jeudi 8 septembre 2016

07 septembre 2016. Nouvelles de la Résistance. Ya qu'le bon Jésus dont l'odeur est bonne ; réponse à monsieur Bruno Roger-Petit

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Avec retard, mon billet du 7 septembre. Je vous supplie de lire tout en détail. Nous en avons assez de nous laisser traiter en paillasson par des imbéciles.

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"L’art du débat et de la persuasion consiste en ceci : prendre le plus grand soin pour présenter une chose, être honnête et sincère en la développant, s’y tenir fermement, comparer et évaluer pour la faire comprendre, discerner et différencier afin qu’elle soit claire, la présenter avec un parfum d’ardeur et de jubilation, en faire quelque chose de grand, de précieux, de divin. De cette façon, un discours est toujours bien reçu. Même si certain ne s’en satisfont pas, tous lui accorderont leur estime. C’est ce qu’on appelle être capable de faire apprécier ce que l’on apprécie. Une sentence dit : « Seul un homme accompli sait faire priser ce qu’il prise ». Tel était le sens de mon propos.
In
Les écrits de maître XUN, chapitre V, section 22.
Traduit par Ivan P. KAMENAROVIĆ. (Collection "Bibliothèque chinoise", dirigée par Anne CHENG, Marc KALINOWSKI et Stéphane FEUILLAS.)
Les Belles Lettres, Paris, 2016, p. 51.
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2. COMMENTAIRES.
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Je réponds ici à l’ineffable Bruno ROGER-PETIT dont l’ignorance, les préjugés et la bêtise bernanosienne ont peu d’équivalent dans la presse française et dont les écrits ne partagent aucun des caractères prescrits par le grand XUN Zi.

(a) Je lui dédie en effet la belle citation de ce penseur chinois : Bruno ROGER-PETIT n’a pris aucun soin pour présenter son sujet, celui du retour des chrétiens en politique, qui, selon moi, vaut bien celui de l’invasion des médias par un ramassis de médiocres, pleins de ressentiments, parfaitement incultes, et imbus de cet esprit de généralisation et d’abstraction qui les empêche de voir LA REALITE. Il a repris des clichés, des rumeurs, des préjugés, montés de toutes pièces, sans aucune considération pour la vérité. 
(b) Voici quelques citations de l’article pondu douloureusement par ce cher Bruno et son commentaire pris sur le site du Boulevard Voltaire..
"Dans Challenges, Bruno Roger-Petit – le journaliste qui voit une sous-représentation des journalistes socialistes dans les médias (RMC, 2012) – sent que « la primaire des Républicains [est] déjà polluée par la question identitaire, [et] risque d’empester encore davantage le Zemmour et le Ménard ». […].
Compatissons car il en appelle à Cazeneuve pour interdire à Robert Ménard de citer de Gaulle : « Être Français, c’est aussi, comme le disait le général de Gaulle, être européen, blanc et catholique, bien sûr. »
[…]. Dans cette surveillance « big-brotherienne » de l’intelligence française, Roger-Petit s’affole donc d’une renaissance politique chrétienne. Si seulement… Mais là où certains joueraient de finesse pour insuffler la haine envers les cathos, Roger-Petit assaisonne son propos au double concentré « De Sarkozy à Fillon, en passant par Estrosi, Ciotti et même Juppé, le 15 août dernier s’est résumé à la course au tweet de bénitier. C’est à qui montrerait la plus grande dévotion à la Sainte Vierge. […] La droite française effectue son grand retour dans le giron d’une Église qu’elle avait déserté (sic) à la Libération, pour cause de proximité étroite de cette dernière avec la Révolution nationale et le maréchalisme. » Fermez le ban ! La messe est dite, si l’on peut dire. L’Église collabo ? C’est bien sûr ! Les nombreux prêtres français — 156 internés à Dachau — déportés notamment pour faits de résistance apprécieront… On ne rappellera pas à Bruno Roger-Petit que L’Humanité fut collaborationniste tant que l’URSS le fut, et que les Hersant, Jospin, Jouvenel, Déat, Doriot, Drieu, Baudrillart et Cocteau étaient tous de gauche… Ce serait mesquin !
Roger-Petit couronne son article par sa crainte suprême : « La droite renoue avec l’Église et ses vieux démons, si l’on peut dire… »

Lire la totalité de l’article sur :

(c) Dans un billet déjà ancien, j’ai raconté l’histoire de mon grand oncle, Paul WAENDENDRIES, déporté à DACHAU, qui, en apprenant que 80 prêtres dont nombre étaient incardinés au diocèse de SOISSONS, venaient d’arriver au camp et à qui il a été donner son morceau de pain. Raconterais-je aussi l’histoire de ce prêtre de LAVAL que j’ai un peu connu, déporté à MAUTHAUSEN,et qui  avait perdu jusqu’à la mémoire de son propre nom lors de sa détention dans d'effroyables conditions.

