A la surprise générale, Arnaud MONTEBOURG a fait un score tout à fait remarquable aux élections primaires organisées par le PS. Peut-être serait-il intéressant de savoir pourquoi.
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L'un des thèmes de prédilection du trublion était la démondialisation. Et je pense qu'il faut attribuer à cette volonté d'y mettre un terme, ou en tout cas d'en atténuer les effets, la pluie inattendue de suffrages qui est tombée sur lui.
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Définition (provisoire) de la mondialisation : nous appelons mondialisation un phénomène économique et culturel qui tend à transformer le monde entier en un marché unique, et à uniformiser les modes de vie, de consommation et de pensée, quand ce n'est pas la langue.
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Causes de la mondialisation : il y en a au moins deux. (a) La première est la diffusion instantanée de l'information (télévision, internet, radiodiffusion). Peu importe que celle-ci soit vraie ou fausse. Ce qui compte pour les détenteurs des moyens d'information, c'est le pouvoir qu'ils exercent sur l'humanité, grâce au monopole de la collecte et de la diffusion des "nouvelles". Bien entendu, les détenteurs ne se formulent pas la chose ainsi. Mais c'est bien ainsi que ça fonctionne, et à un point tel que nombre d'états tentent à cette fin de créer des agences d'information du type AFP, Reuters ou Chine Nouvelle. Qui détient l'information, détient le pouvoir. (b) La deuxième raison est que la mondialisation du marché permet de simplifier les moyens de production et donne aux grandes entreprises multinationales de belles perspectives de gains, au seul profit des actionnaires (privés ou publics [fonds souverains] ou semi-publics [fonds de pension]). Pour uniformiser le marché, il convient d'uniformiser la langue d'échange, d'où le forcing des anglo-saxons pour imposer l'anglais, et ce, avec un certain succès.
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Les conséquences de la mondialisation. Elles sont terribles et terrifiantes dans leurs perspectives de violence ! A force de multiplier le même, de n'avoir qu'un profil de "consommateur" et d'être humain, on suscite la rivalité mimétique, l'indifférenciation et la violence, comme l'a si bien analysé René GIRARD. C'est pour cette raison que le monde est parcouru de crises identitaires ; le port du voile, du tchador, de la burka, du turban sikh, de la kippa, n'est jamais qu'un moyen de marquer sa différence. Il ne peut y avoir d'entente entre les peuples si on nie leur identité culturelle, historique, traditionnelle. Il ne faut pas chercher ailleurs la montée du FN. La revendication de l'identité nationale est légitime, n'en déplaise à tous les internationalistes. J'aimerais du reste que monsieur MONTEBOURG ne borne pas sa critique de la mondialisation aux seuls aspects économiques du phénomène, mais l'étende aux aspects culturels, historiques et traditionnels. Chiche ?
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Pour moi, c'est clair ! Non à la mondialisation à l'américaine. Oui au dialogue culturel, à l'échange entre des peuples, des hommes différents. Le respect de l'autre passe par la reconnaissance de sa singularité. Par autre, en effet, j'entends aussi bien les peuples que les personnes.
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C'est tout pour aujourd'hui.