayez du sang sur les mains. Je veux vous éviter un mauvais quart d'heure devant un certain Enfant.

Cet Enfant, cet Ado, ce Jeune qui sait ce qu'est l'enfance, l'adolescence et la jeunesse pour les avoir lui-même traversés. Mais qui est aussi le Maître de l'histoire, le Seigneur de notre humanité, prunelle de ses yeux.

Et qui a osé déclarer : qui touche à un enfant, c'est Moi qu'il touche !

L'Artiste génial nous a tellement créés Homme ou Femme que nous le serons en plénitude éternellement. Au Ciel, Jésus demeure à tout jamais un homme, l'Homme par excellence, et Marie une femme. En ce Ciel où les genders n'auront plus cours.

Au Donateur de vie, à la Source jaillissante de l'amour, à lui seul, le mot de la fin, la victoire de demain.

Donc, à nous dès maintenant sa victoire. Combattons en grands vainqueurs que nous sommes déjà. Sans peur, sans honte, sans reproches. En chevaliers de la vie. En acteurs de l'amour. En témoins de la beauté. En serviteurs de la Vérité.

Vie, amour, beauté, vérité qui se manifestent dans cette cime lumineuse de tout le cosmos : l'homme, la femme et l'enfant : icône vivante de la famille Trinitaire. Plus haut chef d'œuvre du cosmos parmi toutes les galaxies, prunelle des yeux de Dieu".
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Qu'ils y prennent garde tous ces Cosinus, tous ces faux-culs qui pour se décharger la conscience putréfiée par la culpabilité veulent que la loi reconnaisse une égalité de condition dans des choix qui justement ne sont pas libres et font peser sur les consciences de nombre de ceux qui s'y sont engagés d'intolérables souffrances ! Fermez vos caquets, imbéciles prétentieux et fragiles dans vos errements.
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Merdre ! à la fin aurait dit le Père UBU. Lâchez-nous les baskets ! Quant au très complaisant monsieur CHATEL, il aura contribué à détourner de son camp politique bien des citoyens qui ne peuvent adhérer à la fausseté et aux ténèbres.
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mercredi 8 décembre 2010