(Mais encore WIKIPEDIA indique ceci : Mgr PIGUET, évêque de CLERMONT-FERRAND écrit aux séminaristes de son diocèse qui sont mobilisés : « Aujourd'hui, le service de la France unanime contre la tyrannie nazie devenue l'allié de la barbarie bolchevique, a appelé un grand nombre d'entre vous sous les drapeaux. Une fois de plus, la cause du droit, de la liberté de la paix, de la civilisation chrétienne a pour champion la France et ses alliés ». Un peu plus tard, il désigne les Allemands comme des « Ostrogoths motorisés », et puis, pour les fêtes de Noël 1939, devant les choristes de la cathédrale « À genoux, pas devant les boches ! ».
Ou encore, toujours dans WIKIPEDIA :
Le 23 août 1941, alors que la police française prépare des rafles de Juifs étrangers en zone libre, Mgr SALIEGE, archevêque de Toulouse fait lire dans son diocèse une lettre pastorale qui condamne les rafles le plus clairement qui soit :
« [...] Il y a une morale chrétienne, il y a une morale humaine, qui impose des devoirs et reconnaît des droits [...] Que des enfants, des femmes, des hommes, des pères et des mères soient traités comme un vil troupeau, que les membres d'une famille soient séparés les uns des autres et embarqués pour une destination inconnue, il était réservé à notre temps de voir ce triste spectacle [...] Les étrangers sont des hommes, les étrangères sont des femmes. Tout n'est pas permis contre eux [...] un chrétien ne peut l'oublier [...] »
Le préfet avait usé de toutes sortes de pressions pour empêcher la lecture de la lettre. Après les rafles qui ont lieu le 26 et 28 août 1941, l'évêque de Montauban, Mgr THÉAS, fait lui aussi lire une lettre en chaire. Le 6 septembre, c'est au tour du cardinal GERLIER , à Lyon, dont la lettre est un peu plus circonscrite, et Mgr DELAY, à Marseille, qui tout en affirmant « que notre pays a le droit de prendre toutes mesures utiles pour se défendre contre ceux qui, en ces dernières années surtout, lui ont fait tant de mal » condamne les déportations « peut-être à la mort » avec le même fermeté que Mgr SALIEGE. »"
(d) Quand j’étais gamin, mon oncle, curé d’un village de campagne, nous avait appris dans un grand éclat de rire cette chanson « Tout le monde y pue, y pue la charogne, Y’a qu’le bon Jésus dont l’odeur est bonne… ». C’est bien vrai. Il est exact que tous les chrétiens n’exhalent pas l’odeur des vertus. Mais monsieur Bruno ROGER-PETIT dont la plume est aussi légère, aussi nuancée, aussi subtile qu’il est possible à un journaliste socialiste de l’avoir devrait relire XUN Zi, se renseigner sur l’attitude de nombreux chrétiens pendant la guerre, admettre que ce sont essentiellement des socialistes qui ont rallié la vieille baderne de Maréchal et ne pas oublier qu’il empeste l’odeur d’un régime en pleine décomposition."

Je revendique, monsieur ROGER-PETIT, le droit de transmettre à mes enfants et à mes petits-enfants ce que j’ai reçu de mes ancêtres… Transmettez aux vôtres l'idéologie des Loges, je vous reconnais ce droit, mais ne nous empêchez pas d'agir selon notre conscience.


mardi 6 septembre 2016

06 septembre 2016. Nouvelles de la Résistance. Le mensonge et les manipulations des journalistes officiels

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Pour aller plus loin dans l’évaluation des critères de la morale humaine, mentir et défendre le mensonge peut éventuellement renforcer provisoirement le pouvoir de ceux qui le détiennent, mais cette posture sape inexorablement les fondements moraux de ce même pouvoir et peut plonger les puissances dans un état de paranoïa. Pour les intellectuels publics sans pouvoir politique, cela affaiblit l’autorité de leur parole publique, diminue leur prestige et leur interdit à jamais d’échapper au tourment de la peur, faisant d’eux des chiens errants à la recherche de leur maître. La manie de dire des mensonges est un cancer de l’âme. Celui qui s’y adonne ne peut apaiser sa conscience car il a déjà détruit son jardin spirituel et s’est lui-même exilé de l’Éden de la conscience. Comme le dit une maxime occidentale, « la vérité grandit celui qui la porte, le mensonge rabaisse celui qui le profère)."
In
LIU Xiaobo (caractères simplifiés : 刘 晓 波 ; caractères traditionnels :劉 曉 波)
La philosophie du porc et autres essais. Traduit du chinois. Textes choisis et présentés par Jean-Philippe BÉJA. ("Bleu de Chine", collection dirigée par Geneviève IMBOT-BICHET. Préface de Vaclav HÁVEL.
Gallimard, Paris, 2011.
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2. COMMENTAIRES.
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Deux exemples récents montrent comment des journalistes peuvent participer au grand mensonge et manipuler les opinions de nos concitoyens. N’en déplaise à madame CRESPO-MARA, il n’y aurait aucun problème de discrimination au prénom si la loi avait obligé les Français, tous les Français à prendre comme prénom usuel et premier prénom, un nom à choisir dans le martyrologe ; c’était le cas avant l’introduction de la calamiteuse loi qui autorise les parents à donner le prénom de leur choix, fut-il ridicule, à leur enfant. S’il plaît à une maman d’appeler sa fille  « confiture » ou « miel », elle le peut ! Vous pouvez dire madame ce que vous voulez, mais quand un enfant s’appelle Mohamed, il est évident qu’il fait référence au prophète Mahomet. C’est s’aveugler que de prétendre le contraire. Il est logique d’en conclure qu’il est musulman. Je n’y vois personnellement aucun inconvénient, mais je ne m’interdis pas de penser que le prénom de cet enfant permet d’inférer qu’il est un adepte de l’islam. Si un enfant s’appelle John ou Margaret, vous concluez qu’il est Anglais ou Américain, s’il s’appelle Juan, qu’il est Espagnol ou Latino-américain. Curieusement, cette conclusion ne semble pas affecter votre sens de la justice ou de l’égalité entre les hommes. Alors soyez honnête, madame, et ne versez pas dans des sous-entendus d’accusation de racisme vis-à-vis de Robert MENARD. Lui, il a créé « Reporter sans frontières ». Vous, le derrière calé dans votre fauteuil, vous distribuez les bons et les mauvais points, mais pour dire le vrai, tout le monde s’en contrefiche. Ceci étant dit, personne ne vous reprochera d’avoir appelé vos deux fils Lamine et Sekou. Mais ce choix est symbolique, et vous ne pouvez échapper au questionnement qu’il suscite, et au soupçon de partialité de vos opinions. J’ajoute que vous en parlez merveilleusement bien, et ces paroles maternelles viennent racheter la mauvaise action dont vous vous êtes rendue coupable vis-à-vis de Robert MENARD.
L’autre mensonge est celui de BFMTV qui fait dire à monsieur LE MAIRE « Nos femmes » ce qui suscite des tweets aussi ridicules qu’empoulés de la part, notamment, de madame Marisol TOURAINE, alors que monsieur LE MAIRE a utilisé l’expression « Les femmes ». Si j’étais méchant, je dirais que madame TOURAINE a fait les gros yeux à ce pauvre monsieur LE MAIRE.
Les journalistes sont des menteurs à la solde d’un pouvoir qui les achète de diverses manières ; le maintien d’avantages fiscaux indus que monsieur SARKOZY voulait à juste titre supprimer fait partie de cette corruption des esprits.
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3. INFORMATIONS ILLUSTRATIVES.
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Madame CRESPO-MARA et Robert MÉNARD.

http://www.breizh-info.com/2016/09/06/49023/lci-audrey-crespo-mara-tente-de-faire-bad-buzz-robert-menard (Manipulation de madame CRESPO-MARA). Madame CRESPO-MARA a fait dire à Robert MÉNARD ce qu’il n’a pas dit, en tronquant la citation qu’il a faite du général de GAULLE [elle a omis le « aussi »].
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BFM TV et Bruno LE MAIRE.

http://www.huffingtonpost.fr/2016/09/03/bruno-le-maire-femmes-vocation-propos-scandalisent_n_11849408.html (Mensonge de BFMTV). Monsieur LE MAIRE n’a pas dit NOS femmes comme le prétend BFMTV qui a depuis rectifié, mais LES femmes.

lundi 5 septembre 2016

05 septembre 2016. Nouvelles de la Résistance. La mort du latin ou l'assassinat de la liberté