Education nationale : le naufrage

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Quand, il y a trois jours, je vous faisais part du jugement de Léon BLOY sur le Bien et Mieux, en terminant mon billet par un constat désabusé sur le peu d'exigences que nous imposons à nos jeunes dans les écoles, collèges, lycées et universités, je ne pensais pas que les événements viendraient illustrer mes propos d'une manière si éclatante.
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Le programme international pour le suivi des acquis des élèves [PISA] vient de faire paraître les résultats de son étude. Elle porte sur l'évaluation des connaissances d'adolescents de 15 ans dans les 34 pays de l'OCDE et les 31 pays ou économies partenaires. On note ces jeunes sur leur compréhension de l'écrit, des mathématiques et des sciences. La France n'arrive qu'en 22e position, très loin derrière les pays de l'Asie du Sud-Est (Chine, Corée du Sud, Singapour, Hong-Kong, lesquels sont devant la Finlande, premier pays européen).
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Voici les commentaires du ministre ; il y a de quoi se taper le derrière par terre.
"Nous sommes dans la moyenne, nos résultats sont stables et comparables à ceux des grands pays développés comme les Etats-Unis, l'Allemagne, le Royaume-Uni, et le Danemark". Notant toutefois que le nombre d'élèves en difficulté est passé de 15 % en l'an 2000 à 20 % aujourd'hui, le ministre confesse : "C'est un point d'alerte pour nous". Ah ! Quelle belle phrase ! Quelle superbe litote ! Un point d'alerte ? Vous vous rendez compte ? Dans le pays développé qui dépense le plus au monde pour son enseignement, il y a 20 % des jeunes de 15 ans qui sont en difficulté, un élève sur 5, et c'est ce jugement dormitif, lénitif et tiède que le ministre porte sur ce désastre ?
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Comment en sommes-nous arrivés là ? A mon avis, pour plusieurs raisons. (a) La première est l'invasion des pratiques éprouvées par des Cosinus prétentieux qui prétendent mettre en système les méthodes et les contenus éducatifs. On ne dira jamais assez le mal que les spécialistes en "Science de l'éducation" ont fait à l'éducation ; comme si l'on pouvait mettre en équation ce qui relève de la relation interpersonnelle entre un enseignant bienveillant, maître de ses savoirs, exigeant et ferme et ses élèves. (b) La seconde relève d'une fausse idée de l'égalité. Tout le monde pareil. C'est idiot. Un garçon de 15 ans qui fait 1,75 m de taille n'aura jamais les mêmes aptitudes pour le basket qu'un garçon du même âge qui fait 1,95 m. Un rêveur et un actif n'ont pas les mêmes centres d'intérêt ni les mêmes méthodes d'apprentissage. La véritable égalité consiste à donner les mêmes moyens et chances à ceux qui ont les mêmes aptitudes. (c) La troisième raison tient à une conception erronée de l'enseignement : qu'on le veuille ou non, la relation enseignant-enseigné est dissymétrique. L'un sait (ou est censé savoir), l'autre non. La fonction de l'enseignant est de transmettre des savoirs constitués, non pas de permettre à l'enseigné de construire lui-même son savoir. Il faut être fou pour croire à la pertinence d'une telle utopie. (d) La dernière raison tient à l'absence totale de sanctions (au nom de l'égalité, toujours) que ce soit par des mentions (depuis les félicitations jusqu'au blâme) ou des punitions (de la consigne aux devoirs supplémentaires). Le rapport PISA indique que le niveau de discipline dans les établissements français est un des plus bas de l'échantillon étudié. Et il est avéré que ce sont "les pédagogies les plus coercitives qui fournissent les meilleurs résultats" (dixit Jean-Paul BRIGHELLI, enseignant et essayiste).
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Bien entendu, dans la même ligne que BOURDIEU et PASSERON, Philippe MEIRIEU, "spécialiste de l'éducation" implique, de la manière la plus idéologique qui soit "le fantasme de faire des économies sur l'éducation", et dément catégoriquement que le niveau baisse. Il affirme que "le système français est une machine à fabriquer des inégalités" mais que "les écarts se creusent entre ceux qui ont accès aux bonnes études et ceux qui sont condamnés à la ghettoïsation". Tiens, tiens ! Mais Philippe MEIRIEU ne fut-il pas un ardent défenseur de la sectorisation (c'est-à-dire de l'obligation d'inscrire ses enfants dans l'établissement scolaire dont relève la résidence des parents des enfants) ? Il semble me souvenir que oui. Si pas de sectorisation, possibilité d'avoir accès aux bonnes études ? Y-aurait-il de mauvaises études ? quelles en sont les caractéristiques ? Et de mauvais établissements ? Même question.
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Il me semble que ce qui est juste serait de détecter ceux de nos enfants qui ont les meilleures aptitudes dans tel ou tel domaine, en offrant un très large éventail d'aptitudes à évaluer. Une excellente aptitude manuelle - qui n'est pas l'aptitude de tout le monde - peut faire un excellent artisan ; et des passerelles doivent permettre de se former dans de nouveaux domaines quand on se découvre de nouveaux goûts, qualités et désirs.
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Je vais vous faire une confidence. Quand j'étais assistant à ce qui était encore l'Université de Paris, je donnais des cours à des jeunes gens et jeunes filles qui préparaient un BTS de Biologie. A l'époque, le baccalauréat n'était pas nécessaire pour passer ce diplôme. Je comptais parmi mes étudiants un jeune homme d'une exceptionnelle rapidité d'esprit mais qui avait été collé au Bac. J'ose dire que, grâce à moi, il a pu faire de superbes études, DEA, thèse de troisième cycle, thèse d'état, et qu'il est devenu en son temps le plus jeune Directeur de Recherche de l'INSERM. Je comptais parmi mes collaborateurs, un jeune homme qui avait commencé avec un CAP de mécanique automobile, et qui est aujourd'hui Maître de Conférence Hors Classe, après avoir soutenu sa thèse dans le laboratoire dont j'étais responsable. Et que dire de D..., aide-soignant dans un grand hôpital régional, qui a pu préparer une thèse d'Université chez nous, puis a passé brillamment une Maîtrise en économie de la santé, et est aujourd'hui Surveillant-chef, responsable de tout le personnel soignant d'un hôpital hyperspécialisé.
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Oui, le Mieux est mieux que le Bien. se contenter de la moyenne est indigne de notre pays. Et s'il faut, dans les banlieues, séparer les enfants issus de l'immigration, les intégrer dans des classes à petits effectifs pour mieux leur transmettre les savoirs, il faut le faire. Ils méritent mieux que le je-m'en-foutisme, l'à-quoi-bonisme et la politique du chien crevé au fil de l'eau. Ce ne sont pas les moyens qu'il faut abonder, ce sont les méthodes et les regards qu'il faut changer.
PS : je prie mes lecteurs de m'excuser pour les fautes que j'ai laissées dans la première version de ce billet, la plus drôle étant sans doute BLOIS au lieu de BLOY.
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