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Quel serait donc le programme de cette école rêvée, qui se donnerait le luxe de négliger toute instruction et de ne viser qu’à l’éducation ?
J’y réhabiliterais l’étude des langues classiques. Et pour la raison même qu’on les délaisse aujourd’hui : elles sont totalement inutiles et nous donnent par là une idée de la valeur de ce qui est inutile. Plus précisément, elles nous montrent que ce qui a de la valeur est toujours inutile. On dit : « Elles ne servent à rien. » Quel magnifique éloge !
Ensuite parce qu’elles sont mortes. Elles ne sont la langue maternelle de personne. En conséquence, personne n’est par rapport à elles dans une situation privilégiée.
Enfin, elles ont l’avantage de nous faire sentir petits. Elles nous rabaissent, et elles le font de la bonne façon. En effet, si nous apprenons la langue de la classe dirigeante ou de la nation qui donne le ton à la civilisation (comme le français au XVIIIe siècle ou l’anglais de nos jours), nous serons humiliés par rapport au peuple dont cette langue est la langue maternelle. Apprendre la langue de peuples disparus nous fait prendre conscience de ce qui reste en nous d’encore mal dégrossi, mais nous évite d’éprouver du ressentiment contre qui que ce soit."
In
Rémi BRAGUE.
Modérément moderne.
Flammarion, Paris, 2015, p. 348.
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2. COMMENTAIRES.
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Najat a donc décidé que le latin n’avait qu’un intérêt accessoire, ainsi que le grec. Ils ne servent à rien. Comme le fait remarquer Rémi BRAGUE, le verbe servir et le mot latin servus (esclave) ont la même origine. Apprendre quelque chose qui sert est donc, d’une certaine façon, se rendre esclave de la chose apprise. Il faut bien comprendre qu’en confinant la transmission des savoirs à ce qui est utile et simplement utile, la prétendue éducation dite nationale participe au grand asservissement des peuples au libéralisme, à la mondialisation ravageuse, à la soumission du faible au fort. L’exemple de l’invasion de l’anglais, aussi bien dans la publicité que dans la langue courante, montre à quel degré de dépendance nous sommes arrivés.
Mais Najat a décidé que le peuple n’est pas digne d’accéder aux arts libéraux, celui que pratiquaient les hommes libres d’Athènes (comme l’explique si bien Rémi BRAGUE). Le peuple est fait pour obéir, produire, s’amuser, jouir ; il n’est pas fait pour s’extraire de cette gangue matérielle dans laquelle il est englué. Najat et ses conseils méprisent le peuple…
La défense de l’enseignement du latin et du grec ne doit point arguer de l’utilité de ces langues pour la vie quotidienne. C’est un contresens. Il est vrai que latin et grec facilitent l’apprentissage et la compréhension du français, mais il est non moins vrai que ce n’est point l’acuité de connaissances particulières, pointues et spécialisées qui permet à l’homme de s’épanouir, mais ses capacités relationnelles qui passent par la parole. Najat est inculte ; elle sait tout, mais elle ne sait que ça. Des pans entiers de la connaissance de l’homme lui échappent complètement. Elle confond instruction, éducation et manipulation… Vivement qu’elle s’en aille et que l’on revienne à de saines pratiques.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Du site du Figaro, cette opinion de Salman RUSHDIE.

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Du site Valeurs actuelles, cet article sur les manières de faire de la belle carnassière.


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dimanche 4 septembre 2016

04 septembre 2016. Nouvelles de la Résistance. Le cynisme de nos dirigeants, un des deux ennemis de la démocratie

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"La démocratie qui s’efforce de respecter l’homme en garantissant à celui-ci liberté, égalité ainsi que sécurité, est un régime précieux qu’il s’agit de préserver De ce fait, il importe de noter que deux choses peuvent lui nuire. La première réside dans ses ennemis, ceux-ci étant aujourd’hui les extrémistes religieux. La seconde réside dans ses faux amis, ceux-ci étant ceux qui, sous prétexte de la servir, ont un rapport irresponsable à la liberté, à l’égalité ainsi qu’à la sécurité, qu’ils utilisent de façon cynique pour leurs intérêts personnels. Une citadelle périssant toujours de l’intérieur, c’est à ces faux amis de l’homme et de la démocratie qu’il importe de s’intéresser en priorité."
Bertrand VERGELY.
La tentation de l’homme-Dieu.
Le Passeur, Éditeur, Paris, 2015, p. 7.
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2. COMMENTAIRES.
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Bertrand VERGELY exprime avec une extrême netteté les raisons pour lesquelles nous devons combattre les extrémismes religieux, comme le salafisme ou le wahabbisme, et ne rien tolérer en cette matière, aussi bien que les faux amis que sont les prétendus défenseurs de la liberté, de l’égalité et de la sécurité. Nous avons flirté avec les puissances pétrolières du golfe arabo-persique qui sont les principales pourvoyeuses de ces extrémismes religieux. Il est temps de signifier à l’Arabie saoudite ou au Qatar que nous ne saurions plus accepter cette attitude. Les princes qui prétendent nous gouverner, eux, ont cyniquement détruit les fondements moraux de notre civilisation en promouvant l’avortement, le « mariage » homosexuel, la théorie du genre, la sexualité débridée (le pass contraception par exemple), par pur intérêt personnel, pour capter aux marges des minorités qui pourraient leur permettre de rester au pouvoir. Ce faisant, outre le désastre démographique qui s’annonce (un très sérieux démographe montre que si nous continuons sur ce rythme, en 2250 la totalité des peuples européens aura disparu ; je reviendrai là-dessus avec le livre de Rémi BRAGUE, Modérément moderne.) Quant à la sécurité que la démocratie est censée apporter aux citoyens, nous voyons aujourd’hui comment une politique inconséquente, notamment en matière d’immigration clandestine, de droit d’asile incontrôlé, de relations avec les parties en conflit au Proche et au Moyen-Orient est venue la mettre à mal, puisque l’on compte déjà 250 morts innocents, victimes du terrorisme.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Le cynisme dénoncé par B. VERGELY l’est aussi par mère TERESA.


Au cas où vous n’auriez pas le temps de lire tout l’article, en voici un extrait :

"Le 10 décembre 1979, la religieuse recevait le prix Nobel de la paix. Son discours s’ouvrit sur la prière de saint François : « Seigneur, faites de moi un instrument de ta paix : là où il y a de la haine, que je puisse apporter l’amour… » Mais après la prière, l’humble petite sœur en sari blanc et bleu adressa aux grands de ce monde son analyse des causes de la guerre et de la violence : « Le plus grand destructeur de la paix aujourd’hui, dit-elle, est le crime commis contre l’innocent enfant à naître. »"
En savoir plus sur http://www.bvoltaire.fr/philippedesaintgermain/et-nous-ne-disons-rien-la-grande-lecon-politique-de-mere-teresa,280724#yzXe97B6sRalOViB.99
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Du site Minurne Résistance, une analyse intéressante de la prétendue et soi-disant impartialité des juges en France, ou le cynisme des droits de l'homme à la française dévoilé.

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Un lecteur furieusement intéressé s'est donné le mal de lire hier près de 2600 billets de ce Blog. Je l'en remercie, mais c'est se donner beaucoup de peine pour cette modeste contribution à la réflexion publique ... A moins que ce ne soit pour détecter des paroles susceptibles de me déférer devant la justice. Là, je crois que, si c'est le cas, il a dû être déçu. 
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Et voici une photo de mère TERESA tenant un petit bébé dans ses bras. Elle est proclamée sainte aujourd'hui !





samedi 3 septembre 2016

03 septembre 2016. In memoriam


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Il y a 226 ans, jour pour jour, le soleil se levait sur un PARIS noyé dans le sang : prêtres, aristocrates, artisans, ouvriers, enfants, adolescents, rien n’échappa à la barbarie des massacreurs dont l’histoire officielle tait pudiquement le nom. Voici quelques extraits d’un ouvrage qui fait le point de cette question. L’ouvrage est impartial comme en témoigne la Préface que je ne puis reproduire ici en son entier. Les massacres se poursuivirent du 3 au 6 septembre : prison des Carmes, Abbaye, prison de la Force, Saint Firmin, Bicêtre (où furent tués plus de quarante adolescents), Tour Saint-Bernard (qui était une prison pour galériens), Séminaire Saint-Sulpice, Abbaye de Saint-Germain des Prés, Conciergerie, Châtelet. Plus de 2000 personnes furent martyrisées, torturées, lardés de coups de piques et de sabres, parfois torturées avec sadisme avant d’être assassinées puis quelquefois découpées en morceaux.
Vous noterez simplement que les bonnes âmes qui critiquent la barbarie de DAESH avec des trémolos dans la voix, ne semblent guère se rendre compte que la Révolution a largement anticipé les méfaits du califat autoproclamé ! Mais bien entendu, ce sont là des détails de l'histoire pour les admirateurs de Marianne ! 

1. Opinion de TAINE.

"Dans sa Conquête jacobine, Taine a flétri l'âme des massacreurs, « pleine de scorpions » comme celle de Macbeth ; il a décrit « tous les monstres qui rampent enchaînés dans les bas-fonds du cœur et sortent à la fois de la caverne humaine, non seulement les instincts haineux avec leurs crocs, mais aussi les instincts immondes avec leur bave » ; ces deux meutes réunies « s'acharnent sur les femmes que leur célébrité infâme ou glorieuse a mises en évidence », car « à la férocité s'adjoint la lubricité pour introduire la profanation dans la torture ». On tue même des enfants, 43 enfants du peuple, de 17 à 12 ans : « Cette fois, on est descendu au-dessous du loup : les loups n'étranglent pas les louveteaux ». Certaines de ces expressions ressemblent à celles de Jaurès : mais Taine ne laisse pas flotter sur tant d'horreurs « un grand rêve d'apaisement fraternel » ! Il ne fait pas de ces barbares sans nom les ouvriers du « progrès »."

2. Invention du bouclier humain.

"Le 2 septembre, arrêté de la section du Faubourg Poissonnière :
Considérant les dangers imminents de la patrie et les manœuvres infernales des prêtres, (la section) arrête :
1° Que tous les prêtres et personnes suspectes enfermés dans les prisons de Paris, Orléans et autres, seront mis à mort ;
2° Que les femmes, enfants des émigrés et personnes qui ne se sont pas montrés citoyens seront mis sur une ligne en avant des volontaires qui partent pour la frontière, afin de garantir les braves sans-culottes des coups que pourraient porter leurs ennemis."

3. Des cadavres dépecés.

"La rue de Sainte-Marguerite est déjà jonchée d'une cinquantaine de cadavres. Un témoin oculaire rapporte que l'assassin de M. de Laleu, (ancien officier du régiment de Lyonnais), lui ouvrit le flanc et lui arracha le cœur qu'il porta palpitant à sa bouche en criant : Vive la Nation! « Le sang, note le témoin, lui faisait une sorte de moustache »."

4. La populace enivrée de sa puissance.

"La section du Jardin-des-Plantes — maintenant décorée du titre de Section des Sans-culottes — siégeait dans l'un des bâtiments du séminaire. Parmi les limiers qui avaient rabattu les prisonniers, se trouvait l'épicier Hû, récemment élu juge de paix : cet individu traitait ceux qu'il arrêtait avec une familiarit fraternelle » ; il leur assurait que « quelques jours à Saint-Firmin ne leur feraient pas de mal ». Son doucereux fanatisme valait celui du savetier Gossiamme qui, au moment de tuer l'abbé Gros, échangea avec sa victime les propos suivants : « Mon ami, lui rappelait le curé de Saint-Nicolas-du-Chardonnet, j'ai toujours eu le plus grand plaisir à vous secourir dans votre indigence, ainsi que votre femme et vos enfants ; aujourd'hui vous voulez ma mort. Donnez-la moi et que Dieu vous pardonne!— Il est vrai que je vous ai de grandes obligations, répondit le savetier, mais la Nation me paie pour vous tuer »."
In
Gustave GAUTHEROT.
Septembre 1792. Histoire politique des massacres.
Gabriel Beauchesne, Éditeur, Paris, 1923.

In memoriam, chers disparus qui mourûtent dans l'honneur et la dignité. Et honte aux massacreurs dont les noms doivent être connus (commençons pas Sergent et Panis, ainsi que Ceyrat) pour qu'on n'oublie pas qui ils furent.

vendredi 2 septembre 2016

02 septembre 2016. Nouvelles de la Résistance. L'effondrement des menteurs.


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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"Pour aller plus loin dans l’évaluation des critères de la morale humaine, mentir et défendre le mensonge peut éventuellement renforcer provisoirement le pouvoir de ceux qui le détiennent, mais cette posture sape inexorablement les fondements moraux de ce même pouvoir et peut plonger les puissances dans un état de paranoïa. Pour les intellectuels publics sans pouvoir politique, cela affaiblit l’autorité de leur parole publique, diminue leur prestige et leur interdit à jamais d’échapper au tourment de la peur, faisant d’eux des chiens errants à la recherche de leur maître. La manie de dire des mensonges est un cancer de l’âme. Celui qui s’y adonne ne peut apaiser sa conscience car il a déjà détruit son jardin spirituel et s’est lui-même exilé de l’Éden de la conscience. Comme le dit une maxime occidentale, « la vérité grandit celui qui la porte, le mensonge rabaisse celui qui le profère)."
In
LIÚ Xiǎobō (caractères simplifiés : 刘 晓 波 ; caractères traditionnels :劉 曉 波)
La philosophie du porc et autres essais. Traduit du chinois. Textes choisis et présentés par Jean-Philippe BÉJA. ("Bleu de Chine", collection dirigée par Geneviève IMBOT-BICHET. Préface de Vaclav HÁVEL.
Gallimard, Paris, 2011, p. 228.
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2. COMMENTAIRES.
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Mes lecteurs habituels auront compris que j’avais quelques retards dans la production de mes billets et que je publie celui du 2 septembre à un moment peu adéquat de la journée.

Cette citation, tirée d’un livre de LIU Xiaobo dont j’ai déjà parlé, me semble parfaitement expliquer les raisons de l’effondrement de monsieur HOLLANDE dans l’estime de ses concitoyens. Il a été élu sur des promesses qu’il n’a pas tenues. Il a fait le contraire de ce qu’il avait annoncé et il continue de mentir aussi bien sur le chômage (qui aurait baissé, alors que la croissance française au second trimestre est nulle), que sur la diminution des impôts lesquels, grâce à l’imbécile complicité de monsieur Philippe RICHERT, actuel Président de la région dite « Grand Est » vont augmenter de 5 à 40 %, dans le cas de la taxe foncière. Pour dire le vrai, j’ai connu monsieur RICHERT lorsque j’étais membre du Conseil de l’Université Louis Pasteur et qu’il siégeait dans cette instance au titre de personnalité extérieure… Vous noterez, je l’espère, que je m’abstiens de commenter…
Ces gens ne savent que mentir. Ils achètent littéralement les électeurs indécis avec l’argent des citoyens (minoritaires en notre patrie) qui sont les seuls à produire des richesses. Je ne sais pas si vous avez entendu la pitoyable prestation de Michel SAPIN, hier. Il était interrogé, en fait mis sur le gril, par monsieur BOURDIN. Il répondait à côté, bafouillait, éludait, et nous ne savons toujours pas si oui ou non les impôts diminueront ! BOURDIN a été patinet. Moi j’aurais flanqué le ministre à la porte.
Le seul point sur lequel monsieur HOLLANDE ait tenu bon, et il s’en vante, est la loi sur le mariage de personnes de même sexe. Sur tout le reste, déchéance de la nationalité, attaque de la Syrie de Bachar El ASSAD en prétendue concertation avec monsieur OBAMA, recul sur la possible objection de conscience des maires réticents sur le mariage pour tous, recul sur la loi dite El KHOMRI, siphonage du contenu il est vrai très libéral de la loi MACRON en sa première mouture, recul la GPA qui est formellement interdite en droit sur notre sol, mais reconnue en fait par les tribunaux, par le biais de l’inscription à l’état civil d’enfants achetés à l’étranger de mères dites porteuses, tout baigne dans une sorte de guimauve idéologique qui date des années 1860-1870, et qui n’est que le prolongement des idées de ces hommes perdus que nous osons appeler « Philosophes des Lumières ». Ne parlons pas de la soumission à l’Europe, ses pompes et ses œuvres dans ce qu’elle a de plus pervers.
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Panneau publicitaire à la sorti d'une ville du midi (SANARY-SUR-MER) (Du site Var-Matin).

Outre l’un des assassins du père Hamel, on peut citer aussi madame Sylvie ANDRIEU, si j’en crois les médias, qui, condamnée à de la prison, siège à l’Assemblée munie d’un bracelet électronique en tant que député des Bouches-du-Rhône.


 Si l'image ne s'affiche pas aller à 


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Tout s’explique. On comprend maintenant la gêne de monsieur SAPIN Voir (du site du Figaro) :


01er septembre 2016. Nouvelles de la Résistance. La philosophie contre l'ensorcellement de l'intelligence par l'idéologie

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Ce n’est pas l’ignorance qui nous empêche de devenir vrai, c’est la lâcheté !
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1. LA CITATION DU JOUR.
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"La philosophie est une lutte contre la manière dont le langage ensorcelle notre intelligence."
Ludwig WITTGENSTEIN.
In
Tractatus logico-philosophus (certains auteurs attribuent cette citation à Henri BERGSON, ce qui ne semble pas être le cas.)
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2. COMMENTAIRES.
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Le commentaire le plus autorisé de cette citation est celle d’une chercheuse marocaine qui ridiculise, par le raisonnement, l’incommensurable bêtise bernanosienne d’Edwy PLENEL Elle montre comment le langage connoté, idéologique de cet homme, est faux, manipulateur et dépourvu de toute réflexion.

Réponse d'une Marocaine (et pas n'importe qui) de culture musulmane au plaidoyer d'Edwy Plenel en faveur du caractère banal et anodin du burkini. (D’un correspondant et ami alsacien.)

A vous entendre pérorer sur la liberté vestimentaire des femmes musulmanes, confortablement installé dans une démocratie centenaire dont les institutions sont solidement ancrées et où les libertés individuelles sont sacralisées, je sens mes cheveux se dresser sur ma tête non voilée et la colère m'envahir.
Vous dites que le burkini est un vêtement comme un autre alors que le terme lui-même est un carcan pour les femmes puisqu'il veut dire un mélange entre la burqa (voile total) et le bikini, vêtement de plage. Il ressemble à s'y méprendre à une combinaison de plongée sous-marine avec en plus une capuche qui couvre la tête. Imaginez ce qu'éprouve une femme ainsi couverte, sous le soleil !
Non Monsieur Plenel, le burkini n'est pas un vêtement comme un autre et je sais de quoi je parle puisque je suis une femme de culture musulmane et vivant dans un pays, le Maroc, où l'islam est religion d'Etat. Pays où les droits des femmes ont évolué vers plus de liberté grâce aux femmes qui se sont battues becs et ongles pour que leur voix soit entendue et leur place dans l'espace public reconnue et qui continuent leur lutte encouragées par une volonté politique même si le gouvernement actuel est à majorité islamiste.
Cependant, leurs droits ne sont pas à l'abri d'une régression par ces temps où la pratique de l'islam est plus une ostentation qu'une dévotion.
Quand, Monsieur Plenel, vous comparez le burkini à la soutane en parlant de la sacro-sainte liberté individuelle, vous oubliez une chose importante c'est que la soutane est un habit porté par des personnes qui font de la religion une profession et bien entendu ne doivent aucunement être discriminées même lors de la séparation de l'Église et de l'Etat.
A l'opposé, le burkini n'est pas un vêtement professionnel mais une suite logique du voile et de la burqa. C'est un carcan sophistiqué dans lequel on enferme les femmes sur les plages qui sont censés être des lieux de villégiature et de détente. Par ce genre de vêtement, le corps des femmes est entravé afin, parait-il, de ne pas mettre sans dessus dessous la libido masculine !
Qu'une personne qui a votre audience dans les médias français et francophones, affirme que le burkini est un vêtement dans lequel une minorité se cherche et qui est une mode passagère me choque car vous oubliez que les musulmans ne sont pas une minorité, l'islam étant la deuxième religion de France et que par conséquent le burkini pourrait y constituer un danger pour les femmes toutes confessions confondues.

D'autre part, votre permissivité creuse la tombe des droits acquis par les femmes vivant dans les pays musulmans, pays qui auront vite fait de légitimer cette entrave au corps féminin et toute autre en s'appuyant sur votre notoriété!
Je ne sais pas si vous en avez connaissance mais, dans ces pays musulmans, nos mères portaient, dans les années soixante, le maillot sur les plages et leurs corps profitaient librement du soleil avant qu'il ne se résume à leur entrejambes. De nos jours, nombreuses sont les femmes qui évitent de porter le maillot à la plage de peur d'être agressées par les fous de la religion qui ne sont en fait que de simples obsédés du sexe.
Non Monsieur Plenel, le burkini n'est pas un vêtement comme un autre. Il fait partie d'une stratégie qui, si elle est encouragée par des avis permissifs, finira par arriver à son but final : interdire l'espace public aux femmes!
Fatiha Daoudi

(Docteur en science politique, diplômée de l’Université de Grenoble Alpes.
Licenciée en droit privé et titulaire d’un master en droits de l’Homme et libertés publiques, elle a orienté ses recherches sur le vécu des populations des frontières algéro-marocaines depuis leur fermeture en 1994.
Elle est chercheuse associée au Centre Jacques Berque de Rabat et auteure d’études et de rapports.
Elle est également militante des droits humains, membre de plusieurs associations et experte en genre et en droits humains auprès d’organismes internationaux.)
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3. INFORMATIONS DIVERSES.
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Mgr REY, un grand évêque, un évêque courageux (du site Observatoire de la chritianophobie).


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Le 600 de La Manif Pour Tous à Saint-Brieuc (Barrage de la Saint-Barthélémy).

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Monsieur HOLLANDE à ORLEANS. David aussi ! (Du Site du Salon beige).